25 juillet 2007
Nicolas Sarkozy doit prononcer un discours demain sur la politique africaine de la France
Rwanda-France :
l’angle mort
Rebonds | Jean- Pierre Chrétien, historien et Jean-François
Dupaquier, journaliste | Mercredi 25 juillet 2007 | source
Une instruction judiciaire peut constituer la poursuite de
la guerre par d’autres moyens. C’est le cas de l’ordonnance rendue, le
17 novembre 2006, par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a
suscité d’inconséquents applaudissements dans certains milieux de notre pays.
Les neuf mandats
d’arrêt internationaux, lancés contre de proches collaborateurs du président
rwandais, Paul Kagamé, accusés d’avoir pris part à l’attentat du 6 avril
2004 contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana, ont tenté de
réaliser depuis Paris ce que les militaires français présents au Rwanda avaient
échoué à faire entre 1990 et 1993 : démanteler les «forces adverses»
du Front patriotique rwandais.
Comme il était prévisible, voire souhaité, cette offensive
judiciaire n’a eu d’autres conséquences pratiques qu’une rupture des relations
diplomatiques entre les deux pays, dix jours seulement après la publication de
cette ordonnance qui avait obtenu l’aval du garde des Sceaux, malgré, semble-t-il,
l’hostilité du Quai d’Orsay. Devant la persistance de cette crise, il est utile
de se demander à qui elle profite.
L’Etat rwandais n’a pas manqué d’exploiter sa posture de
victime de «l’impudence française», contrastant avec les excuses des autres
membres de la communauté internationale qui ont confessé leur passivité face à
la perpétration du génocide de 1994.
Il ne manque pas d’arguments, car, au lieu de se concentrer
sur l’identification des auteurs de l’attentat qui a été le détonateur d’un
génocide mûrement préparé, le juge Bruguière s’est laissé aller à une
réécriture de l’histoire du Rwanda qui veut faire des Tutsis les responsables
de leurs propres malheurs, paraphrasant ainsi la littérature grise des
architectes du «crime des crimes».
Comme certains l’ont déjà relevé, c’est précisément la
stratégie de défense retenue par les accusés hutus devant le Tribunal pénal
international pour le Rwanda (TPIR), où ils nient l’existence d’un génocide et
se présentent comme les victimes d’une agression extérieure.
On pensait cette posture définitivement rejetée par les
autorités françaises après les travaux de la Mission parlementaire d’information de 1998, dont
le rapport pointait les errements de la politique de François Mitterrand,
amplifiés par les excès de zèle de certains militaires, dans la conduite des
interventions dans ce petit pays d’Afrique. Nos concitoyens qui ne sont
familiers ni du dossier Rwanda ni de la scène internationale l’ignorent, mais
l’ordonnance du 17 novembre 2006 suscite l’ironie des diplomates de
l’Europe du Nord, le malaise même des «amis de la France» en Afrique et un
certain isolement de notre pays sur ce terrain.
Victimisation du régime du président Kagamé, diabolisation
de la France
devant les opinions publiques étrangères concernées : avec cette initiative, la
diplomatie française semble s’être tirée une balle dans le pied.
Pour que le Rwanda ne demeure pas un angle mort de la
politique française en Afrique et une plaie morale dans notre pays même, il
faut revenir à l’essentiel : le génocide. La chambre d’appel du TPIR rappelait
en juin 2006 que «le génocide perpétré au Rwanda en 1994 est un fait de
notoriété publique.
Nul ne peut valablement contester qu’il y ait eu en 1994 une
campagne de massacres visant à détruire l’ensemble, ou au moins, une très
grande fraction de la population tutsie du Rwanda». Qu’on cesse de nier cette
horreur, d’en relativiser la préparation dans les esprits et dans les faits,
d’éluder les responsabilités et les complicités, voire de reporter la faute sur
les victimes !
Il reste difficile d’apprécier le degré d’engagement des
milieux civils ou militaires français qui, à partir de 1991, furent amenés à
côtoyer la logique du génocide dans les allées, officielles ou officieuses, du
pouvoir rwandais de l’époque : armements et entraînements, mesures de police et
de propagande, propos tenus en haut lieu cautionnant la logique des races qui
piégeait le Rwanda depuis l’indépendance, accointances avec le gouvernement
génocidaire même après son exil au Congo, accueil de dignitaires et
complaisances, jusqu’à ce jour, pour des provocations négationnistes, freinages
dans l’application des mandats du TPIR.
Avant de parler de «repentance», il s’agit tout simplement
de reconnaître des faits, de réfléchir sans langue de bois, d’accepter les
questions et les enquêtes transparentes, au lieu de répéter, la main sur le
cœur, qu’on avait fait le meilleur choix possible, celui d’une politique
préventive qui aurait échoué face à une barbarie africaine et que, si c’était à
refaire, on recommencerait. Or le débat semble verrouillé par des réseaux où on
retrouve les groupes les plus impliqués dans la politique de cette époque.
Nous sommes arrivés à un tournant. Presque aucun des
nouveaux ténors de la politique de notre pays (majorité ou opposition) n’a été
réellement partie prenante dans les décisions de 1991-1994. Cette nouvelle
génération peut contribuer de façon décisive à tourner la page en toute
lucidité. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, pour qui se
rappelle la cohabitation de 1994. Le nouveau Rwanda doit sortir de ses
crispations et de ses globalisations, il doit contribuer aussi à faire la
lumière sur les événements. Mais notre pays ne peut-il montrer l’exemple ?
Des faits nouveaux s’accumulent justifiant une nouvelle et
véritable commission d’enquête parlementaire qui prolongerait les travaux
de 1998 pour savoir comment on en est arrivés là.
La mise en œuvre, la semaine dernière, de deux mandats
d’arrêts internationaux contre des suspects de génocide réfugiés en France,
peut constituer un premier pas. Car il devient urgent de ne pas laisser
disqualifier la diplomatie française et de poser des gestes forts, des gestes à
la fois emblématiques et pragmatiques. Ce courage-là, nous le devons aussi aux
dizaines de millions d’habitants de cette région meurtrie du continent
africain.
©
Auteurs de Rwanda : « Les médias du génocide et
de Burundi - 1972. » et « Au bord des génocides - Karthala, 1995 et
2007 »
Commentaires
J-P Chretein : imposteur expert du Rwanda
Monsieur Jean-Pierre Chretien s'est toujours présenté comme expert dans l'hisroite du Rwanda et du Burundi,un grand chercheur et professeur d'université.
Or, il ressort des archives du Ministère des affaires étrangères burundais des années 60E et des recherches effectuées sur lui par les enquêteurs du TPIR que Monsieur Jean-Pierre Chrétien:
1/ n'est qu'un simple licencié et agrégé de lycée en histoire de son pays, la France et nullement de celle du Rwanda et encore moins de celle du Burundi.
2/ l'agrégation de lycée en France n'est pas un doctorat et que par conséquent CE monsieur n'est pas docteur en histoire comme il l'a toujours prétendu. S'il peut prouver le contraire, qu'il précise le sujet de sa thèse de doctorat et l'université française dans laquelle il a soutenu sa thèse de doctorat ainsi que son directeur de thèse.
3/ dans toutes ses publications sur le Rwanda et le Burundi, il a toujours utilisé les étudiants rwandais et burundais en doctorat moyennant finances. En somme il n'a fait personnellement aucune recherché sur sur ces pays comme en témoignent ses déclarations devant le TPIR dans l'affaire Nahiamana Ferdinand: il a avoué publiquement qu'il n'est pas effectivement l'auteur du livre Medias du génocide, en clair un groupe de personnes a fait des recherches qui ont abouti à ce livre et lui, il a lu leur travail et vraissemblablement moyennant finances et s'est ensuite approprié la paternité de ce livre.
4/Il n'a jamais vécu au Rwanda et ne parle aucun mot de Kinyarwanda. Est-il possible de prétendre être expert dans l'histoire d'un pays dont on ne parle aucun mot de sa langue?
5/ Monsieur Jean-Pierre Chrétien a découvert le Rwanda par ses amis tutsi rwandais et burundais à compter de 1991 c'est-à-dire après l'attaque armée du FPR contre l'Etat Rwandais.
6/Il convient de préciser que ce Monsieur ne fréquente que des milieux tutsi rwandais et burundais.
7/ Enfin, il a magouillé pour entrer au CNRS français. Ce qui est surprenant car pour être chercheur dans cette honorable institution, il faut impérativement être en possession d'un doctorat en histoire en l'espèce. Une question se pose de savoir comment a-t-il fait pour y entrer et pourquoi on ne lui a pas demandé de produire ses diplomes comme tout le monde. Comment en France, un simple licencié peut-il dirigé des thèses de doctorat?
C'est le jeu français, celui de piston et de magouille qui a fonctionné.
Tous ceux qui l'ont lu, ont pu constater que, concernant ses analyses sur la tragédie rwandaise, il a manqué la rigueur scientifique requise pour tout professeur digne de ce nom:
- subjectivité flagrante,
- parti pris manifeste,
- méconnaissance totale de l'histoire de la république rwandaise,
- méconnaissance évidente de l'organisation institutionnelle de l'Etat Rwandais,
- confusion totale entre les grands acteurs de l'échiquier politique rwandais,
- un amour profond à l'égard des tutsi rwandais,
- amalgame fait entre les divers gouvernements rwandais ( 5 en tout) de 1990 au 04/07/1994,
Tout cela enlève la crédibilité à la qualité des ses prétendus travaux
Conclusion: Monsieur Chrétien est un imposteur qui n'a jamais été démystifié pour des raisons évidentes à savoir la puissance de ceux qui l'ont fait entrer au CNRS.
Je suis ouvert à toute objection objective.
- Dans quelle Université ce monsieur a-t-il soutenu sa thèse de doctorat?
- Quel était le sujet de sa thèse? Quel était son directeur de thèse?
- Quelles sont les condistions requises pour entrer au CNRS?
- Un lincié ou simple maîtrisard peut-il y entrer et être ragardé comme chercheur de renom?
Merci de répondre à touts ces questions. Cela aidera beaucoup d'Africains à connaître Monsieur Jean-Pierre Chrétien.
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