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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

05 juillet 2007

Darfour : à chacun sa conférence

Darfour_guerreDarfour : à chacun sa conférence

Après celle de Paris, il y a quelques jours, une nouvelle conférence internationale sur le Darfour est prévue en Libye les 15 et 16 juillet pour évaluer les progrès d'une solution politique à la crise dans cette région de l'ouest du Soudan en guerre civile, a annoncé mercredi l'ONU à Khartoum. "La conférence sera co-présidée par les Nations unies et l'Union africaine (UA)", a précisé à la presse la porte-parole de la mission de l'ONU au Soudan (UNMIS), Radhia Achouri.

Selon la porte-parole de l'UNMIS, l'objectif de la réunion est d'évaluer les "progrès de l'application de la feuille de route", un document conjoint de l'ONU et de l'UA sur la recherche de la paix au Darfour.

Ce texte prévoit de "faire converger" les efforts diplomatiques de nombreux pays sur le Darfour vers une seule initiative menée par l'ONU et l'UA, sur la base du consensus de Tripoli dégagé à la suite d'une réunion internationale les 28 et 29 avril dans la capitale libyenne.

Ce consensus rappelle l'impossibilité d'une solution militaire du conflit et la primauté de la recherche d'un règlement politique au Darfour où la guerre et ses conséquences ont fait 200.000 morts en plus de quatre ans et plus de deux millions de déplacés, selon des estimations d'organisations internationales, toutefois contestées par le Soudan.

Selon une source onusienne à Khartoum, 13 pays ont été invités à la réunion. Il s'agit, outre

la Libye

, du Soudan, du Tchad, de l'Egypte, de l'Erythrée, de

la Chine

, de

la France

, de

la Russie

, de

la Grande-Bretagne

, des Etats-Unis, du Canada, des Pays-Bas et de

la Norvège.



L'Union européenne et

la Ligue

arabe ont été également conviés.


En même temps, l'UNMIS et la mission de l'UA au Soudan (AMIS) ont annoncé que plusieurs responsables internationaux en charge du dossier du Darfour étaient attendus au Soudan, dont le représentant spécial des deux organisations pour le Darfour, l'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo, Rodolphe Adada.

M. Adada, qui doit jusqu'à la mise en place de l'opération hybride ONU-UA au Darfour assumer les responsabilités de chef de l'AMIS est attendu dans la nuit de jeudi à vendredi dans ce pays, selon un communiqué de cette mission.

Après des entretiens avec des responsables soudanais, il doit se rendre le 9 juillet au Darfour pour une première prise de contact avec les chefs militaires de la mission africaine de 7.000 soldats, selon la même source.

M. Adada a été précédé au Soudan le 2 juillet par le nouveau commandant de la force africaine, le général nigérian, Martin Luther Agwai, selon l'AMIS.

Le général Agwai doit également commander la force de l'opération hybride une fois qu'elle sera déployée, a précisé Radhia Achouri.

Pour sa part, l'émissaire de l'ONU, Jan Eliasson, arrive tard mercredi à Khartoum pour sa quatrième mission consacrée à la recherche d'une solution politique au Darfour, selon la même source.

Son collègue africain, Salim Ahmed Salim, sera quant à lui à Khartoum le 7 juillet et y passera quelques jours.

Les deux émissaires, qui ont jusqu'ici travaillé en tandem, vont cette fois-ci "se partager le travail", a précisé la porte-parole de l'UNMIS.

Publié le 4 juillet 2007.

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15 ONG demandent à l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres

enfant_africain15 ONG demandent à l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres
© PARIS (AFP) - 04/07/2007 09h26

Action for Global Health, un réseau de 15 ONG basées en Europe demande à l'Union européenne, dans un premier rapport présenté à la presse mercredi, d'investir d'urgence dans le développement du secteur de la santé dans les pays pauvres.

Dans ce texte intitulé "Alerte santé: pourquoi l'Europe doit agir d'urgence afin de sauver les Objectifs du Millénaire pour le Développement en Santé", le collectif créé fin 2006 assure que les trois objectifs que 190 pays se sont engagés en 2000 à atteindre dans ce domaine avant 2015 "ont pris un retard considérable".

"Nous sommes très inquiets", explique à l'AFP Patrick Bertrand, de Global Health Advocates. "On est très loin d'atteindre les objectifs", notamment pour l'Afrique subsaharienne" et

la France

est "particulièrement à la traîne", dit-il.

Le rapport, signé notamment par Médecins du Monde, Welt Hunger Hilfe, Terre des Hommes, Aidos et Stop Aids Now, souligne que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que la part de l'APD (Aide aux pays en développement) affectée à la santé par les donateurs devait atteindre 27 milliards de dollars (environ 20 milliards d'euros) en 2007, puis 38 milliards de dollars (environ 28 milliards d'euros) d'ici à 2015. Or les sommes réunies à ce jour sont très inférieures à ces chiffres.

"Nos gouvernements sont loin d'atteindre l'objectif (fixé par l'OMS) d'allouer 0,1% du RNB (Revenu national brut) à l'APD santé (France 0,014%, Allemagne 0,006%, Italie 0,001%, Espagne 0,027 et Royaume-Uni 0,042%) rappellent ces ONG basées à Bruxelles, en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni.

Le rapport épingle tout particulièrement le gouvernement français, relevant des "décalages entre le discours et la réalité".

Les ONG soulignent que

la France

"se distingue par un montant très faible de l'APD consacrée à la santé (4% de l'APD française contre en moyenne 11% pour les pays de l'OCDE, NDLR), une multiplicité des instances de décisions et sources publiques de financement et une faible participation à l'élaboration des stratégies de santé publique au sein des organismes internationaux".

Les chiffres officiels français "sont contestés et sujets à critique en raison de la part importante des annulations de dette et des agrégats statistiques qui y sont comptabilisés", ajoutent les ONG.

Dans une quinzaine de recommandations figurant à la fin du rapport, Action for Global Health appelle les gouvernements donateurs à "reconnaître publiquement l'insuffisance des progrès accomplis dans le domaine de la santé" et à "combler le déficit financier".

Elle attend du gouvernement français qu'il "alloue 1,7 milliard d'euros par an à la santé" pour atteindre l'objectif fixé en 2001 par l'OMS de consacrer 0,1% de son RNB à l'APD santé et qu'il assure "une plus grande transparence des comptes".

© 2007 AFP

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Union Africaine : le gouvernement continental remis à plus tard

OUA_sommetUnion Africaine : le gouvernement continental remis à plus tard
ACCRA (AFP) - 04/07/2007 10h27

Le 9e sommet de l'Union africaine (UA) qui était consacré à une profonde réforme de l'organisation panafricaine avec en vue un gouvernement continental s'est achevé dans la nuit de mardi à mercredi à Accra sans accord ni calendrier et sur de profonds désaccords.

Le projet de gouvernement continental a été renvoyé devant quatre commissions dont les conclusions seront présentées à un comité de chefs d'Etats "qui fera les recommandations appropriées à la prochaine session ordinaire" de l'UA en janvier 2008, selon la déclaration finale du sommet, lue par le président ghanéen et président en exercice de l'UA, John Kufuor.

L'une des études commandées va se pencher sur "les contenus du concept de gouvernement de l'Union et ses relations avec les gouvernements nationaux", une autre devra étudier les domaines de compétence d'un tel gouvernement continental et son "impact sur la souveraineté" des Etats.

Les deux dernières devront se consacrer à "l'élaboration d'une feuille de route et d'un calendrier" ainsi qu'au financement d'un gouvernement continental.

Si la plupart des dirigeants présents se sont dits ouvertement favorables à cette idée ambitieuse d'Etats-Unis d'Afrique, le "grand débat" qui s'est déroulé à Accra a en fait laissé apparaître une désunion totale, notamment sur le rythme à adopter pour atteindre ce but.

Principal artisan de l'idée d'Etats-Unis d'Afrique, Mouammar Khadafi, dont le plus solide soutien est le Sénégal, avait proposé mardi la constitution d'un gouvernement africain de 15 ministres dès le 1er janvier 2008. Son projet prévoyait des ministres africains de

la Défense

, des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.

Conscient des réticences de ses pairs, le dirigeant libyen avait "proposé qu'un comité de cinq chefs d'Etat soit formé pour réfléchir à sa proposition, en définir les besoins institutionnels, et établir une feuille de route pour que le gouvernement de l'Union soit mis en place en janvier 2008".

Président du pays le plus peuplé du continent, le nigérian Umaru Yar'Adua s'est opposé à cette approche ultra-rapide en estimant que pour réussir une intégration au niveau continental il était plus urgent de renforcer les coopérations régionales déjà existantes dans les cinq grandes régions africaines.

Autre poids lourd du continent, l'Afrique du sud, et dans son sillage les pays de

la Communauté

de développement d'Afrique australe, a marqué son opposition à un processus accéléré "à la libyenne" et prôné comme le Nigeria une "intégration graduelle".

Interrogé sur l'absence de calendrier dans la déclaration finale, John Kufuor a simplement répondu: "l'Afrique évoluera". "Nous n'allons pas copier d'autres unions, comme les Etats-Unis d'Amérique ou l'Union européenne, mais nous allons faire quelque chose sur mesure pour nous et qui conviendra à notre continent".

Président de

la Commission

de l'UA, Alpha Oumar Konaré (Mali) a admis que les discussions n'avaient pas toujours été très faciles. Selon des sources diplomatiques Abdoulaye Wade (Sénégal), allié de Mouammar Kadhafi dans cette affaire, aurait même menacé d'aller de l'avant dans le processus d'intégration avec un groupe restreint de pays essentiellement ouest-africains.

"Nous sommes tous tombés d'accord sur le but final des Etats-Unis d'Afrique mais le débat n'a pas été facile", a déclaré M. Konaré à l'AFP. "Il faut clarifier les concepts en présence car il y a beaucoup de confusion".

Thème affiché du sommet d'Accra, le projet d'Etats-Unis d'Afrique, a éclipsé deux des crises majeures du continent qui ont seulement été évoquées à l'ouverture du sommet: le Darfour (Soudan), alors que l'UA et l'ONU travaillent à la constitution d'une force hybride, et

la Somalie.

© 2007 AFP

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Congo-Kinshasa: L'Assemblée nationale saisie pour non paiement des fonctionnaires avant le 30 juin

assemblee_nationale_rdc_2Congo-Kinshasa: L'Assemblée nationale saisie pour non paiement des fonctionnaires avant le 30 juin
© Le Potentiel (Kinshasa) Publié sur le web le 5 Juillet 2007
© Stephane Etinga
Kinshasa

Le retard observé dans l'opération de la paie des agents et fonctionnaires de l'Etat pour le mois de juin 2007, à Kinshasa et à l'intérieur du pays a fait l'objet, d'une motion incidentielle présentée, au cours de la plénière de l'Assemblée nationale du mardi 3 juillet 2007.

Choqué de voir les agents et fonctionnaires de l'Etat impayés avant les festivités du 30 juin, l'auteur de la motion, le député national Mbasakielo, a jugé « inconcevable » que les fonctionnaires de l'Etat puissent célébrer sans argent la fête du 30 juin marquant l'accession de

la RDC

à la souveraineté nationale et internationale. C'est ce qui a poussé cet élu du peuple a interpellé le gouvernement à travers une motion incidencielle lue, le mardi 3 juillet dernier à la plénière de à l'Assemblée nationale.

C'est pourquoi, le député a demandé au gouvernement congolais de payer à la date prévue les salaires des fonctionnaires, afin de leur permettre de célébrer dorénavant, avec joie, toutes les fêtes nationales. Cette motion a été adoptée par la plénière qui a chargé le bureau de

la Chambre

basse du Parlement, de saisir le gouvernement à ce sujet. Il en est de même pour une autre motion présentée à la plénière par le député Ebwele, laquelle dénonçait les tracasseries dans les ports de Kinshasa et en provinces.

Pléthore de services de contrôle

Le député Ebwele, cité par l'Agence congolaise de presse, a relevé à l'intention de la plénière, 59 services disséminés le long du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, entre le port de Yolo (Kasaï) et de Maluku à Kinshasa. Il a exhorté à cet effet l'Assemblée nationale à recommander au gouvernement la suppression de certains postes et services. La plénière a aussi adopté cette motion.

Les deux motions rencontrent les préoccupations de la population qui assiste impuissante depuis quelque temps à la détérioration de la situation. Concernant le paiement des fonctionnaires de l'Etat, on se rappellera qu'en RDC, c'est le vingtième jour du mois que les agents et fonctionnaires sont censés toucher leurs salaires. Cette date a été retenue depuis une trentaine d'années par le régime Mobutu, comme pour rompre avec le système de paie hérité de la colonisation qui fixait la date de la paie au trentième jour de chaque mois.

Force est de constater qu'à ce jour, la date de la paie n'est plus respectée par l'Etat. Ses propres fonctionnaires et agents broient du noir à cette date tout comme à l'occasion de grandes fêtes nationales ou internationales. C'est ainsi que le 1er mai 2007, les fonctionnaires ont défilé affamés, sans argent. A ce jour, la plupart des services de l'Etat ne savent pas encore où se trouvent les états de paie du mois de juin 2007. Le gouvernement a donc du pain sur la planche.

Pour ce qui est des tracasseries, il faut rappeler qu'il s'agit d'un vieux problème qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. Les autorités à tous les niveaux doivent s'impliquer, afin d'assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens sur l'ensemble du territoire national.

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Relancer les investissements au Congo

carte_rdcRelancer les investissements au Congo
© M.F.C.
Mis en ligne le 04/07/2007

Patrons belges et congolais fixent des objectifs précis pour relancer l'économie.
Priorité absolue : poursuivre l'installation de tribunaux de commerce.

La chambre de commerce belgo-africaine (1) et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont rédigé conjointement des recommandations au gouvernement congolais - et accessoirement aux autorités belges, au sujet de leurs rapports avec l'ex-colonie - pour relancer les investissements privés au Congo-Kinshasa.

Il s'agit de l'actualisation d'un document similaire rédigé en 2001, modifié en 2004. Certaines des recommandations alors formulées ont été entendues, au moins partiellement, se félicitent les deux organes : publication des lois et décrets; négociation de la dette intérieure congolaise dont un tiers a été honoré; installation de deux Tribunaux de commerce à Kinshasa; etc. Reste une série de modifications à apporter.

Tribunaux de commerce

Ainsi, en matière juridique, la chambre de commerce et la FEC recommandent la ratification par le parlement de Kinshasa de l'adhésion à l'Ohada, afin de permettre l'arbitrage international en matière de conflits commerciaux, et l'adaptation conséquente du droit congolais; la poursuite de l'installation de Tribunaux de commerce, "priorité absolue", et de Tribunaux du travail; la suppression de l'obligation d'obtenir une autorisation présidentielle pour créer une société ou en modifier les statuts; l'obligation pour toute entreprise de s'affilier à une organisation professionnelle, afin que toutes participent au paiement de l'impôt et non plus seulement quelques-unes; poursuivre la diminution du droit d'apport (taxe sur les augmentations de capital); égalité de traitement entre Congolais et étrangers en matière de propriété foncière.

En matière fiscale et administrative, la chambre de commerce et la FEC recommandent essentiellement la suppression de l'impôt sur le chiffre d'affaires pratiqué au Congo au profit d'une TVA; simplification et réduction de la charge fiscale; abandon du blocage des comptes bancaires ou de la caution obligatoire en cas de contentieux avec l'administration fiscale; sécurisation de la perception des recettes par l'Office des douanes et accises.

En matière monétaire, les hommes d'affaires recommandent au Congo de favoriser au maximum le recours à la monnaie scripturale (beaucoup de transactions se font en cash, faute de système bancaire adéquat); autorisation pour les opérateurs économiques de payer leurs fournisseurs a posteriori; facilitation des circuits bancaires entre le Congo et la Belgique.

Privatiser

S'agissant des entreprises publiques congolaises, notoirement mal gérées, la chambre de commerce et a FEC recommandent la transparence; des tarifs correspondant aux services rendus (la compagnie d'électricité fait ainsi payer ses services même quand elle ne fournit pas de courant); l'abolition des monopoles; la privatisation de la gestion de ces entreprises, avant leur privatisation complète. Enfin, les patrons demandent à être consultés sur l'affectation de financement des infrastructures : s'agissant des transports, nombreux sont ceux qui se plaignent de ce que les choix déjà effectués ne favorisent pas l'économiel

(1) Chambre de commerce Belgique- Luxembourg-Afrique-Caraïbes-Pacifique : cbl.acp@skynet.be ou 02.512.99.50.

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Dès ce mois de juillet, des bourses aux étudiants finalistes de l’ESU

unkinDès ce mois de juillet, des bourses aux étudiants finalistes de l’ESU

 

Comme promis par le gouvernement, le paiement des bourses aux étudiants finalistes des Institutions publiques d’enseignement supérieur et universitaire, sera effectif dès ce mois de juillet.

L’information a été livrée à la presse mercredi 4 juillet, par le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et universitaire, Sylvain Ngabu Chumbu, au sortir d’une séance de travail au ministère du Budget, avec une délégation des gestionnaires des Instituts publiques de l’Enseignement supérieur et universitaire de la ville de Kinshasa.

De concert avec le ministre du Budget, Adolphe Muzito, les modalités de paiement de la bourse ont été donc examinées. « Nous sommes ici pour mettre au point les modalités pratiques de paiement des bourses, décidé par le gouvernement, en faveur des étudiants finalistes de graduat et de licence », a expliqué Sylvain Ngabu Chumbu.

A en croire le ministre d’Etat, ce droit sera accordé mensuellement aux étudiants régulièrement inscrits, pour un montant de 30 dollars américains. Cela, compte tenu du volume du budget de l’Etat pour l’exercice 2007, qui prévoit dans la rubrique bourse aux étudiants (finalistes) une enveloppe de plus ou moins 6 millions de francs congolais. Tant il est vrai que l’exercice 2006-2007 prend en compte le mois de juillet en cours jusqu’à fin septembre 2007. « A partir du mois d’octobre, commencera le paiement des bourses pour les nouveaux étudiants qui viendront l’année prochaine », a précisé le ministre d’Etat chargé de l’ESU.

Le trafic des listes à sanctionner

Quant aux étudiants de l’intérieur du pays, des instructions formelles seront transmises à tous les « chefs des conférences » des provinces. De même que des dispositions seront arrêtées pour éviter le gonflement des effectifs. Pour ce faire, le ministre d’Etat a promis de veiller que le nombre d’étudiants effectivement inscrits en 3ème année et en 2ème licence, soit connu.

« Nous avons le nombre, mais nous allons le vérifier et le contrôler », a-t-il souligné. Dans le même ordre d’idées, l’attention des représentants des Instituts supérieurs et universitaires de Kinshasa, a été attirée sur l’établissement des listes. Celles-ci ne doivent à aucune façon, être l’objet de trafic de nombre. Ainsi, dans le cas contraire, ont-ils été prévenus « les têtes vont tomber ». Pour ce faire, les listes remises, ont été restituées pour une vérification supplémentaire.

Elles seront déposées aux ministères de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu) et du Budget, au plus tard le lundi prochain. S’agissant du montant de 30 dollars américains, il est provisoirement fixé. Il pourra être revu à la hausse. Prochainement, la bourse pourra être étendue à tous les étudiants de licence des institutions publiques, voire des Instituts supérieurs et universités non étatiques.

En ce qui concerne la modalité de retrait de l’argent par les Instituts supérieurs et universités de Kinshasa, elle se fera par voie bancaire. Cette disposition va ainsi obliger les concernés à disposer d’un compte bancaire. Pour le ministre d’Etat Sylvain Ngabu Chumbu, la réinstauration de la bourse permettra d’alléger tant soit peu la charge des étudiants finalistes appelés à effectuer de travaux de fin d’études, tels que le mémoire de 2ème licence.

Les étudiants qui vont redoubler auront également droit à cette bourse. Pour rappel, c’est au début des années 90 que la bourse a été supprimée, sur une décision du gouvernement de l’époque.

© Dovin Ntelelo Diasonga

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Listes des candidats directeurs généraux, directeurs financiers, directeurs techniques et directeurs commerciaux en RDC

 

copirepListes des candidats directeurs généraux, directeurs financiers, directeurs techniques et directeurs commerciaux sur le site de COPIREP (Table Synthetique).

 

http://www.copirep.org/index.html

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Projet de loi sur l’immigration : Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de solidarité

Immigration_africaine© Initiatives et Actions Citoyennes pour

la Démocratie

et le Développement
Tél. : 06 13 91 24 14
E-mail : iacd001@yahoo. fr
Site: iacd-news.org          
Numéro SIREN: 481 813 061   
CP: 020

51 432 214 F

« Penser librement, décider utilement et agir collectivement »

Projet de loi sur l’immigration : Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de solidarité

Monsieur Brice HORTEFEFEUX, Ministre de l'Immigration,  de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement  a présenté aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, de l'intégration et de l'asile. Ce texte qui devrait être examiné en session parlementaire extraordinaire cet été, est  une sérieuse source d’inquiétude.

En effet, décrié en avant première par les Collectifs de sans papiers, les organisations démocratiques françaises et de la diaspora, le projet de loi constitue une attaque frontale sans précédent contre les travailleurs sans papiers en particulier, les immigrés en général et les droits des français en ce que ce :

Il n’offre aucune perspective aux sans papiers que le retour alors que leur régularisation était déjà bloquée depuis que l’actuel Président de

la République

était Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire.

Il participe à la déstabilisation de ceux qui sont déjà régularisés  en créant des verrous qui rendent pratiquement impossibles le regroupement familial au moment où la plupart de ceux qui avaient obtenu un récépissé du temps des lois Chevènement ne disposent à ce jour que d’une carte d’un an renouvelable, participant cyniquement au financement de ceux expulsés pour défaut de papiers !

Il s’attaque aux citoyens français en incriminant la solidarité et en encourageant la délation au moment où les entreprises de plus en plus spécialisées dans le travail au noir qui bat tous les records, y compris certaines de celles qui sont sous contrat dans une des résidences présidentielles se frottent les mains : il n’y a aucune conséquence  juridique contre ces négriers modernes !

C’est dans ce cadre qu’il faut situer  l’un des enjeux de

la Déclaration

du 1er juillet 2007 du Collectif « Uni-e-s contre l’Immigration Jetable » constitué de plus de 800 Associations dont IACD :  « Nous refusons le projet de loi que prévoit le gouvernement sur l’immigration !  La nouvelle réforme du Code de l’Entrée et du Séjour de Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit de séjour pour les familles, les conjoint, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi disparition de cet outil d’ « intégration » qu’était la carte de résident (…).

L’Immigration ne peut commencer avec la répression et se terminer par des rafles, des détentions et des expulsions ; elle ne peut pas être partagée entre les brutalités  policières  et les dispositions sécuritaires. Il faut un véritable changement de la politique de l’Immigration en Europe et en France en particulier que celle basée sur la « préférence communautaire », la violation et la négation des droits fondamentaux, c’est-à-dire du droit de vivre en famille et d’avoir une vie privée, du droit des femmes et des enfants, du droit de travailler et de se soigner… au mépris de

la Déclaration Universelle

des Droits de l’Homme, de la convention de Genève, de

la Convention

des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant…

IACD appelle le gouvernement FILLON à plus de respect des Conventions internationales ratifiées par

la France

et ouvrir un nouveau chapitre autre que celui qui fait la chasse aux sans papiers et à leurs enfants, en rompant avec la théorisation et l’organisation du communautarisme d’Etat. Cela débouche sur le racisme et encourage la xénophobie.

IACD International appelle les Collectifs de sans papiers, les organisations de soutien à plus de vigilance et d’unité dans les actions en défense des sans papiers, pour la régularisation avec l’obtention de la carte de 10 ans, la libération des détenus pour défaut de papiers, la reconnaissance du droit d’asile et la mise en œuvre d’actions de développement qui mettent les immigrés intéressés pour le retour dans les pays d’origine au cœur de projets viables de développement afin de participer à la stabilisation des populations en amont.

Fait à Paris, le 4 juillet 2007

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Qui a tué Serge MAHESHE ?

serge_maheshe_JEDQui a tué Serge MAHESHE ?

Voici la version des faits des familles MULIMBI et MUHIMA, deux témoins oculaires des faits.
Soumis par JEUNESSE DU MONDE le Mar, 03/07/2007 - 12:39
Droits de la personne | Kinshasa

En date du 13 juin aux environs de 20h00’, Serge Maheshe de retour de son travail, est passé prendre son ami Serge MUHIMA à son domicile, afin qu’ensemble ils aillent déposer leur contribution pour le mariage de leur ami commun Alain Mulimbi qui devait se marier le vendredi suivant, càd le 15 juin.

Au moment de se séparer (de quitter la résidence des parents d’Alain qui est située sur la route menant vers « le corps de la paix » à partir « des feux rouges »), Alain les a raccompagnés jusque devant le véhicule où ils sont restés quelques minutes debout en train de blaguer avant que 2 individus en provenance de la route menant vers « le corps de la paix » n’arrivent et les dépassent sans rien leur dire comme si de rien n’était.

Quelques instants après ces mêmes individus ont alors fait irruption devant eux venant de côté opposé, càd de la route menant vers la place appelée « les feux rouges ». L’un deux leur demanda de se mettre par terre tout en chargeant directement son arme ; l’autre n’en avait pas.
C’est alors que l’un des trois jeunes garçons demanda ce qu’ils avaient fait pour qu’ils se mettent par terre. Celui qui était armé réitéra l’ordre de se mettre par terre sans rien demander : ni argent, ni identité,….

Serge Maheshe qui avait un handset tenta d’appeler la base Monuc pour signaler les faits.
A ce moment, un premier coup de balle fut tiré. Serge Muhima se jeta dans un caniveau pendant qu’ Alain Mulimbi se cacha sous le bus de

la Monuc

qu’avait Serge Maheshe qui semble t-il n’a pas eu le temps de fuir.

Les deux amis qui s’étaient cachés entendaient Serge Maheshe demandait ce qu’il avait fait, que les malfaiteurs pouvaient prendre tout ce qu’il avait, argent, téléphone,…..Un deuxième coup a été tiré et un des deux malfaiteurs se mit à tirer Alain par les pieds pour le faire sortir en dessous du bus.
Un troisième coup fut tiré et Alain qui avait résisté et donc toujours sous le véhicule vu les pas des malfaiteurs s’éloigner. Ces derniers ne semblaient même pas être pressés.

Alors Alain sortit de sous la voiture et se mit à appeler les deux Serge.
Serge Muhima sortit du caniveau et avec Alain ils constatèrent que Serge gisait par terre.
Alors ils appelèrent à l’aide et les voisins qui avaient entendu les coups de feu ont accouru.

Serge et Alain ont alors emmené Serge Maheshe à l’hôpital général de Référence. A ce moment là, Serge Maheshe délirait et saignait abondamment. Avec eux, était un médecin, Dr Zozo, qui loge dans le même enclos qu’Alain.

Arrivé à l’hôpital, Serge Muhima a alors avisé les autorités, notamment ceux de

la Monuc

ainsi que l’agence de sécurité des Nations Unies(UNDSS) et quelques membres de la famille.
Après ces coups de téléphone, il a retrouvé Alain devant la salle des urgences qui pleurait déjà et qui disait que Serge Maheshe était déjà mort. Le Dr Zozo l’a confirmé en hochant la tête et Alain Mulimbi s’est évanoui et l’équipe des urgences a commencé à s’occuper de lui.

Les amis, les agents de

la Monuc

et la famille ont donc commencé à arriver à l’hôpital ; et un cortège constituait de toutes ces personnes a accompagné son corps jusqu’au domicile de ses parents.

La même nuit, vers 23h, on a vu défilé plusieurs autorités de la place, notamment Mr Alpha Sow, Chef de

la Monuc

ici et d’autres encore.

Alain aussi avait été conduit au bureau de la police nationale pour des premiers interrogatoires.
Après ; son père, deux de ses frères et le Dr. Zozo le ramenèrent à la maison car le choc était encore vif.

A 6 h 00, toutes les radios passaient déjà la nouvelle. Elles parlaient de l’assassinat de Serge et des informations circulaient selon lesquelles le quartier Ndendere était déjà bouclé et était en train d’être ratissé par des enquêteurs.

A 8hoo, il y avait une foule compacte (étudiant, agents Monuc, famille, IRC, etc.) au domicile des parents de feu Serge Maheshe.

Vers 9h30’, le Gouverneur de

la Province

est arrivé. Très ému, il s’est recueilli quelques instants sur la dépouille de Serge mais n’a fait aucune déclaration à ce moment là.

Dans la soirée, la radio parlait déjà de 18 personnes qui étaient déjà détenues à l’auditorat car elles avaient des armes dans leurs maisons ou sur elles. (Militaires ? démobilisés ?) Ces personnes étaient interrogées, et le bruit courrait qu’une arme avait déjà été identifiée comme arme du crime.
Le soir du jeudi 14 juin 2007, un procès commençait et Serge et Alain furent entendus comme « renseignant ».

Le lendemain, au courant de la messe chargée de beaucoup d’émotion, l’officiant a montré son indignation.

Le même jour vers 14h, tout le monde s’est rendu au cimetière sauf Serge et Alain qui avaient été retenus à l’auditorat car ils pouvaient comparaître à tout moment dans le procès qui continuait.
La météo se gâta, le procès fut suspendu et ils en profitèrent pour aller rendre un dernier hommage à leur ami.

Après l’enterrement, tous les amis, membres de la famille, connaissance se sont retrouvés chez les parents de Serge Maheshe ; un cahier était là où beaucoup des gens ont pu écrire ce qu’ils ressentaient et dire un dernier adieu a u disparu.

Le samedi 16 juin, en mémoire de l’illustre disparu, toutes les radios ont annulées toutes les émissions pour ne passer que de la musique religieuse. Ce silence qui n’épargna même pas les émissions importantes comme les informations a duré toute la journée montrant la colère et la frustration des journalistes.

Le même samedi, une cérémonie officielle s’est déroulée à Kinshasa a la quelle beaucoup des autorités ont assisté et fait des déclarations ( le ministre de l’information, M. william L. Swing , le ministre de l’intérieur, le président de l’assemblée nationale,…)

Il y a eu un jour pour reconstituer les faits ; au lieu ou s’est passé le crime.

Pendant la reconstitution de la scène du crime, les deux amis de feu Serge Maheshe qui suite à la panique et peur avait perdu le visage des agresseurs ont quand même reconnu la démarche de celui qui avait tiré et sa voix. Ils l’ont fait savoir aux avocats de la défense.

Pendant qu’ils étaient sur les lieux du crime, l’un des présumés coupables dit à Serge Muhima en une langue locale et d’un ton vraiment menaçant : « Yo olobi omonaki biso awa ? Ok, keba nayo, toko bima », ce qui se traduit par: « Tu dis nous avoir reconnu ? Fais attention à toi ! On sortira d’ici ! »
Il y a eu plusieurs auditions publiques, mais une seule a été vraiment réalisée ; il y a eu deux reports ; et l’on devait encore avoir comparution le 11 juillet.

Le samedi 30 juin, vers 16h 30, Serge Muhima a été appelé au domicile des parents Maheshe. Lorsqu’il y est arrivé, il a trouvé un auditeur qui lui a dit qu’il y avait des faits nouveaux et qu’ils avaient besoin de lui à l’auditorat. Il n’a donné aucun détail sur ces sois disant faits nouveaux, n’a présenté aucun document de loi. Serge l’a donc suivi et est arrivé à l’auditorat militaire. Il a été confronté à deux autres individus, civils et non militaires, qui n’avaient aucun lien avec les deux premiers présumés coupables, militaires. Quand Serge Muhima s’est présenté aux deux individus qu’ils n’avaient jamais vus auparavant, ils se sont exclamé : « non, ce n’est pas lui ! Lui c’est Ka Serge, nous le connaissons bien ; ce n’est pas lui…c’est plutôt Alain. Nous ne pouvons oublier qui est Alain, le Dr Alain Mihigo »
Apres quelques instants, Alain Mulimbi a été emmené devant les mêmes individus et ces derniers ont prétendu le reconnaître comme étant le commanditaire du crime. Ils ont dit qu’ils avaient été approché par lui et qu’il leur avait promis 30.000 $ (trente milles dollars) s’ils réussissaient à tuer Serge Maheshe. Les auditeurs ont donc entendus tout le monde et ont décidé de garder Alain et Serge « pour des raisons d’enquêtes ».


Les membres de la famille ne savaient absolument pas pourquoi leurs fils étaient retenus à l’auditorat, dans un cachot.

Ils ont été brimés et même rançonnés par les gardiens, aucun officier militaire n’a dit aux gardiens que Serge et Alain n’étaient pas accusés.

Etaient ils suspects ? Ou inculpés ? Ou témoins ? Pourquoi dans ce cas les choses se passaient elles un week end, sans avocats, sans explications de leur statut ? Pourquoi à l’auditorat militaire alors que la victime, les présumés coupables et les présumés commanditaires ne sont pas des militaires ?

C’est vers le coup de 23 heures qu’il s’avérera impossible de voir sortir ni Alain ni Serge, et qu’ils étaient là sur base des déclarations des deux individus prétendant avoir tué feu Serge Maheshe.

Le lendemain matin, les deux prévenus ont pu voir les membres de leurs famille et avaler une tasse de café. Ils étaient encore dans le flou et n’avaient pas encore tous les détails concernant les raisons qui poussaient les magistrats à les détenir en garde à vue. Vers 10 heures, ce premier juillet, ils ont été entendus séparément de même que les deux « tueurs ».
Ces derniers donnent des informations contradictoires ; d’après l’un, il ne s’agit pas du Dr. Alain Mihigo mais plutôt du Dr. Alain Muhindo ; que le lieu où tout se fomentait est un nganda et le gérant connaît très bien ce Dr. Alain Mihigo/Muhindo. Interrogé à son tour, le gérant du dit nganda dit n’avoir jamais vu Alain.

Les raisons de détention de Serge Muhima repose sur le seul fait que les « tueurs » (qu’il n’avait jamais vus avant la veille) ont prétendu le connaître et l’ont appelé « Ka Serge ».

Il ressort qu’ils doivent encore passé la nuit du 01 au 02 juillet 2007 au cachot, espérant que le lundi sera un jour meilleur car selon les magistrats il y aura confrontation.

Sé : les Familles de Alain MULIMBI et Serge MUHIMA

NB : le communiqué ci-dessus n'engage pas l'ONG Jeunesse du Monde RDC, il est publié à titre d'information.

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