05 juillet 2007
Darfour : à chacun sa conférence
Darfour : à chacun sa
conférence
Après celle de Paris, il y a quelques jours, une nouvelle
conférence internationale sur le Darfour est prévue en Libye les 15 et 16
juillet pour évaluer les progrès d'une solution politique à la crise dans cette
région de l'ouest du Soudan en guerre civile, a annoncé mercredi l'ONU à Khartoum.
"La conférence sera co-présidée par les Nations unies et l'Union africaine
(UA)", a précisé à la presse la porte-parole de la mission de l'ONU au
Soudan (UNMIS), Radhia Achouri.
Selon la porte-parole de l'UNMIS, l'objectif de la réunion
est d'évaluer les "progrès de l'application de la feuille de route",
un document conjoint de l'ONU et de l'UA sur la recherche de la paix au
Darfour. la Libye la Chine la France la Russie la Grande-Bretagne la Norvège. la Ligue
Ce texte prévoit de "faire converger" les efforts diplomatiques de
nombreux pays sur le Darfour vers une seule initiative menée par l'ONU et l'UA,
sur la base du consensus de Tripoli dégagé à la suite d'une réunion
internationale les 28 et 29 avril dans la capitale libyenne.
Ce consensus rappelle l'impossibilité d'une solution militaire du conflit et la
primauté de la recherche d'un règlement politique au Darfour où la guerre et
ses conséquences ont fait 200.000 morts en plus de quatre ans et plus de deux
millions de déplacés, selon des estimations d'organisations internationales,
toutefois contestées par le Soudan.
Selon une source onusienne à Khartoum, 13 pays ont été invités à la réunion. Il
s'agit, outre
L'Union européenne et
En même temps, l'UNMIS et la mission de l'UA au Soudan (AMIS) ont annoncé que
plusieurs responsables internationaux en charge du dossier du Darfour étaient
attendus au Soudan, dont le représentant spécial des deux organisations pour le
Darfour, l'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo, Rodolphe Adada.
M. Adada, qui doit jusqu'à la mise en place de l'opération hybride ONU-UA au
Darfour assumer les responsabilités de chef de l'AMIS est attendu dans la nuit
de jeudi à vendredi dans ce pays, selon un communiqué de cette mission.
Après des entretiens avec des responsables soudanais, il doit se rendre le 9
juillet au Darfour pour une première prise de contact avec les chefs militaires
de la mission africaine de 7.000 soldats, selon la même source.
M. Adada a été précédé au Soudan le 2
juillet par le nouveau commandant de la force africaine, le général nigérian,
Martin Luther Agwai, selon l'AMIS.
Le général Agwai doit également commander la force de l'opération hybride une
fois qu'elle sera déployée, a précisé Radhia Achouri.
Pour sa part, l'émissaire de l'ONU, Jan Eliasson, arrive tard mercredi à
Khartoum pour sa quatrième mission consacrée à la recherche d'une solution politique
au Darfour, selon la même source.
Son collègue africain, Salim Ahmed Salim, sera quant à lui à Khartoum le 7
juillet et y passera quelques jours.
Les deux émissaires, qui ont jusqu'ici travaillé en tandem, vont cette fois-ci
"se partager le travail", a précisé la porte-parole de l'UNMIS.
Publié le 4 juillet 2007.
15 ONG demandent à l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres
15 ONG demandent à
l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres
© PARIS (AFP) - 04/07/2007 09h26
Action for Global Health, un réseau de 15 ONG basées en
Europe demande à l'Union européenne, dans un premier rapport présenté à la
presse mercredi, d'investir d'urgence dans le développement du secteur de la
santé dans les pays pauvres.
Dans ce texte intitulé "Alerte santé: pourquoi l'Europe
doit agir d'urgence afin de sauver les Objectifs du Millénaire pour le
Développement en Santé", le collectif créé fin 2006 assure que les trois
objectifs que 190 pays se sont engagés en 2000 à atteindre dans ce domaine
avant 2015 "ont pris un retard considérable".
"Nous sommes très inquiets", explique à l'AFP
Patrick Bertrand, de Global Health Advocates. "On est très loin
d'atteindre les objectifs", notamment pour l'Afrique subsaharienne"
et la France
Le rapport, signé notamment par Médecins du Monde, Welt
Hunger Hilfe, Terre des Hommes, Aidos et Stop Aids Now, souligne que
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que la part de l'APD (Aide
aux pays en développement) affectée à la santé par les donateurs devait
atteindre 27 milliards de dollars (environ 20 milliards d'euros) en 2007, puis
38 milliards de dollars (environ 28 milliards d'euros) d'ici à 2015. Or les
sommes réunies à ce jour sont très inférieures à ces chiffres.
"Nos gouvernements sont loin d'atteindre l'objectif
(fixé par l'OMS) d'allouer 0,1% du RNB (Revenu national brut) à l'APD santé
(France 0,014%, Allemagne 0,006%, Italie 0,001%, Espagne 0,027 et Royaume-Uni
0,042%) rappellent ces ONG basées à Bruxelles, en Allemagne, en Espagne, en
France, en Italie, au Royaume-Uni.
Le rapport épingle
tout particulièrement le gouvernement français, relevant des "décalages
entre le discours et la réalité".
Les ONG soulignent que la France
Les chiffres officiels français "sont contestés et
sujets à critique en raison de la part importante des annulations de dette et
des agrégats statistiques qui y sont comptabilisés", ajoutent les ONG.
Dans une quinzaine de recommandations figurant à la fin du
rapport, Action for Global Health appelle les gouvernements donateurs à
"reconnaître publiquement l'insuffisance des progrès accomplis dans le
domaine de la santé" et à "combler le déficit financier".
Elle attend du gouvernement français qu'il "alloue 1,7
milliard d'euros par an à la santé" pour atteindre l'objectif fixé en 2001
par l'OMS de consacrer 0,1% de son RNB à l'APD santé et qu'il assure "une
plus grande transparence des comptes".
© 2007 AFP
Union Africaine : le gouvernement continental remis à plus tard
Union Africaine : le
gouvernement continental remis à plus tard
ACCRA (AFP) - 04/07/2007 10h27
Le 9e sommet de l'Union africaine (UA) qui était consacré à
une profonde réforme de l'organisation panafricaine avec en vue un gouvernement
continental s'est achevé dans la nuit de mardi à mercredi à Accra sans accord
ni calendrier et sur de profonds désaccords.
Le projet de gouvernement continental a été renvoyé devant
quatre commissions dont les conclusions seront présentées à un comité de chefs
d'Etats "qui fera les recommandations appropriées à la prochaine session
ordinaire" de l'UA en janvier 2008, selon la déclaration finale du sommet,
lue par le président ghanéen et président en exercice de l'UA, John Kufuor.
L'une des études commandées va se pencher sur "les
contenus du concept de gouvernement de l'Union et ses relations avec les
gouvernements nationaux", une autre devra étudier les domaines de
compétence d'un tel gouvernement continental et son "impact sur la
souveraineté" des Etats.
Les deux dernières devront se consacrer à
"l'élaboration d'une feuille de route et d'un calendrier" ainsi qu'au
financement d'un gouvernement continental.
Si la plupart des dirigeants présents se sont dits
ouvertement favorables à cette idée ambitieuse d'Etats-Unis d'Afrique, le
"grand débat" qui s'est déroulé à Accra a en fait laissé apparaître
une désunion totale, notamment sur le rythme à adopter pour atteindre ce but.
Principal artisan de l'idée d'Etats-Unis d'Afrique, Mouammar
Khadafi, dont le plus solide soutien est le Sénégal, avait proposé mardi la
constitution d'un gouvernement africain de 15 ministres dès le 1er janvier
2008. Son projet prévoyait des ministres africains de la Défense
Conscient des réticences de ses pairs, le dirigeant libyen
avait "proposé qu'un comité de cinq chefs d'Etat soit formé pour réfléchir
à sa proposition, en définir les besoins institutionnels, et établir une
feuille de route pour que le gouvernement de l'Union soit mis en place en
janvier 2008".
Président du pays le plus peuplé du continent, le nigérian
Umaru Yar'Adua s'est opposé à cette approche ultra-rapide en estimant que pour
réussir une intégration au niveau continental il était plus urgent de renforcer
les coopérations régionales déjà existantes dans les cinq grandes régions
africaines.
Autre poids lourd du continent, l'Afrique du sud, et dans
son sillage les pays de la
Communauté
Interrogé sur l'absence de calendrier dans la déclaration
finale, John Kufuor a simplement répondu: "l'Afrique évoluera".
"Nous n'allons pas copier d'autres unions, comme les Etats-Unis d'Amérique
ou l'Union européenne, mais nous allons faire quelque chose sur mesure pour
nous et qui conviendra à notre continent".
Président de la Commission
"Nous sommes tous tombés d'accord sur le but final des
Etats-Unis d'Afrique mais le débat n'a pas été facile", a déclaré M.
Konaré à l'AFP. "Il faut clarifier les concepts en présence car il y a
beaucoup de confusion".
Thème affiché du sommet d'Accra, le projet d'Etats-Unis
d'Afrique, a éclipsé deux des crises majeures du continent qui ont seulement
été évoquées à l'ouverture du sommet: le Darfour (Soudan), alors que l'UA et
l'ONU travaillent à la constitution d'une force hybride, et la Somalie.
© 2007 AFP
Congo-Kinshasa: L'Assemblée nationale saisie pour non paiement des fonctionnaires avant le 30 juin
Congo-Kinshasa:
L'Assemblée nationale saisie pour non paiement des fonctionnaires avant le 30
juin
© Stephane Etinga
Kinshasa
Le retard observé dans l'opération de la paie des agents et
fonctionnaires de l'Etat pour le mois de juin 2007, à Kinshasa et à l'intérieur
du pays a fait l'objet, d'une motion incidentielle présentée, au cours de la
plénière de l'Assemblée nationale du mardi 3 juillet 2007.
Choqué de voir les agents et fonctionnaires de l'Etat
impayés avant les festivités du 30 juin, l'auteur de la motion, le député
national Mbasakielo, a jugé « inconcevable » que les fonctionnaires de l'Etat
puissent célébrer sans argent la fête du 30 juin marquant l'accession de la RDC
C'est pourquoi, le député a demandé au gouvernement
congolais de payer à la date prévue les salaires des fonctionnaires, afin de leur
permettre de célébrer dorénavant, avec joie, toutes les fêtes nationales. Cette
motion a été adoptée par la plénière qui a chargé le bureau de la Chambre
Pléthore de services
de contrôle
Le député Ebwele, cité par l'Agence congolaise de presse, a
relevé à l'intention de la plénière, 59 services disséminés le long du fleuve
Congo et de la rivière Kasaï, entre le port de Yolo (Kasaï) et de Maluku à
Kinshasa. Il a exhorté à cet effet l'Assemblée nationale à recommander au
gouvernement la suppression de certains postes et services. La plénière a aussi
adopté cette motion.
Les deux motions rencontrent les préoccupations de la population
qui assiste impuissante depuis quelque temps à la détérioration de la
situation. Concernant le paiement des fonctionnaires de l'Etat, on se
rappellera qu'en RDC, c'est le vingtième jour du mois que les agents et
fonctionnaires sont censés toucher leurs salaires. Cette date a été retenue
depuis une trentaine d'années par le régime Mobutu, comme pour rompre avec le
système de paie hérité de la colonisation qui fixait la date de la paie au
trentième jour de chaque mois.
Force est de constater qu'à ce jour, la date de la paie
n'est plus respectée par l'Etat. Ses propres fonctionnaires et agents broient
du noir à cette date tout comme à l'occasion de grandes fêtes nationales ou
internationales. C'est ainsi que le 1er mai 2007, les fonctionnaires ont défilé
affamés, sans argent. A ce jour, la plupart des services de l'Etat ne savent
pas encore où se trouvent les états de paie du mois de juin 2007. Le
gouvernement a donc du pain sur la planche.
Pour ce qui est des tracasseries, il faut rappeler qu'il
s'agit d'un vieux problème qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et de
salive. Les autorités à tous les niveaux doivent s'impliquer, afin d'assurer la
libre circulation des personnes et de leurs biens sur l'ensemble du territoire
national.
Relancer les investissements au Congo
Relancer les investissements au Congo
© M.F.C.
Mis en ligne le 04/07/2007
Patrons belges et
congolais fixent des objectifs précis pour relancer l'économie.
Priorité absolue : poursuivre l'installation de tribunaux de commerce.
La chambre de commerce belgo-africaine (1) et la Fédération des
entreprises du Congo (FEC) ont rédigé conjointement des recommandations au
gouvernement congolais - et accessoirement aux autorités belges, au sujet de
leurs rapports avec l'ex-colonie - pour relancer les investissements privés au
Congo-Kinshasa.
Il s'agit de l'actualisation d'un document similaire rédigé
en 2001, modifié en 2004. Certaines des recommandations alors formulées ont été
entendues, au moins partiellement, se félicitent les deux organes : publication
des lois et décrets; négociation de la dette intérieure congolaise dont un
tiers a été honoré; installation de deux Tribunaux de commerce à Kinshasa; etc.
Tribunaux de commerce
Ainsi, en matière juridique, la chambre de commerce et la FEC recommandent la
ratification par le parlement de Kinshasa de l'adhésion à l'Ohada, afin de permettre
l'arbitrage international en matière de conflits commerciaux, et l'adaptation
conséquente du droit congolais; la poursuite de l'installation de Tribunaux de
commerce, "priorité absolue", et de Tribunaux du travail; la
suppression de l'obligation d'obtenir une autorisation présidentielle pour
créer une société ou en modifier les statuts; l'obligation pour toute
entreprise de s'affilier à une organisation professionnelle, afin que toutes
participent au paiement de l'impôt et non plus seulement quelques-unes;
poursuivre la diminution du droit d'apport (taxe sur les augmentations de
capital); égalité de traitement entre Congolais et étrangers en matière de
propriété foncière.
En matière fiscale et administrative, la chambre de commerce
et la FEC recommandent
essentiellement la suppression de l'impôt sur le chiffre d'affaires pratiqué au
Congo au profit d'une TVA; simplification et réduction de la charge fiscale;
abandon du blocage des comptes bancaires ou de la caution obligatoire en cas de
contentieux avec l'administration fiscale; sécurisation de la perception des
recettes par l'Office des douanes et accises.
En matière monétaire, les hommes d'affaires recommandent au
Congo de favoriser au maximum le recours à la monnaie scripturale (beaucoup de
transactions se font en cash, faute de système bancaire adéquat); autorisation
pour les opérateurs économiques de payer leurs fournisseurs a posteriori;
facilitation des circuits bancaires entre le Congo et la Belgique.
Privatiser
S'agissant des entreprises publiques congolaises,
notoirement mal gérées, la chambre de commerce et a FEC recommandent la
transparence; des tarifs correspondant aux services rendus (la compagnie
d'électricité fait ainsi payer ses services même quand elle ne fournit pas de
courant); l'abolition des monopoles; la privatisation de la gestion de ces
entreprises, avant leur privatisation complète. Enfin, les patrons demandent à
être consultés sur l'affectation de financement des infrastructures :
s'agissant des transports, nombreux sont ceux qui se plaignent de ce que les
choix déjà effectués ne favorisent pas l'économiel
(1) Chambre de commerce Belgique- Luxembourg-Afrique-Caraïbes-Pacifique
: cbl.acp@skynet.be ou 02.512.99.50.
Dès ce mois de juillet, des bourses aux étudiants finalistes de l’ESU
Dès ce mois de
juillet, des bourses aux étudiants finalistes de l’ESU
Comme promis par le gouvernement, le
paiement des bourses aux étudiants finalistes des Institutions publiques
d’enseignement supérieur et universitaire, sera effectif dès ce mois de
juillet.
L’information
a été livrée à la presse mercredi 4 juillet, par le ministre d’Etat en charge
de l’Enseignement supérieur et universitaire, Sylvain Ngabu Chumbu, au sortir
d’une séance de travail au ministère du Budget, avec une délégation des
gestionnaires des Instituts publiques de l’Enseignement supérieur et
universitaire de la ville de Kinshasa.
De concert avec le ministre du Budget, Adolphe Muzito, les
modalités de paiement de la bourse ont été donc examinées. « Nous sommes ici
pour mettre au point les modalités pratiques de paiement des bourses, décidé
par le gouvernement, en faveur des étudiants finalistes de graduat et de
licence », a expliqué Sylvain Ngabu Chumbu.
A en croire le ministre d’Etat, ce droit sera accordé
mensuellement aux étudiants régulièrement inscrits, pour un montant de 30
dollars américains. Cela, compte tenu du volume du budget de l’Etat pour
l’exercice 2007, qui prévoit dans la rubrique bourse aux étudiants (finalistes)
une enveloppe de plus ou moins 6 millions de francs congolais. Tant il est vrai
que l’exercice 2006-2007 prend en compte le mois de juillet en cours jusqu’à
fin septembre 2007. « A partir du mois d’octobre, commencera le paiement des
bourses pour les nouveaux étudiants qui viendront l’année prochaine », a
précisé le ministre d’Etat chargé de l’ESU.
Le trafic des listes à sanctionner
Quant aux étudiants de l’intérieur du pays, des instructions
formelles seront transmises à tous les « chefs des conférences » des provinces.
De même que des dispositions seront arrêtées pour éviter le gonflement des
effectifs. Pour ce faire, le ministre d’Etat a promis de veiller que le nombre
d’étudiants effectivement inscrits en 3ème année et en 2ème licence, soit
connu.
« Nous avons le nombre, mais nous allons le vérifier et le
contrôler », a-t-il souligné. Dans le même ordre d’idées, l’attention des
représentants des Instituts supérieurs et universitaires de Kinshasa, a été
attirée sur l’établissement des listes. Celles-ci ne doivent à aucune façon,
être l’objet de trafic de nombre. Ainsi, dans le cas contraire, ont-ils été
prévenus « les têtes vont tomber ». Pour ce faire, les listes remises, ont été
restituées pour une vérification supplémentaire.
Elles seront déposées aux ministères de l’Enseignement
supérieur et universitaire (Esu) et du Budget, au plus tard le lundi prochain.
S’agissant du montant de 30 dollars américains, il est provisoirement fixé. Il
pourra être revu à la hausse. Prochainement, la bourse pourra être étendue à
tous les étudiants de licence des institutions publiques, voire des Instituts
supérieurs et universités non étatiques.
En ce qui concerne la modalité de retrait de l’argent par
les Instituts supérieurs et universités de Kinshasa, elle se fera par voie
bancaire. Cette disposition va ainsi obliger les concernés à disposer d’un
compte bancaire. Pour le ministre d’Etat Sylvain Ngabu Chumbu, la
réinstauration de la bourse permettra d’alléger tant soit peu la charge des
étudiants finalistes appelés à effectuer de travaux de fin d’études, tels que le
mémoire de 2ème licence.
Les étudiants qui vont redoubler auront également droit à
cette bourse. Pour rappel, c’est au début des années 90 que la bourse a été
supprimée, sur une décision du gouvernement de l’époque.
© Dovin Ntelelo Diasonga
Listes des candidats directeurs généraux, directeurs financiers, directeurs techniques et directeurs commerciaux en RDC
Listes des candidats directeurs généraux, directeurs financiers, directeurs
techniques et directeurs commerciaux sur le site de COPIREP (Table
Synthetique)
http://www.copirep.
Projet de loi sur l’immigration : Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de solidarité
la Démocratie 51 432 214 F
© Initiatives et Actions Citoyennes
pour
Tél. : 06
13 91 24 14
E-mail : iacd001@yahoo.
fr
Site:
iacd-news.org
Numéro
SIREN: 481 813 061
CP: 020
« Penser
librement, décider utilement et agir collectivement »
Projet de loi sur l’immigration :
Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de
solidarité
Monsieur
Brice HORTEFEFEUX, Ministre de l'Immigration, de l’Intégration, de
l’Identité nationale et du Co-développement a présenté aujourd’hui en
Conseil des ministres le projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration,
de l'intégration et de l'asile. Ce texte qui devrait être examiné en session
parlementaire extraordinaire cet été, est une sérieuse source
d’inquiétude.
En effet,
décrié en avant première par les Collectifs de sans papiers, les organisations
démocratiques françaises et de la diaspora, le projet de loi constitue une
attaque frontale sans précédent contre les travailleurs sans papiers en
particulier, les immigrés en général et les droits des français en ce que
ce :
Il n’offre
aucune perspective aux sans papiers que le retour alors que leur régularisation
était déjà bloquée depuis que l’actuel Président de la République
Il
participe à la déstabilisation de ceux qui sont déjà régularisés en
créant des verrous qui rendent pratiquement impossibles le regroupement
familial au moment où la plupart de ceux qui avaient obtenu un récépissé du
temps des lois Chevènement ne disposent à ce jour que d’une carte d’un an
renouvelable, participant cyniquement au financement de ceux expulsés pour
défaut de papiers !
Il
s’attaque aux citoyens français en incriminant la solidarité et en encourageant
la délation au moment où les entreprises de plus en plus spécialisées dans le
travail au noir qui bat tous les records, y compris certaines de celles qui
sont sous contrat dans une des résidences présidentielles se frottent les
mains : il n’y a aucune conséquence juridique contre ces négriers
modernes !
C’est dans
ce cadre qu’il faut situer l’un des enjeux de la Déclaration
L’Immigration
ne peut commencer avec la répression et se terminer par des rafles, des
détentions et des expulsions ; elle ne peut pas être partagée entre
les brutalités policières et les dispositions sécuritaires. Il faut
un véritable changement de la politique de l’Immigration en Europe et en France
en particulier que celle basée sur la « préférence communautaire »,
la violation et la négation des droits fondamentaux, c’est-à-dire du droit de
vivre en famille et d’avoir une vie privée, du droit des femmes et des enfants,
du droit de travailler et de se soigner… au mépris de la Déclaration Universelle la Convention
IACD
appelle le gouvernement FILLON à plus de respect des Conventions
internationales ratifiées par la
France
IACD
International appelle les Collectifs de sans papiers, les organisations de
soutien à plus de vigilance et d’unité dans les actions en défense des sans
papiers, pour la régularisation avec l’obtention de la carte de 10 ans, la
libération des détenus pour défaut de papiers, la reconnaissance du droit
d’asile et la mise en œuvre d’actions de développement qui mettent les immigrés
intéressés pour le retour dans les pays d’origine au cœur de projets viables de
développement afin de participer à la stabilisation des populations en amont.
Fait à
Paris, le 4 juillet 2007
Qui a tué Serge MAHESHE ?
Voici la version des faits des familles MULIMBI et MUHIMA,
deux témoins oculaires des faits.
Soumis par JEUNESSE
DU MONDE le Mar, 03/07/2007 - 12:39
Droits
de la personne | Kinshasa
En date du 13 juin aux environs de 20h00’, Serge Maheshe de
retour de son travail, est passé prendre son ami Serge MUHIMA à son domicile,
afin qu’ensemble ils aillent déposer leur contribution pour le mariage de leur
ami commun Alain Mulimbi qui devait se marier le vendredi suivant, càd le 15
juin.
Au moment de se séparer (de quitter la résidence des parents
d’Alain qui est située sur la route menant vers « le corps de la paix » à
partir « des feux rouges »), Alain les a raccompagnés jusque devant le véhicule
où ils sont restés quelques minutes debout en train de blaguer avant que 2
individus en provenance de la route menant vers « le corps de la paix »
n’arrivent et les dépassent sans rien leur dire comme si de rien n’était.
Quelques instants après ces mêmes individus ont alors fait irruption devant eux
venant de côté opposé, càd de la route menant vers la place appelée « les feux
rouges ». L’un deux leur demanda de se mettre par terre tout en chargeant directement
son arme ; l’autre n’en avait pas.
C’est alors que l’un des trois jeunes garçons demanda ce qu’ils avaient fait
pour qu’ils se mettent par terre. Celui qui était armé réitéra l’ordre de se
mettre par terre sans rien demander : ni argent, ni identité,….
Serge Maheshe qui avait un handset tenta d’appeler la base
Monuc pour signaler les faits. la Monuc
A ce moment, un premier coup de balle fut tiré. Serge Muhima se jeta dans un
caniveau pendant qu’ Alain Mulimbi se cacha sous le bus de
Les deux amis qui s’étaient cachés entendaient Serge Maheshe demandait ce qu’il
avait fait, que les malfaiteurs pouvaient prendre tout ce qu’il avait, argent,
téléphone,…..Un deuxième coup a été tiré et un des deux malfaiteurs se mit à
tirer Alain par les pieds pour le faire sortir en dessous du bus.
Un troisième coup fut tiré et Alain qui avait résisté et donc toujours sous le
véhicule vu les pas des malfaiteurs s’éloigner. Ces derniers ne semblaient même
pas être pressés.
Alors Alain sortit de sous la voiture et se mit à appeler les deux Serge.
Serge Muhima sortit du caniveau et avec Alain ils constatèrent que Serge gisait
par terre.
Alors ils appelèrent à l’aide et les voisins qui avaient entendu les coups de
feu ont accouru.
Serge et Alain ont alors emmené Serge Maheshe à l’hôpital
général de Référence. A ce moment là, Serge Maheshe délirait et saignait
abondamment. Avec eux, était un médecin, Dr Zozo, qui loge dans le même enclos
qu’Alain. la Monuc la Monuc
Arrivé à l’hôpital, Serge Muhima a alors avisé les autorités, notamment ceux de
Après ces coups de téléphone, il a retrouvé Alain devant la salle des urgences
qui pleurait déjà et qui disait que Serge Maheshe était déjà mort. Le Dr Zozo
l’a confirmé en hochant la tête et Alain Mulimbi s’est évanoui et l’équipe des
urgences a commencé à s’occuper de lui.
Les amis, les agents de
La même nuit, vers 23h, on a vu défilé plusieurs autorités
de la place, notamment Mr Alpha Sow, Chef de la Monuc
Alain aussi avait été conduit au bureau de la police nationale pour des
premiers interrogatoires.
Après ; son père, deux de ses frères et le Dr. Zozo le ramenèrent à la maison
car le choc était encore vif.
A 6 h 00, toutes les radios passaient déjà la nouvelle.
Elles parlaient de l’assassinat de Serge et des informations circulaient selon
lesquelles le quartier Ndendere était déjà bouclé et était en train d’être
ratissé par des enquêteurs. la
Province
A 8hoo, il y avait une foule compacte (étudiant, agents Monuc, famille, IRC,
etc.) au domicile des parents de feu Serge Maheshe.
Vers 9h30’, le Gouverneur de
Dans la soirée, la radio parlait déjà de 18 personnes qui étaient déjà détenues
à l’auditorat car elles avaient des armes dans leurs maisons ou sur elles.
(Militaires ? démobilisés ?) Ces personnes étaient interrogées, et le bruit
courrait qu’une arme avait déjà été identifiée comme arme du crime.
Le soir du jeudi 14 juin 2007, un procès commençait et Serge et Alain furent
entendus comme « renseignant ».
Le lendemain, au courant de la messe
chargée de beaucoup d’émotion, l’officiant a montré son indignation.
Le même jour vers 14h, tout le monde s’est rendu au
cimetière sauf Serge et Alain qui avaient été retenus à l’auditorat car ils
pouvaient comparaître à tout moment dans le procès qui continuait.
La météo se gâta, le procès fut suspendu et ils en profitèrent pour aller
rendre un dernier hommage à leur ami.
Après l’enterrement, tous les amis, membres de la famille, connaissance se sont
retrouvés chez les parents de Serge Maheshe ; un cahier était là où beaucoup
des gens ont pu écrire ce qu’ils ressentaient et dire un dernier adieu a u
disparu.
Le samedi 16 juin, en mémoire de l’illustre disparu, toutes les radios ont
annulées toutes les émissions pour ne passer que de la musique religieuse. Ce
silence qui n’épargna même pas les émissions importantes comme les informations
a duré toute la journée montrant la colère et la frustration des journalistes.
Le même samedi, une cérémonie officielle s’est déroulée à
Kinshasa a la quelle beaucoup des autorités ont assisté et fait des
déclarations ( le ministre de l’information, M. william L. Swing , le ministre
de l’intérieur, le président de l’assemblée nationale,…)
Il y a eu un jour pour
reconstituer les faits ; au lieu ou s’est passé le crime.
Pendant la reconstitution de la scène du crime, les deux amis de feu Serge
Maheshe qui suite à la panique et peur avait perdu le visage des agresseurs ont
quand même reconnu la démarche de celui qui avait tiré et sa voix. Ils l’ont
fait savoir aux avocats de la défense.
Pendant qu’ils étaient sur les lieux du crime, l’un des présumés coupables dit
à Serge Muhima en une langue locale et d’un ton vraiment menaçant : « Yo olobi
omonaki biso awa ? Ok, keba nayo, toko bima », ce qui se traduit par: « Tu dis
nous avoir reconnu ? Fais attention à toi ! On sortira d’ici ! »
Il y a eu plusieurs auditions publiques, mais une seule a été vraiment réalisée
; il y a eu deux reports ; et l’on devait encore avoir comparution le 11
juillet.
Le samedi 30 juin, vers 16h 30, Serge Muhima a été appelé au
domicile des parents Maheshe. Lorsqu’il y est arrivé, il a trouvé un auditeur
qui lui a dit qu’il y avait des faits nouveaux et qu’ils avaient besoin de lui
à l’auditorat. Il n’a donné aucun détail sur ces sois disant faits nouveaux,
n’a présenté aucun document de loi. Serge l’a donc suivi et est arrivé à l’auditorat
militaire. Il a été confronté à deux autres individus, civils et non
militaires, qui n’avaient aucun lien avec les deux premiers présumés coupables,
militaires. Quand Serge Muhima s’est présenté aux deux individus qu’ils
n’avaient jamais vus auparavant, ils se sont exclamé : « non, ce n’est pas lui
! Lui c’est Ka Serge, nous le connaissons bien ; ce n’est pas lui…c’est plutôt
Alain. Nous ne pouvons oublier qui est Alain, le Dr Alain Mihigo »
Apres quelques instants, Alain Mulimbi a été emmené devant les mêmes individus
et ces derniers ont prétendu le reconnaître comme étant le commanditaire du
crime. Ils ont dit qu’ils avaient été approché par lui et qu’il leur avait
promis 30.000 $ (trente milles dollars) s’ils réussissaient à tuer Serge
Maheshe. Les auditeurs ont donc entendus tout le monde et ont décidé de garder
Alain et Serge « pour des raisons d’enquêtes ».
Les membres de la famille ne savaient absolument pas pourquoi leurs fils
étaient retenus à l’auditorat, dans un cachot.
Ils ont été brimés et même rançonnés par les gardiens, aucun officier militaire
n’a dit aux gardiens que Serge et Alain n’étaient pas accusés.
Etaient ils suspects ? Ou inculpés ? Ou témoins ? Pourquoi dans ce cas les
choses se passaient elles un week end, sans avocats, sans explications de leur
statut ? Pourquoi à l’auditorat militaire alors que la victime, les présumés
coupables et les présumés commanditaires ne sont pas des militaires ?
C’est vers le coup de 23 heures qu’il s’avérera impossible
de voir sortir ni Alain ni Serge, et qu’ils étaient là sur base des
déclarations des deux individus prétendant avoir tué feu Serge Maheshe.
Le lendemain matin, les deux prévenus ont pu voir les
membres de leurs famille et avaler une tasse de café. Ils étaient encore dans
le flou et n’avaient pas encore tous les détails concernant les raisons qui
poussaient les magistrats à les détenir en garde à vue. Vers 10 heures, ce
premier juillet, ils ont été entendus séparément de même que les deux « tueurs
».
Ces derniers donnent des informations contradictoires ; d’après l’un, il ne
s’agit pas du Dr. Alain Mihigo mais plutôt du Dr. Alain Muhindo ; que le lieu
où tout se fomentait est un nganda et le gérant connaît très bien ce Dr. Alain
Mihigo/Muhindo. Interrogé à son tour, le gérant du dit nganda dit n’avoir
jamais vu Alain.
Les raisons de détention de Serge Muhima repose sur le seul fait que les «
tueurs » (qu’il n’avait jamais vus avant la veille) ont prétendu le connaître
et l’ont appelé « Ka Serge ».
Il ressort qu’ils doivent encore passé la nuit du 01 au 02
juillet 2007 au cachot, espérant que le lundi sera un jour meilleur car selon
les magistrats il y aura confrontation.
Sé : les Familles de Alain MULIMBI et Serge MUHIMA
NB : le communiqué
ci-dessus n'engage pas l'ONG Jeunesse du Monde RDC, il est publié à titre
d'information.
Congo-Kinshasa sur AllAfrica.com
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