Kabila_et_complicesPendant que la Belgique jubile pour sa fête nationale, le Congo vacille dans des projets séparatistes.

C’est inadmissible !

« La situation ne va plus à l’Est du Congo ». Sur les antennes de la télévision belge de mardi 17 juillet 2007, le ministre belge des affaires étrangères, Mr. Karel de Gucht a lâché cette phrase qui résume la chronique situation préoccupante du Congo.

Personne n’ignore qu’après les élections et leur dénouement mitigé, couve sous les cendres un feu meurtrier que l’on pas su ou que l’on n’a pas voulu éteindre auparavant.

Nous avions toujours mis en garde les promoteurs de ces élections qu’il fallait d’abord  pacifier le pays, en particulier les provinces de l’est avant de lancer le processus électoral. Ils ont fait la sourde oreille.

Aujourd’hui, des sources non encore officielles, nous apprenons que le Kivu est déjà prête pour se constituer en un État indépendant et que certains gouvernements étrangers, informés de l’imminence du projet, seraient même prêts à le reconnaître.

En effet, ayant parcouru le document constitutif de ce projet signé le 5 juillet 2007, cette nouvelle ne semble pas être un jeu d’enfant ou un simple vœu pieux. La nouvelle république dénommée « The United Republic of Kivu » dont la capitale sera Bukavu, est un vrai travail élaboré et préparé sérieusement par des acteurs déterminés afin de se réaliser concrètement.

Selon le texte, rien n’est laissé au hasard. De la présidence de la République qui serait assumée par un certain Elie Désiré Atawale jusqu’aux PDG des entreprises publiques, les noms et les fonctions sont clairement désignés. Le Nouvel État a même déjà choisi son drapeau, sa monnaie ( le panda dont 1 panda = 100$), les langues officielles dont (le Swahili, l’Anglais, le Shi, le Kinyarwanda…), ses religions, etc.

Le texte a déjà défini ses principales villes, ses lieux stratégiques et commerciaux et mêmes ses matières premières dont le cuivre, l’uranium, l’or, le diamant et tant d’autres pour lesquels un appel d’offre est gentiment tendu aux éventuels investisseurs étrangers. De quoi faire miroiter aux aventuriers un nouvel Eldorado en Afrique.

Que dire de ce projet ou de cette tentative de putsh ?

Comme réponse et commentaires à ce projet des acteurs politiques du Kivu, je voudrai ici redonner aux lecteurs et à tous mes compatriotes congolais, l’extrait de notre document N°4 du 23 janvier 2006, document intitulé : Après les élections 2006, voici ce que sera le Congo

En effet, dans ce document d’analyse à caractère prophétique, je disais qu’après les élections 2006, il y aura quatre phénomènes importants au Congo . D’abord :

- Un faux calme

- Un faux développement économique

- Un faux discours sur l’unité et le fédéralisme

- La disparition du Congo par la création de petits états

1. Un faux calme

congolais_enfantDans les premiers moments après l’installation officielle du nouveau pouvoir en juin 2006, ce pouvoir va proclamer la paix partout au Congo. C’est une stratégie.

Cette fausse paix est donnée au Congolais pour qu’ils ne se révoltent pas et qu’ils voient que le nouveau pouvoir apporte le calme pour le peuple congolais. Mais c’est faux.

Cette fausse paix sera tout simplement le contentement et la joie des envahisseurs du Congo qui auront trouvé ce qu’ils cherchaient.

Massacres_bas_congoLe Rwanda, le Burundi et l’Ouganda auront gagné et réalisé leurs espoirs, c’est-à-dire voir installé au Congo un Président et un gouvernement de leur choix et qui leur donnent ce qu’il voulaient : les territoires de l’Est du Congo (Kivu, Kisangani) et l’exploitation des richesses de cette partie du Congo.


brutaliteLes maîtres étrangers qui soutiennent en cachette le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi et qui soutiennent également le pouvoir en place, auront gagné après ces élections. Vous comprendrez ce qu’ils cherchent dans le 4è point. C’est pourquoi, après ces élections, ils ne demanderont plus à ces pays d’attaquer de nouveau militairement le Congo.

Donc cette paix sera voulue par ceux qui voulaient la guerre au Congo. Ça ne sera pas la paix des Congolais.

2. Un faux développement économique

Afin d’éviter le mécontentement du peuple, le nouveau pouvoir ainsi que ceux qui le soutiennent donneront rapidement aux Congolais dans toutes les provinces, des avantages :

- Les prix des marchandises vont baisser

- Il y aura des bus pour le transport

- Les exploitants étrangers vont s’installer dans des endroits stratégiques dans toutes les provinces.

- Le sol et le sous-sol congolais seront exploités d’une manière sauvage, pour les gros avantages des multinationales de
pays étrangers ou pour des privés qui vont courir au Congo comme des investisseurs à l’exemple de FOREST au Katanga.

On fera croire aux Congolais que c’est pour leur bien parce qu’on leur donne du travail. Mais en réalité c’est pour exploiter la main d’œuvre moins chère, recevoir un petit salaire qui ne représente rien en comparaison d’immenses richesses qu’on leur prend.

Mais surtout, que les congolais se mettent ceci en tête : ce ne sont pas des avantages qu’on nous donne, mais des simples calmants pour nous endormir et ne plus parler.

3. Un faux discours sur l’unité et le fédéralisme

Afin de donner une bonne image, le nouveau pouvoir va nous endormir avec un discours pompeux sur l’Unité du Congo. C’est pour que le peuple pense que ce pouvoir travaille à respecter l’intégrité territoriale et qu’il défend le Congo.

FAUX ! L’unité du Congo, ce sont les Congolais qui doivent la défendre et non des étrangers déguisés en citoyens congolais.

En même temps, ce pouvoir incitera les gens à cultiver des sentiments tribalistes et régionalistes sous prétexte du fédéralisme.

Or Citoyens congolais ! Sachez que le fédéralisme que le nouveau pouvoir des traîtres veulent nous donner, c’est la division et le dressement de nos tribus les unes contre les autres pour nous entre-tuer. « Diviser pour régner » comme on le dit.

4. La disparition du Congo par la création de petits états

La conclusion de tout ce qu’on impose aujourd’hui aux congolais, est la disparition du Congo. Voici comment cela se passera bientôt.

Le faux développement qu’on va donner aux gens et aux provinces sera accompagné d’un discours incitant à réclamer l’autonomie de chaque province, autonomie qui est déjà Votée dans leur Constitution. (art. 2)

Après cette autonomie PIEGEE, les ambitions politiques de certains leaders locaux (à l’exemple de KALONJI MULOPWE, MOISE TSHOMBE, KYUNGU WA KUMWANZA et autres) ainsi que le sentiment tribaliste de notre PAUVRE PEUPLE CONGOLAIS non informé, vont tomber dans le désir de réclamer les indépendances politiques, c’est-à-dire carrément devenir des États indépendants.

Les ennemis du Congo ainsi que les intérêts occidentaux vont appuyer ces réclamations, et cela ne va pas tarder : il y aura vite proclamation des petits États indépendants. Prenez l’exemple de l’ex-Union Soviétique et celui de l’ex-Yougoslavie. On n’en parle plus aujourd’hui. Ainsi en sera-t-il du Congo si nous ne stoppons pas maintenant ce mouvement. Un fédéralisme mal préparé donne immédiatement aussi des États indépendants mal préparés et sans avenir.

Dans un premier temps, nos petits États indépendants au Congo s’imagineront aller au progrès et qu’ils seront vite développés, FAUX.

POURQUOI ?

mineursLa répartition du Congo en plusieurs petits États fera diminuer le poids et la valeur de nos richesses actuelles. La loi du Commerce mondial appliquera des mesures sévères et discriminatoires comme on le fait aujourd’hui avec tous les États du Tiers monde, et on sera totalement affaiblis.

Par exemple, le Cuivre du Katanga pourrait être boycotté à tout moment par le commerce international dans le but de casser ce qui fait le poids et la fierté économique de notre province actuelle mais qui chercherait à devenir un État selon ce FAUX FEDERALISME.

rdc_mbuji_mayi_diamants_1De même le diamant du Kasaï, l’or de Kisangani et de Kivu ou encore le bois ou le café de l’Equateur. Un seul petit État ne tiendra jamais devant les ambitions des intérêts internationaux. Ni le Cuivre, ni le diamant, ni l’Or, ou tout autre produit faisant aujourd’hui le monopole et la fierté d’une province, ne pourra faire de celle-ci le développement d’un nouvel Etat au Congo. Sauf un seul Congo uni peut peser dans la balance internationale, C’est d’ailleurs pour cela que tout le monde court derrière nous. (Barroso y va, Louis Michel, Di Rupo et autres de leur catégorie)

L’intention finale des envahisseurs ainsi que des leurs maîtres est de parvenir à cette disparition totale du Congo afin de pouvoir mieux contrôler séparément les richesses actuelles du Congo.

Quant au peuple Congolais. Sans solidarité et unité entre nous, nous serons obligés de rentrer dans notre état « paysan et sauvage » selon le terme des anciens colons. Nous n’aurons plus de nation, plus de pays et alors nous serons à la merci de ceux quluba009i nous ont toujours dominés.

Avec cette disparition du Congo, notre richesse culturelle, nos langues, nos coutumes, nos œuvres d’art, notre sentiment patriotique et national, nos liens de parenté déjà tissés à l’intérieur de notre pays, seront brusquement brisés.

Nos anciennes sociétés traditionnelles avaient été brisées par la colonisation, pourquoi accepter aujourd’hui que la seule nation moderne que nous avons commencé à bâtir, dans les larmes et la douleur, puisse ainsi s’écrouler selon la volonté des ennemis et de la soi-disant « Communauté internationale » ?

Un peuple trahi et humilié : Avant l’indépendance et après l’indépendance. Arrêtons cela :

- du Congo-belge au Zaïre,

- du Zaïre au Congo,

- et du Congo à ? ? ?

Bref, sans PASSÉ, ni PRÉSENT, ni AVENIR …Nous sommes nés les bâtards du sort.

Notre Congo, 80 fois plus grand que la Belgique, doit-il ainsi finir ? NON

C’est pourquoi l’UFDC, Union des Forces Démocratiques Congolaises en appelle encore une fois à la conscience de tout le peuple congolais pour s’unir et faire échec à ce processus qui veut conduire notre pays à sa disparition totale. LES ÉLECTIONS 2006 avec ce pouvoir en place sont un GRAND PIÈGE pour le Congo. »

© Pierre Mutanga
UFDC (Union des Forces Démocratiques Congolaises)
Email : ufdcbruxelles@yahoo.fr

Doc. N°66 - Ed. Française du 21 juillet 2007 – Bruxelles - En lingala, Tshiluba, Swahili et Kikongo.
Doc. N°4 du 23 janvier 2006 - Bruxelles