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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

29 juillet 2007

Sud-Kivu : 4,500 cas de violence sexuelle au cours de six premiers mois de l'année

victime_2327 juillet 07 - 20h23

Selon le Rapporteur Spécial du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies chargée de la question de la violence à l’égard des femmes, le Professeur Yakin Ertürk, «la situation dans les deux Kivus est la pire des crises que j’ai rencontrées jusqu’ici ».

Madame Ertürk a dénoncé cette situation lors d’une conférence de presse à Kinshasa le 27 Juillet 2007

Déclaration

Du 16 au 27 Juillet 2007, je me suis rendue en visite officielle en République Démocratique du Congo (RDC), à l’invitation du gouvernement. Outre Kinshasa, j’ai visité l’Ituri et les provinces du Sud Kivu et de l’Equateur. Au cours de ma mission, j’ai rencontré de hauts fonctionnaires du gouvernement, y compris le Ministre de
la Justice , la Ministre de la Condition Féminine et de la Famille, le Ministre des Droits de l’Homme, le Vice Ministre de la Défense et le Vice Président de l’Assemblée Nationale et des Parlementaires, membres du Réseau Parité Genre.    

Je me suis également entretenue avec les autorités locales, des représentants de la société civile, des fonctionnaires des Nations Unies, des survivantes victimes de violences et des prisonniers dans plusieurs prisons du pays.

En raison de la gravité et de l’urgence de la situation dans ce domaine en RDC, ma visite a porté principalement sur la violence sexuelle qui est courante et commise par les groupes armes non-étatiques, les Forces Armées de
la RDC , la Police Nationale Congolaise et également par des civiles.

Pourtant, la violence sexuelle ne doit pas être séparée des autres formes de violence qui se manifestent dans la famille et la communauté et qui sont, encore aujourd’hui, considérées comme normales par une grande partie de la société congolaise.

Dans un pays comme
la RDC, riche en ressources naturelles, la pauvreté est d’autant plus frappante

Le fait que les femmes en supportent le fardeau de manière disproportionnée est une tragédie. La priorité doit être donnée à l’accès des femmes au pouvoir et à l’égalité, tout autant qu’au développement socio-économique qui doivent faire partie intégrante du processus de reconstruction, si l’on veut qu’une paix juste soit durable on République Démocratique du Congo.

Je présenterai un rapport complet avec mes observations et recommandations au Conseil des Droits de l’Homme qui se réunit à Genève. A ce stade, j’aimerai me limiter à quelques observations préliminaires relatives à la violence à l’égard des femmes dans les régions que j’ai visitées en RDC.

Atrocités sexuelles à Sud Kivu

D’emblée, j’attire l’attention sur la situation alarmante dans la province du Sud Kivu qui nécessite une action immédiate. Dans le cadre de mon mandat, qui concerne la violence contre les femmes, la situation dans les deux Kivus est la pire des crises que j’ai rencontrées jusqu’ici.

La Synergie Provinciale du Sud Kivu sur la violence sexuelle, organe qui rassemble des représentants du gouvernement, des Nations Unies et de la société civile, a déjà enregistré 4,500 cas de violence sexuelle au cours de six premiers mois de l’année. Le nombre réel de cas est sans aucun doute beaucoup plus élève : la plupart des victimes vivent dans des régions inaccessibles, ont peur de porter plainte ou n’ont pas survécu à la violence.

La plupart des cas de violence sexuelle au Sud Kivu, d’après nos informations, sont perpétrés par des groupes armés étrangers non-étatiques

Certains de leurs membres semblent avoir été impliqués dans le génocide ruandais et avoir fuit ensuite vers la RDC. Opérant dans la forêt, ces groupes armés attaquent les communautés locales, pillent, violent, emmènent les femmes et les filles comme esclaves sexuelles et les soumettent au travail forcé.

Les atrocités perpétrées par ces groupes armés sont d’une brutalité inimaginable, qui va bien au-delà du viol.

Le viol et l’esclavage sexuel sont au cœur de ces atrocités qui visent la destruction physique et psychologique complète des femmes, avec toutes les conséquences que cela entraîne pour l’ensemble de la société. A de nombreux égards, ces atrocités rappellent celles commises par l’Interahamwe pendant le génocide ruandais.

Les femmes sont soumises à des viols collectifs brutaux, souvent devant leur propre famille ou leur communauté toute entière

Dans de nombreux cas, les hommes de la famille sont contraints, sous la menace d’une arme, de violer leur propre fille, leur mère ou leur sœur. Après le viol, il est fréquent que les bourreaux tirent au fusil dans l’appareil génital de la femme ou qu’ils la poignardent dans cette partie de son corps. Plusieurs femmes, qui ont survécu à des mois d’esclavage, m’ont raconté que leurs tortionnaires les avaient forcées à manger les excréments ou la chair des membres de leur famille assassinés.

L’hôpital de Panzi, une institution spécialisée à Bukavu (Sud Kivu) reçoit chaque année près de 3,500 cas des femmes souffrant de fistules et d’autres blessures gynécologiques graves résultant de ces atrocités sexuelles. A l’hôpital, j’ai parlé avec une petite fille de 10 ans, qui avait été enlevée avec ses parents. Elle a du subir une opération d’urgence, après que les tortionnaires aient brutalement enfoncé un bâton dans ces organes génitaux.

Jusqu’à ce jour les FARDC se sont montrées incapables de mettre fin aux atrocités dans le Sud Kivu, qui sont massivement commises depuis plusieurs années. La communauté internationale, en coopération avec le gouvernement congolais, doit immédiatement assumer sa responsabilité de protection et s’impliquer à tous les niveaux pour mettre fin à ses atrocités.

Violence sexuelle perpétrée par l’armée et la police

Les FARDC,
la Police Nationale Congolaise (PNC) and les autres forces de sécurité de l’état continuent de commettre des actes de violence sexuelle. Au Sud Kivu et en Ituri, alors que les groupes armés non-étatiques restent les acteurs principaux de la violence sexuelle, près de 20% de tous les cas de violence sexuelle, d’après les rapports dont nous disposons, sont commis par les FARDC et la PNC.

D’après nos informations, certaines unités des FARDC prennent délibérément comme cible les communautés civiles qui sont soupçonnées d’appuyer les milices et pillent, violent massivement et dans certains cas tuent des civils. Des soldats ou des policiers, individuellement, commettent eux aussi de tels actes, se considérant au dessus de la loi. Ces actes constituent des crimes de guerre et, dans certains cas des crimes contre l’humanité. Le droit international fait obligation au gouvernement de traduire en justice tous les criminels, y compris ceux qui détiennent la responsabilité de commandement.

La violence sexuelle commise par les forces de sécurité de l’état n’est pas limitée aux zones de conflit armé à l’Est du pays. Le problème est aggravé par le fait que le processus d’intégration des anciens miliciens dans les forces armées régulières ne comporte pas de mécanisme permettant d’exclure des forces armées les coupables des violations les plus graves en matière des droits de l’homme. A cause de cela, un certain nombre de ces hommes ont aujourd’hui un rang élevé dans les FARDC.

Dans la province de l’Equateur, j’ai été profondément choquée d’apprendre qu’il est fréquent que, en cas de troubles civils,
la PNC et les FARDC mènent des opérations armées de représailles organisées qui prennent pour cible la population civile et pillent, torturent et violent massivement sans discrimination aucune. En décembre 2006, par exemple, la PNC a rassemblé près de 70 officiers de police de différents postes de toute la région après qu’un commissariat ait été incendié à Karawa.

Les officiers de la PNC ont mis la ville à sac, torturé des civils et violé au moins 40 femmes, dont une petite fille de 11 ans.

A ce jour, aucun policier n’a été mis en accusation ou en état d’arrestation à cause des ces atrocités à Karawa. Selon certaines allégations, les FARDC ont effectué des opérations punitives similaires contre la population civile à Bonyanga (120 km au sud ouest de Gemena) en avril 2007 et à Bongulu (90 km au nord de Bumba) en mai 2007.

Violences sexuelles perpétrées par des civils

Les civils commettent de plus en plus souvent des violences sexuelles. D’après les rapports dont nous disposons, certains de ces crimes impliquent des miliciens démobilisés, qui n’ont bénéficié d’aucune prise en charge psychosociale au cours du processus de réinsertion.

Plus grave encore, l’utilisation massive de la violence sexuelle pendant le conflit armé semble être devenue l’une des manifestations courantes de l’oppression généralisée des femmes en RDC. Ces types de comportement vont donc se perpétuer à l’avenir – quelque soit la situation sécuritaire – si le gouvernement et la société n’ont pas la volonté de faire un réel effort pour changer de manière fondamentale les relations actuelles entre les hommes et les femmes qui dévaluent la femme et la placent dans une situation de sujétion.

En premier lieu, l’Assemblée Nationale peut jouer un rôle clé en menant à bien des reformes juridiques évidentes. Par exemple, le Code de
la Famille place concrètement la femme sous la tutelle de son mari comme si elle était mineure. Alors que la constitution prévoit la parité de genre, une loi sur la parité de genre mettant en œuvre l’article 14 de la Constitution n’a pas encore été adoptée.

Impunité

En juillet 2006, le parlement congolais a adopté
la Loi sur les Violences Sexuelles, qui prévoit l’alourdissement des peines et des procédures pénales plus efficaces. Cependant, très peu des mesures concrètes sont prises par les autorités pour appliquer la Loi et les coupables continuent de jouir de l’impunité, particulièrement s’ils portent un uniforme de l’état.

L’état du système judiciaire est déplorable. Il est dépassé, même s’il n’y a qu’un petit nombre des cas, dans lesquels les femmes ont le courage de porter plainte pour violence sexuelle en bravant tous les obstacles. Les cas de corruption ou d’ingérence politique dans le processus judiciaire sont courants d’après les informations dont nous disposons.

Dans les cas impliquant les FARDC ou la Police, des officiers de rang supérieur protègent, toujours d’après nos informations, les hommes qui sont sous leur commandement et empêchent délibérément les enquêtes et les poursuites.

Les coupables de viols massifs et d’autres crimes contre l’humanité restent ainsi impunis.

Il est vrai que certains fonctionnaires consciencieux font preuve de la volonté de faire respecter la loi et à ceux-là je rends un hommage admiratif. Par exemple, en février 2007 le Tribunal Militaire de la Garnison de l’Ituri a condamné 15 officiers et soldats qui avaient participé au massacre impliquant les FARDC dans le village de Bavi en Ituri. Le commandant de l’unité responsable a également été condamné pour viol ; le Tribunal a prononcé sa condamnation à la prison à perpétuité. Cependant, de tels jugements représentent une exception à la règle de l’impunité, qui prévaut en RDC.

Etat du système pénitentiaire

Les coupables de graves violations des droits de l’homme, qu’ils soient condamnés ou en détention préventive, semblent n’avoir aucun mal à s’évader de prison. Le système pénitentiaire se trouve dans un état scandaleux. J’ai été heureuse d’entendre le Ministre de
la Justice annoncer que le gouvernement envisage une reforme complète du système pénitentiaire.

Dans les prisons que j’ai visitées, on était loin du respect des normes les plus élémentaires relatives au traitement humain des prisonniers. A l’exception de la prison de Makala à Kinshasa, aucune prison ne reçoit de fonds de l’état pour l’alimentation des détenus. Il en résulte que certains directeurs n’ont pas d’autre solution que d’autoriser les détenus à sortir de la prison pendant la journée pour aller chercher de la nourriture et de l’eau potable.

Dans de nombreux cas d’ »évasion », on a des raisons de penser que les détenus ont simplement quitté la prison avec la complicité de leurs supérieurs. Par exemple, en avril 2006 le Tribunal Militaire de
la Garnison de Mbandaka a condamné à la prison à vie sept officiers des FARDC coupables de crimes contre l’humanité. Ces officiers faisaient partie d’un groupe de soldats des FARDC qui ont violé au moins deux cents femmes et filles à Songo Mboyo (Equateur) à la fin du mois de décembre 2003. Depuis, les sept coupables se sont évadés de la prison dans des circonstances extrêmement douteuses.

Prise en charge insuffisante des victimes

Beaucoup des victimes de viol deviennent victime une deuxième fois quand elles sont rejetées par leur propre communauté, famille ou mari, à cause de la stigmatisation attachée au viol, alors que les violeurs profitent de leur impunité. Privées de tout réseau de prise en charge sociale, ces femmes se trouvent dans un dénuement extrême et se battent pour simplement survivre. La gravité du problème est renforcée par le fait que la plupart des survivantes souffre de graves problèmes médicaux et psychologiques. Le sort réservé aux bébés issus de ces viols est un préoccupation grave qui n’a jamais donné lieu à une réaction appropriée.

Les Synergies Provinciales sur
la Violence Sexuelle, composées de fonctionnaires locaux dévoués, de membres de la société civile et de l’ONU, ont lancé des programmes qui visent à fournir aux victimes la prise en charge nécessaire sur le plan médical, psychosocial, juridique et économique. Cependant, ces initiatives louables doivent répondre à toute une série des besoins avec les fonds limités mis à disposition par les bailleurs de fonds internationaux.

Dans un très petit nombre de cas, dont les atrocités commises par des soldats des FARDC à Songo Mboyo et à Bavi, les tribunaux ont condamné les coupables ainsi que l’état congolais à payer une modeste indemnisation aux victimes.

A ce jour, le gouvernement n’a jamais versé une indemnisation à aucune victime de violence sexuelle commise par un agent de l’état

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30 Juin 2007: Les patriotes congolais de la diaspora ont mis l'Europe en ébullition

Ngbanda_2En ce 30 juin 2007, toutes les grandes villes européennes ont vibrés au rythme de la contestation au sein de la diaspora congolaise.

Les divers communiqués lancés par l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) et autres mouvements politiques congolais à travers les médias classiques ainsi que sur le net ont portés leurs fruits.

En effet, au courant de toute la semaine qui vient de s'achever, l'actualité politique de notre pays a tourné autour de divers appels au rassemblement fait pas les organisations politiques de la diaspora à l'occasion de la commémoration du 47è anniversaire de l'indépendance du Congo.

Le régime de Kinshasa a monté une campagne médiatico-diplomatique en occident pour tenter de prouver à l'opinion nationale et internationale qu'il maîtrise désormais les Congolais de l'étranger.

Les valises pleines de billets de banques n'ont pu rien faire face à la détermination de la diaspora à en découdre définitivement avec les occupants.

Au regard des témoignages que nous vous invitons à découvrir dans les lignes qui suivent, tout porte à croire que les résistants congolais, toutes tendances confondues, ont réussi à porter un coup dur à l'entreprise diabolique des occupants de notre pays sur le plan international.

Il y a lieu de se féliciter particulièrement de l'action courageuse de tous les membres de l'APARECO à travers le monde car il faut avouer que le travail réalisé dans un délai fort limité a permis à beaucoup de congolais vivant à l'étranger de saisir la portée exacte du discours véhiculé par l’APARECO et les nobles motivations de son Président national, Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA.

ANVERS

Conformément aux instructions de la hiérarchie de l'APARECO portant « Appel à la mobilisation des troupes », le Comité Urbain d'Anvers a, toute affaire cessante, organisé une série d’actions pour déjouer le plan du régime de l’occupant qui consistait, comme nous l'avons souligné ci haut, à organiser des festivités en rapport avec la journée du 30 juin 2007.

Ces actions avaient trois volets :

1. Distribution de tracts
2. Diffusion de messages de dénonciation sur le site de l’APARECO
3. Emission à la radio Simon Kimbangu émettant sur FM à Anvers

I. De la distribution des tracts

Avec une spontanéité qui témoigne le sens de leur engagement, les membres du Comité Urbain d’Anvers ont pris d’assaut les points et milieux publics de la ville pour la distribution de tracts selon le programme ci-après :

  • Jeudi 28 juin : au consulat de la République démocratique du Congo à Anvers, Cafés et Marchés africains;
  • Vendredi 29 juin : dans des cabines téléphoniques, gares, stations métro, arrêts de trams et de bus etc.;
  • Samedi 30 juin: à la Place Saint Jean (Sint Jansplein) où était prévu des réjouissances populaires

II. De la diffusion de message sur le site de l’APARECO

Sous la signature de son Président, Le Comité Urbain d’Anvers a diffusé un message invitant le peuple congolais vivant à l’étranger à boycotter les festivités commémoratives du 47ème anniversaire comme l’aurait souhaité Kinshasa.

III. De l’émission à la radio Simon Kimbangu.

Le programme de production prévu le samedi 30 juin 2007 à la radio Simon Kimbangu n’a malheureusement pas eu lieu pour des raisons propres à la radio. Toutefois, les contacts sont en cours pour que cette émission ait lieu dans les tout prochains jours.

BRUXELLES

Toujours en réponse à l'appel à la mobilisation générale des patriotes congolais lancé par la haute hiérarchie du mouvement, une manifestation sous forme de sit-in devant l’Ambassade des Etats-Unis à Bruxelles a été organisée.

Plusieurs membres de l’APARECO se sont déplacés pour marquer leur désapprobation à toute forme des festivités à l’occasion de la commémoration du 47ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Car les patriotes considéraient qu'il était indécent et même anormal d'avoir une quelconque attitude festive en ce jour du 30 juin alors que le pays croupit encore sous le joug de l'occupation étrangère.

Les patriotes de l'APARECO se sont rassemblés avec les militants des autres mouvements politiques et des associations des Congolais luttant pour la libération de notre pays, notamment ceux de l’UDPS, ceux de "Debout Congolais" et ceux de "Bana Congo".

Etant majoritaires en nombre, les patriotes de l'APARECO ont pris le contrôle de la manifestation. La visibilité de l’APARECO était aussi assurée par deux banderoles aux couleurs de l’alliance.

Le groupe des manifestants était entouré par plus de 100 policiers en uniformes et d’autres encore en tenue civile. La circulation automobile sur le boulevard du Régent a été perturbée car les automobilistes étaient curieux d’écouter les messages qui étaient diffusés par mégaphone. Une délégation composée des représentants de chaque mouvement a été reçue par le Représentant de l’Ambassadeur des Etats-Unis à qui elle a remis un mémorandum par lequel, le soutien de la Communauté internationale au régime d’occupation du Congo a été dénoncé en reprenant une citation du Président américain qui a dit : « Tous ceux qui vivent dans la tyrannie et le désespoir doivent savoir que les Etats-Unis n’ignorent pas leur oppression et n’excusera pas leurs oppresseurs. Si vous vous battez pour votre liberté, nous nous battons avec vous. »

Le Représentant de l’Ambassadeur a promis de faire parvenir ce document à qui de droit. La manifestation qui a commencé à 12h00 s’est terminée vers 15h00 dans le calme.

SUÈDE

Une grande réunion de l’APARECO, s'est tenue autour de son Président territorial en vue de réfléchir sur les diverses stratégies à mener à l'intérieur de la République démocratique du Congo.

Vu le caractère hautement confidentiel que revêt ce document, nous ne le publions pas dans ce rapport mais nous en réservons la primeur au comité national de l'APARECO.

NORVÈGE

Le Comité territorial de Norvège a essentiellement axé ses activités du 30 juin sur la distribution de la dernière "Lettre Ouverte du Président national aux congolais" aux différents participants de la << fête d´indépendance >> organisée par les corrompus du PPRD à BERGEN (deuxième ville de Norvège).

FRANCE

Le comité territorial France a fait du très bon travail. Son action courageuse sur le terrain a porté ses fruits car la mobilisation des congolais a été maximale. Les patriotes congolais, toutes tendances confondues, ont réussi avec dignité et fierté à relever le défi que leur ont lancé les représentants du régime corrompu de Kinshasa.

Point n'est besoin de rappeler que dans le bras de fer qui opposait en ce 30 juin le régime KABILA et les patriotes congolais de la diaspora, ces derniers en sont sortis victorieux.

L'offensive médiatico-diplomatique tant attendue par Kinshasa a tourné au vinaigre. La raison a triomphé sur les forces du mal et de la corruption. Les Congolais de Paris et de France ont compris que le Congo et les congolais n'étaient pas à vendre. Téméraire et hautaine, l'émissaire de Joseph KABILA, trompée par quelques aventuriers corrompus de Paris, a voulu jouer à la brave et à la "dame de fer" du régime d'occupation. Inutile de dire qu'elle en a eu pour son grade.

Par ce genre d'action, la diaspora congolaise de France, toutes tendances confondues entend lancer un message à tous, qu'elle est déterminée, par quelque moyen que ce soit à barrer la route à toute forme de totalitarisme en République démocratique du congo.

ALLEMAGNE

Les manifestations contre les festivités du 47 ème anniversaire de l'indépendance de la RDC en Allemagne ont été organisées dans différentes villes du pays. La manifestation de la ville de MUHLEIM AN DER RUHR a été conduite par le Président territorial

Jean-Pierre BOLA; celle de la ville de WUPERTAL par le secrétaire Territorial Baudry BUNDA et dans la ville de COLOGNE par le 1er Vice-président Zéphyrin MALHEMA et BONABO KI TUTA.

Partout, les responsables locaux de l'APARECO ont insisté sur l'intériorisation par tous les congolais des valeurs de liberté et de justice défendues par les pères de notre indépendance nationale.

Ils ont, en outre, invité les participants à mieux connaître les objectifs du combat de l'APARECO et à oeuvrer ensemble avec détermination pour la libération effective de notre pays.

PAYS-BAS

Les membres de l'APARECO des Pays-Bas ont passé leur journée du 30 juin devant les bureaux de la Cour Pénale Internationale de La Haye.

Par ce geste hautement symbolique, ils ont voulu dire le mécontentement du peuple congolais tout entier à l'égard de la

Communauté internationale et surtout de la cour pour son silence face à Joseph KABILA qui viole les droits de l'Homme et à l'égard des criminels de guerre congolais aujourd'hui au pouvoir en République démocratique du Congo.

Beaucoup d'autres manifestations ont été organisées comme notamment au Royaume-Uni, au Japon et dans le Maghreb.

UK.

Des « Collabos » passés à tabac par des résistants Congolais de Londres

La résistance congolaise a marqué un point de plus le 30 juin 2007 à Londres, capitale du Royaume uni, en faisant échouer les manifestations commémoratives du 47 ème anniversaire de l’accession de la RD Congo à l’indépendance.

Ayant trouvé inopportun et voire cynique de saluer l’indépendance d’un pays sous occupation étrangère et sous le leadership d’un sujet étranger, les résistants ont exprimé leur désapprobation par un passage à tabac en règle des organisateurs desdites manifestations.

Devant l’acharnement du comité directeur de CCUK (Communauté Congolaise de Royaume Uni), à fêter coûte que coûte la date du 30 juin 2007 contre l’avis d’une bonne partie de l’opinion congolaise de Londres, les résistants ont du recourir aux méthodes fortes.

Aussi le président, M. Ackys Kituba, et son garde de corps de circonstance, M. Dieudonné Kabengele, ancien officier du Front Patriotique Rwandais et ancien Commandant de la garnison militaire de Matadi en 1998, ont-ils ainsi été copieusement rossés par des résistants qui avaient vite fait d’investir les alentours et les principales entrées de la paroisse Saint Melluthus, à Finsbury, nord de Londres.

Des invités têtus arrivés plus tôt sur le lieu sont quant à eux sortis par des fenêtres, chacun ayant ses jambes à son cou, tellement grande était la détermination des résistants congolais à en découdre avec des initiatives de cosmétique destinées de toute évidence à embellir devant l’opinion nationale et internationale le pouvoir hideux de Kinshasa ainsi que son régime d’occupation.

L’initiative de CCUK est de celles-là.

Contre l’avis des résistants et d’une bonne partie de l’opinion congolaise, CCUK tenait à organiser une fête le 30 juin avec en toile de fond d’abord une messe d’action de grâce, suivi des interventions des personnalités congolaises et étrangères autour des thèmes sélectionnés et connus des seuls organisateurs et enfin une soirée dansante qui devait aller jusqu’aux petites heures.

Aucun volet de ce programme n’a vu son moindre début de commencement

Tout Londres est d’avis que c’est le contraire qui aurait surpris. La qualité des protagonistes ainsi qu’en amont les préparatifs mêmes de ces manifestations laissaient présager les conditions réunies pour un cocktail Molotov : Il y a d’abord Dieudonné Kabengele, l’homme-clé qui devait assurer la sécurité des organisateurs et dissuader tous les trouble-fêtes.

Gros bras parmi les gros bras de Londres, Dieudonné Kabengele n’est pas n’importe qui (M. Ackys Kituba n’a pas fait appel à lui sans connaissance de cause.) : officier du Front Patriotique Rwandais, ancien compagnon d’armes des beaucoup des responsables politico-militaires rwandais notamment les généraux Kagamé, Kayumba et Kabarebe, Dieudonné Kabengele est un ancien commandant de la ville de Matadi. Une ville qu’il a livrée aux troupes de James Kabarebe après avoir investi Inga et coupé l’alimentation en courant électrique de Kinshasa, causant la mort de plusieurs bébés congolais surpris dans des couveuses dépourvues de courant.

Une sorte de coeur de lion, cet homme. Quoi de plus aguerri pour dissuader les combattants ?

Du jamais vu depuis 1945

Puis il y a pour sa part Ackys Kituba. Aux cheveux poivre-sel, de petite taille, Kituba est un gentleman plutôt sympathique. Pour ses proches, l’homme est un as de la duplicité et du double langage. Ont-ils tort de l’affirmer ? Pendant plusieurs mois beaucoup à Londres même le considéraient comme un « combattant parmi les combattants ».

Ce qui lui faisait jouir d’une certaine crédibilité dans la communauté congolaise dont il est le président de l’association, CCUK.

Seulement voilà, au fur et à mesure, beaucoup ont cru percevoir un double langage dans son chef. Ses accointances avec le PPRD, toujours évoquées mais jamais prouvées ont-elles enfin sauté aux yeux avec cette affaire du 30 juin 2007 lorsque contre l’avis de la majorité des membres de la communauté, il a tenu à fêter l’anniversaire de l’indépendance du Congo ?

Bien plus dans les leaflets et matériaux de campagne en prévision de cette manifestation, Kituba n’a t-il pas mis en gros plan à côté des photos de tous les anciens chefs de l’Etat congolais le portrait de Joseph Kabila, celui-là même que les combattants aimeraient écorcher vif ?

Enfin il y a des Combattants. Des jeunes se définissent comme des nationalistes congolais purs et durs

Depuis qu’ils ont appris que la patrie est au dessus de tout, ils sont prêts à affronter quiconque met en péril le destin national. C’est eux que M. Ackys Kituba redoute le plus. C’est contre eux qu’il recourt aux services du plus combattant, Dieudonné Kabengele.

Mais c’est vraiment mal connaître ces derniers. C’est aussi méconnaître la valeur de la source idéologique où ils se sont abreuvés. Aussi, sans se laisser impressionnés ni par les biceps du scélérat, ni par le poignard avec lequel il menaçait d’éventrer quiconque s’approcherait de lui, les résistants congolais ont attaqué en meute, terrassant le colosse avant de le rouer de coups et de transformer son corps en une plaie. Il est évident que Kabengele payait aussi pour ses forfaits de 1998...

Arrivée sur place sur appel de détresse lancé par un des organisateurs qui a réussi à se faufiler jusque dans la sacristie, la police a interpellé un homme. Un seul, pour port illégal d’arme (un couteau). Cet homme, c’est encore une fois le tristement célèbre Dieudonné Kabengele. Les combattants eux s’en tirent sains et saufs, sans égratignure. La police n’avait plus qu’à disperser le monde présent, éconduire acolytes, choristes et mamans légionnaires venues pour l’eucharistie avant de verrouiller les portes de l’église.

Des sources proches des milieux ecclésiastiques locaux indiquent au sujet des incidents survenus à la paroisse Saint Melluthus le 30 juin dernier et qui l’ont vu fermer ses portes aux fidèles, que c’est pour la toute première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale que la messe vespérale de samedi n’a pas eu lieu.

Le bastion de la résistance

Ce n’est pas la première fois que les Congolais de la capitale britannique font parler d’eux en termes de résistance contre l’ordre politique installé dans leur pays. En octobre 2006, des résistants Congolais s’en étaient pris à une délégation gouvernementale congolaise conduite par M. She Okitundu, alors directeur du bureau du président Joseph Kabila. Molesté et complètement dévêtu, She Okitundu et ses compagnons de mission de « sensibilisation des congolais et des partenaires traditionnels du pays » ont été chargés à travers des stigmates laissés sur leurs corps de signifier à Kabila et à ses mentors belges et rwandais que les congolais de l’étranger ne sont pas dupes et qu’ils n’entendent pas voir l’occupation de leur pays se prolonger.

Le pays étant ici à Londres représenté par son ambassade, elle-même dirigée par une ambassadrice de nationalité britannique, les Congolais de Londres ne regardent que du bout de l’oeil cette dame représentante ici d’un président réellement non désiré. Faute de pouvoir faire partir l’ambassadrice, des plus futés des combattants ont carrément décidé de s’en prendre aux locaux de l’ambassade…

Par ailleurs, ayant pris conscience qu’il convient de combattre des clichés ainsi que les valeurs négatives véhiculées par une certaine musique et une certaine presse, les résistants de Londres avaient pris des mesures symboliques inhabituelles. Plus aucun concert, plus de production musicale, plus question de campagnes évangéliques des pasteurs du pays sur toute l’étendue du Royaume uni. Bien de pasteurs, évangélistes et prophètes congolais ayant montré non seulement leur légèreté dans leur mission, mais aussi et surtout leur propension à manger à tous les râteliers. Plus question de soutenir un certain magazine local accusé de s’être entiché de manière éhontée avec le pouvoir en place à Kinshasa.

NONGA M. MENGA

Au nom du comité national, nous félicitons tous les membres de l'APARECO et tous les patriotes congolais d’autres organisations politiques ou associatives, qui ont fait de la journée du 30 juin 2007 une journée de victoire pour la démocratie.

MAKOLO KOTAMBOLA MARCEL
Secrétaire Exécutif National à l'Organisation, Mobilisation et Propagande

APARECO
4, RUE DES COSMONAUTES - 94600 CHOISY LE ROI – FRANCE
Website: www.aparecordc.org / Email: apareco@aparecordc.org

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RDC : Condamnation des violences commises par l'Armée et la Police congolaise

BAS-CONGO : Le HCDH dénonce le recours à la force brutale par l'armée et la police»

Nouvelles ONU | New York, Jul 27 2007 3:00PM

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) déplore aujourd'hui le recours excessif et indiscriminé à la force par la police et l'armée congolaise dans leur répression des manifestations dans la province du Bas-Congo, en République démocratique du Congo (RDC).

www.c-retro-actuel.com

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Le préalable à la pacification de la région des Grands-lacs est la démocratisation du Rwanda

kagame_3La politique de l’autruche à l’Onu favorisant le seul Rwanda a trop duré : que le régime rwandais se démocratise aussi !

Kinshasa, 28/07/2007 | Politique

Le temps est venu pour les instances onusiennes de mettre fin à la politique hypocrite consistant à culpabiliser continuellement la Rdc tout en fermant les yeux sur les fautes du Rwanda qui ne cherche à régler sa crise interne que sur le dos des Congolais.

On ne doit pas mâcher les mots au regard de la dupli­cité de la communauté interna­tionale dans la crise des Grands lacs africains. Cette guerre qui se poursuit aujourd’hui par intermittence, laquelle guerre a pris naissance au Rwanda et qui a fait plus de quatre millions de morts essen­tiellement congolais, est une guerre d’hypocrisie.

Depuis longtemps, on sait où se trou­vent les racines de la violence cyclique qui ensanglante les pays de l’Est africain jusque dans la corne du continent où se guerroient l’Ethiopie,
la Somalie et l’Erythrée. Le cas spécifique du Rwanda et du Burundi est particulièrement révé­lateur du paroxysme d’un conflit ethnique et foncier exacerbé par des préjugés raciaux et la haine de l’Autre, enracinée de­puis l’époque coloniale pour les besoins de la cause.

A titre de comparaison, l’Afrique du sud de l’époque de l’apartheid n’est pas très différente d’un Rwanda non démocratique d’aujourd’hui. C’est dire que la seule solution à ce conflit est l’instauration de la démocratie, précédée d’un dialogue comme celui qui avait eu lieu en son temps entre les représentants de l’ANC de Nel­son Mandela et ceux du pou­voir ségrégationniste conduit par le président Frederick De Klerk, et qui est à l’origine de l’étonnante stabilité actuelle de la République sud africaine.

Nkunda_Monuc Par conséquent l’idée conjointe de l’Union européenne et du secré­taire général de l’Onu est une idée médiane qui privilégie la solution diplomatique au détriment de celle rébarbative et coûteuse de la guerre. Il suffit d’un peu de sacrifice de la part des autorités rwandaises qui sont par ailleurs déjà assez repues du pouvoir pour introduire sans coup férir la démocratie dans leur pays. On pourrait avoir comme en Rsa d’un côté la majorité au pouvoir et de l’autre, une classe de bourgeois ; les uns et les autres travailleront pour la paix dans les Grands Lacs après avoir trans­formé le faux en charrue.

Pour les pays de cette partie du con­tinent africain comme pour tout ce continent d’ailleurs, la solu­tion au développement et à la paix reste la démocratie ; il ne sert à rien de se voiler la face et de dire aux Congolais de s’entendre, car en réalité ces derniers n’ont jamais eu de liti­ges entre eux. Si cette politi­que de l’autruche n’est pas dé­finitivement mise au boisseau, la région des Grands Lacs ra­tera la perche qui lui est tendue cette fois par les Nations Unies sous l’égide de Ban Ki-Moon.

© L’Avenir

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RDC : Bilan sombre et macabre

assassins“Un peuple n’a que des dirigeants qu’il mérite. La RDC ira de l’avant lorsque le peuple aura changé. Ainsi, il se choisira aussi des dirigeants voués au changement”

La République démocratique du Congo , un pays à la dimension continentale, potentiellement très riche, est malade de sa classe politique. L’un des moteurs de l’économie africaine, il y a quelques décennies, trône dans le peloton de tête des pays les plus pauvres de la planète. Quelle contradiction !

Les causes profondes, il ne faut pas aller les chercher tres loin: l’incompétence, l’inexpérience, l’insoussiance de la classe politique au pouvoir.  La démocratie que les Congolais réclamaient à cor et à cri, était - ce pour aider les nouveaux maitres à continuer à massacrer la population, piller et détruire le pays ou plutôt pour  mener la RDC sur la voie du développement et de l’amélioration du bien-être de tous les congolais ?

Aujourd’hui, le constat est amer sur tous les plans

Sur le plan politique

La dictature est revenue avec force. On tue en masse, on emprisonne sans jugement tous ceux qui s’opposent au nouveau régime dictatorial. Des morceaux du territoire congolais sont donnés aux voisins ruandais et angolais. Il y règne une cacophonie sans précédent orchestrée par des lobbyings belges (Louis Michel, Andre Flahaut) et entretenue par des opportunistes de tous bords. La politique, en tant que gestion de la cité, est sacrifiée au profit de la recherche effrénée de positionnement et d’enrichissement facile.

Sur le plan économique

Toutes les infrastructures économiques sont détruites et le peu qui a résisté est vétuste. Le tissu industriel s’est recroquevillé et l’Etat n’existe pas. Les opportunistes ministres vivent du pillage des matières premières, des droits d’entrée ainsi que des taxes et des impôts sur la population.

Sur le plan social

Tous les indicateurs sont au rouge. Le pouvoir d’achat du Congolais n’existe plus. Les agents et les fonctionnaires de l’Etat ne gagnent pas leur salaires de misère devant l’indifférence totale des gouvernants.

L’enseignement est au rabais et on se demande si on est pas en train de former des pseudo-intellectuel s qui, demain, ne feront face aux défis de la mondialisation.

L’accès aux soins de santé primaires est devenu un luxe et on recourt de plus en plus aux tradi-praticiens avec comme risque de se livrer aux mains des charlatans. Dans les hôpitaux, il n’y a pas des lits, pas des médicaments et les malades sont pris en otage lorsqu’incapable de payer leur facture. Les gouvernants eux se font soigner en Europe et en Afrique du Sud.

Ce tableau sombre et macabre touche  tous les secteurs de la vie nationale.

A qui incombe la faute?  Au peuple congolais, à notre naïveté, à notre manque de jugement, notre manque de sérieux. Le Congolais prend tout à la légére.

Il met ses intérêts égoïstes devant ceux de la nation et cela se reflète dans le choix qu’il fait de ses dirigeants. Au lieu de confronter son oppresseur, le Congolais croit que la solution à a ses problèmes se trouvent en Belgique, en France et aux Etats Unis.

Ainsi, il cherche à quitter, à fuir son pays pour “le paradis” ignorant qu’en Belgique, en France .. la population avait aussi lutter pour se débarasser des dictateurs et instaurer des régimes sérieux. Des qu’en occident, le Congolais se dit “l’enfer c’est les autres”.

Il est incapable d’aider à promouvoir le bien commun dans son pays d’origine, pourtant profiteur du bien commun dans son pays hote.

Il reste attaché à sa tribu, ainsi il est par exemple incapable de condamner le régime lorsque celui ci massacre des innocents au Bas-Congo, simplement puisqu’il est de la même province avec le massacreur !

Pour terminer :

“Un peuple n’a que des dirigeants qu’il mérite. La RDC ira de l’avant lorsque le peuple aura changé. Ainsi, il aura aussi des dirigeants changés”

Pour NAFCO-POCAN

Nsalambi V. Nkongolo, Cert.cpe(Harvard) , Cert.cpe(MIT) , PhD(Laval)
President, NAFCO-POCAN
P.O. Box 2172
Jefferson City, MO 65101
USA

Note

NAFCO-POCAN ne prétend pas parler pour tous les professeurs d’origine Congolaise en Amérique du Nord. Les points de vue exprimés dans ce message n’engagent que les concernés. Prof. Dr. Nsalambi V. Nkongolo est professeur aggrege (Associate Professor) a Lincoln University (USA). C'est un activiste de longue date qui a fondé et milité au sein de la Zairian Students of America (ZASAM), Resistance Group against a new Dictatorship in the Congo (RGDC-GRDC) et a travaillé avec plusieurs organisations intéressés au Congo telles que le CDF, ANACCO.

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Dossier Kahemba

kahemba_borneDes enjeux politiques suicidaires

© L’Avenir | Vendredi 27 juillet 2007

*L’idée que les autorités congolaises ont vendu une partie du territoire national à partir de Kahemba continue insidieusement de faire son bonhomme de chemin depuis la déposition de la Commission Lumbala à l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt. *

Cet accueil avait été préparé longtemps à l’avance auprès de la population, mais il faudrait savoir que la thèse du complot contre la nation congolaise est sous tendue par une lutte féroce pour le pouvoir qui met aux prises en coulisse bien sûr, les membres de la Commission parlementaire d’enquête et certains membres du gouvernement.

*Pour trouver la vraie solution au problème, les données de la géographie aussi bien physique qu’humaine seront bien plus importantes que le simple fait de faire parler la population congolaise de la contrée de Kahemba qui, soit dit en passant, n’est pas contente de voir l’Angola récupérer ce qui était pour elle un sanctuaire à l’époque de la guerre civile angolaise.

L’affaire de l’occupation présumée d’une portion du territoire rd congolais, en l’occurrence dans le secteur de Kahemba dans la province de Bandundu par l’armée angolaise, figure encore en bonne place dans le hit parade de l’actualité nationale presqu’ à la même place que l’insécurité à l’Est, puisqu’elle induit le risque d’un conflit armé entre deux Etats. Elle ne trouvera d’issue pacifique que si l’on veut bien relever à l’intention de l’opinion publique les dessous de table de ce qui se cache derrière le rapport de la Commission Lumbala.

L’enquête des députés, lue du haut de la tribune de l’Assemblée nationale par le rapporteur de la Commission Kin Kiey Mulumba a conclu à la véracité de ce qui était déjà un fait établi au sein d’une certaine opinion, à savoir que les Angolais étaient bel et bien les Rwandais de l’Ouest de la RDC, occupants illégaux d’un pays qui n’est pas le leur.

Depuis le jour de la déposition du rapport de la Commission Lumbala jusqu’à aujourd’hui, la conviction de beaucoup parmi la population congolaise qui a confiance en ses élus, s’est cristallisée au point que la pression peut devenir rapidement insupportable sur le gouvernement, appelé à gérer cette affaire au mieux des intérêts des deux pays parties au litige, mais d’abord au profit des Congolais. Pourtant, rien n’est moins sûr que cette conviction intime inspirée par l’ignorance des faits scientifiques et le besoin de faire confiance aux députés de la République.

Des luttes d’influence féroces cachées derrière un nationalisme de surface

La politique n’est pas une science simple à cause de ses implications qui touchent à la complexité de la nature humaine ; au Congo démocratique cette particularité du phénomène politique est marquée du sceau de la rivalité entre les acteurs. Le président de la Commission qui est allé faire la lumière sur les allégations au sujet de l’occupation du territoire congolais par l’armée angolaise est un député qui s’est auto-proclamé un jour comme « le troisième nationaliste après Patrice Lumumba et le M’zée LD Kabila ».

Le rapporteur est un homme qui a un palmarès politique éloquent derrière lui et qui n’entend pas s’arrêter là. Quant à une autre personnalité en vue de cette Commission, c’est tout simplement un ancien ministre de l’Intérieur désireux de reprendre sa place. L’Affaire Kahemba a déjà au moins fait une victime morale dans le chef de la population. Il s’agit de l’actuel ministre de l’Intérieur qui a eu l’audace d’affirmer de manière péremptoire qu’aucun pouce du territoire national congolais n’était sous occupation.

Pour les tenants de l’autre thèse, sa place est à prendre selon le bon vieux principe de « ôte-toi de là que je m’y mette ». A partir de là, il faut comprendre les enjeux en présence pour également appréhender ce qui sous-tend l’argument des enquêteurs de Kahemba. On voudrait, après avoir fait accréditer la thèse de la cession d’une partie du territoire national, régler les comptes aux adversaires dans la plus pure tradition de la maffia, et en même temps affaiblir le camp présidentiel.

Le chef de l’Etat ayant juré de sanctionner les incompétents et les corrompus du gouvernement au mois de septembre prochain, l’affaire Kahemba a fourni une occasion en or à ceux qui attendent impatiemment de prouver qu’ils sont meilleurs nationalistes que certaines têtes galonnées de l’entourage du président de la République.

Ce règlement de compte n’est que le prélude à une longue guerre d’usure destinée à noyauter complètement le pouvoir pour préparer l’estocade de l’Opposition. Celle qui fait allégeance à Jean Pierre Bemba par exemple ne jure que par la lutte contre les « vendeurs du pays », entendez ceux qui ont signé des accords secrets pour brader le territoire de la RD Congo aux étrangers.

Le chef de l’Union pour la Nation  lui-même a annoncé son retour au pays en appelant ses partisans à se serrer les coudes pour gagner la bataille contre les « usurpateurs ». Le dossier Kahemba lui fournit déjà un premier coup de pouce contre ses adversaires. Il y en aura d’autres. Mais d’ores et déjà, on sait qu’ils ne vont pas se contenter de ce petit gâteau, l’objectif étant de faire tomber Kabila en personne.

Certains élus de la majorité font office de cheval de Troie dans cette affaire, peut-être à cause d’une coupable faiblesse intellectuelle, peut-être aussi par un complexe d’infériorité devant la qualité des chefs de mission qui ont conduit la délégation du côté de Shayimbwanda et consorts… Quoiqu’il ne faille pas être éminent professeur ou grand manitou de la politique pour comprendre qu’au delà du 7ème parallèle sud se trouve la République populaire d’Angola et non pas la RD Congo.

Un simple téléphone satellitaire suffit à relever cela, et c’est avec l’intention de nuire que l’on a omis de parler de ce détail pourtant observé par les membres de la Commission au cours de leurs recherches sur le terrain. Ces éléments de l’Amp qui fournissent des munitions aux ennemis constituent pour le leader de l’Opposition Jean Pierre Bemba un énorme atout dans sa manche, car il aura beau dire qu’au sein même de la majorité, il s’est trouvé des gens pour stigmatiser la politique de J. Kabila en matière de défense du territoire national.

Ces députés marrons de l’Amp riront donc les derniers quand ils auront permis au chef de l’Un de sabrer le champagne de la victoire acquise sans périls grâce à leur duplicité. Pour les empêcher de triompher sous l’uniforme de l’Amp, il faut dès maintenant démasquer ceux qui ont vu le drapeau angolais flotter au 24ème parallèle plus au sud de Kahemba et qui ont délibérément « omis » de révéler cela au moment de la déposition de la Commission.

Le désordre et la loi

Les conclusions de la Commission Lumbala ne sont pas des vérités bibliques comme on s’évertue à vouloir le faire croire. L’histoire récente de l’Angola par exemple ne vient pas renforcer la thèse de l’irrédentisme de ce pays en Afrique centrale ; à l’époque de la splendeur de Jonas Savimbi, beaucoup de nos compatriotes se sont rués en Angola dans le territoire sous contrôle de l’Unita avec la facilité d’un couteau dans du beurre, grâce à l’amitié indéfectible entre le chef rebelle angolais et le dictateur Mobutu Sese Seko.

Ces gens ont servi de main-d’œuvre au gourou de l’Unita dans le trafic de diamant, tout en se comportant comme en pays conquis. Cela est indéniable même si on a difficile à admettre aujourd’hui que l’Angola n’a fait que mettre de l’ordre dans ce qui était depuis longtemps un no man’s land à la frontière avec la RDC.

Même si on met une barrière mentale à son cerveau pour ne pas permettre l’intrusion de cet état des lieux dans sa conscience, il restera deux alternatives à faire prévaloir pour résoudre la crise si crise il y a : aller en justice ou faire la guerre. Pour le premier cas, c’est l’affrontement des arguments juridiques qui déterminera la position à adopter si l’on accepte le verdict. Il faut que la plainte repose sur des éléments imparables sur le plan de la géographie physique, humaine et de l’histoire.

Les points de vue seuls des populations de l’un ou l’autre des deux pays, la RDC et l’Angola ne peuvent suffire.

On tiendra aussi compte des accords passés après le tracé des frontières lors de la conférence de Berlin en 1885. Pour rappel, ces accords ont permis au roi Léopold II de céder une partie du territoire et de s’approprier certains espaces dans les pays limitrophes du Congo.

La deuxième alternative est de s’organiser pour bouter hors du territoire national les agresseurs par la force. C’est ni plus ni moins la guerre qu’il faut faire aux occupants indésirables.

Dans le cas d’espèce, ceux qui s’emploient à faire vibrer les cordes sensibles et sentimentales des congolais en développant plusieurs thèses sur la présence des soldats angolais en RDC devraient toute logique gardée, appeler à une action armée pour libérer le pays.

Difficile de s’attendre à les voir se battre sur la ligne de front comme ils le font aujourd’hui avec leur verve oratoire pour leurs intérêts personnels.

© L’Avenir

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Revue de la presse congolaise du 28 juillet 2007

Presse_kinoise© Congo Forum

 

Il est totalement impossible de discerner un sujet dominant dans la presse kinoise de ce jour. La présente revue vous sera donc livrée « en vrac ».

« Insécurité à l’est de la RD Congo : Démystifier le régime rwandais »  est le titre que L'Avenir met au haut de sa copieuse première page. Le « chapeau » résume la teneur de l’article de la manière suivante :

« Après avoir constaté l’impasse de la situation sécuritaire dans les Grands lacs, l’Union européenne et le Secrétaire Général  de l’Onu Ban Ki-Moon ont décidé de regrouper les pays de cette région autour d’une même table pour trouver une solution durable à leur conflit commun. *

La France y a adhéré et la République démocratique du Congo embrasse cette initiative, trop heureuse de voir la communauté internationale jouer enfin son rôle de garante de la sécurité collective de l’humanité à fond. *Ce changement d’attitude de l’Onu sous l’égide du nouveau secrétaire général Ban Ki-Moon fait suite à une politique de neutralité plus ou moins hypocrite observée depuis plus de dix ans par la même institution ; dans le palais de verre de Manhattan, on comprend maintenant que la paix et le développement dans la région des Grands lacs passent par la démocratisation du Rwanda, et non par une harmonisation de la situation interne en RDC. *Selon les observateurs, cette initiative n’est pas à laisser échapper au risque de voir l’est africain sombrer dans un cycle de violence sans fin. »

Le Potentiel évoque un autre « suspense à rebondissement » : le retour (ou non) de JP Bemba. « Retour de Bemba : la balle dans le camp du Sénat » Explication : « Le retour du sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de libération du Congo, MLC, est de nouveau à l’ordre du jour. Surtout après une série d’interviews qui ont gravité autour du même objet. La première « date butoir » était fixée au 11 juin 2007. La seconde intervient dans trois jours exactement. C’est-à-dire le 31 juillet. Que va-t-il se passer exactement ? »


« Par ailleurs, restons toujours dans cette hypothèse de la relance des poursuites judiciaires pour dire que Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, a mis à profit son récent séjour à Kinshasa pour évoquer justement cet aspect du problème avec le chef de l’Etat. C'est-à-dire, obtenir de lui que des poursuites judiciaires contre Bemba soient abandonnées et qu’une issue politique soit privilégiée à ce sujet.

 

Si l’on ignore encore la réponse officiellement du chef de l’Etat, à une question de Jeune Afrique sur ce point précis, le président Kabila s’était reporté sur le cas de Ségolène Royal et Guy Verhofstadt, malheureux perdants des élections présidentielles et législatives respectivement en France et en Belgique. Ces personnalités politiques n’ont jamais quitté leur pays et continuent leur « combat politique » sur place. Comme pour dire que les exigences de Bemba ne seraient pas fondées dès lors que les questions sécuritaires avaient déjà trouvé un compromis dans un cadre global qui concerne tous les anciens vice-présidents de la République. »


(Les choses sont évidemment moins simple ! Si Bemba décide de rentrer aujourd’hui, en acceptant comme une sécurité suffisante les quelques agents de police qui lui sont officiellement proposés, il reconnaît ipso facto avaoir eu tort de se cramponner au maintien de ses troupes, origine des incidents … NdlR)

La Prospérité s’intéresse au monde des affaires, plus précisément à celui des télécommunications, et annonce à l »Une à ses lecteurs : « PDG de MTC/Celtel, Dr Saad H. Al Barrak depuis hier à Kinshasa »

Le Palmarès y va de sa « révélation » du jour  « Voici comment les ressortissants belges financent les milices et groupes armés en Rdc »

« Le journal flamand De Morgen a révélé vendredi que la Belgique reste la plaque tournante de l’or en provenance de l’Est de la République démocratique du Congo, avec lequel des armes illégales sont achetées. Les efforts des gouvernements rwandais et congolais de mettre fin à l’insécurité à l’Est de la RDC se trouvent sapés par les appétits gloutons de certains expatriés. Ces derniers qui ont choisi la RDC comme leur seconde patrie tirent profit de la situation explosive dans cette partie de la République.»

« L’information a été révélée en Belgique vendredi par un journal flamand « De Morgen » indiquait que, selon un récent rapport d’experts de l’Onu, la Belgique reste la plaque tournante de l’or en provenance de l’Est du Congo, avec lequel des armes illégales sont achetées. La Belgique est, en outre, de loin, le plus gros acheteur d’étain en provenance de cette région, et le bénéfice finit dans les poches de chefs de guerre, indique notre confrère flamand. »

(Le lecteur attentif aura reconnu dans les « révélations de vendredi » du Morgen un article paru jeudi dans La Libre Belgique … Quand on veut aller trop loin dans la détermination des « bons » et des mauvais  d’après la langue qu’ils parlent… NdlR)

« En réponse a cet article, le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a publié un communiqué indiquant que notre ambassadeur à l’Onu a demandé à recevoir les indices fondés de l’implication éventuelle de ressortissants ou des sociétés belges dans le financement de milices et groupes armés » au Congo. S’il y a « des indices fondés (...) je transmettrai ces informations au parquet fédéral qui engagera l’action adaptée », indique le ministre. M. De Gucht précise que « la justice belge à d’ores et déjà commencé à étudier un certain nombre de questions mentionnées dans le rapport », dont une tentative de vente de pyrochlore. »

La presse belge est d’ailleurs à l’honneur chez ses confrères du Congo, car Jean Pierre Mbelu, dans Le Potentiel, y va d’une charge en régle sous le titre « Marie-France Cros et la mémoire collective congolaise ».

Marie-France Cros a récemment publié un article qui dénonce les violences commises par les FARDC contre des Banyamulenge, précisant que c’était ce genre de faits qui avaient été à l’origine des guerres dans l’Est « depuis 1996 ». Et JP Mbelu de faire le relevé (avec numéro, date et citation ) de la liste déjà longue des faits que la journaliste de LLB a considérés, depuis dix ans, comme « la cause principale » du conflit. Un exercice de démolition très réussi… et mérité.

Afriqu’Echo Magazine revient sur le fameux texte de Jeune Afrique, consacré à Vital Kamerhe, qui semble avoir amené du « tirage » entre celui-ci et le Président. « On le savait déjà. Un conseiller d’un président de la République d’un pays de l’Afrique centrale, qui a requis l’anonymat, nous avait prévenus à la lecture de l’interview-portrait de Vital Kamerhe dans Jeune Afrique l’Intelligent (n° 2426), une semaine après celle de Joseph Kabila parue dans le même organe de presse. Ça sentait le roussi ! On avait cru que le conflit au sein du gouvernement proviendrait de l’opposition - neutralisée déjà avec le départ (en exil) de Jean-Pierre Bemba, le silence de Tshisekedi et le ralliement du vieux Gizenga au camp Kabila. Que non ! C’est plutôt au sein même du PPRD, le parti de Joseph Kabila, qu’il jaillit. Vital Kamerhe est le seul et le premier à nous l’apprendre à travers sa mise au point concernant le portrait élogieux que lui a consacré Jeune Afrique l’Intelligent. Ce portrait méritait « quelques précisions », selon lui. »

(En fait, le texte en question n’est PAS une interview et n’a donc pas été soumis à l’approbation de l’intéressé, comme l’a bien précisé, par après, Mr. Jason de Jeune Afrique NdlR)

© Congo Forum | Samedi 28 juillet 2007

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RDC : Ces mercenaires au sommet de l'Etat

kabila_mercenaireLa RDC est actuellement dirigée par une bande de mercenaires sans foi ni loi

Ce mercenariat politique au sommet de l'Etat fait que le pays navigue à vue sans boussole et sans repères comme un bateau en haute mer privé d'outils de navigation et ballotté par la houle au gré des vents et qui prend l'eau de toute part et qui sombre certainement et sûrement.

La RDC peut être comparée à l'épopée du Titanic. Pendant que le navire se fracasse contre un iceberg, chavire et sombre sous la houle, le capitaine et son équipage semble ne pas percevoir le danger qui va les engloutir tous et se préoccupent plutôt de piller les trésors à bord.

Par analogie, cette image reflète la mauvaise gouvernance actuelle de la RDC.

Un président de la république qui ne sait pas exactement ce qu'il devrait faire à ce poste passe le clair de son temps à jouer au Nitendo et à traficoter avec la mafia internationale des matières précieuses (Or, diamant, cuivre, bois précieux...) et ultrasensibles (Uranium) en pillant le pays qu'il serait censé défendre les intérêts et en transférant les fonds dans les banques de pays considérés comme paradis fiscaux (Suisse, San Marino, Andorre, Monaco, Litchtenstein, Bahamas...).

Mobutu avait spolié le pays et thésaurisé plus de 5 milliards de dollars américains dans les banques suisses et voici que Mme Micheline Calmy-Rey, présidente du conseil de la confédération Suisse lors de son dernier séjour à Kinshasa souhaite restituer des miettes à la RDC.

Quelques 4,8 millions de dollars américains à restituer sur plus de 5 milliards de dollars déclarés en son temps comme avoirs de Mobutu dans les fameux comptes numérotes des banques suisses... Qui a perdu? C'est le peuple congolais qui continue à croupir dans la misère la plus noire et à payer le lourd tribut du remboursement de la dette dont l'argent avait été détourné par les dirigeants de la 2ème république.

kamerhe_tutsi Comme l'histoire serait un éternel recommencement, Joseph Kabila et sa clique mafieuse refont la même chose mais cette fois-ci avec une bande des mercenaires politiques congolais qui pillent leur propre pays comme cela n'a jamais été constaté auparavant. Pourquoi Joseph Kabila, ses proches et son gouvernement-Mammouth peuvent-ils être qualifiés de mercenaires ?

1. Ils pillent les richesses de la RDC et vont investir dans d'autres pays (Tanzanie, Rwanda, Kenya, Afrique du Sud.....)

2. Tout en étant au pouvoir en RDC, ils ont transférés leurs familles à l'abri à l'étranger. She Okitundu, ancien Directeur du Cabinet de Jo K. continue à vivre à l'Hôtel et sa femme et ses enfants n'ont jamais foulés leurs pieds sur la terre de la RDC. Vital Kamerhe, propagandiste de Joseph Kabila et Secrétaire Général du parti présidentiel; sa petite famille vit dans une villa cossue et douillette en Afrique du Sud. Sa mère vit en Angleterre. La liste est longue ...

3. Ils laissent dégrader les infrastructures du pays telles que les hôpitaux, les routes, les écoles, les universités, les aéroports. Les hôpitaux sont devenus des véritables  mouroirs populaires pendant que ces dirigeants affrètent des avions pour aller se faire soigner en Europe et Afrique du Sud pour des bobos mineurs.

4. Ils laissent les moeurs de dépraver à Kinshasa parce que leurs rejetons sont à l'abri dans les pays étrangers. Comment voulez-vous que des dirigeants conscients, peuvent laisser passer à longueur des journées de la publicité des boissons alcoolisées faites par les jeunes et les incitant à la beuverie? Peut-on refonder et reconstruire un pays avec une meute d'ivrognes et de drogués? Comment développer le pays avec une jeunesse mal formée qui étale sa nudité au grand jour et à la longueur des journées? Comment reconstruire le pays avec des dirigeants pédophiles qui font des orgies dans les Nigth Club de Kinshasa de Vendredi à lundi matin se mêlant aux shégués et autres DJ ?

5. Ils fêtent leurs nominations au gouvernement pendant trois mois sans relâche pendant que le peuple broie du noir et attend voir les signaux du changement. Pendant trois mois, les ministres et vice-ministres passent de fête en fête invités par la famille élargie, les avenues, le quartier, la commune, le clan, la tribu, la province, les anciens des écoles maternelles, primaires, secondaires... les anciens des Universités congolaises.... les anciens des Universités étrangères.... les coteries politiques et Les Moziki de leurs épouses. En prime tous nos ministres ont pris rapidement du poids et les mines hier osseuses et burinées sont désormais lisses et joufflues. La mal bouffe et la boulimie en fait.

6. Ils violent impunément la constitution et se distinguent par des actes de haute trahison (militaires ministres, confiscation de 40% des provinces, étrangers siégeant au gouvernement et au parlement, cession de portions du pays à Kahemba, massacres au Bas-Congo et à Kinshasa, entretien de l'insécurité et des groupes armés étrangers à l'Est, massacres au Kivu.....)

© Congo Tribune

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La Paix en RDC passe par la démocratisation du Rwanda !

soldats_rwandais_au_CONGOL’Onu considère enfin que la paix dans les Grands-Lacs passe désormais par la démocratisation du Rwanda

Kinshasa, 28/07/2007 / Politique

La persistance de l’insécurité à l’Est de la Rdc et dans toute la région des Grands Lacs inquiète les nouveaux dirigeants de l’Onu qui arrivent enfin à déduire que la démocratisation du Rwanda devient une condition du retour de la paix dans toute la région.

Après avoir constaté l’impasse de la situation sécuritaire dans les Grands Lacs, l’Union européenne et le SG de l’Onu, Ban Ki-Moon, ont décidé de regrouper les pays de cette région autour d’une même table pour trouver une solution durable à leur conflit commun.

La France y a adhéré et la République démocratique du Congo embrasse cette initiative, trop heureuse de voir la communauté internationale jouer enfin son rôle de garante de la sécurité collective de l’humanité à fond.

Ce changement d’attitude de l’Onu sous l’égide du nouveau secrétaire général Ban Ki-Moon fait suite à une politique de neutralité plus ou moins « hypocrite » observée depuis plus de dix ans par la même institution ; dans le Palais de verre de Manhattan on comprend maintenant que la paix et le développement dans la région des Grands Lacs passent par la démocratisation du Rwanda, et non par une harmonisation de la situa­tion interne en RDC.

Selon les observateurs, cette initiative n’est pas à lais­ser échapper au risque de voir l’Est africain sombrer dans un cycle de violence sans fin.

La Rd-Congo n’est pas en paix. Cette situation dure depuis dix ans, pratique­ment au moment de la chute de Mobutu Sese Seko.

Tout est parti de la crise rwandaise des années 90 qui a culminé avec la chute du ré­gime Habyarimana et l’afflux des milliers de réfugiés rwan­dais à l’Est de
la RDC.

Depuis lors, l’engrenage s’est installé dans ce pays au point que l’on s’y perd en conjectures pour maintenant essayer de démêler l’écheveau de cette crise politico-militaire qui a élu domi­cile dans les Grands Lacs. Plusieurs pistes de solution ont été explorées pour éteindre l’incen­die qui fait rage sur le territoire congolais devenu le champ d’expérimentation des théories des chefs de