29 juin 2007
Analyse de l'Interview de Kabila dans Jeune Afrique Magazine

Par Dr. Pierre Damas
Le Monde a
suivi avec amusement la récente interview de Kanambe Kabila au Magazine Jeune
Afrique. Interview que de pamphlets Kabilistes tels que le MMC-DigitalCongo
(appartenant à Jaynet Kabila) s'empressent de qualifier comme
"historique"; mais dans laquelle, Kabila nous expose plutôt ses
contradictions, son incompétence et ses appétit de vengeance contre son ennemi
mortel JP Bemba. Bref, sa gestion irresponsable de la RDC sous Kabila.
Sur ce
dernier point, Kabila nous renvoit à Septembre pour mieux juger les
"réalisations de son gouvernement". Le Monde se demande alors ce qui
va changer dans les deux prochains mois pour soudainement redorer le bilan -
jusqu'ici très maigre - du couple Kabila Gizenga depuis le début de 2007.
Dans cette
même interview, Kabila s'en prend à son ennemi No.1, JP Bemba, qu'il accuse de
vouloir l'éliminer...sans nous dire comment Bemba pouvait réussir un tel
exploit de son "bunker" de la Gombe qu'encerclaient de milices et voyous GSSP
de Kabila ; assortis d'éléments mercenaires Angolais.
A
vrai dire, comme celui qui veut abattre son chien en l'accusant de rage, Kabila
essaie de dissimuler ses instincts de vengeance meurtrière et sa responsabilité
directe dans le massacre de centaines d'innocents à Kinshasa dans sa poursuite
de Bemba !
Rien
d'étonnant donc dans ce comportement irresponsable de Kabila lorsqu'on constate
comment il vient de manipuler Antoine Gizenga au Gouvernement et Vital Kamerhe
au Parlement pour étouffer tous les rapports d'enquêtes sur le carnage au Bas
Congo. Répressions et carnage sous le pilotage direct de bourreaux-kabilistes
Denis Kalume et Raus Chalwe.
Concernant
la "bonne gouvernance", Kabila nous informe dans son interview à
Jeune Afrique "qu'il aura plusieurs candidats pour la Prison de Makala" une
fois que le bilan intérimaire de son gouvernement sera établi en Septembre.
Tant mieux. Et le Monde de se demander (...Jeune Afrique n'ose pas lui
poser la question) pourquoi Kabila attend jusque Septembre pour mettre hors
d'état de nuire le ramassis de voleurs qu'on retrouve non seulement au gouvernement,
mais aussi au sein des entreprises de l'Etat; des officiers supérieurs de FARDC
qui continuent à tuer de civils, confisquent de biens d'autrui et détournent
les soldes de militaires (comme Aldo Aiello l'a bien décrit en son temps).
Nous aimerions
aussi savoir si Kabila entend ouvrir les portes de Makala pour recevoir ses
collaborateurs reconnus dans multiples rapports (ONU, Lutundula, NINZA, Banque
Mondiale) sur le bradage et pillage des ressources de la RDC. Collaborateurs de Kabila à la présidence et au gouvernement et membres de sa famille inclu
Katumba Mwanke, Denis Kalume et sa soeur Jaynet Kabila !
Mais c'est
sur son appréciation du rôle de la
MONUC en RDC que Kabila nous étale son incompétence et son
irresponsabilité. Dans son interview à Jeune Afrique, Kabila place le gros du
blâme de l'insécurité en RDC - inclu les événements meurtriers à Kinshasa en
mars et la menace de guerres à l'Est - sur le dos de la MONUC. Quelle blague
provenant du (prétendu) "Président de la République"! Alors que
dans ses discours (hypocrites) Kabila nous prêche l'indépendance et la
souveraineté des institutions de la
RDC, dans son interview à Jeune Afrique, Kabila se soustrait
du rôle primordial qu'exige de lui la Constitution: celui de "Garant de la Nation " et d'ainsi
défendre la sécurité et intégrité territoriales. On comprend alors comment ce
prétendu Président pouvait céder de territoires tels que Kahemba à l'Angola en
guise paiement pour l'appui militaire de son parrain Dos Santos. Revenant
au rôle de la MONUC en RDC, nous nous pourrions nous permettre d'être d'accord avec Kabila sur un
seul point: l'échec total du Mandat de la MONUC sous la gestion de l'opportuniste et
"affairiste" Américain William Swing. Ce dernier et son partenaire
Sénégalais Moustafa Niasse passent le gros de leur temps en RDC à faciliter de
"deals" et donc le bradage de ressources stratégiques de la RDC - inclu Tenke Fungurume
dont Swing vient de faciliter la reprise par le groupe Américain Phelps Dodge;
et Inga que Moustafa Niasse (sous la protection de Thabo Mbeki) est en train de
brader avec la participation complice de ténors Kabilistes et le groupe
Canadien MAG Industries et sa filiale MAG Energy. Pour preuve de l'affairisme
de Moustafa Niasse, ce dernier est membre du Conseil d'administration (et
investisseur?) de MAG Industries. Prière de consulter le site de MAG Industries
et la composition de son conseil d'administration au www.magindustries.com.
Ce site détaille également l'implication indirecte de Thabo Mbeki dans
plusieurs montages financiers de MAG Energy sur Inga à travers la Banque gouvernementale Sud
Africaine IDC. Le Monde se demande pourquoi MAGEnergy, Niasse et Thabo ne
montrent pas ce même acharnement pour sauver la SNEL de son naufrage financier malgré
l'attribution des avoirs de Inga à la
SNEL.
Le cas du
groupe (bidon) MAGIndustries et de ses aventures en RDC est semblable au cas du
groupe Britannique NIKANOR dans le bradage de la Gecamines. NIKANOR
qui découle sa naissance du bradage des avoirs de la Gecamines a enrichi
l'aventurier-financier Juif Dan Gertler; dont un autre groupe bidon
"EMAXON" a appauvri la
MIBA.
Le bradage
de Inga comme ceux de la MIBA
et de la Gecamines
bénéficient de la participation active de la Famille Kabila à
travers de ténors Kabilistes - tels que Katumba Mwanke et Simon TumaWaku - avec
lesquels Kabila se divise le butin et/ ou commissions provenant de pilleurs
étrangers.
En
conclusion, Kanambe Kabila devra ouvrir plus largement les portes et chambres
de la Makala
pour accueillir entre autres Katumba, Kalume, TumaWaku (NIKANOR) et Di Panzu
(MAGEnergy), mais aussi accommoder Kabila et sa soeur entreprenante Jaynet.
Source : Correspondance Particuliere | Date:2007-06-28
14:18:18
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