19 juillet 2007
RD Congo : Y a -t-il un vrai et un faux Kabila ?
Le groupe « Jeune Afrique » fait de la propagande
pour Joseph Kabila
© B. Amba Wetshi ( Congoindependant.com)
Jeudi 3 août 2006
Depuis l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, il y a cinq
ans, les publications du groupe « Jeune Afrique »
(« L’Intelligent » rebaptisé « Jeune Afrique » et
Afrique-Magazine) ont consacré une dizaine de leurs couvertures au chef de
l’Etat congolais. Il s’agit en fait des publi-reportages. « La revue pour
l’intelligence du monde », l’autre publication du même groupe, met
« Joseph » à sa « manchette ». Là où le
bât blesse c’est l’entreprise chère à Béchir Ben Yahmed essaie de
justifier l’injustifiable sur le très controversé passé du successeur de
« Mzee ».
Le président sortant Joseph Kabila est en passe de devenir
le meilleur client du groupe « Jeune Afrique » au détriment du trésor
public congolais. Depuis son accession au pouvoir le 26 janvier 2001, le
successeur de « Mzee » a vu sa photo orner une dizaine de fois les couvertures
des publications du premier groupe de presse africain dirigé par le Tunisien
Béchir Ben Yahmed. On le sait, la
RD Congo est mal gérée sur tous les plans. Le miracle promis
par les « libérateurs » du 17 mai 1997 ne s’est pas produit. Les
Congolais n’ont pas vu leur niveau de vie prendre l’ascenseur. Le pays ne
produit plus rien. Il vit de la charité internationale. Les droits et libertés
ne se portent pas mieux.
Depuis son arrivée au pouvoir, « Joseph »
multiplie des promesses. L’homme confond les intentions avec des réalisations.
Les ressources du pays sont pillés par des milieux maffieux internationaux avec
la complicité des plus hautes autorités du pays. On sait également que vendu à
3 € le numéro, soit plus ou moins 5 $ US, l’hebdomadaire « Jeune
Afrique » n’est pas à la portée de la bourse du Congolais moyen vivant
avec moins d’un dollar américain par jour. Les journalistes de ce groupe
sont trop bien informés et suffisamment intelligents pour ne pas ignorer ces
réalités congolaises. Question : quel est le but poursuivi par ce groupe
de presse ? L’information ? La vérité ? L’argent ? L’argent
n’a pas d’odeur, dit la sagesse populaire. Le bimestriel « La revue pour
l’intelligence du monde » daté juillet/août 2006 consacre sa couverture à
Joseph Kabila. Encore ?
Fils de Sifa et de
Laurent
« Portrait, le vrai Kabila », c’est le titre.
L’histoire ne dit pas s’il y a un faux Kabila. L’article est rédigé par
François Soudan avec la collaboration de ...Wilson Omanga qu’on ne présente
plus pour son appartenance au « clan kabiliste ». Le texte s’articule
sur treize pages. Neuf photos agrémentent l’histoire. L’objectif est
clair : tordre le cou aux rumeurs sur les origines et le parcours du chef
de l’Etat sortant. Aucune révélation ! Ceux qui ont lu l’opuscule « Pourquoi
j’ai choisi Kabila » de Vital Kamhere ainsi que l’entretien de Mama Sifa
Mahanya paru dans le quotidien « Le Soir » n’apprendront rien de
neuf. Soudan et son compère Omanga ont servi aux lecteurs un plat
journalistique réchauffé. On attend en vain la réponse à une question :
Qui est au juste Joseph Kabila ? A en croire Soudan, Kabila lui-même
néglige cette interrogation « comme si ces affaires subalternes et la
lourde campagne d’intimidation malsaine qui s’y ajoute , sur le thème
empoisonné de la « congolité », ne l’intéressait ni ne le
concernaient », peut-on lire. Est-ce une « affaire subalterne »
que de chercher à connaître le parcours personnel de l’homme qui a dans ses
mains le destin collectif ? Pour Soudan, qui se lance dans une plaidoirie
de mauvais aloi, le discours sur les origines de « Joseph » est tout
simplement « pervers ». Pourquoi ? Il cite deux
raisons : « en l’absence d’un état civil bien tenu, ce type
d’insinuations est la fois sans fin et applicable à tout un chacun (ou
presque). Et les nombreuses précisions que nous avons recueillies sur la
naissance et la jeunesse de Joseph Kabila ne peuvent que conduire à avaliser la
version officielle : le président congolais est bien le fils de
Laurent-Désiré Kabila et de Sifa Mahanya ».
Hewa Bora II
François Soudan feint d’ignorer que c’est
« Joseph » qui apporte de l’eau au moulin de ses détracteurs. Son
lieu de naissance - Hewa Bora II - est une entité fictive. Peut-on dès lors
parler de la bonne ou mauvaise tenue du registre d’état civil dans une localité
qui n’a jamais existé légalement ? Peut-on expliquer pourquoi la rubrique
« Biographie » du Site de la présidence de la République est restée
constamment « en construction » pendant plus d’une année ?
Est-il illégitime que les Congolais se posent des questions à ce sujet alors
que dans un pays comme la
Belgique le candidat à un emploi le plus minable doit fournir
un CV détaillé ? Sans oublier une attestation de bonnes vies et
mœurs. On ne s’empêchera de regretter que les journalistes du Groupe « Jeune
Afrique » se contentent de faire du « copier - coller », sans la
moindre critique, des écrits de leurs confrères francophones belges. Affirmer
que Laurent-Désiré Kabila était un nationaliste « proche » de Patrice
Lumumba relève de la pure mystification. Et ce, pour la simple raison que les
deux hommes n’ont jamais eu l’occasion de se connaître. Lorsque Lumumba meurt
en janvier 1961, LD Kabila était âgé d’à peine 20 ans. Il est donc totalement
faux d’affirmer, comme écrit Soudan, qu’ « il entre en rébellion
après l’assassinat de Lumumba ». Les ouvrages de l’histoire - notamment
Congo 1963 et Congo 1964, édition du CRISP - attestent que le Conseil national
de libération (CNL), créé par les lumumbistes, sous la direction de
Christophe Gbenye, n’a vu le jour qu’en octobre 1963. C’est la décision
prise par le président Kasa Vubu d’interdire les partis nationalistes qui
en serait la cause principale. De même, LD Kabila n’est entré dans le maquis
qu’en janvier 1964.
Le bilan
François Soudan et Wilson Omanga tentent maladroitement
d’embellir l’image de Joseph Kabila à un mois de l’élection présidentielle.
Voici quelques morceaux choisis : « En réalité, le bagage scolaire du
président congolais vaut largement celui de tous ses pairs de la région. Il est
en outre le seul à être totalement bilingue français-anglais et l’un des rares
à maîtriser l’outil informatique » ; « Si Joseph quitte la
faculté de droit en 1996, c’est parce que son père l’appelle près de
lui » ; « On sait simplement qu’il Joseph Kabilafut le témoin
impuissant et choqué du « nettoyage » des camps de réfugiés hutus et
des horreurs de la guerre ». Plus loin, on peut lire que
« Joseph » a passé « six mois » dans l’académie militaire
de Pékin. Les sources les plus fiables parlent de trois mois. A en croire
Soudan et Omanga, Kabila junior présente un bilan « qui n’a rien de
déshonorant » ainsi que le « soutien » de la communauté
internationale. Les deux « journalistes » citent également « le
retour de la paix et la perspective des premières élections générales libres
depuis l’indépendance. Selon eux, en cinq ans, « Joseph » « a
mis fin à la guerre, rétabli l’autorité de l’Etat sur la majeure partie du pays
(...) ». En guise de cerise sur le gâteau, ils rappellent que le président
candidat compte faire de la
RD Congo «la
Chine de l’Afrique ». Selon des experts, ce genre de
communication politique coûte au minimum 100.000 $ US. C’est simplement
immoral !
B. Amba Wetshi ( congoindependant.com)
Source : http://www.afriquechos.ch/article.php3?id_article=1359
Vangu Mambweni victime de ses thèses anti tutsies ?
Il était cité parmi les stars politiques pendant la longue
transition mobutienne, mais il est mort presque dans l’anonymat. Il, c’est
Gustave Vangu Mambweni. Deuxième Secrétaire au Bureau du Hcr-Pt de 1994 à 1997,
Commissaire général adjoint du Gouvernement chargé des Affaires de la Monuc de 2000 à 2001,
Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila de 2001 à 2002 et
vice-ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2003, Vangu Mambweni est décédé
à la mi-juillet 2007 à Kinshasa.
Officiellement et comme il est de coutume dans les
milieux politiques congolais, il est mort de suite d’une longue maladie. Mais
dans l’opinion congolaise, la mort de Vangu Mambweni n’est pas gratuite.
Justification : d’aucuns se souviendront qu’au lendemain du génocide rwandais
en avril 1994, Vangu Mambweni, à la tête d’une Commission d’enquête
parlementaire, dénommée « Commission Vangu
», avait sillonné l’Est de la Rdc et quelques villes rwandaises, dont Gisenyi.
Après plusieurs jours d’enquête, la Commission Vangu était arrivée à la conclusion selon laquelle les nouvelles autorités tutsies
installées à Kigali voulaient profiter de la présence des réfugiés hutus pour
envahir la Rdc et
installer un pouvoir pro-tutsi à Kinshasa. En plus, dans le même rapport, Vangu
Mambweni avait soulevé le problème de la nationalité congolaise. Certains
députés du Kivu, dont Kalegamire et Mutiri wa Bashara (élu député national en
2006 pour le compte du Mlc) étaient même invalidés.
La suite est que Vangu Mambweni avait été attaqué chez lui à
deux reprises. D’abord par des hommes armés qui avaient atteint son garde
du corps à la main droite et ensuite, il (Vangu Mambweni) était mitraillé par
Fabien Runvari (un militaire infiltré dans sa garde). Ce dernier tuera le jeune
Mpoyi, le fils du voisin de Vangu Mambweni.
Après trois ans de traversée du désert (de 1997 à 2000),
Vangu Mambweni sera repéré par Laurent-Désiré Kabila après qu’il ait publié un
ouvrage intitulé : : « Guerres préméditées
dans la région des Grands Lacs : rôle et tentacules de l’International tutsi
power en République Démocratique du Congo ». Considéré comme la
continuité de son rapport parlementaire, dans cet ouvrage, Vangu Mambweni
affirmait que : « … Les Tutsi qui ont cru
avoir si facilement recruté Laurent-Désiré Kabila, tel qu’ils l’ont souvent
réussi avec plusieurs autres Congolais, naïfs et traîtres à leur nation, se
sont vite rendus compte qu’avec ce dernier, leurs objectifs assignés à la
guerre de 1996 ne seront jamais atteints. C’est ainsi qu’ils déclencheront de
nouveau la guerre du 02 août 1998… ».
Succédant à Laurent Kabila en janvier 2001, Joseph Kabila va
surprendre plus d’un analyste politique en faisant appel à Vangu Mambweni au
sein de son cabinet en qualité de Conseiller politique et diplomatique. Qui
avait conseillé à Joseph Kabila de faire appel à Vangu Mambweni considéré comme
l’ennemi n°1 des banyamulenge à qui il déniait la nationalité congolaise dans
son rapport ?
Après son départ du ministère des Affaires étrangères,
Gustave Vangu Mambweni n’a figuré dans aucune des institutions politiques de la
transition issues du dialogue intercongolais pour le compte de sa famille
politique. Explication : Vital Kamerhe a tout fait pour que Vangu Mambweni ne
soit ni député, ni sénateur et ne dirige aucune entreprise publique. C’est dans
ces circonstances que Vangu Mambweni sera victime d’une paralysie qui l’amènera
aux soins en Afrique du Sud. Comment ne pas conclure que la mort de Vangu a été
voulue et préparée, parce que l’homme a été visiblement « jeté » dans la rue, mieux, « puni » pour avoir dit tout haut, ce qui
se préparait silencieusement à Kigali contre la République Démocratique du Congo.
Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila et
considéré comme l’un des spécialistes sur les Grands Lacs, Vangu Mambweni n’a
pas participé ni à la préparation et moins encore au déroulement des travaux du
dialogue intercongolais.
Abandonné et oublié, Vangu Mambweni est mort dans la
banlieue kinoise, dans sa maison dans la commune de Matete. Il semble qu’il ne
soit pas seul à mourir parce que puni pour avoir fait échec à un plan préparé
depuis Kigali. Sur la liste, on cite le colonel Mukasu qui est à mort à
Masina. Officier militaire formé en France (il fut l’adjoint de feu général
Mahele au camp Ceta), il avait mis en échec, en 1999, le plan de Kagamé de
prendre la ville de Mbuji-Mayi. Depuis, il n’a plus connu une promotion. Lors
des dernières nominations dans l’armée, Joseph Kabila en personne lui avait
promis qu’il serait nommé non seulement général, mais commandant d’une région
militaire. Très sûr de la promesse du chef, le colonel Mukasu s’était effondré
dans son fauteuil après qu’il ait constaté, après la fin de la lecture des
ordonnances présidentielles, que Joseph Kabila l’avait trompé.
Après Vangu Mambweni
et le colonel Mukasu, à qui le prochain tour ?
Tshisekedi ou le combat pertinent pour libérer le Congo-Zaïre ?
TSHISEKEDI OU LE COMBAT PERTINENT POUR
LIBÉRER LE CONGO-ZAÏRE ?
Questions
à l'UPDS
Evariste Tshimanga Bakadiababu
Points de vue
POLITIQUE AFRIQUE NOIRE République
Démocratique du Congo
ISBN : 2-296-00989-1 •
juillet 2006 • 106 pages
Version numérique :
Prix éditeur : 9,5 € / 62 FF
A la suite de Patrice-Emery Lumumba, le Congo ex-Zaïre connaît un second héros d'envergure nationale dont la personne et l'itinéraire politique se confondent avec l'histoire dramatique du pays : Etienne Tshisekedi, co-fondateur et président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UPDS). Pourtant beaucoup en Occident notamment, en Afrique et même en R-D Congo, n'en retiennent que les dires de ses détracteurs, acharnés depuis toujours à réduire son impact.
Convention politique du MLC les 20 et 21 juillet à Kinshasa
Le Mouvement de libération du Congo
(MLC) organise, du 20 au 21 juillet, une Convention politique au Grand Hôtel
Kinshasa.
© Albert tshiambi
Cette rencontre gravitera autour du thème « Analyse,
évaluation de la situation politique du pays et du parti et perspectives
d’avenir ». L’annonce émane du communiqué de presse de cette formation
politique, parvenu à la rédaction du journal Le Potentiel.
Sont conviés à cette rencontre, les membres fondateurs, les
membres du bureau politique, les membres du Conseil exécutif national, les
députés nationaux, les membres MLC du bureau de l’Assemblée provinciale de
Kinshasa, ainsi que les autres élus, précise le communiqué.
Selon le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo, François
Muamba Tshishimbi, le signataire dudit communiqué, « les résolutions de la Convention seront
rendues publiques ».
Compte tenu du contexte politique post-électoral, tous les partis opérant en
République démocratique du Congo sont en droit de revoir leurs stratégies, en
vue de réarmer moralement et politiquement leurs membres. C’est pour cette
raison que le MLC, à l’instar d’autres formations politiques, compte organiser
ces assisses qui s’étendront sur deux jours. Au cours de cette rencontre, les
membres et cadres du parti cher à Jean-Pierre Bemba auront l’occasion de
réfléchir et de proposer des pistes de solutions susceptibles d’aider leur
parti au lendemain meilleur.
Après la tenue des élections de 2007, l’on a remarqué, certes, une certaine
léthargie dans le chef de beaucoup de partis opérant au Congo-Kinshasa. A ce
sujet, d’aucuns pensaient déjà que toutes ces formations politiques ne
fonctionneront plus. Et pourtant, la force d’un parti politique réside dans sa
capacité d’organiser régulièrement des activités relatives à son fonctionnement
et surtout à son avenir. Faute de quoi, il risque d’être en retard par rapport
aux autres. C’est qui a des répercussions sur un certain nombre de choses sur
son parcours politique.
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005
Kinshasa sans transports : Le gouvernement secoué
Le Premier
ministre Gizenga pensait gouverner « en silence ». Les événements sont en train
de le contredire. Il est obligé de taper du poing sur la table, de prendre des
mesures coercitives et anticipatives pour éviter d’être emporté par le vent de
la fronde sociale. Car, après la
Miba, les régies financières, les menaces de grève à la RVA, SNCC, PTT, et bientôt la
rentrée scolaire, c’est maintenant le tour des transporteurs privés d’entrer
dans la danse. Hier lundi 16 juillet, Kinshasa a connu de fortes perturbations
avec cette journée quasiment sans transports. Des signes avant-coureurs qui
confirment, si besoin en était encore, que le front social est réellement en
ébullition. Le gouvernement Gizenga est en train d’être secoué.
Le malaise social semble gagner de plus en plus du terrain. Dans son édition du
samedi 14 juillet 2007, Le Potentiel tirait déjà la sonnette d’alarme dans son
intitulé-phare : « Le front social déjà en ébullition ». Cet intitulé
prophétique s’appuyait sur dans les faits réels. Il s’est agi de la grève des
régies financières avec un manque à gagner de plus de 15 milliards de FC. Un
véritable dérapage budgétaire dans la mesure où certaines prévisions
budgétaires du gouvernement risquent de ne pas être atteintes. D’ailleurs, le
mouvement se poursuit et il vient d’entrer dans son 12è jour sans qu’un
compromis intervienne.
Entre-temps, l’effet de contagion risque de toucher d’autres secteurs de la vie
nationale. Notamment les PTT, la
RVA … Mais les transporteurs privés de la ville de Kinshasa
sont entrés dans la danse en décrétant unilatéralement une journée sans
transports.
Ainsi, hier lundi 16 juillet, les travailleurs kinois ont eu difficile à gagner
le lieu de travail avec cette journée quasiment sans transports. Kinshasa n’a
pas du tout connu une ambiance agitée de tous les jours dans la mesure où tous
ceux qui ont l’habitude de se débrouiller, au jour le jour pour survivre, n’ont
pas pu effectuer le déplacement vers le centre-ville. Quand on sait que
l’économie congolaise, pour ne pas dire kinoise, est soutenue à cent pour cent
par le secteur informel, la perturbation de la journée est importante dès lors
que même l’ Etat a accusé un manque à gagner considérable. Le fait ne peut en
aucun cas être banalisé.
Effet boule de neige
A examiner la situation de plus près, le faits pourraient se généraliser et
provoquer un effet boule de neige. Certes, les transporteurs privés évoquent
des aspects du problème liés au versement quotidien, aux mesures prises par le
ministère des Transports et Voies de communications pour protéger les usagers
des véhicules et des routes.
Mais l’on ne peut régler ce cas sans s’appesantir sérieusement sur les
transports en commun, l’état des routes, les prix des pièces de rechange, les
frais d’amortissement… Tout est lié. D’où la question de savoir si le
gouvernement, en prenant cette série de mesures « impopulaires », avait pris
soin d’envisager d’autres alternatives pour ne pas pénaliser la population.
Car, c’est toujours cette population hyper-paupérisée et chosifiée qui paie les
pots cassés. Otage de sautes d’humeur des transporteurs privés arrogants devant
l’ absence de moyens de transports en commun, elle doit subir le calvaire que
lui imposent ces mêmes transporteurs privés conscients de l’impuissance du
gouvernement. Le mieux aurait été que le même gouvernement envisage des
alternatives pour ne pas continuer à toujours jeter la population congolaise en
pâture, comme c’est le cas de la journée d’hier lundi.
Toutefois, le mieux consisterait à éviter que cette gronde sociale ne fasse
effet boule de neige. Que d’autres secteurs de la vie nationale ne soient
atteints jusqu’à provoquer la paralysie sur toute l’étendue du territoire
national. D’ailleurs, la grève des régies financières ; notamment la DGRAD, la DGI et l’Ofida a occasionné l’
arrêt du fonctionnement normal des ports de Matadi, Boma, et provoquer des
embouteillages aux frontières, particulièrement dans la province du Katanga. Le
mouvement export-import est interrompu. Si demain la RVA, la SNCC emboîtaient le pas, il
n’y aura plus de transports aérien, ferroviaire et fluvial…. C’est l’arrêt
général des activités économiques.
Cette gronde sociale n’est pas du tout un fait mineur et divers. L’on est en
train effectivement de tester la capacité du gouvernement à réagir avec
promptitude face à toute nouvelle situation aux conséquences imprévisibles.
Des rumeurs ont fait état ces derniers jours des implications ou interférences
politiques dans la grève des régies financières et que la tête de certains
membres du gouvernement serait mise à prix. S’il est courant que des hommes
politiques ont cette vilaine habitude de se faire des crocs en jambe, ce remous
social serait alors un complot de plus contre les institutions de la République pour les
déstabiliser. C’est que les forces centrifuges sont en train d’imposer une
autre forme de guerre à la
République démocratique du Congo.
Aussi, est-il important que le gouvernement se saisisse, séance tenante, de
cette affaire. Car, comme les analyses l’ont souligné jusqu’ici, le président
de la République et le Premier ministre ont l’obligation morale et politique de donner les
signaux d’un leadership fort. Pour ne prendre que ce cas d’espèce, il est
surprenant d’apprendre que la réunion qui devrait mettre autour d’une table les
différents responsables de ce secteur hier lundi à l’Hôtel de ville a été
reportée à demain mercredi.
Certes, l’on donne l’impression de vouloir s’appuyer sur la politique d’usure,
avec cette idée saugrenue que les transporteurs reprendront eux-mêmes du
service ce mardi. Mais par expérience politique, les faits ont prouvé que la
politique d’usure demeure un couteau à double tranchant. En cette période
cruciale de la vie nationale, le gouvernement pourrait être qualifié
d’irresponsable, d’incompétent. Or, comme nous le relevions dans notre dernière
livraison, le mois de septembre sera consacré au bilan de l’action du
gouvernement. Il y aura incontestablement des incidences politiques, et si le
gouvernement continue à être secoué à l’image d’un cocotier, l’on peut
facilement deviner la suite des événements. C’est tout dire.
© Le Potentiel
Mutombo Dikembe s'est entretenu avec la presse
En présence de S.E.
l'Ambassadeur des Etats-Unis, Mutombo Dikembe s'est entretenu avec la presse au
GHK
Comme convenu, hier lundi au GHK, Dikembe Mutombo, Nikki Mc
Cray, Juwan Howard de la
National Basketball Association (NBA) et son Excellence
l'Ambassadeur Roger Meece se sont entretenus avec la presse. Outre les
chevaliers de la plume, on a noté la présence de Mme Faida Ambassadeur de la RDC aux Etats-Unis, le
président de la Fédération
congolaise de basket ball Boniface Mawatadi et des personnalités du monde
sportif.
Dans son mot d'introduction, l'Ambassadeur américain a fait
l'éloge de l'athlète congolais qui selon lui a beaucoup contribué à
l'épanouissement du basket ball aux Etats-Unis. Des qualités professionnelles
et morales que George W. Bush le président de son pays d'adoption lui a reconnu
au cours de son discours annuel sur l'état de l'Union et suivit à la télévision
par des millions de téléspectateurs américains a indiqué l'orateur. Raison pour
laquelle le Département d'Etat s'est investit à parrainer cette délégation de la National Basketball Asssociation (Nba) forte de plus de 70 personnes en séjour à Kinshasa.
Prenant à son tour la parole, Mutombe Dikembe après avoir
présenté ses civilités à l'endroit de l'assistance, a d'abord fait part à cette
dernière de sa fierté de se retrouver au pays de ses ancêtres ensuite ses
préoccupations sur l'avenir de la jeunesse congolaise défavorisée par la
conjoncture actuelle et qui interpelle chacun de nous. La star congolaise
devait par la suite plaider pour la sponsorisation de notre basket-ball par les
grandes sociétés de la place comme cela se passe dans d'autres cieux. Afin que la RDC dispose de plusieurs
Dikembe la formation des jeunes est donc une nécessité et les entraînements qui
seront dispensés à ces jeunes rentrent dans ce cadre. En réponse à une
question, il a révélé à l'assistance ses trois projets suivants : la
construction de l'Hôpital Biamba Marie, d'une école secondaire et d'un stadium
couvert. Il a pour cela convié l'opinion à la patience, une culture qui selon
lui n'est pas congolaise. Juwan Antonio Howard qui l'a succédé, a indiqué que
c'est avec empressement qu'il a accepté lui et sa femme la chanteuse Jenine
Wardally, d'accompagner son ami Dikembe dans son pays d'origine. C'est dans le
même sens qu'a abondé Nikki Mc Cray.
Signalons que le programme du séjour délégation de la NBA à Kinshasa se déroule
comme suit :
- Dimanche
15 juillet : de 9h00 à 11h30 première formation
- Lundi
16 juillet de 9h00 à 16h30 deuxième formation
- Mercredi
18 juillet de 9h00 à midi : troisième et dernière formation
Ces sessions, rappelle-t-on, seront respectivement consacrée aux
jeunes de :
o 8-11 ans
o 12-15
ans
o 16
-18 ans.
- Ce
mardi 17 juillet, les « ambassadeurs » de la NBA participeront à l'inauguration de
l'inauguration de l'Hôpital Biamba Marie Mutombo à Masina.
Etindiki monga Mandika © Copyright La Prospérité
RDC : La triste réputation des réfugiés rwandais sème la confusion à Walungu
RDC : La triste réputation des
réfugiés rwandais sème la confusion à Walungu
Source: Le Potentiel
Date: 14
Jul 2007
Les
réfugiés rwandais installés dans les villages du Sud-Kivu s’efforcent d’intégrer
la communauté locale. Mais ils continuent à faire peur et leurs anciens
complices, les Rastas, en profitent pour imposer leur loi.
Impossible
d’entrer ou de sortir des marchés hebdomadaires du territoire de Walungu, le
plus dense de la province du Sud-Kivu, sans remettre 100 Fc et une partie des
marchandises aux hommes qui gardent les barrières. «C’est depuis deux ans que la Mission des Nations unies
au Congo (Monuc) et les Forces armées de République démocratique du Congo
(FARDC) ont repoussé les Rwandais ici», explique Jean-Marie, un vendeur de
vêtements usagés, assis devant son étal en bambou. «Si on refuse de s’exécuter,
on ne peut pas vendre dans le marché ce jour-là», signale-t-il. André Kafunga,
un récalcitrant, a ainsi été bastonné publiquement par les hommes du nouveau
chef de groupement installé par les Rwandais. Seul le marché de Lukiki est
réservé aux soldats congolais et aux taxateurs officiels qui y récoltent des
vivres et de l’argent pour eux et leurs supérieurs.
«MAUVAIS GARÇONS»
Il est bien
difficile de savoir qui fait vraiment la loi dans la région. Certes, des
réfugiés rwandais sont installés ici. La plupart jeunes se sont désolidarisés,
il y a deux ans, des anciens soldats des Forces armées rwandaises (Far) qui se
terrent toujours dans les forêts et les montagnes. «Nous n’avons rien à voir
avec ceux-là. Nous étions à peine des enfants en 1994. Nous n’avons pas vécu
leur génocide et ne voyons donc pas pourquoi nous devrions en payer les
conséquences dans les prisons rwandaises», explique Paul Munyeshuli, l’un des
réfugiés.
Lorsque les
réfugiés rwandais vivaient dans les montagnes et commettaient des exactions
dans les villages, ils avaient pour guides et complices des habitants de la
région, des mauvais garçons connus sous le nom de Rastas, prêts à tous les
mauvais coups. Après leur séparation d’avec les autres, ces Rwandais sont venus
vivre dans les villages de leurs amis. Les Rastas ont alors profité de la
terreur qu’inspirent les Rwandais. Ils se sont auto-proclamés chefs de village.
A ce titre,
ils lèvent des taxes sur les marchés et aux barrières qu’ils érigent sur les
routes, prétendant à chaque fois que ce sont les réfugiés qui les emploient.
Personne ne sait plus très bien qui agit. Même les notables, selon Placide
Mushagalusa, un habitant de la place, «n’osent trop se plaindre de peur
d’exposer leur population».
Dans
certains villages, ces «mauvais garçons», plus ou moins de mèche avec les
Rwandais, sont allés jusqu’à imposer des cotisations hebdomadaires. «Si on ne
donne pas les vivres et le bétail demandés, ils attaquent le village et
emportent ce qu’ils veulent, pour servir d’exemple aux autres chefs de
village», explique Kabugi, le chef de groupement de Luntukulu, qu’ils ont démis
de ses fonctions au profit de son cousin, leur ami. «C’est inadmissible, se
plaint-il, que les autorités voient tout cela et ne disent rien.»
«CE SONT DES HOMMES COMME NOUS»
Les
Rwandais s’efforcent à s’intégrer. «Nous, on n’a rien à voir avec ces assassins,
même si on vient du même pays. Tout ce qu’on veut, c’est vivre tranquillement
avec nos frères congolais qui nous ont accueillis», témoigne un réfugié,
rencontré au marché de Kisungi, à environ 70 km de Bukavu. Et d’ajouter, avec un clin
d’œil, qu’il a voté aux dernières élections sans que personne y trouve à
redire... «Il y en a de deux sortes [des Rwandais, Ndlr] : ceux de Kabare et
Bunyakiri qui tuent, violent et pillent et ceux d’ici qui s’efforcent de faire
oublier qu’ils viennent de loin, confirme une vieille femme. Ils parlent le
mashi comme nous, si pas mieux que certains d’entre nous, et ils ont en très
peu de temps pris la couleur locale.» Certains, qui se sont mariés à des femmes
bashi, ont eu des enfants et même pris des noms de la contrée dont ils ont
rapidement adopté les coutumes et les mœurs.
La
population du Sud-Kivu ne voit aucun mal à vivre avec ces nouveaux venus. Comme
le dit Alphonse, un commerçant, «ce sont des hommes comme nous et qui ont aussi
connu bien des malheurs. Il faut leur donner une chance, mais aussi leur
demander de cesser de faire souffrir les autochtones qui les ont accueillis».
D’ailleurs, souligne un enseignant, «nous avons les mêmes coutumes ; notre
histoire s’emmêle tellement qu’à part les frontières, on ne saurait parfois
distinguer les Bashi des Banyarwanda, notamment ceux de Cyangugu».
De l’avis
de plusieurs personnes, ce n’est pas leur faute s’ils sont parfois un peu durs,
mais celle de leurs propres frères qui étaient leurs complices lorsqu’ils
vivaient dans les montagnes.
Syfia Grands Lacs/LP
Du charlantanisme à la congolaise : Groupes de prière ou agences de divorce ?
Ces derniers temps en France, nous assistons à un phénomène bizarre qui se
développe dans la communauté congolaise : la prolifération tous azimuts des
sectes religieuses nébuleuses connues plus sous le vocable de « Groupes de
prière » Le comble est que la quasi-totalité de ces sectes est dirigée par des «
Charlatans» qui galvaudent la réputation des véritables « Pasteurs »
Exploitant la crédulité de leurs fidèles, ces faux « Pasteurs » se permettent souvent d'organiser des veillées de
prière soi-disant d'expiation, auxquelles sont conviés les Frères et Soeurs en
Christ.
C'est pendant ces veillées que nos « Pasteurs » font
des révélations surprenantes à l'endroit de certaines Soeurs en Christ de moeurs
légères ; du type : « Nzambe apesi ngai vision, alobi ete yo ozali mwasi oyo
mpenza atindelaki ngai. Mobali oyo ozali kovanda na ye akoki na yo te »
(Dieu m'a donné une vision, tu es la femme qu'il m'a envoyée, ton mari n'étant
pas l'homme qu'il te faut).
Naïve et déstabilisée par cette fausse révélation, la Soeur en Christ n'a pas
d'autre choix que de céder aux avances de notre « Pasteur Kinsekwa ». En
rentrant chez elle, c'est la dispute avec son mari légitime et quand ce dernier
, irrité par la conduite de sa femme, porte la main sur elle, c'est le moment
choisi par Madame pour quitter le foyer et aller squatter chez notre divin
Pasteur. Celui-ci, qui profitant de la situation, n'hésite pas à engrosser la Soeur en Christ pour faire
le Christ. En plus de ces abus sexuels, nos « Pasteurs » n'hésitent pas à
truander leurs fidèles en leur exigeant des Mabonza, toujours au nom de notre
Seigneur Jésus-Christ, alors que celui-ci n'a rien demandé.
Quel mari pourra
tolérer que sa femme puisse fréquenter ces Temples du Mal ?
Parmi les femmes congolaises mariées qui fréquentent
régulièrement ces groupes de prière et leurs différentes veillées de prière,
certaines profitent du laxisme de leurs maris pour se livrer à la débauche en
allant passer la nuit avec ou chez leurs amants abusant ainsi de la confiance
de leurs maris qu'elles traitent de « de vrais yuma ». « Vrais yuma, ils ne se
donnent jamais la peine de vérifier si réellement madame est partie à la
veillée de prière ou ailleurs.
Aujourd'hui en France, ces groupes de prière sont devenus
des véritables Agences de divorces et de mariages bidon. Dans la quasi-totalité
de couples où seule la femme fréquente ces groupes de prière, les disputes
conjugales sont monnaie courante et les problèmes tournent toujours autour de «
notre pasteur a révélé ceci ou cela. Soit notre maison est envoûtée ou que la
famille du mari ne veut pas de notre mariage. Donc, il faut faire appel à notre
« Pasteur » pour le désenvoûtement.... Et quand le mari refuse d'accueillir le
Pasteur charlatan, à la maison il est alors taxé de « Ndoki ou sorcier et de
complice avec sa famille ».
Ces « Pasteurs » qui prétendent être détenteurs des pouvoirs
divins et qui trompent leurs fidèles avec des fausses prédications sont-ils
conscients des dégâts qu'ils causent dans plusieurs foyers ?
Ce n'est pas en mémorisant quelques passages bibliques que
l'on peut se faire passer pour un Pasteur ou « Papa mokambi » dans le but
d'abuser sexuellement des femmes d'autrui... et de recueillir l'argent sous
forme de « Mabonza ou offrande et collecte »qui ne sert pratiquement qu'au
Pasteur et à sa famille.
Le temps est venu que les véritables représentants de Dieu
se mobilisent pour mettre hors d'état de nuire ces brebis galeuses.
Le débat est ouvert ...
© Dr Tumba Tutu-De-Mukose
tumba@club-internet.fr







