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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

24 juillet 2007

Casques bleus ou touristes sexuels ?

monuc_3Après avoir reconnu quelque 150 cas d’«inconduite», l’ONU semble décidée à faire le ménage.
RD CONGO | 28 novembre 2004 | FRANCIS KPATINDÉ

Ils sont au total 13 100, dont 2 300 civils et 10 800 Casques bleus et policiers, originaires d'une cinquantaine de pays. Ils sont en République démocratique du Congo (RDC) pour faire respecter un accord de paix signé, au terme de cinq années d'une guerre civile meurtrière, entre le gouvernement et des chefs de guerre. Si la grande majorité de ces « missionnaires et soldats de la paix » est irréprochable, plusieurs dizaines d'entre eux sont aujourd'hui au coeur de ce qu'il faut bien considérer comme l'un des plus gros scandales de l'histoire des Nations unies.

Pédophilie, prostitution à grande échelle, y compris avec des mineurs congolais des deux sexes, harcèlement sexuel, viols, tentatives de viols sont, hélas ! devenus monnaie courante au sein de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc).

Révélée il y a quelques mois par J.A./l'intelligent (voir le n° 2264), l'affaire vient, pour l'essentiel, d'être confirmée par une enquête conduite par le très officiel Bureau des services de contrôle interne (BSCI), créé il y a dix ans pour épauler le secrétaire général de l'ONU. Les premiers éléments de l'enquête sont à ce point accablants que Kofi Annan a fait part de sa « honte » devant autant « de preuves évidentes d'inconduite ». Quelque cent cinquante cas, dont un grand nombre ont pour théâtres Bunia, dans l'Ituri (Nord-Est), Goma, dans l'Est, près de la frontière rwandaise, Kalémié, au Sud-Est, et Kinshasa, font actuellement l'objet d'une investigation.

L'ampleur des découvertes est telle que le BSCI a reçu, le 22 novembre, des renforts en provenance de New York. « Nous prenons cette affaire très au sérieux, explique, au téléphone, le porte-parole de la Monuc, Mamadou Bah. Nous avons d'ailleurs été les premiers à alerter le siège de l'ONU à New York, les médias, l'opinion publique internationale et congolaise sur le sujet, preuve que nous entendons jouer la transparence. »

Fille_m_re_10_ansQue se passe-t-il donc à la Monuc ? En octobre dernier, un responsable français en poste à Goma, dans l'est de la RDC, a été rapatrié vers son pays d'origine, où il a été mis en examen le 2 novembre par un juge d'instruction parisien pour pédophilie, avant d'être laissé libre sous contrôle judiciaire. Âgé de 41 ans, l'intéressé avait été surpris par la police congolaise en compagnie d'une petite fille de 12 ans dont il avait acheté les faveurs. Devant ses employeurs, puis durant la garde à vue, il a reconnu les faits. Des photos et des cassettes vidéo pédophiles ont été saisies à son domicile.

Auparavant, la Monuc avait rapatrié deux Casques bleus du contingent tunisien pour abus sexuels sur des femmes à Kinshasa. Quatre autres fonctionnaires de la Monuc, dont deux hauts responsables en poste dans la capitale, sont actuellement suspendus. Et deux Casques bleus sud-africains sont retenus dans l'est de la RDC, à la demande de leur hiérarchie, pour les besoins d'une enquête. Et ce n'est pas tout.

Il y a deux ans, une gamine de 6 ans avait été violée par un fonctionnaire onusien, à Goma. Le coupable, un Casque bleu marocain, n'a pas été sanctionné et est rentré tranquillement dans son pays. Un citoyen russe occupant un poste de responsabilité, qui s'était amouraché d'une mineure, a dû quitter discrètement la RDC, sous protection policière, pour éviter le scandale. Une gradée sud-africaine aurait été violée par un de ses compatriotes, homme du rang. Les enquêteurs auraient saisi des cassettes vidéo et des photos de partouzes, parfois avec des mineures congolaises ...

« Il y a beaucoup de touristes sexuels parmi nous, mais nous sommes résolus à faire le ménage », souligne-t-on au siège de l'ONU, à New York, où le secrétaire général a décrété, depuis peu, la « tolérance zéro » en matière de violences et d'exploitation sexuelles. Annan a récemment dépêché son - tout nouveau - « conseiller en matière d'exploitation sexuelle », le prince Zeid Ra'ad al-Hussein (également représentant permanent de la Jordanie auprès des Nations unies) en RDC pour qu'il se rende compte de la gravité du problème. Jusque-là, les fonctionnaires et les Casques bleus fautifs étaient mutés ou reconduits, bien souvent en catimini, dans leurs pays d'origine. Quand ils ne se confondaient pas en excuses du genre : « Je croyais avoir affaire à une fille majeure ! » Et l'institution évitait soigneusement de mentionner les noms et pays d'origine des coupables.

Ces derniers devront désormais répondre de leurs forfaits, et l'on ne fera plus mystère de leur nationalité. Et tout commandant de contingent dont un soldat se rendra coupable de violences sexuelles sera, ni plus ni moins, remercié. « Les règles veulent que les soldats coupables soient jugés dans leur pays par une cour martiale, explique Mamadou Bah. L'ONU, en tant que telle, ne dispose ni de troupes ni de tribunal militaire. Nos troupes sont celles que des pays veulent bien mettre à notre disposition. C'est donc aux pays d'origine qu'il revient de sanctionner leurs nationaux.

La Monuc peut tout au plus les rapatrier immédiatement pour qu'ils soient jugés chez eux. Les civils, en revanche, se verront appliquer des sanctions administratives, à savoir la suspension ou la radiation pure et simple. »

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La cacophonie entre les institutions politiques à Kinshasa !

assemblee_nationale_rdc_2Alors que le Parlement débat sur l’occupation militaire de Kahemba par les FAA, le Gouvernement renforce la coopération militaire avec Luanda !

L’absence de l’Etat se fait réellement sentir à Kinshasa où le pays n’est dirigé de nulle part. Chaque institution joue sa partition selon ses humeurs et ses intérêts. Nous le voyons encore à travers le dossier de l’occupation du territoire congolais de Kahemba par les Forces Armées Angolaises (FAA).

Au moment où les débats se déroulent autour du rapport de la mission parlementaire sur cette occupation, Joseph Kabila accélère et renforce l’axe de coopération militaire avec Luanda. Nous en avons fait un compte-rendu saisissant. En vue de préparer sa visite dans la capitale angolaise, Joseph Kabila a dépêché une délégation d’experts militaires en Angola pour préparer la Grande Commission mixte entre les deux pays en vue de réactiver les accords de coopération militaires signés entre la RD Congo et l’Angola le 05/08/1997, et complétés par les accords de coopération techno militaires et techno policières d’octobre 2004.

Militaires_angolaisJoseph Kabila en personne aura pour objectifs précis : la formation du 2e Bataillon Commando intégré des Fardc en Angola, le recyclage des commandos angolais en RDC, la qualification des deux pilotes mécaniciens de Mirage 5 et 19 pour le MIG23, la poursuite de la formation de 15 pilotes de CESSNA 150 à l’Ecole Militaire de l’Aéronautique à Lobito et enfin, la formations des officiers de Reconnaissance, des officiers de contre renseignements et des officiers des opérations secrètes !

Entre les mains des autorités militaires angolaises, on comprend mieux d’un côté l’arrogance des Angolais et de l’autre, l’hypocrisie ainsi que le mépris de Kabila vis-à-vis des Congolais. Cde contre renseignements militaires d’un pays souverain soient confiés pour formation et organisation à un pays voisin, qui par surcroît occupe de force une partie du territoire national et refuse tout débat pour sa restitution ?

Pour amuser et distraire le peuple congolais, alors que les officiers de l’armée congolaise qui sont censés défendre l’intégrité du territoire national se voient plutôt constitués élèves des agresseurs de leur pays à qui l’on offre tous les domaines sensibles de l’armée nationale Prendre le peuple congolais et ses leaders politiques pour des « chiens » qui aboient le long de sa caravane ?

Aux Congolais d’y répondre !

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Ministre de la défense des intêrets des lâches et traîtres Congolais !

chikez_diemuChikez Diemu : une sortie médiatique réussie ?
© JP Mbelu

Pour les fouineurs de l’actualité politique du Congo de ces derniers temps, un fait saute de plus en plus aux yeux : la prise de parole des acteurs politiques congolais à travers les médias nationaux et internationaux ( ?) pour éclairer l’opinion sur la situation chaotique du pays après la mascarade électorale de 2006. Joseph Kabila, Vital Kamerhe, Jean-Pierre Bemba, Vincent de Paul Lunda-Bululu et Chikez Diemu prennent la parole, tour à tour, pour s’exprimer sur le passé récent, le présent et le futur de notre pays.

I. Indignation et frustration réelles ?

L’interview de Chikez Diemu (A. MOBATELI, Le Potentiel va plus loin avec Chikez Diemu, dans Le Potentiel du 23 juillet 2007) et celle de Joseph Kabila (au journal Jeune Afrique) ont quelques points communs dont celui-ci : elles disent la part des partenaires occidentaux dans la situation que le pays connaît. Cette façon de parler, même si elle n’est pas très loin de la politique de la bouc-émissairisation , comporte « sa petite part de vérité ». Elle permet, en filigrane, de dire ce qui arrive aux pays dont la gestion politique est fondamentalement extravertie.

Prenons l’exemple de l’interview de Chikez Diemu. Il est allée à l’Union Européenne lui dire qu’elle n’avait pas raison de bloquer les armes achetées par le pays. Il a aussi fustigé sa politique de deux poids deux mesures. Elle qui a bénéficié du Plan Marshall, sans que la France s’engage derrière les Etats-Unis dans la guerre en Iraq, voudrait faire du Congo « un élève docile ».

Relisons cet extrait de l’interview de Chikez Diemu : « Je suis allé dire à l’Union européenne que les Etats-Unis d’Amérique ont développé un Plan Marshall au terme de la deuxième guerre mondiale. Ce n’est pas pour cela que la France soit partie en Iraq soutenir les Etats-Unis. Pourquoi deux poids deux mesures ? Pourquoi une géométrie variable en ce qui concerne les problèmes fondamentaux de notre pays ? Nous sommes très frustrés.

On ne peut pas nous traiter comme ça. » L’indignation et la frustration que provoque cette politique de deux poids deux mesures chez notre Ministre de la Défense sont apparemment justifiées. C’est vrai : « On ne peut pas nous traiter comme ça. » Mais la question que notre Ministre ne pose pas est la suivante : « Comment ces messieurs en viennent-ils à nous traiter comme ça ? » Et puis, notre Ministre de la Défense évoque le Plan Marshall sans souligner qu’il n’avait pas pour visée fondamentale la sortie de l’Europe de la guerre. Celle-ci était une visée collatérale.

Le Plan Marshall a été le début de l’américanisation de l’Europe. (Un (film) documentaire suivi il y a quelques jours sur la RTBF avait pour titre : ‘Comment sommes-nous devenus américains’ ? Il était très explicite sur cette question. Noam CHOMSKY la traite de manière détaillée dans son livre intitulé ‘Dominer le monde ou sauver la planète ? L’Amérique en quête d’hégémonie mondiale’.) Donc, le Plan Marshall a facilité l’intégration de l’Europe dans ‘Le nouvel ordre mondial’ initié par les Etats-Unis.

L’indignation et la frustration de notre Ministre de la Défense relèveraient de l’inconséquence d’un engagement non averti dans un marché des dupes avec l’Union Européenne. « Nos excellences » et « nos honorables » ont cru (ou ont fait semblant de croire), béatement, que l’Union Européenne s’engageait à financer les élections afin qu’après celles-ci, eux aient les mains libres pour diriger le Congo à leur guise. Donc, cette indignation et cette frustration signifient qu’ils s’étaient trompés d’analyse. Encore faudrait-il savoir si cet engagement a été précédé par des analyses politiques et géostratégiques sérieuses ! La navigation à vue n’a-t-elle pas été la caractéristique dominante de nos oligarques au pouvoir ?

Que les diplomates établis à Kinshasa cherchent à voir le chef de l’Etat chaque semaine ou à opposer le gouvernement et le parlement, cela participe de cette logique  de « la main qui donne et qui voudrait toujours être au-dessus de celle qui reçoit. »

Dans cet ordre d’idées, Chikez Diemu pose cette question : « Dans quel pays vous avez vu un diplomate, un ambassadeur soit-il, aller solliciter des audiences auprès du président de la République presque chaque semaine ? »  Il  y répond lui-même : « Je ne l’ai pas vu ailleurs. » Mais il ne nous dit pas pourquoi cela ne se passe pas ailleurs. Quel diplomate établi au Venezuela irait  demander à Hugo Chavez de le voir chaque semaine ? Ce monsieur a coupé les chaînes de l’esclavage volontaire et réussi, tant soit peu, à mettre l’argent du pétrole au service de son pays.

Les diplomates vivant au Congo, en dehors du fait qu’ils voudraient infléchir la politique congolaise dans la direction dictée par la coalition de leurs pays respectifs, connaissent la vénalité, l’amateurisme et l’incompétence de la plupart de nos gouvernants. Quand un Ministre de l’Intérieur du Congo avoue à son homologue Belge qu’ils sont nombreux à apprendre au gouvernement, comment voulez-vous que « ces têtes pensantes du monde » ne mettent pas ce gouvernement sous l’œil vigilant des « tuteurs » ? Bref, les politiciens congolais donnent, eux-mêmes, à « leurs partenaires occidentaux » les armes avec lesquelles ceux-ci les abattent. Sauront-ils un jour passer de la rhétorique de la responsabilité et de la dignité aux actes dignes et responsables théorisés ? Le jour que ce passage sera effectué, le reste suivra. Il ne sert à rien de se plaindre des diplomates dont a dépendu et dépend encore la survie politique du gouvernement actuel ! Quand, dans un différend entre politiciens congolais, un Commissaire Européen au Développement s’interpose et indique la ligne de conduite à tenir et qu’après on vocifère pour dire qu’ « on ne doit pas nous traiter comme ça », on amuse la galerie. Un point. (La formation du gouvernement belge traîne. Joëlle Milquet pose ses conditions avant que le CDH, son parti politique, accepte de participer à ce gouvernement. Etienne Tshisekedi va-t-il effectuer un voyage pour assurer la médiation entre Yves Leterme et la présidente du CDH ?

Non. Le jour que nous comprendrons que nous jouons un faux jeu avec « nos émissaires blancs » et que nous romprons le cordon ombilical, nous commencerons à devenir « maîtres chez nous, là ». « On ne nous traitera plus comme ça.»)

II. La vertu du dialogue

Chikez Diemu vante la vertu du dialogue. Les échanges qu’il a eus avec les messieurs de l’Union Européenne en témoignent. Relisons-le.  « Pourquoi avez-vous saisi nos armes », leur avons-nous demandé. Ils ont répondu qu’ils se sont trompés. Ils se sont référés à une lettre de leur Haut commissaire Javier Solana, qui a évoqué la même résolution. Je leur ai dit : « Vous vous trompez messieurs, ce n’est pas correct. Je n’en ai pas la même lecture, allons-y point par point. C’est faux ce que vous dites. »  Et il ajoute : « Ils ont tort. Ils doivent nous remettre nos armes. Eux, ils ont le droit de faire respecter le Code de conduite de leurs peuples, mais nous, Congolais, nous n’avons pas le droit de protéger notre peuple ! »

Les messieurs de l’Union Européenne, bien qu’en étant puissants du point de vue des rapports de force, acceptent de dialoguer. Ils répondent qu’ils se sont trompés. Ils acceptent que Chikez Diemu fasse une autre lecture des faits et qu’il leur prouve qu’ils ont tort.

Chikez Diemu peut-il dire, la main sur le cœur, que le gouvernement auquel il participe et le chef de l’Etat du Congo croient en la vertu du dialogue ? Qu’ils sont disposés à reconnaître leur tort après des analyses faites au cas par cas ? Qu’ils acceptent le débat contradictoire ? Tout au long de l’interview de notre Ministre de la Défense, tous les torts sont mis sur le compte des autres. Pour lui, il y a des bandits qui tirent les choses  vers le bas quand le gouvernement veut travailler à la réalisation des cinq chantiers de Joseph Kabila. Les diplomates établis à Kinshasa veulent semer la zizanie entre le gouvernement et l’Assemblée nationale comme en 1960. Les Mbororo se sont installés en Province Orientale avec la complicité des députés siégeant à l’Assemblée nationale, etc.

Le gouvernement et ses membres sont saints et immaculés ! Ils n’ont commis qu’une seule erreur jusqu’à ce jour. Ils ne communiquent pas beaucoup. Ils vont, rapidement, réparer cette erreur afin que nous puissions les évaluer chaque mois.

Combien de fois, depuis que certains acteurs majeurs au pouvoir aujourd’hui, ont-il accepté, le long de leur parcours, une évaluation indépendante de leur gestion ? Les rares fois que cela a eu lieu, qu’ont-ils fait des résultats du rapport du Panel de l’ONU, de la Commission Lutundula ?

Est-ce un mensonge quand Ruberwa confie au journal Jeune Afrique que Joseph Kabila n’a rien fait pour arrêter les massacres de nos populations à l’Est et que les Congolais avertis soutiennent, preuves à l’appui, que le gouvernement (et la Monuc ) « arme(nt) » Nkundabatware ?

Où est passé le rapport de la Commission établie sur « la guerre de Kinshasa » et de celle mise sur pied pour examiner les tenants et les aboutissants des massacres du Bas-Congo ? Qu’est-il advenu après que l’Assemblée Nationale ait contredit les conclusions du rapport du gouvernement sur l’affaire Kahemba ?Pourquoi un gouvernement expérimentant les vertus du dialogue traquent-il tout le monde ? Qu’en est-il des prisons secrètes, des tortures de Kin-Mazières et des exécutions extrajudiciaires ?

Tout ceci ferait partie de faux problèmes posés par les ennemis des cinq chantiers de Joseph Kabila dans lesquels Mutombo Dikembe s’est déjà impliqué en finançant la construction d’un hôpital moderne…

Non. «La force qui nous manque » est celle d’être vrais avec nous-mêmes et avec les autres. Il y a une certaine culture du bouc émissaire et une mentalité sorcière dont nous devons collectivement nous guérir si nous voulons aller de l’avant. La faute n’est pas toujours que chez les autres !

C’est bien beau de prôner la vertu du dialogue. Mais il est mieux de dialoguer et d’accepter la vertu de la parole plurielle. Le gouvernement actuel et le chef de l’Etat en tête n’ont pas rompu avec la mentalité mobutiste d’un unitarisme concocté d’en haut et de la prise en otage de l’espace public par quelques caciques du pouvoir. Ils croient être les seules personnes habilitées à prendre la parole en public. Ils veulent que ce qu’ils disent soit cru comme « une parole d’évangile » et ne souffre d’aucune remise en question. Les questionnements, les débats d’idées contradictoires, les analyses historiques fouillées et documentées ne sont pas tolérés par les oligarques au pouvoir. A moins qu’ils caressent « leur ego ».

Au Congo, à l’heure actuelle, est bon opposant politique, celui qui se tait. Est bon journaliste, celui qui, écrivant, vante les mérites des cinq chantiers de Kabila et les initiatives que les Congolais(es) prennent-sans que Joseph Kabila s’implique- pour les réaliser. Toutes les remises en question du pouvoir en place sont proscrites. Jean-Pierre Bemba en paie les frais. Marie-Thérèse N’Landu mêmement. Eugène Diomi Ndongala vient d’être convoqué au Tribunal de Paix de Kinshasa pour « offense au chef de l’Etat » (lire Le Communiqué de la Démocratie Chrétienne du 21 juillet 2007)

Si Guy De Boeck était au Congo, il est possible qu’il ait été arrêté hier ou ce matin pour « offense au chef de l’Etat ». Il a écrit ce qui suit : «  Il y a (au Congo) plus de mini-Mobutu que de petits Mutombo. Certains de ces Congolais riches méritent d’être comparés avec le dictateur, en ce sens qu’ils se sont enrichis sur le pillage de leur propre patrie, et ont « planqué l’oseille », comme lui, à l’étranger. (…) Il est notoire que les Kabila, toutes personnes confondues et sans trop chercher qui est le fils de qui, ont largement bénéficié des contrats concernant le diamant du Kasaï. Pourquoi cet argent n’est-il pas investi au Congo ? » (Guy De Boeck , Mutombo, Mobutu et les autres…, dans Congoforum du 23 juillet 2003)

Comment voulez-vous que ces messieurs de l’Union Européenne qui savent que tout cet argent accumulé par un enrichissement sans cause est placé dans leurs banques puissent prendre au sérieux ceux qui l’y ont placé et qui voudraient gérer la politique de leur pays avec « l’argent des autres » ? Ils doivent certainement murmurer en eux-mêmes ce qui suit : « Vous, vous détournez l’argent de votre pays et vous le mettez à l’abri ailleurs. Nous vous en donnons ( ?) encore pour préparer un terrain propice à nos affaires. Et vous voulez gérer votre pays sans nous. Vous êtes des malhonnêtes. Nous ne vous offrirons pas cette opportunité-là ! »

Nos vociférations et  nos rhétoriques sur le respect de notre dignité ne changeront rien à cet état des choses. Il faut une rupture. Il faut rompre avec la mendicité, le détournement de l’argent d’autrui mis « au service » du pays ( ?),  et consentir rapatrier des capitaux détournés et conservés dans les paradis fiscaux par les dinosaures d’hier et les nouveaux prédateurs. Ce faisant, si nous refondons la République sur un mouvement d’avancement solidaire, sur un partage fraternel et juste de nos ressources du sol et du sous-sol, si le bonheur collectif devient la chose la plus partagée au Congo, les autres verront que nous avons une dignité à faire respecter ; ils la  respecteront. Nous en aurons une à faire respecter. Comment voulez-vous que des mendiants-pyromanes  se fassent respecter ?

La dignité se fabrique et se conserve. Il n’y a pas de « dignité en soi ». La dignité ne se décrète pas. (C’est vrai qu’elle est liée (pour les chrétiens) au fait que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Encore faudrait-il que nos façons de faire et d’être le prouvent …)

Sur ce point, les dernières sorties médiatiques de Vincent de Paul Lunda-Bululu et l’interview de Jean-Pierre Bemba (avant la guerre de Kinshasa) interpellent beaucoup plus sérieusement que les vociférations de Chikez Diemu dans Le Potentiel de ce matin (23 juillet).

© J.-P. Mbelu

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Vu à Kinshasa !

congo_voiture

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Heureux qui, comme Azarias Ruberwa Maniwa, a fait un bon voyage ...

ruberwa_kagameDifficile à dire !

Retour d’un long séjour aux Etats-Unis d’Amérique, le leader du Rassemblement Congolais pour
la Démocratie – RCD – est de nouveau visible dans la capitale congolaise qu’ il a regagnée mardi dernier par un régulier d’Air France.

Maniwa retrouve son pays dans une situation indescriptible avec les événements dramatiques – très peu médiatisés il est vrai – qui se déroulent actuellement dans les Hauts Plateaux de Minembwe avec la chasse à l’homme, et naturellement ses dérapages, engagée contre des éléments hostiles au brassage.

Ce n’est pas tout. Azarias Ruberwa retrouve par ailleurs une capitale congolaise en pleine hystérie avec les passes d’armes à fleurets mouchetés entre l’Assemblée Nationale et
la Cour Suprême de Justice d’un côté, la même Assemblée Nationale et le gouvernement de l’autre, certains ministres qui n’ont toujours pas démontré en avoir reçu l’autorisation du chef du gouvernement n’acceptant visiblement pas la lecture que font les députés de l’Affaire Kahemba et prenant, du coup, des initiatives solitaires pour leur répondre. Ce qui promet des étincelles à la prochaine rentrée. A condition, évidemment, que les députés se prennent au sérieux.
Il y a, enfin et surtout, ces ambiguïtés et ce désamour persistants dans les rapports entre les deux protagonistes du deuxième tour de la présidentielle, avec tous les torts que ces rapports font au pays ainsi replongé dans l’incertitude du lendemain.

Initiatives

Revenons au leader du RCD pour signaler – du moins si l’on en croit les informations parvenues au Phare – qu’Azarias Ruberwa Maniwa a eu de très fructueux entretiens, à plusieurs niveaux, avec des milieux américains tant du Département d’Etat que du Congrès. A ses interlocuteurs, Ruberwa a fait sa lecture de la situation politique en RDC, au double regard du déroulement du processus électoral, avec ses avancées et ses échecs, et des événements en cours à l’Est.

Face donc à un tableau très contrasté, on chuchote au RCD qu’Azarias Ruberwa n’aura pratiquement pas de repos. Il devrait, assure-t-on de même source, réunir rapidement les instances dirigeantes de son parti et lancer, tout aussi rapidement et vu l’urgence, une série des consultations sur les plans politique et diplomatique.

Rendez-vous avec l’Udps

On croit savoir, sur ce plan, que l’initiative la plus spectaculaire et qui risque de bouleverser durablement l’espace politique congolais – si elle est bien gérée – pourrait être la rencontre entre Azarias Ruberwa et le leader de l’Udps, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Face aux nouvelles menaces et aux incertitudes qu’elles véhiculent, ce rendez-vous est plus qu’urgent, indique-t-on de source « rcdéenne ».

Evacuées les suspicions de la transition et les ambiguïtés liées au processus électoral, on pense au RCD que la politique est dynamique. Et que si elle se nourrit à juste titre du débat et de la contradiction, elle peut dans le même élan déterminer des évolutions majeures susceptibles de sauver le pays de l’errance si elle s’enrichit des alliances solides tournées vers l’avenir.

Le RCD a des ancrages incontestables dans l’Est et des entrées dans les milieux diplomatiques qui comptent. C’est un atout de taille si on y ajoute la puissance historique et sociologique de l’Udps, ajoute-t-on. A condition de savoir enrichir les uns et capitaliser les autres.

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PERENCO-REP responsable de pollution à Muanda

Didace_PembeDidace Pembe est catégorique :

La société française PERENCO-REP, qui exploite le pétrole à Muanda, est bel et bien responsable de la pollution qui y a été observée le mois dernier. C’est à l’issue de la visite d’inspection effectuée par le ministre de l’Environnement, Didace Pembe sur le site qu’il est parvenu à cette conclusion.

Genèse

Selon les experts, une fissure sur un tuyau vétuste serait à l’origine de la fuite au niveau des puits kk 22 et kk 24 posés à l’époque par l’ancien exploitant, la firme américaine Gulf oil Congo. Une fuite a entraîné la dispersion de grandes quantités d’hydrocarbures sur le marécage et les rivières Nzenzi et Siansitu que les pipes lines traversent. La société PERENCO-REP qui niait toute responsabilité au début de l’affaire, reconnaît les faits lui reprochés et affirme avoir mis à pied d’oeuvre une équipe de travailleurs pour colmater les brèches sur le pipe line dont la corrosion d’une partie serait la cause principale de la fuite. Elle a promis de nettoyer les sites touchés.

Catastrophe écologique

Selon les observateurs et le collectif des ONG de Conservation de
la Nature, les conséquences de cette pollution sont énormes. Une couche d’huile coagulée de plus ou moins 1,50 m d’épaisseur flotte sur les rivières Nzenzi et Siansitu. La végétation frappée de plein fouet assèche entraînant la stérilité des terres arables. La destruction de l’écosystème est par ailleurs visible sur les sites alors que les populations continuent à consommer de l’eau tirée de ces deux rivières polluées, sans une prise en charge réelle.

Premier pas

Si PERENCO-REP a commencé à évacuer depuis le 11 mai environ 20.
000 litres d’huile, les autorités congolaises préconisent la sécurisation des sites par les mesures incitatives notamment le forage des puits d’eau de même qu’au versement d’une quotité aux entités locales par PERENCO-REP. Le Gouvernement va incessamment édicter des mesures drastiques autour de l’exploitation du pétrole brut.

© Emmanuel Makila | Le Révélateur

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Grands-Lacs Confidentiel | Année 2007, Numéro 17

kagame_3Edition du 23 juillet 2007

1. Des combats violents éclatent au Sud Kivu

Lemera (Sud-Kivu), RDC, le 21 juillet 2007 (GLAC) – Des combats violents qui opposent les mercenaires infiltrés aux combattants nationalistes Mai-Mai font rage dans les hauts plateaux d’Uvira et ceux de la zone de Fizi.

Les combattants nationalistes Mai-Mai mènent depuis une semaine des combats sans répit contre ces mercenaires qui ont pour mission d’occuper un territoire congolais afin d’y créer une zone d’où partira le plan de la domination et la dislocation du Congo pour le compte des multinationales occidentales.

Ces mercenaires qui opèrent sous le commandement du commandant Bisogo sont composés des plusieurs nationalités dont des mercenaires tutsi rwandais, burundais et ougandais; des Somaliens, des Ougandais et des instructeurs blancs Sud-africains.

Depuis le début de ces affrontements, Patrick Masunzu, un officier tutsi du camp gouvernemental de Kinshasa envoie dans la plus grande discrétion des troupes tutsi pour renforcer le groupe de mercenaires contre les forces nationalistes Mai-Mai.

Des tirs aux armes automatiques issus de cette confrontation entre les Mai-Mai et les mercenaires font retentir leurs échos dans les montagnes qui surplombent Uvira. Certains mercenaires ont été capturés, d’autres se sont rendus, exposant ainsi au peuple congolais et au monde les évidences d’un complot international ourdi contre la RDC. Parmi les infiltrés capturés par les combattants nationalistes Mai-Mai se trouvent des soldats de l’armée rwandaise, des ougandais et des mercenaires somaliens recrutés par Paul Kagamé pour mener la guerre au Congo.

Vue la difficulté de se rendre sur le champ de combat, les sources de Grands-Lacs Confidentiel ne pouvaient pas connaître le nombre de victimes pendant tous ces jours que durent les combats au Sud-Kivu. Il reste vrai selon nos sources que certains blessés de ces combats ont été transférés à Uvira pour traitement et on ne craint pas pour leur vie.

Des mercenaires Somaliens capturés ont confessé avoir été recrutés par le Rwanda par un discours démagogique qui les envoutait à aller faire la guerre au Congo où ils allaient s’enrichir facilement car « il y a de l’or et du diamant partout ».

Plusieurs autres mercenaires ont été mis en déroute, disparaissant dans les montagnes en direction de Minembwe et dans les périphéries d’Itombwe.

monuc_32. La MONUC fournit des conseillers à Laurent Nkundabatwaré 

Rutshuru (Nord-Kivu), RDC, le 20 juillet 2007 (GLAC) – Fidèle à sa tradition pharisienne, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour le Congo (Monuc) continue de jouer le rôle de pyromane et pompier, jonglant avec un discours rassurant de lutter pour une paix durable au Congo et en même temps, passant toute l’information du gouvernement congolais à Laurent Nkundabatware et aux hommes de Paul Kagame pour qu’ils continuent à occuper une partie du territoire congolais.

A Rutshuru, Laurent Nkundabatware menace d’aller frapper et de prendre le contrôle de la ville de Bukavu en représailles de l’offensive des résistants nationalistes congolais connus sous le nom de  Mai-Mai. Ces mercenaires que combattent les Mai-Mai se sont infiltrés depuis des mois depuis le Rwanda et le Burundi (pays voisins du Congo) avant de rejoindre les hauts plateaux d’Uvira. Ils ont pour mission de prendre le contrôle des hauts plateaux d’Uvira et créer ainsi un « tutsiland », un territoire exclusivement pour les tutsi, terre d’ou partira la conquête de tout le territoire congolais au service des multinationales occidentales.

L’affaire est très sérieuse à tel point que Paul Kagame a déja mis en attente des troupes basées à Cyangugu au Rwanda, qui tentent de traverser pour aller aider les troupes des mercenaires combattus à Bijombo.

La Monuc occupe une place centrale dans l’entretien de l’autorité de Laurent Nkundabatware sur le territoire du Nord-Kivu. Cette affaire évoque curieusement les souvenirs amers de la guerre de mésaventure de Bob Denard et Jean Schramme, et elle devient encore plus compliquée car l’Onu joue le rôle de pyromane et pompier. Les sources crédibles de Grands-Lacs Confidentiels ont appris que le conseiller principal de Laurent Nkundabatware, qui l’aide à se maintenir sur ce qui est devenu son fief, est un colonel qui représente et travaille pour la Monuc.

Cet officier originaire de l’Inde supervise les troupes onusiennes de Goma et Rutshuru, et passe toute information provenant du coté gouvernemental à Laurent Nkundabatware.

Très récemment, le colonel indien a réuni les tutsi pour les avertir que s’ils ne font pas attention, ils seront exterminés; un discours certes mensonger et qui attise la haine mais qui reste fondé sur le fond d’un commerce illicite de pierres précieuses de l’officier de la Monuc.

Il a promis de tout faire pour aider les hommes de Nkundabatware à combattre le gouvernement de Kinshasa et leur montrer les plans et axes stratégiques pour « casser l’ennemi ». Ce colonel indien est en contact régulier avec le Lieutenant Général Kisempia, ancien chef d’Etat Major de l’armée congolaise (FARDC).

Nkunda_le_rwandaisC’est cet officier indien qui a informé Laurent Nkundabatware, de l’existence des troupes de l’armée congolaise (FARDC) qui descendraient vers le Sud-Est de Kisangani en direction de Rutshuru et Goma pour aller attaquer et chasser le lieutenant de Paul Kagame au Congo.

En préparatif du coup visant à renverser le gouvernement actuel à Kinshasa, le gouvernement de l’Angola serait en train de fabriquer des tenues des Forces armées Congolaises. Une partie de ce lot ira chez Laurent Nkundabatware au Nord-Est du Congo. La partie restante sera distribuée aux troupes qui partiront au Congo à partir du Bandundu et de Lubumbashi.

Selon les bribes d’information qui tombent au compte goutte, ce coup de renverser le gouvernement comprend Kashala, une femme et 4 autres personnes.

En territoire de Walikale (plus précisément à Nyela), le régime de Paul Kagame a envoyé un bataillon pour renforcer les troupes de Laurent Nkundabatware en attente des troupes congolaises en provenance de Kisangani.

A Rutshuru, six bataillons sont entrés en provenance du Rwanda pour aider Laurent Nkundabatware à faire face à cette attaque éventuelle jugée imminente par le colonel de la Monuc, attaque qui proviendrait du nord de Rutshuru et Goma.

Entre temps, le ministre rwandais des affaires étrangères a fait savoir à son homologue belge que Rwanda rentrera au Congo sans tarder si Laurent Nkundabatware est attaqué. Et la raison éternelle que Kagame lui-même a créée tiendra toujours : « Nous irons officiellement pour aller chasser les interahamwe ».

Entre temps, Laurent Nkundabatware a lui-même fusillé trois de ses officiers qui voulaient changer de camp et  voulaient ainsi rejoindre le gouvernement de Kinshasa.

3. Rwanda : Paul Kagamé recrute pour chasser Robert Mugabé

Kigali, Rwanda, le 21 juillet 2007 (GLAC) – Un groupe de deux mille recrues zimbabwéennes issues de l’opposition est en formation au Rwanda pour lancer la guerre visant à mettre fin au régime de Robert Mugabé, l’actuel président et leader de l’indépendance du Zimbabwe depuis 1980.

Ce groupe composé majoritairement de jeunes zimbabwéens compte aussi quelques centaines de jeunes originaires du Malawi voisin. Les entrainements se déroulent quotidiennement dans une région située à la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie, sous le commandement d’officiers rwandais et ougandais supervisés par les instructeurs américains et britanniques.

Au cours de leur formation, ces jeunes qui jurent par la tête de Robert Mugabe recevront aussi des instructeurs qui viendront des bases américaines du Kenya et de la base américaine de Djibouti du Camp Lemonier, plus particulièrement les instructeurs de la 6th Provisional Security Company (PSC).

Les officiers qui encadrent ces entraînements envoient des messagers à l’Est du Congo pour recruter clandestinement d’autres jeunes qui après la formation iront aider les zimbabwéens à chasser Mugabé du pouvoir. Ces congolais devraient ensuite revenir au Congo pour renverser et prendre le controle du pouvoir.

Paul Kagamé ne ménage aucun effort pour élargir le réseau qui le soutiendra dans la lutte qu’il mène pour prendre contrôle du Congo. Les recruteurs promettent de payer un salaire de quatre cents dollars par semaine et cela pendant toute la période de formation.

Qui est Grands-Lacs Confidentiel ?

Grands-Lacs Confidentiel (GLAC) a été fondé le 13 janvier 1999 en signe de contestation du « rideau de silence » que la mafia impérialiste avait imposé à l’Afrique centrale ou des milliers d’humains étaient massacrés comme des mouches. Cette conspiration monstrueusement criminelle était très flagrante dans les grands médias planétaires. GLAC est né en tant que refus de l’inaction et du silence face aux génocides bénis par les maîtres de la mondialisation.

GLAC soutient l’émergence d’une presse mondiale qui fournit une information beaucoup plus équilibrée et qui défend les sans-voix.

Grands-Lacs Confidentiel est une agence de nouvelles spécialisée sur la région des grands-lacs africains. Publication uniquement diffusée par courrier électronique (e-mail), GLAC reste incontestablement l’agence des nouvelles la plus ancienne et la plus lue de son genre.  Tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique des Grands-Lacs et à ses enjeux-clés  lisent GLAC.

De la Nouvelle-Zélande aux États-Unis en passant par l’Europe scandinave et l’Afrique du Sud, GLAC compte plus de 8000 abonnés directs.

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Le Conseil de sécurité exige que les groupes armés présents dans l'est de la RDC déposent les armes

conseil_de_securite23 juillet 2007

Le Conseil de sécurité a exprimé aujourd'hui sa vive préoccupation devant la situation sécuritaire qui continue de se détériorer dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier dans le Nord-Kivu et dans le Sud-Kivu

Le Conseil « s'inquiète tout particulièrement des graves conséquences humanitaires des actions violentes des groupes armés étrangers, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et des activités militaires des brigades 'mixées' » souligne une déclaration lue par son Président pour le mois de juillet, le Représentant de la Chine.

Le Conseil de sécurité exhorte toutes les parties en présence à s'abstenir de toute action conduisant à une confrontation militaire, qui risquerait d'attiser davantage les tensions et d'aggraver la crise humanitaire dans les Kivus, et à rechercher une solution politique et diplomatique à la crise actuelle.

Il appelle les brigades mixées et leurs commandants à intégrer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à cesser leurs activités de recrutement, condamnant particulièrement « le recrutement d'enfants en violation du droit international applicable », à l'intérieur et en dehors de la République démocratique du Congo, en particulier par les forces fidèles à Laurent Nkunda.

Il exhorte les éléments précités à libérer tous les enfants se trouvant dans leurs rangs.

Le Conseil de sécurité réitère la grave préoccupation que lui inspire la menace que les groupes armés étrangers et congolais présents dans l'est de la République démocratique du Congo continuent de représenter pour la population et pour la sécurité dans la région.

Il exige à nouveau que ces groupes déposent les armes et s'engagent volontairement et sans préconditions dans la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration, selon qu'il convient.

Le Conseil de sécurité invite le Gouvernement à mettre au point, en collaboration étroite avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) un plan global pour garantir la sécurité dans l'est du pays, notamment en accomplissant de nouveaux progrès dans le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants congolais et le désarmement, la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration des combattants étrangers, ainsi qu'en mettant fin à l'impunité, en promouvant la réconciliation, la cohésion sociale, le relèvement et le développement dans la région.

Il relève avec préoccupation le nombre important de personnes déplacées, et souligne la nécessité de rassurer la population et de promouvoir dans la région une administration effective de l'Etat. Le Conseil accueille favorablement l'intention des autorités congolaises de faciliter un dialogue inclusif dans les Kivus et espère sa mise en oeuvre rapide.

Le Conseil de sécurité encourage fortement le Gouvernement à mener à bien la réforme du secteur de la sécurité à l'échelle nationale à titre de priorité, en poursuivant ses efforts pour consolider la réforme de la police et intégrer les forces armées.

Dans ce contexte, il reconnaît les efforts concertés du Gouvernement et de ses partenaires en vue de réunir une table ronde nationale sur la réforme du secteur de la sécurité, prévue en octobre prochain à Kinshasa.

Le Conseil engage les États voisins concernés à faciliter davantage la réinsertion effective des anciens combattants rentrant dans leur pays et à empêcher toute activité de recrutement sur leur territoire.

Il reconnaît que de bonnes relations régionales, en particulier les relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sont un facteur important pour résoudre la crise dans les Kivus.

Il encourage ces deux Gouvernements à poursuivre leur coopération pour régler leurs problèmes de sécurité communs, à améliorer leurs relations diplomatiques, et à soutenir le retour volontaire des réfugiés, en consultation avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

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Insécurité à l’Est : Joseph Kabila entre la guerre et le dialogue !

Ban_Ki_MoonKinshasa, 23/07/2007 / Politique

C’est au moment où le gouvernement de la Rdc s’apprête à lancer une offensive contre les groupes armés étrangers et congolais que les pressions se multiplient pour appeler au dialogue. La situation de plus en plus explosive oblige le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de hausser le ton.

Il a exprimé vendredi son inquiétude au sujet de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et en particulier en ce qui concerne le déplacement de 700.000 personnes.

M. Ban appelle « tous les acteurs à prendre les mesures politiques nécessaires à la résolution de cette crise, y compris la mise en oeuvre d’une stratégie globale en vue de garantir l’extension de l’autorité de l’Etat et la promotion de la réconciliation, de la reconstruction et du développement économique aux Nord et Sud Kivu ».

Il a également appelé les partenaires régionaux et internationaux du pays pour qu’ils soutiennent les efforts contre les tensions qui persistent dans cette région. M. Ban a appelé en particulier les gouvernements du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda à coopérer pleinement pour lutter contre les racines de l’instabilité dans l’est de
la RDC », selon le communiqué.

Des combattants hutus rwandais terrorisent les populations civiles dans l’est de la RDC. Certains de ces rebelles sont accusés d’avoir activement participé au génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait au moins  800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.
La communauté internationale considère leur présence en RDC comme une des principales menaces à la stabilité de la région.

L’UE opposée à toute action militaire

L’UE, se disant très inquiète de la montée de la tension dans l’est de
la République démocratique du Congo a appuyé vendredi dernier l’action des Casques bleus de l’ONU et appelé les parties en cause à s’abstenir de toute opération militaire. « L’UE exprime sa profonde inquiétude au sujet de la situation dans l’Est de la RDC, particulièrement les deux provinces du Nord et Sud­ Kivu, a indiqué la présidence portugaise de l’UE dans un communiqué.
« La présence des groupes armés étrangers et congolais, la prolifération des armes et l’exploitation illégale des ressources naturelles continuent de menacer la stabilité du pays », a-t-elle noté.

Les 27 appellent « à s’abstenir de toute action militaire, susceptible seulement d’aggraver la situation, en particulier humanitaire, et à privilégier les solutions pacifiques » et « encouragent » les Casques bleus de la mission de l’ONU,
la MONUC, à « soutenir activement » tous les efforts dans ce sens.

L’UE incite également la RDC et le Rwanda à coopérer pour régler les problèmes au Nord et Sud-Kivu tout en offrant ses services pour faciliter des solutions politiques et diplomatiques. En attendant, mardi dernier, le ministre belge des Affaire étrangères Karel De Gucht avait estimé à son retour d’une tournée au Rwanda et en RDC qu’il y avait « urgence à trouver des solutions politiques pour éviter une escalade militaire dans l’est de la RDC où Kinshasa a déjà envoyé des renforts. C’est quand le gouvernement de la République s’apprêtait à lancer une offensive contre les groupes armés étrangers et congolais que les pressions se sont multipliées pour appeler au dialogue. La pluridimensionnalité de  ce conflit en considérant les FDLR vivement recherchés par le Rwanda, les milices congolaises au nombre desquelles on compte celles de Nkunda, les Mai-Mai...risque de compliquer le dialogue.

Faudrait-il procéder au cas par cas dans ce dialogue ?

C’est toute la question mais il convient que la communauté internationale s’y implique en vue d’arrêter le désastre humanitaire à l’Est de
la RDC plutôt que de se limiter aux simples appels. L’invitation à Kinshasa du ministre Rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, permettra de mettre sur pied de nouvelles stratégies entre le Rwanda et la RDC pour venir à bout de l’insécurité à l’Est.

© Le Palmarès | 23/07/2007 à 16:11:08

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Médias : l’UNPC, plus d’éclairage sur les assassinats des journalistes

maheshePosté le 23 juillet 2007

Bande noire sur les journaux, une heure de silence radio et 5 minutes de silence avant les journaux télévisés. C'est de cette façon qu’a décidé que soit célébrée ce lundi la journée nationale de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo. Une manière pour la corporation des journalistes congolais d’interpeller les pouvoirs publics, après les assassinats de trois collègues en deux ans, rapporte radiookapi.net

Pour la présidente de l'Union nationale de la presse congolaise (UNPC), ces crimes ne doivent pas rester impunis. Et les procès passés et en cours devraient aider à connaître les mobiles de ces assassinats.

Evoquant le procès Franck Ngyke, Chantal Kanyimbo relevé que, les arrêts ont certes été rendus, et que quelques personnes ont été condamnées. Cependant, elle estime que toute la lumière n’a pas été faite sur les motivations de l’assassinat de Franck et son épouse. « Nous estimons qu’il faudrait, peut-être, ouvrir un autre procès pour que nous puissions savoir pourquoi notre ami est son épouse ont été assassinés », a plaidé Chantal Kanyimbo.

Il en est de même du procès Bapua Muamba, qui est en cours, et de celui de Serge Maheshe. « Le procès Serge Maheshe est tellement rapide, tellement expéditif que nous craignons qu’il subsiste des zones d’ombres sur les mobiles du crime », a souligné la même source.

Posté par CDF Afrique à 20:17 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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