29 juillet 2007
RDC : Bilan sombre et macabre
“Un peuple n’a que des dirigeants qu’il mérite. La RDC ira de l’avant
lorsque le peuple aura changé. Ainsi, il se choisira aussi des dirigeants voués
au changement”
La République démocratique du Congo , un pays à la dimension continentale, potentiellement très riche, est malade de sa classe politique. L’un des moteurs de l’économie africaine, il y a quelques décennies, trône dans le peloton de tête des pays les plus pauvres de la planète. Quelle contradiction !
Les causes profondes, il ne faut pas aller les chercher tres
loin: l’incompétence, l’inexpérience, l’insoussiance de la classe politique au
pouvoir. La démocratie que les Congolais réclamaient à cor et à cri,
était - ce pour aider les nouveaux maitres à continuer à massacrer la population,
piller et détruire le pays ou plutôt pour mener la RDC sur la voie du
développement et de l’amélioration du bien-être de tous les congolais ?
Aujourd’hui, le constat
est amer sur tous les plans
Sur le plan politique
La dictature est revenue avec force. On tue en masse, on
emprisonne sans jugement tous ceux qui s’opposent au nouveau régime
dictatorial. Des morceaux du territoire congolais sont donnés aux voisins
ruandais et angolais. Il y règne une cacophonie sans précédent orchestrée par
des lobbyings belges (Louis Michel, Andre Flahaut) et entretenue par des
opportunistes de tous bords. La politique, en tant que gestion de la cité, est
sacrifiée au profit de la recherche effrénée de positionnement et
d’enrichissement facile.
Sur le plan économique
Toutes les infrastructures économiques sont détruites et le
peu qui a résisté est vétuste. Le tissu industriel s’est recroquevillé et
l’Etat n’existe pas. Les opportunistes ministres vivent du pillage des matières
premières, des droits d’entrée ainsi que des taxes et des impôts sur la
population.
Sur le plan social
Tous les indicateurs sont au rouge. Le pouvoir d’achat du
Congolais n’existe plus. Les agents et les fonctionnaires de l’Etat ne gagnent
pas leur salaires de misère devant l’indifférence totale des gouvernants.
L’enseignement est au rabais et on se demande si on est pas
en train de former des pseudo-intellectuel s qui, demain, ne feront face aux
défis de la mondialisation.
L’accès aux soins de santé primaires est devenu un luxe et
on recourt de plus en plus aux tradi-praticiens avec comme risque de se livrer
aux mains des charlatans. Dans les hôpitaux, il n’y a pas des lits, pas des
médicaments et les malades sont pris en otage lorsqu’incapable de payer leur
facture. Les gouvernants eux se font soigner en Europe et en Afrique du Sud.
Ce tableau sombre et macabre touche tous les secteurs
de la vie nationale.
A qui incombe la faute? Au peuple congolais, à notre naïveté, à notre manque de jugement, notre manque de sérieux. Le Congolais
prend tout à la légére.
Il met ses intérêts égoïstes devant ceux de la nation
et cela se reflète dans le choix qu’il fait de ses dirigeants. Au lieu de
confronter son oppresseur, le Congolais croit que la solution à a ses problèmes
se trouvent en Belgique, en France et aux Etats Unis.
Ainsi, il cherche à
quitter, à fuir son pays pour “le paradis” ignorant qu’en Belgique, en France
.. la population avait aussi lutter pour se débarasser des dictateurs et
instaurer des régimes sérieux. Des qu’en occident, le Congolais se dit “l’enfer
c’est les autres”.
Il est incapable d’aider à promouvoir le bien commun dans
son pays d’origine, pourtant profiteur du bien commun dans son pays hote.
Il
reste attaché à sa tribu, ainsi il est par exemple incapable de condamner le
régime lorsque celui ci massacre des innocents au Bas-Congo, simplement
puisqu’il est de la même province avec le massacreur !
Pour terminer :
“Un peuple n’a que des dirigeants qu’il mérite. La RDC ira de l’avant
lorsque le peuple aura changé. Ainsi, il aura aussi des dirigeants changés”
Pour NAFCO-POCAN
Nsalambi V. Nkongolo, Cert.cpe(Harvard) , Cert.cpe(MIT) ,
PhD(Laval)
President, NAFCO-POCAN
P.O. Box 2172
Jefferson City, MO 65101
USA
Note
NAFCO-POCAN ne prétend pas parler pour tous les professeurs
d’origine Congolaise en Amérique du Nord. Les points de vue exprimés dans ce
message n’engagent que les concernés. Prof. Dr. Nsalambi V. Nkongolo
est professeur aggrege (Associate Professor) a Lincoln University (USA).
C'est un activiste de longue date qui a fondé et milité au sein de la Zairian Students
of America (ZASAM), Resistance Group against a new Dictatorship in the Congo
(RGDC-GRDC) et a travaillé avec plusieurs organisations intéressés au Congo
telles que le CDF, ANACCO.
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