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Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

09 juillet 2007

Demande d'extradition d'Isaac KAMALI à la France

genocideRwanda: Demande d'extradition à la France

Le Rwanda a transmis à la France une demande officielle d'extradition d'un suspect du génocide de 1994, arrêté en juin alors qu'il tentait de se rendre aux Etats-Unis, a déclaré vendredi le procureur général du Rwanda. Isaac Kamali, titulaire d'un passeport français, a été interpellé à l'aéroport de Philadelphie et renvoyé vers la France, où il demeure en détention. Il figure sur la liste des fugitifs soumise par le Rwanda à Interpol. "Nous avons officiellement transmis une demande d'extradition pour obtenir son retour au Rwanda afin qu'il comparaisse en procès. Nous pouvons uniquement espérer que les autorités françaises la respecteront", a déclaré Martin Ngoga à Reuters.

Le Rwanda a rompu en novembre ses relations diplomatiques avec la France à la suite de mandats d'arrêt émis par le juge français Jean-Louis Bruguière contre des membres de l'entourage du président Paul Kagamé pour leur implication présumée dans la mort du précédent chef de l'Etat Juvénal Habyarimana.

© Reuters

Posté par CDF Afrique à 20:33 - Rwanda - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Aujourd’hui, seule la version du FPR et du régime en place à Kigali circule dans les médias et notamment sur Internet.
Ce document est fait dans le souci de faire la lumière sur cette affaire et pour l’équilibre de l’information.
Kamali Isaac, Citoyen Français, a été arrêté aux Etats-Unis où il se rendait pour les funérailles de la veuve de son oncle paternel, veuve Muvunankiko Marguerite. D’après les bruits qui circulent sur internet, il était recherché par le pouvoir en place à Kigali (Rwanda) pour avoir participé, il y a 13 ans, au génocide des Tutsi.

Qui s’acharne contre Kamali et pourquoi ‘ De quoi Kigali l’accuse-t-il ‘ Sans prétendre répondre à toutes les questions, je vais essayer d’apporter une petite lueur au cas Kamali, père de famille, homme de confiance dans les milieux de l’Education, de l’Eglise et des Associations en France.

Kamali Isaac, fils de Ugirashebuja Denis et de Nyirabahinzi Généreuse (né à Nyabikenke au Rwanda), figure sur la liste des présumés génocidaires des tutsi dressée par le FPR (Front Patriotique Rwandais, mouvement politico-militaire des extrémistes tutsi, qui a déclenché la guerre au Rwanda le 1er octobre 1990) depuis le début de la guerre de reconquête du pourvoir au pays des Milles Collines.

Pourquoi ‘ Lorsque les extrémistes Tutsi du FPR, se sont engagés à reprendre le pouvoir par les armes à partir de l’Ouganda, ils ont, naturellement, cherché des alliés à l’intérieur du pays. Ils ont bien sûr contacté et sensibilisé tous les Tutsi de l’intérieur. Mais aussi ils ont contacté certains Hutu influents (par les postes de responsabilité qu’ils occupaient : sur le plan politique, administrative, économique, militaire, etc) ou des Hutu qui avaient des relations particulières avec les milieux tutsi surtout par les alliances matrimoniales ou le concubinage (nèmes Bureaux). Or Kamali remplissait les conditions pour se mettre au service du FPR : une mère tutsi, et marié à une femme tutsi ; intellectuel et cadre au Ministère des Travaux Publics.

Nombreux parmi les Hutu sollicités ont bien sûr cédé aux sirènes du FPR et ont accepté « la collaboration ». D’autres hutu contactés, sentant le danger qui les guettait, ont refusé l’offre. En effet, une fois dans la trappe, chacun à son tour a reçu, reçoit ou recevra la récompense réservée aux ‘‘traîtres’’. ‘‘Ni iki naguha Habyarimana ataguhaye ‘ ‘‘ (Quels privilèges t’accorderai-je que Habyarimana ne t’a pas donnés) répondait un jour, le Président Kagame, à un courtisan hutu qui réclamait un geste de reconnaissance. On le sait bien, pour les extrémistes tutsi au pouvoir à Kigali, tout hutu né ou à naître, mort ou vivant, est génocidaire et devra donc, un jour ou l’autre, passer au moins devant les juridictions populaires GACACA.

Ceux qui ont refusé de collaborer avec le FPR, Kamali y compris, ainsi que tous les autres Hutu considérés, à tort ou à raison, comme influents, ont été mis sur la liste des ennemis qu’il fallait éliminer pour prendre et asseoir le pouvoir des Tutsi sans gêne. Voila comment Kamali a figuré sur la liste des Hutu à abattre dressée au début des années 1990 ‘ il a su qu’il y figurait fin 1993.

Quels sont les péchés de Kamali ‘

Le premier péché de Kamali est d’avoir refusé la collaboration et donc d’adhérer à l’idéologie du FPR. Selon cette idéologie, tout Tutsi est un être supérieur (au Hutu) et par conséquent, c’est le Tutsi qui doit avoir le pouvoir et tout le pouvoir. Les Hutu sont et doivent rester des serfs ; ils doivent être soumis aux corvées ou être au service du Tutsi, directement ou indirectement. Voilà l’objectif, à long terme, de la politique du FPR, des tribunaux populaires Gacaca (et deune manière indirecte du TPIR) : fragiliser tous les hutus où qu’ils se trouvent, les dépouiller de leur biens, les condamner à des peines lourdes, les déstabiliser là où il se sont réfugiés afin de les rendre, bon gré mal gré, plus malléables et corvéables.

Le deuxième péché de Kamali et qui est commun aux nombreux hutu, c’est d’avoir été à l’école et donc capable de faire une analyse critique des situations socio-politiques qui, parfois, sont inacceptables pour les citoyens du XXIème siècle.

Le troisième péché de Kamali, c’était d’avoir, à l’époque, une situation économique qui faisait qu’il avait des biens qui devaient revenir de droit aux seigneurs du FPR. Sa maison de Nyabikenke (son village natal) a été rasée parce que, compte tenu du milieu, les dignitaires du pouvoir ne pouvaient pas l’occuper. Sa villa de Kicukiro (Kigali) et sa station d’essence (à Kibuye) ont été saisies comme butin de guerre par les dignitaires tutsi.

Le quatrième péché de Kamali, c’est d’être le beau-frère de Théoneste Bagosora. En effet, l’épouse de Bagosora, Isabelle, est la propre seur de Kamali. Tous les proches du supposé cerveau du génocide des Tutsi, le ‘‘fameux’’ Bagosora, sont d’office condamnés à mort par le régime de Kigali et ses sponsors. Comme si d’avance on pouvait choisir la forme de sa face jusqu’à ses beaux-frères !

Le cinquième péché de Kamali, c’est d’avoir échappé à son exécution par les commandos du FPR qui le recherchaient au Rwanda, particulièrement en pleine guerre en 1994. En effet, il a réussi à sortir du pays de l’horreur et escalader le calvaire de tous les exilés rwandais. C’est un péché mortel devant le FPR.

De quoi le régime de Kigali accuserait-il Kamali ‘

1. Avoir tué sa femme tutsi originaire du Bugesera. Effectivement, Kamali est mariée à Uwambaye Blandine du Bugesera (région à l’Est de Kigali) depuis juin 1989. Heureusement, depuis avril 1994 (date de la mort de Blandine !) jusqu’au 22 juin 2007, date de l’arrestation de Kamali, le couple vivait harmonieusement avec tous leurs enfants en France où ils sont arrivés en 1998. La belle-famille de Kamali a eu beau démentir ‘ même devant les enquêteurs du TPIR ; Blandine elle-même est allé à Kigali en 2004 pour se montrer à ses congénères, mais pour le FPR, Kamali a tué sa femme, ses enfants et tous les Tutsi qu’il a rencontrés.

Les autres accusations sont, presque toujours, à quelques exceptions près, les mêmes pour tous les hutu. Vaguement, il serait accusé :
2. Avoir participé ou organisé des réunions et complots pour tuer les tutsi dans son village natal de Nyabikenke et partout où il est passé au Rwanda. Or tous les témoins interrogés par les tribunaux du Rwanda et par les enquêteurs du TPIR ont défendu Kamali à commencer par les Tutsi qu’il est supposé avoir tués ou fait massacrés.
Ce qui est plutôt intéressant à savoir, c’est que pendant la guerre de 1994 au Rwanda, Kamali avait deux très grandes responsabilités : d’abord se cacher parce qu’il savait bien qu’il était recherché par les escadrons de la mort du FPR. Deuxièmement, protéger sa femme et ses enfants, la femme de son oncle (celle qui, malheureusement, vient de décéder aux Etats-Unis), sans oublier les nombreux cousins et voisins tutsi.
3. Avoir fait partie deune milice visant à nuire aux intérêts des Tutsi.
4. Avoir pillé les biens des tutsi.
5. Avoir violé les domiciles des Tutsi.
6. Comme c’est devenu courant dans les procès des Hutu, le FPR ne manquera pas d’ajouter le crime d’avoir violé sa femme et toutes les femmes tutsi connues et inconnues.

Pour conclure, Kamali Isaac, est tout simplement victime deune campagne de calomnie et de déstabilisation des Hutu ; campagne menée, par tous les moyens, par les extrémistes tutsi au pouvoir au Rwanda, aujourd’hui rattrapés par l’histoire et traqués par la justice internationale pour les crimes commis au Rwanda depuis 1990 et dans l’ex-Zaïre (RDC).

http://www.iwacu1.com/news/article.php?lang=francais&dfrom=0&id=170&catid=actualite

Posté par gilou, 02 août 2007 à 08:02

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