19 juillet 2007
De nombreux soldats de nouvelles brigades de l'armée de la RDC au Nord-Kivu portent des uniformes rwandais
KINSHASA, 18 juil 2007 (AFP)
18 juil. 07 - 15h50
La Monuc "s'inquiète du port d'uniformes étrangers, plus
précisément rwandais, par les troupes des brigades mixées", a déclaré le
major Gabriel de Brosses, porte-parole militaire de la Mission.
De
nombreux soldats de nouvelles brigades de l'armée de République démocratique du
Congo (RDC) au Nord-Kivu (est) portent des "uniformes rwandais", a
déploré mercredi la Mission
de l'ONU en RDC (Monuc) au cours d'un point presse à Kinshasa.
Le processus de "mixage" avait débuté en janvier
à la suite d'un accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat
d'arrêt international pour crimes de guerre, à la suite de violents combats
entre ses hommes et l'armée régulière.
"Au lieu de porter les tenues des FARDC, un nombre
croissant de soldats des brigades mixées portent des uniformes rwandais
dépourvus d'insignes de nationalité" (...) alors "qu'un lot
d'uniformes en dotation dans les FARDC est disponible", a souligné le
major de Brosses.
La Monuc "souhaite que tout risque de confusion soit évité et que les unités utilisent leurs tenues réglementaires" , a-t-il poursuivi.
La Monuc s'est déjà alertée de "l'augmentation considérable"
du nombre d'hommes issus des troupes loyales à Nkunda parmi les combattants
rapatriés. La Monuc s'est en outre mercredi "fortement" inquiétée
"des tentatives déplorables de détournement ou de prise de contrôle de
l'assistance humanitaire internationale perpétrées par divers acteurs, y
compris, dans le Masisi (Nord-Kivu), par le Congrès national pour la défense du
peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire de Laurent Nkunda". Source : http://www.monuc. org/news. aspx?newsID= 15006
Du 1er janvier au 15 juillet 2007, la Monuc a rapatrié dans leur
pays, sur base du volontariat, 322 combattants étrangers, presque tous Rwandais
et parmi lesquels 103 combattants, majoritairement tutsis, ayant déserté les
rangs de l'ex-général Nkunda.
Depuis la mi-janvier, les violences contre les civils ont
décuplé au Nord-Kivu, où plus de 130.000 personnes ont fui leurs villages,
victimes d'attaques de rebelles hutus rwandais, de miliciens locaux et aussi de
militaires des brigades mixées, "en toute impunité", selon l'ONU.
Bruxelles, Vendredi 20 juillet 2007, Sit-In de 12 à 15h devant l'Ambassades des Etats-Unis
À la Communauté Congolaise
de Belgique
SIT – IN
Vendredi 20 juillet
2007
Devant l’Ambassade des
Etats-Unis à Bruxelles
de 12h à 15h
Bld du Régent 27, 1000
Bruxelles
Réf.: RBL/UDPS/DE/094/19/07/2007
Sans céder aux sirènes de l’air du temps et avec une rigueur
qui l’honore, Zbigniew Brzezinski, auteur des ouvrages tels « Le Grand
Echiquier » et « Le Vrai Choix » , ancien Conseiller à la Sécurité du Président des
Etat-Unis entre 1977 et 1981, Expert au Center For Strategic and International
Studies et Professeur à la Johns Hopkins
University a déjà suffisamment démontré que les Etats-Unis sont, depuis 1991,
la première puissance véritablement universelle sur le plan politique,
économique, financier, communicationnel, culturel et militaire. Washington est
le Maître et l’Arbitre du système international. De surcroît, Les Etats-Unis
n’ont pas actuellement de rivaux capables de leur disputer cette suprématie.
Tout porte à croire que cet empire universel américain pourra même durer encore
20 ans si pas plus.
L’histoire mondiale est pleine des exemples des Diasporas de
plusieurs pays qui ont contribué de façon décisive à libérer, à partir de
l’extérieur, leurs Patries et leurs peuples de la tyrannie, de l’esclavagisme,
du pillage des richesses nationales, de chaînes, de la pauvreté, du génocide et
des humiliations, de l’expropriations des terres et même de leur Patrie….
Tout homme est responsable de ses chaînes et de ses fers.
Personne ne nous libérera sans nous et contre notre propre volonté et
participation.
Il est honteux et indigne de pour nous, résidant à
l’Etranger, de nous contenter de profiter, comme des parasites, des fruits
politiques et socio-économiques du Combat mené par les peuples des pays hôtes
et d’être indifférents, complices et même traîtres par rapport à la catastrophe
humanitaire, sanitaire, économique, intellectuelle, sociale et écologique qui
s’est abattue sur notre Peuple et sur notre Patrie.
Parmi les gestionnaires actuels de notre Pays se trouvent
60% des étrangers. Ce sont eux qui occupent les centres de décisions dans le
domaine politique, minier, économique, financier, militaire, sécuritaire et
communicationnel. Nos compatriotes collabos, opportunistes, aventuriers,
complices et traîtres sont entassés comme des animaux au gouvernement, à
l’Assemblée Nationale, au Sénat et ils n’ont, au sein de ces institutions,
aucun pouvoir réel de décision. Leur seul mérite est d’avoir trahi notre Patrie
et notre Peuple et d’avoir été pour cela récompensés à accédant individuellement
à la mangeoire où ils reçoivent d’ailleurs que des miettes.
Sommes-nous dignes de l’Héritage territorial, patriotique et
démocratique nous légué par nos Ancêtres, les Martyrs de l’Indépendance et de la Démocratie ? Quel
héritage laisserons-nous à nos enfants et aux générations futures ?
Participons nombreux aux actions libératrices populaires
organisées par les différents groupes et les différents organisations de la Communauté Congolaise de Belgique. C’est la seule manière réellement efficace de démontrer que nous
aimons notre Patrie, notre Peuple et les Membres de nos familles résidant au
Congo. C’est la seule manière véritablement efficace de sensibiliser l’opinion
internationale en général et américaine en particulier sur le drame qui s’est abattu
sur notre Patrie et sur notre Peuple.
Fait à Bruxelles, le 19 juillet 2007.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant
Contact 0485/270.866
E-mail : tshipambampuila@yahoo.fr;
tshipamba.mpuila@chello.be
Affaire Kahemba: Rdc-Angola affrontement évité
Affaire Kahemba:
Rdc-Angola affrontement évité
© L'Avenir Quotidien | 19/07/2007
Pour les députés, Shayimbwanda se trouve en territoire congolais alors que pour
les experts congolais et la commission mixte Angola-Congo, ce village est à 2 Km de la frontière en
territoire angolais. *La commission a beaucoup écouté les villageois qui
ignorent les données scientifiques de la détermination des frontières. *La
commission a recommandé une nouvelle et crédible commission mixte Angola-Congo.
*Cette commission risque d’être un remplissage dans la mesure où elle ne pourra
arriver à autres conclusions que celles de la commission précédente. *Avec sa sagesse
habituelle, Vital Kamerhe a encore une fois joué au sapeur pompier. *Une
Commission a été mise en place pour rédiger les recommandations à faire au
gouvernement.
La commission Kahemba a livré son secret. Comme on devrait s’y attendre, les
débats ont été chauds. Il revient encore une fois que Vital Kamerhe a joué au
sapeur pompier. Car, dans cette chaleur parlementaire du reste très
compréhensible, il y a eu risque que la passion l’emporte sur la raison. Cela
est d’autant important lorsqu’on sait que même au niveau du pays, on n’a pas la
même compréhension du dossier dans la mesure où, si les parlementaires se
basent sur un terrain plus politique, les experts de deux pays s’appuient sur
les éléments scientifiques. Il va de soi que si l’affaire est amenée devant les
institutions juridiques internationales, les arguments utilisés seront plus
scientifiques que politiques. Le président de l’Assemblée nationale dans sa
synthèse, a eu la sagesse de faire comprendre à l’opinion tant nationale
qu’internationale que les experts qui avaient accompagné les parlementaires
avaient dressé un rapport différent de celui des députés. Vital Kamerhe a
également rappelé que la conférence des présidents de l’Assemblée nationale
avait refusé que soit lu devant le parlement le rapport des experts. L’on
aurait pourtant voulu que l’opinion nationale sache pour quelle raison les
experts avaient abondé dans un autre sens. Si on veut que la vérité éclate au
grand jour, il aurait fallu que le rapport des experts soit connu. La commission
parlementaire est arrivée à la conclusion que les troupes angolaises se
trouveraient effectivement sur le territoire congolais et que les populations
de certaines localités seraient aujourd’hui en déplacement. A lire ce rapport
très musclé, on s’attendait à ce que les députés dont on ne peut mettre en
doute la bonne foi et l’intégrité morale, puissent appeler le gouvernement à
tout mettre en place pour récupérer les territoires occupés. Mais, la
commission s’est montrée modeste dans ses conclusions en faisant remarquer
justement que ce qu’elle avait dit n’était pas la vérité absolue. C’est
pourquoi la commission a demandé qu’il y ait encore une commission mixte pour
faire éclore la vérité. Dès ce moment là, on ne comprend pas la passion
politicienne dans les débats qui ont suivi la lecture du rapport de la
commission. Alors que la commission a reconnu ne pas obtenir le monopole de la
vérité au point de demander une nouvelle mission d’enquête, pour quelle raison
pense-t-on que le gouvernement doit être interpellé ou que tel ou tel autre
expert ou membre du gouvernement doit en répondre. Il faut donc regretter cette
politisation avec passion d’un dossier essentiellement technique. La question
que l’on devrait se poser, c’est celle de savoir si l’affaire était amenée
devant les juridictions internationales, la Rdc serait pourvue, au regard des éléments du
dossier, d’assez de preuves pour démontrer l’effectivité de l’occupation
angolaise.
Faire le distinguo entre frontières
coutumières et frontières de l’Etat
La commission a été en certains moments correcte et
prudente. Ainsi par exemple lorsqu’elle rapporte que pour les chefs coutumiers,
leurs revendications vont au-delà des frontières tracées par la colonisation.
La commission a à ce titre rapporté l’inquiétude d’un chef coutumier. Ce
dernier se demandait ce que vont devenir les frontières coutumières maintenant
qu’il existe des frontières d’Etat. La commission a promis d’apporter cette
inquiétude à qui de droit pour une réponse appropriée. Et pourtant, les membres
de la commission qui connaissent les conventions internationales auraient pu
dire au chef coutumier que les frontières à prendre en compte sont celles de
l’Etat. Cette façon de laisser la population dans le flou relève d’une
dangereuse manipulation politique. La commission qui doit s’être rendue compte
de l’ignorance des populations sur les techniques modernes de la détermination
des frontières, s’est pourtant longuement appuyée sur les témoignages de ces
populations. A certains endroits, le rapport de la commission a ressemblé à un
reportage de journaliste. Et pourtant, l’opinion attendait plutôt qu’elle
démontre, documents à l’appui, qu’effectivement les troupes angolaises
occuperaient des localités congolaises. Ces conclusions sont différentes de
celles des experts.
Les coordonnées scientifiques
Les experts, quant à eux, sont arrivés ; En ce qui concerne les villages en
vedette - à établir les coordonnées suivantes : les bornes 21 et 23, la
paillote de la police angolaise : long 19°49’14’’43E et latitude 7°00’72S, le
village Shakadiata : long 19°50’57’’07E et lat7°00’00’’00S et le village
Shakombe : long 19°48’36’’07E et latitude 6°56’03’’04S. Partant de ces
éléments, les experts ont fait les observations suivantes : la limite sur le
7ème parallèle sud (latitude 7°00’00’’00S) n’appartient à aucun pays. Ils ont
proposé que cette partie soit dégagée de quelques mètres de part et d’autre.
Cela dit que la localité de Shakadiata est à cheval entre les deux pays. Quant
à la localité de Shakombe ayant sa latitude inférieure à 7°00’00’’S se trouve
en Rdc. La paillote de la police angolaise, elle, est sur le territoire
angolais à 120 m
de la frontière. Les autres villages situés entre les bornes 20 et 23, les
latitudes de l’espace congolais ont des valeurs inférieures à 7°00’00’’0 Sud
(le parallèle 7° Sud étant un espace neutre) Les experts ont également constaté
qu’il n’y a pas eu un mouvement des populations sauf, la famille du chef
Shayimbwanda. Ils ont également attesté l’existence d’une barrière érigée par
la police angolaise à 120 m
au sud du 7° parallèle. Les cordonnées des bornes 21 et 23 sont conformes à
celles reprises dans le traité de 1891. C’est pour dire que la frontière est
tangible. Les experts ont également constaté que les villages indiqués sur la
carte de 1960 ont disparu sur le terrain ou se trouvent ailleurs qu’aux
coordonnées initiales. Les experts ont demandé que l’on puisse faire un
distinguo entre les déclarations des populations et les données scientifiques,
géographiques sur les différents traités signés entre Etats. C’est sur ce point
que la commission et ses experts divergent.
Un vieux problème
La commission parlementaire aussi bien que les experts, ont fait savoir que le
problème ne date pas d’aujourd’hui. Il s’était déjà posé en 1956 et qu’il avait
fait objet d’un rapport établi le 9 juillet 1956 à Kenge. Le commissaire de
district a.i. de l’époque, le Belge W.J. Carels avait fait un rapport qui nous
rappelle le problème concernant les mêmes localités. Celles-ci étaient priées
de revenir sur le territoire congolais. Celle des populations qui ne
respecteraient pas ce mot d’ordre, serait désormais sous l’administration
angolaise. Malheureusement, quand les villageois abandonnent un village où
étendent ce dernier, ils ne tiennent pas compte des parallèles et de
longitudes. Il y a des villages qui sont au Congo, mais que l’on ne peut
atteindre qu’en passant par le territoire angolais. Cette situation n’arrange
pas l’autorité angolaise même si les populations de part et d’autre de la
frontière vivent en harmonie. Le Congo doit tout faire pour éviter ces
désagréments afin d’éviter des incidents frontaliers. Surtout s’occuper de ces
populations comme l’a recommandé la commission.
Les conclusions des experts concordent
avec celles de la commission mixte
L’affaire avait également fait l’objet d’une commission mixte Angola-Congo. Les
experts de deux pays étaient arrivés à ces conclusions : les bornes 3 et 4
n’ont jamais existé sur le terrain. Quant aux bornes 11, 12, 13, 14, 15, 16,
17, 18, 19, 20, 33 et 34, elles n’ont pas été localisées suite aux contraintes
naturelles entre autre la végétation dense, les marécages, relief accidenté. En
ce qui concerne le village plus querellé, à savoir Shayimbwanda, les experts de
deux pays ont constaté qu’il était situé à 2 Km de la frontière en territoire angolais.
Ses coordonnées sont les suivantes : latitude sud : 7’01’18,29’’, longitude Est
: 19’52’27,91’’. Quant au village Shayungi, il se situe à 600 m au sud du parallèle
7’00’00,200’’. Le village Shakadiata dont le parallèle 7 passe au sud du
village a comme coordonnées : (latitude sud 7’00’074’’ ; et longitude Est
19,50’49,23’’. Le village Shawonde se trouve en territoire congolais de même
que le village Shakombe. Le poste de police angolaise dont on a beaucoup parlé
est à 130 m
de la borne 21 au sud du parallèle 7’00’00’’ en territoire angolais. La
commission parlementaire a demandé que les deux pays constituent une autre
commission mixte. On ne croit pas que celle-ci puisse arriver à d’autres
conclusions que celles des commissions précédentes d’experts. La valeur du
rapport de la commission parlementaire, c’est d’avoir permis enfin que les deux
gouvernements mettent un point final à ce dossier.
© JDG
Des éléments mixés de l’ex-général Nkundabatware portent des uniformes de l’armée rwandaise

La Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) s’inquiète du port d’uniformes étrangers, plus précisément, par les troupes des brigades mixées du Nord-Kivu. Le porte-parole militaire de la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo en RDC), le lieutenant-colonel Gabriel De Brosses, a fait savoir mercredi à Kinshasa que la Mission onusienne s’inquiète du port d’uniformes étrangers, plus précisément rwandais, par les troupes des brigades mixées du Nord-Kivu. Au lieu de porter les tenues des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo), un nombre croissant des soldats des brigades mixées portent des uniformes rwandais dépourvus d’insignes de nationalité, alors qu’un lot d’uniformes en dotation dans les FARDC sont disponibles.
Les unités de la MONUC ont effectué 515 patrouilles la semaine dernière. Des affrontements continuent
d’opposer des factions Mai-Mai dans la région de Butembo.
La situation au Kivu : un drame
humanitaire
Pour le commandant
de la force, le général Babac Gaye, la situation au Kivu constitue un drame
humanitaire plutôt que militaire. Il existe également en projet une
confrontation militaire qui fait que la MONUC a renforcé ses troupes au Kivu, alors que
les politiques s’activent pour l’organisation d’une table-ronde pour la paix à
l’Est du pays.
La formation des brigades intégrées a commencé au début du mois de juillet,
conformément à la mission de la
MONUC qui consiste à apporter aux FARDC une instruction
qui coûte à l’ONU 4 millions de dollars.
© Acp
Le fils du président du Congo tous frais payés
Une ONG publie sur Internet les dépenses de Christel
Sassou-Nguesso réglées grâce à un compte offshore.
© RENAUD LECADRE
Jeudi 19 juillet 2007
La famille Sassou-Nguesso n'aime pas ce genre de publicité. L'ONG Global Witness, qui milite contre la corruption, a
récemment publié sur son site Internet une série de documents bancaires
retraçant les dépenses personnelles de Christel Sassou-Nguesso, le fils du
président du Congo.
Des dépenses somptuaires effectuées à Paris ou Marbella, et
réglée grâce à un compte offshore, bénéficiaire indirect de recettes
pétrolières de l'Etat congolais. Parmi ses fournisseurs habituels : Louis
Vuitton, Dior, Chanel. Un tribunal londonien a débouté Sassou-Nguesso fils de
sa requête visant à censurer le site (1). Global Witness a récupéré ces
documents à l'occasion des nombreuses procédures judiciaires (à Londres, New
York ou Hongkong) opposant l'Etat congolais et des «fonds vautours», structures
financières souvent basées dans des paradis fiscaux, spécialisées dans le
rachat à bas prix de la dette publique déficit public de pays surendettés du
tiers-monde.
Cargaisons.
Au Congo-Brazzaville, le fonds Kensington (îles Caïmans),
après avoir racheté pour 10 millions de dollars une créance dont la valeur
était à l'origine de 80 millions, exige le remboursement de 300 millions
de dollars (compte tenu des intérêts de retard). La tâche des créanciers privés
se résume à rémunérer des cabinets d'avocats en vue de saisir des cargaisons
pétrolières ou le moindre avoir bancaire.
Pour échapper à ses créanciers, l'Etat congolais a mis en
place une invraisemblable usine à gaz, sa compagnie pétrolière (SNPC) passant
contrat avec des intermédiaires tropicaux dans la plus parfaite opacité, avec
le soutien logistique de BNP Paribas. Denis Sassou-Nguesso se justifie : «Nous
continuerons de nous opposer à cette forme de pillage, de gangstérisme. Nous
n'avons pas caché de l'argent, nous avons plutôt protégé les ressources du
Congo pour qu'elles lui reviennent.» Audacieuse posture, compte tenu de
l'évaporation proverbiale en Afrique.
Coquille.
La dernière procédure initiée à Hongkong par Kensington,
outre qu'elle oblige le Congo à brader son pétrole en deçà des cours mondiaux,
a mis au jour un système de dérivation au profit de son fils, Christel.
Président de la Cotrade,
filiale de la SNPC
chargée de commercialiser son pétrole, il est l'ayant droit personnel d'une
coquille offshore, Long Beach Ltd. Basée à Hongkong et gérée par une fiduciaire
d'Anguilla, elle bénéficie d'un «contrat de consulting» passé en 2004 avec
une autre structure créée par la
SNPC, Sphynx Bermuda.
Bref, le pétrole congolais alimente les dépenses
personnelles de Christel Sassou-Nguesso, payées en carte Gold. CQFD. Et ce
qu'il ne fallait surtout pas mettre en ligne.
Retour de Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, réponse de Kabila à Louis Michel !
Retour
de Jean-Pierre Bemba : Joseph Kabila répond à Louis Michel
Kinshasa, 19/07/2007 / Politique
A Louis Michel, Jean-Pierre Bemba a réitéré son engagement à
ne plus jamais recourir à la lutte armée…Il a, par ailleurs, réaffirmé qu’il
reconnaissait la légitimité des institutions élues (…) et qu’il souhaitait
rentrer au pays.
Le commissaire européen au développement, Louis Michel,
vient d’achever un séjour de 48 heures à Kinshasa. Arrivé lundi dernier, il a
quitté Kinshasa mardi dans la soirée. Pendant son séjour, il a rencontré le
Chef de l’Etat à qui il a fait part de l’entretien qu’il a eu le 13 juillet
dernier avec le sénateur Jean-Pierre Bemba. L’ancien vice-Premier ministre
belge chargé des Affaires étrangères a réitéré au Chef de l’Etat les
préoccupations du leader du Mlc. « Jean-Pierre Bemba m’a tenu des propos
très apaisants. Il m’a autorisé à rapporter son engagement à ne plus jamais
recourir à la lutte armée et réaffirmé qu’il reconnaissait la légitimité des
institutions élues, et qu’il souhaitait rentrer (en Rdc), avec une sécurité
minimum », a synthétisé Louis Michel.
La réponse du Chef de l’Etat aux préoccupations du leader du Mlc ne s’est pas
fait attendre. Louis Michel a indiqué à cet égard : « Le président
Kabila a pris acte de ces engagements », tout en précisant qu’il n’avait
pas chassé l’opposant mais que M. Bemba avait souhaité se rendre au Portugal pour
des soins.
Louis Michel s’est, par ailleurs, déclaré préoccupé par la dégradation de la
situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la Rdc, où les tensions
intercommunautaires ont augmenté. Depuis la mi-janvier au Nord-Kivu, plus de
130.000 civils ont fui leurs villages, victimes d’attaques de rebelles
rwandais, de miliciens locaux et aussi de militaires des brigades
« mixées », constituées pour moitié d’ex-soldats insurgés ralliés au
général déchu tutsi congolais, Laurent Nkunda.
« Le président Kabila est très conscient des difficultés. Il a affirmé sa
détermination à poursuivre le brassage (processus de réforme de l’armée) et à
favoriser toutes les voies de dialogue », pour régler les problèmes
politiques et sécuritaires dans l’Est, a déclaré M. Michel. Le commissaire
européen devait quitter Kinshasa dans la soirée pour regagner Bruxelles.
Le sénateur Bemba est arrivé depuis le 11 avril au Portugal où il avait
rencontré Jean-Pierre Bemba qui avait quitté Kinshasa après l’autorisation du
Sénat, institution à laquelle il appartient. Après l’expiration de son
autorisation de sortie en juin dernier, ce dernier a demandé une rallonge d’un
mois soit jusqu’à la fin de ce mois de juillet. Par rapport à la réponse du
Chef de l’Etat, il lui revient de décider si c’est suffisant aux garanties de
sécurité qu’il a exigées pour son retour.
© Le Palmarès
Stars et buts contre le racisme pour les 89 ans de Nelson Mandela
AFRIQUE DU SUD - 19 juillet 2007 - AFP
Des stars du football, dont le mythique Pelé, ont célébré
mercredi les 89 ans de Nelson Mandela, inscrivant notamment 89 tirs au but
symboliques contre le racisme sur l'île de Robben (ouest), où le héros de la
lutte anti-apartheid a été détenu pendant 18 ans, avant de disputer un match
Afrique-reste du monde (3-3).
Parmi les buteurs invités sur Robben Island figuraient des
joueurs en activité, comme le Camerounais Samuel Eto'o, attaquant du FC
Barcelone, des légendes du football comme le Néerlandais Ruud Gullit ou le
Libérien George Weah, mais aussi des représentants de la Fédération
internationale de football (Fifa) et d'anciens co-détenus de Mandela.
"Je suis un fils de Mandela. Il m'a inspiré et il s'est
battu pour le continent. Il a inspiré des millions de personnes de par le
monde", a déclaré Weah, ex-meilleur joueur mondial de l'année, qui a
ensuite échoué à se faire élire président du Liberia.
Gullit, ex-Ballon d'or 1987 et ancien entraîneur de Chelsea,
a pour sa part estimé que la leçon à tirer de la vie de Mandela, c'est
qu'"il y a toujours de l'espoir".
"Si vous croyez en vous-même et que vous vous battez
durement pour quelque chose de juste, vous réussirez", a-t-il dit à l'AFP.
L'ancienne icône du football brésilien, Pelé, 66 ans, aurait
dû participer à la cérémonie mais n'a pas pu effectuer la traversée en bateau
de 45 minutes, parce qu'il souffre du mal de mer.
Mais trente ans après s'être retiré du football, il a foulé
mercredi soir pendant quelques minutes la pelouse du stade de Newlands au Cap,
en ouvrant un match de gala pour lequel une équipe africaine a affronté
"le Reste du monde", une rencontre sous sous le signe de la lutte
contre le racisme, grand combat de Nelson Mandela qui devait suivre le match à
la télévision.
Les deux équipes se sont séparées sur un score de parité
3-3, avec des buts du Chilien de 40 ans Ivan Zamorano (6e), du Néerlandais de
45 ans Ruud Gullit (45e) et de l'Espagnol de 33 ans Julen Guerrero (72e) pour
le reste du monde; du Ghanéen de 43 ans Abedi Pelé (9e) et de l'Egyptien de 41
ans Hossam Hassan (30e, 50e) pour l'Afrique.
Eto'o, le plus jeune sur le terrain (24 ans), a échoué
plusieurs fois sur Andoni Zubizarreta, ancien gardien du Barça qui a presque
deux fois son âge.
Lors d'une conférence de presse, Pelé avait auparavant
exprimé l'honneur qu'il ressentait en participant aux cérémonies d'anniversaire
de Nelson Mandela, un homme dont il dit avoir appris beaucoup. "Nous
devons continuer de combattre, en l'honneur de M. Mandela, contre le racisme et
la discrimination"
"Nous devons nous rappeler que le vieil homme (Mandela)
a travaillé toute sa vie pour ce pays. Il a sacrifié beaucoup de choses, sa
femme, sa famille...", a souligné pour sa part Afrika Hlapo, 47 ans, un
ancien détenu politique de Robben Island, qui dit avoir passé une journée
"très spéciale".
Madiba, surnom clanique et affectueux du premier président
noir d'Afrique du Sud (1994-1999), a passé 27 ans en détention, dont 18 à
Robben Island, pour son combat contre le régime de la minorité blanche.
Par ailleurs, un club de football créé par les détenus de
Robben Island dans les années 1960, Makana FA, s'est vu décerner mercredi le
titre de membre honoraire de la
Fifa.
Opinion - Congo : Lueur d'espoir ou sombre perspective ?

Chercheur en Sciences Sociales, Paris.
Mis en ligne le 19/07/2007
Source
Si les Congolais ont refusé que leur vote ne soit qu'une simple formalité servant
de caution aux tuteurs régionaux des anciennes rébellions, les choses tardent à
bouger.
Rarement une consultation électorale en Afrique n'aura suscité, sur le plan international,
une telle débauche des ressources humaines, financières, matérielles et
militaires.
Un assourdissant tapage médiatique n'a cessé de marteler qu'il s'agissait des premières
élections démocratiques depuis l'indépendance.
Le processus électoral de 1965 aurait dû aboutir en mars 1966 sur l'élection présidentielle
au suffrage universel indirect par le parlement.
Tout a été mis en oeuvre pour que les Congolais soient relégués au rang de simples
figurants et que les véritables enjeux - émergence de nouvelles élites pour
réinventer le politique afin de reconstruire l'état et de (re)bâtir l'économie
- soient escamotés.
Bravant une surproduction préélectorale envahissante, les
Congolais se sont employés à s'approprier un processus électoral dont les
dimensions politiques et institutionnelles essentielles leur ont été savamment
confisquées.
Les Congolais ont refusé que leur vote ne soit qu'une simple formalité servant de
caution aux tuteurs régionaux des anciennes rébellions (1996-1998) pour régenter,
avec le concours des Occidentaux, la constitution de l'échiquier politique afin
de l'assujettir aux intérêts étrangers.
La "communauté internationale" s'est sans cesse magnifiée comme le généreux
artisan de ce qui a été décrit comme une extraordinaire prouesse technique et diplomatique.
Il ne s'agit nullement de générosité.
Les insatiables appétits des parrains et prétendus amis du
Congo, appâtés par les ressources minières, constituent les véritables
motivations de cette intense mobilisation internationale.
Médusés par la férocité de la répression au Bas-Congo; outrés par l'arrogance du
pouvoir exécutif justifiant les assassinats perpétrés lors de l'assaut contre
la résidence du vice-président Bemba (août 2006) et contre sa garde rapprochée,
les Congolais s'interrogent s'il valait la peine de se libérer du joug colonial
pour sombrer dans les affres d'un néocolonialisme que cautionne et perpétue
depuis 40 ans, l'incurie d'un leadership servile.
L'après élection est
donc lourd d'inquiétudes et d'incertitudes.
Les soutiens que des personnalités occidentales ont ostensiblement exprimés en faveur
de Joseph Kabila, ainsi que le non-débat de l'entre deux tours ont dénaturé la
portée réelle du scrutin d'octobre et ont fait l'impasse sur des sujets
majeurs.
Les questions militaires ; les utilisations politiciennes de
l'armée ; le bradage de la souveraineté de l'état et la banalisation de la
criminalité économique et de la violence sociale n'ont guère fait l'objet du
débat électoral. Il est à craindre que l'enquête initiée sur les contrats
léonins ne débouche sur aucune décision notable pour éradiquer une tare qui
gangrène les hautes sphères du pouvoir.
Les récents changements survenus à la tête de l'armée ne présagent rien de
rassurant : la gestion privative des forces armées reste l'option que choisit le
chef de l'Etat dont la Maison militaire et les ressources d'une coopération militaire dévoyée, échappent à
tout contrôle démocratique.
Les traitements de faveur accordés au général félon Nkunda
indiquent clairement que Kinshasa ne veut pas desserrer l'étau militaire du
Rwanda et de l'Angola.
Par ailleurs, l'asymétrie des majorités politiques en Belgique entre le fédéral,
le communautaire et le régional est un facteur qui pourrait influer sur la
politique belge au Congo. La prégnance
des clivages communautaires a complètement bouleversé l'ordre institutionnel :
libéraux et sociaux- chrétiens se disputent âprement le contrôle d'une Flandre
- revendicative d'autonomie, voire d'indépendance - qui, dit-on, lorgne vers
l'Afrique du Sud. Economiquement florissante et culturellement proche d'une
Flandre à dominante libérale et atlantiste, l'Afrique du Sud dispose d'atouts
diplomatiques et militaires que n'a pas le Congo.
Face aux velléités du clan présidentiel de confisquer l'expression civique du
30 juillet, il est du devoir des intellectuels - désireux de rompre avec les logiques
perverses de mandarinat - d'exercer pleinement leur fonction tribunicienne.
La lucidité du 30 juillet offre un socle pour revivifier l'espoir, le consolider
en suscitant et en entretenant un optimisme raisonné afin de concrétiser cet
espoir dans le vécu quotidien des Congolais.
Les Congolais reprendront alors l'initiative politique pour parachever – au mieux
de leurs intérêts - le processus d'appropriation électorale qu'ils ont entamé
le 30 juillet afin de résoudre les véritables enjeux de l'après élection : oser
et gagner le pari de l'intelligence critique pour repenser la production et la
représentation de l'ensemble du social dans ses dimensions économiques,
politiques et culturelles.
La rengaine est connue : le Congo est un scandale géologique. Force est de
constater que l'exploitation de ces ressources se pratique sur le mode de la
prédation au milieu d'une effroyable paupérisation des masses populaires.
Un des grands enjeux est de savoir si le secteur qualifié d'informel mais témoignant
de la créativité sociale des masses, servira de "nouvelle frontière"
de développement du capitalisme au Congo ou au contraire s'il se déploiera
comme secteur d'économie sociale et devenir le vecteur d'un vrai
développement des masses.
C'est au coeur de cette créativité et de ces dynamismes des milieux populaires qu'il
faut inscrire le débat démocratique sur les choix économiques fondamentaux. Ce
débat renvoie à la question de l'Etat et de ses relations avec l'international
ainsi que de ses articulations avec la société civile.
Autres articles : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/10/MOBE/12838
Sylvanus Mushi Bonané conteste les motifs officiels de son éviction
RDC : un ministre
limogé conteste les motifs officiels de son éviction
© AFP
16 juil. 07 - 08h55
KINSHASA, 14 juil 2007 (AFP) - Le ministre de la Recherche scientifique
et technologique de la
République démocratique du Congo (RDC), Sylvanus Mushi
Bonané, a contesté samedi les motifs officiels de sa révocation du gouvernement
qui a mis en cause son attitude dans une affaire judiciaire.
"On me reproche des choses qui n'ont strictement aucun rapport avec la
qualité de mon travail au ministère. Et concernant mon activité d'avocat, je
n'ai jamais rien fait d'illégal", a-t-il affirmé à l'AFP.
Le ministre est accusé d'avoir eu un "comportement indigne à l'occasion de
l'exécution des décisions judicaires mettant en cause" la société Estagri
(assurances, services), l'Office des douanes et accises (Ofida) et une banque
privée, Citigroup.
M. Mushi, qui dirige un cabinet d'avocats à Kinshasa, avait obtenu du tribunal
de grande instance de Kinshasa en 2005 un jugement en faveur d'Estagri
(contrôlée par des membres de sa famille), qui réclamait à l'Ofida, auquel elle
était liée depuis plusieurs années par un contrat de services, un paiement de
plus de 220.000 dollars pour une créance que l'Ofida n'a jamais reconnue,
a-t-on appris auprès de l'Office.
L'Ofida, condamné à payer près de 700.000 dollars, affirme avoir introduit un
recours auprès de la Cour
suprême de justice (CSJ) et obtenu de celle-ci une décision ordonnant de
surseoir à l'exécution du jugement.
Or selon M. Mushi, "il n'y a jamais eu de saisine de la CSJ et encore moins de
décision de surseoir". Il affirme, en tant qu'avocat, avoir obtenu de la
justice en mars 2006 une "saisie-arrêt" des comptes de l'Ofida à
Citigroup. La CSJ était injoignable samedi.
L'argent saisi était destiné à la paie des fonctionnaires de l'Office.
Après Tintin, un rwandais au Congo ?
Oublier nos plus de
cinq millions (5 000 000) de morts de déplacés et de disparus ? Pas
question messieurs Kagamé et Hyppolite Kanambé !!!
© Muanacongo 19/07/2007
Charles Murigande, le ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, est attendu
pour fin juillet à Kinshasa à l’invitation de son homologue congolais.
Antipas Mbusa Nyamwisi a tenu à préciser que c’est « Kabila » qui est
l’instigateur de cette invitation, pas dès lors étonnant qu’à l’issue de cette
visite, les officiels congolais nous annoncent la venue prochaine de Paul
Kagamé au Congo.
Pas dès lors étonnant que nous assistions d’ici la fin de l’année à la
réouverture de l’ambassade rwandaise à Kinshasa suivie, comme il sied en
pareilles circonstances, d’une ou plusieurs missions commerciales. Pas dès lors
étonnant que dans la foulée de ces missions commerciales, une coopération
militaire voit rapidement le jour entre le Congo et le Rwanda.
Pas dès lors étonnant de voir bientôt des experts militaires rwandais, à
l’image des ceux de la
Belgique, de l’Inde ou du Pakistan, déambuler de nouveau dans
les rues de Kinshasa et pourquoi pas même, être intégrés dans la Monuc ou mixés aux soldats
de Nkunda pour une mission de pacification dans le Kivu. La boucle sera ainsi
bouclée : les rwandais auront enfin réussi à s’installer durablement au Congo,
cette fois-ci sans tirer une seule balle diront les partisans de la théorie de
l’occupation de notre grand pays par son petit voisin.
« Kabila » serait-il le
chef d’œuvre de cette théorie inspirée par Kagamé et révélée par Ngbanda ?
Non si l’on considère que plus congolais que Kabila n’existe pas (c’est lui qui
le dit)
Peut-être bien si l’on considère les relations ambiguës entre Kabila et Kagamé
dont le passé se croise (c’est nous qui le pensons)
Certainement oui au regard de l’atermoiement de Kabila, depuis qu’il est au
pouvoir, à mettre en place une armée républicaine digne de ce nom alors que l’occupation
de l’Est de notre pays est bien réelle (ce sont les faits qui le disent)
Certainement oui au regard de son empressement, d’une part une fois « élu
démocratiquement » de passer des accords secrets avec Kigali sur le dossier
Nkunda et d’autre part de renouer, presque dans la précipitation, les relations
diplomatiques avec le Rwanda (là également, ce sont les faits qui le disent)
Cheval de Troie ou pas, la sensibilité congolaise sur la question rwandaise est
telle qu’il n’appartient pas à un seul homme, soit-il "président de la
république", de décider unilatéralement de son orientation.
Toute entame pour une reprise de relations avec le Rwanda, condition nécessaire
de paix certainement dans le Kivu, passe par l’établissement d’un cahier de
charges très précis et connu de la population, cahier de charges portant
notamment sur les compensations que le Rwanda devra verser aux populations
congolaises qui ont eu à souffrir et qui souffrent encore des affres de ses
visées expansionnistes sur notre sol.
Ce n’est qu’à partir de ce moment que nous pourrions envisager, sans y être
contraints, les visites de politesse.
Jean-Eric Badibanga
Mercredi 18 juillet 2007
© Copyright Muanacongo



