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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

02 juillet 2007

Amnesty accuse Washington d’utiliser le monde comme un "champ de bataille"

amnestyAmnesty accuse Washington d’utiliser le monde comme un "champ de bataille"
Mercredi 23 mai 2007
AFP 23.05.07 

Le rapport annuel d’Amnesty International, publié mercredi à Londres, s’en prend vivement aux Etats-Unis, accusés de piétiner les droits de l’Homme et de considérer le monde comme "un champ de bataille géant" dans sa "guerre contre le terrorisme". La guerre en Irak et le climat de peur étendu au monde entier par l’administration du président George W. Bush ont profondément renforcé les divisions internationales, estime l’organisation de défense des droits de l’Homme. Washington est accusé de "tenir un double discours" sur les droits de l’Homme en s’érigeant d’un côté en champion de la défense des droits de l’Homme et de l’état de droit et en appliquant "simultanément" des politiques qui bafouent certains des principes les plus élémentaires du droit international. "Ce faisant, les Etats-Unis ont compromis non seulement la sécurité à long terme, dont l’un des principaux piliers est l’état de droit, mais aussi leur propre crédibilité sur la scène internationale", affirme le rapport.

"Fin 2006, des milliers de personnes étaient toujours détenues par les Etats-Unis, sans inculpation ni jugement, en Irak, en Afghanistan et sur la base navale américaine de Guantanamo à Cuba", déplore le texte d’Amnesty International qui regrette également que "malgré plusieurs décisions de justice défavorables, le gouvernement des Etats-Unis a persisté à appliquer des politiques et des pratiques non conformes aux normes" en matière de droits de l’Homme. Aucun haut responsable du gouvernement des Etats-Unis n’a été amené "à rendre des comptes pour les actes de torture et les mauvais traitements infligés aux personnes arrêtées dans le cadre de la +guerre contre le terrorisme+, malgré les éléments de preuve établissant le caractère systématique de ces violences", souligne le rapport. "Rien n’illustre mieux la mondialisation des violations des droits humains que le programme de +restitutions extraordinaires+ mis en place par les Etats-Unis", estime Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International en faisant référence au transfert illégal de "centaines de personnes" vers des pays comme

la Syrie

,

la Jordanie

, l’Egypte.

"Dans l’exercice sans limite d’un pouvoir exécutif discrétionnaire, le gouvernement américain considère le monde comme le champ de bataille géant de sa +guerre contre le terrorisme+ : il enlève, arrête, place en détention ou torture des suspects soit directement, soit avec l’aide de pays aussi éloignés les uns des autres que le Pakistan et

la Gambie

, l’Afghanistan et

la Jordanie

", ajoute Mme Kahn, en préambule du rapport 2007 d’Amnesty International.

"En septembre 2006, le président Bush a finalement reconnu ce qu’Amnesty International savait depuis longtemps :

la CIA

administre des centres de détention secrets, en recourant à des pratiques assimilables à des crimes internationaux". Elle accuse le président Bush d’avoir "joué sur la peur du terrorisme" pour "renforcer son pouvoir exécutif et échapper à la supervision du Congrès ou de l’appareil judiciaire". Par ailleurs, déplore Mme Kahn, "le gouvernement des Etats-Unis continue de faire la sourde oreille aux appels lancés dans le monde entier en faveur de la fermeture de Guantanamo". Washington "ne se repent nullement d’avoir tissé au nom de la lutte contre le terrorisme un vaste réseau reposant sur des violations des droits humains". La conséquence de cette politique, estime-t-elle, est que l’"autorité morale" des Etats-Unis "a chuté à son niveau le plus bas dans le monde entier alors que l’insécurité reste aussi forte qu’auparavant". Concernant l’intervention militaire "fort hasardeuse" en Irak, Mme Kahn juge que ce conflit "a eu des répercussions dommageables sur les droits humains et le droit humanitaire".

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l'Afrique en morceaux 1

Jp Lahaye vous a invité(e) à regarder "l'Afrique en morceaux 1".

http://www.dailymotion.com/register/a693b18ab7915768283e9cdc4/1432362

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Majorité, Dieu et César : Sur les relations entre le pouvoir et l’Eglise

Sebastian_LembaChers Membres, Chers Lecteurs,

A l'occasion du 47e Anniversaire de l'indépendance du pays  et six mois après le décès du Cardinal Fréderic ETSOU qui avait eu le courage de dire à

la CEI

de publier les résultats conformes à la vérité des urnes, voici ci-dessous et en annexe, une réflexion sur le rôle de l'Eglise et ses rapports avec le pouvoir. Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Congrès des Congolais d’Amérique

Lettre Hebdomadaire 01 Juillet 2007

CCASCOPIE no 41

Majorité, Dieu et César : Sur les relations entre le pouvoir et l’Eglise
© André M. Kabamba

Le vivat rituel clôturant les obsèques du Cardinal Frédéric Etsou était organisé, sousforme d’action de grâce, au Stade des Martyrs, à Matonge, une zone populeuse de Kinshasa. C’était sans doute un moment d’euphorie qui a autant mobilisé le nombre(environ 100.000 chrétiens) que galvanisé la transe et l’extase au sommet tout en exposant au grand public la panache haute en couleurs de la liturgie chrétienne. Ce moment passé, le suspense a comblé le silence et l’on devine la bousculade dans les couloirs de l’archevêché pour la succession. Un suspense analogue est enregistré dans le gouvernement qui attend d’être formé. Les deux moments sont significatifs pour le Congo, d’autant plus que l’Église catholique est l’église majoritaire au Congo. Cette coïncidence n’est pas fortuite.

En effet, elle marque un hiatus dans deux administrations, celle de Dieu et celle de César, administrations appelées à collaborer au seuil d’une nouvelle ère. Des fortes rumeurs courent à propos du meurtre du Cardinal et elles ont été soit réfutées, soit confirmées sans beaucoup de succès, en l’absence des preuves tangibles. En Afrique, comme l’avait fait remarquer un journaliste, il n’existe pas de mort sans explication, sans cause humaine. Dans cet ordre d’idées, si la disparition du Cardinal est un fait naturel, elle est advenue à point nommé, précisément au moment où une nouvelle administration publique sollicite de nouvelles collaborations de la société civile. C’est un peu cynique mais, à tout égard, la succession dans la maison de Dieu n’intervenant qu’à la disparition physique du Prélat en fonction, il est humain que l’on souhaite et impose une succession si besoin est. La collaboration entre le défunt Prélat et le Nouveau Régime issu des élections avait achoppé sur la contestation des résultats des élections par le Prélat et pouvait s’avérer très difficile. (Tout aussi mystérieuse fut la disparition du Pape Jean Paul Ier qui pourrait, certes, contribuer à renforcer la présente perception.)

Ma préoccupation vise à supputer le type de collaboration que l’on attendrait entre l’Église catholique et la gouvernance issue du Nouveau Régime à l’avenir, après avoir fait le bilan des collaborations entre ces deux entités dans les régimes précédents. L’Église catholique est une ecclésia et à la différence des sectes, elle a la vocation de collaborer avec le système en place. Au cours de sa brève histoire au Congo indépendant, elle s’est définie comme un groupe de pression, une multinationale opérant dans le secteur de la mondialisation des consciences et obéissant au consensus du Vatican. Elle jouit de deux types de majorité, la majorité numérique ou démographique (statistiques des catholiques) et la majorité sociologique ou silencieuse qui tient de sa puissance comme groupe de pression. Cette dernière peut s’appuyer sur la première dès lors qu’à la base il se dégage une coalition de piété, de foi et un engagement pour défendre les valeurs chrétiennes. Cela a été démontré maintes fois dans les manifestations de rue, particulièrement dans le contexte de

la Conférence Nationale

Souveraine (CNS).

1. Sous le régime Mobutu

C’est à l’indépendance du Congo en 1960 que l’Église catholique dégage concomitamment son indépendance vis-à-vis de la colonie avec laquelle elle avait collaboré pour asseoir le colonialisme culturel et religieux. Plus encline à distribuer des sacrements après avoir exposé les consciences à

la Révélation

, elle a de manière rationnelle contribué à son expansion grâce à l’éducation massive, la construction d’écoles et la promotion des oeuvres sociales.

L’Église catholique aurait pu être rejetée avec la colonie par le mouvement de l’indépendance. Heureusement ce mouvement n’a pas commis l’erreur de se débarrasser du bébé en jetant l’eau sale de son bain, comme disent les Anglais, « Don’t throw the baby out of the bath water ». Au contraire, L’Église s’est de justesse installée à demeure dès lors qu’elle avait jeté le masque en jouant la carte du Vatican et en favorisant une africanisation rapide de ses ministres. Du reste, elle avait contribué à l’éveil des consciences aux principes de justice, d’égalité et d’amour du prochain qui ont dynamité le système colonial en déclenchant le mouvement de libération. A cet effet, la contribution de Joseph Albert Malula au « Manifeste de la conscience africaine », 1956 était notoire, ensemble avec les laïcs chrétiens ressortissants des écoles catholiques, Joseph Ileo et Joseph Ngalula. Ce Manifeste devait conduire au Mouvement National Congolais (MNC) à la fondation duquel avaient contribué les deux derniers en plus d’Adoula et Lumumba. L’on ne doit pas perdre de vue que si le MNC est sorti vainqueur des élections libres organisées en 1960, c’est grâce notamment à la majorité de son électorat qui se trouvait être urbain, donc principalement un électorat formé à l’école catholique.

Depuis, les serviteurs de Jésus au sein de l’Église romaine ont ajusté leur glose et la théologie de libération a vu le jour, suite au Décret du Concile de Vatican II en 1965 et a été bien accueillie par la communauté congolaise. Il existe plusieurs interprétations de cette théologie mais tant qu’il s’agit du concile, la libération est perçue dans l’expression du message chrétien selon le génie culturel de chaque peuple. Mais à certains égards, la libération radicale du péché devient primordiale et entraîne d’autres formes de libération au plan culturel, économique, social et politique. Les ténors de la théologie de libération se recrutent partout en Afrique dans le contexte influent du mouvement de la négritude et du socialisme chrétien et ce faisant, il convient de signaler particulièrement au Congo l’apport de Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku, au Cameroun, l’intarissable leadership du feu RVP Englebert Mveng, et en Afrique du Sud, l’engagement de Mgr Desmond Tutu. En effet, Mveng, par exemple, était engagé dans le mouvement de la négritude. A propos du rôle libérateur de la théologie, il soulignait la force libératrice des Béatitudes. "La libération latino-américaine veut se libérer de l'impérialisme, du capitalisme du Nord…, écrivait-il, en Afrique la théologie de la libération pose la question de Dieu". Pratiquement il a créé un atelier d’arts pour produire des articles d’arts de conception africaine devant servir à la liturgie et à l’équipement des églises.

Par ailleurs, Mgr Tshibangu a une approche plutôt intellectualiste de la théologie de la libération en ce sens qu’il montre la nécessité de l’inculturation dans l’Évangélisation en Afrique, particulièrement sous l’approche du « christianisme en profondeur » en même temps qu’il ne perd pas de vue les défis et les obstacles de celle-ci inhérents au processus de sécularisation, à la société de consommation, aux mouvements se réclamant de « religiosité vague », à la rotation entre religion moderne et religion ancestrale, aux décalages de plus en plus larges entre pays riches et pays acculés à la pauvreté, aux menaces de la mondialisation et j’en passe. Le « Rite congolais du Missel » est à mettre à l’actif de la théologie de libération. C’est de là qu’apparaît une conversion dans la démarche de l’Église africaine, d’une maison de sacrementalisation à celle d’évangélisation en perpétuelle recherche d’un christianisme inculturel qui intègre les valeurs africaines.

L’on n’est pas sans savoir que l’Église catholique tire sa force dans la paupérisation massive que génère et gère la mondialisation parallèlement au voeu de la pauvreté auquel adhèrent ses ministres. Ceux-ci lui abandonnent, à juste titre, leurs biens grâce auxquels elle réunit les ressources nécessaires à la diffusion de la foi chrétienne et l’assistance du pauvre. En tant qu’Église chrétienne et universelle, elle a historiquement contribué à ce que l’un des fondateurs de la sociologie contemporaine, Max Weber avait appelé « Éthique protestante et esprit du capitalisme » comme titre de son ouvrage classique. Nonobstant cette contribution, l’Église catholique romaine opérant dans le contexte du tiers-monde prête facilement le flanc aux seigneurs du capitalisme. Ceux-ci n’hésitent pas de recourir aux exécutions sommaires de ses ouvriers apostoliques, dès lors que le clergé entrave leur expansion à la faveur d’une évangélisation qui promeut l’organisation de la pauvreté et sa résistance à l’exploitation capitaliste. Concrètement, cela est advenu récemment aux Églises de Nicaragua, de San Salvador et de Chili.

Il est inutile de rappeler que l’expansion du capitalisme repose sur le socle de l’aliénation et de l’appauvrissement des forces de travail que constituent les paysans et les ouvriers industriels. La collaboration de l’Église catholique avec le capitalisme à travers son assistance auprès du pauvre aliéné par le système consiste dans les réparations morales de celui-ci afin de calmer sa misère et d’assurer son insertion dans le système. La religion apparaît ainsi, aux yeux de cet autre fondateur de la science sociale moderne, Karl Marx, comme l’opium du peuple. En Afrique, on assiste, au contraire, aux exécutions des apôtres du christianisme par des représentants de sectes syncrétiques et des cultes ésotériques pour des mobiles politiques afin de s’assurer le contrôle de l’appareil de l’État. C’est un cas fréquent révélé notamment au Cameroun, au Congo et ailleurs. En faisant la jonction entre les enseignements de l’Église catholique et le marxisme, l’Église de l’Amérique latine est parvenue à dépasser les limites de son action tolérées par le capitalisme et à dresser le pauvre contre le système à travers l’organisation de la révolution et non de la simple réforme. Le prix en est qu’elle s’expose aux attaques armées d’affameurs du peuple.

Tout autre est le bras de fer entre l’Église et la dictature de Mobutu. Le rejet de cellelà par le « think and tank » de Mobutu intervient au plus fort du régime. En effet, ces empoignades avaient apparu dès lors que le Mouvement Populaire de

la Révolution

(MPR) revendiquait le monopole culturel en prônant la politique de « décolonisation mentale » suivie de l’introduction de la rhétorique de l’authenticité dans l’enceinte des séminaires, l’interdiction des noms chrétiens, la réforme universitaire pour déposséder l’Église de Lovanium et la suspension de l’enseignement des religions dans les écoles. Mobutu avait inauguré le culte de la personnalité en cherchant à être la seule personne adorée par le peuple, à l’instar de

la Chine

et de

la Corée

du Nord d’où il rentrait d’un voyage. Le Cardinal Malula s’était fait prendre dans le drame au point d’être forcé à l’exil à Rome en 1972 et ce, au moment où le régime braquait à droite en optant pour la politique de zaïrianisation. Il était identifié comme le « renégat de la révolution ». Son retour à Kinshasa a sans doute été négocié par l’Église agissant comme groupe de pression mais surtout, le pouvoir à Kinshasa avait capitulé devant la gestion immense de l’infrastructure scolaire qu’il avait arrachée à l’Église. Il n’en demeure pas moins vrai que, de retour à Kinshasa, le Prélat avait exposé sa vie à de nombreux attentats dont le dernier fut fatal. Il avait cependant pris de vitesse l’idéologie de l’authenticité après réification, en devenant le « fondateur du christianisme authentiquement africain », grâce à l’africanisation de la liturgie…On a encore frais dans la mémoire l’accoutrement des Soeurs religieuses conçu dans le style congolais dont l’arrangement des foulards les distinguait des dames ordinaires.

A

la CNS

en 1992, Mgr Laurent Monsengwo avait apporté son savoir-faire, sa dignité sacerdotale pour faire arriver les résolutions de la conférence au plus haut niveau, malgré le sabotage de Mobutu. Sous son leadership, Mobutu était dénoncé quant à sa politique instituant le terrorisme d’État, le nettoyage ethnique et le sabotage économique pour s’assurer le contrôle de l’appareil de l’État. Par ailleurs, le Cardinal Etsou succédant à Malula en 1990 était disposé à collaborer avec Mobutu, dès lors qu’il avait intimé l’ordre au clergé de ne pas se mêler de la politique. Au massacre d’étudiants à l’Université de Lubumbashi (UNILU) en 1990, seule l’Église du Christ au Zaïre (ECZ) a pu confronter Mobutu en publiant une lettre pastorale condamnant l’état chaotique de la situation. Cependant, faisant face aux grands enjeux du Régime de Transition, Etsou n’avait pas hésité de dénoncer les connections entre les francs-maçons belges et

la Scientologie

et leur influence nuisible sur le pays. Il avait, en outre, fait de la lutte pour un État de Droit son cheval de bataille, après avoir dénoncé la recrudescence des anti-valeurs, de la cléptocratie et de la maffia internationale et nationale. Aux dernières élections, c’est à son corps défendant qu’il a rappelé

la CEI

à l’ordre. De même qu’il avait mis en garde le peuple congolais de céder le pays aux étrangers par la voie du vote, ainsi il avait relevé des incohérences dans les résultats publiés et ceux en sa possession.

2. Sous le régime Kabila

L’Église attendait-elle Laurent D. Kabila ? Voilà une question qui s’impose d’ellemême. La main de l’Église semble présente partout, là où ses ouailles sont concernées, leur vie menacée et la paix fragilisée. Elle s’était vue sinon attaquée au front, du moins sacrifier ses membres tombés aux mains des rebellions de Kwilu, de Simbas et du Nord Katanga… et de celle de L.D. Kabila bien que commanditée de l’extérieur. Le désordre qui s’en est suivi n’a pas laissé l’Église indifférente. Sa contribution à l’avènement de la paix au Congo demeure sans précédent, depuis les interventions dans le dialogue inter-congolais jusqu’au désaveu des crimes perpétrés dans l’est du pays à la faveur des rebellions. Sa résistance aux dictatures et aux régimes iniques est légendaire.

Au seuil du nouveau régime, comment les catholiques ont voté est une question de grand intérêt tant pour l’organisation de la pression à exercer sur le gouvernement que pour la nature et le type de collaboration à promouvoir à l’avenir. La réponse à cette question demeure la discrétion du haut-clergé qui possède les données primaires, à considérer les déclarations du Prélat qui n’a ménagé aucun effort pour contester les résultats publiés par

la Cellule

Électorale Indépendante (CEI). En fait, la prophétie du Cardinal Etsou repose, comme l’a fait remarquer le message de

la Conférence

Épiscopale du Congo (CENCO), sur « la vérité comme adéquation de la pensée avec la réalité, conformité de la parole à la pensée, conformité de la parole à la vie ». Une répartition des votes selon l’appartenance confessionnelle mérite attention tant et si bien qu’elle est de nature à positionner l’Église et son oeuvre, le chemin parcouru et ce qui reste à faire. Des estimations statistiques ou des conjectures, avec une grande marge d’erreur, peuvent cependant être tentées, à partir des campagnes électorales des partis qui oeuvraient sous la bannière chrétienne. Entre-temps, les problèmes se sont multipliés… la crise, la misère du peuple, les crimes, la haine tribalistique, le barbarisme, le non-respect de la loi, l’absence de l’éthique du repentir, l’absence d’un État de droit, l’impunité, le pillage et gaspillage des ressources sans oublier les pièges de la mondialisation …

Une nouvelle quête de la théologie de libération et de la pastorale qui lui est associée devrait être mise en chantier, si elle ne l’est déjà et consisterait, à mon humble avis, à insérer davantage Dieu dans le cosmos, tout en s’assurant qu’il demeure une entité distincte ; à vaincre, grâce à l’amour, les malheurs, les iniquités, toutes les formes d’esclavage et à restituer la dignité humaine aux peuples aliénés grâce à la révolution mentale et l’action conséquente. Le « Christianisme en profondeur» s’annonce déjà comme l’Évangélisation de demain, dans un pays qui est à la dérive mais peut-être il serait plus réaliste d’envisager la « re-christianisation » dans un pays qui requiert une refonte totale de la pastorale. Les majorités qui s’inscrivent dans l’horizon de la pastorale nouvelle constituent une constante au Congo et dans les pays similaires. Il s’agit des pauvres, de la jeunesse, des paysans, de la majorité assujettie à l’ignorance et encerclée par des maladies incurables, comme le sida. Sur le terrain, divers problèmes sont pris en compte respectivement par des groupes de prière, des écoles, des oeuvres de bienfaisance, des mutuelles d’entraide etc. L’on peut sérier deux registres des problèmes devant s’inscrire dans la lutte temporelle de l’Église selon sa doctrine sociale: la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et la misère humaine d’une part et d’autre part le recouvrement de la dignité et liberté humaine, la promotion des valeurs sociales et démocratiques dans un État de droit…

3. L

'Eglise et le peuple de Dieu du Congo

L’évaluation de l’action de l’Église, mieux de l’évangélisation, après 47 ans d’indépendance est une gageure. Comment évaluer cette action surtout lorsque l’on sait que ce n’est plus au nombre de baptêmes ou d’eucharisties (43,8% de la population congolaise sont catholiques en 2004) que celle-ci peut être dûment appréciée? En d’autres termes, des 23.673.000 baptisés, combien sont pratiquants? On ne connaîtra peut-être jamais le chiffre, car c’est une affaire privée. C’est là que le bas blesse et l’on mettrait le doigt sur un problème réel des ecclésias dont la bureaucratie s’interpose comme un écran entre l’adepte et le clergé. Pour donner une idée de la distance que creuse la bureaucratie entre le fidèle et le clergé, il existe un prêtre disponible pour plus de 9.000 chrétiens en 2004. Cette distance est certes infléchie par des religieux non-prêtres et par les groupes de prière.

L’on devrait plutôt considérer de nouveaux critères qui mettent en avant l’efficacité de l’évangélisation et son impact sur les conduites des chrétiens, et comment en pratique l’intégration de Dieu, César et le Peuple est réalisée. Du coup cela apparaît plus complexe notamment lorsque l’on réalise qu’il s’agit d’isoler l’évangélisation d’autres variables secondes qui interfèrent avec elle, comme la bonne morale, les coutumes et traditions, les bons exemples… et j’en passe. C’est d’autant plus complexe que, 47 ans après l’indépendance, la libération autant culturelle que politique et économique n’a pas eu lieu, plus grave, ses chances mêmes de réalisation s’amenuisent… si elle n’apparaît pas elle-même comme une chimère! La dépravation des moeurs de ces 47 années dernières, particulièrement dans les rangs de l’élite, désillusionne toutes les bonnes volontés qui s’attèlent à changer les mentalités, les attitudes et les conduites des chrétiens fabriqués par les régimes politiques auxquels l’Église catholique n’avait pas manqué de prêter main forte.

La trilogie corruption, kleptomanie et clientélisme s’est installée à demeure, comme un réflexe conditionné, dans les comportements des élites chrétiennes. Elle a conduit à des crimes/péchés sans précédent dans l’histoire récente du Congo, des massacres fratricides au pillage des ressources en passant par l’inversion des valeurs morales, mieux, de la catéchèse. A ces péchés engendrés par les régimes s’ajoutent ceux liés aux exigences sociomédicales comme les avortements et l’usage des préservatifs dans un environnement infesté du virus de sida. Le péché se généralise, s’institutionnalise et se globalise et impose une évangélisation d’échelle… c’est une course contre la montre! Il existe pourtant ici et là de bons chrétiens, de vrais chrétiens, ceux-là mêmes qui assument la valeur fondamentale du christianisme qu’est l’amour du prochain. Cette communauté est certes auréolée par des saints potentiels, notamment la béatification d’Anuarite, de Bakandja. C’est dans cette communauté que se recrutent les meilleurs serviteurs du Seigneur et de César. C’est à cette communauté chrétienne qu’Etsou avait adressé le testament de l’unité dans la foi pour sauver le pays.

L’église du Congo fait face aussi à ses propres problèmes, sinon à ses propres contradictions qui refreinent l’efficacité de son action pastorale : la déperdition des vocations (les inscriptions dans les séminaires déclinent en Afrique, en Amérique et en Europe, excepté l’Asie), la bureaucratie, des conflits hiérarchiques et l’administration interne, le célibat du clergé et des problèmes connexes comme la pédophilie, la restructuration pour une meilleure adaptation à l’environnement actuel, les menaces d’implosion etc. L’un de paradoxes de l’Église catholique (romaine, anglicane ou orthodoxe) réside dans sa gestion non démocratique dans un environnement global qui exige de plus en plus la démocratisation de grands ensembles ou formations politiques. La désignation du prochain Cardinal au Congo, sinon dans la région (Congo-Burundi) en est une illustration. Au St Siège à Rome, l’Église a réussi à évincer le communisme, par exemple, mais, objectent les critiques, elle ne s’est pas départie de sa propre organisation même qui est bâtie sur le modèle communiste, sans jamais donner dans la démocratie.

Dans le même ordre d’idées, la forte centralisation, l’oligarchie de l’Église catholique et son impérialisme latent expliquent l’intolérance de la libéralisation de l’évangile en son sein au même titre que celle des autres religions, malgré les progrès réalisés depuis par l’oecuménisme. Il en découle un étouffement suivi de marginalisation des initiatives qui défient la hiérarchie et qui, aux yeux de l’église, ne peuvent être identifiées que comme des courants hérétiques auxquels s’appliquent les mesures de répression sous forme d’excommunion ou d’exil forcé à Rome. Pour ne citer que deux cas, le RV Père Lufuluabo était frappé par cette dernière mesure à la suite de son Anti-sorcier face à la science et avant lui, le RV Père Tempels connu pour sa Philosophie Bantoue et sur le terrain, pour l’initiation du mouvement spirituel « Jamaa » qui revendique le christianisme inculturel avant la lettre. Plus près de nous, le repli du Cardinal Malula à Rome dont les efforts d’élargir l’autonomie de son Église l’avaient placé en porte-à-faux sur le pouvoir local avait amené le St Siège à le rappeler. Il est vrai que la hiérarchie de l’église ne laisse pas l’initiative à l’adepte ni au clergé au bas de l’échelle de disposer de la bible à leur guise, d’en assumer une interprétation personnelle. Des exemples abondent. Des ministres sont allés, faute de promouvoir et de gérer leur charisme spolié au sein de la grande église, élire domicile ailleurs et accéder ainsi à leur maturation, constituant ainsi une source évidente de syncrétisme. 

A son aboutissement ultime, la hiérarchie de l’église chrétienne universelle en général cède sa responsabilité à un médium, Dieu fait homme ou sa maternelle,

la Sainte Vierge.

Ce qui est synonyme d’opter pour la non-responsabilité devant Dieu, à la différence par exemple du Judaïsme. Cette psychanalyse des églises tendrait à attribuer l’indolence prononcée de la foi dans les églises qui monnayent avec la hiérarchie la responsabilité de l’adepte devant Dieu. Ce qui expliquerait notamment la désertion massive des Ecclésias, la prolifération des églises indépendantes et surtout l’apparition sur l’échiquier africain des églises de réveil spirituel depuis la fin de la guerre froide. Celles-ci sanctionnent l’échec de grandes églises complices des pouvoirs établis et des doctrines conservatrices du développement. A contrario, elles proposent des « vraies » alternatives en propageant une nouvelle foi fondée sur l’apocalypse (ou révélation) et la résurrection et en créant des brèches dans le mythe du développement. Faut-il aussi voir dans la prolifération des églises indépendantes en Afrique, la recherche d’une solution raciale à la problématique qui met en cause, d’une manière ouverte, une révélation et une humanisation qui seraient limitées exclusivement à la race blanche ? (Achille Mbembe)

Des lettres pastorales ont capturé et continuent à capturer, par moments, les problèmes majeurs de la société congolaise et leur étude contiendrait une moisson d’information. Elles ont dénoncé et condamné tour à tour la surexploitation du peuple suivie de sa déshumanisation et les crimes des régimes politiques au Congo, la rupture de la paix de ces dernières années, voire le phénomène Bush et la maffia internationale etc. Elles peuvent avoir eu un impact limité du fait qu’elles s’adressent principalement à la classe intellectuelle chrétienne de par la langue française qui en constitue le moyen d’expression privilégié d’une part et d’autre part, compte tenu d’une ankylose structurelle de l’église même liée à sa complicité latente ou manifeste avec le pouvoir établi.

En guise de conclusion, la collaboration des sciences sociales est sans doute requise : la sociologie des groupes restreints, les statistiques scolaires, les statistiques électorales, la survie des ménages peuvent procurer une assistance à la stratégie d’Évangélisation. La recherche appliquée à laquelle s’attèle certes

la Commission Episcopale

pour l’Évangélisation et épaulée par des centres de formation divers est irremplaçable mais beaucoup reste à faire dans le domaine de la restructuration de l’Évangélisation et l’approfondissement du dialogue permanent avec le pécheur, le pauvre, l’insurgé, le pervers ; dans celui de l’intervention de l’histoire où le salut et la libération interfèrent pour un nouvel entendement de la vie ; en rapport avec l’analyse par les sciences sociales qui peuvent éclairer de manière réfléchie les choix politiques, les formes de la lutte de libération et comment fonctionnent le capitalisme et la mondialisation ; et enfin, au regard de l’analyse de la pratique afin de saisir les nuances relatives aux expériences chrétiennes confrontées sur le terrain concret.

Dénoncer le mal, le péché comme le font si bien les lettres pastorales, ne suffit pas mais plus importante est la solution à envisager pour contrer ce mal. L’Évangélisation devrait s’employer à montrer la voie à suivre dans ce domaine. Elle donne souvent l’impression d’avoir démissionné au moment crucial où des solutions concrètes sont recherchées.

© 2007 André M. Kabamba

C.C.A
Congres des Congolais d' Amerique
E-mail: congresdescongolais@yahoo.com
Yahoogroup: http://groups.yahoo.com/group/congres-des-congolais-amerique

Posté par CDF Afrique à 10:14 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Congo-Kinshasa: Le 30 juin à Kisangani, les ministres et assimilés vont jubiler et les fonctionnaires trimer !

kisanganiCongo-Kinshasa: Le 30 juin à Kisangani, les ministres et assimilés vont jubiler et les fonctionnaires trimer

Selon les informations en provenance de Kisangani, chef lieu de la province Orientale, on met les bouchées doubles pour que la fête de ce 30 juin n'ait rien à envier aux autres.

 

Ville pas très sale comme Kinshasa, les bourgmestres de six communes de Kisangani sont mis à contribution pour veiller à la salubrité, quand on sait que tout Kinshasa va faire le déplacement de la ville martyre. Sur place, se trouvent déjà le ministre d'Etat Denis Kalume de l'Intérieur et le conseiller principal du Chef de l'Etat chargé des Infrastructures, Kimbembe Mazunga.

 

Le Chef de l'Etat n'y est attendu que le samedi même.

A Kinshasa où va rester certainement le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, François-Joseph Nzanga Mobutu les choses ne semblent pas évoluer normalement. Pour ne parler que du Boulevard triomphal où se déroulera le traditionnel défilé de circonstance, les premiers poteaux et autres barres de fer qui forment la tribune n'ont été déposés sur le site que hier soir. A deux jours de l'événement, avec des agents fonctionnaires non payés, nous doutons que la tache ne soit aisée. A moins de recourir à tout ce qu'on peut imaginer, par exemple les gaver de nourriture pendant les deux jours, en leur versant le cachet spécial de circonstance.

Si les membres de gouvernement, du parlement, de la présidence retenus pour le voyage de fête vont jubiler pour des raisons évidentes, tel ne sera malheureusement pas le cas pour les autres salariés de l'Etat. Jusque mercredi soir aucune information ne circulait autour de la paie des agents et fonctionnaires de l'administration publique. Ils vont fêter eux en allant se précipiter sur la boisson et autres casse- croûte qui seront distribués à travers les communes. Non ! On aurait mieux fait de leur payer leurs salaires, chacun devant s'organiser avec son argent chez lui, en parlant de l'Indépendance à ceux qui n'étaient pas encore à l'âge adulte.

Il n'est pas trop tard pour récupérer. Si les ministres de Finances, du Budget et de

la Fonction

publique, n'y avaient pas songé, c'est vraiment bien dommage. La fête du 30 juin

2007 a

été préparée depuis des mois. L'enveloppe a été divulguée mais personne n'a songé à prévoir que les fonctionnaires aussi fêtent, même avec leur propre argent. Qu'elle méchanceté !

© La Prospérité (Kinshasa)
29 Juin 2007 - Publié sur le web le 29 Juin 2007

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Festivités du 30 juin 2007 ?

okapiKomanda : une mère violée et tuée, les femmes boycottent les fêtes du 30 juin
Les femmes de cette localité, située à

75 kilomètres

au Sud de Bunia, ont ainsi exprimé leur mécontentement face à la mort d’une mère de six enfants. Le corps de la victime a été trouvé la nuit du 29 juin dans son champ. Elle avait été tuée après avoir été violée, rapporte © radiookapi.net -01/07/2007 12:16

Mbandaka : les députés provinciaux décident de boycotter les cérémonies du 30 juin
Ils veulent ainsi protester contre leurs arriérés de salaires pour janvier, avril et mai. Ils disent, par exemple, que seulement la moitié des émoluments d’avril leur ont été envoyés. À l’issue d’une rencontre de concertation, les 3 présidents des 5 commissions permanentes de l'Assemblée provinciale ont opté pour le boycott, rapporte
© radiookapi.net - 29/06/2007 18:56

Kisangani : 2 morts et 10 blessés, bilan des manifestations de l'indépendance
Une fillette écrasée par le cortège du chef de l’Etat, un pilote de la force aérienne tué dans un crash et une dizaine de personnes matraquées par la police. Ces incidents ont marqué le 47è anniversaire de l’indépendance ce 30 juin 2007, rapporte © radiookapi.net - 01/07/2007 08:53

© TIRE DE REVUE DE

LA PRESSE DC


http://dc-kin.com/presse.html

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Les accusations du héros d'Hotel Rwanda" contre le FPR sont des "ouï-dire" ?

hotel_rwandaMesdames,
Messieurs,

Toute personne, toute organisation qui réfute le bien–fondé des accusations et/ou déclare que les accusations de Paul Rusesabagina reposent sur des ouï-dire devrait demander qu'une enquête indépendante soit mise sur pied pour en clarifier les faits. Nous trouvons choquant le silence de l'ONU, le silence du Conseil de Sécurité de l'ONU et des ONG qui ont travaillé et au Rwanda, dans les camps de déplacés, dans les prisons puis dans les camps des réfugiés en Afrique Centrale, RDC, Burundi, République du Congo et en Afrique de l'Est en Tanzanie, en Uganda, au Kenya, etc. et dans les pays de l' Afrique Australe.

Durant leur séjour dans ces endroits ci haut cités, ils ont pu se rendre compte de la situation réelle des violations des droits de l'homme, et des crimes dont sont responsables les dirigeants du FPR. Jusqu'aujourd'hui, il n'y a pas de pression de leur part pour que le Conseil de Sécurité prennent des mesures visant à protéger les Rwandais, victimes de ce silence que nous n'hésitons pas à qualifier de criminel.

En fin de compte, s'il fallait répertorier tous les crimes commis par les Nazis pendant la seconde guerre mondiale, l'on se rend compte que, non seulement le FPR a fait la même chose s'il fallait examiner le  caractère systématique de ces crimes, le FPR a utilisé les mêmes méthodes mais aussi est allé trop loin pour en faire sa marque déposée. Ce ne sont pas les preuves qui manquent. C'est pour cette raison que nous lançons un défit à toutes ces ONGs pour que le mal soit combattu si elles veulent /souhaitent que leur crédibilité ne soit plus mise en cause (problème soulevé à La Haye lors de conférence organisée par Dallaire, lui aussi mis en cause dans le dossier rwandais). Ce ne sont pas les témoins oculaires qui manquent, ils sont recueillis beaucoup de témoignages à ce sujet.

Les Nations unies et la communauté internationale doivent mettre un terme à leur complicité silencieuse et résoudre le problème rwandais reposant tout pour tout sur l'impunité dont jouit actuellement le FPR, son armée et sa milice. 3.500.000 morts, c'est trop. Nous ne parlons pas de 3.500.000 dollars, nous parlons de 3 millions et demi d'êtres humains dont leur vie a été mis fin selon la volonté de Paul Kagame (mouillé jusqu’au cou dans l’utilisation de la torture) de son FPR qui ont utilisé toute une série de moyens de torture dont l'akandoya, de moyens de mise à mort y compris le gendercide, le SIDA , enterrement des personnes vivantes, le fait de forcer les victimes à s'entretuer, le fait de faire manger les foetus à leurs parents après que la mère ai été éventrée. Rusesabagina n'a pas dit Ca. Mais qui prend ce procureur au sérieux? Toutes ces crimes ont été commis dans les préfectures de Byumba (Kinihira), et de Ruhengeri.

S'il faut combattre tous les obscurantismes, tous les crimes, il ne faudrait pas faire exception pour les criminels du FPR. Si Rusesabagina était membre du FPR, on verrait immédiatement en lui le procureur qui sommeille ou qui l'invite chaque fois que de besoin pour enfoncer encore plus les accusés tout simplement parce qu'ils sont nés Hutus. Combien de fois a-t-il été invité pour éclairer le TPIR? Et pourtant, cette tragédie, il l'a vécue. Son problème est un problème que rencontrent la majorité des Rwandais : être Rwandais et avoir refusé d’être membre du FPR être Rwandais et  ne pas être sympathisant du FPR. Voilà le pourquoi de l'acharnement de ce procureur, homme de paille de Paul Kagame décidé à servir de mégaphone pour les criminels du FPR et qui s’acharne contre Rusesabagina, cet homme intègre reconnu comme tel par les Rwandais. Ce procureur  est payé pour Ca et doit mentir pour Ca. Nous voulons que la situation au TPIR change et que les criminels du FPR soient poursuivis pour les actes commis contre les Nôtres.  Les survivants des crimes du FPR ne rient plus. Ils se contentent de sourire. 

© Jean-Christophe Nizeyimana,
Secrétaire Exécutif a.i et Porte-parole de l’Association INTABAZA.

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Bemba répond à Kabila

Bemba7Bemba répond à Kabila : 

« Nous n’avons pas pris les armes hier de gaieté de cœur. Le Congo a aujourd’hui besoin de paix et non de guerre »

Dans une interview accordée à la télévision publique belge francophone (RTBF), depuis le Portugal, Jean-Pierre Bemba réaffirme son vif désir de rentrer à Kinshasa, moyennant toutefois des garanties de sécurité tant pour lui-même que pour l’ensemble des membres de l’opposition. Il tire par ailleurs la sonnette d’alarme sur la « dérive dictatoriale » en RD Congo.

Modéré. Posé. Combatif. Ces épithètes semblent résumer l’image que l’ancien vice-président et sénateur élu Jean-Pierre Bemba Gombo a donné tout au long de l’entretien qu’il a eu avec le journaliste Philippe Lamair de

la RTBF. Le

document a été diffusé au cours du journal télévisé de vendredi 29 juin. Le leader du MLC a pris du poids. Au sens propre. Parti de Kinshasa le 11 avril dernier à destination de Lisbonne avec femme et enfants, « Jean-Pierre » avait pris l’étrange engagement auprès de son adversaire politique Joseph Kabila – sous la facilitation de la communauté internationale - de ne faire aucune déclaration politique durant son « exil médical » au Portugal. Durant deux mois et une vingtaine de jours, le chef de l’opposition congolaise s’est astreint à une sorte de « mort politique ». Comment ne pas le dire ainsi quand on sait que les gouvernants sont jugés sur base de leur action. Les opposants, eux, sont évalués à travers leur discours. La sortie médiatique de Bemba était à la fois souhaitée et attendue. Pour cause, dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » n°2424, daté du 24-30 juin 2007, Joseph Kabila a dit haut et clair sa volonté de traduire en justice son ex-challenger auquel il impute des faits gravissimes. A savoir d’avoir voulu non seulement faire un coup d’Etat mais aussi d’attenter à sa vie. « En tant que chef de l’Etat, je n’en fais pas une affaire personnelle. Mais il faut que la justice passe », a déclaré « Joseph ».

Etat démocratique ou dictature ?

Bemba y voit une volonté, pour le pouvoir, de museler toute forme d’opposition. Il relève au passage l’insécurité dans laquelle évoluent les membres de l’opposition. « Je me pose la question de savoir si le Congo s’achemine réellement vers un Etat démocratie ou assiste-t-on à l’installation d’une autre forme de régime», s’est-il interrogé. « Vous voulez dire, une dictature ? », relance le journaliste. « Si ce n’est pas une démocratie, ça ne peut être qu’une dictature », réagit-il. Lamair de revenir à la charge. Y a-t-il des prémisses qui lui font craindre que... « Il y a d’abord l’absence de la liberté d’opinion, d’expression et d’aller et de venir. Il y a ensuite l’insécurité dans laquelle évolue l’ensemble des membres de l’opposition. Je me pose des questions ». Quand compte-t-il rentrer à Kinshasa ? « J’aimerais rentrer le plus tôt possible. A la condition que l’opposition jouisse des garanties de fonctionner dans un espace politique. Si ces garanties sont réalisées, il ne se posera aucun problème pour mon retour ». Va-t-il reprendre les armes au cas où il lui serait impossible, dans les jours à venir, de jouer son rôle d’opposant dans un système démocratique ? « Nous n’avons pas pris les armes de gaieté de cœur. Le recours aux armes a été l’ultime solution. Après les efforts consentis par les Congolais et la communauté internationale, il me paraît impensable de relancer une lutte armée. Je crois que le pays a aujourd’hui besoin de paix et non de guerre ».

La démocratie

Considère-t-il Joseph Kabila comme un ennemi, un adversaire politique ou un partenaire pour redresser le pays ? « J’ai travaillé avec le président Kabila, en tant que vice-président de

la République

, pendant trois ans.

Dans une démocratie, il est le chef de l’Etat et nous appartenons à l’opposition. Le pays ne peut pas fonctionner avec l’un sans l’autre. Dans un système démocratique, je souhaiterais simplement, en tant qu’adversaire politique, qu’on puisse, dans l’observation des règles du jeu, respecter les uns et les autres. Je crois que dans le respect mutuel, nous pourrons arriver à construire – non pas pour le bien de Jean-Pierre Bemba ou de Joseph Kabila – pour l e bien de la population congolaise. C’est le plus important ». Il y a sept mois, il était inimaginable que le premier média public de

la Belgique

francophone accorde quelques minutes d’antenne en « prime time » à Jean-Pierre. « On veut me diaboliser », avait déclaré celui-ci dans un entretien avec le quotidien bruxellois « Le Soir » daté 27 juin 2006. Sans vouloir tirer des conclusions hâtives, il apparaît que l’état de grâce dont jouissait Kabila au lendemain de sa prestation de serment est désormais finie tant au niveau de l’opinion congolaise que de la communauté internationale. Dans les milieux diplomatiques occidentaux à Kinshasa, Joseph passe désormais pour un dirigeant devenu « fou » après sa « victoire ». Arrogant et cassant, l’homme est devenu, dit-on, inaccessible au téléphone même pour ceux qui l’ont fait roi.

Missions régaliennes

Selon des sources, l’ambassadeur belge en RD Congo, le chrétien démocrate flamand Johan Swinnen, attendrait désespérément d’être reçu par le « président élu ». Le diplomate aurait introduit sa demande d’audience vers …mi-décembre 2006. Dans l’entretien avec « Jeune Afrique », Kabila s’est montré particulièrement « talentueux » dans l’art de se tirer des balles dans les pieds en s’en prenant à

la Banque

mondiale, au Fonds monétaire international ainsi qu’à

la Mission

de l’ONU au Congo. S’agissant de

la Mission

onusienne, il a eu ces mots : «

La Monuc

joue un rôle essentiel. Mais elle doit être beaucoup plus efficace. Quand on voit ce qui se passe à l’Est du pays, où sont concentrées 80% de ses forces, on se pose mille et une questions. Si

la Monuc

ne devient pas plus active, si elle n’obtient pas de meilleurs résultats sur le terrain, si le Conseil de sécurité ne lui donne pas des instructions en ce sens, sa présence même n’aura plus peu à peu sa raison d’être. Déjà, les populations de l’Est se demandent parfois à quoi elle sert ». Dans une déclaration à la presse, mercredi 27 juin, le porte-parole de

la Monuc

, Kémal Saïki, a réagi énergiquement en rappelant que « la protection des populations civiles était de la responsabilité première du gouvernement congolais ». Ajoutant que « les casques bleus étaient prêts à assister l’armée, mais que les autorités congolaises devaient remplir leur devoir de protection vis-à-vis de la population ». L’initiative de

la RTBF

serait-elle un épiphénomène ou marque-t-elle le début d’une prise de conscience, par la "communauté internationale" , du danger que court

la RD Congo

de sombrer dans une « dictature kabiliste » après des années de « dictature mobutiste »?

© B. Amba Wetshi

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Des cérémonies pour l'indépendance du Congo

Vidéo - Des cérémonies pour l'indépendance du Congo 

http://www.rtbf.be/video/jt/index.htm?jt=CONDUITEJT_2007070119_SKYNET&seq=18

© Mara M. Basaula-Divididi
The Netherlands

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Manifestations du 30 juin 2007 au Kasaï Oriental

KasaiManifestations du 30 juin 2007

Dans le cadre de la commémoration du 47ème anniversaire de l’accession de

la RDC

à l’indépendance, la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental), a été honorée de la présence du ministre d’Etat en charge de l’Agriculture, Pêche et Elevage, François-Joseph Nzanga Mobutu. Les manifestations ont été célébrées sous le signe de la décentralisation. A cette cérémonie, le ministre d’Etat a représenté le président de

la République

, Joseph Kabila .


Il était 10 heures 30 minutes, heure de Mbuji-Mayi lorsque le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, François-Joseph Nzanga Mobutu, a débarqué le samedi 30 juin au chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. A sa descente d’avion, il a été accueilli par le gouverneur Joseph Ngoy Kasanji, des autorités militaires de la place, des chefs coutumiers, des membres de l’Union des démocrates mobutistes et tant d’autres personnalités de la capitale diamantifère.

Dans cette partie du territoire national, Nzanga Mobutu a, au nom du chef de l’Etat, présidé du haut de la tribune érigée pour la circonstance, le défilé organisé à l’occasion des 47 ans d’indépendance de notre pays. Témoin de l’événement : le chef de la division de

la Monuc

en poste à Mbuji-Mayi.

Il a fallu attendre 11 heures 30 minutes pour que le défilé commence. Au premier plan, on a aperçu les unités de

la Police

nationale et celles des Forces armées de

la République

démocratique du Congo. Hormis ces agents de l’ordre, les travailleurs des entreprises publiques et privées, les fonctionnaires de l’Etat et tant d’autres catégories socioprofessionnelles ont pris également part à cette cérémonie. Et cela, au rythme de la fanfare des éléments de la 5ème Région militaire.


De son côté, l’autorité provinciale du Kasaï Oriental a remercié ses collaborateurs pour avoir réussi une forte mobilisation. Tout s’est terminé sur une note gaie de

la Société

civile, avant le dîner offert aux hôtes de marque en la résidence du gouverneur Ngoy Kasanji.

Par ailleurs, le ministre d’Etat a reçu en audience dimanche avant son retour à Kinshasa, les doléances de plusieurs personnalités de la province. Un séjour qui valait la peine pour tester le degré de confiance de la population de Mbuji-Mayi à l’égard du gouvernement central.

© Albert Tshiambi

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005

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Héros méconnus de la seconde guerre mondiale

Monde_DiploArchivesJuin 2007
Héros méconnus de la seconde guerre mondiale

« Sur ces mains, je vous apporte tout ce que nous sommes, tout ce que nous pouvons (1). » C’est ainsi qu’Albert De Vleeschauwer, ministre belge des colonies, s’adresse au premier ministre britannique Winston Churchill le 10 juillet 1940. Le « nous » en question désigne le Congo et non pas

la Belgique

, alors envahie par l’Allemagne et dont le gouvernement s’est exilé à Londres. Près de 85 % des ressources dont ce gouvernement disposa pendant la guerre lui viendront de son joyau colonial. « D’une manière générale, le poids de

la Belgique

dans la guerre a été largement le poids du Congo
(2) », commente l’historien Jean Stengers, et de ses immenses ressources minières. Pourtant, le rôle stratégique de ce pays d’Afrique centrale durant la seconde guerre mondiale demeure largement occulté. Ce silence paraît d’autant plus injustifié que les conditions d’engagement du Congo aux côtés des alliés vont durablement influencer son histoire après 1945.

L’implication de la colonie dans le conflit est multiple. Malgré les réticences du roi Léopold III, attaché au principe de neutralité, plusieurs accords commerciaux et financiers sont conclus avec le Royaume-Uni entre le 21 janvier 1941 et octobre 1944 (3). L’accord britanno-belge du 21 janvier 1941 consacre même l’inclusion du Congo et du Ruanda-Urundi dans la zone sterling. « Avec celui du 5 octobre 1944, estime Stengers, on peut affirmer que le franc belge s’est aligné sur le franc congolais (4). » Sur le terrain, les troupes congolaises se battent en Abyssinie (Ethiopie), où elles remportent de nombreuses victoires sur les Italiens : Assossa (11 mars 1941), Gambela (23 mars 1941), Saïo (3 juillet 1941). Elles font quinze mille prisonniers, dont neuf généraux. Après la capitulation italienne,

la Force

publique – nom donné à l’armée du Congo – mobilise treize mille soldats et civils afin de combattre en Afrique de l’Ouest contre certaines colonies françaises demeurées fidèles à Vichy. Une partie du corps expéditionnaire déployé en Afrique de l’Ouest est convoyée au Proche-Orient ; les premiers contingents arrivent, le 18 avril 1943, à Suez ; une brigade est déployée en Palestine. Une antenne médicale, composée de trois cent cinquante soldats congolais encadrés par vingt officiers européens, se distingue en Abyssinie et en Somalie (1941), à Madagascar (1942), aux Indes et en Birmanie (1943-1945).

Le Congo est aussi le point de passage des troupes alliées : un camp militaire britannique est installé à Kalemie, près du lac Tanganyika, afin d’organiser les convois vers le Kenya. En 1942, une garnison américaine s’établit à Léopoldville (Kinshasa), près de l’aérodrome de Ndolo, afin d’acheminer du matériel et du carburant au Proche-Orient.

Mais, pendant que les soldats congolais combattent pour préserver les intérêts commerciaux, économiques et industriels belges, l’ordre colonial mobilise de redoutables forces de répression afin de mater les populations locales contestataires. Travaillant dans des conditions très difficiles, les civils sont durement réquisitionnés pour des travaux agricoles, industriels et aussi pour le portage (5) du matériel militaire. Ils jouent ainsi un rôle stratégique. Le 4 décembre 1941, les ouvriers noirs de l’Union minière du Haut-Katanga déclenchent un mouvement de revendications salariales. Les autorités répliquent : une fusillade fait soixante victimes. Deux mois plus tôt, la grève du personnel européen, le 13 octobre, n’avait pas été réprimée. Le colonisateur crée alors des colonies agricoles pour relégués dangereux à Ekafera (province de l’Equateur) et à Punia (province de Maniema). En 1945, le Congo belge compte plus de cinq mille relégués dont plus de trois mille pour des motifs politiques.

A l’issue du conflit,

la Belgique

se rend à l’évidence : par son sang versé au champ d’honneur, par son ardeur au travail et ses innombrables sacrifices, le peuple congolais a permis à la métropole de se compter parmi les vainqueurs. Bruxelles évalue forfaitairement à 4 milliards de francs belges de l’époque (750 millions d’euros) la « dette de guerre ». Ainsi sont créés en 1947, l’Institut pour la recherche scientifique en Afrique centrale et le Fonds du bien-être indigène (FBI). Le gouverneur général Pierre Ryckmans critique sévèrement les orientations du FBI qui ne permettent pas le développement économique et social du Congo.

C’est au cœur de ces multiples contradictions que s’aiguise la conscience politique des Congolais et des Africains, ouvrant la voie aux indépendances à partir de 1957-1958. Abasourdis par l’ampleur de la débâcle des armées belge et françaises, impressionnés par les secours – militaires, économiques et financier – qu’ils apportent aux métropoles afin qu’elles se relèvent, les Africains puisent dans les événements la détermination de se libérer du joug colonial. Il est significatif que certains anciens combattants congolais jouent un rôle de premier plan peu avant et après l’indépendance en 1960 : Gaston Diomi, Pierre Canon et Victor Lindula, assistants médicaux, qui ont servi en Birmanie, sont élus bourgmestres (maires) à la fin des années 1950, respectivement à Ngiri-Ngiri et à Lingwala (Saint-Jean), à Léopoldville et à Jadotville (Likasi). En 1958, Gaston Diomi participe à la conférence panafricaine d’Accra (Ghana), en compagnie de Patrice Lumumba et de Joseph Ngalula. En 1960, il est élu vice-président du gouvernement provincial de Léopoldville. Tel est le cas aussi de Louis Bobozo, d’Eugène Ebeya et de Norbert Muke-Masuku, qui, après avoir combattu en Abyssinie, servent dans l’armée nationale congolaise après l’indépendance.

Les manuels d’enseignement traitent peu de l’engagement du Congo dans la seconde guerre mondiale et de l’influence que cette implication a eu sur l’émancipation de ses habitants. En outre, la combativité des troupes africaines n’y est évoquée qu’à travers les qualités de leurs officiers européens, reflétant la culture de ségrégation qui gangrenait

la Force

publique. On minimise aussi l’effort de guerre consistant en souscriptions volontaires au Congo (comme dans certaines colonies françaises), après juin 1943. Au Congo, de telles initiatives ont fleuri dans les paroisses catholiques de Léopoldville. Les sommes collectées ont atteint un montant de 70 000 francs belges (environ 13 000 euros), comme aide aux sinistrés de Belgique (6).

Dès 1943, le gouverneur général Ryckmans déclare devant le Conseil du gouvernement : « Comme nous, les indigènes ont travaillé pour la guerre. Ils en ont souffert plus que nous. Le solde est une créance sur l’avenir à laquelle

la Belgique

devra faire honneur (7). » Pourtant, jamais les transferts de fonds de Bruxelles vers Kinshasa n’ont été à la hauteur de la dette contractée. Et la contribution du Congo à la victoire des alliés comme la bravoure de ses soldats demeurent encore trop méconnues du grand public.

Anicet Mobé Fansiama
Chercheur en sciences sociales, membre du collectif des intellectuels congolais Défis.

(1) Jean Stengers (sous la dir. de), Le Congo belge durant la seconde guerre mondiale, Académie royale des sciences d’outre-mer, Bruxelles, 1983, p. 11.

(2) Ibid.

(3) J. Wertz, « Quelques aspects de l’organisation financière du Congo belge et du Ruanda-Urundi », dans Encyclopédie du Congo belge, tome III, Editions Bieleved, Bruxelles, 1953, p. 582.

(4) Jean Stengers, op. cit.

(5) Le portage est une forme de travail forcé particulièrement meurtrière qui oblige les victimes à transporter, sur de longues distances et dans des conditions très pénibles, des charges pourvant aller jusqu’à quarante kilos. Cf. Nadège Paquier et Diane Tiedemann, « La colonisation du Congo » (PDF), gymnase Auguste-Piccard, 2006.

(6) François Bontinck, « Les missions catholiques à Léopoldville durant la seconde guerre mondiale », dans Le Congo belge durant la seconde guerre mondiale, op. cit., p. 408-409.

(7) Pierre Ryckmans, Messages de guerre, Larcier, Bruxelles, 1945, p. 165.

Supplément République démocratique du Congo

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