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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

19 juillet 2007

RD Congo : Y a -t-il un vrai et un faux Kabila ?

Kabila_Jeune_AfriqueLe groupe « Jeune Afrique » fait de la propagande pour Joseph Kabila
© B. Amba Wetshi ( Congoindependant.com)
Jeudi 3 août 2006

Depuis l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, il y a cinq ans, les publications du groupe « Jeune Afrique » (« L’Intelligent » rebaptisé « Jeune Afrique » et Afrique-Magazine) ont consacré une dizaine de leurs couvertures au chef de l’Etat congolais. Il s’agit en fait des publi-reportages. « La revue pour l’intelligence du monde », l’autre publication du même groupe, met « Joseph » à sa « manchette ». Là où le bât blesse c’est l’entreprise chère à Béchir Ben Yahmed essaie de justifier l’injustifiable sur le très controversé passé du successeur de « Mzee ».

Le président sortant Joseph Kabila est en passe de devenir le meilleur client du groupe « Jeune Afrique » au détriment du trésor public congolais. Depuis son accession au pouvoir le 26 janvier 2001, le successeur de « Mzee » a vu sa photo orner une dizaine de fois les couvertures des publications du premier groupe de presse africain dirigé par le Tunisien Béchir Ben Yahmed. On le sait, la RD Congo est mal gérée sur tous les plans. Le miracle promis par les « libérateurs » du 17 mai 1997 ne s’est pas produit. Les Congolais n’ont pas vu leur niveau de vie prendre l’ascenseur. Le pays ne produit plus rien. Il vit de la charité internationale. Les droits et libertés ne se portent pas mieux.

Depuis son arrivée au pouvoir, « Joseph » multiplie des promesses. L’homme confond les intentions avec des réalisations. Les ressources du pays sont pillés par des milieux maffieux internationaux avec la complicité des plus hautes autorités du pays. On sait également que vendu à 3 € le numéro, soit plus ou moins 5 $ US, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » n’est pas à la portée de la bourse du Congolais moyen vivant avec moins d’un dollar américain par jour. Les journalistes de ce groupe sont trop bien informés et suffisamment intelligents pour ne pas ignorer ces réalités congolaises. Question : quel est le but poursuivi par ce groupe de presse ? L’information ? La vérité ? L’argent ? L’argent n’a pas d’odeur, dit la sagesse populaire. Le bimestriel « La revue pour l’intelligence du monde » daté juillet/août 2006 consacre sa couverture à Joseph Kabila. Encore ?

Fils de Sifa et de Laurent  

« Portrait, le vrai Kabila », c’est le titre. L’histoire ne dit pas s’il y a un faux Kabila. L’article est rédigé par François Soudan avec la collaboration de ...Wilson Omanga qu’on ne présente plus pour son appartenance au « clan kabiliste ». Le texte s’articule sur treize pages. Neuf photos agrémentent l’histoire. L’objectif est clair : tordre le cou aux rumeurs sur les origines et le parcours du chef de l’Etat sortant. Aucune révélation ! Ceux qui ont lu l’opuscule « Pourquoi j’ai choisi Kabila » de Vital Kamhere ainsi que l’entretien de Mama Sifa Mahanya paru dans le quotidien « Le Soir » n’apprendront rien de neuf. Soudan et son compère Omanga ont servi aux lecteurs un plat journalistique réchauffé. On attend en vain la réponse à une question : Qui est au juste Joseph Kabila ? A en croire Soudan, Kabila lui-même néglige cette interrogation « comme si ces affaires subalternes et la lourde campagne d’intimidation malsaine qui s’y ajoute , sur le thème empoisonné de la « congolité », ne l’intéressait ni ne le concernaient », peut-on lire. Est-ce une « affaire subalterne » que de chercher à connaître le parcours personnel de l’homme qui a dans ses mains le destin collectif ? Pour Soudan, qui se lance dans une plaidoirie de mauvais aloi, le discours sur les origines de « Joseph » est tout simplement « pervers ». Pourquoi ? Il cite deux raisons : « en l’absence d’un état civil bien tenu, ce type d’insinuations est la fois sans fin et applicable à tout un chacun (ou presque). Et les nombreuses précisions que nous avons recueillies sur la naissance et la jeunesse de Joseph Kabila ne peuvent que conduire à avaliser la version officielle : le président congolais est bien le fils de Laurent-Désiré Kabila et de Sifa Mahanya ».

Hewa Bora II

François Soudan feint d’ignorer que c’est « Joseph » qui apporte de l’eau au moulin de ses détracteurs. Son lieu de naissance - Hewa Bora II - est une entité fictive. Peut-on dès lors parler de la bonne ou mauvaise tenue du registre d’état civil dans une localité qui n’a jamais existé légalement ? Peut-on expliquer pourquoi la rubrique « Biographie » du Site de la présidence de la République est restée constamment « en construction » pendant plus d’une année ? Est-il illégitime que les Congolais se posent des questions à ce sujet alors que dans un pays comme la Belgique le candidat à un emploi le plus minable doit fournir un CV détaillé ? Sans oublier une attestation de bonnes vies et mœurs. On ne s’empêchera de regretter que les journalistes du Groupe « Jeune Afrique » se contentent de faire du « copier - coller », sans la moindre critique, des écrits de leurs confrères francophones belges. Affirmer que Laurent-Désiré Kabila était un nationaliste « proche » de Patrice Lumumba relève de la pure mystification. Et ce, pour la simple raison que les deux hommes n’ont jamais eu l’occasion de se connaître. Lorsque Lumumba meurt en janvier 1961, LD Kabila était âgé d’à peine 20 ans. Il est donc totalement faux d’affirmer, comme écrit Soudan, qu’ « il entre en rébellion après l’assassinat de Lumumba ». Les ouvrages de l’histoire - notamment Congo 1963 et Congo 1964, édition du CRISP - attestent que le Conseil national de libération (CNL), créé par les lumumbistes, sous la direction de Christophe Gbenye, n’a vu le jour qu’en octobre 1963. C’est la décision prise par le président Kasa Vubu d’interdire les partis nationalistes qui en serait la cause principale. De même, LD Kabila n’est entré dans le maquis qu’en janvier 1964.

Le bilan

François Soudan et Wilson Omanga tentent maladroitement d’embellir l’image de Joseph Kabila à un mois de l’élection présidentielle. Voici quelques morceaux choisis : « En réalité, le bagage scolaire du président congolais vaut largement celui de tous ses pairs de la région. Il est en outre le seul à être totalement bilingue français-anglais et l’un des rares à maîtriser l’outil informatique » ; « Si Joseph quitte la faculté de droit en 1996, c’est parce que son père l’appelle près de lui » ; « On sait simplement qu’il Joseph Kabilafut le témoin impuissant et choqué du « nettoyage » des camps de réfugiés hutus et des horreurs de la guerre ». Plus loin, on peut lire que « Joseph » a passé « six mois » dans l’académie militaire de Pékin. Les sources les plus fiables parlent de trois mois. A en croire Soudan et Omanga, Kabila junior présente un bilan « qui n’a rien de déshonorant » ainsi que le « soutien » de la communauté internationale. Les deux « journalistes » citent également « le retour de la paix et la perspective des premières élections générales libres depuis l’indépendance. Selon eux, en cinq ans, « Joseph » « a mis fin à la guerre, rétabli l’autorité de l’Etat sur la majeure partie du pays (...) ». En guise de cerise sur le gâteau, ils rappellent que le président candidat compte faire de la RD Congo «la Chine de l’Afrique ». Selon des experts, ce genre de communication politique coûte au minimum 100.000 $ US. C’est simplement immoral !

B. Amba Wetshi ( congoindependant.com)  

Source : http://www.afriquechos.ch/article.php3?id_article=1359

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Vangu Mambweni victime de ses thèses anti tutsies ?

vangu_mambweniPar Pierre Kalambayi Misasa

Il était cité parmi les stars politiques pendant la longue transition mobutienne, mais il est mort presque dans l’anonymat. Il, c’est Gustave Vangu Mambweni. Deuxième Secrétaire au Bureau du Hcr-Pt de 1994 à 1997, Commissaire général adjoint du Gouvernement chargé des Affaires de la Monuc de 2000 à 2001, Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila de 2001 à 2002 et vice-ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2003, Vangu Mambweni est décédé à la mi-juillet 2007 à Kinshasa.

Officiellement et comme il est de coutume dans les milieux politiques congolais, il est mort de suite d’une longue maladie. Mais dans l’opinion congolaise, la mort de Vangu Mambweni n’est pas gratuite. Justification : d’aucuns se souviendront qu’au lendemain du génocide rwandais en avril 1994, Vangu Mambweni, à la tête d’une Commission d’enquête parlementaire, dénommée « Commission Vangu », avait sillonné l’Est de la Rdc et quelques villes rwandaises, dont Gisenyi.

Après plusieurs jours d’enquête, la Commission Vangu était arrivée à la conclusion selon laquelle les nouvelles autorités tutsies installées à Kigali voulaient profiter de la présence des réfugiés hutus pour envahir la Rdc et installer un pouvoir pro-tutsi à Kinshasa. En plus, dans le même rapport, Vangu Mambweni avait soulevé le problème de la nationalité congolaise. Certains députés du Kivu, dont Kalegamire et Mutiri wa Bashara (élu député national en 2006 pour le compte du Mlc) étaient même invalidés.

La suite est que Vangu Mambweni avait été attaqué chez lui à deux reprises. D’abord par des hommes armés qui avaient atteint son garde du corps à la main droite et ensuite, il (Vangu Mambweni) était mitraillé par Fabien Runvari (un militaire infiltré dans sa garde). Ce dernier tuera le jeune Mpoyi, le fils du voisin de Vangu Mambweni.

Lorsque Laurent-Désiré Kabila prendra le pouvoir à Kinshasa, avec le concours des soldats tutsi rwandais, Vangu Mambweni sera kidnappé sur la 7ème rue à Limete alors qu’il achetait des journaux. Interrogé dans une maison vers le Grand Hôtel Kinshasa par des soldats rwandais, dont Fabien Runvari, Vangu Mambweni sera libéré par un commandant issu de la province du Bas-Congo comme Vangu Mambweni.

Après trois ans de traversée du désert (de 1997 à 2000), Vangu Mambweni sera repéré par Laurent-Désiré Kabila après qu’il ait publié un ouvrage intitulé : : « Guerres préméditées dans la région des Grands Lacs : rôle et tentacules de l’International tutsi power en République Démocratique du Congo ». Considéré comme la continuité de son rapport parlementaire, dans cet ouvrage, Vangu Mambweni affirmait que : « … Les Tutsi qui ont cru avoir si facilement recruté Laurent-Désiré Kabila, tel qu’ils l’ont souvent réussi avec plusieurs autres Congolais, naïfs et traîtres à leur nation, se sont vite rendus compte qu’avec ce dernier, leurs objectifs assignés à la guerre de 1996 ne seront jamais atteints. C’est ainsi qu’ils déclencheront de nouveau la guerre du 02 août 1998… ».

Il faut dire que la thèse avancée par Vangu Mambweni rejoint celle de ceux qui soutiennent en silence que « l’arrivée de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo n’est pas un fait du hasard et qu’il peut avoir été préféré au colonel Eddy Kapend, par exemple, pour jouer le rôle de la cinquième colonne de l’International tutsi power au Congo-Kinshasa ». Car, il découle de plusieurs analyses que non seulement la présence de Laurent-Désiré Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo lésait les intérêts économiques de certains «grands» du monde, mais aussi et surtout elle déjouait le plan de Kigali qui tenait à installer un pouvoir à sa solde à Kinshasa.

Approcher l’ennemi pour l’abattre

Succédant à Laurent Kabila en janvier 2001, Joseph Kabila va surprendre plus d’un analyste politique en faisant appel à Vangu Mambweni au sein de son cabinet en qualité de Conseiller politique et diplomatique. Qui avait conseillé à Joseph Kabila de faire appel à Vangu Mambweni considéré comme l’ennemi n°1 des banyamulenge à qui il déniait la nationalité congolaise dans son rapport ?

Plusieurs analystes politiques étaient pourtant convaincus que le pouvoir avait approché Vangu Mambweni pour le faire taire et, peut-être, le faire disparaître. Du reste, certains membres de son entourage affirment que « Monsieur politique et diplomatique de Joseph Kabila, qui faisait ses premiers pas sur la scène politique tant nationale qu’internationale, et présenté comme l’un des spécialistes de la crise dans la région des Grands Lacs, Vangu Mambweni était toujours absent de tous les rendez-vous où l’on parlait de l’implication du régime de Kigali dans la crise qui déchirait la République Démocratique du Congo depuis 1996. A sa place, la parole était accordée à Vital Kamerhe ».

Après son départ du ministère des Affaires étrangères, Gustave Vangu Mambweni n’a figuré dans aucune des institutions politiques de la transition issues du dialogue intercongolais pour le compte de sa famille politique. Explication : Vital Kamerhe a tout fait pour que Vangu Mambweni ne soit ni député, ni sénateur et ne dirige aucune entreprise publique. C’est dans ces circonstances que Vangu Mambweni sera victime d’une paralysie qui l’amènera aux soins en Afrique du Sud. Comment ne pas conclure que la mort de Vangu a été voulue et préparée, parce que l’homme a été visiblement « jeté » dans la rue, mieux, « puni » pour avoir dit tout haut, ce qui se préparait silencieusement à Kigali contre la République Démocratique du Congo.

Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila et considéré comme l’un des spécialistes sur les Grands Lacs, Vangu Mambweni n’a pas participé ni à la préparation et moins encore au déroulement des travaux du dialogue intercongolais.

vanguAbandonné et oublié, Vangu Mambweni est mort dans la banlieue kinoise, dans sa maison dans la commune de Matete. Il semble qu’il ne soit pas seul à mourir parce que puni pour avoir fait échec à un plan préparé depuis Kigali. Sur la liste, on cite le colonel Mukasu qui est à mort à Masina. Officier militaire formé en France (il fut l’adjoint de feu général Mahele au camp Ceta), il avait mis en échec, en 1999, le plan de Kagamé de prendre la ville de Mbuji-Mayi. Depuis, il n’a plus connu une promotion. Lors des dernières nominations dans l’armée, Joseph Kabila en personne lui avait promis qu’il serait nommé non seulement général, mais commandant d’une région militaire. Très sûr de la promesse du chef, le colonel Mukasu s’était effondré dans son fauteuil après qu’il ait constaté, après la fin de la lecture des ordonnances présidentielles, que Joseph Kabila l’avait trompé.

Après Vangu Mambweni et le colonel Mukasu, à qui le prochain tour ?

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Tshisekedi ou le combat pertinent pour libérer le Congo-Zaïre ?

 

 

Tshisekedi_livreTSHISEKEDI OU LE COMBAT PERTINENT POUR LIBÉRER LE CONGO-ZAÏRE ?
Questions à l'UPDS

Evariste Tshimanga Bakadiababu
Points de vue
POLITIQUE AFRIQUE NOIRE République Démocratique du Congo

ISBN : 2-296-00989-1 • juillet 2006 • 106 pages
Version numérique : Commander la version numérique (-30%)

Prix éditeur : 9,5 €
 / 62 FF

A la suite de Patrice-Emery Lumumba, le Congo ex-Zaïre connaît un second héros d'envergure nationale dont la personne et l'itinéraire politique se confondent avec l'histoire dramatique du pays : Etienne Tshisekedi, co-fondateur et président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UPDS). Pourtant beaucoup en Occident notamment, en Afrique et même en R-D Congo, n'en retiennent que les dires de ses détracteurs, acharnés depuis toujours à réduire son impact.

Résumé

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Convention politique du MLC les 20 et 21 juillet à Kinshasa

Bemba_mlcLe Mouvement de libération du Congo (MLC) organise, du 20 au 21 juillet, une Convention politique au Grand Hôtel Kinshasa.
© Albert tshiambi

Cette rencontre gravitera autour du thème « Analyse, évaluation de la situation politique du pays et du parti et perspectives d’avenir ». L’annonce émane du communiqué de presse de cette formation politique, parvenu à la rédaction du journal Le Potentiel.

Sont conviés à cette rencontre, les membres fondateurs, les membres du bureau politique, les membres du Conseil exécutif national, les députés nationaux, les membres MLC du bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, ainsi que les autres élus, précise le communiqué.

Selon le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo, François Muamba Tshishimbi, le signataire dudit communiqué, « les résolutions de
la Convention seront rendues publiques ».
Compte tenu du contexte politique post-électoral, tous les partis opérant en République démocratique du Congo sont en droit de revoir leurs stratégies, en vue de réarmer moralement et politiquement leurs membres. C’est pour cette raison que le MLC, à l’instar d’autres formations politiques, compte organiser ces assisses qui s’étendront sur deux jours. Au cours de cette rencontre, les membres et cadres du parti cher à Jean-Pierre Bemba auront l’occasion de réfléchir et de proposer des pistes de solutions susceptibles d’aider leur parti au lendemain meilleur.

Après la tenue des élections de 2007, l’on a remarqué, certes, une certaine léthargie dans le chef de beaucoup de partis opérant au Congo-Kinshasa. A ce sujet, d’aucuns pensaient déjà que toutes ces formations politiques ne fonctionneront plus. Et pourtant, la force d’un parti politique réside dans sa capacité d’organiser régulièrement des activités relatives à son fonctionnement et surtout à son avenir. Faute de quoi, il risque d’être en retard par rapport aux autres. C’est qui a des répercussions sur un certain nombre de choses sur son parcours politique.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005

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Kinshasa sans transports : Le gouvernement secoué

gr_veLe Potentiel
17/07/2007

Le Premier ministre Gizenga pensait gouverner « en silence ». Les événements sont en train de le contredire. Il est obligé de taper du poing sur la table, de prendre des mesures coercitives et anticipatives pour éviter d’être emporté par le vent de la fronde sociale. Car, après la Miba, les régies financières, les menaces de grève à la RVA, SNCC, PTT, et bientôt la rentrée scolaire, c’est maintenant le tour des transporteurs privés d’entrer dans la danse. Hier lundi 16 juillet, Kinshasa a connu de fortes perturbations avec cette journée quasiment sans transports. Des signes avant-coureurs qui confirment, si besoin en était encore, que le front social est réellement en ébullition. Le gouvernement Gizenga est en train d’être secoué.

Le malaise social semble gagner de plus en plus du terrain. Dans son édition du samedi 14 juillet 2007, Le Potentiel tirait déjà la sonnette d’alarme dans son intitulé-phare : « Le front social déjà en ébullition ». Cet intitulé prophétique s’appuyait sur dans les faits réels. Il s’est agi de la grève des régies financières avec un manque à gagner de plus de 15 milliards de FC. Un véritable dérapage budgétaire dans la mesure où certaines prévisions budgétaires du gouvernement risquent de ne pas être atteintes. D’ailleurs, le mouvement se poursuit et il vient d’entrer dans son 12è jour sans qu’un compromis intervienne.

Entre-temps, l’effet de contagion risque de toucher d’autres secteurs de la vie nationale. Notamment les PTT,
la RVA … Mais les transporteurs privés de la ville de Kinshasa sont entrés dans la danse en décrétant unilatéralement une journée sans transports.

Ainsi, hier lundi 16 juillet, les travailleurs kinois ont eu difficile à gagner le lieu de travail avec cette journée quasiment sans transports. Kinshasa n’a pas du tout connu une ambiance agitée de tous les jours dans la mesure où tous ceux qui ont l’habitude de se débrouiller, au jour le jour pour survivre, n’ont pas pu effectuer le déplacement vers le centre-ville. Quand on sait que l’économie congolaise, pour ne pas dire kinoise, est soutenue à cent pour cent par le secteur informel, la perturbation de la journée est importante dès lors que même l’ Etat a accusé un manque à gagner considérable. Le fait ne peut en aucun cas être banalisé.

Effet boule de neige

A examiner la situation de plus près, le faits pourraient se généraliser et provoquer un effet boule de neige. Certes, les transporteurs privés évoquent des aspects du problème liés au versement quotidien, aux mesures prises par le ministère des Transports et Voies de communications pour protéger les usagers des véhicules et des routes.

Mais l’on ne peut régler ce cas sans s’appesantir sérieusement sur les transports en commun, l’état des routes, les prix des pièces de rechange, les frais d’amortissement… Tout est lié. D’où la question de savoir si le gouvernement, en prenant cette série de mesures « impopulaires », avait pris soin d’envisager d’autres alternatives pour ne pas pénaliser la population. Car, c’est toujours cette population hyper-paupérisée et chosifiée qui paie les pots cassés. Otage de sautes d’humeur des transporteurs privés arrogants devant l’ absence de moyens de transports en commun, elle doit subir le calvaire que lui imposent ces mêmes transporteurs privés conscients de l’impuissance du gouvernement. Le mieux aurait été que le même gouvernement envisage des alternatives pour ne pas continuer à toujours jeter la population congolaise en pâture, comme c’est le cas de la journée d’hier lundi.

Toutefois, le mieux consisterait à éviter que cette gronde sociale ne fasse effet boule de neige. Que d’autres secteurs de la vie nationale ne soient atteints jusqu’à provoquer la paralysie sur toute l’étendue du territoire national. D’ailleurs, la grève des régies financières ; notamment
la DGRAD, la DGI et l’Ofida a occasionné l’ arrêt du fonctionnement normal des ports de Matadi, Boma, et provoquer des embouteillages aux frontières, particulièrement dans la province du Katanga. Le mouvement export-import est interrompu. Si demain la RVA, la SNCC emboîtaient le pas, il n’y aura plus de transports aérien, ferroviaire et fluvial…. C’est l’arrêt général des activités économiques.

Incidences politiques

Cette gronde sociale n’est pas du tout un fait mineur et divers. L’on est en train effectivement de tester la capacité du gouvernement à réagir avec promptitude face à toute nouvelle situation aux conséquences imprévisibles.

Des rumeurs ont fait état ces derniers jours des implications ou interférences politiques dans la grève des régies financières et que la tête de certains membres du gouvernement serait mise à prix. S’il est courant que des hommes politiques ont cette vilaine habitude de se faire des crocs en jambe, ce remous social serait alors un complot de plus contre les institutions de
la République pour les déstabiliser. C’est que les forces centrifuges sont en train d’imposer une autre forme de guerre à la République démocratique du Congo.

Aussi, est-il important que le gouvernement se saisisse, séance tenante, de cette affaire. Car, comme les analyses l’ont souligné jusqu’ici, le président de la République et le Premier ministre ont l’obligation morale et politique de donner les signaux d’un leadership fort. Pour ne prendre que ce cas d’espèce, il est surprenant d’apprendre que la réunion qui devrait mettre autour d’une table les différents responsables de ce secteur hier lundi à l’Hôtel de ville a été reportée à demain mercredi.
Certes, l’on donne l’impression de vouloir s’appuyer sur la politique d’usure, avec cette idée saugrenue que les transporteurs reprendront eux-mêmes du service ce mardi. Mais par expérience politique, les faits ont prouvé que la politique d’usure demeure un couteau à double tranchant. En cette période cruciale de la vie nationale, le gouvernement pourrait être qualifié d’irresponsable, d’incompétent. Or, comme nous le relevions dans notre dernière livraison, le mois de septembre sera consacré au bilan de l’action du gouvernement. Il y aura incontestablement des incidences politiques, et si le gouvernement continue à être secoué à l’image d’un cocotier, l’on peut facilement deviner la suite des événements. C’est tout dire.

© Le Potentiel

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Mutombo Dikembe s'est entretenu avec la presse

Mutombo_3En présence de S.E. l'Ambassadeur des Etats-Unis, Mutombo Dikembe s'est entretenu avec la presse au GHK
La Prospérité - 17/07/2007

Comme convenu, hier lundi au GHK, Dikembe Mutombo, Nikki Mc Cray, Juwan Howard de la National Basketball Association (NBA) et son Excellence l'Ambassadeur Roger Meece se sont entretenus avec la presse. Outre les chevaliers de la plume, on a noté la présence de Mme Faida Ambassadeur de la RDC aux Etats-Unis, le président de la Fédération congolaise de basket ball Boniface Mawatadi et des personnalités du monde sportif.

Dans son mot d'introduction, l'Ambassadeur américain a fait l'éloge de l'athlète congolais qui selon lui a beaucoup contribué à l'épanouissement du basket ball aux Etats-Unis. Des qualités professionnelles et morales que George W. Bush le président de son pays d'adoption lui a reconnu au cours de son discours annuel sur l'état de l'Union et suivit à la télévision par des millions de téléspectateurs américains a indiqué l'orateur. Raison pour laquelle le Département d'Etat s'est investit à parrainer cette délégation de la National Basketball Asssociation (Nba) forte de plus de 70 personnes en séjour à Kinshasa.

Prenant à son tour la parole, Mutombe Dikembe après avoir présenté ses civilités à l'endroit de l'assistance, a d'abord fait part à cette dernière de sa fierté de se retrouver au pays de ses ancêtres ensuite ses préoccupations sur l'avenir de la jeunesse congolaise défavorisée par la conjoncture actuelle et qui interpelle chacun de nous. La star congolaise devait par la suite plaider pour la sponsorisation de notre basket-ball par les grandes sociétés de la place comme cela se passe dans d'autres cieux. Afin que la RDC dispose de plusieurs Dikembe la formation des jeunes est donc une nécessité et les entraînements qui seront dispensés à ces jeunes rentrent dans ce cadre. En réponse à une question, il a révélé à l'assistance ses trois projets suivants : la construction de l'Hôpital Biamba Marie, d'une école secondaire et d'un stadium couvert. Il a pour cela convié l'opinion à la patience, une culture qui selon lui n'est pas congolaise. Juwan Antonio Howard qui l'a succédé, a indiqué que c'est avec empressement qu'il a accepté lui et sa femme la chanteuse Jenine Wardally, d'accompagner son ami Dikembe dans son pays d'origine. C'est dans le même sens qu'a abondé Nikki Mc Cray.

Signalons que le programme du séjour délégation de la NBA à Kinshasa se déroule comme suit :

- Dimanche 15 juillet : de 9h00 à 11h30 première formation

- Lundi 16 juillet de 9h00 à 16h30 deuxième formation

- Mercredi 18 juillet de 9h00 à midi : troisième et dernière formation

Ces sessions, rappelle-t-on, seront respectivement consacrée aux jeunes de  :

o 8-11 ans

o 12-15 ans

o 16 -18 ans.

- Ce mardi 17 juillet, les « ambassadeurs » de la NBA participeront à l'inauguration de l'inauguration de l'Hôpital Biamba Marie Mutombo à Masina.

Etindiki monga Mandika © Copyright La Prospérité

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RDC : La triste réputation des réfugiés rwandais sème la confusion à Walungu

r_fugi_s_rwandaisRDC : La triste réputation des réfugiés rwandais sème la confusion à Walungu
Source: Le Potentiel
Date: 14 Jul 2007

Les réfugiés rwandais installés dans les villages du Sud-Kivu s’efforcent d’intégrer la communauté locale. Mais ils continuent à faire peur et leurs anciens complices, les Rastas, en profitent pour imposer leur loi.

Impossible d’entrer ou de sortir des marchés hebdomadaires du territoire de Walungu, le plus dense de la province du Sud-Kivu, sans remettre 100 Fc et une partie des marchandises aux hommes qui gardent les barrières. «C’est depuis deux ans que la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) et les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont repoussé les Rwandais ici», explique Jean-Marie, un vendeur de vêtements usagés, assis devant son étal en bambou. «Si on refuse de s’exécuter, on ne peut pas vendre dans le marché ce jour-là», signale-t-il. André Kafunga, un récalcitrant, a ainsi été bastonné publiquement par les hommes du nouveau chef de groupement installé par les Rwandais. Seul le marché de Lukiki est réservé aux soldats congolais et aux taxateurs officiels qui y récoltent des vivres et de l’argent pour eux et leurs supérieurs.

«MAUVAIS GARÇONS»

Il est bien difficile de savoir qui fait vraiment la loi dans la région. Certes, des réfugiés rwandais sont installés ici. La plupart jeunes se sont désolidarisés, il y a deux ans, des anciens soldats des Forces armées rwandaises (Far) qui se terrent toujours dans les forêts et les montagnes. «Nous n’avons rien à voir avec ceux-là. Nous étions à peine des enfants en 1994. Nous n’avons pas vécu leur génocide et ne voyons donc pas pourquoi nous devrions en payer les conséquences dans les prisons rwandaises», explique Paul Munyeshuli, l’un des réfugiés.

Lorsque les réfugiés rwandais vivaient dans les montagnes et commettaient des exactions dans les villages, ils avaient pour guides et complices des habitants de la région, des mauvais garçons connus sous le nom de Rastas, prêts à tous les mauvais coups. Après leur séparation d’avec les autres, ces Rwandais sont venus vivre dans les villages de leurs amis. Les Rastas ont alors profité de la terreur qu’inspirent les Rwandais. Ils se sont auto-proclamés chefs de village.

A ce titre, ils lèvent des taxes sur les marchés et aux barrières qu’ils érigent sur les routes, prétendant à chaque fois que ce sont les réfugiés qui les emploient. Personne ne sait plus très bien qui agit. Même les notables, selon Placide Mushagalusa, un habitant de la place, «n’osent trop se plaindre de peur d’exposer leur population».

Dans certains villages, ces «mauvais garçons», plus ou moins de mèche avec les Rwandais, sont allés jusqu’à imposer des cotisations hebdomadaires. «Si on ne donne pas les vivres et le bétail demandés, ils attaquent le village et emportent ce qu’ils veulent, pour servir d’exemple aux autres chefs de village», explique Kabugi, le chef de groupement de Luntukulu, qu’ils ont démis de ses fonctions au profit de son cousin, leur ami. «C’est inadmissible, se plaint-il, que les autorités voient tout cela et ne disent rien.»

«CE SONT DES HOMMES COMME NOUS»

Les Rwandais s’efforcent à s’intégrer. «Nous, on n’a rien à voir avec ces assassins, même si on vient du même pays. Tout ce qu’on veut, c’est vivre tranquillement avec nos frères congolais qui nous ont accueillis», témoigne un réfugié, rencontré au marché de Kisungi, à environ 70 km de Bukavu. Et d’ajouter, avec un clin d’œil, qu’il a voté aux dernières élections sans que personne y trouve à redire... «Il y en a de deux sortes [des Rwandais, Ndlr] : ceux de Kabare et Bunyakiri qui tuent, violent et pillent et ceux d’ici qui s’efforcent de faire oublier qu’ils viennent de loin, confirme une vieille femme. Ils parlent le mashi comme nous, si pas mieux que certains d’entre nous, et ils ont en très peu de temps pris la couleur locale.» Certains, qui se sont mariés à des femmes bashi, ont eu des enfants et même pris des noms de la contrée dont ils ont rapidement adopté les coutumes et les mœurs.

La population du Sud-Kivu ne voit aucun mal à vivre avec ces nouveaux venus. Comme le dit Alphonse, un commerçant, «ce sont des hommes comme nous et qui ont aussi connu bien des malheurs. Il faut leur donner une chance, mais aussi leur demander de cesser de faire souffrir les autochtones qui les ont accueillis». D’ailleurs, souligne un enseignant, «nous avons les mêmes coutumes ; notre histoire s’emmêle tellement qu’à part les frontières, on ne saurait parfois distinguer les Bashi des Banyarwanda, notamment ceux de Cyangugu».

De l’avis de plusieurs personnes, ce n’est pas leur faute s’ils sont parfois un peu durs, mais celle de leurs propres frères qui étaient leurs complices lorsqu’ils vivaient dans les montagnes.

Syfia Grands Lacs/LP

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Du charlantanisme à la congolaise : Groupes de prière ou agences de divorce ?

faux_pasteurs Ces derniers temps en France, nous assistons à un phénomène bizarre qui se développe dans la communauté congolaise : la prolifération tous azimuts des sectes religieuses nébuleuses connues plus sous le vocable de « Groupes de prière » Le comble est que la quasi-totalité de ces sectes est dirigée par des « Charlatans» qui galvaudent la réputation des véritables « Pasteurs »

Exploitant la crédulité de leurs fidèles, ces faux « Pasteurs
» se permettent souvent d'organiser des veillées de prière soi-disant d'expiation, auxquelles sont conviés les Frères et Soeurs en Christ.

C'est pendant ces veillées que nos « Pasteurs » font des révélations surprenantes à l'endroit de certaines Soeurs en Christ de moeurs légères ; du type : « Nzambe apesi ngai vision, alobi ete yo ozali mwasi oyo mpenza atindelaki ngai. Mobali oyo ozali kovanda na ye akoki na yo te » (Dieu m'a donné une vision, tu es la femme qu'il m'a envoyée, ton mari n'étant pas l'homme qu'il te faut).

Naïve et déstabilisée par cette fausse révélation, la Soeur en Christ n'a pas d'autre choix que de céder aux avances de notre « Pasteur Kinsekwa ». En rentrant chez elle, c'est la dispute avec son mari légitime et quand ce dernier , irrité par la conduite de sa femme, porte la main sur elle, c'est le moment choisi par Madame pour quitter le foyer et aller squatter chez notre divin Pasteur. Celui-ci, qui profitant de la situation, n'hésite pas à engrosser la Soeur en Christ pour faire le Christ. En plus de ces abus sexuels, nos « Pasteurs » n'hésitent pas à truander leurs fidèles en leur exigeant des Mabonza, toujours au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, alors que celui-ci n'a rien demandé.

Quel mari pourra tolérer que sa femme puisse fréquenter ces Temples du Mal ?

Parmi les femmes congolaises mariées qui fréquentent régulièrement ces groupes de prière et leurs différentes veillées de prière, certaines profitent du laxisme de leurs maris pour se livrer à la débauche en allant passer la nuit avec ou chez leurs amants abusant ainsi de la confiance de leurs maris qu'elles traitent de « de vrais yuma ». « Vrais yuma, ils ne se donnent jamais la peine de vérifier si réellement madame est partie à la veillée de prière ou ailleurs.

Aujourd'hui en France, ces groupes de prière sont devenus des véritables Agences de divorces et de mariages bidon. Dans la quasi-totalité de couples où seule la femme fréquente ces groupes de prière, les disputes conjugales sont monnaie courante et les problèmes tournent toujours autour de « notre pasteur a révélé ceci ou cela. Soit notre maison est envoûtée ou que la famille du mari ne veut pas de notre mariage. Donc, il faut faire appel à notre « Pasteur » pour le désenvoûtement.... Et quand le mari refuse d'accueillir le Pasteur charlatan, à la maison il est alors taxé de « Ndoki ou sorcier et de complice avec sa famille ».

Ces « Pasteurs » qui prétendent être détenteurs des pouvoirs divins et qui trompent leurs fidèles avec des fausses prédications sont-ils conscients des dégâts qu'ils causent dans plusieurs foyers ?

Ce n'est pas en mémorisant quelques passages bibliques que l'on peut se faire passer pour un Pasteur ou « Papa mokambi » dans le but d'abuser sexuellement des femmes d'autrui... et de recueillir l'argent sous forme de « Mabonza ou offrande et collecte »qui ne sert pratiquement qu'au Pasteur et à sa famille.

Le temps est venu que les véritables représentants de Dieu se mobilisent pour mettre hors d'état de nuire ces brebis galeuses.

Le débat est ouvert ...

© Dr Tumba Tutu-De-Mukose
tumba@club-internet.fr

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