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Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

27 juillet 2007

Kahemba vendu par les autorités ?

lumbalaDossier Kahemba : Des enjeux politiques suicidaires !
Kinshasa, 27/07/2007 / Politique

L’idée que les autorités congolaises ont vendu une partie du territoire national à partir de Kahemba continue insidieusement de faire son bonhomme de chemin depuis la déposition de la Commission Lumbala à l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt.

Cet accueil avait été préparé longtemps à l’avance auprès de la population, mais il faudrait savoir que la thèse du complot contre la Nation congolaise est sous-tendue par une lutte féroce pour le pouvoir qui met aux prises, en coulisse bien sûr, les membres de la Commission parlementaire d’enquête et certains membres du gouvernement. 

Pour trouver la vraie solution au problème, les données de la géographie aussi bien physique qu’humaine seront bien plus importantes que le simple fait de faire parler la population congo­laise de la contrée de Kahemba qui, soit dit en passant, n’est pas contente de voir l’Angola récupérer ce qui était pour elle un sanctuaire à l’épo­que de la guerre civile angolaise.

L’affaire de l’occupa­tion présumée d’une portion du territoire congolais, en l’occurrence dans le secteur de Kahemba dans la province de Bandundu par l’armée angolaise, figure encore en bonne place dans le hit-parade de l’actualité nationale presque à la même place que l’insécurité à l’Est, puis­qu’elle induit le risque d’un conflit armé entre deux Etats. Elle ne trouvera d’is­sue pacifique que si l’on veut bien relever à l’intention de l’opinion publique les dessous-de-table de ce qui se cache derrière le rapport de
la Commission Lumbala.

L’enquête des députés, lue du haut de la tribune de l’Assemblée nationale par le rapporteur de la Commission Kin-Kiey Mulumba, a conclu à la véracité de ce qui était déjà un fait établi au sein d’une certaine opinion, à savoir que les Angolais étaient bel et bien les Rwan­dais de l’Ouest de la RDC, occupants illégaux d’un pays qui n’est pas le leur.

Depuis le jour de la déposi­tion du rapport de la Commission Lumbala jusqu’à aujourd’hui, la conviction de beaucoup parmi la popula­tion congolaise qui a confiance en ses élus, s’est cristallisée au point que la pression peut devenir rapi­dement insupportable sur le gouvernement, appelé à gérer cette affaire au mieux des intérêts des deux pays parties au litige, mais d’abord au profit des Con­golais.

Pourtant, rien n’est moins sûr que cette conviction intime inspirée par l’ignorance des faits scientifiques et le besoin de faire confiance aux députés de la République.


mulumbaDes luttes d’influence féroces cachées derrière un nationalisme de surface

La politique n’est pas une science simple à cause de ses implications qui tou­chent à la complexité de la nature humaine ; au Congo démocratique cette particu­larité du phénomène politique est marquée du sceau de la rivalité entre les act­eurs. Le président de

la Commission qui est allé faire la lumière sur les allégations au sujet de l’occupation du territoire congolais par l’armée angolaise est un député qui s’est autoproclamé un jour comme « le troisième nationaliste après Patrice Lumumba et le M’zée LD Kabila ». Le rapporteur est un homme qui a un palmarès politique élo­quent derrière lui et qui n’entend pas s’arrêter là.

© L’Avenir

Posté par CDF Afrique à 17:44 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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