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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

18 juillet 2007

Des étrangers toujours dans les positions d'Etat

assemblee_nationale_rdc_2Assemblée nationale  |   Moratoire sur la double nationalité
© Le Révélateur
Mardi 17 juillet 2007

Affaire Kahemba, expulsion des Congolais d'Angola, validation- invalidation à l'humeur de
la Cour suprême de justice des députés nationaux, moratoire accordé aux politiciens investis de la double nationalité, le président de l'Assemblée nationale (AN), Vital Kamerhe ne s'en sort plus.

Le président de l'Assemblée nationale avait sorti de sa manche une diversion tendant à sauver de nombreux membres de sa famille politique soupçonnés de détenir la double nationalité à travers un moratoire de 3 mois leur accordé le 12 février, fruit d'un compromis politique.

Les concernés, des politiques congolais, notamment les élus, pendant ce délai de grâce, devraient opérer un choix entre la nationalité congolaise ou étrangère afin de se conformer aux dispositions de
la Constitution en son article 10, qui stipule que '' la nationalité congolaise est une et exclusive ''.
Une commission spéciale devrait ainsi être mise en place, chargée d'étudier les mécanismes d'une éventuelle révision de la disposition touchant à la nationalité afin de l'assouplir. Ce que nombre des juristes avaient jugé inconcevable. Ainsi, la commission d'enquête telle qu'exigée par José Makila, alors député du MLC, actuellement gouverneur de la province de l'Equateur, n'aurait plus lieu qu'à la fin du moratoire. Malgré la nouvelle approche que les politologues ont de ce dernier concept, l'opinion s'interroge où en est-on aujourd'hui avec ce moratoire.

Les législateurs piétinent la Constitution

Selon l'article précité, ''La nationalité congolaise est soit d'origine, soit d'acquisition individuelle. Est Congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l'indépendance. Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d'acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise''.

En outre, aux termes des articles 72, 102 et 106 de la Constitution du 18 février 2006, nul ne peut se porter candidat à l'élection du président de la République, aux élections législatives ou au Sénat s'il ne remplit, entre autres conditions, celle de ''posséder la nationalité congolaise d'origine'' ou d' ''être Congolais''.

Des faussaires occupant des positions d'Etat

En effet soulevée au début de la législature par le nouveau ministre des Hydrocarbures, Mende Omalanga (CCU, 2 députés nationaux), la congolité avait refait surface tout en éclaboussant copieusement ceux qui l'ont déterrée. Comme un chat qui dort, l'Union pour
la Nation ( UN ) a su rebondir sur le dossier, après un travail de fourmi réalisé par José Makila.

L'opposition en a profité pour reconstituer pièce par pièce, l'identité des politiques congolais porteurs des passeports étrangers. Le document a été déposé sur la table du président de la chambre basse du Parlement, Vital Kamhere. Le bureau de l'Assemblée nationale a donné le ton mercredi 7 février en congédiant la plénière pour le lendemain. Celle-ci a été séchée par les députés de l'AMP sans explication notable, pour les novices.

José Makila avait soulevé une question touchant à ce dossier sensible, pour contrecarrer l'arrêt de
la Cour suprême de Justice sur l'Affaire Alexandre Kande Mupompa et Dominique Kanku Kabengele, soupçonnés respectivement d'être belge et britannique, tous deux membres de l'opposition (MLC) et candidats au poste de gouverneur aux deux Kasaï lors de l'élection des gouverneurs. Mais l'objectif le plus important était de dénicher tous ceux qui, occupant des positions d'État, étaient comptés comme faussaires et non-Congolais
Ce qui rendait encore plus scandaleux l'affaire, c'est le fait que la plupart d'accusés ont été des constituants, c'est-à-dire ayant participé à l'élaboration de la loi, ils l'ont passée outre. ''C'est comme s'ils avaient décidé d'être au-dessus de la même loi ''.

Kabila voulait éviter l'amalgame

En son temps, le président de
la République dont la famille politique était accusée par l'opposition d'engorger des personnalités arborant la double nationalité, avait déclaré que la question de la double nationalité était un faux débat car la double nationalité n'existe pas. '' Il ne faut pas faire de l'amalgame entre la double nationalité et le moratoire '', a souligné le Président de la République lors d'une interview accordée à la presse, lundi 26 mars. Le moratoire concerne la mise en application de la loi sur la nationalité, a-t-il expliqué.

Dans son explication, le président ne souhaitait vraiment pas émettre son point de vue afin de ne pas influencer l'AN, selon ses proches, la question faisant débat à l'AN. Mais depuis, silence total. Les politiciens incriminés continuent à participer aux débats très sensibles qui concernent les secrets de la RDC. D'autres font partie des commissions qui traitent des questions de souveraineté sans être inquiétés. Et le président de la République en est conscient.

Les politiques restent aphones

Plusieurs ténors du petit gotha politique de
la RDC que notre rédaction a pu atteindre sont restés sans voix. Qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition, qu'ils soient soupçonnés d'être dans la situation ou pas, c'est le silence radio. C'est ce qui nous amène à s'interroger sur ce qui se cache derrière l'affaire de la double nationalité jusqu'à ce que le moratoire soit prolongé de façon tacite par les politiques à plus de cinq mois aujourd'hui.

La modernité résultant des mutations du monde

Des théories modernes veulent que ce sujet soit abordé autrement surtout dans un contexte où l'Etat recouvrait tous ses attributs. Ainsi dans divers pays, la question est dépassée. La rédaction vous invite enfin à découvrir ici un extrait d'une réflexion d'une association dirigée par le Congolais Daniel Mutambayi, militant pour la double nationalité en RDC. '' S'agissant du débat sur la double nationalité, il n'est point demandé au législateur congolais de réinventer la roue ou de déterminer le sexe des anges. Le peuple attend de lui qu'il fournisse un effort d'invention, de création afin d'intégrer les nouvelles mutations et d'y répondre de manière judicieuse.

Nous faisons donc bien face à une révolution socio-juridique importante. La réponse à la double nationalité conditionne en fait l'avenir de notre démocratie. Serons-nous capables de la construire en citoyens responsables, ou laisserons-nous les forces ''négatives'' qui dirigent le Congo déterminer notre destin ? La prise en main de notre destin, notre avenir est une partie constituante et essentielle de notre identité.

Comme pour plusieurs pays américains et européens susmentionnés,
la Cellule aisbl préconise la reconnaissance de la double nationalité comme meilleure expression de la diversification sociale afin de mettre fin au sentiment d'excommunication nourri par les naturalisés d'origine congolaise.

Sans vouloir entrer dans la joute politicienne, la Cellule aisbl interpelle enfin le gouvernement, l'assemblée nationale, le sénat, l'opposition parlementaire, les associations de la société civile, les élites intellectuelles, les juristes congolais, la commission de réforme du droit congolais et enfin le Chef de l'Etat afin de régler judicieusement cette question ''.

© Emmanuel Makila

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Assemblée nationale : rapport Kahemba, les forces angolaises sont en RDC

Militaires_angolaisAssemblée nationale : rapport Kahemba, les forces angolaises sont en RDC

La plénière de ce mercredi se penche sur le dossier Kahemba . Chaque groupe parlementaire donne son point de vue sur cette question, a constaté radiookapi.net

Les conclusions du rapport du dossier Kahemba contredisent les déclarations du gouvernement congolais à ce sujet. Selon ce rapport, le village concerné par le conflit frontalier avec l’Angola est des villages congolais habités par des citoyens congolais. Et pour l’instant, ces villages sont sous contrôle des forces angolaises, les forces armées de l’Angola les ayant investies.

© George Robert
California
USA

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Congo-Kinshasa : Désillusion

calmy_rey_michelineCongo-Kinshasa : Désillusion
© Le Potentiel (Kinshasa)
ÉDITORIAL
Publié sur le web le 18 Juillet 2007

Lorsque Mme Micheline Calmy-Rey, présidente de
la Confédération Helvétique, annonce « environ 8 millions de francs suisses » comme fortune de Mobutu répertoriée en Suisse, la désillusion s'affiche aussitôt dans le « au lieu de dizaines de milliards de dollars » exprimé par Joseph Kabila et le « oh ! » des Congolais présents lundi au Palais de la nation.
La surprise est d'autant légitime que l'imaginaire populaire, alimenté par la rumeur publique depuis de nombreuses années, croyait savoir que la fortune du Maréchal du Zaïre se chiffrait à environ 5 milliards de dollars. Soit près du tiers de la dette extérieure du pays évaluée à 14,5 milliards USD.

Pensez alors aux châteaux que les autorités congolaises ne se sont pas empêchées de construire en Espagne ! Sans, bien sûr, l'avouer en public.

Imaginez, aussi, les centaines de milliers de kilomètres d'autoroutes, les innombrables infrastructures de base, les millions de nouveaux emplois et la multitude de projets qu'autant de milliards de dollars - récupérés par l'Etat congolais - auraient pu financer.

Entre-temps, les partenaires bi et multilatéraux de
la République démocratique du Congo font la fine bouche pour délier les cordons de la bourse, malgré leurs promesses « fermes ». Ne manquant pas, à diverses occasions, de rappeler aux décideurs congolais l'obligation de mobiliser les recettes réputées « dormantes », au plan local.

De fait,
la RDC est pourvue d'immenses potentialités dont elle ne sait qui en faire. Le hic, toutefois, c'est de parvenir à les remettre dans le circuit officiel.
A cet exercice, députés et sénateurs se sont adonnés lors du débat
sur le projet de budget pour l'exercice 2007, dans la perspective d'augmenter tant soit peu les faméliques ressources retenues dans la loi financière. Ils ont même indiqué des pistes de solutions au gouvernement.

Mais, au bout du compte, ce sont à peine quelque 300 millions de dollars qui se sont, sur papier, ajoutés au « budget en équilibre » adopté au Parlement et promulgué par le président de la République. Soit moins de 2,5 milliards USD, alors que l'Angola, cet autre pays limitrophe en situation post-conflit commela RDC, fonde sa reconstruction sur un budget de 30 milliards USD ! 

« Qu'avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel sort ? », ne cessent de s'interroger les populations congolaises. Extrêmement pauvres sur un sol scandaleusement riche.

Au-delà de la terrible désillusion, les autorités congolaises doivent s'atteler à trouver « mieux » afin que les 5 chantiers du chef de l'Etat ne soient pas un leurre au crépuscule du quinquennat naissant.

Et ce « mieux », de l'avis des observateurs avisés, réside dans les rapports du panel des experts des Nations unies sur le pillage des ressources naturelles de
la RDC, des biens mal acquis répertoriés à la Conférence nationale souveraine (CNS), des commissions parlementaires Bakandeja et Lutundula ainsi que dans ceux de la Cour des comptes. 
Les criminels économiques, nommément identifiés dans ces documents, ont bien entendu des comptes à rendre à l'Etat congolais.

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Les révélations de Vital Kamerhe

vital_kamerheLes révélations de Vital Kamerhe 
© JP Mbelu
16/07/2007

Les Congolais(es) luttant contre l'amnésie se souviennent des appels lancés par « les faiseurs des rois » après le deuxième tour des élections présidentielles : « Tournons la page, disaient-ils, après ces élections libres transparentes et démocratiques. Allons résolument de l'avant. »

Sceptiques, ces Congolais(es) restent à l'écoute de leur histoire immédiate et refusent de tourner vite « la page des élections » avant qu'elle n'ait révélé toutes ses vérités. Le temps est et restera toujours pour eux un bon conseiller !

I. Kamerhe délie aussi sa langue

Les langues se déliant petit à petit, le passé électoral dévoile ses secrets. Les présidentielles (et les autres) ont été gagnées à coup de billets de banque. Qui le dit ? Un proche du pouvoir dont Sarkozy serait le modèle : Vital Kamerhe. En effet, le témoignage fourni au journal Jeune Afrique par l'actuel président de l'Assemblée Nationale Congolaise se passe de tout commentaire. Reproduisons-le. « Fin juillet 2006, à Kinshasa, capitale frondeuse et hostile, le grand meeting de clôture prévu par Kabila menace de tourner au fiasco. « Aide-nous Vital, cela se présente mal », lui demande Olive Kabange, la première dame. Kamerhe sillonne les quartiers populaires avec sa mallette à billets et rameute la population qui accourt. Les apparences, au moins sont sauvées. Dans la fièvre de ce jour-là, il pense entendre Joseph Kabila lui promettre de devenir son Premier ministre. » (F. SOUDAN, Jusqu'où ira Kamerehe ?, dans Jeune Afrique n° 2426 du 8 au 14 juillet 2007, p 46)

Kamerehe a acheté la population des quartiers populaires de la capitale frondeuse afin qu'elle vote pour l'actuel chef de l'Etat. En échange, il s'attendait à devenir son Premier Ministre. Ce qu'il a fait à l'Est n'est pas encore dévoilé.

Ce témoignage trahit davantage un secret de polichinelle : « Nos populations sont achetables par nos hommes politiques ». Elles sont, pour un bon nombre d'entre elles, sans idéal. Il y a là un travail de réarmement moral et spirituel dont les fruits risquent de prendre beaucoup de temps à mûrir. Nous devons arrêter de nous leurrer en trouvant rapidement un bouc-émissaire.

Ce secret de polichinelle pose quand même des questions de nos responsabilités politiques face à l'histoire. Faudra-t-il que nos enfants, quand ils auront à relire notre histoire, acceptent comme nous aujourd'hui que les dernières élections congolaises ont été libres, transparentes et démocratiques ?  Ne faudrait-il pas rendre justice à l'histoire en la réécrivant et en soulignant que le manque de maturité politique de nos populations et la course effrénée de nos hommes politique au pouvoir ont fait que la mascarade électorale de 2006 s'est gagnée à coup des billets de banque ?

Et puis, avec toutes ces révélations, la question de la qualité de nos hommes politiques revient au galop. Kamerehe n'en est pas à sa première aventure. Après les élections législatives, il avait osé affirmer dans un numéro du journal Le Potentiel qu'il y avait à l'Assemblée Nationale des députés élus en violation flagrante de la Constitution de la Troisième République parce qu'ils l'avaient été sans avoir renoncé à leur double nationalité. Et que l'Assemblée Nationale leur accordait un moratoire de trois mois pour qu'ils se mettent en règle.Voyons la qualité de nos hommes politiques ! Capables de se glorifier des exploits de corruption et de violation des textes fondamentaux du pays ! Et il n'y a qu'au Congo où de « tels crimes » demeurent impunis. Demain, nous continuerons d'appeler Kamerhe `Honorable', `Homme d'Etat'. Qu'y a-t-il d'honorable dans cette façon de faire ? En quoi rapproche-t-elle du modèle Sarkozy ?  

II. Kamerhe, rusé ou malin ?

Chaque peuple a des dirigeants qu'il mérite, dit-on. En dépit de nos vociférations, il y a lieu de dire que plusieurs d'entre nous ont des dirigeants qu'ils méritent. Pour cause. Qu'est-ce que ces dernières révélations de Kamerhe ont suscité en nous ? Un peu d'indignation. Sans plus. Une marche de protestation demandant que ces dirigeants corrompus et corrupteurs aillent « dehors » n'aurait-elle pas été un geste symbolique fort ? Aussi, malgré toutes ces révélations, sommes-nous encore nombreux à croire que ces « ambitieux corrompus et corrupteurs »  finiront par se convertir en démocrates, soucieux du bonheur collectif !

Les confidences de Kamerhe trahissent aussi l'omniprésence de l'actuel Commissaire Européen au Développement dans notre histoire. C'est lui qui, après que Kamerhe ait jugé la proposition du Conseil du gouvernement de proposer Joseph Kabila pour assurer l'intérim après la mort de Mzee Kabila indécente, « l'appelle depuis Bruxelles (pour lui dire) : « Ta vie est menacée, tu devrais venir te réfugier avec ta famille dans notre ambassade. » (Ibidem, p.45). 

Une lecture attentive de ces confidences renseigne de Louis Michel et Kamerhe savent qui, au Congo, peut facilement menacer la vie des autres. Après le coup de fil de Bruxelles, « une heure plus tard, nouveau coup de fil : il émane cette fois de l'amiral Etumba, chef de renseignement militaire : « Joseph t'attend. » Kamerhe hésite, ne sachant pas s'il reviendra vivant de ce rendez-vous. » (Ibidem)

Le Président de l'Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, est convaincu, jusqu'au moment où il se confiait à François Soudan que la paix et la sécurité au Congo ne sont pas pour demain. Comme beaucoup de « nos invités à la mangeoire », il a mis les siens à l'abri. Son épouse et ses enfants sont en Afrique du Sud ; sa mère en Grande-Bretagne. Ainsi peut-il facilement influencer, à coup de billets de banque les enfants, les femmes et les mères des autres pour servir son ambition de devenir Premier Ministre ! Cette ruse abusivement nommée malignité ne paie pas pendant longtemps.  Sacrifier les enfants, les femmes et les mères d'autrui sur l'autel de ses ambitions personnelles se paie un jour. Mobutu l'a appris à ses dépens.

Franchement, à la lecture de François Soudan, il est difficile de conclure que Sarkozy est le modèle de Vital Kamerhe. A moins que Vital l'ait choisi comme le font nos musiciens quand ils choisissent comme sobriquet Bill Clinton, Washington, etc. Cela étant, cette lecture vaut la peine d'être faite en attendant que Vital nous  dresse « la carte de la magouille congolaise » sur laquelle nous verrons comment opèrent « généraux, juges, patrons de la sécurité, etc. » L'avenir risque d'être riche en rebondissements…

© J.-P. Mbelu -16/07/2007

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PPRD : Kamhere lave le linge sale … en public

Jeune_AfriquePPRD : Kamhere lave le linge sale … en public 

L’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique » consacre la couverture de son édition n°2426 au président de l’Assemblée nationale congolaise, le PPRD Vital Kamerhe. Sous forme de publi-reportage, le secrétaire général du parti présidentiel règle, via ce magazine, quelques comptes avec le « clan des Katangais » de l’entourage présidentiel. « Vital » se présente en homme affranchi tout en clamant sa loyauté envers Joseph Kabila. Les kabilistes purs et durs apprécieront cet article aux révélations décapantes.

Kinshasa - Correspondance particulière.

Joseph Kabila occupait la couverture de « Jeune Afrique » n°2424. Pendant que les Congolais ergotaient sur le coût de cette opération de marketing politico-diplomatique, le magazine parisien récidive. Qui est sur la couverture du numéro suivant? Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD. L’article porte la signature de François Soudan. Celui-ci a manifestement été « tuyauté » à bonne source. Sous le titre : « RD Congo : Jusqu’où ira Kamerhe ? », le magazine parisien donne un éclairage inattendu – grâce aux témoignages d’un membre éminent de la majorité au pouvoir - sur le passé, le présent et l’avenir des institutions politiques congolaises. A l’image de son modèle Nicolas Sarkozy face à Jacques Chirac et sa bande de l’UMP, Kamerhe adopte la meilleure défense. C’est-à-dire l’attaque. Il affiche clairement ses ambitions. Il affronte publiquement ses détracteurs tapis au sein du « clan des Katangais » qui entourent Joseph Kabila. Il clame son « autonomie ». A en croire Soudan, la « visibilité médiatique » acquise par Vital inquiète le « clan ».

Homme d’Etat

Selon des propos attribués à un ambassadeur d’un pays européen, Kamhere - qui estime ne devoir à personne son élection à la présidence du Bureau de
la Chambre basse - est un «homme d’Etat ». Le diplomate d’ajouter : « Il s’est affranchi, autonomisé, on sent qu’il veut voler de ses propres ailes ; mais a-t-il vraiment conscience du rapport des forces ? ». « Hostile au règlement par la force des irréductibles de l’Est, Vital est également bien vu du côté de la Monuc, plutôt en froid ces derniers jours avec le pouvoir ». Suivez mon regard…Il semble que l’homme a conscience d’avoir « quelques solides ennemis », civils et militaires, au sein de l’entourage présidentiel. On peut gager que cet article ne pourrait que raviver la méfiance ambiante. Dans ce « papier », François Soudan, livre au moins deux révélations. Des révélations livrées par Vital ?
Primo : Kamerhe avait mal digéré le statut de « candidat indépendant » opté par Kabila. Secundo : en juillet 2006, le grand meeting de clôture de la campagne électorale prévu par Kabila menace de « tourner au fiasco ». Olive Lembe Kabila lance quasiment un SOS : « Aide-nous Vital, cela se présente mal ». « Kamerhe sillonne les quartiers populaires de Kinshasa avec « sa mallette à billets de banques » lui remise par la première dame Olive Kabange. Il réussit à rameuter la population », peut-on lire. En parcourrant le publi-reportage réalisé par Jeune Afrique, plusieurs interrogations hantent le lecteur sur les motivations profondes de Kamerhe. Il y a comme un air de déjà vu.

Kabila tenu par la barbichette

On se souvient du bras de fer entre Olivier Kamitatu et Jean Pierre Bemba. Même si les conditions d’accession et les garanties des fonctions ne sont pas les mêmes, la similitude, à certains égards, mérite d’être invoquée. Soupçonné et redouté par Bemba et son entourage politique - en raison de l’aura acquis à l’Assemblée nationale, Kamitatu a fini par être défénestré du perchoir au nom de la logique des composantes. La comparaison s’arrête là. Contrairement à Kamitatu, Joseph n’a aucune prérogative constitutionnelle pour inquiéter Vital dans son statut de député et dans ses fonctions de président de
la Chambre basse. Sauf rebondissement exceptionnel, c’est Kamerhe qui tient Kabila par la barbichette. La mauvaise gestion des ambitions au sein de l’AMP (Alliance pour la majorité présidentielle) et la logique militariste de Joseph offrent au président de la représentation nationale la possibilité de retourner la majorité en sa faveur. Il est de notoriété publique que Joseph est désavoué à l’Est du pays. L’Evêque de Bukavu l’a dit. Les députés originaires du « Kivu Holding » l’ont dit également. La population regrette de l’avoir élu. La sécurité promise ne pointe pas à l’horizon. Laurent NKunda a le contrôle de la situation et a rallié à son aventure les Nande par le général Kakolele, les Mai-mai aussi. On entend de plus en plus en privée des propos du genre « Kabila n’est plus l’homme de la situation ». Vital le sait.

Kivu Holding

Par ses déclarations, vital ne fait-il pas un clin d’oeil clair à son fief du Kivu Holding ? Les élections n’ayant pas produit les changements qualitatifs escomptés, Kamerhe voudrait-il se positionner en recours éventuel ? Il faut espérer que Vital fera amende honorable à l’égard de
la République et des Congolais au sujet de son opuscule « Pourquoi, j’ai choisi Kabila ». Un ouvrage passablement hagiographique.
Une chose semble sûre : Vital Kamerhe et Joseph Kabila ne regardent plus dans la même direction. La survie politique de l’un passe désormais par la disqualification de l’autre. Il reste à savoir si Kamerhe ira jusqu’à accepter dans les conditions actuelles le poste de premier ministre. En tous cas, il a désormais le dos au mur. Il ne doit plus reculer. Il doit choisir le camp du peuple où périr dans le déshonneur. L’heure de vérité a sonné entre lui et Kabila.

J. Bahati Musikami
Analyste
© Congo Indépendant 2003-2007

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Londres : La Résistance congolaise nomme un nouvel ambassadeur

bizima_karaha_2COMMUNIQUE : Le peuple congolais dit : Pas question ! 

Londres, lundi 16 juillet 2007: Afin d’éviter les choix hasardeux et dangereux des autorités congolaises qui projettent scandaleusement de nommer Monsieur Bizima Karaha comme ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Grande Bretagne la résistance congolaise vient elle-même de désigner un  nouvel ambassadeur qui prendra ses fonctions dès ce mardi 17 juillet 2007 en remplacement de Madame Tshitela Eugénie.

Nous membres de  la résistance congolaise de Londres, rassemblés en session extraordinaire, avons constatés ce jour,  les défaillances flagrantes et dangereuses des autorités congolaises de Kinshasa, qui projettent d’établir Monsieur Bizima Karaha comme Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Grande Bretagne.

Nous contestons avec force cette décision  qui viserait une fois de plus à imposer au peuple congolais un choix  dangereux, en introduisant à nouveau  au sein de nos institutions ceux là même qui participent activement à l’extermination des populations congolaises, particulièrement à l’Est de la RDC afin de pouvoir annexer les deux Kivus au RWANDA.

Monsieur Bizima Karaha qui a été le président (très actifs)des étudiants rwandais en Afrique du sud à la fin des années 90 où il poursuivait ses études de médecine n’est pas congolais. Il a occupé frauduleusement et honteusement sous Laurent Désiré Kabila les fonctions de Ministre des Affaires Etrangères. Mais cela s’est fait d’après le  même stratagème qui a permis à  James Kabarebe  d’occuper le poste de chef d’Etat Major de l’armée congolaise avant de retourner occuper le même poste au sein de l’armée rwandaise, suite à l’échec de la deuxième guerre menée contre la RDC par le Rwanda et ses alliés en 1998.Monsieur Bizima fait d’ailleurs  partie des rwandais qui rentrèrent précipitamment chez eux après l’échec de la seconde guerre d’agression de la République Démocratique du Congo.

Monsieur Bizima Karaha étant rwandais d’origine, et au vu des deux articles suivants :

- L’article 7 de la constitution rwandaise qui stipule que « La nationalité rwandaise d'origine ne peut être retirée »

- L’article 10 de la  Constitution congolaise qui stipule que « la nationalité congolaise et une et exclusive elle ne peut être détenue concurremment avec une autre »

A moins que l’une où l’autre de ces constitutions soient un jour modifiée (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et parce qu’elles font qu’un rwandais d’origine reste rwandais à vie et qu’un congolais ne peut jamais avoir une double nationalité Monsieur Bizima Karaha ne peut occuper aucun poste au sein des institutions congolaises.

De plus le RCD-GOMA s’étant mué en repères de criminels rwandais en tout genre qui utilisent cette structure comme couverture pour semer la désolation  en toute impunité sur le territoire congolais (Laurent Nkunda et Jules Mutebusi ne sont que des exemples parmi des milliers d’autres) puisque l’opération de mixage inventée par Joseph Kabila a permis l’introduction sur le territoire congolais de nombreux criminels rwandais : nous décrétons ce jour que le RCD GOMA est un groupe terroriste que tout congolais doit combattre par tous les moyens. Monsieur Bizima Karaha étant de surcroît membre de cette entité terroriste est donc décrété personae non grata pour tous les congolais.

Nous déplorons une fois de plus l’attitude de  certains de nos compatriotes congolais assujettis aux occupants rwandais représentés par Joseph Kabila qui continuent à participer activement au processus d’expropriation et d’extermination de la population  congolaise.

Devant tous ces faits il nous appartenait à nous congolais de prendre nos responsabilités,   dans le souci de préserver les intérêts et la sécurité du peuple congolais et plus particulièrement celle de la diaspora congolaise en Grande Bretagne victime d’un gouvernement de collabos. 

En attendant que toute la communauté congolaise de UK puissent se prononcer de façon démocratique sur le choix d’un nouvel ambassadeur ou à moins que les autorités congolaises retrouvent leurs esprits,  nous nommons ce jour  un ambassadeur provisoire dont le patriotisme et les origines congolaises ont été prouvées sur plusieurs générations. Monsieur Alidor MUTOBA ainsi désigné prendra ses fonctions dès ce mardi 17 juillet 2007 au sein de l’ambassade de RDC à Londres

Nous pensons que les autorités britanniques qui doivent entériner les choix des nouveaux ambassadeurs envoyés sur leurs territoires et qui luttent eux mêmes activement  contre le terrorisme comprendrons aisément que la décision de la résistance congolaise à l’encontre de Monsieur Bizima Karaha est absolument sans appel et qu’elle est valable pour tout autre individu se trouvant dans la même situation.

A Monsieur Joseph Kabila l’imposteur qui trône frauduleusement à la tête de nos institutions nous annonçons qu’il aura désormais le peuple qu’il mérite pour tout le mal qu’il fait au peuple congolais.

Fait à Londres le 16 juillet 2007

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Le droit de vivre en famille ne doit pas avoir de frontières !

Communiqué RSF : Le rêve de M. HORTEFEUX : Expulser entre 7 et 77 ans !

HortefeuxRelaxe pour Mme Thérèse KOPIA !
Une grand-mère victime d’une tentative d’expulsion honteuse …


Madame Thérèse Kopia, en France depuis 2003, malade, sans-papiers, grand-mère de 68 ans et demi, avait été arrêtée le 19 juin 2007 dans  des conditions particulièrement inacceptables. Entre 8h30 et 9h, sept à huit policiers en civil, dont des femmes, font irruption dans le petit appartement de Mainvilliers (Eure-et-Loir), au domicile de sa fille, et se livrent à une fouille minutieuse, comme  s’il s’agissait de la recherche d’un criminel dangereux !

Ils découvrent la grand-mère dans son bain, une policière est chargée  de l’en extirper. Thérèse est placée en rétention au commissariat de la police nationale de Chartres, Eure-et-Loir, du mardi 19 au mercredi 20 juin, puis emmenée, vers 20h, direction aéroport de Roissy et vol Air France de 23h 15 pour Bangui, Centre Afrique. … mise en échec par la solidarité spontanée des passagers du vol. Mais elle ne partira pas.

Devant le désespoir de cette femme âgée, malade, qui laisse en France une grande partie de sa famille, l’émotion de sa famille, la solidarité spontanée et pacifique les passagers qui ont refusé de monter dans l’avion et le soutien de tous ceux présents à l’aéroport, Thérèse n’a pas été embarquée. Elle a été mise en garde à vue à Roissy, puis libérée le 22 juin du dépôt de Bobigny (93), une  fois de plus grâce à la mobilisation citoyenne…

Mais elle est inculpée pour refus d’embarquement et comparaîtra jeudi  19 juillet à 13 h devant la 16ème chambre du Tribunal de grande Instance  de Bobigny. Elle risque une lourde amende et une peine de prison.

Une condamnation serait un traumatisme insupportable pour cette femme qui n’a rien d’autre à se reprocher que la volonté de vivre dans sa famille et de vieillir tranquillement en France parmi les siens. Thérèse Kopia ne représente aucun danger pour
la République !
A 68,5 ans, elle n’aspire qu’à vivre en France entourée de sa nombreuse famille. (4 filles régularisées dont 2 françaises et 19 petits enfants français). Ajoutons qu’en Centrafrique, le système médical est catastrophique : il est très rare que les gens survivent à une hospitalisation. Une logique répressive contraire aux Droits de l’Homme.

Cette tentative d’expulsion et ces poursuites sont le produit d’une logique politique, celle qui voit l’immigration présentée comme un problème ou une menace pour « l’identité nationale », celle veut faire du chiffre en matière d’expulsion et fait de l’immigration familiale  une cible au mépris des droits les plus élémentaires (pourquoi les enfants et les petits enfants de Thérèse devraient-ils être privés de leur grand-mère ?), celle qui frappe doublement  des migrants originaires de contrées en butte aux ravages de la misère et de guerres trop souvent alimentées par les pays mêmes qui barricadent leurs frontières contre les réfugiés et migrants « subis », celle qui conduit à encourager des réflexes xénophobes dans une partie de la population française.

Mais la vigilance et la solidarité ne faiblissent pas parmi les citoyens, de plus en plus nombreux à refuser la « chasse à l’étranger  », comme le montre la réaction fréquente des personnels d’Air France (cf. conférence de presse des syndicats d’Air France du 12 juillet 2007) et des passagers, qui tentent pacifiquement de s’opposer à la violence disproportionnée des éloignements forcés.

RESF réaffirme la conviction de tous ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect concret des Droits de l’Homme, que seule une régularisation des sans papiers, la reconnaissance du droit d’asile,  des droits de vivre en famille, de travailler, de se soigner, permettraient d’en finir avec des situations qui heurtent violemment la conscience humaine et déshonorent la république.

Venez nombreux exiger la relaxe et la régularisation de Thérèse Jeudi 19 juillet 2007, à 13H, Tribunal de Grande Instance - 173 avenue P.V. Couturier – Bobigny (M° P. Picasso)

Contact sur ce dossier :

Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 (Resf 93)
Catherine Stern 02 37 31 54 34 (Resf 28).   

A bientôt,

E-mail: getmr@wanadoo.fr

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Des soldats indiens auraient échangé du renseignement contre de l'or.

casques_bleusLes FDLR (issus des ex-génocidaires rwandais) ont ainsi échappé à la traque.
AFP (La Libre 18/07/2007)

Selon des documents internes à l'Onu et une enquête de l'agence France-presse, des casques bleus indiens ont été impliqués, en 2005 et 2006, dans des trafics avec les FDLR (rébellion issue des anciens génocidaires rwandais refugiés au Congo) en échange de renseignements.

Or, les FDLR commettent de très nombreuses exactions contre la population civile au Kivu (est du Congo) que les casques bleus sont chargés de... sécuriser.

Renseignement contre or

 

Selon l'AFP, qui cite "des responsables de la Monuc, sous couvert d'anonymat", des casques bleus indiens basés à Nyabiondo, dans le Masisi (Nord-Kivu), ont échangé "des rations alimentaires" et "du renseignement" au sujet d'opérations militaires onusiennes programmées contre les FDLR, en échange d'or et de dollars. Les FDLR ont pris le contrôle de certaines régions du Kivu, y exploitant des mines et des comptoirs d'or, notamment à Nyabiondo.

Une opération conjointe casques bleus/armée congolaise qui a eu lieu en octobre 2005 dans les Virunga n'a ainsi eu aucun impact sur les FDLR parce qu'ils avaient été prévenus, dix jours auparavant, par un capitaine indien du bataillon Monuc de Nyabiondo, précise l'AFP.

Selon un responsable de la Monuc, cité par l'agence, la plupart des opérations de rapatriement des FDLR au Rwanda "ont échoué parce que les FDLR sont prévenus".

Le porte-parole de la Monuc a confirmé qu'une enquête avait été ouverte par New York au sujet d'un "trafic d'or".

Autres dérapages

Ces accusations, si elles étaient confirmées, constituent le second dérapage de ce type de la Monuc. Une autre enquête est, en effet, en cours au sujet de casques bleus pakistanais, en poste en Ituri (nord-est du Congo) en 2005, accusés d'avoir, en échange d'or, rendu leurs armes à des miliciens congolais qu'ils étaient chargés de désarmer.

En janvier dernier, Kigali a, par ailleurs, accusé "des officiers de la Monuc " d'être complices de l'enregistrement frauduleux de Burundais comme "ex-combattants rwandais rapatriés" pour 5 dollars par tête. Les rapatriés reçoivent 150 000 Frwa (env. 200 euros) de prime de réinsertion de l'Etat rwandais.

Plus généralement, la Monuc (17000 hommes, dont 85pc au Kivu) est souvent vilipendée par les Congolais pour son peu d'efficacité.

Il lui est ainsi reproché de ne pas intervenir pour sauver la vie de civils menacés, se contentant de comptabiliser les morts et faire rapport une fois la tuerie terminée. Le 30 mars 2005, le Conseil de sécurité de l'Onu avait pourtant rappelé à la Monuc qu'elle était habilitée "à utiliser tous les moyens nécessaires" pour défendre des civils menacés par les groupes armés.

"Lâcheté"
 
Ce rappel à l'ordre, guère écouté, avait été approuvé à l'unanimité du Conseil après la publication d'un rapport interne dans lequel les soldats de la Monuc  étaient accusés de manquer de volonté pour sauver les civils congolais.

Evoquant ce rapport interne, quelques jours plus tôt, le "Financial Times" citait l'accusation de "lâcheté" formulée à l'encontre de casques bleus uruguayens en poste au Kivu, et le jugement selon lequel ils avaient "failli à leur devoir envers les Congolais".

Les troupes onusiennes ont été stigmatisées à plusieurs reprises pour leur comportement lors d'événements militaro-politiques graves au Congo. En juin 2004, elles avaient ainsi abandonné sans combattre l'aéroport de Bukavu aux mutins de Laurent Nkunda et Jules Mutebusi; en novembre 2006, elles avaient quitté la Cour suprême, qu'elles protégeaient, juste avant un assaut de partisans de Jean-Pierre Bemba, qui l'ont incendiée; en mars 2007, elles ont abandonné leurs positions autour de la résidence de ce dernier alors que des renforts de l'armée du président Kabila arrivaient pour l'attaquer, ce qui a entraîné son exil.

Mis en ligne le 18/07/2007
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