05 juillet 2007
Qui a tué Serge MAHESHE ?
Voici la version des faits des familles MULIMBI et MUHIMA,
deux témoins oculaires des faits.
Soumis par JEUNESSE
DU MONDE le Mar, 03/07/2007 - 12:39
Droits
de la personne | Kinshasa
En date du 13 juin aux environs de 20h00’, Serge Maheshe de
retour de son travail, est passé prendre son ami Serge MUHIMA à son domicile,
afin qu’ensemble ils aillent déposer leur contribution pour le mariage de leur
ami commun Alain Mulimbi qui devait se marier le vendredi suivant, càd le 15
juin.
Au moment de se séparer (de quitter la résidence des parents
d’Alain qui est située sur la route menant vers « le corps de la paix » à
partir « des feux rouges »), Alain les a raccompagnés jusque devant le véhicule
où ils sont restés quelques minutes debout en train de blaguer avant que 2
individus en provenance de la route menant vers « le corps de la paix »
n’arrivent et les dépassent sans rien leur dire comme si de rien n’était.
Quelques instants après ces mêmes individus ont alors fait irruption devant eux
venant de côté opposé, càd de la route menant vers la place appelée « les feux
rouges ». L’un deux leur demanda de se mettre par terre tout en chargeant directement
son arme ; l’autre n’en avait pas.
C’est alors que l’un des trois jeunes garçons demanda ce qu’ils avaient fait
pour qu’ils se mettent par terre. Celui qui était armé réitéra l’ordre de se
mettre par terre sans rien demander : ni argent, ni identité,….
Serge Maheshe qui avait un handset tenta d’appeler la base
Monuc pour signaler les faits. la Monuc
A ce moment, un premier coup de balle fut tiré. Serge Muhima se jeta dans un
caniveau pendant qu’ Alain Mulimbi se cacha sous le bus de
Les deux amis qui s’étaient cachés entendaient Serge Maheshe demandait ce qu’il
avait fait, que les malfaiteurs pouvaient prendre tout ce qu’il avait, argent,
téléphone,…..Un deuxième coup a été tiré et un des deux malfaiteurs se mit à
tirer Alain par les pieds pour le faire sortir en dessous du bus.
Un troisième coup fut tiré et Alain qui avait résisté et donc toujours sous le
véhicule vu les pas des malfaiteurs s’éloigner. Ces derniers ne semblaient même
pas être pressés.
Alors Alain sortit de sous la voiture et se mit à appeler les deux Serge.
Serge Muhima sortit du caniveau et avec Alain ils constatèrent que Serge gisait
par terre.
Alors ils appelèrent à l’aide et les voisins qui avaient entendu les coups de
feu ont accouru.
Serge et Alain ont alors emmené Serge Maheshe à l’hôpital
général de Référence. A ce moment là, Serge Maheshe délirait et saignait
abondamment. Avec eux, était un médecin, Dr Zozo, qui loge dans le même enclos
qu’Alain. la Monuc la Monuc
Arrivé à l’hôpital, Serge Muhima a alors avisé les autorités, notamment ceux de
Après ces coups de téléphone, il a retrouvé Alain devant la salle des urgences
qui pleurait déjà et qui disait que Serge Maheshe était déjà mort. Le Dr Zozo
l’a confirmé en hochant la tête et Alain Mulimbi s’est évanoui et l’équipe des
urgences a commencé à s’occuper de lui.
Les amis, les agents de
La même nuit, vers 23h, on a vu défilé plusieurs autorités
de la place, notamment Mr Alpha Sow, Chef de la Monuc
Alain aussi avait été conduit au bureau de la police nationale pour des
premiers interrogatoires.
Après ; son père, deux de ses frères et le Dr. Zozo le ramenèrent à la maison
car le choc était encore vif.
A 6 h 00, toutes les radios passaient déjà la nouvelle.
Elles parlaient de l’assassinat de Serge et des informations circulaient selon
lesquelles le quartier Ndendere était déjà bouclé et était en train d’être
ratissé par des enquêteurs. la
Province
A 8hoo, il y avait une foule compacte (étudiant, agents Monuc, famille, IRC,
etc.) au domicile des parents de feu Serge Maheshe.
Vers 9h30’, le Gouverneur de
Dans la soirée, la radio parlait déjà de 18 personnes qui étaient déjà détenues
à l’auditorat car elles avaient des armes dans leurs maisons ou sur elles.
(Militaires ? démobilisés ?) Ces personnes étaient interrogées, et le bruit
courrait qu’une arme avait déjà été identifiée comme arme du crime.
Le soir du jeudi 14 juin 2007, un procès commençait et Serge et Alain furent
entendus comme « renseignant ».
Le lendemain, au courant de la messe
chargée de beaucoup d’émotion, l’officiant a montré son indignation.
Le même jour vers 14h, tout le monde s’est rendu au
cimetière sauf Serge et Alain qui avaient été retenus à l’auditorat car ils
pouvaient comparaître à tout moment dans le procès qui continuait.
La météo se gâta, le procès fut suspendu et ils en profitèrent pour aller
rendre un dernier hommage à leur ami.
Après l’enterrement, tous les amis, membres de la famille, connaissance se sont
retrouvés chez les parents de Serge Maheshe ; un cahier était là où beaucoup
des gens ont pu écrire ce qu’ils ressentaient et dire un dernier adieu a u
disparu.
Le samedi 16 juin, en mémoire de l’illustre disparu, toutes les radios ont
annulées toutes les émissions pour ne passer que de la musique religieuse. Ce
silence qui n’épargna même pas les émissions importantes comme les informations
a duré toute la journée montrant la colère et la frustration des journalistes.
Le même samedi, une cérémonie officielle s’est déroulée à
Kinshasa a la quelle beaucoup des autorités ont assisté et fait des
déclarations ( le ministre de l’information, M. william L. Swing , le ministre
de l’intérieur, le président de l’assemblée nationale,…)
Il y a eu un jour pour
reconstituer les faits ; au lieu ou s’est passé le crime.
Pendant la reconstitution de la scène du crime, les deux amis de feu Serge
Maheshe qui suite à la panique et peur avait perdu le visage des agresseurs ont
quand même reconnu la démarche de celui qui avait tiré et sa voix. Ils l’ont
fait savoir aux avocats de la défense.
Pendant qu’ils étaient sur les lieux du crime, l’un des présumés coupables dit
à Serge Muhima en une langue locale et d’un ton vraiment menaçant : « Yo olobi
omonaki biso awa ? Ok, keba nayo, toko bima », ce qui se traduit par: « Tu dis
nous avoir reconnu ? Fais attention à toi ! On sortira d’ici ! »
Il y a eu plusieurs auditions publiques, mais une seule a été vraiment réalisée
; il y a eu deux reports ; et l’on devait encore avoir comparution le 11
juillet.
Le samedi 30 juin, vers 16h 30, Serge Muhima a été appelé au
domicile des parents Maheshe. Lorsqu’il y est arrivé, il a trouvé un auditeur
qui lui a dit qu’il y avait des faits nouveaux et qu’ils avaient besoin de lui
à l’auditorat. Il n’a donné aucun détail sur ces sois disant faits nouveaux,
n’a présenté aucun document de loi. Serge l’a donc suivi et est arrivé à l’auditorat
militaire. Il a été confronté à deux autres individus, civils et non
militaires, qui n’avaient aucun lien avec les deux premiers présumés coupables,
militaires. Quand Serge Muhima s’est présenté aux deux individus qu’ils
n’avaient jamais vus auparavant, ils se sont exclamé : « non, ce n’est pas lui
! Lui c’est Ka Serge, nous le connaissons bien ; ce n’est pas lui…c’est plutôt
Alain. Nous ne pouvons oublier qui est Alain, le Dr Alain Mihigo »
Apres quelques instants, Alain Mulimbi a été emmené devant les mêmes individus
et ces derniers ont prétendu le reconnaître comme étant le commanditaire du
crime. Ils ont dit qu’ils avaient été approché par lui et qu’il leur avait
promis 30.000 $ (trente milles dollars) s’ils réussissaient à tuer Serge
Maheshe. Les auditeurs ont donc entendus tout le monde et ont décidé de garder
Alain et Serge « pour des raisons d’enquêtes ».
Les membres de la famille ne savaient absolument pas pourquoi leurs fils
étaient retenus à l’auditorat, dans un cachot.
Ils ont été brimés et même rançonnés par les gardiens, aucun officier militaire
n’a dit aux gardiens que Serge et Alain n’étaient pas accusés.
Etaient ils suspects ? Ou inculpés ? Ou témoins ? Pourquoi dans ce cas les
choses se passaient elles un week end, sans avocats, sans explications de leur
statut ? Pourquoi à l’auditorat militaire alors que la victime, les présumés
coupables et les présumés commanditaires ne sont pas des militaires ?
C’est vers le coup de 23 heures qu’il s’avérera impossible
de voir sortir ni Alain ni Serge, et qu’ils étaient là sur base des
déclarations des deux individus prétendant avoir tué feu Serge Maheshe.
Le lendemain matin, les deux prévenus ont pu voir les
membres de leurs famille et avaler une tasse de café. Ils étaient encore dans
le flou et n’avaient pas encore tous les détails concernant les raisons qui
poussaient les magistrats à les détenir en garde à vue. Vers 10 heures, ce
premier juillet, ils ont été entendus séparément de même que les deux « tueurs
».
Ces derniers donnent des informations contradictoires ; d’après l’un, il ne
s’agit pas du Dr. Alain Mihigo mais plutôt du Dr. Alain Muhindo ; que le lieu
où tout se fomentait est un nganda et le gérant connaît très bien ce Dr. Alain
Mihigo/Muhindo. Interrogé à son tour, le gérant du dit nganda dit n’avoir
jamais vu Alain.
Les raisons de détention de Serge Muhima repose sur le seul fait que les «
tueurs » (qu’il n’avait jamais vus avant la veille) ont prétendu le connaître
et l’ont appelé « Ka Serge ».
Il ressort qu’ils doivent encore passé la nuit du 01 au 02
juillet 2007 au cachot, espérant que le lundi sera un jour meilleur car selon
les magistrats il y aura confrontation.
Sé : les Familles de Alain MULIMBI et Serge MUHIMA
NB : le communiqué
ci-dessus n'engage pas l'ONG Jeunesse du Monde RDC, il est publié à titre
d'information.
Commentaires
inocent peaple
kwetu ni ndendere avenue saio numero 24, famille itongwa, there are inocent bunduki ziko inje inje, that why i lieave quartier yetu. wale niwa inocent. kama hamu juwe how to make investigation, mu ite internatinal investigation they will find how kill our brother.............
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