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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

29 juin 2007

Communique de Banyarwanda

COMMUNIQUÉ :

Le parti politique Banyarwanda propose un débat entre les responsables des partis politiques et leaders d’opinion pour élaborer des stratégies générales d’opposition politique contre le FPR

J’ai le plaisir d’informer mes collègues qui dirigent les partis politiques d'opposition que le Parti Politique Banyarwanda est disposé à discuter avec eux sur les questions suivantes :

1. Comment mobiliser tous les Rwandais de façon que chaque personne qui en a envie puisse adhérer à un parti politique d’opposition qui lui convient ?

2. Favoriser la création des partis politiques d’opposition à l’intérieur du Rwanda

3. La cohabitation pacifique de la politique étrangère anglo-saxonne et la politique étrangère de France et d’autres pays.

4. La cohabitation de l’Eglise Catholique, Eglise Protestante et d'autres Eglises.

5. La cohabitation pacifique des victimes « hutus » et « tutsis ».

6. La question de la nouvelle armée et la démocratie au Rwanda

NB : la liste des propositions peut être allongée.

Fait à Bruxelles, le 8/6/2007

RUTAYISIRE Boniface
Président du Parti Politique Banyarwanda
Email : banyarwanda2003@yahoo.com
Tél : 00 (32) 472267071
www.banyarwanda.org
www.rutayisireboniface.net
www.allvictims.org

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Crimes de guerre en RDC: perpétuité pour 2 officiers, nombreux acquittements

farcCrimes de guerre en RDC: perpétuité pour 2 officiers, nombreux acquittements

Un tribunal militaire de République démocratique du Congo (RDC) a condamné jeudi deux militaires à la prison à vie et acquitté la plupart des autres accusés, jugés pour des crimes de guerre ou complicité de ces crimes commis en 2004 au Katanga (sud-est).

Ce tribunal, siégeant à Lubumbashi, capitale du Katanga, juge depuis le 12 décembre 2006 neuf militaires des Forces armées de RDC (FARDC) - dont deux par contumace - pour le massacre de plusieurs dizaines de civils en octobre 2004, lors de la répression d'une insurrection dans la cité minière de Kilwa, à

300 kilomètres

au nord de Lubumbashi.

La juridiction a acquitté trois employés étrangers - deux Sud-africains et un Canadien - de la compagnie canadienne Anvil Mining - qui exploitait un gisement de cuivre à Kilwa -, accusés d'avoir "facilité" ces crimes en mettant des véhicules de la société à la disposition des FARDC dans le cadre de la répression.

Se conformant aux réquisitions de l'auditeur (procureur) militaire, le tribunal a estimé que la responsabilité d'Anvil Mining ne pouvait être engagée car la société ne pouvait se soustraire à une réquisition de l'armée en pleine opération contre une rébellion.

Le principal accusé, le colonel Ilunga Ademar, qui commandait l'offensive de Kilwa, et un de ses lieutenants, Sadiaka Sampanda, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour plusieurs meurtres de civils, le tribunal abandonnant toutefois le qualificatif de "crimes de guerre".

Deux autres militaires ont été condamnés à des peines de un an et cinq ans d'emprisonnement, notamment pour des arrestations et détentions arbitraires.

Les cinq autres militaires accusés ont été acquittés "faute de preuve".

La cour militaire a été nettement plus clémente que l'auditeur, qui avait requis la perpétuité contre le colonel Ademar et des peines allant de 5 à 20 ans d'emprisonnement contre cinq militaires accusés, à divers degrés de responsabilité, de violations de consigne, d'arrestations arbitraires, de pillages, viols ou d'homicides volontaires.

Les avocats des employés d'Anvil Mining se sont félicité de ce jugement, estimant que la justice avait "triomphé".

En revanche, les avocats du collectif qui défend les familles de 122 victimes ont fait part de leur "déception" après un procès "complaisant".

"Nous voyons bien que ce procès a été organisé pour blanchir Anvil Mining et faire acquitter la plupart des militaires. Le tribunal a parlé de +réquisition verbale+ des camions d'Anvil par l'armée, mais personne n'est venu à la barre confirmer cela, il n'y a aucune preuve", a déclaré à l'AFP Me Freddy Kitoko.

"La cour s'est déclarée incompétente, sans aucune justification, par rapport à la demande d'indemnisation des parties civiles. C'est le droit des victimes qui a été bafoué", a poursuivi Me Kitoko.

De son côté, l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho), une ONG locale, considère dans un communiqué que l'arrêt de la cour militaire "traduit fidèlement la volonté du gouvernement de

la RDCongo

d'assurer l'impunité aux auteurs et complices des crimes de guerre commis à Kilwa pour des raisons politiques et économiques".

L'ONG appelle le gouvernement congolais à "cesser toute interférence dans le travail des cours et tribunaux". Elle recommande aux victimes de faire appel et "de résister aux pressions qui tendent à les convaincre d'abandonner leur droit à l'indemnisation", et appelle les ONG congolaises à "ne pas céder aux intimidations des autorités politiques et judiciaires".

Depuis le début du procès, les avocats des parties civiles ainsi que des ONG locales et internationales ont dénoncé des "manoeuvres" visant à protéger la réputation d'une grande compagnie minière et les intérêts de personnalités proches du président Joseph Kabila, dont le Katanga est la province d'origine.

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy      
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Posté par CDF Afrique à 14:53 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La folle cavale de Cheb Mami

cheb_mamiLa folle cavale de Cheb Mami
ALGÉRIE - 24 juin 2007 - par FARID ALILAT

Accusé par la justice française de violences volontaires, séquestration et menaces sur la personne de son ex-compagne, le « prince du raï » a choisi de regagner clandestinement Oran, sans attendre son procès. Il est désormais recherché par Interpol.

Il y a un an, il était en haut de l’affiche. Prince du raï, Cheb Mami vendait des albums par millions (dix-sept, au total) et multipliait les duos avec les stars du show-biz, de Sting à Enrico Macias, en passant par Zucchero ou la chanteuse israélienne Noa. Il est aujourd’hui la vedette d’un fait-divers particulièrement sordide et s’efforce d’échapper à la justice française.

Pour Cheb Mami (40 ans), la descente aux enfers commence le 27 août 2005. Ce jour-là, son ex-­compagne française, enceinte de lui de trois mois, débarque à Alger où elle est invitée à faire un reportage sur des chanteurs kabyles.

Elle aurait été accueillie par un assistant de son manager, puis conduite dans un bungalow situé sur la côte ouest de la capitale. Là, on lui aurait fait boire un jus de

fruits mélangé à des médicaments. Droguée, elle aurait été conduite dans la villa du chanteur, à Alger, où se seraient déjà trouvées deux femmes. Des « faiseuses d’ange »… Allongée de force sur un matelas, la jeune femme aurait subi une tentative d’avortement. « Ils m’ont piquée trois fois aux fesses, raconte-t-elle aux policiers. J’étais sur le dos, l’une des femmes était à califourchon sur moi et me pressait le ventre très fortement tandis que l’autre essayait d’extraire le fœtus. Il y avait du sang partout. »

De retour en France, elle constate que le bébé qu’elle porte est miraculeusement indemne. La petite fille naîtra le 14 mars 2006. Craignant, à tort ou à raison, pour la sécurité d’Aïda, sa première fille, la maman, photographe dans une agence de presse, porte plainte contre lui, le 21 novembre 2005, dans un commissariat parisien. Certificat médical à l’appui, elle l’accuse de lui avoir fait subir une tentative d’avortement forcé qui s’est traduite par un arrêt de travail de trente jours. Une enquête est diligentée.

Le 26 octobre 2006, Cheb Mami débarque à l’aéroport d’Orly. À sa descente d’avion, il est interpellé et conduit devant le juge d’instruction du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Arrêté le même jour, Michel Lévy, son manager, est également interrogé dans le cadre de la même affaire. Confronté à la plaignante, Mami, au terme de deux jours de garde à vue, est mis en examen pour « violence volontaire, séquestration et menaces », et placé en détention dans le quartier VIP de la prison de

la Santé

, à Paris. Il y restera trois mois et demi.

Début février 2007, Mami est finalement libéré, après versement d’une caution de 200 000 euros. Privé de ses passeports algérien et français, il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français. Dans l’attente de son procès, le chanteur s’installe dans l’appartement qu’il possède dans le 9e arrondissemement de Paris. Le 14 mai, coup de théâtre : il ne répond pas à une citation à comparaître devant le tribunal de grande instance de Bobigny (la plaignante et son manager sont, en revanche, présents). Furieuse, la juge Élisabeth Herlaut lance aussitôt un mandat d’arrêt international contre lui.

Le mois précédent, pendant les vacances de Pâques, Mami a en effet réussi à gagner l’Espagne en automobile, avant d’embarquer, à Alicante, à destination d’Oran, où sa famille est établie. Comment est-il parvenu à quitter

la France

alors que ses passeports lui avaient été confisqués ? Sur ce point, les informations divergent. On dit qu’il aurait fait renouveler son passeport auprès du consulat d’Algérie à Paris... Ou qu’il aurait récupéré un passeport périmé... Ou encore, qu’il aurait pu bénéficier d’une « inadvertance » du consulat d’Algérie à Madrid… Seule certitude, Mami a choisi la fuite plutôt que le procès.

« En violant le contrôle judiciaire, il a commis une grave erreur, car la juge l’aurait sans doute autorisé à se rendre en Algérie si ses avocats en avaient fait la demande », commente une source proche du dossier. « Il aurait dû rester en France, confirme un avocat du barreau d’Alger. Hier, il se disait victime d’une cabale. Aujourd’hui, il s’est mis dans la peau d’un coupable. Comment plaider l’innocence après ça ? »

Mais que s’est-il donc passé dans la tête de Mohamed Khelifati, le vrai patronyme de Cheb Mami ? A-t-il brusquement pris conscience des conséquences de son geste sur sa carrière ? A-t-il écouté de mauvais conseillers ? A-t-il tout simplement paniqué à l’idée de passer quelques mois, voire quelques années, derrière les barreaux ?

Longtemps, le chanteur avait affiché sa confiance dans la justice française. Il y a quelques mois, lors d’une rencontre dans le bureau de son avocat parisien, il nous avait confié son intention de répondre aux accusations portées contre lui. « Je vais me défendre parce que je suis innocent », nous avait-il déclaré. Le voici désormais en cavale.

C’est à Oran où, entre autres biens, il possède une grande villa qui fut la maison d’enfance du couturier Yves Saint Laurent, que le « Cheb » tente d’organiser, maladroitement, sa défense dans les médias. Après avoir systématiquement refusé les sollicitations de la presse française (au mois de mars dernier, il nous avait donné son accord de principe pour une interview dans Jeune Afrique, avant de se rétracter à la dernière minute), il a fini par donner sa version des faits au Quotidien d’Oran (4 juin), puis à El Watan (10 juin). Le chanteur affecte de craindre pour sa sécurité, porte casquette et lunettes noires, refuse de divulguer son adresse et de communiquer son numéro de téléphone. Il est escorté en permanence par deux ou trois cerbères pas franchement avenants. Délire parano ou crainte justifiée ? L’un des deux journalistes qui l’ont rencontré à Oran répond, dans un sourire : « Il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec le pape qu’avec Mami. Il se déplace dans un véhicule aux vitres teintées, esquive les questions gênantes ?et refuse que l’entretien soit enregistré. On se croirait dans un film policier de série B. »

« Je ne nie pas avoir eu un rapport sexuel avec la plaignante, confie-t-il à nos confrères algériens. Mais une seule fois, lors d’une rencontre occasionnelle. Elle m’a trompé en ce sens qu’elle a volontairement omis de prendre un contraceptif, comme nous en étions convenus. Quelques mois après, elle a commencé à faire du chantage, à me demander de l’argent en me menaçant de déposer plainte. »

Déprimé, Mami a alors commis « la plus grande bêtise de [sa] vie en écoutant le conseil de [son] manager ». « Vous savez, explique-t-il, quand on est déprimé, on devient une proie facile pour les mauvais conseillers. Alors, il y a eu cette journée où, dans une maison à Alger, en présence de mon manager et de deux médecins [sic], il y a eu ce curetage. Ces deux médecins ont dernièrement fait l’objet de recherches, dans le cadre d’une commission rogatoire, mais sans succès. Mais c’était heureusement un acte sans conséquence puisque, revenue en France, la mère a constaté la viabilité du fœtus et a décidé de garder l’enfant, une fille qui serait aujourd’hui âgée de 9 mois. »

Jouant les Ponce Pilate, Mami rappelle que « depuis le dépôt de plainte et jusqu’à l’enquête judiciaire, cette femme a toujours déclaré que je n’étais pas présent lors de la tentative d’avortement ».

« Au début, elle a quand même demandé de l’argent pour avorter, dit encore le chanteur. Elle a été dans une clinique en France, mais le prix ne lui convenait pas. C’est une affaire d’argent, tout simplement. Je lui ai remis, dans un premier temps, 10 000 euros, ensuite 5 000 euros. Je voulais oublier cette histoire. »

Et sa cavale en Algérie ? « Non, ce n’est pas dans l’intention de fuir que j’ai quitté

la France. J

’étais déjà en liberté provisoire… Mais ma mère, qui a 87 ans, est souffrante. Et puis, j’ai des affaires ici. Aussi me suis-je dit : je me déplace et, le jour du jugement, je reviendrai. » Dans ce cas, la posture du bouc émissaire est souvent bien commode, à défaut d’être crédible : « Je suis victime d’un acharnement médiatique hystérique qui va en grandissant, jure Mami. Les journaux et les médias français font de mon affaire de droit commun une affaire d’État. Il y a une volonté manifeste de nuire à mon image en salissant ma personne. Non pas parce que je suis une star, mais parce que je suis une star arabe. »

Michel Lévy, son ancien manager, l’homme qui lui a ouvert les portes du succès international, se voit quant à lui accusé de tous les maux en des termes plus que contestables. « Mon erreur, affirme le chanteur, peut-être la plus grosse de toute ma vie, c’est d’avoir suivi le mauvais conseil de mon manager juif, Michel Lévy. C’est lui la cause de tous mes ennuis. » Last but not least, Mami met en cause la partialité de la justice française, en laquelle, dit-il, il n’a « plus confiance ». « Le 25 octobre 2006, explique-t-il, lors de ma présentation devant la juge d’instruction, en présence de mes avocats, on n’a pas pris beaucoup de temps pour délivrer un mandat d’arrêt contre moi, en dépit du fait que je présente toutes les garanties de présentation [devant la justice] requises. Depuis plusieurs années, je fais la navette entre l’Algérie et

la France

, où je possède plusieurs biens, notamment à Paris. Mes conseils ont souligné que je me tenais à la disposition de la justice française pour la suite de l’enquête, mais leurs arguments n’ont pas été pris en compte et la juge m’a mis en taule. »

Très abattu, « le môme » (mami en arabe) souhaite désormais être jugé dans son pays d’origine. Bien qu’il existe une convention d’extradition entre les deux pays, il ne court pas grand risque d’être renvoyé à Paris. Mais il n’est, en théorie, pas à l’abri de poursuites judiciaires. « Si la justice algérienne se saisit de l’affaire, le procès peut être instruit ici », explique un avocat algérien (voir encadré ci-dessous). Mais quel juge d’instruction prendra un tel risque connaissant les solides amitiés dont dispose la star au sein du pouvoir algérien ?

Quoi qu’il en soit, il y a beau temps que les policiers français ne croient plus à l’innocence de Mami. Le 21 novembre 2005, alors que la plaignante se trouvait dans les locaux de police judiciaire de Seine-Saint-Denis, elle aurait reçu de lui un appel téléphonique très compromettant, aussitôt enregistré par les fonctionnaires de police. « Le sang, je l’ai vu, j’étais là. J’ai vu le liquide sortir, tu n’as plus de bébé, c’était comme un morceau de foie », aurait déclaré Mami.

Ses récentes sorties médiatiques ne semblent pas de nature à redorer l’image du chanteur, bien au contraire. La presse française n’a pas manqué de relever dans ses propos des relents antisémites, et son ex-manager n’exclut pas de porter plainte contre lui pour diffamation. Me Françoise Cotta, qui défend les intérêts de son ex-compagne, se déclare pour sa part atterrée : « Cette interview, juge-?t-elle, est pitoyable. La jeunesse algérienne mérite d’autres idoles. Que Cheb Mami sache que, dans ce dossier, la partie civile sera représentée, que le procès ait lieu en France ou en Algérie. »

Quant à la plaignante, qui continue de refuser de s’exprimer publiquement sur cette affaire, elle n’oublie pas que, peu de temps après sa remise en liberté, Cheb Mami avait annoncé à la télévision algérienne son intention d’organiser un grand concert ?pour fêter sa libération et « oublier tout ça ». Tant de légèreté et de désinvolture ont fini par choquer les Français, bien sûr, mais aussi les Algériens, qui, pendant son incarcération, s’étaient pourtant montrés plutôt solidaires.

Mais le vent a tourné. Rares sont aujourd’hui ses compatriotes qui lui accordent des circonstances atténuantes, comme en témoignent les forums Internet. « Mami, tu as fait une connerie, tu dois l’assumer, écrit par exemple Mourad, un internaute résumant assez bien le sentiment général. Tu es pathétique quand tu accuses ton manager et ton ex d’être juifs [ce qui, au demeurant, est faux, NDLR]. Tu n’as plus confiance dans

la France

et dans sa justice ? Tu oublies que tu as reçu

la Légion

d’honneur des mains de Chirac en 2001 ? » [En réalité, le chanteur a été fait chevalier de l’ordre national du Mérite, NDLR.]

Sacrée déchéance pour l’ancien soudeur de Saïda devenu star internationale ! Personnage plutôt discret dans un monde du show-biz qui ne l’est guère, il a longtemps joui dans l’opinion d’une image sympathique. Adepte d’un raï plus policé, moins épicé que celui de Cheb Khaled, son grand rival - qui, lui aussi, en septembre

2004, a

eu maille à partir avec la justice française pour non-paiement de la pension alimentaire de son fils -, Cheb Mami avait presque le profil du gendre idéal. Tout semblait réussir au prince du raï. Jusqu’au jour où il a déraillé.

En attendant la tenue de son éventuel procès, il est professionnellement à la dérive. Layali, son disque sorti le 30 octobre

2006, a

fait un flop avant d’être carrément retiré des bacs à la demande de sa maison de disques. Quant à une éventuelle relance de sa carrière, mieux vaut, pour l’instant, n’en point parler.

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy      
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Analyse de l'Interview de Kabila dans Jeune Afrique Magazine

Kabila_9Un Kabila irresponsable; et une MONUC inefficace!
Par Dr. Pierre Damas

Le Monde a suivi avec amusement la récente interview de Kanambe Kabila au Magazine Jeune Afrique. Interview que de pamphlets Kabilistes tels que le MMC-DigitalCongo (appartenant à Jaynet Kabila) s'empressent de qualifier comme "historique"; mais dans laquelle,  Kabila nous expose plutôt ses contradictions, son incompétence et ses appétit de vengeance contre son ennemi mortel JP Bemba. Bref, sa gestion irresponsable de la RDC sous Kabila.

Sur ce dernier point, Kabila nous renvoit à Septembre pour mieux juger les "réalisations de son gouvernement". Le Monde se demande alors ce qui va changer dans les deux prochains mois pour soudainement redorer le bilan - jusqu'ici très maigre - du couple Kabila Gizenga depuis le début de 2007.

Dans cette même interview, Kabila s'en prend à son ennemi No.1, JP Bemba, qu'il accuse de vouloir l'éliminer...sans nous dire comment Bemba pouvait réussir un tel exploit de son "bunker" de la Gombe qu'encerclaient de milices et voyous GSSP de Kabila ; assortis d'éléments mercenaires Angolais.

A vrai dire, comme celui qui veut abattre son chien en l'accusant de rage, Kabila essaie de dissimuler ses instincts de vengeance meurtrière et sa responsabilité directe dans le massacre de centaines d'innocents à Kinshasa dans sa poursuite de Bemba !

Rien d'étonnant donc dans ce comportement irresponsable de Kabila lorsqu'on constate comment il vient de manipuler Antoine Gizenga au Gouvernement et Vital Kamerhe au Parlement pour étouffer tous les rapports d'enquêtes sur le carnage au Bas Congo. Répressions et carnage sous le pilotage direct de bourreaux-kabilistes Denis Kalume et Raus Chalwe.

Concernant la "bonne gouvernance", Kabila nous informe dans son interview à Jeune Afrique "qu'il aura plusieurs candidats pour la Prison de Makala" une fois que le bilan intérimaire de son gouvernement sera établi en Septembre. Tant mieux. Et le Monde de se demander (...Jeune Afrique n'ose pas lui poser la question) pourquoi Kabila attend jusque Septembre pour mettre hors d'état de nuire le ramassis de voleurs qu'on retrouve non seulement au gouvernement, mais aussi au sein des entreprises de l'Etat; des officiers supérieurs de FARDC qui continuent à tuer de civils, confisquent de biens d'autrui et détournent les soldes de militaires (comme Aldo Aiello l'a bien décrit en son temps).

Nous aimerions aussi savoir si Kabila entend ouvrir les portes de Makala pour recevoir ses collaborateurs reconnus dans multiples rapports (ONU, Lutundula, NINZA, Banque Mondiale) sur le bradage et pillage des ressources de la RDC. Collaborateurs de Kabila à la présidence et au gouvernement et membres de sa famille inclu Katumba Mwanke, Denis Kalume et sa soeur Jaynet Kabila !

Mais c'est sur son appréciation du rôle de la MONUC en RDC que Kabila nous étale son incompétence et son irresponsabilité. Dans son interview à Jeune Afrique, Kabila place le gros du blâme de l'insécurité en RDC - inclu les événements meurtriers à Kinshasa en mars et la menace de guerres à l'Est - sur le dos de la MONUC. Quelle blague provenant du (prétendu) "Président de la République"! Alors que dans ses discours (hypocrites) Kabila nous prêche l'indépendance et la souveraineté des institutions de la RDC, dans son interview à Jeune Afrique, Kabila se soustrait du rôle primordial qu'exige de lui la Constitution: celui de "Garant de la Nation " et d'ainsi défendre la sécurité et intégrité territoriales. On comprend alors comment ce prétendu Président pouvait céder de territoires tels que Kahemba à l'Angola en guise paiement pour l'appui militaire de son parrain Dos Santos.

Revenant au rôle de la MONUC en RDC, nous nous pourrions nous permettre d'être d'accord avec Kabila sur un seul point: l'échec total du Mandat de la MONUC sous la gestion de l'opportuniste et "affairiste" Américain William Swing. Ce dernier et son partenaire Sénégalais Moustafa Niasse passent le gros de leur temps en RDC à faciliter de "deals" et donc le bradage de ressources stratégiques de la RDC  - inclu Tenke Fungurume dont Swing vient de faciliter la reprise par le groupe Américain Phelps Dodge; et Inga que Moustafa Niasse (sous la protection de Thabo Mbeki) est en train de brader avec la participation complice de ténors Kabilistes et le groupe Canadien MAG Industries et sa filiale MAG Energy. Pour preuve de l'affairisme de Moustafa Niasse, ce dernier est membre du Conseil d'administration (et investisseur?) de MAG Industries.

Prière de consulter le site de MAG Industries et la composition de son conseil d'administration au www.magindustries.com. Ce site détaille également l'implication indirecte de Thabo Mbeki dans plusieurs montages financiers de MAG Energy sur Inga à travers la Banque gouvernementale Sud Africaine IDC. Le Monde se demande pourquoi MAGEnergy, Niasse et Thabo ne montrent pas ce même acharnement pour sauver la SNEL de son naufrage financier malgré l'attribution des avoirs de Inga à la SNEL.

Le cas du groupe (bidon) MAGIndustries et de ses aventures en RDC est semblable au cas du groupe Britannique NIKANOR dans le bradage de la Gecamines. NIKANOR qui découle sa naissance du bradage des avoirs de la Gecamines a enrichi l'aventurier-financier Juif Dan Gertler; dont un autre groupe bidon "EMAXON" a appauvri la MIBA.

Le bradage de Inga comme ceux de la MIBA et de la Gecamines bénéficient de la participation active de la Famille Kabila à travers de ténors Kabilistes - tels que Katumba Mwanke et Simon TumaWaku - avec lesquels Kabila se divise le butin et/ ou commissions provenant de pilleurs étrangers.    

En conclusion, Kanambe Kabila devra ouvrir plus largement les portes et chambres de la Makala pour accueillir entre autres Katumba, Kalume, TumaWaku (NIKANOR) et Di Panzu (MAGEnergy), mais aussi accommoder Kabila et sa soeur entreprenante Jaynet.

Source : Correspondance Particuliere | Date:2007-06-28 14:18:18

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L’ONU au Congo et en Afrique des Grands Lacs

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GRANDS-LACS CONFIDENTIEL
Fondé le 13 janvier, 1999
Année 2007, Numéro 15
Edition du 28 juin 2007

I. LES GRANDS TITRES

A. EDITORIAL

L’ONU au Congo : 47 ans de trahison


B. LES NOUVELLES

1. L’occident veut promouvoir Nkundabatware au Congo

2. La formation des ennemis du Congo achevée à Gabiro


II. LES DETAILS

A. EDITORIAL

L’ONU AU CONGO : 47 ANS DE TRAHISON

A la suite de deux résolutions du Conseil de Sécurité prises en faveur du Congo les 14 et 22 juillet 1960, promettant toute l’aide militaire nécessaire pour mettre fin à la sécession belgo-katangaise, le Vice-Premier ministre Antoine Gizenga observa (Le monde du 2 aout 1960) :

« Les Nations Unies ont laissé la sécession katangaise se consolider. »

La première intervention de l’ONU au Congo, la première trahison.

L’ONU est l’outil principal qui travaille de manière acharnée pour détruire les nations et implémenter un agenda « d’ordre » (ou plus exactement d’esclavage) planétaire, connu sous le nom de Nouvel Ordre Mondial.

Dans cet  article Grands-Lacs Confidentiel explique comment l’ONU implémente ses plans, de manière méthodique, pour briser le Congo en mini-Etats et le mettre à la merci des mondialisateurs.

Le Congo et l’ONU en 1960

La tentative de Sécession du Katanga, le 11 juillet 1960, étant une opération de

la Belgique

, le Président Kasavubu et le Premier ministre Patrice Lumumba, en tout respect des règles internationales, ont fait appel aux Nations Unies et leur ont demandé une aide militaire. La requête fut acceptée et deux résolutions du Conseil de Sécurité, les 14 et 22 juillet 1960, demandaient aux Belges de se retirer du Katanga et accordaient au gouvernement congolais tout le soutien militaire nécessaire pour garantir l’intégrité territoriale du Congo.

Les forces de l’ONU, par leur inactivité, ont servi la cause de la sécession katangaise. Ce fut la première trahison de l’ONU envers le Congo, la première d’une longue liste qui continue jusqu’à présent.

La seconde trahison arriva 8 août 1960, avec la troisième résolution du Conseil de Sécurité qui niait les deux résolutions précédentes en affirmant contre toute évidence que « la sécession katangaise est une affaire intérieure ». Citons Jules Chomé dans son livre « l’ascension de Mobutu », p 52 : Le Conseil [de Sécurité…] « réaffirme que la force des Nations Unies au Congo ne sera pas partie à un conflit intérieur, constitutionnel ou autre, n’y interviendra pas et ne sera pas utilisée pour en influencer l’issue ».
 
Le lendemain Albert Kalonji proclame l’indépendance de l’Etat minier du Kasai, privant ainsi le Congo de son revenu des diamants après qu’il soit privé de son revenu du cuivre.
 
Eclairé sur les objectifs de l’ONU au Congo, le gouvernement congolais prend alors la décision de combattre lui-même la sécession katangaise. Citons encore Jules Chomé, p 55 :

« Lorsque le gouvernement Lumumba donnera l’ordre d’attaquer au général en chef Lundula, il sera mis fin, en quarante-huit heures, à la sécession du Sud-Kasai et les forces gouvernementales pénétreront dans le Nord du Katanga où, faisant leur jonction avec les forces populaires animée par

la Balubakat

, elles vont pouvoir déferler sur les territoires exigus du Sud de la province, fief de l’Union Minière et de Moise Tshombe et balayer, pratiquement sans coup férir, le régime des vendus installé depuis quelques semaines sous la protection d’une armée étrangère. »

La réaction de l’ONU au succès militaire congolais en 1960 est la même que nous observons maintenant (Jules Chomé, p56) :

« C’est alors que – portant le cynisme à un comble rarement atteint – le Secrétaire général de l’ONU [le Suédois M. Dag Hammarskjöld, aujourd'hui encore, "naturellement", largement propagandisé par cette bourgeoisie partiqulièrement hypocrite qui reigne toujours ici en Suède, comme "un grand héros pour le peuple dans le monde", et

la Suède

soi-disant "neutre" en 1961 même envoyait aussi une division des avions-chasseurs assez modernes J-

29F

"Flygande Tunnan", "Tonneau Volant", pour "aider défendre le paix", du "style UNO" - à lire, des impérialistes EE.UU. et les social-impérialistes soviétiques "nouveau-nés" - en le Congo - RM] considérera que l’affaire katangaise n’est plus une affaire intérieure et que l’ONU a le droit de s’immiscer dans son règlement – non pour ramener ces territoires dans le sein de l’Etat congolais mais pour interrompre l’action militaire en cours, alors qu’elle ne rencontre pratiquement aucune résistance, et imposer aux forces gouvernementales un « cessez-le-feu » bientôt suivi d’une retraite. L’affaire est intérieure lorsqu’il s’agit d’assurer l’intégrité du territoire. Elle cesse de l’être lorsqu’il s’agit de protéger, en fait, la sécession. »
 
Ainsi on observe, hier comme aujourd’hui, que la logique inéluctable à laquelle l’ONU obéit est celle de la destruction du Congo.

Le cessez-le-feu a été ordonné par Mobutu, une trahison envers le gouvernement congolais qu’il était supposé servir. Ce cessez-le-feu a eu toutes sortes de conséquences. Il a été utilisé pour affaiblir  et déplacer les forces gouvernementales et pour consolider les sécessions.

L’ONU en tant qu’instrument du nouvel ordre mondial

Son origine :

La version officielle présente l’ONU comme une conséquence des deux guerres mondiales et de l’envoi de la bombe atomique sur le Japon par l’armée américaine en 1945. Il est étrange que d’ajouter un qualificatif au mot conséquences puisse entièrement changer le sens de cette phrase. En effet, l’ONU est une conséquence PLANIFIEE de ces deux guerres et de la bombe atomique. Cela est crucial parce que la création de l’ONU, premier pas vers un gouvernement mondial, était en fait un objectif des guerres mondiales. Or les guerres n’existent que parce qu’elles ont des objectifs, bien définis par ceux qui les organisent et qui en bénéficient. Voyez par exemple comment Paul Kagame, le déclencheur du génocide rwandais, savoure les retombées du même génocide!

On peut donc affirmer que l’ONU n’est pas une conséquence fortuite des deux guerres et de la bombe atomique, mais plutôt que l’objectif de créer l’ONU est une des causes de ces événements. Les guerres sont arrivées parce qu’elles permettaient de créer des entités telles que l’ONU et d’autres situations contribuant au contrôle de l’humanité par quelques personnes. Les guerres ont ce pouvoir de causer un tel affaiblissement des populations qu’elles acceptent, dans un moment d’inattention, les mesures qui les rendent esclaves. C’est alors un grand pas en avant pour le Nouvel Ordre Mondial.

La création de l’ONU est une longue histoire. Au début du 20ième siècle l’élite anglaise qui controlait le journal Times et d’autres publications a introduit le terme « a Commonwealth of Nations »  et a tout fait pour que cela devienne une réalité. Après la première guerre mondiale, lors du traité de Versailles, l’élite anglaise a imposé la « Ligue des Nations », le premier essai pour imposer un gouvernement mondial.  Cet essai a échoué, malgré tous les efforts des mondialisateurs, par manque de soutien auprès du congrès américain.

Cet échec signifiait en fait deux catastrophes à venir. Les mondialisateurs avaient besoin d’une deuxième guerre mondiale pour recréer le cadre favorable au successeur de

la Ligue

de Nations. Pour être certains de ne pas échouer, ils auraient besoin de prouver par des faits bien marquants que l’être humain est un destructeur incontrôlable envers lui-même. La preuve  fut magistrale, bien que falsifiée : il s’agit de l’envoi de la bombe atomique sur le Japon les 6 et 9 août 1945. Magistrale parce que depuis, la conscience humaine n’a jamais été la même. Falsifiée parce que cela n’a rien prouvé sur l’humanité, seulement sur la nature de ceux qui veulent à tout prix établir le nouvel ordre mondial.

Ce n’est donc pas surprenant que le scientifique en charge de la fabrication de la bombe atomique, Albert Einstein, le génie, le pacifiste, et son financier, le banquier Bernard Baruch, aient aussi des rôles proéminents dans la création des Nations Unies.

Y a-t-il une autre organisation dans l’histoire du monde qui soit née dans autant de sang?

L’ONU et l’agenda du dépeuplement

L’ONU a donné naissance à tout un ensemble d’organismes qui coordonnent le plan du Nouvel Ordre Mondial dans différents domaines. Il y a l’organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ces deux organisations sont en charge des vaccinations meurtrières. Il y a le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) qui est en charge de dépeupler en identifiant des séropositifs par des tests défectueux et en leur imposant des médicaments toxiques. Dans la même idée il y a le Conseil de

la Population

qui demande la non-croissance démographique, et le Fonds pour

la Population

(FNUAP) qui travaille pour le contrôle de la population, c'est-à-dire le dépeuplement mondial. Il y a aussi, entre autres, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’UNESCO.

L’ONU est liée aux mondialisateurs qui l’ont créée et à toutes les organisations où ces personnes se regroupent pour planifier leurs actions à venir. Parmi les plus actifs on peut citer la famille Rockefeller, bien connue pour son soutien aux nazis et qui a donné à l’ONU le terrain où elle se situe à New York. Comme organisation on peut citer par exemple le Club de Rome, créé lors de meeting qui ont eu lieu dans la propriété privée des Rockefeller, à Bellagio en Italie.

Pour voir comment ces organisations coordonnent leurs actions, prenons l’exemple du Sida. Le Club de Rome est à l’origine de la création de cette maladie comme arme de dépeuplement selon un plan qui date de la fin des années 50. Le Dr. Leonard Horowitz (Référence : Emerging Viruses, Aids and Ebola : Nature, Accident or Intentional, 1996, Tetrahedron) montre que, lorsque que Henry Kissinger, le protégé de la famille Rockefeller, était secrétaire d’Etat, en 1969, le congrès américain a donné des fonds pour créer une arme biologique lente. Ensuite diverses organisations ont distribué la maladie. Pour le Congo c’était bien sur l’OMS, au cours de campagnes de vaccination contre l’hépatite B. 

L’ONU au Congo et en Afrique des Grands-Lacs


Étant donné que les Congolais oublient, rappelons les faits suivants qui montrent ce que sont vraiment les relations entre l’ONU, le Congo et l’Afrique des Grands-Lacs en général.
 
Pour le Congo

- Le soutien de Moise Tshombe à disloquer le Congo en 1960;

- L’asphyxie du gouvernement Lumumba et l’élimination physique de Patrice Lumumba;

- Le soutien à l’invasion du Congo en 1996;

- L’ONU a fermé les yeux sur les massacres de plus de 800 000 réfugiés rwandais et Congolais à Tingi-Tingi;

- Le PNUD était impliqué dans l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila;

- Anglo-Ashanti, une multinationale filière d’Anglo-American a des fortes ramifications au sein de l’ONU. Cette organisation envoyait ses meilleurs avocats américains pour défendre les rebelles qui étaient faits prisonniers à l’Est du Congo;

- Les viols des femmes au Congo;

- En juin 2004, les chars de l’ONU ont accompagné l’armée rwandaise qui entrait dans Bukavu;

- Les découvertes récentes d’échanges « armes contre minerais » dans la province orientale où l’ONU est supposée préserver la paix;


- Les forces onusiennes (originaires d’Afrique du Sud) facilitent l’infiltration des mercenaires qui rejoignent Nkundabatware;

- Le Chef de la mission de l’ONU au Congo, Swing, qui est un agent travaillant pour l’agenda de faire démanteler le Congo.

- Souvenez-vous de l’information pro-ennemi du Congo que diffusait et que diffuse encore l’agence d’information de l’ONU, IRIN.


- L’ONU refuse de juger les auteurs du génocide de plus de 8 millions des Congolais.
 
Pour l’Afrique des Grands-Lacs
 
- L’ONU a fermé les yeux sur le génocide de plus de 200 000 hutus au Burundi en avril 1971;

- L’ONU et l’administration Clinton étaient derrière le génocide rwandais;

- Le rôle de l’ONU et du général Dallaire avant le génocide;

- Les missiles qui ont abattu l’avion de Habyarimana provenaient de terrains sous le contrôle de l’ONU;

- L’ONU garde beaucoup des rapports secrets qui incriminent Paul Kagame. Elle garde aussi la boite noire de l’avion qui transportait Habyarimana; sans vouloir faire la moindre enquête;

- Louise Arbour procureur pour

la Cour Internationale

de Justice à Arusha  (Tanzanie) reçoit  et cache le rapport d’un enquêteur de l’ONU, Michael Hourigan, qui implique Kagame comme étant le déclencheur du génocide rwandais. Après cette mission accomplie pour les ennemis de l’Afrique, Louise Arbour a été récompensée par deux promotions successives :  Cour suprême du Canada et aujourd’hui, ironiquement, elle est Haut commissaire des Nation Unies aux droits de l’homme.


Si vous voulez encore des preuves que l’ONU est une institution qui travaille pour un agenda du nouvel ordre mondial, avec un agenda de contrôler le monde, reconfigurant
les nations en faveur de la machine infernale qui invente les guerres afin de dépeupler les nations, alors c’est que vous ne comprendrez jamais!

Le Congo a-t-il vraiment besoin de demander l’autorisation à l’ONU pour former ses troupes qui protégeront sa nation ? Une Nation a t-elle vraiment besoin d’obtenir l’approbation de

la Belgique

pour former ses troupes nationales, seules garantes de sa défense? Nulle part ailleurs, seulement au Congo.

Etant donné que les ressources minières du Congo sont très alléchantes et suscitent des convoitises sans pareilles à travers les pays occidentaux, l’agenda de l’ONU et des puissances occidentales va consister à s’assurer que le Congo n’ait pas d’armée forte et vraiment souveraine capable de défendre la nation. Ainsi, il sera très facile pour les ennemis du Congo de mener lentement mais surement l’agenda de briser le Congo en mini-États.
 
Dans cette perspective, Grands-Lacs Confidentiel (GLAC) reste persuadé que l’option salvatrice de la nation congolaise est celle adoptée par les parlementaires du Sud Kivu dans leur message aux représentants du Conseil de Sécurité : l’option militaire comme garante de la souveraineté de toute nation.

Peuple congolais et amis du Congo, n’oubliez pas que les pays dits les plus démocratiques (Etats-Unis, France, Belgique, Angleterre, Espagne, Portugal, Pays-Bas etc.) sont aussi les pays les plus armés du monde. Si la démocratie en elle même était garante de la souveraineté nationale, pourquoi ces pays devraient-ils s’armer jusqu’aux dents?
 
Vous pouvez compter sur Grands-Lacs Confidentiel pour faire connaître au monde votre droit de combattre et défendre légitimement votre nation. [C'est mon avis, du loin, aussi - RM ]
 
B. LES NOUVELLES

1. L’OCCIDENT VEUT PROMOUVOIR NKUNDABATWARE AU CONGO

Kigali, Rwanda, le 23 juin 2007 (GLAC) – Le Congo n’est pas au bout de ses peines. Il a encore besoin d’une renaissance mentale et d’une mobilisation exceptionnelle de toutes les forces nationalistes pour casser les plans diaboliques que l’ONU et l’Union Européenne veulent lui imposer afin de mieux le disloquer.
 
Les informations obtenues des sources fiables de Grands-Lacs Confidentiel affirment que l’ONU, par l’interposition de l’Union Européenne (UE) fait des pressions sur

la RDC

pour qu’elle négocie avec le Rwanda et pour décourager ainsi le gouvernement de Kinshasa de régler militairement et une fois pour toutes, le problème de l’insécurité à l’Est du Congo. L’option militaire est pourtant de loin celle qui est la plus populaire auprès du peuple congolais.
 
La stratégie de l’ONU c’est de vouloir présenter le Rwanda comme un acteur incontournable pour la paix à l’Est du Congo. Et le Rwanda fait tout pour recruter des mercenaires, les former et les envoyer, bien prêts, pour la guerre.

En attendant, avant même le début d’éventuelles concertations, e Rwanda prépare les conditions qu’il va présenter sur la table des négociations. Les sources de Grands-Lacs Confidentiel à Kigali précisent les conditions suivantes :
 
Le Congo devra accepter de désarmer les FDLR qui sont supposément sur son territoire, les arrêter et les faire transporter au Rwanda;
 
Le Congo devra accepter d’amnistier Laurent Nkundabatware et lui accorder le poste de chef d’Etat Major de l’armée congolaise;
 
Le Rwanda prétend qu’il a 65 000 réfugiés tutsi rwandais qui habitaient au Congo avant la guerre et qui doivent par conséquent regagner le Congo. Les sources de Grands-Lacs Confidentiel précisent que ces effectifs sont composés des immigrés tutsi rwandais qui habitaient depuis longtemps en Tanzanie. Ces derniers viennent d’être chassés par le gouvernement tanzanien dans une opération que ce gouvernement mène sur tout son territoire pour nettoyer « les peuples faiseurs de troubles ». Comme le prouvent les liens repris ci-dessous, ce nombre de 65 000 correspond à peu près au nombre de rwandais qui ont été chassés de

la Tanzanie.


 
http://www.ippmedia.com/ipp/guardian/2007/03/06/85742.html

(Ce journal tanzanien  donne le nombre de rwandais expulsés à 60 000 personnes)
 
http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/KKEE-6UQSEH?OpenDocument

http://www.queensu.ca/samp/migrationnews/article.php?Mig_News_ID=4014&Mig_News_Issue=22&Mig_News_Cat
=9

 
http://allafrica.com/stories/200705080650.html


Alors que

la Tanzanie

expulse hutu et tutsi confondus, le régime de Paul Kagame sélectionne les tutsi pour les placer à la tête d’une mission d’occuper l’Est du Congo, en prétendant que ce sont des anciens réfugiés qui ont fui la guerre au Congo.
 
D’autre part, si le gouvernement congolais refuse de désarmer les FDLR, le Congo devra accepter que le Rwanda envoie 5 brigades pour sécuriser l’Est du Congo.
 
Le Rwanda mise beaucoup sur Laurent Nkundabatware comme pion incontournable de Paul Kagame, dans le jeu qui s’annonce dans un futur proche. Dans ce cadre, la force de Nkundabatware est due au fait que le Rwanda a récemment misé sur une stratégie consistant à rassembler tous les rebelles au gouvernement de Kinshasa sous sa houlette. C’est ainsi que dans le courant de ceux qui réclament la tête du gouvernement Kabila, on retrouve Katebe Katoto, Patient Mwendanga, Ciribanya, Baramoto, Bemba, etc…
   
2.

LA FORMATION DES

ENNEMIS DU CONGO ACHEVEE À GABIRO


Kabale, Rwanda, le 23 juin 2007 (GLAC) – Le premier groupe de 830 recrues destinées à faire la guerre au gouvernement congolais sous les ordres de Laurent Nkundabatware viennent d’être reconnues par le gouvernement rwandais comme des guerriers qualifiés, prêts à relever le défi congolais. La cérémonie de graduation de cette formation (annoncée dans GLAC 14-2007) a eu lieu à Gabiro la semaine dernière devant des personnalités importantes du gouvernement de Paul Kagame.

Une deuxième campagne de recrutement pour la formation des ennemis à Gabiro vient d’être lancée. Les sources de Grands-Lacs Confidentiel à Uvira précisent que quatre congolais originaires d’Uvira sont déjà mis en contact avec Laurent Nkundabatware. Ces jeunes qui ont rendu visite à Laurent Nkundabatware au cours des deux dernières semaines, ont reçu le mandat de recruter 400 jeunes autochtones dans la zone d’Uvira. Parmi ces 400 jeunes congolais Nkundabatware veut former 25 officiers pour une formation idéologique. Selon nos sources, les quatre coordinateurs de l’opération ont été mis en contact avec Nkundabatware par Nakabaka.
 
Les mêmes sources précisent que le colonel Nakabaka, qui est connecté à ce réseau de recrutement pour le compte de
Nkundabatware, a été récemment placé à la tête de la 10ième région militaire comme responsable de la logistique et des
services administratifs et travaille avec Patrick Masunzu.

Par ailleurs, à Uvira, on redoute l’imminence de la reprise de la guerre coordonnée par Patrick Masunzu lui-même. La
population croit que cette guerre devrait commencer après le 2 juillet, date de la fermeture des écoles, quand les étudiants rwandophones auront quitté Uvira.
 
A Goma, la colère et les tensions montent entre les hommes de Nkundabatware et les populations hutu. En effet, dans les récentes nominations du gouvernement congolais, un hutu a été nommé Général, ce qui a irrité Kigali et Nkundabatware, et a provoqué des tensions dans la population. Pour Nkundabatware, la promotion du Général Mayanga est une menace. Ceci corrobore l’élimination systématique de l’élite hutu (prêtres, sœurs, enseignants, etc.) entreprise par Laurent Nkundabatware à Goma.

© GLAC.

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QUI EST GRANDS-LACS CONFIDENTIEL ?

GRANDS-LACS CONFIDENTIEL (GLAC) a été fondé le 13 janvier 1999 en signe de contestation du « rideau de silence » que la mafia impérialiste avait imposé à l’Afrique centrale ou des milliers d’humains étaient massacrés comme des mouches. Cette conspiration monstrueusement criminelle était très flagrante dans les grands médias planétaires. GLAC est né en tant que refus de l’inaction et du silence face aux génocides bénis par les maîtres de la mondialisation.

GLAC soutient l’émergence d’une presse mondiale qui fournit une information beaucoup plus équilibrée et qui défend les sans-voix.


Grands-Lacs Confidentiel est une agence de nouvelles spécialisée sur la région des grands-lacs africains. Publication uniquement diffusée par courrier électronique (e-mail), GLAC reste incontestablement l’agence des nouvelles la plus ancienne et la plus lue de son genre.  Tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique des Grands-Lacs et à ses enjeux-clés  lisent GLAC.
 
De

la Nouvelle-Zélande

aux États-Unis en passant par l’Europe scandinave et l’Afrique du Sud, GLAC compte plus de 8000 abonnés directs.

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La raison du soldat congolais est toujours la meilleure.

soldat_pilleurLa raison du soldat congolais est toujours la meilleure.

30 juin 2006, aujourd’hui est un jour spécial. Nous commémorons le 46e anniversaire de l’indépendance du Congo. En sortant de chez moi ce matin j’ai vu en premier un soldat de l’unité d’élite de l’armée faisant la ronde dans la rue. Comme vous le voyez sur la photo, il est terrifiant.

Observez bien son bel uniforme et ses bottes spéciales. Tout ce qui lui manque c’est la raison. Et oui, Il est fou mais comme tout bon soldat congolais, il sait se faire de l’argent sur le dos de la population. Il exige aux passants de vider leurs poches s’ils ne veulent pas recevoir sur la tête la barre de fer qu’il a entre les mains.

Personne pour l’inquiéter, il tourmente ainsi librement la population et ne s’arrête que lorsqu’il juge qu’il s’est fait assez d’argent. Qui me contredira si je disais que c’est une scène que l’on ne peut vivre qu’au Congo ? Ça me manquera trop si je partais un jour du pays.

Posté par CDF Afrique à 12:48 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'enseignant et l'un des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat"condamnés à la prison ferme

president_malienL'enseignant et l'un des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat" ont été condamnés à des peines de prison ferme
MALI - 26 juin 2007 - AFP

L'enseignant et l'un des journalistes maliens poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat" ont été condamnés mardi à Bamako à des peines de prison ferme, tandis que les 4 autres prévenus ont été condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis, a-t-on appris de source judiciaire.

Bassirou Kassim Minta, un enseignant de Bamako, a été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir donné à ses élèves un exercice littéraire intitulé "La maîtresse du président" qui évoquait une fiction sur les frasques extra-conjugales d'un président imaginaire, a indiqué une source judiciaire.

Le journaliste du quotidien privé Info-Matin, Seydina Oumar Diarra, qui le premier avait évoqué cette affaire, a été pour sa part condamné à 13 jours de prison ferme. En détention provisoire depuis le 14 juin, il devrait être libéré mercredi, selon la même source.

Le directeur de publication d'Info-Matin, Sambi Touré, a en outre été condamné à 8 mois de prison avec sursis.

Les directeurs de publication de trois autres journaux, Birama Fall (Le Républicain), Alexis Kalambry (Les Echos) et Mahamane Haméye Cissé (Le Scorpion) ont pour leur part été condamnés à 4 mois (bien 4 mois) de prison avec sursis.

L'enseignant a par ailleurs été condamné à verser 100.000 FCFA d'amende (150 euros) et s'est vu notifier une interdiction d'enseigner. Les cinq autres prévenus ont eux été condamnés à verser 200.000 FCFA (300 euros) d'amendes chacun.

Le procès, qui se déroulait à huis clos, avait été boycotté par les avocats de la défense, qui considéraient notamment que "la liberté de la presse (était) violée au Mali".

"Nous n'avons pas voulu nous associer à une mascarade", a indiqué après l'audience Mamadou Gakou, l'un des avocats de la défense, qui s'est déclaré "déçu" par le verdict.

"Ce sont des innocents qui viennent d'être condamnés. Ils n'ont commis aucune faute", a-t-il ajouté.

Selon lui, les avocats de la défense doivent se réunir mardi dans l'après-midi pour se "pencher sur le sort de l'enseignant" qui a été le plus lourdement condamné.

Les six prévenus ont été reconduits après l'audience à la maison d'arrêt de Bamako, avant une libération dans la journée pour quatre d'entre eux.

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy 
Patriote Congolais               
The Netherlands

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RWANDA : Les Crimes du FPR

kagame_militaire_CRIMES DU FPR – de1990 à AUJOURD’HUI : L’ARGUMENT EN FAVEUR DES POURSUITES JUDICIAIRES LONGTEMPS ATTENDUES

« La justice doit être impartiale. Elle doit être faite et perçue comme étant faite pour tous, indépendamment des victimes et des auteurs. Une véritable réconciliation au Rwanda doit notamment pouvoir montrer que la primauté du droit ne discrimine contre ni en faveur de personne. L’action du tribunal devrait servir à contribuer à ce processus » (Amnesty International – International Criminal Tribunal for Rwanda – Trials and Tribulations, April 1998)


I. INTRODUCTION

  • Le 8 novembre 1994, le Conseil de Sécurité des      Nations Unies a adopté

    la       Résolution

    955 portant création du Tribunal Pénal      International sur le Rwanda (TPIR) chargé de « poursuivre les personnes responsables de génocide et      d’autres violations graves du droit humanitaire international commis en      territoire rwandais et les citoyens rwandais responsables de génocide et      de crimes similaires dans les pays environnants entre le 1er      janvier et le 31 décembre 1994 » [ICTR Statute as adopted by UN Security Council      Resolution S/RES/955 (1994) of 8 November 1994] . Il faisait      suite au rapport de

    la       Commission

    des Experts mise sur pied par le Secrétaire      Général des Nations Unies qui avait conclu que « des éléments  issus des deux      camps du conflit armé avaient perpétré      de sérieuses entraves au droit humanitaire international et des crimes      contre l’humanité » (The United Nations and Rwanda,      1993-1996, p.64).
  • La création du TPIR avait suscité l’enthousiasme      du Peuple Rwandais, des autres  peuples des pays des  Grands      Lacs Africains et de toutes les personnes éprises de paix et de justice      qui espéraient voir la fin de l’impunité pour les auteurs de ces horribles      crimes. Malheureusement, douze ans après, force est de remarquer que tous      ces espoirs ont été déçus. En effet, alors que plusieurs membres de      l’ancien gouvernement soupçonnés d’avoir commis des crimes de guerre, des      crimes de génocides et des crimes contre l’humanité ont été arrêtés, aucun      membre du Front Patriotique Rwandais (FPR) soupçonné d’avoir commis ces      mêmes crimes n’a été poursuivi. Entre temps, le fonctionnement du TPIR a      coûté à la communauté internationale une bagatelle de 1,5 milliards de      dollars.
  • Cette situation est d’autant plus      incompréhensible que plusieurs sources attestent que le TPIR est au      courant d’horribles crimes commis par le FPR et qui entrent complètement      dans ses compétences. À titre illustratif, Amnesty International affirme      que « les crimes commis par le      FPR en 1994 ont été portés à la connaissance du bureau du procureur soit      en privé à travers des informations confidentielles, soit à travers des      publications des organisations non gouvernementales et autres, ainsi qu’à      travers ses propres témoins experts à Arusha » (Amnesty      International,      International Criminal Tribunal for Rwanda- Trials and Tribulations, April      1998, p.17).
  • Certains prétendent que le gouvernement rwandais      devrait être autorisé à poursuivre les membres du FPR soupçonnés d’avoir      commis des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre      l’humanité.  Cette option est inacceptable pour plusieurs raisons.      D’une part elle serait contraire aux fondements même du droit parce qu’il      serait alors permis au FPR d’être à la fois juge et partie. D’autre part,      elle serait discriminatoire pour le peuple rwandais, étant donné qu’il      serait le seul à subir un tel traitement parmi les autres peuples qui ont      connu des drames similaires et pour lesquels l’ONU a mis en place des      tribunaux pour juger les criminels. À titre illustratif, pour l’ancienne      Yougoslavie, le tribunal de

    La       Haye

    a jugé les Serbes, les Croates, les Musulmans et      les Albanais, et n’a laissé à aucun groupe le soin de juger lui-même des      présumés criminels en son sein.
  • Le fait que des présumés criminels au sein du      FPR n’ont pas été poursuivis jusqu’à présent est lourd de      conséquences parce que, comme l’a fait remarqué Mme Louise Arbour,      ancienne Procureur du TPIR lors de la conférence de commémoration du 50ième      anniversaire de

    la Déclaration Universelle

    des Droits de      l’homme, à Montréal le 7 décembre 1998 « l’impunité en matière pénale est particulièrement choquante      car  elle rend la justice illusoire et par conséquent incite à la      répétition des même crimes ». Le peuple Rwandais et les      autres peuples des Grands Lacs africains ont déjà payé un lourd tribu de      cette impunité à travers les horribles crimes que l’armée du FPR ne cesse      de commettre.
  • Le présent document fait état de certains crimes      commis par des éléments du FPR que plusieurs observateurs et organisations      de défense des droits de la personne ont qualifié de crimes de guerre, de      crimes de génocide et de crimes contre l’humanité. Il est constitué comme      suit : D’abord, il présente les crimes de masse en  trois      parties, la première portant sur les crimes commis sur la période couverte      par le mandat du TPIR c’est-à-dire. du 1er janvier au 31      décembre 1994, la deuxième faisant état de crimes commis entre le 1er      Octobre 1990 et le 31 décembre 1993, et la troisième portant sur  des      crimes commis depuis le 1er janvier 1995 jusqu’à date. Ensuite,      il présente d’autres types de crimes perpétrés par le FPR tels que des      traitements inhumains et dégradants, l’élimination des opposants à      l’extérieur etc. Enfin, il se termine par des observations finales et une      conclusion générale qui traduisent notre ferme volonté de tout mettre en      œuvre pour que justice soit enfin rendue à toutes les victimes du drame      rwandais.

II. CRIMES DU FPR DU 1er JANVIER 1994 AU 31 DÉCEMBRE 1994

Les éléments qui suivent ne sont que quelques faits et témoignages au sujet des crimes et des atrocités commis par le FPR du 1er Janvier 1994 au 31 Décembre 1994. Une enquête complète et indépendante  sous l’égide des Nations-Unies est absolument nécessaire en vue de constituer une liste exhaustive des crimes du FPR et en poursuivre les auteurs. La communauté internationale a l’obligation morale de faire enquête sur ces crimes et sur beaucoup d’autres qui ont été commis durant cette période (ainsi que sur la période d’avant et d’après 1994), et d’en punir les auteurs de façon exemplaire étant donné leur gravité en tant que crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide. Des témoins encore en vie à l’intérieur et à l’extérieur du Rwanda sont prêts à témoigner et à confirmer l’authenticité des faits.

CRIMES DE GUERRE, CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ ET CRIMES DE GÉNOCIDE COMMIS PAR LE FPR (1er Janvier 1994 - 31 Décembre 1994) :

  • Assassinat politique du 21      Février 1994 : Un grand leader politique originaire de Butare dans la      région Sud et également Secrétaire Général du Parti PSD, Félicien      Gatabazi, a été assassiné après être tombé  dans une embuscade alors      qu’il rentrait le soir d’une réunion avec d’autres leaders politiques. Cet      acte criminel hautement irresponsable était de nature  à embraser le      pays et à provoquer de violents affrontements entre les opposants et les      supporteurs de Gatabazi au moment où le climat politique était extrêmement      tendu et très volatil. Il est rapporté que, pendant qu’ils fêtaient dans      des bars à Kigali dans les jours qui ont suivi  la prise de la      capitale, des agents du FPR racontaient publiquement, en guise d’actes de      bravoure, des crimes qu’ils avaient commis dans leur lutte contre le      gouvernement, y compris l’assassinat de Gatabazi,  et qui avaient      semé la terreur dans tout le pays. (Témoignages recueillis auprès de      témoins encore en vie; Abdul J. Ruzibiza, l’Histoire secrète, 2005).
  • Assassinat politique du 23      Février 1994 : Un autre grand leader politique originaire de Cyangugu      dans le Sud du Pays et président du parti CDR, Martin Bucyana, a été tué      par une bande de jeunes du parti PSD enragés par la mort de Gatabazi. Les      preuves factuelles et testimoniales disponibles montrent que cet      assassinat serait l’acte  des éléments des escadrons de la mort du      FPR qui avaient infiltré ces jeunes. Une enquête s’impose pour connaître      toute la vérité à ce sujet. (Abdul J. Ruzibiza, l’Histoire secrète, 2005).     
  • Le double assassinat des      présidents du Rwanda et du Burundi le 6 avril 1994 : Dans la soirée de cette      journée fatidique, l’avion présidentiel a été abattu alors qu’il se      préparait à atterrir sur l’aéroport de Kigali. Tous ceux qui étaient à      bord ont été tués. Il s’agit du Président Juvenal Habyarimana du Rwanda;      du Président Cyprien Ntaryamira du Burundi; du Général Major Déogratias      Nsabimana , Chef d’état major de l’armée Rwandaise; des ministres      burundais Cyriaque Simbizi et Bernard Ciza; du Colonel Elie Sagatwa,      conseiller spécial du Président Habyarimana; du Major Thaddée Bagaragaza,      conseiller du Président Habyarimana; du Dr. Emmanuel Akingeneye, médecin      personnel du président Habyarimana; de l’Ambassadeur Juvenal Renzaho,      conseiller du président Habyarimana ainsi que de trois membres d’équipage      français : Jean-Pierre Minaberry, Jacky Heraud et Jean-Marie Perrine.      Cet assassinat représentait la décapitation du gouvernement et de l’armée      Rwandais, ainsi que celle du gouvernement Burundais. Les preuves disponibles,      dont les informations des témoins, indiquent clairement que cet attentat      terroriste a été l’œuvre du groupe rebelle FPR. Personne ne comprend      pourquoi les Nations-Unies n’ont jamais commandé d’enquête sur cet      attentat contre l’avion  présidentiel pour en connaître l’auteur,      d’autant plus que tout le monde s’accorde à dire qu’il a été l’élément      déclencheur des crimes de masse communément qualifiés de «  génocide      rwandais de 1994 ».

Lorsque l’ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri a été tué le 14 février 2005, il est apparu que la paix et la stabilité politique du Liban étaient sérieusement menacées et le Conseil de Sécurité a  immédiatement ordonné une enquête sur cet assassinat. Pourtant, l’impact de cet acte terroriste n’a été en rien comparable à celui du double assassinat des Président Habyarimana et Ntaryamira - jusqu’à présent non élucidé – aussi bien  au niveau des pertes en vies humaines qu’à celui des conséquences politiques à l’intérieur du pays et sur le plan régional.

Il est important de souligner que l’attentat au missile contre l’avion présidentiel fut jusque là l’acte criminel le plus téméraire dans le conflit rwandais, étant donné qu’il a ciblé et tué le Président lui-même. Il a aussi coûté la vie au Président Burundais, six mois seulement après qu’un autre Président Burundais, Melchior Ndadaye, eu été  assassiné par l’armée burundaise Tutsi (le 21 octobre 1993). Le Président Ndadaye a été en fonction pendant seulement 4 mois, après être élu démocratiquement en juin et assermenté le 10 juillet 1993.

En un rien de temps,  après seulement quelques 6 mois, tout le leadership politique Hutu du Rwanda et du Burundi, deux pays voisins avec une même composition ethnique, était décimé sans aucune conséquence pour les auteurs de ces crimes. Il est important de souligner que les violences interethniques qui ont éclaté après l’assassinat du Président Ndadaye ont emporté 200.000 victimes civiles alors que le pays était en paix au moment de l’assassinat.

Par conséquent, n’est-il pas possible que celui qui a assassiné le Président du Rwanda alors que le pays était en guerre savait exactement le genre de catastrophe qui allait suivre? Est-il possible que la mort du président Hutu avec les membres de son entourage, deux mois seulement après l’assassinat de deux autres leaders Hutu, ait poussé certains Hutu rwandais dans une folie meurtrière contre les Tutsi? La réponse à ces deux questions est vraisemblablement oui. Dès lors, il est incompréhensible qu’aucune enquête indépendante n’ait été réalisée jusqu’à présent alors qu’elle permettrait de dégager des réponses à toutes ces questions clés et que ses conclusions pourraient être très éclairantes au sujet de la tragédie rwandaise.

En effet, selon Carla Del Ponte, ancienne procureur du TPIR, « s’il s’avérait que c’est le FPR qui a abattu l’avion, l’histoire du génocide devra être réécrite. Bien que cette situation n’atténue en rien la responsabilité des extrémistes Hutu dans la mort de centaines de milliers de personnes, elle ferait apparaître le FPR sous un jour nouveau. Le FPR a été jusque là considéré en Occident comme victime et comme celui qui a mis fin au génocide » (Déclarations Publiques de Carla Del Ponte le 17 avril 2000 telles que rapportées par Charles Onana in Silence sur un attentat: Le scandale du génocide rwandais, 2003, p.77).   

  • Le massacre de Byumba, fin      Avril 1994 :  Il est rapporté que pendant cette période, le FPR aurait      massacré 20.000 civils innocents dans les secteurs Nyabisiga, Birenga,      Zoko, et Gitumba de la commune Buyoga, dans la commune voisine de Giti      dans la préfecture de Byumba, ainsi que dans les communes Rutongo et      Mugambazi de la préfecture de Kigali. À l’école primaire de Shagasha près      de la paroisse de Muhazi se trouve une fosse commune qui contiendrait 500      cadavres de civils innocents qui ont été massacré et y ont été jetés par      le FPR. Non loin de là, derrière la maison d’un certain Burasiyo, se      trouve un terrain plat sur lequel le FPR a rassemblé les habitants des      villages environnants soi-disant « pour une réunion de sécurité et de      distribution de vivres » pour ensuite leur lancer des grenades et      leur tirer dessus, tuant toutes les 80 personnes qui s’étaient présentées.      Elles ont été enterrées là-bas dans une fosse commune, et ceux qui ont      creusé cette fosse commune ont à leur tour été tués. (Témoignages      recueillis auprès des témoins encore en vie).
  • Le massacre sélectif des      intellectuels le 7 Avril 1994 : Dans le secteur Remera de la      ville de Kigali, le FPR a tué de façon sélective 121 personnes, majoritairement      des intellectuels Hutu ainsi que leurs familles entières, sur base d’une      liste préétablie. Parmi ces victimes se trouve l’ancien préfet de Kigali,      Claudien Habarushaka; l’ancien préfet de Ruhengeri, Sylvestre Bariyanga et      toute sa famille; Emile Nyungura et presque toute sa famille (son fils, le      chanteur Corneille, qui vit actuellement au Canada, est le seul      survivant); Emmanuel Bahigiki et toute sa famille; Iréné Kayibanda, fils      de l’ancien Président Grégoire Kayibanda; Muhamud Rahamatar, Félicien      Mbanzarugamba; l’ancien ministre Benoît Ntigurirwa et beaucoup d’autres.      (Péan, Pierre, Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda      1990-1994,  2005, p.249)
  • Le massacre ciblé de jeunes à      Kabuye en Avril 1994 :  Il est rapporté que, à Kabuye près de la ville      de Kigali, une équipe de tueurs du FPR a massacré plus de 3.000 jeunes      dans le seul mois d’avril 1994. Les jeunes étaient recrutés par équipes      successives dans l’armée du FPR. Aussitôt qu’on terminait de massacrer une      équipe, on en recrutait une autre et on disait aux jeunes que leurs      prédécesseurs avaient été promus et envoyés au front, ainsi de suite.      (Abdul  J. Ruzibiza,  Rwanda, l’histoire secrète, 2005, p.261)
  • La boucherie de Kiziguro en      Avril 1994 : À la paroisse de Kiziguro (préfecture de Kibungo à l’est du      Rwanda), les miliciens Interahamwe ont massacré près de 1.000 Tutsi qui y      avaient trouvé refuge. Plus tard, l’armée Tutsi du FPR est arrivée et a      tué près de 10.000 Hutu qui s’étaient réfugiés dans les locaux de la      paroisse. (Péan, Pierre, Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda      1990-1994,  2005, p.263)
  • Les corps flottants du mois de      Mai 1994 : La plupart des cadavres qui s’échouaient dans le Lac Victoria      n’étaient pas ceux de Tutsi victimes des Interahamwe, mais plutôt ceux de      Hutu victimes des soldats du FPR. Les personnes qui n’étaient pas      parvenues à fuir en Tanzanie avant l’arrivée de l’armée du FPR ainsi que      les réfugiés qui fuyaient l’avancée des rebelles et ceux qui étaient      terrorisés par le bruit des armes et une odeur insolite et nauséabonde de      corps brûlés, étaient tous raflés et tués au fusil, à la grenade ou au      moyen d’une petite houe usagée  (« agafuni » en Kinyarwanda).      Ensuite, leurs corps étaient, soit empilés et brûlés, soit jetés dans la      rivière Akagera. Le 22 mai 1994, le gouvernement ougandais a d’ailleurs      déclaré « zones sinistrées » toutes les régions entourant le Lac      Victoria, pour des raisons de santé publique. (Péan, Pierre, Noires      fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994,  2005, p.265).

La communauté internationale ne doit jamais perdre de vue le fait que l’armée du FPR contrôlait totalement la région nord-est du Rwanda dès le début des massacres en avril 1994 étant donné que les troupes des FAR (l’armée nationale rwandaise d’alors) avaient fui en catastrophe aux nouvelles de la mort de Habyarimana. La rivière Akagera traverse l’est et le nord-est du Rwanda avant d’atteindre l’Uganda. Il a été régulièrement remarqué que les corps qui arrivaient dans le Lac Victoria avaient l’air « frais », ce qui signifiait qu’il ne s’était pas passé beaucoup de temps après la mort des victimes, et que la plupart étaient ligotés dans le style « Akandoya » ( un mot ougandais qui signifie lier fermement les deux bras de la victime en arrière jusqu’à ce que les os de la poitrines éclatent) qui est un signalement du FPR.

L’on doit aussi garder en mémoire que le FPR encadrait et surveillait tous les mouvements des étrangers dans la zone sous son contrôle. Les journalistes et les représentants des organisations humanitaires arrivaient rarement à parler aux citoyens rwandais dans les zones contrôlées par le FPR sans la présence d’un de ses cadres. C’est pourquoi la plupart des informations fournies aux médias étrangers pendant la guerre étaient fausses ou biaisées. Ce que nous savons tous, c’est que le FPR a été très efficace dans le camouflage de ses crimes et dans la manipulation des médias étrangers à son plus grand avantage, y compris les plus connus et les plus respectés.

  • La décapitation de l’église      catholique le 5 juin 1995 : À Kabgayi, dans la localité de Gakurazo, 3      évêques (l’Archevêque Vincent Nsengiyumva de Kigali, l’évêque Thadée      Nsengiyumva de Kabgayi, et l’évêque Joseph Ruzindana de Byumba),      Monseigneur Gasabwoya, ainsi que 9 prêtres, 1 Frère et 3 Sœurs ont été      fusillés par des militaires du FPR sous les ordres de leurs supérieurs.      Dans les jours qui ont suivi, le FPR a liquidé méthodiquement, un à un,      toutes les personnes dans les environs susceptibles d’être au courant de      l’extermination de ces membres du clergé. Ainsi, après avoir décapité le      gouvernement et l’armée Rwandais le 6 Avril, le FPR venait aussi de      réussir à décapiter l’église catholique Rwandaise à travers cet      assassinat. (Venuste Linguyeneza, Témoignage du massacre des évêques en      1994)

  • Un peu plus d’un mois avant, le 23 Avril 1994 pour être exact, le FPR      avait perpétré un massacre collectif similaire de membres du clergé qui      résidaient au Petit Séminaire de Rwesero, sur la rive ouest du Lac Muhazi      à Byumba. La tuerie s’est déroulée à Karushya, près de Rwesero, où les      prêtres avaient trouvé refuge. Parmi les victimes figuraient l’abbé Joseph      Hitimana, recteur du séminaire, les abbés Christian Nkiriyehe, ancien      recteur, Athanase Nkundabanyanga, Alexis Havugimana, Faustin Mulindwa,      Fidèle Mulinda, Célestin Muhayimana, Augustin Muhayimana et Gaspard      Mudashimwa, ainsi que les Sœurs Annonciata et Carolla, les professeurs      Elie Hatungimana et toute sa famille, Augustin Hakizimana et beaucoup      d’autres. La vie de 50 personnes innocentes, au total,  a été brutalement      fauchée dans ce massacre. (Léonard Nduwayo, Giti et le génocide rwandais,      2002, p.172-177).
  • Le massacre sélectif d’une      famille entière Hutu à Nyanza en Juin 1994 : L’ancien homme d’affaires      Josias Mwongereza et toute sa famille de 48 personnes  ont été      décimés en Juin 1994. Ils faisaient partie d’un plus large groupe qui      avait été raflé par le FPR à Buhanda dans la préfecture de Gitarama et      amené à Nyanza. Par la suite, le FPR a séparé les Hutu et les Tutsi et a      procédé au massacre des Hutu en utilisant de petites houes usagées. Parmi      les victimes figuraient Josias Mwongereza, son frère Emile Mwongereza,      leur frère le Dr. Eliab, ainsi qu’un autre de leurs frères qui était      ingénieur. Furent également tués Josine Mukamanzi, la femme du Dr. Eliab      qui était enceinte de 4 mois, le père de Josias Mongereza, Josias      Mukwikwi. Les sœurs de Josias Mwongereza, Francine Uwimbabazi et Angelique      Umulisa qui avait 16 ans ont été également tuées. La femme de Jonathan      Mukwikwi, Mme Gloria, une Hutu aux traits Tutsi, a été épargnée et prise      comme concubine par un officier du FPR, mais n’a jamais pu se remettre de      la mort de son mari. Elle a fini par être tuée à son tour, avec son petit      garçon de 5 ans. Les Tutsi qui faisaient partie de ce groupe et qui ont      été séparés des Hutu sont encore en vie.
  • L’odieux massacre sélectif des      Hutu évacués vers la ville de Byumba en Mai, Juin et Juillet 1994 : Pendant que le FPR menait une      guerre d’usure contre les forces gouvernementales autour de Kigali,      beaucoup de ses équipes étaient soit-disant occupés à « évacuer les      civils déplacés et pris au piège pour les conduire dans des endroits sûrs      sous contrôle du FPR ». Les gens étaient même encouragés à fuir vers      les zones sous contrôle du FPR pour échapper aux tueries des Interahamwe.      C’est de cette façon que beaucoup de civils qui étaient massés sur le      terrain de foot-ball au stade Amahoro et sur le centre commercial de      Kabuga ont été induits en erreur et ont cru qu’ils étaient en train d’être      éloignés et mis en « sécurité » dans la ville de Byumba.  À      leur arrivée, les Hutu et toutes les autres personnes gênantes ont été      séparés des Tutsi et ont été tués. Jean Sibomana, un employé de l’hôtel      des Mille Collines, a fui vers Kabuga et a même été recruté par le FPR avant      d’être exécuté quelques semaines plus tard. Une fille connue sous      l’appellation de « Jeanne de Nyamirambo » était également dans      la foule qui a quitté l’hôtel des Mille Collines vers Kabuga. Elle a été      tuée par le FPR. Léonard Rudasingwa, un cadre supérieur de BRALIRWA, a fui      vers les soi-disant « zones sûres » sous contrôle du FPR, mais      il a été tué à son arrivée. Parmi les autres victimes de cette opération      criminelle figure Seburikoko, un entrepreneur Tutsi de renom qui a été tué      parce qu’il était membre du parti au pouvoir MRND et proche ami du      Président Habyarimana. Ont été également tués le juriste Grégoire      Kayinamura et sa fille Oda, ainsi que l’ancien joueur de foot-ball dans      l’équipe de Kiyovu surnommé Pilote. Ce dernier a d’abord été forcé de témoigner      sur les ondes de la radio Muhabura du FPR qu’il avait été sauvé des      Interahamwe, avant d’être tué par ce même FPR. Au total, plus de 2.500      civils Hutu  ont péri dans la ville de Byumba pendant 3 mois de      massacres sélectifs. (Témoignages recueillis auprès de témoins encore en      vie).
  • Le massacre des membres de ma      famille début Juillet 1994 à Murama en Préfecture de Gitarama : Mon petit frère cadet Emmanuel      Gasana, ma grande sœur aînée Nyirakabwa, mes 2 cousins paternels      Ngezenubwo et son épouse Marthe ainsi que Simon Ngayabarambirwa et son      fils Karambizi, ont été tous brûlés dans la maison du voisin Salathiel      Binenwa chez qui ils s’étaient réfugiés, avec lui et tous les membres de      sa famille. Plusieurs personnes ont péri dans cet incendie criminel.      Dans la même période, mon beau-frère Benjamin Nkurikiyinka, qui résidait à      Nyanza mais qui avait fui les combats et s’était réfugié dans notre      région, a aussi été assassiné par les militaires du FPR. Toujours dans la      même période, un autre beau-frère du nom d’Eliel Rwagasana, a été tué par      le FPR à sa résidence à Rusatira, en préfecture de Butare, avec son père      Mahalaliel Nsozerumpa et son petit frère Gérard. Tous ces crimes      abominables du FPR doivent être enquêtés pour que leurs auteurs soient      punis.
  • Le massacre de sang-froid au      mariage de Mbazi le 1er Juillet 1994 : La famille de Mussa Kabwana du      secteur Mwulire, cellule Murambi, dans la commune de Mbazi de la      préfecture Butare, tenait une réception de mariage dans l’après-midi du 1er      juillet 1994 lorsque, entre 15h et 16h, une équipe avancée de soldats du      FPR conduite par un natif de la région (qui est actuellement un haut cadre      dans le gouvernement du FPR) est arrivée sur les lieux. Même le spectacle      jubilatoire des hôtes et des invités n’a pas pu venir à bout de la haine      et de la folie meurtrière des hommes du FPR : ils ont ouvert le feu      sur la foule, tuant sur le champ plus de 20 personnes innocentes avant de      regagner leur unité. Ce massacre a marqué le début d’une longue série de      vagues de répressions sévères et de tueries de vengeance à Mbazi et dans      toute la préfecture de Butare. (André Guichaoua, Rwanda 1994 :      Les politiques du génocide à Butare, 2005, p.306)
  • L’incendie sauvage de la      résidence du sous-préfet Placide Koloni et de sa famille à Ruhango vers la      fin de 1994 :  Dans les dernières semaines de l’année 1994,      l’armée du FPR a, au cours d’une nuit, encerclé la résidence du      sous-préfet Placide Koloni pendant que toute la famille dormait, a répandu      de l’essence partout, y a mis feu et a monté la garde pour que personne ne      puisse s’échapper, jusqu’à ce que tout le monde, y compris les animaux      domestiques, périsse dans les flammes. Personne n’a été puni pour cet      horrible crime.
  • Beaucoup d’autres crimes      : dont      (1) l’élimination des prisonniers de guerre, (2) la détention de personnes      dans des containers ou des maisons abandonnées, (3) l’enfouissement de      gens dans des fosses communes et la tenue de fours crématoires, (4) le      largage de personnes encore vivantes dans les trous de latrines, (5) la fusillade      de civils non-armés au cours des réunions, des cérémonies de mariage ou      sur des places du marché et (6) l’utilisation de civils comme boucliers      humains ont été rapportés dans plusieurs zones que le FPR occupait. Ils      nécessitent tous une enquête complète et les auteurs doivent être punis.

III. CRIMES DU FPR  DU 1er OCTOBRE 1990 AU 31 DÉCEMBRE 1993