15 mai 2007
Problématique des sans papiers et l’immigration clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?
Problématique des sans papiers et l’immigration
clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?
Mise en ligne le 09 mai 2007
Un débat s’est tenu le lundi 07 mai 2007 à partir de 20h15
sur la Place la Compagnie
Le public était composé des sans-papiers ainsi que des
Belges de souches. Côté personnalités politiques, l’Ecologiste Isabelle Durant
fut le seul chef de file à répondre présent, le parti socialiste francophone
fut représenté par Madame Lalieux, Monsieur Dominique Werts du CDH a remplacé
sa présidente de parti Madame Joëlle Milquet, le Commissaire européen, en
vacance, et libéral francophone Louis Michel a délégué son ami du MR le
Ministre de la Coopération la Commission la Compagnie la Défense la Belgique. L la Belgique. Les la Justice la République Démocratique la RD Congo
Les débats furent essentiellement axés sur les mesures urgentes à prendre afin
de résoudre le problème des sans-papiers. Régularisation en masse ou au cas par
cas ? Tous les partis politiques présents dans ce chapiteau ont été à des
degrés divers d’accord pour une régularisation des sans-papiers sur base des
critères clairs, tout en dénonçant la politique de l’actuel Ministre de
l’intérieur le libéral flamand du VLD Monsieur Patrick Dewael, basée sur les
statistiques, indépendamment de la réalité de chaque candidat réfugié ou
sans-papiers. Le hic est qu’en Belgique il n’y a pas vraiment d’opposition
politique, car près que tous les partis sont invités à la mangeoire aux
différent niveaux de pouvoir, grâce à des coalitions contre-nature, exception
faite pour les partis d’extrême droite. En cette période préélectorale, chacun
va essayer de tirer la couverture de son côté, c’est de bonne guerre !
La société civile et les représentants des sans-papiers ont exprimé leur
souhait, celui d’une régularisation massive sans aucun critère sélectif. Ils
ont décrits certaines réalités de la vie des sans-papiers notamment, leurs
participations dans l’économie de
Par ailleurs, les participants à ce débat ont soulevé l’absurdité des ‘’centres
fermés’’. Une vraie honte pour un pays dits démocratique qu’est
Une petite réflexion toute simple, que dirait l’opinion publique
occidentale si un gouvernement d’un pays du sud décidait d’enfermer un nouveau
né européen dans un centre fermé situé sur le tarmac d’un aéroport
international ? Qui peut dès lors croire à l’égalité entre les hommes, si bien
décrit dans la charte universelle des Nations Unies sur les droits de l’homme ?
Le débat tendait vers la fin sans que personne dans le chapiteau ne
puisse aborder l’aspect le plus important de cette problématique des
sans-papiers, à savoir, la recherche du diagnostic étiologique ou les raisons
profondes de cette hémorragie démographique des pays du sud. Hypocrisie,
volonté délibérée d’éluder la question ou simple méprise ? J’ai dû sortir de
mon silence afin de partager mon opinion sur cette question, sans détour ni
langue de bois. Comment peut-on expliquer que ces hommes et femmes décident un
jour de tout laisser chez eux et de partir vers un univers lointain et inconnu
? Pourquoi les habitants des pays du sud ont-ils perdu espoir et se réfugient
tous dans un rêve chimérique, celui de trouver le bonheur en occident ? Un
silence assourdissant retentit dans le chapiteau.
Je ne pouvais continuer ma réflexion sans parler de mon pays d’origine
La conséquence de ce pillage à outrance est que la RD Congo 6 mètres la RD Congo la RD Congo la
Promotion la
Démocratie la République Démocratique
A cet instant, J’ai senti une certaine gêne, teintée d’hypocrisie dans les
regards de ces hommes et femmes politiques assis à moins de
De toute évidence, le pillage des richesses naturelles de
En outre, les peuples du sud artificiellement appauvris se retrouvent
doublement pénaliser. Ils sont obligés de payer la dette et les intérêts d’une
dette odieuse contactée à leur dépend, par les régimes tyranniques, auprès des
Etats et des Institutions internationales. Les Ministères de la coopération au
développement des pays bailleurs des fonds rapportent plus de devise que tous
les autres Ministères réunis. Raison de plus pour que la misère des pays du sud
puissent continuer. Ce business morbide savamment organisé depuis l’époque
coloniale, ne s’arrêtera pas tant que les populations du sud n’auront pas
compris que les Etats n’ont pas d’amis. La notion de la sélection naturelle et
la lutte pour la survie de Charles Darwin, ainsi que la dualité entre le
prédateur et sa proie sont d’actualité. Malheur à une proie qui s’ignore !
En conclusion, je pense que la problématique des sans-papiers, de
l’immigration clandestine, de l’asile politique et économique, ne trouvera jamais
de solution durable tant que certains gouvernements occidentaux continueront à
entretenir les réseaux de pillage des richesses naturelles des pays du sud et
d’organiser des élections bidons afin de légitimer des dictateurs, garants des
contrats léonins. Pour être plus clair, cette problématique des sans-papiers,
est totalement artificielle. Les solutions proposées par ces têtes bien
pensantes sont purement cosmétiques et ne constituent qu’un emplâtre sur une
jambe de bois. Refuser de voir la vérité en face, nier sa propre responsabilité
dans la tragédie des peuples du sud, est inacceptable. La liberté a un prix,
les hommes et femmes des pays du sud doivent en prendre conscience et agir en
conséquence.
Benjamin Stanis Kalombo
Président de l’Association pour
Tél : 00 32.484.925.
kalombobs@yahoo.fr



