18 juillet 2007
Archives - Prophétie Etienne Tshisekedi
La Prophétie d'Etienne Tshisekedi en 2000 à l'occasion de l'Emission Spéciale Congo sur la RTBF belge.
Revue de presse congolaise du 18 juillet 2007
Revue de
presse congolaise du 18 juillet 2007
© Congoforum
Sujets du jour : Acceptation de l’Invalidation de 18
députés et Bemba
La décision prise mardi 17 juillet par la plénière de
l’Assemblée nationale de ne pas naviguer à contre courant de l’arrêt de la Cour suprême de justice
invalidant 18 députés est le sujet dominant.
Assemblée nationale, « Mbenza Thubi, Chalupa, Franck
Diongo,…invalidés », affiche à la
Une de L’Avenir dans son édition de ce mercredi, où
il rapporte que les arrêts de la
Cour suprême de justice invalidant 18 députés et validant 18
autres seront strictement appliqués.
Le Président de la
République, en sa qualité de garant de la Constitution, est
invité à convoquer une réunion inter- institutionnelle afin de tirer toutes les
conséquences du mauvais fonctionnement de la justice en Rdc.
La réforme de la justice congolaise devient un impératif, constate L’Avenir qui
annonce que Chalupa, Mbenza Thubi, etc quittent l’hémicycle du Palais du
peuple.
La même information trône sur la manchette du Phare, qui note qu’au total, le
sentiment qui ressort après le débat de mardi à l’Assemblée nationale est que la Cour suprême de justice a été
sauvée de justesse d’une honteuse disqualification. En conclusion, il est
apparu, plus que jamais, que la jeune démocratie congolaise est malade de ces
institutions judiciaires. D’où l’appel à la réforme de ce secteur,
principalement du Conseil supérieur de la magistrature et à des sanctions
contre les magistrats convaincus d’avoir mal dit le droit.
Pour La Référence + « Kamerhe
déjoue la crise institutionnelle ». Ce journal affirme que la solution
proposée par le président de l’Assemblée nationale et acceptée par les députés
a le mérite d’éviter une crise institutionnelle entre les deux pouvoirs
législatif et judiciaire. Pour la consoeur, une fois de plus, Vital
Kamerhe sort grandi de cette épreuve difficile. Le dossier des 18 députés à
invalider constituait bien une patate chaude pour le président de l’Assemblée nationale.
Uhuru note qu’obligée de choisir,
l’Assemblée nationale a opté pour la voie la moins conflictuelle en évitant
notamment de violer la constitution et écarter ainsi la crise entre les
institutions de la
République qui semblait pointer à l’horizon.
Néanmoins, relève ce journal, en invitant le Président de la République à convoquer
une réunion inter institutionnelle, regroupant notamment outre le Président de la République, les
présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre, le Premier
président de la Cour
suprême de justice et l’Auditeur général, les parlementaires se rendent enfin
compte de la situation qui prévaut au sein de la justice congolaise où la saine
justice n’a pas toujours droit de cité.
L’opinion pourra toujours se féliciter que, pour une fois, le bon sens et la
raison politique aient eu le même intérêt.
Forum des As, qui titre « Validation des
députés » semble avoir remarqué que c’est un l’hoistoire de la bouteille à
moitié vide ou à moitié pleine, et que le malheur des uns ait le bonheur des
autres. En effet, invalider 18 députés revient à en valider 18 autres ! Et
FdA d’évoquer, donc, non l’amertume des « sortis » mais la joie des
« entrants ». « L’Assemblée nationale s’incline devant la Cour suprême. *Me Célestin
Tunda, Martin Fayulu, Henriette Wamu... enfin réhabilités »
Jean-Pierre Bemba
Le Potentiel rapporte « Les précisions de
Jean-Pierre Bemba » autour des entretiens du Portugal. En terme moins
élégants : il publie un droit de réponse de l’ex-VP.
Dans une mise au point au journal à la suite de la publication de
l’article : « Bemba menace de rejoindre Nkunda », le président
national du Mlc a apporté des précisions sur ses intentions.
Le Chairman du Mlc réitère « sa volonté de continuer à lutter par des
moyens politiques et pacifiques à la consolidation de cette démocratie
naissante en Rd Congo ».
Pour sa part, Le Potentiel souhaite que les règles du jeu soient respectées
dans un élan national empreint de franchise et de sincérité.
Divers
Forum des As consacre sa manchette à l’affaire
Kahemba et signale que les députés sont formels : « une partie du
territoire congolais est sous l’empire de l’Angola qui y a érigé son
drapeau ». » Le rapport de la Commission d’enquête sur le territoire de Kahemba
sera étalé» au grand jour au cours de la plénière ce mercredi à l’Assemblée
nationale. Le rapport révèle qu’une partie du territoire congolais se trouve
sous l’empire de l’Angola qui y a hissé son drapeau national. »
Le journal publie par ailleurs les conclusions de cette Commission,
dont il ressort que l’on s’est basé sur des repérages par hélicoptère… qui ne
permettent aucune conclusion précise.
Le même journal a par ailleurs interviewé& l’Ambassadur
d’Angola, entr’autres sur Kahemba. Pour l’ambassadeur Mawete, « l’occupation
des villages congolais, c’est du mensonge, c’est un montage ».(On s’y
attendait un peu ! NdlR)
L’Observateur ne perd pas de vue le sort des
entreprises publiques et titre : « Entreprises publiques : 775
candidats DG face au test écrit ce jeudi » La Prospérité titre « Inauguration de
l’Hôpital Biamba Marie Mutombo » et rapporte que « Le président
de la République,
Joseph Kabila Kabange a rehaussé hier de sa présence la cérémonie
d’inauguration de l’Hôpital Biamba Marie Mutombo, dans la commune de Masina, en
présence notamment des membres du gouvernement, des ambassadeurs accrédités en
RD Congo et du gouverneur de la ville de Kinshasa. »
Le test écrit prévu demain concerne les 775 candidats directeurs généraux
retenus, par le Copirep, au terme de l'examen de conformité des candidatures.
Cela intervient après l'étape d'identification et d'enregistrement des
candidats DG qui s'est déroulée le samedi 14 juillet.
(Rétroactes : Jean Jacques Dikembe Mutombo, un
congolais vivant aux États-Unis, y est devenu une « star » du
basket-ball et a fait fortune. Il a fait construire à Masina – quartier très
défavorisé de Kinshasa – un hôpital dédié à la mémoire de sa maman, ce qui lui
vaut d’être très régulièrement couvert de fleurs par la presse congolaise. Et,
bien entendu, toutes les « huiles » congolaise se bousculent pour
être sur la photo ! NdlR)
Afriqu’Echo Magazine évoque à nouveau la question des
fonds de Mobutu dont les banquiers suisses sont recéleurs, en commentant
les propos de Mme Calmy-Rey, non d’après les espoirs de Congolais, mais d’après
les commentaires suisses. Ce qui le mène à titrer : « La suisse veut
rendre l’argent de Mobutu, mais… »
«La Suisse est prête à restituer à la
République démocratique du Congo les millions de
l’ex-dictateur congolais gelés en Suisse, a annoncé la présidente Micheline
Calmy-Rey.
Les organisations non gouvernementales saluent la nouvelle mais exigent que
Berne veille à ce que cet argent aille au peuple congolais et non au clan
Mobutu.
Des observateurs de la société civile ont accueilli les propos de la présidente
suisse avec prudence, appelant le gouvernement helvétique à ne restituer
l’argent que lorsque sa provenance sera légalement prouvée. »
Autant dire que les Congolais ne sont pas près d’en voir la couleur.
Et, à propos de prédation Le Phare et Forum des As reviennent sur les méfaits de Dan Gertler
et exposent « La portée réelle du contrat Miba-Emaxxon »
« Car, en réalité, après trente ans de mobutisme et dix
ans de guerre, la Miba
qui fournit encore 3% de la production mondiale, est au bord de la faillite.
Des remèdes idoines doivent être trouvés et l'exploitation de la couche kimberlite demeure à ce
jour la solution la mieux conseillée. Ceci permettra à la Miba qui n'exploite que la
millième partie de sa concession qui s'évalue à trois fois la Belgique d'étendre sa
production sur plus de la moitié de sa superficie.
L'arrivée annoncée à travers les joint-ventures signés avec la Miba de grands tels que les
Sud-Africains (De Beers), les Russes (Niznelenskoye), les Australo-britanniques
(BHP Billiton) et les Israéliens (Dan Gertler International) constitue-t-elle
la planche de salut pour la Miba
? A condition toutefois que le Gouvernement Gizenga fasse aboutir dans les
meilleurs délais le dossier de sous-tirage du courant électrique à partir de la
ligne haute tension à Tshimbulu dans le Kasaï-Occidental. »
© CongoForum, le mercredi 18 juillet 2007
Karel De Gucht en mission en Afrique Centrale ...
Inquiet sur les récents développements dans l’Est, Karel De Gucht en
mission en Afrique Centrale
© Le
Phare | 16/07/2007
Ce lundi, le ministre Karel De Gucht rencontrera le président
Kagame à Kigali puis le président Kabila à Kinshasa.
Il n’était plus question, toute la semaine dernière à Kinshasa,
que de Condoleezza Rice, Secrétaire d’Etat américaine, et de Nicolas Sarkozy,
Président de la République française. La première était annoncée pour le 18 juillet, le deuxième pour le
27 du même mois. Le chef de la diplomatie américaine a finalement annulé son
escale congolaise, tandis qu’en ce qui concerne le Président français, personne
à l’ambassade de France à Kinshasa n’était en mesure de confirmer le
déplacement.
Ceci expliquant peut-être cela, c’est plutôt le ministre belge des Affaires
Etrangères, Karel De Gucht, qui était attendu dimanche dans la capitale
congolaise, où il devait rencontrer aussitôt arrivé William Swing, chef de la
mission de l’ONU en République Démocratique du Congo (MONUC). Ce lundi, le
ministre Karel de Gucht rencontrera le président Kagame à Kigali puis le
président Kabila à Kinshasa, indique un communiqué du ministère belge des
Affaires Etrangères. Avant de préciser qu’au centre des consultations se trouve
la situation dans l’Est du Congo.
Selon le même communiqué, Karel de Gucht est inquiet au sujet des
récents développements dans l’Est du Congo. Raison pour laquelle il a décidé
d’engager des consultations avec différents acteurs intéressés.
On rappelle qu’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a récemment
visité la RD Congo,
où elle s’est faite l’écho de la montée de la tension dans l’Est. Notamment
avec la rupture du processus des négociations entre Laurent Nkunda et Kinshasa,
faisant craindre une reprise de la guerre, recommandée notamment par ceux pour
qui l’ex-général ne mérite que d’être écrasé. Autre facteur d’inquiétude, la
multiplication des massacres des civils, s’accompagnant de la montée des
tensions et de la constitution des milices ethniques.
Plusieurs sources diplomatiques à Kinshasa, notamment l’ambassade
de France et la Mission de l’ONU s’en sont inquiétées. Enfin, à la suite du cri d’alarme lancé en mai
par Mgr Maroy, archevêque de Bukavu, la Conférence Episcopale
Nationale du Congo a, dans une déclaration rendue publique la semaine
dernière, attiré l’attention tant des autorités congolaises que de la Communauté internationale,
sur le fait que la maison RDC était en train de brûler.
© Copyright Le Phare
RDCongo: Il faut éviter une escalade militaire dans l'Est (De Gucht)
Il faut éviter une escalade militaire dans l'Est
(De Gucht)
BRUXELLES, 18 juil 2007 © AFP
Le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht, au
retour d'une tournée en Afrique centrale, a estimé qu'il était tout juste temps
d'éviter une grave escalade militaire dans l'est de la République démocratique
du Congo (RDC), a rapporté mercredi l'agence Belga.
A son retour mardi soir, M. De Gucht a indiqué qu'il avait reçu l'assurance du
président congolais Joseph Kabila lundi à Kinshasa qu'aucune opération
militaire n'était envisagée pour l'instant dans l'est du pays, "même si
elle n'est pas exclue en dernière option".
"Cela laisse du temps pour des initiatives politiques, mais il y a
urgence", a déclaré le chef de la diplomatie belge.
M. De Gucht s'était également entretenu lundi avec le président du Rwanda Paul
Kagame à Kigali de la situation tendue dans les provinces de l'est de la RD Congo, le Nord et le
Sud-Kivu.
Au Nord-Kivu, depuis fin janvier, plus de 130.000 personnes ont fui des combats
entre rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de Libération du Rwanda
(FDLR) et militaires congolais des brigades dites "mixées",
constituées de soldats réguliers et d'anciens insurgés congolais d'ethnie
tutsi.
Toutes ces forces s'en prennent impunément aux civils dans les deux provinces
concernées.
M. De Gucht a indiqué qu'il allait plaider pour que la mission des Casques
bleus des Nations unies en RDC, la
Monuc, intervienne davantage pour apaiser les tensions dans
la région, et pour que les 5.000 à 6.000 membres du FDLR encore actifs dans
l'est congolais soient réinsérés au Rwanda avec l'accord de Kigali.
Selon le ministre belge, les autorités congolaises ont expliqué qu'elles
avaient acheminé du matériel militaire lourd et des troupes dans l'est de la RDC, et notamment à Kisangani,
afin de montrer la détermination du gouvernement central et faire accepter par
les milices leur intégration dans l'armée nationale.
NDLR : La photo reprise ci-dessus est la copie de l'affiche que Karel De Gucht a utilisé pour sa campagne électorale du 10 juin 2007 (Elections Légistatives belges). Actuellement, le gouvernement belge n'est toujours pas formé (1 mois après les élections). Goed Bestuur signifie en français "Bonne gouvernance". A vous de juger !
Kabila a "pris acte" de l'engagement pacifiste de Bemba (Louis Michel)
RDC : Kabila a "pris acte"
de l'engagement pacifiste de Bemba (Louis Michel)
© AFP
KINSHASA,
17 juil 2007 (AFP) - Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph
Kabila, a "pris acte" de l'engagement de l'opposant et ex-rebelle
Jean-Pierre Bemba de s'abstenir de toute action de déstabilisation, a déclaré
mardi à l'AFP le commissaire européen au Développement Louis Michel.
M. Michel, qui a rencontré le 13 juillet le sénateur Bemba au Portugal, où il
est accueilli depuis trois mois, a rapporté mardi la teneur de son entrevue
avec le chef de l'opposition congolaise à M. Kabila, lors d'un entretien au
palais présidentiel à Kinshasa.
"Jean-Pierre Bemba m'a tenu des propos très apaisants. Il m'a autorisé à
rapporter son engagement à ne plus jamais recourir à la lutte armée, (...) a
réaffirmé qu'il reconnaissait la légitimité des institutions élues (...) et
qu'il souhaitait rentrer (en RDC), avec une sécurité minimum", a dit M.
Michel.
"Le président Kabila a pris acte de ces engagements", tout en
précisant qu'il n'avait pas chassé l'opposant mais que M. Bemba avait souhaité
se rendre au Portugal pour des soins, a indiqué M. Michel.
Le sénateur Bemba, adversaire malheureux de Joseph Kabila à la présidentielle
de 2006, se trouve depuis le 11 avril au Portugal. Il avait quitté Kinshasa
sous escorte de blindés de l'ONU, trois semaines après de sanglants
affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.
Il est visé par une demande de levée de son immunité parlementaire par le
parquet général, qui voudrait le poursuivre pour "atteinte à la sûreté de
l'Etat" après les sanglants affrontements de mars.
Toutefois, le Sénat ne semble pas prêt d'accéder à cette requête, selon
plusieurs sources parlementaires, et l'un des principaux obstacles au retour en
RDC de M. Bemba demeure du ressort de garanties sécuritaires.
Bukavu : La mère de Serge Maheshe ne croit pas en la culpabilité des deux témoins accusés
La
mère de Serge Maheshe ne croit pas en la culpabilité des deux témoins accusés
Sud-Kivu
| 18 Juillet 2007 à 12:15:45
Le procès
du feu Serge Maheshe reprend ce mercredi au tribunal militaire de garnison de
Bukavu. Mardi, plusieurs témoins ont défilé devant le tribunal. Parmi eux la
mère de feu Serge Maheshe. Elle ne croit pas que les 2 témoins de l'assassinat
et ami de Serge soient les commanditaires du crime, rapporte radiookapi.net
L'émotion a
été forte au sein du public présent à l'audience lorsque la mère de Serge
Maheshe a demandé à l'un des présumés assassins de son fils de lui regarder
droit dans les yeux. C'était à l'occasion de son invitation dans le but de
fournir des renseignements au tribunal. La maman de Serge Maheshe a déclaré que
son fils n'avait jamais eu des problèmes particuliers avec qui que ce soit ;
moins encore avec ses amis . Elle a déclaré ne pas être convaincus que ça soit
Alain
Mulimbi et Serge Muhima qui aient commandité le meurtre comme les prétendent
les présumés assassins. Elle a ajouté qu'elle considère Alain Mulimbi et Serge
Muhima comme ses propres fils car ayant grandi ensemble avec la victime
d'heureuse mémoire. Ce sont ces deux témoins oculaires du meurtre que les
présumés assassins ont cité au cours de l'audience de lundi passé comme
planificateurs.
La mère de
Serge a insisté pour que celui-là qui confirme sans cesse avoir tué Serge
Maheshe lui dise clairement qui l'a envoyé et pourquoi.
Elle a
rappelé les altercations passagères qui avaient opposé au mois de mai, feu son
fils aux militaires de la garde républicaine non loin de sa résidence au
quartier Labotte. Elle a aussi renseigné sur un dossier de parcelle qui
l'oppose aux membres de sa famille et dans lequel Serge Maheshe avait plaidé le
jour même de son assassinat.
Nord-Kivu : Des soldats de l'armée de RDC portent des uniformes rwandais !
Nord-Kivu : Des soldats de l'armée de RDC portent des uniformes rwandais !
© AFP - 18 juil. 07 - 15h50
KINSHASA, 18 juil 2007 (AFP) - De nombreux soldats de nouvelles brigades de l'armée de République démocratique du Congo (RDC) au Nord-Kivu (est) portent des "uniformes rwandais", a déploré mercredi la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) au cours d'un point presse à Kinshasa.
La Monuc"s'inquiète
du port d'uniformes étrangers, plus précisément rwandais, par les troupes des
brigades mixées", a déclaré le major Gabriel de Brosses, porte-parole
militaire de la Mission.
Cinq brigades "mixées", constituées pour moitié d'ex-soldats insurgés
ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda et d'éléments des
Forces armées de RDC (FARDC), ont été déployés au Nord-Kivu. La Monuc s'est
déjà alertée de "l'augmentation considérable" du nombre d'hommes
issus des troupes loyales à Nkunda parmi les combattants rapatriés.
Le processus de "mixage" avait débuté en janvier à la suite d'un
accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat d'arrêt
international pour crimes de guerre, à la suite de violents combats entre ses
hommes et l'armée régulière.
"Au lieu de porter les tenues des FARDC, un nombre croissant de soldats
des brigades mixées portent des uniformes rwandais dépourvus d'insignes de
nationalité" (...) alors "qu'un lot d'uniformes en dotation dans les
FARDC est disponible", a souligné le major de Brosses.
La Monuc "souhaite que tout risque de confusion soit évité et que les
unités utilisent leurs tenues réglementaires", a-t-il poursuivi.
Du 1er janvier au 15 juillet 2007, la
Monuc a rapatrié dans leur pays, sur base du volontariat, 322
combattants étrangers, presque tous Rwandais et parmi lesquels 103 combattants,
majoritairement tutsis, ayant déserté les rangs de l'ex-général Nkunda.
Selon des sources militaires occidentales, Nkunda disposait avant le mixage
d'un maximum de 3.500 hommes. Or il en a fourni 7.000 pour constituer les
brigades mixées et affirme avoir encore 2.000 hommes. La Monuc s'est
en outre mercredi "fortement" inquiétée "des tentatives déplorables
de détournement ou de prise de contrôle de l'assistance humanitaire
internationale perpétrées par divers acteurs, y compris, dans le Masisi
(Nord-Kivu), par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le
mouvement politico-militaire de Laurent Nkunda".
Depuis la mi-janvier, les violences contre les civils ont décuplé au Nord-Kivu,
où plus de 130.000 personnes ont fui leurs villages, victimes d'attaques de
rebelles hutus rwandais, de miliciens locaux et aussi de militaires des
brigades mixées, "en toute impunité", selon l'ONU.
Images vidéo des massacres du Bas-Congo !
Images vidéo des massacres du Bas-Congo !
http://www.congonet
Coopération française : L'aide en fonction de la bonne gouvernance
Jean-Marie Bockel s'est fixé quatre priorités lors des journées
de la coopération internationale et du développement à Paris
Par Mathias Raynaud - RFI
En ouverture des Journées de la coopération internationale et du développement
2007, le secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la francophonie, a prononcé
mardi à Paris un long discours définissant les grandes lignes de la politique
de la France
en matière d'aide aux pays en développement. Jean-Marie Bockel a annoncé
notamment que la France,
dorénavant, conditionnera son aide au développement aux engagements en matière
de bonne gouvernance, de respect des droits de l'homme et de la lutte contre la
corruption. Il s'est également exprimé en faveur de la poursuite des efforts
budgétaires en matière d'aide publique au développement (APD).
C'est donc un discours d'une certaine fermeté que le nouveau
secrétaire d'Etat a prononcé au Palais des Congrès de Paris. Mais le
sénateur-maire socialiste de Mulhouse a également fait un constat assez
pessimiste, de la situation dans certaines zones du globe et tout
particulièrement dans le continent africain : « les inégalités se
creusent entre les nations. En dépit des engagements pris à l'aube du XXIème
siècle par la communauté internationale, les pays qui étaient les plus pauvres
en l'an 2000 le sont tout autant ou presque en 2007. En Afrique, à quelques
rares exceptions près, l'écart avec le reste du monde ne cesse de se creuser ».
Jean-Marie Bockel a également souligné que « tout ne peut pas venir de
l'aide extérieure et qu'il ne suffit pas d'organiser la charité pour
redonner espoir à tous les exclus de la croissance et de la prospérité. (…) Il
faut par conséquent sortir de la logique de l'aide, vécue comme un simple don,
pour entrer dans une logique d'investissement, où bailleurs et récipiendaires
sont conjointement responsables ».
Aide conditionnée à la
bonne gouvernance
Le secrétaire d'Etat a ainsi défini les « vraies
priorités au développement », qui correspondent « aux principaux
défis auxquels l'humanité est confrontée aujourd'hui » : écologique,
démographique, rural et alimentaire, démocratique, culturel et linguistique.
Dans ce contexte, il a proposé des réformes structurelles de la politique de
coopération, des choix « qui devront être déterminés en concertation
étroite avec nos partenaires », étant donné que « nous ne pouvons pas
tout faire, partout ».
Pour Jean-Marie Bockel, de nouvelles règles, « simples
et compréhensibles » devront être dégagées, portant notamment sur la
nécessaire concentration de l'aide de la France, qui devra être plus sélective et obéir à
des critères d'efficacité et d'évaluation, « en privilégiant nos actions
dans chacun des pays sur un ou deux axes stratégiques ». L'aide devra être
conditionnée à la bonne gouvernance, au respect des droits de l'homme, au bon
fonctionnement de la démocratie et aux efforts en matière de lutte contre la
corruption.
Jean-Marie Bockel :
les priorités au développement
«Il n'est pas normal que les Etats aidés le soient de
manière indifférenciée sans prendre en compte le sérieux de leurs engagements,
notamment en matière de gouvernance.»
Jean-Marie Bockel a également souligné qu'il est important
de bâtir de larges coalitions en faveur du développement s'étendant de la
société civile au monde de l'entreprise, au-delà des seuls acteurs
gouvernementaux. Le nouveau secrétaire d'Etat a exprimé le souhait que la cause
du développement international devienne un enjeu majeur de la politique
gouvernementale et qu'elle puisse associer l'ensemble des citoyens. Dans ce
contexte, l'effort budgétaire en matière d'aide publique au développement devra
être poursuivi, car il s'agit d'un « élément essentiel de la crédibilité
de la France
sur la scène internationale ». L'objectif est d'atteindre, en 2015, 0,7 %
du PIB consacré à l'APD. Or ce pourcentage est actuellement inférieur à 0,5 %.
Jean-Marie Bockel :
l'aide publique au développement
«Il ne peut y avoir d'un côté une ambition politique forte
et de l'autre des moyens en constante diminution. C'est un élément essentiel de
la crédibilité de la France
sur la scène internationale.»
Jean-Marie Bockel, 57 ans, souvent défini comme un « socialiste-libéral »,
a été nommé au gouvernement le 19 juin dans le cadre de la « politique
d'ouverture » du président Nicolas Sarkozy.
© RFI
Après Condoleeza Rice, le président Sarkozy aussi annule son déplacement en RDC
Après Condoleeza Rice, le président Sarkozy aussi annule son
déplacement en RDC
Ce mardi 17 juillet dans la soirée, « L'oeil du Patriote » a appris dans les
milieux proches de l'Elysée que le Président de la République française,
Monsieur Nicolas Sarkozy, venait de prendre la
décision sage et courageuse que le peuple et les patriotes congolais attendaient
tous, celle d'annuler l'étape de Kinshasa dans le calendrier de son périple
africain qui a été annoncé pour la fin de ce mois de juillet.
Selon les mêmes sources, tous les organes de l'appareil de
l'état français ont été interpellés par la vague d'indignation exprimée à travers
les différentes réactions négatives de la diaspora
congolaise au projet de ce voyage du Président français à Kinshasa.
Le Président de la République, son Gouvernement, le Parlement, l'Union
de la Majorité
Présidentielle au pouvoir et les services spéciaux ont été
sensibles aux préoccupations exprimées dans
différents documents leur communiqués au sujet de la situation dramatique en
République Démocratique du Congo, et de la déception du peuple congolais à
l'annonce du voyage de Nicolas Sarkozy. Ils ont par conséquent décidé d'annuler
pour cette fois l'étape de Kinshasa.
« L'oeil du Patriote » qui a la joie et l'honneur d'annoncer
le premier cette nouvelle qui constitue la victoire (très partielle encore) des
patriotes et des résistants congolais à l'occupation, félicite l'APARECO et son
Président national qui ont mobilisé tous leurs réseaux pour ameuter les autorités
françaises, en commençant par le Président de la République.
En effet, l'APARECO, par la voix de son Président national,
s'est mobilisé dès le premier jour de l'annonce du calendrier du voyage africain
du Président français pour réagir à travers un mémorandum adressé au nom du
peuple congolais, lui demandant de reconsidérer la décision de son voyage.
L'APARECO et toute la diaspora congolaise qui s'était
mobilisée attend la confirmation officielle de cette bonne nouvelle pour encourager
le Chef de l'Etat français à aller de l'avant afin d'aider le peuple congolais
à réparer les erreurs de la Communauté Internationale
en République Démocratique du Congo.
Fait à Paris, le 18 juillet
© L'oeil du Patriote



