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Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

07 juillet 2007

RD Congo : Joseph Kabila instaure un régime de terreur

Kabila_2RD Congo : Joseph Kabila instaure un régime de terreur   

Sept mois après l’investiture du «président élu» Joseph Kabila, la démocratie et l’Etat de droit escomptés par les Congolais se présentent sous les traits d’un pouvoir tyrannique. La garde présidentielle et les services spéciaux de la police, deux unités spéciales dépendant directement du "raïs", arrêtent à tour de bras aux quatre coins du pays…

La République démocratique du Congo est-elle en passe de devenir un goulag des tropiques par la volonté de l’homme que les citoyens du pays « ont choisi » un certain 29 octobre 2006 ? Depuis l’investiture de Joseph Kabila, le 6 décembre 2006, il ne se passe pas un jour sans que diverses organisations dénoncent les brutalités auxquelles se livrent les éléments de la garde présidentielle et ceux appartenant aux services dits spéciaux de la police de « Kin-Mazière », sur la population. Les observateurs notent une « détérioration continue » de l’état des droits et libertés.

Après les élections, la population attendait l’avènement d’une ambiance libérale aux quatre coins du pays. Elle n’a droit qu’à un Etat policier. Un régime de terreur. Les faits parlent d’eux-mêmes. Pour avoir filmé le cortège de Joseph Kabila, samedi 30 juin, à Kisangani - où se déroulaient les festivités commémoratives du 47ème anniversaire de l’indépendance du Congo, le journaliste Ernest Mukuli a été violemment battu par cinq individus en tenues civiles. Les faits se sont passés immédiatement après la parade militaire.

Selon l’association congolaise « JED » (Journalistes en danger), les agresseurs roulaient dans une jeep de la garde présidentielle (GSSP), rebaptisée « Garde républicaine ». Le journaliste a été roué de coups devant témoins pour avoir filmé le « président » Kabila. Est-il interdit de capturer des images montrant le locataire du Palais de la Nation ? Kabila a-t-il quelque chose à cacher ? Comme il fallait s’y attendre, les responsables du GSSP à Kisangani ont décliné toute implication dans cet incident.

Dans un communiqué daté du 3 juillet, l’association congolaise « La Convergence Congolaise contre l’Impunité » (COCI), fait état de la disparition de madame Ngoyi Bonginda, épouse d’un diplomate en exil, non autrement identifié. « Des informations en notre possession soulignent que l’époux de la disparue serait à la base d’une dénonciation qui secoue le milieu politico-mafieux du régime », indique en termes laconiques ce communiqué. Tous les regards sont tournés vers des « hommes en uniformes », selon la formule consacrée. Des policiers de Kin-Mazière ou des membres du GSSP ?

Le texte ne donne aucune réponse. Une chose est sûre : ces deux unités spéciales dépendent directement de Joseph Kabila.

La COCI de dénoncer la « recrudescence effrénée des atteintes aux droits et libertés des particuliers, alors que le respect des droits de l’Homme figure en bonne place dans le programme d’action du Gouvernement congolais. » Elle exige l’ouverture d’une « enquête indépendante » afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Un vœu pieux dans un pays où le chef de l’Etat exerce un pouvoir omnipotent. Faute de contradicteurs. C’est la loi de séries. Dans un communiqué daté du 30 juin, l’association congolaise de défense des droits humains « La Voix des Sans-Voix pour les Droits de l’Homme » (VSV), tire, elle aussi, la sonnette d’alarme. Elle se dit « vivement préoccupée » par la disparition de cinq personnes interpellées, samedi 2 juin, à Goma et transférées, mercredi 6 juin, à l’état-major de l’ex-Demiap ( Renseignements militaires) à Kinshasa.

Que leur reproche-t-on ?

Selon la VSV, ces personnes seraient accusées d’appartenir à un « réseau » qui délivre des cartes d’électeurs aux étrangers. Le respect des droits de la défense étant un principe méconnu en RD Congo, les familles restées à Goma demeurent dans une totale incertitude sur le sort réservé aux « prévenus »

B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2007

Posté par CDF Afrique à 19:02 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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