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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

06 juillet 2007

Gaspard Musabyimana

MUSABYIMANAGaspard Musabyimana

http://www.musabyimana.be/

Posté par CDF Afrique à 02:22 - Rwanda - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Selon l’ambassadeur britannique Andy Sparkes, les bailleurs déçus par la gestion congolaise

Andy_SparkesSelon l’ambassadeur britannique Andy Sparkes, les bailleurs déçus par la gestion congolaise

Chers compatriotes,

Ce que vient de déclarer l’Ambassadeur de Grande Bretagne pour le COngo est très encourageant, mais je dis au journaliste qui rapporte ces nouvelles de faire aussi des analyses qui s’imposent, car il est facile de rappeler les vertus que de les vivre. Ce discours est une exhibition des pieuses intentions, nul n’ignore parmi nous ce que sont

la Grande Bretagne, les États-Unis, la France et la Belgique qui nous ont plongé dans cette situation de misère. Être née en Angleterre n’est pas une vertu, c’est un hasard de généalogie. Un Congolais d’origine américaine peut dire la même chose, il est toujours facile de devenir pour l’autre qui souffre un professeur. Personne ne choisit ses parents en venant au monde. Dès lors être par descendance Prince, Comte, Duc et autres titres de la bourgeoisie héréditaire ou circonstancielle, n’est pas un mérite. On ne peut pas à cause de cette chance commencer à parader avec son statut social pour se moquer de ceux qui proviennent des favelas.

  Le 30 juin 1960, ce sont les Britanniques qui ont vendu des avions de chasse à la Sécession katangaise. Les Fougas Magister, avion à réaction, importés au Congo par le Colonel Trinquier, un français, étaient bel et bien de construction anglaise. Les mercenaires qui ont endeuillé le Katanga ne venaient pas d’ailleurs, ils provenaient de la Belgique, de la Grande Bretagne, de la France, de la Rhodésie du sud, le Zimbabwe actuel, de l’Afrique du sud, de la Namibie et de l’Union Sud Africaine, l’actuelle RSA de Thabo Mbeki. Ceux qui ont détruit le Congo sont ces mêmes puissances qui nous donnent des leçons sans exhumer un seul instant le mal qu’elles ont causé à la République chère à Lumumba. Du reste, ce sont elles qui sont ses assassins. Partant, pour qui l’Ambassadeur de Grande Bretagne veut-il se prendre ?

    Je n’en disconviens pas du fait qu’il a dit vrai, mais la vérité il faut la dire quand on milite pour elle. L’invasion de la RDC, par le Rwanda, l’Ouganda et les autres roitelets des environs, est une entreprise délibérée anglo-saxonne derrière les sbires formés, équipés et soutenues dans l’agression par Londres, Bruxelles, Washington et Paris.

La Conférence de Sun City est une rencontre bidon qui a assassiné les travaux de la Conférence Nationale.

Souveraine, il est aberrant de se réjouir quand on entend un commanditaire de l’agression donner des leçons d’éthique publique sur la gouvernance et la gestion de la chose publique. Un pyromane, un vendeur d’armes ne peut pas enseigner la morale ni expliquer ce que c’est la bonne gouvernance au peuple du pays qu’il déstabilisé. Les armes ne font rien de bon que disperser ceux qui sont unis.

Qu’il vous souvienne des farces diplomatiques au niveau ministériel en RDC joué par Hubert Védrine, l’ancien Ministre français des Affaires Étrangères et Jack Straw de Grande Bretagne assumant le même poste au Royaume-Uni. Ceux-ci se sont contredits publiquement en RDC et ont dévoilé, par cette attitude controverse, les actions d’antichambre de leurs États-Majors dans la guerre au Congo. Cela se passait dans la période de
la Conférence de Sun City. Le vrai problème que l’Ambassadeur de Grande Bretagne devait soulever est celui de s’excuser de la participation de son pays dans l’agression de

la RDC. Nul

n’ignore que c’est une coalition anglo-saxonne qui a porté au pouvoir en RDC, Joseph Kabila, lui-même anglophone. Je m’étonne que le journaliste qui rapporte ces nouvelles semble satisfait des déclarations creuses qui ne sont que de la poudre aux yeux, car ce sont les Anglo-Saxons qui sont les parrains de ceux qui nous noient. Ce que j’aurai voulu entendre, c’est la résolution de chasser la horde des incapables de leur poste à Kinshasa, c’est-à-dire, démissionner Joseph Kabila et promettre la réhabilitation de

la RDC

par la réparation des dommages causés à son peuple et à son édifice national.

S’agissant de la protection de l’environnement, c’est

la Grande Bretagne

qui coupe les forêts de

la RDC

, les bois des Congolais est destiné aux ménage et à l’industrie d’ébénisterie de

la Grande Bretagne

, lisez cette information dans le Guardian de Londres du mois d’avril de cette année et vous verrez que ce que je rapporte est digne de foi.

La Grande Bretagne

, par son Ambassadeur, ne peut se dédouaner de sa responsabilité malveillante dans les affaires de

la RDC. Tony

Blair et Bill Clinton sont grandement responsables du dépérissement de

la RDC

, s’il ne tient qu’à moi, je pourrais les faire comparaître au TPI, ils ont le sang des six millions des Congolais sur leur tunique. Il convient dès lors à nos écrivains de presse de faire la part des choses et de ne pas rapporter à la lecture du peuple des faits divers. Celui-ci en est un.

Ceux qui ont détruit

la RDC

sont des Occidentaux, ils sont à la base de l’échec de l’indépendance du Congo. L’acte premier de ce sabotage est l’assassinat lâche de Patrice Lumumba. Ces Occidentaux qui s’absolvent sont d’abord, les Belges, les Américains, les Français et les Britanniques. Ceux-ci sont les ténors historiques de notre mise en esclave moderne. Bruxelles, Paris, Washington et Londres ne peuvent pas le nier. C’est dans le cercle des vainqueurs de

la Deuxième Guerre

Mondiale que se trouve le centre de notre détention carcérale d’État. Ceux qui ont introduit la corruption comme moyen d’avancer dans la magouille au Congo sont des Occidentaux et ce sont eux qui corrompent. La mort de Lumumba émane de la corruption de ses compagnons politiques, du gouvernement et des responsables de l’ONU. La dernière grande corruption en branle est l’élection de Joseph Kabila à

la Présidence. Je

rejette la charité oratoire d’un menteur qui se croit justifié parce qu’il est né du bon côté ou du moins dans la région qui commande sur le monde.

Les propos de l’Ambassadeur de Grande Bretagne, quoi que vrais, sont malhonnêtes, nous souffrons à cause de

la Grande Bretagne

, de

la Belgique

, de

la France

et des États-Unis. Nous sommes les victimes de leur système de l’exploitation éhontée des Congolais, lesquelles apparaissent en dernier ressort comme les fossoyeurs de leur propre tombe et comme les scélérats de leur hécatombe dans l’abîme de Déméter. Les bailleurs des fonds dont il est question n’en sont pas vraiment des pourvoyeurs d’argent, ce sont des endetteurs. Tout l’argent qu’ils prétendent investir au Congo est récupéré au centuple des millions, alors qu’en vérité, nous on ne gagne rien. Reportez-vous aux écrits politiques et philosophiques de

la Grande Bretagne

du XVIII et XIX ème siècles et vous comprendrez. Le plus grand théoricien de cette école d’asservissement des peuples, dits exotiques, est l’illustre Adam Smith. Celui-ci dans son célèbre ouvrage \"Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations ! La souffrance que nous endurons aujourd’hui et qui est la base des recommandations coloniales de cet économiste. Dans l’encyclopédie Wikipédia sur le net, il dit ceci de cet auteur au sujet de sa théorie paru dans le livre susmentionné en 1776 :

«Smith y expose son analyse sur l’origine de la prospérité récente de certains pays, comme l’Angleterre ou les Pays-Bas. Il développe des théories économiques sur la division du travail, le marché, la monnaie, la nature de la richesse, le « prix des marchandises en travail », les salaires, les profits et l’accumulation du capital. Il examine différents systèmes d’économie politique, en particulier le mercantilisme et la physiocratie. Il développe aussi l’idée d’un ordre naturel, le « système de liberté naturelle », résultant de l’intérêt individuel se résolvant en intérêt général par le jeu de la libre entreprise, de la libre concurrence et de la liberté des échanges..»

Le commentaire des auteurs occidentaux de l’économie mondiale reconnaît en Adam Smith un théoricien de haut niveau pour leur histoire. Wikipédia achève par ce commentaire : \"

La Richesse

des nations reste à ce jour un des ouvrages les plus importants de cette discipline (pour Amartya Sen, « le plus grand livre jamais écrit sur la vie économique. Il est le document fondateur de la théorie classique en économie comme sans aucun doute du libéralisme économique\" La guerre des Grands-Lacs a pour bénéficiaire,

la Grande Bretagne

, les États-Unis,

la Belgique

,

la France

et l’Union Européenne. Paul Kagamé, Yoweri Museveni font leur affaire dans l’Est de

la RDC

, ils ont la directive de ne pas nous laisser de répit, sinon à Kinshasa, les quelques politiciens lucides peuvent exiger la revisitation objective des contrats miniers, forestiers et divers. En d’autres mots, c’est pour empêcher les Congolais de réagir, de se prendre en main et de se tenir uni. Kigali et Kampala sont là pour déranger l’émergence de la quiétude au Nord Kivu et au Sud-Kivu. Rassurez-vous que si c’était le Soudan qui fait ce que nous font Paul Kagamé et Yoweri Museveni, le Washington Post, le Figaro, Paris Match, le Times, tous auraient écrits avec rage contre ces assauts. En clair, les roitelets de Kigali et de Kampala ont pour jeu de faire pencher les préoccupations du gouvernement et du Parlement congolais vers le dossier de la guerre et de la sécurité nationale. Laurent Nkundabatuare est très équipé, ses armes viennent des pays anglo-saxons et de l’Afrique du sud, un autre giron de la puissance anglo-saxonne pour contrôler l’Afrique sub-saharienne, en particulier, le Congo. Les reproches de l’Ambassadeur de Grande Bretagne auraient été sincères s’ils provenaient de l’opinion publique anglaise, celle-ci est une de plus grande force de pression populaire et publique en Occident. Avant la deuxième guerre d’Irak, ses leaders ont montré au gouvernent britannique que l’aventure dans laquelle il s’engageait était une erreur grave. Il n’a pas fallu attendre une décennie pour que cette vérité s’avère authentique et crédible.

Les reproches de l’Ambassadeur britannique, en fait, ne sont pas une nouveauté aux oreilles congolaises, ils font manchette tous les jour dans le journal virtuel le \"Debout Congolais de MEV\" et dans plusieurs réflexions émises par les Congolais d’outre ailleurs et du monde entier. Le pouvoir de

la RDC

actuelle est d’origine anglo-saxonne, il ne faut pas se leurrer pour quelqu’un qui prend la peau de l’antilope pour oublier qu’au départ que sa vraie nature est Catus feli, c’est-à-dire prédatrice avec l’identité de lion et non de cervidé. Pensez-y bien, quel cynisme sarcastique ! Qui équipe Laurent Nkundabatuare. Ne faites pas d’un rusé diplomate un saint canonique au Vatican, c’est dangereux cette transmutation de spiritualité et des vertus. Parler en bien du Congo, n’importe qui peut se faire remarquer là-dessus. Jusqu’à aujourd’hui,

la Grande Bretagne

n’a jamais reconnu l’agression rwandaise et Ougandaise au Congo et n’a jamais condamné Kigali ni Kampala. Il est alors indu de cautionner un discours faux d’un Ambassadeur qui veut se donner une conscience tranquille.

J’enjoins ici quelques des extraits culpabilisants qui montrent que l’Ambassadeur du Royaume-Uni a manqué à l’éthique et à la courtoisie diplomatique vis-à-vis d’un peuple, le peuple congolais, car il dédouane la participation de son pays dans la faillite de

la RDC

et se fait professeur sans se noyer lui-même dans le bouillon des coalitions destructrices au sein de laquelle tous les Anglo-saxons de la politique majeur au niveau des gouvernements et des multinationales se sont compromis :

Les implications des Etats-Unis :

Hebdomadaire Vie : L’étendue du soutien politique, économique et militaire, qui ne fait plus l’ombre d’aucun doute, apporté par les États-Unis au Rwanda est allé bien au-delà d’un entraînement militaire «modérés, inoffensif et gentil», selon Vincent Kern, secrétaire adjoint

la Défense

, enfin obligé d’admettre, le 4 décembre 1996, l’implication \"gentille !\"de son pays dans le conflit za rois. Des témoins, Kinshasa et Goma, ont signalé IRW et

la FIDH

qu’ils avaient vu des soldats américains sur le territoire congolais différentes reprises entre novembre 1996 et août 1997. Un des témoins, qui a une grande expérience militaire, a signalé avoir vu les Forces spéciales de l’armée américaine en uniforme dans les villages de Walikale et Kanyabayonga au Nord-Kivu, le 23 et 24 juillet 1996, accompagnant les troupes ougandaises dans la zone de Ruwenzori au Congo et encore pas plus tard qu’en ao t 1997.\" Extrait tiré de l’hebdomadaire

la Vie

, n0 2722, du le 30 octobre 1997.

Le Figaro du 26 mars 1997 : \"Selon une expression qui court les milieux diplomatiques de Paris : Les États-Unis ont refait le coup de Fachoda. Pour s’assurer en Afrique une influence proportionnelle à leur rang de superpuissance, ils ont tenté d’adapter au continent noir la stratégie des \"États pivots\" qui, ailleurs, les fait s’appuyer sur

la Turquie

ou l’Égypte\"... Extrait : Charles Lambroschini.

WEB : \"In addition to Clinton and Museveni, several regional heads of state (Congo, Eritrea, Ethiopia, Kenya, Rwanda and Tanzania) will gather for a one-day mini-summit in Kampala. Several of these men are so-called \"new leaders\" whom the U.S. is actively embracing for strategic reasons, despite their disregard for human rights1.\"
Extrait : Clinton visit to Africa March 1998, www.hrw.org/press98/mar/cli-kmpl.htm

Richard holbrook, alors Ambassadeur US à l’ONU : \"The Congo has been the graveyard of the UNITED NATIONS, literally and figuratively, if we don’t get it right in the Congo, we’re going to go down\".
Extrait de : Patrick Graham, du National Post, d’Ottawa, rapportant les moqueries US sur

la RDC.

Les implications belges

Digitalcongo.net du 7 mai 1997 : \"

La Belgique

est impliquée dans le pillage des ressources de

la RDC

, travers notamment la compagnie aérienne Sabena et le port d’Anvers, ils sont accusés respectivement d’acheminer les produits du pillage vers l’extérieur et de servir de lieu de leur écoulement. Mieux, le blanchiment du diamant du sang, a des bonnes raisons de bloquer la machine onusienne mise en branle... C’est dire que

la Belgique

dans cette logique a intérêt d’obtenir la révision de ce rapport pour échapper au spectre de la sanction qui planerait sur elle. Et sa position de membre influent de l’Union Européenne lui donne quelques atouts pour bouleverser les tendances.

La Belgique

, autant que d’autres pays européens, qui se plaisent acheter les produits du pillage de

la RDC

, tels que le Coltan, doivent certainement appuyer la décision de l’ONU qui tend couvrir leurs égarements.\" Colette Braeckman,

\"Révélation d’André Flahaut\" : Accusé et acculé sur sa politique de brassage, mixage et démobilisation de l’armée congolaise, André Flahaut, énervé, s’est mis débout et a lâché la deuxième bombe. « Ceux qui m’accusent de n’avoir pas bien formé des brigades brassées qui fuient les soldats rwandais au premier coup du feu, doivent savoir que la formation sous l’auspice de

la Belgique

s’oriente à apprendre un métier aux démobilisés. La politique de remettre de l’argent aux démobilisés à démontrer que ceux-ci, une fois quittés le drapeau, se servent de cette prime pour s’acheter un autre fusil et terroriser la population civile.» Et ajoute : « c’est à cause d’armes fabriquées en Ouganda par une usine chinoise que les fusils ne cessent de circuler dans les Grands Lacs. La communauté internationale ferme les yeux sur le trafic d’armes d’usine chinoise en Ouganda ». Et puis : « conséquence :

la RDC

étant maintenue sous embargo d’armes, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda s’approvisionnent en armes et minutions mais il est interdit à

la RDC

d’acheter des armes.» Avant de quitter précipitamment l’auditoire, Flahaut enfonce le clou : «Les armes achetées pour

la Rdc

sont bloquées, interdites d’être acheminées à Kinshasa.» Secret d’Etat ou révélation d’un ministre du parti socialiste pour séduire les électeurs ? Et s’adressant au représentant de CDH à l’origine du scandale New Chaussée, l’usine belge de fabrication d’armes de Georges Forrest à installer en Tanzanie, Flahaut lui crache à la figure : « Et le dossier New Chaussée en Tanzanie…Qu’en dites-vous ?» Visiblement énervé, les lacets de sa chaussure déliés, Flahaut a quitté la salle sans dire au revoir à l’assistance. Extrait de l’article de George Robert, un américain de Californie, intitulé le Ministre belge sortant de

la Défense Nationale.



L’implication de l’ONU

Le Nouvel Observateur : \"Non, Monsieur Kofi Anan, la plus grande honte pour l’ONU n’est pas d’avoir été bafoué par les États-Unis en1998. C’est d’avoir retiré, 4 ans plus tôt, ses troupes au Rwanda. Eh oui ! Le 21 avril 1994, alors que les massacres durent depuis 15 jours, le Conseil de Sécurité décide de réduire d’environ 1.200 à 270 personnes les effectifs stationnés sur place. Voilà, j’espère que vous réalisez bien. Les rues de Kigali sont pleines de sang. Les hommes sont égorgés ou fendus la machette, les femmes enceintes sont éventrées, les enfants découpés en tranches, les vieillards achevés, et cela non l’unité mais par dizaines, par centaines de mille et les Casques bleus se retirent pour ne pas voir ça.\" Extrait du Nouvel Observateur du 24 décembre 1998.

Exactions des casques bleus : l’ONU est ferme : \"Lorsqu’il a été question pour la première fois d’abus sexuels commis par des casques bleus en République démocratique du Congo (RDC), au début de l’année dernière, le Département du maintien de la paix a demandé au Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l’ONU de procéder à une enquête. Le Bureau a mis au jour des abus consternants. Un ancien membre civil de la mission a été expulsé après la découverte par la police congolaise de vidéos et de photographies dans lesquelles il était entouré d’enfants et de jeunes femmes congolais. Il est maintenant en prison en France dans l’attente de son procès. D’autres allégations mettaient en cause des membres du personnel en uniforme de la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo, stationnés dans la ville de Bunia à l’Est du pays, qui ont été accusés de faire appel à des prostituées et d’offrir à des réfugiées – dont certaines n’avaient que 12 ans – de l’argent et des vivres en échange de rapports sexuels.\" Michael Fleshman, Extrait d’Afrique Renouveau, Vol. 19 #1 (Avril 2005), page 16.

Les Implications rwandaises

Règlement de compte : \"Ayant été lui-même l’un des auteurs de la guerre au Congo, Furuma confirme le fait que l’armée rwandaise, Bunia et ailleurs, commercialise elle-m me le Coltan et autres ressources. De manière troublante, le transfuge évoque l’existence en RDC de 20.000 soldats irréguliers, anciens rebelles, ex-militaires, forces de défense locale, bref des groupes armés qui combattent aux côtés de l’Armée patriotique rwandaise, sans uniforme et sans approvisionnement, et qui par conséquent, sont obligés de vivre sur l’habitant. Il assure que c’est l «la main invisible», c’est-à-dire les revenus tirés du Congo qui finance 70% les opérations de l’armée rwandaise\". Extrait Colette Braeckman pour se venger contre les autorités de Kigali qui l’ont renvoyé.

Londres : \"Thousands of Rwandan troops were massed on the country’s border with Congo this week as scrambled for mineral wheath risked fresh conflict in Africa’s Great Lakes region. A network of plunder - illegally mining precious metals in the forests on the Democratic Republic of Congo - has pushed Rwanda to the brink of an another invasion. On Tuesday, Rwanda’s President, Paul Kagamé, said his troops may have already crossed the border to hunt Hutu militants, but there was evidence of another reason : to protect Rwanda’s access to riches...\" Guardian Weekly, de Londres, du 3 décembre 2004.

Une mère témoigne de la mort de sa fille : Le 15 mai de cette année [2001], quatre combattants fortement armés - c’était des Hutu - sont venus chez nous à 9 heures du soir. Tout le monde dans le quartier avait pris la fuite. J’ai voulu cacher mes enfants mais je n’ai pas eu le temps. Ils ont pris mon mari et l’ont attachée à un pilier dans la maison. Mon bébé de quatre mois a commencé pleurer et je l’ai mis au sein. Et ils m’ont laissée seule. Ils sont partis chercher ma fille et je savais qu’ils la violeraient. Mais elle a résisté et a dit qu’elle préférerait mourir que d’avoir des relations avec eux. Ils lui ont coupé le sein gauche et le lui ont mis dans la main. Ils ont dit, \"Tu veux encore nous rééditer ?\" Elle a dit qu’elle aimerait mieux mourir que d’être avec eux. Ils ont coupé ses lèvres génitales et les lui ont montrées. Elle a dit, \"Par pitié, tuez-moi. \"Ils ont pris un couteau et l’ont mis sur son cou et ensuite ils ont fait une longue incision verticale en descendant sur sa poitrine et ont ouvert son corps. Elle pleurait, mais finalement, elle est morte. Elle est morte avec son sein dans la main. \"Des officiers du RCD sont venus et ont regardé le corps. Puis ils sont partis et je pense qu’ils n’ont jamais rien fait ce sujet. Je n’ai pas parlé à d’autres autorités parce que je pensais que c’était une affaire militaire. Il n’y a pas l’électricité là-bas et on ne voyait pas grand chose mais on pouvait entendre ses cris et voir ce qui s’était passé quand on a vu son corps le matin. Je n’ai jamais revu les attaquants, mais je ne les voyais même pas bien cette nuit-là. Ils ne sont pas restés après avoir tuée ma fille.\" Rapport Human Right Watch, 2001.

Avec ces extraits, il est facile de comprendre d’où vient la supercherie et qu’il n’est pas de bon aloi d’accueillir les propos de l’Ambassadeur britannique en RDC comme une parole de pasteur. Les bailleurs de fonds auxquels le diplomate anglais fait allusion sont responsables de leur propre cupidité aveugle. Le personnel politique de Kinshasa a été installé par les Anglo-Saxons et le concours des Belges dans un mépris total de la démocratie. Somme toute, il y a une touche française feutrée quelque part dans toutes les tractations qui ont eu lieu pour donner au Congo le visage d’une présidence usurpée au peuple, car comme l’a dit Charles Lambroschini, du Nouvel Observateur, les États-Unis ont craint d’ignorer complètement le poids de

la France

dans la région, sinon le Fachoda souhaité ne verrait pas le jour. Heureusement d’ailleurs, ce Fachoda a échoué grâce à la ténacité militaire des Congolais de la campagne, ces vrais patriotes.

En clair, si ces déclarations au sujet de la mauvaise gestion venaient des Ambassadeurs de

la Namibie

, du Zwaziland, du Tchad, de

la Guinée

, du Pakistan, du Lichtenstein, de

la Suisse

, de Norvège, de

la Suède

, du Danemark, de Monaco, de l’Irlande, du Pérou, du Brésil, de l’Équateur, du Salvador, voire du Honduras cela serait vrai. Ce Monsieur, l’Ambassadeur, Andy Sparks, a dit n’est pas sincère. Le diplomate britannique est sans compassion, car il a joué du théâtre là où il sait ce que son pays a fait du mal à un peuple. Avec leurs multinationales, les nations occidentales ont crée un système d’exploitation et de l’humiliation du Noir avec une très grande circonspection en le sachant et en le voulant. Il faut qu’à tout moment où la malveillante prend le dessus sur la probité que les journalistes congolais rabrouent le théoricien rusé qui reporte les fautes de sa conduite sur la victime.

La RDC

souffre d’un régime qui est conçu pour elle depuis 1885. La descente aux enfers du peuple congolais est une conspiration qui a ses auteurs, dont la plus récente est Colette Braeckman, nous ne sommes pas aussi vaches que l’on puisse le croire. Il est temps de commencer à reprocher ouvertement aux Occidentaux leur hypocrisie. C’est le système qu’ils ont mis en place pour nous écraser qui fait fonctionner leur économie. Tous les fonds auxquels la voix de l’Ambassadeur britannique a fait allusion sont des dettes éternelles pour notre peuple. Les Anglo-Saxons n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes et d’éviter de faire le faux saint quand leurs plans perfides de la recolonisation de

la République Démocratique

du Congo ne marchent pas.

Je rappelle que les bénéficiaires de la guerre des Grands-Lacs sont d’abord Londres, Bruxelles, Washington, Paris et l’Union Européenne, cette dernière n’a pas hésité d’envoyer son armée avec des canons pour intimider et tuer les Congolais quand ils auront un réflexe défensif légitime. Personne ne put mettre cette assertion en doute, car les canons de l’EUFOR n’étaient pas destinés à tuer des lions, mais des hommes et des femmes de

la RDC. Ces

militaires infernalement équipés n’ont pas demander à leur chefs de libérer le Kivu, mais, mais de tenir en discipline un peuple que leurs nations ont enchaînés sous la botte de Kigali, de Kampala et de Joseph Kabila. C’est d’ailleurs ce dernier que toute

la Belgique

politique a plébiscité comme l’espoir du Congo, que l’on se rapporte aux propos de Louis Michel et de André Flahaut qui voulaient en faire un Docteur Honoris Causa de l’École Royale Militaire du Royaume.

Au final, les pays de l’Atlantique Nord et leurs Institutions se sont reparties le Congo comme hier à Berlin. Pour l’instant, ces richesses vont aux adresses ci-après :

Le Coltan va en Grande Bretagne et en Australie pour renforcer l’infrastructure Échelon, établi dans la banlieue de Londres. C’est un centre mondial d’espionnage anglo-américain pour surveiller la terre entière. Le coltan exploité illégalement au Kivu sert également les États-Unis pour la qualité de l’industrie de pointe, la télécommunication et de l’informatique dans la construction de la station spatiale. Notez que tous les téléphones cellulaires, les portables ne peuvent pas fonctionner si le coltan n’entre pas dans leur fabrication. En somme, le high tech est d’essence congolaise. Rassurez-vous que c’est le Congo qui pourvoit à tout ça, quel est le gain en dollar des citoyens de notre pays, que l’on dit endettés, dans ces transactions et dont le budget de ses 60 millions d’âmes est inférieure à celui de la ville de Bruxelles, du Caire, d’Ottawa et de Johannesburg ? ;

L’uranium et le cobalt du Congo vont directement aux États-Unis qui les emploient pour l’industrie militaire, médicale et de la technologie de recherche au sein des universités. C’est facile d’avoir une documentation sur la destination de nos richesses ailleurs. Cependant, demandons-nous, quel est le bénéfice des Congolais dans ces ventes des matières premières si ce ne sont que des courtiers et hommes de paille comme Kabila et son cercle qui en tirent des reliquats ;

La forêt équatoriale, autrefois manne de Léopold II, Roi des Belges, est destinée aux ménages anglais et à la fabrication des instruments de musique comme le violon, la guitare et les meubles des industries d’ébénisterie de Grande Bretagne et de Belgique. Qui sait que tous les bois du siège des Nations Unies à New York sont du Congo, qui le dit à Bruxelles ?

Il y a plus, je vous épargne de cette litanie de déception de la destination de nos richesses. C’est pour dire que ce n’est pas l’Ambassadeur de Grande Bretagne qui a la voix au chapitre dans la mauvaise gestion du Congo, son pays est en partie actrice de cette mauvaise gestion pour perpétuer la mainmise sur le patrimoine de

la RDC. Le

plus révoltant, c’est le rôle actuel de

la Belgique

dans tous ça, notre ancienne métropole est devenue la courtière de toutes les Entreprises qui s’installent au Congo. À la veille de la célébration des cinquante années de notre indépendance,

la RDC

est redevenue le Congo belge bis. C’est par Bruxelles que se négocie la mise aux enchères de

la RDC

et on ne se plaint pas par les associations belges de droit de l’homme. Ce qui est reproché à l’Afrique ne touche pas en rien la cupidité des anciens empires coloniaux,

la France

peut tirer sur les manifestants en Côte-d’Ivoire par hélicoptère. Non mon cher compatriote, les propos de l’Ambassadeur anglais ne sont pas vendables.

On s’est battu au Vietnam, on s’est affronté à plusieurs reprises au Moyen-Orient, jamais on a tué en cinq ans six millions de personnes. Et même aujourd’hui depuis que l’on se bat dans le monde après

la Deuxième Guerre

Mondiale, ce bilan est inaffichable nulle part. Aucun combat, meurtrier soit-il, n’a réuni un tel nombre des victimes des conflits au lendemain de 1945, seuls, les Congolais, en soixante années ont atteint ce coefficient morbide que l’on ne retiendra jamais dans le livre des records, Guiness. Les pays, les commanditaires et les exécutants des agressions récurrentes en RDC sont connus, sont connues également les activités criminelles de croisières de leurs armées en terre Rdcienne. Tous les gouvernements du monde, représentés à l’ONU, savent que le Rwanda est venu croiser les fers contre l’Ouganda au Congo. Faute de réaction de Washington, de Londres, de Bruxelles, de Paris et de l’Union Européenne, d’où proviennent les auteurs principaux des massacres des masses en RDC, le crime dirigé contre les Congolaise est demeuré lettre morte dans les forums des puissances, car celles-ci occupent le pays de Lumumba en le privant de son indépendance par l’interposition des soudards de service. L’Ambassadeur britannique a manqué l’occasion de se taire et de réfléchir sur ce que son pays et ses Alliés ont accompli en mal au Congo.

Je peux en dire plus, mais j’arrête ici. On tue et on meurt au Congo plus qu’au Darfour par jour, aucun journal de Londres ni des États-Unis et même de Bruxelles et de Paris ne s’indignent. Colette Braeckman n’écrit plus comme au temps du Parti État. Elle qui savait débusquer les dinosaures n’en voit plus, son stylo a circonstanciellement tari étant donné que la source des bénéfices est désormais garanti par le nouvel ordre riche en commentaires vendeurs. De Bruxelles, là où il y a le Tribunal international à compétence universelle sur les crimes contre l’humanité, les juristes belges se taisent et n’attendent qu’à relever ce qui ne va pas au moment où les vrais ayants droit, les citoyens et non les dirigeants, manifestent leur mécontentements. Comprenez-moi bien mes chers compatriotes, je ne parle pas de Kabila et de sa clique des criminels formant son entourage militaro assassin du RCD/Goma et des rebelles de sa cour. Je m’insurge de cette précipitation de louanger les paroles d’un Ambassadeur qui ne fait qu’être

la Voix

de son maître, en anglais, His Master Voice.

Avant de continuer mon argumentation, il me tien à coeur d’émettre une réflexion qui me tient à coeur. Les grands perdants dans l’asservissement de

la RDC

sont des belges. Ceci ne veut pas dire que tous les Belges sont mauvais, que tous les Américains sont des méchants et tous les Anglais ne nous aiment pas, c’est faux cette déduction. Néanmoins, il nous faut reconnaître sans nous dérober que le complot contre le Congo vient de Washington, de Londres, de Bruxelles et de Paris, c’est évident, il importe à celui qui doute de relire les extraits tirés de leurs journaux. Les Belges sont des grands perdants parce qu’ils ont perdu une certaine proximité traditionnelle qu’ils ont entretenu avec les Congolais et ont dérangé les maillons des structures déjà éprouvées de

la Communauté Belgo

Congolaise. Au demeurant, l’acharnement de retourner les Congolais à la période de Tintin au Congo n’a pas contribué à rehausser l’image des intentions de la politique étrangère belge en RDC, le gouvernement belge, surtout sortant est perçu comme collaboratrice à l’intrigue et à la supercherie destinées à avachir les Congolais. Somme toute, les pertes de

la Belgique

sont énormes, car les bénéficiaires de la dépravation de

la RDC

sont très peu, ce sont les Louis Michel, les Georges Forrest et les Colette Braeckman, ils ont fait fortune et tuméfié le visage belge serein dans l’intimité de l’âme congolaise pour les Oncles.

Du reste, le laxisme du Parlement belge ressemble à de la dérobade. Le silence sur la culpabilité du gouvernement du Front Patriotique Rwandais sur la mort des 10 paras commandos belges est éloquent par sa profondeur et son secret. Je n’ai de cesse à le répéter, les soldats belges sont parmi les meilleurs en Europe, on ne les surprend pas aussi facilement dans les opérations militaires, peu importe qu’ils furent des contingents de

la MINUAR

ou pas. La mort de ces combattants a des relents d’une conspiration bien orchestrée pour favoriser le Front Patriotique Rwandais à accéder au pouvoir, à Kigali, en 1994. Les responsables de ce drame sont dans la sociosphère de la classe politique et d’affaires de Belgique. Cela dit, la signification de cette tragédie n’a pas de réponse jusqu’ici parce que

la Belgique

politique couvre les coupables, car ce crime dérange les auteurs des massacres des masses au Congo et dans les Grands Lacs. Il en va de même pour

la France

qui n’a jamais fait des enquêtes approfondies sur l’assassinant de son Ambassadeur à Kinshasa en 1997. Cette affaire ressemble fort à celle du juge de Djibouti, Bernard Borrel, allégué suicidé faussement.

La France

fait tout pour faire libérer ses ressortissants otages au Moyen-Orient, en l’Afghanistan et en l’Irak, mais l’affaire de l’Ambassadeur de Kinshasa et le juge Borrel demeure top secret. Pourtant, en RDC, toute la clé du mystère, c’est Paul Kagamé, celui-ci est le noyau de la guerre au Congo et dans les Grands Lacs, l’énigme c’est lui. Pourquoi ne sort-on pas la boîte noire de l’avion d’Habyarimana et qu’est ce qui explique la nonchalance de Paris dans ce dossier bien étoffé par le juge Bruguière. La vérité authentique est que, lorsque Washington et Londres refusent l’émergence d’un dossier classé, rien ne se débloque.

Il n’est pas mauvais de dénoncer les propos de l’Ambassadeur britannique et avec des illustrations à l’appui comme je viens de le faire. Ses déclarations sont un faux-fuyant de type colonial. Ce n’est pas une hérésie de relever que les Américains et les Britanniques ont détruit le Congo, dans la décennie quatre vingt-dix, en ne se culpabilisant pas, or dans le cas où Londres et Washington sont confrontés à des réalités comme les nôtres, ils réagissent véhément et cela avec raison. Partant, ce qui est droit pour eux devra être nôtre aussi. Quand il y a contrebande d’armes entre

la Syrie

vers l’Irak et entre l’Iran vers le même État, Washington et Londres vocifèrent. Au Congo, la population et les Associations de droit de l’homme rapportent à la connaissance des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’ONU ce que le Rwanda fait aux frontières et à l’intérieur de

la RDC

, mais rien n’y fait. Le droit de se défendre pour les Congolais est quasiment nul et interdit. À l’inverse, ces puissances, hormis l’ONU, vendent des armes à Kigali et à Kampala, elles maintiennent un embargo inamovible contre le Congo-Kinshasa. Les pays voisins font entrer des armes et des hommes lourdement équipés en armes au Congo, particulièrement Kigali, le bloc anglo-américain fait la sourde oreille et ferme l’oeil. Voilà qui doit mettre la puce à l’oreille de tous les Congolais à savoir qu’il y a deux poids et deux mesures pour les dossiers RDC. Le Congo est un pays incarcéré, partant, l’Ambassadeur britannique ne peut pas se plaindre sur le mangement et la gouvernance de l’ordre politique congolais. Londres et Washington, après leur invasion derrière le paravent rwando-ougandais, gèrent conjointement

la RDC

à leur gré.

Les récriminations des Congolais durant l’invasion contrôlé depuis les Bureaux des deux rives de l’Atlantique Nord n’ont que subi l’esquive, l’indifférence et la sanction du droit de veto anglo-américain dans la guerre à l’Est du pays. Par contre, là où le bas blesse, c’est le traitement que l’on accorde aux individus au service des entreprises privées de communication ou de commerce prennent le dessus sur le peuples en péril et en danger de mort imminente. Les femmes congolaises tuées et violées tous les jours au Kivu Nord et Sud n’ont pas le même scoop médiatique. Un prisonnier de presse jouit d’une gloire rappelée de Kaboul à Washington, de Paris à Londres, de Bruxelles à Tokyo. C’est le cas de Florence Aubenas, de Roger Auque à une certaine époque, et d’Allan Johnston dont on célèbre, aujourd’hui, les 100 jours de captivité à Gaza. Six millions de Congolais n’auront jamais de sépultures ni de mémorial alors que les occidentaux enlevés, mieux que les victimes des guerres issues du commerce des armes de leurs pays provoquent dans le monde la mort partout. Un mot, quand on est du Nord, on jouit de facto d’une transparence, d’une large publicité et d’une communication multipolaire, qu’hélas,

la RDC

quête face à ses ravisseurs.

Apprenons, peu importe nos différences, à voir dans les Congolais, ceux qui ne sont pas au pouvoir, des génies que les forces du mal pervertissent. Que chacun et chacune disent à d’autres Congolais la nécessité de parler en bien de leurs concitoyens. Bien entendu, cela exige une obligation de faire la part des choses. Ce faisant, l’exercice consiste à éviter l’amalgame tissée par des idées préconçues. Cette remarque ne s’applique pas sur Joseph Kabila, ce Président appartenant à la société secrète des assassins des Congolais a déjà choisi son camp. En effet, il le montre par les négociations qu’il tient avec celui qui est responsable des massacres des Congolais, Paul Kagamé et négocie avec un soldat déchu, Laurent Nkundabatuare, qui est condamné pour crime de guerre. Au-delà de cette coopération, il livre les renseignements top secret des FARDC aux Intelligences hostiles à la sécurité national de

la RDC.



C’est sans doute cette attitude-là, d’obéir toujours à Paul Kagamé, sans rendre des comptes à la nation qui l’emploi, que ses parrains anglais, belges et américains, commencent à s’inquiéter. Joseph Kabila travaille contre le pays qui l’a sorti de l’anonymat et qui le paie plus que les Présidents et Premiers Ministres réunis des États-Unis, de

la France

, de Grande Bretagne et du Canada. Le discours de l’Ambassadeur anglais est une rhétorique pour faire espérer les Congolais à perpétuité pour rien. La seule vraie solution qui vaille, c’est de chasser Joseph Kabila et Gizenga du pouvoir à Kinshasa, il ne sortira rien de bon de ce tandem. Quand une résolution de cette nature sera prise, les propos des Ambassadeurs des puissances précitées auront réellement du prix aux yeux de notre chère RDC. Partant, les intentions et la volonté politiques de Londres, de Washington, de Bruxelles et de Paris tiendront la route sans équivoque. Pour le moment, je conseille aux journalistes jubilatoires au moindre écho de remontrance des Occidentaux sur la gestion du Congo d’avoir de la retenue et de prendre de la distance critique aux clameurs des professeurs politiques de l’Atlantique Nord. C’est d’une plume éclairée, celle qui oeuvre pour la libération des Congolais de l’esclavage des puissants États, des multinationales et des pays voisins associés à cette entreprises machiavélique, que

la RDC

va pouvoir afficher une physionomie de dignité retrouvée et d’une nation évoluant dans le progrès constructif de son cadre global et de sa famille républicaine.

Salutations sincères Chers compatriotes

© Les Congolais de l’Atlantique Nord.
Ottawa, le 19 juin 2007,
Canada.
Par Djamba Yohé

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La Cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison

NtuyahagaLa Cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison

L'ex-major rwandais avait été reconnu coupable mercredi soir de l'assassinat de dix casques bleus belges, tués le 7 avril 1994, ainsi que d'un nombre indéterminé d'homicides commis à Kigali entre cette date et le 6 juin 1994.

Le procureur fédéral avait requis la perpétuité. Il avait notamment estimé que l'accusé "ne regrettait rien" et "qu'il agirait de la même manière aujourd'hui". La cour et le jury lui ont néanmoins accordé deux circonstances atténuantes. Dans son arrêt, la présidente Karin Gérard a estimé qu'il fallait tenir compte du contexte socio-historique du Rwanda, qui se traduisait par des "tensions profondes et des discriminations régionales".

"Quel que soit le rôle joué par l'accusé, il y avait des appels à la haine diffusé quotidiennement par des médias", comme la radio RTLM, a fait remarquer la présidente. Une deuxième circonstance atténuante lui a été retenue, à savoir le fait qu'il a sauvé la vie de Tutsis, non pour un profit personnel mais par amitié. "Il (Bernard Ntuyahaga) n'est qu'un maillon d'une chaîne importante", a dit la présidente.

"Ce n'est pas une peine désespérante. Elle peut s'inscrire dans une possible réconciliation de la société rwandaise", a dit la présidente, à l'adresse de l'accusé avant de clore le procès.

© Belga

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Assises de Bruxelles – Procès de Bernard NTUYAHAGA

NtuyagaVidéo RTBF :
Assises de Bruxelles – Procès de Bernard NTUYAHAGA

 

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Journal du Procès Ntuyahaga

NtuyhagaJournal du Procès Ntuyahaga

19/04
Sélection des jurés et lecture de l’acte d’accusation

Vendredi 20/04 - RIEN : Retour de Me Luc De Temmerman du Congo (Poursuite lecture actes de procédure et interrogatoire de l’accusé annulé)

23/04
Interrogatoire de l’accusé
De Temmerman Els + projections

24/04
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania + projections

25/04
Matata Joseph, Prof. Chrétien Jean-Pierre, Péan Pierre, Prof. Steinberg Maxime, Nyetera Antoine, ex-Ministre Nkurunziza Charles

26/04
Me Mbonampeka Stanislas, Colonel Serubuga Laurent, Degni-Segui René, Nkezabera Jean-Marie Vianney, Musabyimana Gaspard, ex-Ministre Birara Jean-Berchmans.

Vendredi 27/04 : Récupération

30/04
Prof. Vidal Claudine, Nahimana Eugène, Colonel Musonera Venant, Ambassadeur Kanyarushoki Claver, ex-Ministre Gasana James, Nyberg Maurice, Braeckman Colette

01/05 : Jour férié

02/05
Collet Jacques, col. Habyarimana Emmanuel, Mberabahizi Jean-Baptiste, Verhaegen Alain, Lafourcade Jean-Claude, Habyarimana Jean-Luc, Desforges Alison

03/05
Van Winsen Nicolas, Reyntjens Filip, Guichaoua André, Swinnen Johan

Vendredi 04/05 : Récupération

07/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

08/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

09/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

10/05
Artiges Guy, Roman Marcel, Colla Léopold, Cellens Edward, Crochelet Yves, Delattre André, Charlier José, Uytterhoeven Joris, gén. Dallaire Roméo

Vendredi 11/05 : Récupération

14/05
Colonel Marchal Luc, Major Maggen Petrus, Lt-Colonel Leroy André, Colonel Dewez Joseph, Claeys Frank

15/05
Flament Jacques, Vincent, Chantraine René, De Loecker Norbert, Lefèvre Didier, Van Asbroeck Jean-Marc, Hutsebaut Didier, Pauwels Dimitri

16/05
Van Driessche Bruno, Vermeulen Jean-Marc, Cantineaux Robert, Gerlache Matthieu, Quertemont Michel, Lemaire Luc, Choffray Michel

17/05 : Jour férié

Vendredi 18/05 : Récupération

21/05
Schepens Richard, Audry Jean-Yves, Marchal Pierre, Timsonet Maurice, Theunissen Yves, Collin Patrick, D’heur Marc

22/05
Piérard Gérard, Boequelloen Freddy, Boucher Fabien, Dessambre Jean-Luc, Gheysens Serge, Robert Pascal, Matthys Stéphane, Restiaux Didier

23/05
Sieben Luc, Schobben Guy, Tambour Thierry, Grégoire Michel, Carrier Serge, Crespin Claude, Denis José, Watelet Stéphane

24/05
Lieutenant Gasamaza Germain, Uwilingiyimana Mamerte, Munyankumburwa Gervais, Daff Adama, Uwilingiyimana (Enfants d’Agathe), Général Gatsinzi Marcel, Safari F.-Xavier

Vendredi 25/05 : Récupération

28/05 : Jour férié

29/05
Coordonnées de 4 témoins à fournir par Me De Temmerman, Aboagye Georges, Doe Kwesi, Zambulugu Sandow, Ambako alias Amaoko Alex, Apedo Kodjo Ekpe

30/05
Général Ndindiliyimana Augustin, Colonel Bagosora Théoneste, Nzuwonemeye François-Xavier, Nduwimana Daniel, Colonel Nubaha Laurent, Ndahimana Jean-Marie Vianney, Hakizimana Lucie

31/05
Munyaneza Denis, Nubatsurwanda Pierre, Turatsinze Jean, Bugingo Jean Népomucène, Nkulikiyinka Jean-Damscène, Munyengabo Modeste, Maniraguha Jean-Pierre, Munyampirwa Bertin, Masonga Célestin

Vendredi 01/06 : Récupération

04/06
Général Rusatira Léonidas, Major Nsanzimfura Jean-Baptiste, Colonel Kayumba Cyprien, Colonel Neretse Emmanuel, Munana Grégoire, Colonel Murasampongo Joseph, Général Ndengeyinka Balthazar

05/06
Angelet Bruno, ambassadeur Rugaba Silas, Ntaganzwa Jean-Damascène, Schriewer Robert, Ricart y Bes Concepcion, Defillet Wilfried, Uwimana Laurent, Mukawera Olive

06/06
Nzaramba Léonard, Nkulikiyinka Jean-Bosco, Murangwa Faustin, Ndamage Venant, Rugambarara David, Nyirahagenimana Venantie, Kayitesi Edith

07/06
Kamaraba Annie, Mukangiliye Colette, Mukamana Bernadette, Ngarambe Joseph, Sibomana Stanislas, Nizeyimana Richard, Nkezabera Ephrem, Hakizimana Cécile, Munyeragwe Faustin

08/06
Hakizimana Georges, Muhorakeye Bernadette, ex Ministre Ntamabyariro Agnès

F. Twagiramungu
De témoin imprévu à témoin-clé

Mercredi 13 juin 2007

Si j’étais Bagosora, j’assumerai ce que j’ai fait.
Le procès Ntuyahaga tire à sa fin
"La défense de Ntuyahaga veut réécrire l ’histoire"
Ntuyahaga est allé chercher les casques bleus

Comme on pouvait s’y attendre Twagiramungu a été interrogé par la défense de Ntuyahaga sur son rôle présumé dans la déstabilisation du Rwanda. Twagiramungu est depuis toujours accusé par les orphelins de la Première et surtout de la Seconde République d’être un traître parce qu’il aurait vendu le pays aux rebelles du FPR. Lui répond que toutes ces accusations ne se fondent sur rien si ce n’est sur une gigantesque fuite de responsabilités (des militaires et des responsables politiques rwandais).

La thèse de la défense de Ntuyahaga étant que le FPR a tout planifié qu’il s’agisse des massacres ou du génocide, Twagiramungu considéré comme son complice est rendu responsable de la mort des casques bleus, de l’assassinat d’Agathe Uwilingiyimana, de la défaite des FAR et de la prise du pouvoir par le FPR.

Au démarrage du procès il n’était même pas prévu que Twagiramungu soit attendu comme témoin. Il s’est constitué partie civile pour avoir un mot à dire et voilà que depuis le vendredi 8 mai, il est passé trois fois devant la Cour d’Assises d’abord pour livrer son témoignage et ensuite pour être questionné par toutes les parties. L’après-midi du lundi n’aura pas été suffisante puisqu’il est revenu ce mardi après-midi.

Le témoin imprévu des parties civiles est devenu un témoin-clé pour... la défense qui n’hésite pas à le présenter comme le mal rwandais ou le drame rwandais à lui tout seul !

NKB 13/06/07

De Standaard : ’Tien miljoen blanken willen het vel van een zwarte’(10 millions de blancs veulent la peau d’un noir, trad. NKB)

Racisme ! L’argument mach... massue de la défense du major Ntuyahaga

Le Soir : Chez "Mme Agathe", on a pas tué par hasard

Le Soir : Tués, pillés, mutilés et jetés dans une morgue

F. Twagiramungu
De témoin imprévu à témoin-clé
Mercredi 13 juin 2007
par Dr. Leopold Munyakazi

Bonjour,

Mon texte en kinyarwanda peut sembler un peu dur, mais il traduisait bien ce que je crois. Soit !

Je suis ravi de noter que je ne suis pas le seul à soutenir que Twagiramungu est un témoin-clé(sinon un acteur actif) pour tout qui se rapporte au drame rwandais, de même que Kagame, Bagosora, Annan et Dallaire, pour ne citer que quelques noms.

Pour le moment, j’aimerais savoir ce que Rukokoma aurait répondu aux accusations suivantes qui n’ont probablement pas été passées sous silence :

  • avoir serré la main du diable (l’autre !) ;     
  • avoir manipulé Agathe Uwiringiyimana et les orphelins des anciens dignitaires ;
  • avoir fanatisé et instrumentalisé les foules ;
  • avoir désinformé la communauté internationale ;
  • avoir démoralisé les FAR, etc.

Son passage au poste de PM lui a fourni une preuve éclatante qu’il avait, en fait, été contacté et "désigné" pour exécuter un programme qui n’était pas le sien. L’occasion lui est maintenant offerte de dévoiler ce programme, sans se perdre dans les "détails" de pointer du doigt des individus.

© Dr.Leopold Munyakazi

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Ntuyahaga condamné à 20 ans de prison en Belgique

Ntuyahaga_condammn_

La cour d'assises de Bruxelles a condamné l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga, reconnu coupable hier de l'assassinat de dix casques bleus belges, en 1994, ainsi que d'homicides commis à Kigali durant le génocide.


Le plus : dossier spécial Rwanda.

La cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison. L'ex-major rwandais avait été reconnu coupable, mercredi soir, de l'assassinat de dix casques bleus belges, tués le 7 avril 1994, ainsi que d'un nombre indéterminé d'homicides commis à Kigali entre cette date et le 6 juin 1994. Le procureur fédéral avait requis la perpétuité.
La cour et le jury lui ont néanmoins accordé deux circonstances atténuantes. Dans son arrêt, la présidente Karin Gérard a estimé qu'il fallait tenir compte du contexte socio-historique du Rwanda, qui se traduisait par des « tensions profondes et des discriminations régionales. Quel que soit le rôle joué par l'accusé, il y avait des appels à la haine diffusés quotidiennement par des médias », comme la radio RTLM, a fait remarquer la présidente.

Une deuxième circonstance atténuante lui a été retenue, à savoir le fait qu'il a sauvé la vie de Tutsis, non pour un profit personnel mais par amitié. « Bernard Ntuyahaga n'est qu'un maillon d'une chaîne importante », a dit la présidente. « Ce n'est pas une peine désespérante. Elle peut s'inscrire dans une possible réconciliation de la société rwandaise », a-t-elle conclu à l'adresse de l'accusé avant de clore le procès.
 
Le procureur avait requis la perpétuité

Dans son réquisitoire, le procureur fédéral Philippe Meire n'a vu aucune circonstance atténuante dont pourrait se prévaloir l'accusé. Il a mis en avant l'atrocité des faits, les circonstances de leur mort, la position sociale de l'accusé, son absence de compassion, de regrets, de repentir ou d'excuses. « M. Ntuyahaga n'était pas un lampiste, un faire-valoir, un second couteau, un rond-de-cuir », a souligné M. Meire. Pour le procureur fédéral, il ne peut bénéficier de clémence : « Demandez-vous si les victimes, des femmes parfois enceintes, des hommes, des enfants, ont eu droit à un geste de clémence, de pitié ou de compassion », a-t-il dit à l'adresse du jury et de la cour. « Il n'a jamais eu de regrets, de remords, d'excuses envers les victimes, accusées de mentir jusqu'à la fin », a fait valoir le procureur fédéral.
 
« Le tableau de chasse de M. Ntuyahaga est impressionnant », a dit M. Meire, en citant sa culpabilité pour la mort des dix paras, de cinq autres personnes identifiées, de la famille de trois d'entre elles, et d'un nombre indéterminé de personnes.

« La peine prévue par la loi, c'est la réclusion à perpétuité et c'est la peine que je vous demande », a-t-il conclu.

Dans sa plaidoirie, le conseil de la défense, Me Luc de Temmerman, n'a pas invoqué de circonstances atténuantes. Il n'a pas parlé de la peine et s'en est pris au magistrat fédéral, parlant de « réquisitoire de haine ». Il a répété, comme il l'avait fait tout au long du procès, que les dix casques bleus sont morts à cause d'une guerre qui avait été lancée en 1990. Pour les casques bleus, « il a pris ses responsabilités. Il a fait le choix de les prendre et de les déposer », a dit Me De Temmerman pour qui, dans ce dossier « on manque d'une justice équitable et d'un procès équitable ».

Interrogé pour savoir s'il avait quelque chose à ajouter, l'accusé a simplement répondu « non ».

D'après Belga
© http://www.lesoir.be/dossiers/rwanda/ntuyahaga-condamne-a-20-ans-2007-07-05-538416.shtml

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Le témoignage de Deus Kagiraneza

Qui est Deus KAGIRANEZA ? 

Deus_Kanigareza

Le témoignage de Kagiraneza Deus lors du Procès du Major des anciennes Forces armées rwandaises, Bernard Ntuyahaga

Mon témoignage
(Traduction du Kinyarwanda par Eugène SHIMAMUNGU –
Texte original en Kinyarwanda )

Je m’appelle Kagiraneza Deus. Je me suis fait enrôler par le FPR-Inkotanyi pendant la guerre en 1990. J’étais chargé surtout des services de renseignement au DMI (Directorate of Military Intelligence), ensuite j’ai été Préfet ad intérim, puis Député du FPR et par la suite je suis retourné à l’armée. Je suis actuellement réfugié en Belgique. Dans tous mes services j’ai été témoin des crimes commis par le DMI depuis que nous étions dans le maquis même après la prise du pouvoir.

Au maquis

Les jeunes qui venaient se faire enrôler en provenance du Burundi, du Rwanda ou du Zaïre la plupart se sont faits exécuter parce qu’ils étaient suspectés d’espionnage ou d’être hutu surtout ceux qui venaient du Rwanda. Le tort de certains de ces jeunes gens c’est qu’ils avaient fait des études et qu’ils étaient pressentis, à l’avenir, diriger au niveau militaire.

Ceux qui étaient suspectés étaient présentés au DMI pour interrogatoire serré sur leur qualité d’espion ou sur le fait d’être hutu qui leur été reproché. Lorsque la décision était prise, ils étaient exécutés avec la douille d’une houe usagée sur la tête pour éviter le bruit du fusil dans notre cachette mais surtout c’était pour le secret pour que leurs camarades ne sachent ce qui leur était arrivé.

Ceux qui dirigeaient le DMI à ce moment-là étaient :

  1. KAYUMBA NYAMWASA (actuellement Général Major et Chef d’Etat Major de l’armée)
  2. RWAHAMA Jackson (actuellement Lieutenant Colonel et Président de martiale)
  3. NZIZA Jack (actuellement Lieutenant Colonel et Chef du DMI)
  4. MUNYUZA Dani (actuellement Major)
  5. NZABAMWITA Joseph (actuellement Major et l’un des dirigeants de l’Auditorat militaire chargé d’accusations de militaires devant les juridictions)
  6. MUPENZI Jean-Jacques (actuellement Major, il dirigeait il n’y a pas longtemps les services de renseignements de la gendarmerie)

Tous ceux-là sont des Rwandais venus d’Ouganda, des privilégiés qui dirigent actuellement l’armée depuis que nous avons quitté le maquis.

Les jeunes Tutsi que nous avons exécutés pendant l’entraînement à Gishuro, leur mort doit être imputée au Major Dani Munyuza et au Lt.Col. Jackson Rwahama. Ces exécutions n’étaient pas seulement faits par le DMI, elles se passaient même dans les Unités, les jeunes gens en provenance de pays francophones surtout ceux qui avaient fait des études (ils étaient appelés par dérision « intellectuals ») étaient persécutés, et étaient exécutés sous le moindre prétexte. A un moment donné, les jeunes en provenance du Burundi se sont évadés et sont retournés chez eux en nombre. Leurs parents ont dû envoyer un émissaire pour demander si ce que les jeunes gens racontaient était vrai. Kagamé les a rassurés mais aucun dirigeant de l’armée n’a été puni pour cela.

Après la prise du pouvoir

Nous avons reçu des directives pour éliminer tous ceux qui déviaient de la ligne du FPR en premier lieu les hutu. Cela s’est passé à Ruhengeri où j’étais Préfet et c’était pareil dans d’autres préfectures pendant cette période puisque plusieurs préfectures étaient dirigés par des militaires.

Cela s’est vu à Gitarama où le Préfet Major SEWANYANA a jeté des corps de hutu dans des fosses communes à Kabgayi. Cela s’est vu à Gitarama où le Préfet Major ZIGIRA a fait exécuter des hutu à Save et à Kabutare. Nous faisions cette besogne avec l’aide des dirigeants de l’armée. Le Col. IBINGIRA doit répondre des exécutions faites sur son passage par les soldats qu’ils dirigeaient depuis Kibungo, Bugesera, Butare et Gikongoro. Il doit répondre également des massacres de Kibeho dans les camps de réfugiés.

Très récemment en 1999, les soldats tutsis du clan abanyiginya au nombre de 70 ont été exécutés à Nasho ainsi qu’à Kibungo. Leur mort doit être imputée au Col. BAGABO (un handicapé en béquilles, qui était encore récemment Chef d’état-major adjoint de la Gendarmerie et qui dirige actuellement la Cour martiale) ainsi qu’au Major ZIGIRA John qui dirige la Police Militaire.

Je demande pardon

A cause de tous ces crimes dans lesquels j’ai trempé sous l’autorité de mes dirigeants, j’ai pris la décision de fuir ce pouvoir du mal de Kigali et je demande pardon pour tout ce que j’ai fait et je suis prêt à fournir de plus amples explications dès qu’on me le demande.

Je me joins à tous les Rwandais qui aiment leur pays qui ont pour objectif de renverser le régime sanguinaire du Général Major Kagamé Paul.

© Kagiraneza Deus

Témoignage
Plus d’infos

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Objectifs du Millénaire : résultats mitigés

Ban_Ki_MoonObjectifs du Millénaire : résultats mitigés
© Publié dans le Devoir (Montréal), le 4 juillet 2007

A mi-parcours de l'échéance fixée pour l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), les Nations unies n'ont pas de raison de crier victoire. Certes, la pauvreté extrême recule lentement et la scolarisation fait des progrès timides, mais la réduction de la faim et de la mortalité maternelle et infantile n'est pas suffisante. Et ces tendances persistent alors que l'environnement ne cesse de se dégrader et que l'aide au développement diminue, malgré la bonne volonté affichée par les pays riches.

Si les résultats présentés dans le document intitulé Objectifs du Millénaire pour le développement, rapport 2007 indiquent que des améliorations ont eu lieu, et que «la réussite du projet est encore possible dans la plupart des endroits du globe», ils démontrent également que «beaucoup reste à faire». Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, qualifie lui-même l'expérience de «mitigée».

En 2000, les États membres de l'ONU ont fixé huit objectifs essentiels à atteindre d'ici 2015, notamment réduire de moitié la pauvreté extrême et la faim, assurer l'éducation primaire pour tous et enrayer la propagation du VIH/sida. Certains pays comme

la Chine

ont fait de gros progrès, mais en Afrique sub-saharienne aucun pays ne paraît en mesure de remplir ces trois OMD à la date prévue. Certains États asiatiques accusent aussi des retards importants.

Ainsi, constate l'ONU, plus d'un demi-million de femmes meurent encore chaque année des suites de complications de grossesse ou d'accouchement «pouvant être soignées et évitées».
À titre d'exemple, la probabilité qu'une femme meurt pour ces raisons est de 1 sur 16 en Afrique sub-saharienne, alors qu'elle est de 1 sur 3800 dans les pays développés. La mortalité infantile demeure elle aussi très élevée, souligne-t-on, ajoutant qu'il serait possible «de parvenir à des améliorations considérables». L'Afrique sub-saharienne détient le triste record mondial, avec 166 décès pour 1000 naissances.

Le sida continue également de faire des ravages.

Le nombre de personnes mourant de la maladie dans le monde est passé de 700 000 en 2001 à 2,9 millions en 2006. La même année, 4,3 millions de personnes ont été infectées par le VIH. «Et les mesures de prévention ne parviennent pas à suivre le rythme de la progression de l'épidémie», notent les auteurs du rapport. En 2005, plus de 15 millions d'enfants avaient perdu un de leurs parents, ou les deux, à cause du sida.

Selon l'ONU, ce constat s'ajoute au fait que la moitié de la population des pays en développement manque de systèmes sanitaires de base. Pour atteindre la cible fixée par les OMD, 1,6 milliard de personnes supplémentaires devront pouvoir accéder à un système de santé entre 2005 et 2015. Or, «si la tendance en cours depuis 1990 se confirme, il est probable qu'on manque la cible fixée de près de 600 millions de personnes», indique le document rendu public hier.

Bonnes nouvelles

Le tableau n'est pas totalement noir pour autant. Au chapitre des bonnes nouvelles, on note que la proportion de personnes vivant dans des conditions de pauvreté extrême (avec moins d'un dollar par jour) est passée de 23,4 % en 1999 à 19,2 % en 2004. Si cette tendance se maintient, l'objectif de réduction de la pauvreté des OMD sera atteint pour le monde dans son ensemble et pour la plupart des régions, sauf pour l'Afrique sub-saharienne. L'extrême pauvreté y frappe encore plus de 40 % des habitants, et «la région n'est pas encore sur la voie menant à l'accomplissement de l'Objectif de réduction de la pauvreté de moitié pour 2015».

Par ailleurs, la lutte contre la faim porte lentement ses fruits. Selon l'ONU, 27 % des enfants de moins de cinq ans dans les pays pauvres sont en déficit de poids, un indicateur-clé pour mesurer la faim, contre 33 % en 1990, et ce chiffre peut encore être réduit de moitié d'ici 2015, estiment les Nations unies. Les progrès en Asie orientale ont été contrebalancés par l'Afrique sub-saharienne et l'Asie du Sud, où 46 % des jeunes enfants souffrent de malnutrition.

Des avancées notables ont également été accomplies en matière d'éducation dans les pays en développement. Le taux de scolarisation dans l'éducation primaire est passé de 80 % en 1991 à 88 % en 2005.

Fait à noter, cette progression a surtout eu lieu depuis 1999. En

2005, l

'Afrique sub-saharienne comptait toutefois 72 millions d'enfants en âge d'aller à l'école primaire qui n'étaient pas scolarisés. Selon le rapport, il s'agirait même «d'une sous-évaluation du nombre d'enfants» qui ne vont pas l'école.

Près de 60 % de ces enfants sont des filles.

En outre, à l'échelle mondiale, les mesures de contrôle du paludisme ont été étendues. Près de trois milliards de dollars supplémentaires seraient cependant nécessaires pour lutter contre la maladie. Or, si les financements internationaux de la lutte contre le paludisme ont été multipliés par dix depuis une décennie, leur montant n'atteignait encore que 600 millions $ en 2004.

Il semble aussi que l'épidémie de tuberculose soit enfin sur le point de reculer, «même si la progression n'est pas suffisamment rapide pour réduire de moitié les taux de prévalence et de
mortalité d'ici à 2015».

Question de richesse

La question de la répartition de la richesse est évidemment au cœur du problème, car «ces situations reflètent le fait que les avantages de la croissance économique dans les pays en développement ont été inégalement répartis». En effet, dans les régions en développement, le cinquième le plus pauvre de la population représentait 3,9 % de la consommation nationale en 2004, contre 4,6 % en 1990. Un phénomène amplifié par le fait que «la plupart des économies n'ont pas réussi à fournir des perspectives d'emploi à leur jeunesse, les jeunes étant trois fois plus confrontés au chômage que les adultes».

Le texte d'une vingtaine de pages fait aussi part de disparités au sein même des pays, où des groupes particuliers de la population

Souvent ceux vivant en milieu rural, les enfants de mère n'ayant pas été scolarisée et les foyers les plus pauvres -- ne suivent pas la progression nécessaire pour atteindre les objectifs fixés, même lorsque le reste de la population le fait. C'est particulièrement flagrant dans le domaine de l'accès aux services de santé et à l'éducation. «Pour pouvoir atteindre les OMD, les pays vont devoir mobiliser des ressources supplémentaires et cibler des investissements publics profitant aux populations pauvres», observe le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.

Il adresse du même coup un avertissement aux pays développés. «Lemonde ne veut pas de nouvelles promesses. Il est impératif que les parties prenantes, dans leur ensemble, respectent les engagements déjà pris lors de

la Déclaration

du millénaire, au cours de

la Conférence

de Monterrey sur le financement du développement en 2002 et lors du Sommet mondial de

2005. L

'absence de toute augmentation considérable d'assistance officielle au développement depuis 2004, notamment, engendre l'impossibilité , même pour les pays bien gouvernés, d'atteindre les OMD», explique Ban Ki-Moon. Concrètement, on estime que l'aide a diminué de 5,1% en 2006, alors que seuls cinq pays respectent leur engagement de lui consacrer 0,7 % de leur PNB.

Pourtant, comme l'indique clairement le rapport, des ressources adaptées doivent être mises à la disposition des pays, «de façon prévisible, afin de leur permettre de planifier efficacement l'augmentation progressive de leurs investissements». Cependant, «ces promesses n'ont pas encore été tenues», déplore-t-on.

La question environnementale revêt par ailleurs une importance grandissante, aux yeux de l'ONU, dans la mesure où le réchauffement de la planète est désormais incontestable. «On s'attend à ce que le changement de climat ait des conséquences sociales et économiques graves, qui entraveront la progression vers les OMD», soulignent les auteurs. On craint aussi les effets de la déforestation, de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, de la diminution de la biodiversité, de la rareté de l'eau et de l'expansion très rapide des villes.

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Le président Wade plaide pour une africanisation de la Banque mondiale

wade_2Le président Wade plaide pour une africanisation de

la Banque

mondiale

Le chef de l'Etat sénégalais a lancé l'idée d'une "africanisation" de

la Banque

mondiale en se demandant pourquoi cette institution internationale qui oeuvre pour le développement des pays sous-développés est logée à Washington, rapporte l'Agence de presse sénégalaise.

Abdoulaye Wade présidait jeudi à Saint-Louis (nord) l'ouverture officielle d'un colloque international sur "migration, globalisation et changement" organisé par l'Université Gaston Berger.

"Si elle s'occupe de nous, elle doit être avec nous dans des conditions réelles", a lancé Me Wade déplorant que ces institutions préfèrent envoyer des missions coûteuses ou de nommer des représentants régionaux.

De même, il a estimé qu'une institution comme

la FAO

( Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) logée à Rome en Italie aurait du être installé en Afrique pour mieux s'enquérir des problèmes des Africains.

"Je me bats mais vous ne le savez pas", a lancé Me Wade dont le combat avec les responsables de ces institutions tourne selon lui autour de ces principes.

Pour lui, ce combat est surtout "intellectuel" et les universitaires "bien formés" devraient être "très utiles" pour le gagner.

© Mara Michel Basaula-Divididi  et N'dombasi Gustave Jazy   

Patriote Congolais               
The Netherlands            

 

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Le Code Noir

code_noirLe Code Noir

Article 1er

Voulons que l'édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nosdites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.

Article 2

Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d'en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d'amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

Article 3

Interdisons tout exercice public d'autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine. Voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements. Défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine qui aura lieu même contre les maîtres qui lui permettront et souffriront à l'égard de leurs esclaves.

Article 4

Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qui ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscation desdits nègres contre les maîtres qui les auront préposés et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction.

Article 5

Défendons à nos sujets de la religion protestante d'apporter aucun trouble in empêchement à nos autres sujets, même à leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de punition exemplaire.

Article 6

Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu'ils soient, d'observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler in de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l'heure de minuit jusqu'à l'autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d'amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

Article 7

Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres et de toute autre marchandise auxdits jours, sur pareille peine de confiscation des marchandises qui se trouveront alors au marché et d'amende arbitraire contre les marchands.

Article 8

Déclarons nos sujets qui ne sont pas de la religion catholique, apostolique et romaine incapables de contracter à l'avenir aucuns mariages valables, déclarons bâtards les enfants qui naîtront de telles conjonctions, que nous voulons être tenues et réputées, tenons et réputons pour vrais concubinages.

Article 9

Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage avec des esclaves, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, seront chacun condamnés en une amende de

2000 livres

de sucre, et, s'ils sont les maîtres de l'esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l'amende, qu'ils soient privés de l'esclave et des enfants et qu'elle et eux soient adjugés à l'hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l'homme libre qui n'était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l'Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les enfants rendus libres et légitimes.

Article 10

Les solennités prescrites par l'ordonnance de Blois et par

la Déclaration

de 1639 pour les mariages seront observées tant à l'égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement du père et de la mère de l'esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.

Article 11

Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d'u