27 juillet 2007
France / Afrique 2007
Sarkozy à Dakar
© Chritophe Boisbouvier
Lors de son discours à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar,
le président français, Nicolas Sarkozy, a appelé la jeunesse africaine à
« regarder ensemble vers l'avenir ».
Le président français Nicolas Sarkozy, a profité de sa visite à Dakar, le 26
juillet, pour exposer sa vision des relations avec l'Afrique. Il a aussi appelé
la jeunesse africaine à aller de l'avant en évitant de ressasser la passé.
Alors que l'auditoire était assez perplexe devant son intervention, le
président français a néanmoins partagé une même vision que le président Abdoulaye
Wade à propos de l'immigration.
Devant un millier d'étudiants et de hauts fonctionnaires
réunis dans un amphithéâtre de l'université Cheikh Anta Diop, à Dakar, le
président français a développé ses thèmes favoris sur l'immigration, la non
repentance, tout en qualifiant la colonisation de « grande faute ».
Sarkozy et la
colonisation
«...De cette grande faute est née l'embryon d'un destin
commun.»
Tout en se défendant d'être un donneur de leçons, le chef de
l'Etat français s'est tout de même lancé dans une analyse sociologique des maux
dont souffrent les Africains en leur indiquant la voie de la modernité.
La renaissance
africaine
«Le paysan africain ne connaît que l'éternel recommencement
du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestesc et des mêmes
paroles. »
Le chef de l'Etat français a terminé son discours par des
propositions en affirmant la volonté de la France d'accompagner l'Afrique sur le chemin de
la bonne gouvernance.
Le partenariat
«Ce que veut l'Afrique et la France avec elle, c'est la
coopération, c'est l'association, c'est le partenariat entre des nations égales
en droits et en devoirs.»
Immigration choisie
C'est à une sorte de mea-culpa que s'est prêté Nicolas
Sarkozy, hier à Dakar lors d'une conférence de presse auprès d'Abdoulaye Wade.
« Oui j'ai changé d'opinion sur l'immigration choisie et c'est le
président sénégalais qui m'a ouvert les yeux...Si les africains formés s'en
vont, avec qui vous développerez l'Afrique ? », a-t-il annoncé.
Abdoulaye Wade en a profité pour dire qu'il allait prendre
ses responsabilités et il a ajouté : « nous allons faire revenir les gens
qui sont partis clandestinement, nous le faisons avec l'Espagne, nous le ferons
avec la France ».
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