Rechercher sur AfrikBlog

Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

27 juillet 2007

Pillage des ressources congolaises ...

carte_pillageBelgique plaque tournante du minerai congolais
27 juillet 10:29 | TAS

La Belgique est de loin le plus gros importateur d'étain en provenance de la région en guerre dans l'Est de la République démocratique du Congo dont le bénéfice fini dans les poches des chefs de guerre qui utilisent des enfants soldats et qui sont responsables de graves atteintes aux droits de l'Homme. C'est ce qu'indique le rapport final d'experts de l'ONU qui sera publié prochainement.

Les Journaux De Morgen et De Tijd publient vendredi des extraits de ce rapport qui porte sur le respect de l'embargo sur les armes en vigueur depuis 2003.

Le Morgen affirme que le rapport indique que
la Belgique reste la plaque tournante de l'or en provenance de l'Est du Congo avec lequel des armes illégales sont notamment achetées. Les chiffres portant sur l'importation par la Belgique d'étain en provenance de l'Est du Congo sont inquiétants, selon le quotidien.

Des 2.904 tonnes exportées en 2006 de la ville Goma, 2.296 tonnes (soit près de 80 pc) partent vers la Belgique.

Le Rwanda est le deuxième importateur avec 429 tonnes et la Malaisie le troisième avec 73,8 tonnes.

Le rapport de l'ONU ne mentionne pas de noms d'entreprises.

Posté par CDF Afrique à 16:11 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Propagande médiatique belge !

Cros_Marie_FranceDes contradictions nuisibles à la mémoire collective congolaise
© Congolite | 27/07/2007

Marie-France Cros et la mémoire collective congolaise Il est et restera toujours intéressant de suivre de près l'approche de l'histoire du Congo à travers les médias belges.

Lire de façon continue Colette Braeckman ou Marie-France Cros peut être révélateur du lien existant entre les écrits de ces deux journalistes belges et les propositions d'orientation belgo-occidentale de la politique étrangère congolaise.

Pour le moment par exemple, « les partenaires extérieurs » du Congo lui ont demandé d'initier le dialogue et les négociations avec « les mutins » (?) pour résoudre le problème de l'insécurité à l'Est du pays et d'éviter la solution militaire.

Le Congo ne semble pas suivre cette voie. L'armée aurait lancé « une offensive disproportionnée », note Marie-France Cros. Quand ces deux « spécialistes du Congo » sont lues posément et attentivement, les contradictions existant entre leurs écrits d'hier et ceux d'aujourd'hui sautent aux yeux. Leur souci d'être le plus proche possible de la politique congolaise de leur pays et de ses alliés justifierait ces contradictions nuisibles à la mémoire collective et historique congolaise. Etudions le cas de Marie-France Cros.

Dans un article publié dans La libre Belgique, Marie-France Cros note : « Depuis la mi-juillet, de nouvelles violences armées ensanglantent le plateau de Minembwe (Sud-Kivu), où vit la minorité des Banyamulenge (Tutsis congolais). Leur sort a déjà été à l'origine du déclenchement de la première guerre congolaise (1996-1997) ». (M.-F. Cros, Nouvelles violences au Sud-Kivu, dans
La Libre Belgique du 25 juillet 2007).

Est-ce vrai que c'est « le sort de cette ethnie (qui) a déjà été à l'origine de la première guerre au Congo » ?

La réponse donnée jadis par la même journaliste dans un livre publié avec François Misser se passe de tout commentaire.

Reproduisons-la : « Enfin, alors que toute l'Afrique est secouée par la vaque des conférences nationales, Mobutu n'apparaît plus comme le partenaire incontournable pour gérer cette partie du continent.

Peu à peu, les esprits se sont préparés à l'avènement d'une relève et même à un éclatement du pays. Des scénarios de partition sont évoqués au Pentagone où l'on semble se résigner à leur inéluctabilité. (Elle ajoute une note : « Dans un célèbre rapport intitulé Reform, Conflict and Security in Zaïre, publiait en juin 1996, le professeur Steven Metz, de l'US Army War College, préconisait qu'au cas où une telle « désintégration » du pays se produirait, « les Etats-Unis n'auraient pratiquement pas d'autre choix que d'accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre » »)

En définitive, l'initiative est venue en septembre 1996 des acteurs régionaux (Ouganda, Rwanda et Tanzanie d'abord) dont certains, naguère, avaient hébergé des opposants congolais menant quelques petites opérations de déstabilisation aux marges du Zaïre. » (M.-F. Cros et F. MISSER, Géopolitique du Congo (RDC), Bruxelles, Complexe, 2006, p.111).

Il est clair que dans ce texte, la question de la minorité Tutsi congolais n'apparaît pas. L'initiative de la partition du Congo est prise sans eux. Elle est américaine. Marie-France Cros en donne des preuves dont celle-ci : « En août 1997, quatre mois après l'avènement de l'AFDL, un rapport de l'organisation américaine Human Rigths Watch signale la présence d'instructeurs des Special Forces américaines au Nord-Kivu, où elles entraînent des troupes rwandaises. En octobre 1996, des avions C-5 Galaxy et Hercules C-130 de l'US Airforce débarquent sur l'aéroport ougandais d'Entebe des armes pour l'AFDL. Cette même année, des camions, des systèmes radar et d'autres types de matériel militaire américain sont livrés à l'Ouganda. » (Ibidem, p.112).

Ce texte dit clairement que la première guerre du Congo initiée par les Etats-Unis implique, pour en donner une coloration africaine, deux alliés (l'Ouganda et le Rwanda) et une marionnette, l'AFDL.

Le pretexte du sort réservé à l'ethnie Banyamulenge, inexistante dans l'histoire du Congo, fut un faux-fuyant.

Cette guerre finira par être dirigée contre le chef de l'AFDL. Pourquoi ?

La réponse est encore donnée par Marie-France Cros. « A peine une semaine après la réunion de Bruxelles, la secrétaire d'Etat américaine, Madeleine Albright, rencontre après plusieurs heures d'antichambre, Laurent Kabila le 11 décembre 1997 à Kinshasa et l'exhorte à libéraliser l'économie, à garantir la liberté d'association et à autoriser les activités des partis politiques. Non content de faire la sourde oreille, en février 1998, Kabila inflige un affront au président Bill Clinton, en refusant de rencontrer son envoyé spécial, le pasteur Jesse Jackson, qui a commis le crime de lèse-majesté de rencontrer au préalable l'éternel opposant Etienne Tshisekedi. » (p.113)

Où Marie-France Cros voit-elle le sort de l'ethnie Tutsi congolais à travers cette exhortation de Madeleine Albright ?

Tous ces textes affirment que le nerf de la guerre est l'engagement du Congo sur « la nouvelle voie » tracée par les Etats-Unis.

Ceux–ci ont un projet : redessiner la carte de l'Afrique en l'ouvrant à l'économie libérale de façon que leurs intérêts vitaux soient garantis.

Ces textes de Marie-France Cros sont corroborés par une intervention de la congressiste américaine Cynthia McKinney au cours d'une audition organisée au Congrès américain en 2000. Elle disait entre autres ceci : « Nous avons l'occasion de prononcer un jugement sur l'héritage Clinton et de mettre à jour ce que Madeleine Albright et son équipe de politique étrangère ont exactement fait dans la région des Grands Lacs.

Je pense qu'il est également important de signaler d'emblée que les Etats-Unis et la Belgique méritent une condamnation spéciale pour les trente sept ans de souffrance infligée à la RDC parce que ce sont leurs services de renseignements qui ont comploté pour mener à terme l'assassinat du Premier ministre démocratiquement élu Patrice Lumumba. »

assassinsEt parlant du Rwanda et de l'Ouganda, elle disait : « Le Rwanda, l'Ouganda et leurs alliés ont commencé la guerre en août 1998 en RDC, sous le prétexte de combattre les Interahamwe hutu.

Le président Museveni de l'Ouganda et le président Kagame du Rwanda ont toujours affirmé qu'en se battant en RDC, ils vaincraient les Interahamwe et sécuriseraient ainsi leurs frontières tout en évitant qu'un autre génocide à la rwandaise se reproduise.

Ils persistent à maintenir cette position jusqu'à ce jour, mais cette justification rwando-ougandaise de leur invasion de la RDC est un mensonge.

Ce qui se passe n'est pas une guerre noble pour sauver les populations civiles d'un génocide ou pour protéger la démocratie d'une tyrannie.

Au contraire, cette guerre n'est dictée que par leurs propres intérêts et leur cupidité. » (H. NGBANDA NZAMBO, Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, Paris, Duboiris, p.14)

Le recours à la menace que constitueraient les Interahamwe et à la protection de la minorité Banyamulenge pour justifier la guerre d'agression imposée au Congo est un argument que les faits historico-économiques et démographiques ont fini par balayer.

Oser affirmer aujourd'hui que « le sort de cette ethnie (Banyamulenge) a déjà été à l'origine de la première guerre du Congo » (1996-1997) et même de celle qui l'a suivie en 1998 est un mensonge.

Et ce mensonge est un viol fait à la mémoire collective congolaise.

Malheureusement, l'entretien de ce mensonge a encore des beaux jours devant lui. En témoigne, l'interview que le Ministre des Affaires étrangères du Rwanda a eue dernièrement avec la Radio Okapi.

Les cris de Ruberwa et les FDLR

Marie-France Cros voulant répercuter le cri de détresse de Ruberwa eu égard à « l'offensive disproportionnée » lancée par l'armée congolaise (?) contre les mutins écrit ce qui suit : « Le plus connu d'entre eux (les Banyamulenge), Me Azarias Ruberwa, président du Rassemblement des Congolais pour la démocratie (RCD, ex-guérilla appuyée par le Rwanda, devenu parti politique), jette 'un cri de détresse' au sujet des habitants de cette région. »

Voyons ! Comme il est établi que le Rwanda et l'Ouganda ont agressé le Congo comme chiens de garde du « nouveau désordre mondial » et pour « leurs propres intérêts et leur cupidité », prétendre que le RCD, ex-guérilla, a été appuyé par le Rwanda devient une contre-vérité. Il n'a pas livré une guerre pour protéger les minorités Tutsi contre quelque plan d'épuration ethnique. C'est le contraire qui est juste.

Les rébellions congolaises et étrangères ont servi la cause des Etats-Unis, de l'Ouganda et du Rwanda.

Le RCD est un maillon de la longue chaîne des réseaux rwandais ayant infiltré les institutions congolaises pour les déstabiliser et réussir ainsi le projet ayant provoqué le déclenchement de ces guerres successives : la partition du Congo et la création de «la République Tutsi des Volcans » dont Minembwe pourra être l'un des territoires.

Une relecture des textes de Marie-France Cros, du livre de Honoré Ngbanda susmentionné et de la Constitution de la troisième République (prévoyant la subdivision du Congo en 26 provincettes) peut être très édifiante sur ce projet. Il a été et sera toujours fondé sur le mensonge, les mises en scène cyniques et la violence.

Comment expliquer que l'armée congolaise puisse lancer 2500 de ses hommes contre 150 à 250 mutins retranchés sur le plateau de Minembwe et laisser les FDLR tranquilles ?

Et pourtant, « les FDLR commettent journellement des exactions épouvantables, notamment le viol systématique et public de villageoises congolaises, avec mutilations génitales (…).

En raison du nombre de cas, cette pratique entraîne la destruction des villages, ce que plusieurs observateurs considèrent comme une politique d’épuration ethnique. » (M.-F. Cros, art. cit.) Et s'il est établi, comme l'écrit Marie-France Cros, selon une source diplomatique que « jusqu'il y a peu, ils (les FDLR) jouissaient encore -malgré toutes les déclarations officielles- d'un soutien important de Kinshasa (…) », cette une relation de complicité entre les FDLR et le pouvoir de Kinshasa confirmerait la thèse de l'infiltration des hommes liges du Rwanda au sommet de l'Etat congolais.

Comme plusieurs autres observateurs l'ont relevé, Cynthia McKinney y compris, les FDLR sont un subterfuge pour piller le Congo et justifier les incursions prédatrices du Rwanda au Congo.

Ceci transparaît à travers l'interview du ministre rwandais des Affaires étrangères quand, se confiant à la radio Okapi. Pendant que les FDLR tuent les Congolais (es), toutes les ethnies confondues, sans qu'une seule attaque contre le Rwanda ait été mentionnée, Charles Murigande, dit : « Il y a toujours eu cette pierre d'achoppement entre nos deux pays, c'est la présence continue des FDLR. (…) Je crois que ça a toujours constitué une pomme de discorde. Certainement que si l'on veut harmoniser les relations, les rendre meilleurs possibles, il va falloir qu'on trouve une solution définitive à ce problème. » (FDLR, négociations, Laurent Nkunda, uniformes : Charles Murigande fait le point, dans www.radiookapi.net)

Pourquoi le Rwanda a-t-il privilégié sa médiation dans la conflit opposant Nkunda à Kabila au lieu d'en finir avec la question des FDLR ?

Tout ceci participe de ces mises en scènes cyniques montées pour servir un projet concocté dans les bureaux climatisés de Washington et de Bruxelles.

Le recours à cette « fausse pomme de discorde » permet au Rwanda et à ses alliés de vider les villages congolais de leurs habitants et de les repeupler du surplus des populations rwandaises. Une petite conclusion A la lecture de notre histoire telle qu'elle est conté par « les autres », un réseau de « veilleurs-protecteurs » de la mémoire historique des populations congolaises s'est imposé une ligne de conduite, une discipline : lire, relire et étudier, dans la mesure du possible, ce qui s'écrit sur le Congo et son histoire. Il a fait un pari : « Tant que quelques « veilleurs-protecteurs » de la mémoire historique de nos populations vivront, notre histoire ne s'écrira plus seulement à partir de Bruxelles, Washington, Rome, Paris ou Londres. Elle s'écrira aussi et surtout au Congo; par ses fils et filles ».

Ce réseau est convaincu que le monde culturel étant toujours précurseur, l'écriture et la réécriture de l'histoire du Congo par ses filles et fils permettra, tant soit peu, de revisiter des contre-vérités et des mensonges entretenus par « les maîtres du monde », leurs valets et les médiamensonges. En effet, « les veilleurs-protecteurs » de la mémoire historique de nos populations ont fini par sonner le glas de l'espace médiatique mondial occupé par « les experts » et « les spécialistes » du Congo et de l'Afrique. C'est vrai; ce temps est pour eux plus que révolu. « Rien ne sera plus comme avant ».

J.-P. Mbelu © Copyright Congolite

Posté par CDF Afrique à 16:07 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une Suédoise guérie d'un cancer par des tradipraticiens Congolais

guerisseurRD CONGO - 25 juillet 2007 - © PANAPRESS

Le Centre de médecine ultra- traditionnelle du Congo (MUTRAC) a guéri une Suédoise qui souffrait d'un cancer de la gorge, après que le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Stockholm a échoué dans ce traitement, a appris mercredi la PANA, auprès de l'ambassade de Suède à Kinshasa.

C’est un produit traditionnel inventé par Nlandu Wa Mpezo, naturothérapeute et responsable dudit centre, qui a opéré cette guérison, indique la même source.

Rentrée depuis le 12 juillet dernier, pour 3 mois en Suède, Mme Marianne Pierce, la quarantaine révolue, aurait créé l'étonnement des différents médecins du CHU de Stockholm qui l'avaient examinée dans son état antérieur, surpris de la voir pétillante de santé, lors d'un contrôle médical auprès d’eux en vue de s’assurer techniquement de son rétablissement physique.

Abordé par la PANA, le naturothérapeute Nlandu Wa Mpezo, a indiqué que le centre est d’abord spécialisé dans la réhabilitation du système immunitaire du genre humain appelé "Nkama Songo" et qui traite plusieurs maladies du corps humain.

Durant les années 80, renseigne-t-il, sa thérapie était venue à bout de l’asthme dont souffrait depuis son enfance un responsable de l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa. une importante liste d'autorités tant politiques que militaires et même de grands médecins congolais ayant recouvré la santé grâce à "Nkama Songo" est disponible au centre MUTRAC.

M. Nlandu Wa Mpezo a, à cette occasion, lancé un appel au gouvernement congolais et à la communauté internationale, pour doter son "Centre des maladies difficiles", de matériels et infrastructures convenables.

Posté par CDF Afrique à 15:19 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

William Swing fait docteur honoris causa de l’Unil

william_swing© JAKM

William Lacy Swing, représentant spécial du secrétaire général de Nations Unies en RDC, recevra samedi 28 juillet à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, un diplôme de Docteur honoris Causa conféré par la faculté des Sciences sociales, politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi. Kemal Saïki, porte-parole de la Monuc, qui a annoncé cette nouvelle n’a donné aucune explication sur les motivations profondes qui ont guidé les autorités académiques de décerner ce titre à Swing.

Il a simplement indiqué que le chef de la Monuc était très honoré par cette distinction conférée par l’une des meilleures universités du pays.

Signalons que le Département d’état américain a proposé la candidature de William Swing à la tête de l’Organisation internationale des Migrations. Si cette candidature est acceptée, le chef de la Monuc ne pourra prendre ses fonctions que vers le second semestre de l’année 2008, donc plusieurs mois après la fin du mandat renouvelé de la Mission en RDC.

Rappelons également que le dernier titre de Docteur honoris causa qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive est celui que l’Académie militaire belge comptait décerner au président congolais Joseph Kabila. L’annonce de cette nouvelle par le ministre belge de la Défense André Flahaut avait soulevé un grand tollé en Belgique et la cérémonie a été même ajournée jusqu’alors.

Posté par CDF Afrique à 15:12 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Combats à l'Est de la RDC

congolais_enfantSud-Kivu | 26 Juillet 2007 à 12:00:21

Ces combats ont opposé le 21 juillet dernier dans la localité de Muramvia, les soldats loyalistes aux insurgés. Le bilan de la Monuc fait également état d’une dizaine de blessés du côté des FARDC, rapporte radiookapi.net.

Ces informations ont été livrées mercredi à Kinshasa. Le bilan du côté des insurgés n’était pas encore disponible. Cependant, selon le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel De Brosse, ces derniers ont fui dans la forêt et abandonné sous contrôle des FARDC la localité de Muramvia qu’ils occupaient.

A la question de savoir ce que la Monuc comptait faire pour la sécurisation de cette contrée, l’officier militaire a indiqué que la mission onusienne dispose d’une base mobile opérationnelle « à une certaine distance ». A partir de cette base, les casques bleus peuvent escorter des convois humanitaires pendant une journée, a-t-il précisé ...
Par ailleurs, réunis mardi et mercredi, des notables ainsi que des représentants des églises et des ONG locales, ont condamné toute action militaire dans le territoire de Minembwe.

© Redacteur Web

Posté par CDF Afrique à 02:48 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Ministre des Finances s'exprime par rapport

Matenda© Le Soft International n°914 | 25 juillet 2007

Une interview fleuve du ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu au «Soft International»: sur la grève qui a paralysé des jours durant ses services, sur la recette appliquée pour la briser, sur le niveau de réalisation des Finances publiques, etc. Le ministre répond à ses détracteurs.

Face à ses Syndicats maison, le ministre des Finances se défend d’avoir capitulé. «Le pays, nous dit-il, était au bord de la rupture des relations avec les institutions de Bretton-Woods» quand il arrive au ministère.

«Au 30 juin 2007, soit quatre mois après notre avènement, le taux d’inflation a été ramené de 18,2% à 11,9%. Le taux de change est passé de CDF 600 pour 1 dollar USD à moins de 500 CDF, les réserves internationales se sont stabilisées aux normes convenues».

Soit, nous explique le ministre, «trois semaines d’importations et, last but not least, du déficit de CDF 40 milliards au 31 décembre 2006 l’on est passé à un excédent de plus de CDF 50 milliards. Une économie s’appréciant à travers les chiffres, qu’on nous oppose un tableau qui pouvait contraster avec ces chiffres».

Au Katanga, cependant, on vous accuse de tout bloquer... Que reprochez-vous au Gouverneur Moïse Katumbi Chapwe?

Il me paraît opportun de vous informer avant tout que ma première mission à l’intérieur du pays, je l’ai effectuée dans
la Province du Katanga à la mi-mars 2007, à un moment où le Gouverneur Moïse Katumbi faisait face à quelques velléités de contestation pour des mesures qu’il avait prises. Au cours de cette mission, j’ai apporté et confirmé le soutien actif du Gouvernement aux mesures conservatoires prises par le Gouverneur pour endiguer le phénomène des exportations des minerais bruts ainsi que la fraude douanière via le poste frontalier de Kasumbalesa.

C’est vous dire qu’il n’y a aucun problème avec Monsieur le Gouverneur du Katanga, dont je salue les initiatives et les actions. C’est dans «le Soft International» que j’ai lu qu’il me reprochait de tout bloquer, parce qu’il a sollicité des exonérations douanières qu’il n’a pas obtenues, particulièrement pour l’importation des véhicules de service et du maïs pour la consommation des populations. Je crois qu’il y a là une question d’information, à moins que sinon ces demandes n’auraient pas dû être formulées. Il ressort en effet de la Constitution de la République que les exemptions et les allègements en matière fiscale ne peuvent être accordées qu’en vertu de la loi. Je pense à l’article 174 alinéa 3.

 À cet égard, la loi tarifaire précise que les importations effectuées par ou pour le compte de l’État, des entités décentralisées et autres services et organismes publics acquittent les droits et taxes conformément au tarif, à l’exception des matériels de guerre. En ma qualité de Ministre des Finances, je suis confronté quotidiennement à des sollicitations multiples dans ce domaine, et mon rôle est aussi de rappeler le cadre juridique des exonérations à tous ceux qui semblent ne pas s’en souvenir. C’est dans ce contexte que dès mon arrivée au Ministère des Finances, j’ai pris une instruction relative au gel de toutes les exonérations non fondées sur le code des investissements et d’autres législations spécifiques. En toute responsabilité, l’on ne peut logiquement me reprocher d’adopter une attitude visant à faire respecter la Constitution et les lois du pays en la matière.
Une grève qui paralyse le système financier national de collecte, n’est-ce pas la pire des choses qui puisse arriver au Ministre des Finances alors qu’on parle de mobilisation des recettes pour tenir les défis du budget de l’État ?

La manière dont le mouvement de grève a été mené au niveau des régies financières semblait en effet assez préoccupante au regard des enjeux budgétaires et des efforts entrepris par le Gouvernement afin de renforcer la stabilité macroéconomique qui demeure relativement fragile. Qu’à cela ne tienne, l’essentiel pour le Gouvernement est de maintenir la poursuite des réformes entreprises pour le renforcement des finances publiques à travers une orthodoxie budgétaire en vue d’instaurer un climat de croissance économique et une résorption des problèmes sociaux.

La grève ne doit pas être considérée comme la pire des choses encore que c’est un droit qui est reconnu et garanti par la Constitution de la RDC, pourvu que ce droit soit exercé dans le strict respect du cadre légal établi. Mais, face à ce mouvement, des mesures particulières de sauvegarde des intérêts du Trésor public ont été prises pour faire face à un mouvement de grève qui s’enlisait et s’écartait de toute rationalité syndicale.

Comment en est-on arrivé là alors qu’on invoque des coups fourrés ?

Les partisans du mouvement de grève ont prétendu faire état d’un mécontentement général au sein des régies financières qui trouverait sa justification dans le non respect des engagements pris au niveau du Ministère des Finances. Bien au contraire, lors de l’entrée en fonction du Gouvernement, nous avons hérité d’une situation marquée par des arriérés importants en termes de rétrocession et de paiement des primes de performance.

Il s’agit de :

- rétrocessions des mois de décembre 2006 et janvier 2007 pour un montant global de FC 5.904.434.160,38 à raison de 29.56.956.605,10 pour l’OFIDA, 2.244.677.963,18 pour
la DGI et 700.799.592,10 pour la DGRAD.  

- primes de performance des 3ème et 4ème trimestres 2006 pour un total de FC 9. 052.094.830,40, à raison de FC 4.058.148.494,80 pour l’OFIDA, FC 3.269.774.294,47 pour la DGI et FC 1.734.172 .041,13 pour la DGRAD.

- des rétrocessions des mois de décembre 2006 à mars 2007; - de la prime de performance du 3ème trimestre 2006 d’un montant de 3.916.995.271,73 FC.

Le Ministère des Finances s’est employé, malgré les contraintes budgétaires et surtout de trésorerie, à leur paiement. C’est ainsi qu’en quatre mois à compter de son entrée en fonction, le Gouvernement, à travers le Ministère des Finances, a procédé au paiement :

Je voudrais préciser qu’au moment où les agents des régies déclenchaient le mouvement de grève, le Ministère avait déjà ordonnancé le mois d’avril 2007 que le Ministère du Budget venait de liquider. Pour ce qui est de la rétrocession du mois de mai 2007, la liquidation est intervenue le 9 juillet 2007.

De toutes leurs revendications, il ne restait que le seul arriéré du bonus du quatrième trimestre 2006 et vu l’importance du montant, il avait été proposé un paiement fractionné. La surenchère dans les revendications des syndicalistes a été révélatrice d’une autre donne et il y a lieu de se poser des questions.

On dit que vous auriez interrompu un voyage à l’étranger. N’avez-vous pas le sentiment, face à cette nouvelle donne sans doute politicienne, d’avoir négocié genoux à terre? Navez-vous pas donné le sentiment d’avoir fait montre de panique? En clair, n’avez-vous pas trop précipitamment cédé tout aux syndicats ?

Négocier genoux à terre? Cédé tout aux syndicats? Je n’en ai pas le sentiment et ce, pour plusieurs raisons.

La première est de loin la plus importante à mes yeux, ce qu’il s’est agi de négocier autour d’un droit convenu par un Protocole d’Accord dûment conclu avec l’un de mes prédécesseurs à ce poste.

Quoique les discussions aient été âpres par moment, l’objet de la revendication était légitime et parfaitement légal.

Ensuite, et c’est une seconde raison qui évacue le sentiment que j’aurais négocié genoux à terre, toutes les questions qui ont fait l’objet de l’accord intervenu le 16 juillet 2007 entre le Ministère des Finances, les Responsables des Régies financières, l’Intersyndicale nationale du Congo et les Délégations Syndicales de trois Régies étaient déjà en négociations avec les syndicats bien avant mon départ à l’étranger.

Je me réjouis par contre que la rapidité avec laquelle cet accord est intervenu, c’est-à--dire, dès le lendemain de mon retour au pays, ait permis de couper court à la tendance à la politisation du mouvement d’arrêt de travail observé dans les Régies Financières. En accédant vite et totalement aux revendications des agents, j’ai voulu ramener le débat à sa vraie dimension sociale, vidant ainsi le mouvement de son prétexte syndical. Du coup, j’ai pu avoir, face à moi, des interlocuteurs parlant le même langage que moi en partageant les mêmes préoccupations. Je l’ai fait en fin stratège syndical et décidé en âme et conscience.

Vous dites paniqué, retour précipité au pays? Dans tous les cas, interrogez tous ceux qui me connaissent ou ont suivi mon parcours professionnel, ils vous diront que cela n’est ni dans ma nature, ni dans mon tempérament. Quant à mes réservations, je vous le confirme, elles sont restées exactement les mêmes qu’à mon départ... même si, pour des raisons d’encombrements aux aéroports,j’ai dû modifier les itinéraires. Cela est vérifiable.

J’ajoute par ailleurs que s’agissant précisément du paiement de la prime de performance du 4èmc trimestre 2006 autrement appelée Bonus, nous avions déjà conclu au paiement des 2/3, quitte à ce que le 1/3 restant fut payé par les Régies directement. En d’autres termes, tout au long de ces discussions et comme il sied dans des négociations responsables, le Ministre que je suis est demeuré parfaitement serein, ouvert et, au moment de conclure, un seul sentiment l’a guidé: la bonne foi.

Malgré ces sommes à première vue mirobolantes pour le trésor public, les agents ne seraient-ils pas des crève-la-faim? Si oui, comment faire face ?

Les agents des régies financières sont parmi les mieux lotis des employés du secteur public. Comparés à ce que touchent leurs collègues du secteur public, vous comprendrez que votre assertion est fausse. Ce qu’il nous faut combattre, ce sont les anti-valeurs qui ont malheureusement élu domicile au sein des régies. Pour y faire face, il faut un changement des mentalités, un nouvel état d’esprit; et le Gouvernement va s’employer à combattre la fraude sous toutes ses formes et réhabiliter la sanction, positive ou négative, selon le cas.

Les dégâts en termes de manque à gagner seraient une catastrophe ...

À proprement parler, il n’y a pas eu de manque à gagner en termes des recettes. Les stratégies mises en place ont permis d’atténuer les effets pernicieux de cette grève dans le cadre de la mobilisation des recettes.

À la date du 20 juillet 2007, sur des assignations mensuelles de 290.523.796.280 FC, les réalisations s’élèvent à FC 278.699.418.026,00 soit un taux de réalisation de 95,92%. Si nous ajoutons la situation des pétroliers producteurs, contre des prévisions de FC 371.878.896.280,06, les réalisations sont de FC 353.851.540.574,72, soit un taux d’exécution de 95,15%.

C’est certain, qu’au regard de l’évolution des recettes, les assignations seront atteintes voire même dépassées. Voilà pourquoi je vous ai dit que des stratégies avaient été mises en place pour sauvegarder les intérêts du Trésor même si l’objectif poursuivi par le mouvement des grévistes ne rencontrait pas celui de l’intérêt de toute
la Nation qui a plus besoin des ressources pour l’amélioration des conditions sociales et la relance de l’économie.

Je vous informe que grâce à ces aménagements spécifiques, la DGI a pu collecter pour les seules journées du 16 et 17 juillet 2007, un montant de FC 9.915.562.718,41 pour ne citer que cette régie.

La DGRAD par exemple a déjà dépassé ses assignations mensuelles fixées à FC 3.900.000.000,00, elle est à ce jour à plus ou moins 36.535.887.621,65.

Vous êtes issu du monde syndical. Quelles critiques formuleriez-vous à vos syndicats maison?
Je ne suis Directeur Général ni de
la DGI, ni de l’OFIDA, ni de la DGRAD. Je n’ai donc pas, en tant que Ministre des Finances, des syndicats maison. Il m’arrive, en tant qu’autorité de tutelle, d’avoir à dialoguer avec des syndicats des Régies; et c’est dans l’ordre de choses. Mais ce qui n’est pas normal, et je le déplore depuis toujours, c’est cette pratique qui a toujours consisté à amener les syndicalistes des Régies financières à négocier de manière systématique directement avec le Ministre des Finances.

Je le déplore dis-je parce que cette façon de procéder a créé des distorsions dans les négociations brisant le sacro-saint principe de négociations par paliers. Et puis, il y a plus détestable: le syndicalisme étant une profession noble qui exige beaucoup de qualités, il n’est pas sain qu’on y laisse s’enraciner des pratiques qui confondent négociations et agitations, dialogue et confrontation.

Vous dites : vous n’êtes pas dirigeant d’une régie. Mais d’aucuns estiment vous voir y prêter trop le flanc: aux premiers jours de votre mandat, on aurait pu vous voir comme Inspecteur des Finances. C’est quoi, selon vous, être Ministre des Finances ?

Ceux qui ont émis ces critiques ont sans doute voulu faire allusion aux mesures conservatoires que j’ai prises à mon arrivée au Ministère des Finances. Je viens d’évoquer la décision de gel des exonérations non fondées sur la loi. J’ai également suspendu toutes les missions de contrôle à
la DGI et à l’IGF. Ces mesures étaient dictées par la nécessité de ne pas laisser se poursuivre certains comportements de nature à mettre en péril les droits du Trésor Public. En effet, le contexte de passation de pouvoir incite parfois à ce genre de comportements, dans la mesure où certains cadres veulent profiter de ces moments de flottement. Les choses ayant été remises à leur place, les missions de contrôle qui sont du ressort de chacun de ces services ont été à nouveau autorisées.

Quant au rôle du Ministre des Finances, il est bien défini par les textes qui organisent le fonctionnement du Gouvernement. D’une manière générale, le Ministre des Finances a la responsabilité de la mobilisation des recettes tant internes qu’externes, de la politique fiscale et monétaire, de la gestion du Compte Général du Trésor, de la politique et de la gestion de la dette publique intérieure et extérieure, des relations avec les institutions financières internationales.
Comme vous pouvez vous en rendre compte les tâches du Ministre des Finances sont multiples, complexes et délicates.

Elles emportent beaucoup de responsabilités et requièrent de la disponibilité.

Doit-on de ce fait vous attribuer la stabilisation du taux de change ?

La stabilisation du change ou plus largement celle du cadre macro-économique ne saurait, en aucune façon, être ni le fait et encore moins l’affaire d’une personne ou d’un ministère. C’est l’œuvre de l’équipe gouvernementale dans son ensemble avec comme point focal certes le secteur économico-financier. Chacune des composantes de cette équipe a un rôle spécifique à jouer et le Ministère des Finances y contribue à travers trois leviers essentiels qui sont la maximisation des recettes, la discipline au niveau des dépenses (gestion sur base caisse), la surveillance de tous les autres paramètres économiques tant au niveau budgétaire que monétaire et des relations avec les Partenaires extérieurs.

À ce propos, quels clignotants avez-vous trouvés à votre nomination ?

À l’avènement de l’actuelle équipe gouvernementale, les principaux indicateurs macro-économiques (taux d’inflation, taux de change, réserves internationales,...) crevaient les limites conventionnelles propres à un cadre macro-économique assainie.

Le pays était alors au bord de la rupture des relations avec les institutions de Bretton-Woods. Au 30 juin 2007, soit quatre mois après notre avènement, le taux d’inflation a été ramené de 18,2% à 11,9%. Le taux de change est passé de CDF 600 pour 1 dollar américain à moins de 500 CDF, les réserves internationales se sont stabilisées aux normes convenues soit trois semaines d’importations et, last but not least, du déficit de CDF 40 milliards au 3I décembre 2006 l’on est passé à un excédent de plus de CDF 50 milliards.

Une économie s’appréciant à travers les chiffres, qu’on nous oppose un tableau qui pouvait contraster avec ces chiffres.

Ma conviction est que si nous poursuivons sur ce cheminement, le point d’achèvement est à la portée de
la République Démocratique du Congo. Vous pouvez vous représenter la suite ...
Précisément, de ce point d’achèvement... Rentrée scolaire, revendications salariales, etc..., partout, le pessimisme semble prendre le dessus avec les nouvelles échéances. Ne seriez-vous pas seul à croire à ce point d’achèvement ?

Atteindre le point d’achèvement est l’un des objectifs du Gouvernement. Il le sera comme fruit d’un travail collectif et non du fait du Ministre des Finances.

Il suffit de passer en revue la lettre d’intention avec le FMI pour se rendre compte qu’au delà de la simple maîtrise du cadre macro-économique, le comportement des institutions et de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux conditionne le résultat final. C’est la raison pour laquelle j’estime que le fait d’entraver l’action du Gouvernement ou de l’amener à ne pas respecter son programme économique risque de compromettre le succès attendu d’atteindre le point d’achèvement. Toutefois, vu le chemin déjà parcouru et au regard du large consensus national autour de cette question, je reste fermement optimiste.

D’aucuns font état de rapports privilégiés que vous auriez développés avec les institutions financières internationales ...

Je vous retourne la question: est-ce une mauvaise chose que d’avoir de bons rapports avec ces institutions et dites-moi en quoi? En quoi la fréquentation des institutions financières internationales serait-elle mauvaise, honteuse ou inavouable pour un pays dont le Gouvernement s’est fixé comme entre autres objectifs de booster la croissance et de réduire la pauvreté à travers des mécanismes classiques conclus avec ces mêmes institutions. L’Assemblée Nationale n’a-t-elle pas adopté le Programme du Gouvernement qui justement privilégie ces relations que l’exécutif a l’obligation de concrétiser? Lorsque j’entends ce genre de discours persifleur sur les supposés rapports privilégiés que certains responsables politiques entretiendraient avec les institutions financières internationales alors qu’ils ne font qu’agir en tant que commis de l’État, je me pose franchement la question de savoir si nous faisons vraiment assez pour nous concentrer sur l’essentiel au détriment de l’accessoire.
Nous devrions sur cette relation avec ces institutions financières internationales veiller à nous décomplexer et cesser une fois pour toutes ces sortes d’autoflagellation somme toute improductive.

Votre Contrat triennal, est-ce réalité ou de la poudre aux yeux ?

Je suppose que vous parlez du Programme Triennal avec le FMI. Il ne s’agit pas de la poudre aux yeux. Ce programme sera conclu dès que l’on aura rempli les critères du Programme Relais de Consolidation. Nous y travaillons.

Qu’attendre de la visite, fin juillet, de Donald Kaberuka ?

Comme vous le savez, M. Donald Kaberuka est le président du groupe de
la BAD. Dans le cadre de l’exercice de mes fonctions, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui en avril 2007 lors des Assemblées de printemps de Conseils de Gouverneurs du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale à Washington.

Lors des assemblées annuelles de la BAD, tenues à Shanghai en Chine au mois de mai 2007, j’ai pu faire le point avec la Direction des opérations de la BAD, sur la situation d’exécution des projets en RDC. Le montant total des projets financés par la BAD en RDC s’élève à 130 millions de dollars américains.

Cependant, la mise en œuvre des différents projets est rendue difficile à cause notamment de leur inadéquation avec la réalité actuelle et des contraintes d’ordre organisationnel. La visite du président de la BAD entre dans le cadre de la redynamisation des projets, dont le taux d’exécution reste relativement faible.

Vous parliez tout à l’heure de l’Assemblée Nationale. Quels sont vos rapports actuels avec cette Chambre législative ?

À priori très bons. Étant moi-même une émanation de l’Assemblée Nationale de l’actuelle Législative élu dans la circonscription électorale de Pangi dans le Maniema, en ma qualité d’ancien Député de la transition ayant eu à présider l’une des Commissions permanentes, en l’occurrence,
la Commission de la Reconstruction et du Développement, j’ai le plus grand respect pour l’Assemblée Nationale et le travail des Parlementaires.

Cependant, devenu membre du Gouvernement, il est possible que par moments, mes propos ne cadrent pas totalement avec les points de vue des Députés et je le concède bien volontiers. Cela a été le cas notamment en ce qui concerne le Budget lorsque le Ministre des Finances devrait défendre le point de vue du Gouvernement, lequel point de vue, faut-il le préciser, tenait à ce qu’il soit pris en compte les engagements pris avec le FMI.

Mais en définitive, étant donné que c’est l’Assemblée Nationale qui est l’autorité budgétaire, le Gouvernement s’est incliné et ce débat appartient désormais au passé.

Conformément aux options levées par l’Assemblée Nationale, je m’attèle à organiser les Régies, à travers les réunions hebdomadaires de mobilisation des recettes, pour les amener à répondre à leurs obligations face à la mobilisation des ressources.

Certains Députés souhaiteraient pourtant vous entendre - et c’est litote - après vos propos anti-Assemblée Nationale au Sénat lors de ce débat sur le Budget ...

Permettez-moi d’abord de rectifier une chose: jamais je n’ai tenu de propos anti -Assemblée Nationale au Sénat. Les archives sont là, écrites et vivantes, vous pouvez vérifier.

Il est vrai par contre que j’avais reçu du Gouvernement mission pour continuer à plaider sa cause à la Chambre des Sages quant à la nécessité du respect des engagements ultérieurs pris avec les partenaires au développement. Ce recours, par ailleurs constitutionnel, avait été introduit dans le sens d’implorer - et je pèse bien mes mots - le Sénat à réexaminer les projections des recettes en ce qui concerne la DGRAD principalement car comme vous le savez celle-ci collecte des recettes qu’elle n’a ni constatées ni liquidées, sa responsabilité étant partagée avec les services d’assiette.

Ce qui a été d’ailleurs démontré à travers notamment une double comptabilisation des recettes pétrolières qui ont été portées en déduction.

Face aux attentes des cinq chantiers du Chef de l’État, le pays est-il armé?

De quelle arme le pays a-t-il encore besoin ? La volonté politique de ses dirigeants et le dynamisme de sa population ne sont-ils pas les atouts majeurs et l’arme principale pour le développement d’un pays? Nonobstant la nécessité de l’appui de la Communauté internationale, le développement de tout peuple est conditionné par ces atouts.

En énonçant les cinq chantiers, le Chef de l’État a fixé les axes principaux de l’action du Gouvernement pendant les cinq années de son mandat; il ne s’agit pas du tout d’un voeu pieux. Bien évidemment, l’on ne peut pas se voiler la face sur l’existence des difficultés, cependant, nous nous attèlerons tous ensemble à y trouver des solutions pour respecter les engagements pris vis-à-vis du peuple, et chacun doit y mettre du sien.

L’absence de débat à ce propos et la place trop laissée au slogan alors qu’il ne resterait que trois ans d’espace de temps effectif pour convaincre et gagner, n’est-ce point inquiétant ?

Je pense que les inquiétudes que se font certains compatriotes sont prématurées. Au cours des débats sur le Budget, des indications ont été données sur les actions devant concourir à la réalisation de la tranche annuelle du programme du Gouvernement, quand bien même des critiques et préoccupations ont été émises à ce sujet, démocratie oblige.

Il convient de relever que, pour marquer la rupture d’avec le passé, le Gouvernement se devait d’abord de faire l’état des lieux et les félicitations qui étaient adressées au Premier Ministre et au Gouvernement pour avoir tout de même réussi à présenter un budget dans un laps de temps aussi court, démontrent à suffisance la volonté politique qui anime l’ensemble du Gouvernement pour la mise en œuvre effective des cinq chantiers du Chef de l’État, tels que traduits dans son programme. Il ne me paraît pas juste de soutenir que les cinq chantiers du Chef de l’État ne sont pas l’objet de débats.

Il en a été question pendant le vote du Budget dans les deux Chambres du Parlement; les membres du Gouvernement se prêtent volontiers aux préoccupations de la presse tant écrite qu’audiovisuelle, c’est sans doute lorsqu’on en parle dans ou à travers la presse que l’on a l’impression qu’il s’agit d’un slogan comme vous le dites.

Telle n’est pas la perception des membres du Gouvernement qui en parlent, car quoiqu’il en soit le Gouvernement a la ferme volonté d’a:uvrer pour la réalisation des ces cinq chantiers.
Il s’agit pour chacun des membres du Gouvernement d’un challenge. Qu’il en soit également ainsi pour chaque Congolais, même pour ceux qui se veulent critiques, d’autant plus que dans la construction du bien-être collectif il ne peut y avoir des acteurs d’un côté et des spectateurs de l’autre.

N’est-ce point inquiétant l’absence de flux de capital financier international privé, seul à permettre le décollage?

Je suis d’accord avec vous sur la nécessité des capitaux privés étrangers pour le décollage économique de notre pays. Nous espérons vivement que la mise en place des institutions politiques issues des élections démocratiques, organisées du reste ,avec l’appui massif de la communauté internationale, et la poursuite des programmes suivis par les partenaires au développement, permettront de soigner l’image de notre pays dont les diverses richesses naturelles et humaines sont incontestablement autant d’atouts pour attirer les capitaux privés.

La volonté du politique affichée par le Président de
la République et le Gouvernement pour combattre les anti-valeurs et instaurer et raffermir la bonne gouvernance finiront par dissiper les hésitations. Du reste, les signaux en provenance des investisseurs étrangers sont déjà perceptibles, même s’il n’y a pas encore de bousculades au portillon.

Qu’est-ce qui compte pour vous aujourd’hui en politique ?

Ce qui compte pour moi aujourd’hui en politique, et comptera toujours du reste, c’est de servir mon pays de toute mon âme et de toutes mes forces, de participer à son développement et à renforcer la cohésion nationale.

Comment va le Kivu-Maniema ?

Le Maniema va très bien. Avec ses réalités, il sort du bois. Quelles réalités? La sempiternelle question de son enclavement, l’absence chronique d’énergie électrique. ..mais attention... depuis trois ou quatre mois bientôt, grâce à la volonté et à la détermination du Président de
la République, la Ville de Kindu est désormais alimentée en énergie électrique, sans délestage s’il vous plaît!, à partir de la Centrale hydroélectrique du Lutshulukulu située à Kalima. Et depuis, l’eau de la Regideso coule aussi dans les robinets !

Monsieur le Ministre, s’il vous était demandé de faire un bilan mi-parcours de votre passage au ministère des Finances, quel serait ce bilan ?

Il est prématuré de parler de bilan. Dans tous les cas, notre engagement de servir
la Nation en assumant nos responsabilités se traduit jour après jour par les activités que nous menons tant au pays qu’à l’étranger, conformément aux attributions qui sont les nôtres. Il ne me paraît pas élégant de les énumérer ici. 

De tous vos prédécesseurs, pour qui vous avez de l’admiration ou le plus d’admiration ?

Argentier de la République, c’est assurément un honneur, mais c’est aussi et surtout une lourde charge. Les hommes qui ont été appelés à cette charge ont servi dans des contextes et des situations différents.
Les contraintes, les atouts, les opportunités, les environnements internes et externes n’étant pas les mêmes pour tous, il serait extrêmement risqué de se hasarder à un jugement de valeur. Je pense en définitive que seuls le temps et l’histoire peuvent juger équitablement. Laissons au temps le temps.

Qu’est ce qui serait le pire ennemi du décollage économique quand des pays au départ moins nantis sont des Dragons, des Tigres et... des Lions ?

À mon sens, au-delà même des préoccupations liées à la fiscalité, l’insécurité juridique et judiciaire, ainsi que les tracasseries administratives gênent de manière considérable notre décollage économique. Lorsque nous aurons suffisamment maîtrisé les choses de ce côté-là, nous deviendrons nous-mêmes à coup sûr un Léopard bondissant qui inspirera respect et considération.

Vous êtes d’accord que l’un des goulots d’étranglement est le système fiscal qui n’est pas attractif, guère en mesure de générer du développement ...

Le système fiscal de notre pays est en pleine réforme, avec le concours de nos partenaires bi et multilatéraux, dans le but de le rendre suffisamment attractif, incitatif et compatible aux impératifs du développement, notamment en procurant à l’État plus de ressources grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale. Les réfonnes envisagées font partie d’un processus qui a commencé depuis quelques années déjà avec mes prédécesseurs. Nous les poursuivons, avec des ajustements nécessaires. Dans ce contexte, des actions significatives ont déjà été menées, tandis que d’autres sont en cours, tant sur le plan de la fiscalité de fond que sur le plan des structures et méthodes de gestion de la fiscalité.

Il y a sans doute entre autres cette réforme sur
la TVA. ... Parmi les actions en cours, il y a en effet l’instauration de la Taxe sur la Valeur Ajoutée en remplacement de l’impôt sur le chiffre d’affaires. À cet effet, j’ai mis en place un comité inter-ninistériel d’experts pour piloter cette réforme qui est une véritable révolution fiscale, dont l’aboutissement est prévu pour 2009. Il importe de noter que notre pays est parmi les rares pays au monde qui pratiquent encore l’impôt sur le chiffre d’affaires, un impôt cumulatif qui gène la compétitivité du secteur productif.

La TVA, grâce au mécanisme de déductibilité qui la caractérise principalement, permettra à l’État d’accroître ses rentrées fiscales de manière significative, tout en rendant notre secteur productif plus dynamique et compétitif.

Des actions accompagnatrices de cette réforme se poursuivent également, telles que la mise en place des Centres des Impôts avec des méthodes de gestion analogues à celles de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) qui a permis à la DGI d’augmenter sa capacité de mobilisation des recettes, la généralisation du numéro impôt, qui permettra à terme de ramener l’économie souterraine au grand jour et de juguler le secteur informel. Le nouveau code de douanes devra être promulgué incessamment pour remplacer une législation douanière surannée et dont le texte de base date de 1949. Il est vrai que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, de même la nécessité de susciter l’éveil du civisme fiscal, constituent des axes importants sur lesquels nous travaillons. Le train de la réforme de notre système fiscal est, faut-il le dire, véritablement en marche.

© ALUNGA MBUWA.
lesoftonline.net 26/07/2007

Posté par CDF Afrique à 01:51 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Démolition de l'hôpital de Kintambo ...

demolitionL’opération de démolition des constructions anarchiques, initiée par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango et son gouvernement provincial, se poursuit dans la capitale de la Rdc.

Le site situé derrière l’Hôpital de Kintambo, dans la commune portant le même nom, envahi par des constructions anarchiques, a été rasé hier, mercredi soir, par le bulldozer de l’Hôtel Ville de Kinshasa. Cette opération s’est déroulée sous une haute surveillance policières et sous la coordination du bourgmestre de Kintambo.

C’est vers 16h30 que le con­ducteur du bulldozer, placé devant
la Maternité de l’Hôpital, a dé­marré le moteur pour raser les maisons anarchiques placées vers l’entrée principale de cette formation médicale et tout le long de la rivière Makelele. Les occu­pants des habitations en cause presque en larmes, surveillaient les tôles ainsi que les portes et fenêtres, récupérables, de leurs maisons détruites par la décision du conseil des ministres du gou­vernement provincial de jeudi 19 juillet dernier et rendu public par la porte-parole, Madame la minis­tre de l’Education, Information, Condition Féminine et Famille, Thérèse Olenga Kalonda.

Le personnel de l’Hôpi­tal exulte

Pendant que les occupants de ce site pleuraient à chaudes lar­mes, le personnel de l’Hôpital de Kintambo et les maraîchères étaient en fête. Pour le personnel médical de cette formation de santé, la démolition des construc­tions anarchiques sur ce lotissement est une bonne chose. « Nous soutenons le gouverneur Kimbuta pour avoir pris le courage de dé­molir ce site érigé sur le terrain de notre hôpital. C’est la troisième fois que les gens construisent sur ce site. Nous pensons qu’ils ne vont plus revenir, car l’hôpital utilise cet espace pour jeter ses déchets. Nous demandons aux victimes de poursuivre le conservateur qui a autorisé le lotissement de cet espace et non de s’en prendre à l’autorité urbaine qui ne fait qu’ap­pliquer la loi », a laissé entendre un agent de l’hôpital qui observait l’opération démolition.

Un autre agent s’est posé la question de savoir la suite du dé­pôt pharmaceutique promis par une Organisation non gouverne­mentale. En lieu et place de ce dépôt, vanté, c’étaient plutôt des maisons d’habitation qui ont été construites. Pour lui, les victimes de cette opération ne doivent s’ap­prendre qu’à eux même.

Le bourgmestre de Kintambo a rappelé que la loi est dure, c’est la loi. « C’est depuis longtemps que nous avons prévenu les oc­cupants de ne pas lotir sur ce site. Nous avons même saisi plusieurs autorités du pays. Nous remercions le gouverneur Kimbuta qui a répondu aux vœux de la popula­tion de Kintambo de démolir ce site. Nous pensons que ceux qui ont attribué les terrains seront poursuivis par les victimes », a-t-­il souligné.

Par ailleurs, les maraichères qui cultivaient sur ce site ont également fêté la démolition de ce terrain de l’extension de l’Hôpital de Kintambo. Elles ont fait savoir que les occupants de ce site les avaient non seulement délogées illégalement de cet endroit mais ils ont détruit leurs champs des feuilles de manioc, des légumes et autres.

Badara et RTNC dans le collimateur

Des sources proches de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, nous apprenons que le gouvernement provincial que dirige André Kimbuta est déterminé à poursui­vre l’opération de démolition des constructions anarchiques jus­qu’au bout. Après le site de l’Hô­pital de Kintambo, les parcelles situées entre le camp Badara et le boulevard Lumumba, dans la commune de Nsele, seront détrui­tes par les bulldozers de la ville.

S’agissant du lotissement de
la Cité de la Voix du peuple, communément appelé site de l’IFASIC, l’exécutif provincial a invité les occupants de cet espace à se présenter au ministère du Plan et de la Reconstruction situé à l’Hôtel du gouvernement provincial, sur l’avenue Kwango n°18, quartier Kazamar dans la commune de Barumbu, munis des documents en leur possession. Les occu­pants de Binza Météo et ceux de Bisthaku-tshaku (Usoke) sont éga­lement concernés par ce commu­niqué du gouvernement provincial.  
Nous pensons que les agents des Affaires Foncières, impliqués dans la vente anarchique des ter­rains, doivent également subir la rigueur de la loi. Voire même les anciens ministres ou les secrétaires généraux.

© Jerry Kalemo/L’Observateur

Posté par CDF Afrique à 01:33 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Katebe Katoto réclamé pour diriger l’opposition !

katebe© La Prospérité | 26/07/2007

Des Députés, Sénateurs et partis politiques, qui ne voient plus en Jean-Pierre Bemba et Etienne Tshisekedi les candidats idéaux pour rassembler et coordonner l’opposition institutionnelle et extraparlementaire d’ici 2011, aimeraient voir le richissime homme d’affaires katangais, Raphaël Katebe Katoto, revenir au pays prendre les commandes. On dit de lui qu’il est à l’abri de besoins matériels, moralement irréprochable et de tempérament calme.

La gestion des ambitions au sein de l’opposition s’annonce plus difficile que prévue. Le rôle de Coordinateur ou Porte-parole de l’opposition que certains prenaient naturellement pour un acquis sera amplement disputé. L’entrée fracassante dans le jeu du richissime homme d’affaires katangais, Raphaël Soriano Katebe Katoto, frère aîné du tout puissant gouvernator du Katanga Moïse Katumbi, a de quoi faire sursauter ceux qui dormaient tranquillement sur leurs lauriers tout en espérant que, le moment venu, le poste leur reviendrait de droit.

Monsieur Alu Bashonga, Secrétaire Général de l’Union des Libéraux pour
la Démocratie –ULD-, affirme subir de fortes pressions au quotidien de la part de plusieurs sénateurs, députés et partis politiques, au dedans et en dehors des Institutions, pour que Raphaël Katebe Katoto revienne au pays prendre les commandes de toute l’opposition politique. C’est-à-dire, l’opposition institutionnelle et extraparlementaire. Pourquoi Katebe et pas quelqu’un d’autre ?
Selon Alu Bashonga, on commettrait une grave erreur si l’on se bornait à croire que le Coordonnateur devrait provenir uniquement du 2ème parti à l’issue des élections. Jean-Pierre Bemba, dit-il, ne peut rassembler l’opposition. Pour la simple raison que ses méthodes, parfois violentes, ont montré leurs limites. Elles sont connues des adversaires au pouvoir qui savent comment mettre Bemba dans tous ses états.

Il en est de même pour le sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi, dont les méthodes se sont révélées défaillantes depuis plus de deux décennies.

Les manifestations des rues à répétition, toujours réprimées, ont fini par démobiliser les combattants.

Alu Bashonga poursuit son argumentation que Bemba et Tshisekedi n’ont aucune idée de gens qui sont en face d’eux. Il ajoute qu’il faut opposer à Kabila un homme moralement irréprochable, totalement à l’abri de besoins matériels et surtout au tempérament calme. Un leader qui doit avoir une vision claire de là où il veut conduire l’opposition. Autrement dit, renforcer l’unité de l’opposition jusqu’aux élections de 2011. Le fait de réorganiser l’opposition, prévient Alu Bashonga, ne confère pas automatiquement au Coordonnateur le droit de se présenter à la présidentielle de 2011. Le moment venu, au nom de l’unité et pour ne pas éparpiller les voix, un candidat devrait être désigné par consensus.

Le Secrétaire Général de l’ULD s’est engagé à transmettre les desiderata des Elus et des partis politiques de l’opposition au président de son parti, M. Raphaël Katebe, qui vit à Bruxelles. Connaissant son combat en faveur de la démocratie, on voit mal comment Katebe Katoto refuserait de consacrer une fois de plus ses forces pour la stabilité et la consolidation de la jeune démocratie congolaise.

La Prospérité | 26-07-2007 - 09:42:29

© Copyright La Prospérité

Posté par CDF Afrique à 01:24 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La nécessité d’une ouverture surveillée des frontières

KabilaNkundaUCDP 26/07/2007

Au risque d’être une nouvelle Albanie, de paupériser davantage sa population la RD Congo ne peut emprunter la voie de l’autarcie. Dans le processus de recherche des différentes voies pour son développement, la RDC doit s’insérer dans le commerce mondial en développant ses potentialités dans le commerce sud-sud et plus tard pouvoir prétendre peser d’un poids proportionnel à son étendue et à son effectif.

La RDC doit s’ouvrir tout en veillant à réduire le plus possible la porosité de ses frontières, compte tenu du développement de la communication sans fil et des nouvelles technologies de l’information.

De tous les points d’entrée dans le territoire national, nous nous focalisons sur les frontières géographiques. Tout au tour de celles-ci, la RDC compte neuf voisins chacun avec ses particularités sociales et géographiques.
La nature des reliefs montre tantôt les limites de chaque pays, tantôt elle ne permet pas de reconnaître d’emblée la séparation entre deux pays. On en arrive à voir des lignes frontalières qui varient au grès des changements de gouvernements ou encore selon le nomadisme des populations frontalières. Ces populations s’installent dans le pays voisin pour une durée tellement longue qu’elles ont le temps de voir venir une deuxième génération et d’avoir la conviction illusoire d’être chez elle. Cette illusion s’estompera avec pleurs et cris de colère le jour où l’administration du pays voisin se souviendra de son devoir de protéger ses frontières.

Sur le plan socio culturel et économique, il y a des situations structurelles et parfois ponctuelles que les lois des deux pays voisins doivent gérer avec beaucoup de circonspection. De part et d’autre de toutes nos frontières, il y a des familles consanguines. Dans le cours normal de leur vie , elles enfreignent soit les lois des deux pays pour conserver et enrichir les liens sacrées de la famille. Les habitants d’un pays sont souvent tentés de traverser la frontière pour bénéficier des avantages sociaux inexistants chez eux. Des services marchands sous-tendant des relations commerciales frontalières peuvent se révéler mieux organisés et plus rentables d’un seul côté. Des commerçants véreux des deux cotés peuvent organiser la pénurie des produits de première nécessité avec comme conséquences immédiates une hausse exponentielle des prix. L’effet d’entrainement fait que cette hausse ne se limite pas aux produits raréfiés mais elle sera générale. Les conséquences sont très néfastes si les revenus ne suivent pas le même sens de progression.

Le climat de bon voisinage et d’amitié que
la RDC doit entretenir avec ses voisins, doit être différent de celui qu’il doit vivre avec le Ruanda ;

- différent, non pas du fait de son peuple, mais plutôt parce que ses gouvernants se doivent avant tout de respecter les congolais ;

- différent parce que nous savons que les dirigeants actuels du Ruanda ont voulu, veulent et voudront toujours annexer une partie de notre territoire ;

- différent parce que qu’ils arment , protègent et utilisent le terroriste ruandais Kundabatware et ses complices rénégats Mutebusi et consorts- ( La presse congolaise devrait s’interdire de les désigner par Général pour l’un et Colonel pour l’autre, titres militaires qu’ils ont acquis suite au désordre qui a régné dans le pays à une certaine époque ) ;

- différent parce que le Ruanda est la source des affrontements tribaux entre les Hemas (tutsis ) et les Lendu, les Alur…

- différent pace que le Ruanda veut rendre pays infréquentable aux investisseurs étrangers ;

- différent parce que savons que le Ruanda envoie des éléments dûment formés au terrorisme en RD du Congo en les faisant passer pour des combattants du FDLR afin de créer et entretenir l’insécurité dans la région et de transférer la responsabilité à cette organisation hutu ;

- différent parce que le Ruanda , mine de rien , a installé furtivement des ilots de non droit à l’Est de
la République Démocratique du Congo servant comme postes avancés pour un futur établissement de son administration.

La relance de la C.E.P.G.L. est-elle opportune ? 

Les mandats d’arrêt internationaux émis contre Kundabatware et Mutebusi sont la résultante d’une procédure judiciaire militaire régulière comme ça se fait dans toutes les vielles démocratie de ce monde . Tous les gouvernements ayant ce genre d’organisation politique, doivent respecter cette décision de la justice congolaise ;en premier , nos voisins et ensuite tous les pays avec lesquels la RDC partage des relations diplomatiques ou encore membres d’interpol. Ils doivent normalement aider le gouvernement congolais à mettre les fauteurs de trouble hors d’état de nuire.
Dans ce contexte post-conflit, le Ruanda aurait dû arrêter tout soutien à ses agents de déstabilisation cités ci-haut. En leur assurant la protection et probablement leur accordant le statut comme exilé politique , le gouvernement ruandais en leur assurant une base arrière, montre qu’il n’est pas prêt à rétablir les relations harmonieuses entre nos deux pays. Pour continuer à déstabiliser notre pays, Kagame a ouvert les portes à ses soient disant ‘’ frères de sang’’. Le gouvernement congolais devra interpréter ceci comme un message à ‘’tous les frères de sang’’ de Kagame actifs en RD Congo.

En 2006, Kigali par le canal de son ministre des affaires étrangères Murigande avait émis le souhait de la réouverture de la mission diplomatique à Kinshasa, avec la conviction de l’occurrence d’une nouvelle plaidant pour cette réouverture après les élections législatives et présidentielle. Les ruandais misaient sur la réapparition de
la CEPGL ( Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) , organisme international à vocation sous-régionale a été créé le 20/09/1976 par la signature à Gisenyi d’un accord de coopération entre 3 pays – Burundi – République Démocratique du Congo et le Ruanda - anciennement unis sous la loi coloniale belge . A l’époque , il était question de promouvoir les voies et moyens pour une bonne coopération économique, commerciale, scientifique, militaire, culturelle et touristique.

Aujourd’hui, dans un contexte relationnel flou, on veut réactualiser la CEPGL dont l’arrêt des activités était nécessité par les conflits tribaux entre tutsis et hutus au Ruanda et au Burundi depuis les années 90. L’initiateur de cette idée qui est le lobby libéral belge, ne doit pas être bien inspiré. Nous nous efforçons quand même de lui rappeler qu’après la 2ième guerre mondiale, à la veille de la reconstruction de l’Europe, et de la Société des Nations, la neutralisation des instincts belliqueux de l’Allemagne et du Japon avait conditionné le retour de ces deux pays sur la scène politique internationale. Ce lobby va devoir attendre ( si les autorités congolaises accepteront d’approfondir cette idée) que les différends entre la R.D.Congo et le Ruanda fassent l’objet d’une étude sérieuse.

Dans la région des grands lacs, tous les pays sont indépendants. Le rétablissement d’un climat propice au développement d’une coopération saine dans la région doit être assis sur une base solide . Cette base est la reconnaissance mutuelle entre voisins du droit à la souveraineté et à l’autonomie ; du droit à la stabilité .

Entre
la R.D du Congo et le Ruanda , cette base préalable est inexistante !!!

Le Ruanda ne reconnaît pas au Congo-Kinshasa une existence pacifique, donnée essentielle à son épanouissement. Les plaies causées par les conflits armées entre 1997 et 1999 sont encore béantes. Renouer une quelconque coopération avec ce pays est un pari très risqué. Le calme dont fait preuve le Ruanda actuellement est une mise en veilleuse de son ignoble appétit. Le souhait de réouverture de leur mission diplomatique à Kinshasa est une caresse ‘dans le sens du poil avec du parfum pour mieux amadouer la proie et la croquer le moment venu. Cette mise en veilleuse appelle non pas une extinction mais plutôt un réveil. Celui-ci pourrait intervenir après l’installation des diplomates ruandais à Kinshasa. Après cette installation, pendant 10 ans au moins, le temps de remettre au goût du jour les danseurs Ntore pour le bien du tourisme des deux pays , les caresses ruandaises continueront et la mission diplomatique à Kinshasa leur servirait bien d’un mini QG pour téléguider leur future opération de sabotage de la vie kinoise. Ce mini QG leur avait fait défaut lors de l’opération aéroportée de James Kabarebe sur Kitona . En acceptant la réouverture de cette mission diplomatique sans des sérieuses précautions, le gouvernement congolais ne permettrait-il pas aux ruandais de reculer pour mieux sauter et capturer ce qu’ils n’avaient pas pu avoir la première fois ?

La relance de
la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs arrive pour mettre les congolais devant un fait accompli. En ce sens qu’en acceptant d’occuper la place qui est sienne au sein de cet organisme, le Congo-Kinshasa renoue de facto avec le Ruanda. La réouverture des ambassades de part et d’autre des nos frontières ne posera plus problème.

Nous pensons qu’en acceptant de participer aux activités de la CEPGL aujourd’hui, le Président Kabila :

- Contredirait ses pairs de la SADEC et demanderait ainsi indirectement la réintégration du Ruanda en son sein . Pour rappel, lors de ses assises du mois d’Août 2005 à Gaboronne , les chefs d’Etat membres de la SADEC avaient rejeté la requête de réintégration du Ruanda pour cause de ses intentions reconnues d’annexer une partie du Congo Kinshasa

- Conforterait Mr Kagame dans sa ruse d’utiliser le FDLR et les Interhamhue comme spectre du terrorisme sur le sol congolais

- Reconnaitrait que les décisions de justice de son pays ne mérite pas d’être respectées car il aurait ainsi accepté que les mandats d’arrêt internationaux émis à l’encontre des renégats Kundabatware et Mutebusi n’étaient pas sérieux

- Aurait complètement oublié non seulement sa participation physique dans la libération de l’aéroport de Kinsangani mais aussi le calvaire des nos sœurs et frères de l’Est

- Aurait accepté de mécontenter les congolais qui l’ont choisi pour un avenir meilleur afin encore de développer l’AMOUR DE
LA PATRIE. Le mécontentement populaire constitue un terreau pour la culture de l’incivisme populaire. Les puissance étrangères tel que les Etats-Unis et la CEE par la Belgique, la France et la Grande Bretagne interposées sont souvent enclines à proposer aux pays faibles des solutions pour leur organisation socio politique . Des solutions du genre gouvernement d’union nationale après une élection au suffrage universelle ou encore n’ayant aucun programme économique si non que le timing des rendez-vous avec les hiérarques du F.M.I. Ces solutions ont souvent transformé le pays en un espace ingouvernable. La relance des activités de la CEPGL en fait partie. Le mécontentement populaire qui pourrait en résulter, engendrera non seulement la perte de confiance aux autorités éluées mais aussi le développement de l’incivisme populaire. Dans les pays économiquement avancés, les gouvernements s’appuient sur la force de travail tant manuelle qu’intellectuelle de la population, au sein de laquelle s’incrustent de façon continue l’amour de la patrie et l’esprit civique. Dans tous ces pays, le système démocratique a été instaurée et maintenue jusqu’à ce jour et demain grâce à l’esprit civique de la population qui est constamment entretenu par la rigueur de la loi. Nous sommes conscients que c’est dur, mais tout pays faible qui veut aller loin avec son peuple doit faire du développement de l’esprit civique, une priorité.  

Et demain . . . ?… ?

** A l’Est , du nord au sud,
la République Démocratique du Congo doit gérer des lacs et leur environnement, non pas avec le Ruanda et le Burundi uniquement, mais aussi avec l’Ouganda et la Tanzanie. Avec cette dernière, la R.D. du Congo partage une véritable mer intérieure qu’est le lac Tanganyka. Autour de celui-ci et des autres , lac Edouard et lac Kivu, existent des trafics de toutes sortes qui nécessite une bonne réglementation qui concernera la gestion de toutes les ressources lacustres. Cette gestion exigera la présence des scientifiques des pays de la région autour de la table. Cette coopération qu’on espère franche, pourra être très bénéfique pour toute l’humanité. Selon le rapport annuel 2007 du Musée royal de Tervueren ( Belgique ), le lac Tanganyka est du plus haut intérêt pour l’étude des changements climatiques. Le développement durable aura beaucoup à y gagner. ! ! !!!!!!. Faudrait-il que l’Union Européenne ou le Commonwealth ou encore les Etats-Unis puisse nous montrer combien l’élargissement de la CEPGL nous est important ou nous pouvons y aller par nous même ? Ce, bien sûr, pour la République Démocratique du Congo, après avoir tenu compte de certains points soulevés dans les paragraphes précédents.

** Un des pays de l’Est de l’Afrique pourra bien se servir de la langue swahili pour créer une communauté culturelle ou autre …. Cette communauté devra englober les iles des Comores et peut-être avoir son siège dans l’île de Zanzibar. Du simple fait qu’elle aura pour objet d’organiser ne fut-ce qu’un pan de la vie des peuples, une telle communauté ne pourra voir le jour sans la garantie de l’existence des préalables juridiques évoqués ci-haut.

Nous avons foi en l’avenir ! ! !.

©
TSIKU Ta-Ma. M. Roger | Copyright UCDP
Commission consultative UCDP / Europe

Posté par CDF Afrique à 01:12 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grands-Lacs Confidentiel - édition du 26 juillet 2007