Kahemba_carteIl y a quelques jours, à l’Assemblée Nationale, la Commission Lumbala a prouvé que le Congo est occupé par les militaires angolais.

Son rapport a été accepté par la majorité parlementaire et l’opposition institutionnelle.

Quelques jours après, le député Mboso a enfoncé le clou, en démontrant, cartes à l’appui, que le territoire occupé n’a jamais appartenu à l’Angola. Ce travail est réalisé après que « les experts » du gouvernement aient soutenu, haut et fort, la thèse contraire.

Le législatif étant chargé de contrôler l’exécutif devrait tirer toutes les conclusions logiques de cette affaire. L’intégrité du territoire national n’ayant pas été sauvegardée par la faute du gouvernement, celui-ci devrait être traduit en justice pour crime de « haute trahison ». (cfr l’article 63 dela Constitution).

Il devrait démissionner

Au lieu de cela, que se passe-t-il ? Vital Kamerhe propose que les deux gouvernements aidés par les anciennes puissances coloniales et les experts retracent les frontières (violées par l’Angola). Bon sang! Ce sophisme est applaudi à Kinshasa.

Il y a des médias Congolais qui ne tarissent plus d’éloges à l’endroit de Vital. (Au royaume des aveugles, les borgnes ne sont-ils pas rois?) Kamerhe croit, avec ce sophisme, éviter « le piège de ceux qui veulent qu’il y a ait affrontements militaires entre l’Angola et le Congo. Nous savons, dit-il, que beaucoup de politiciens avaient fait des surenchères autour de ce dossier. Ils voulaient qu’il en soit ainsi pour qu’on dise : « Qu’est-ce que nous avions dit : donc, l’Angola qui a aidé hier le Congo, aujourd’hui il devient l’agresseur du Congo ».

Et pourtant, ce qui serait important à exiger, ce n’est pas que le Congo fasse la guerre à l’Angola. Non. Que le gouvernement démissionne pour avoir bradé une partie de notre territoire. Malheureusement, le raisonnement de Vital Kamerhe ne va pas dans ce sens. Il détourne la question essentielle et y répond à sa manière.

Pour lui, ce sont les autres qui tendent des pièges! Tous les mêmes! Politisant maladroitement une question juridique, Kamerhe trouve vite des boucs émissaires - les politiciens mal intentionnés qui tendent des pièges- pour se dédouaner de la énième violation de la Constitution.

Qui avait dit que cette Constitution a été fabriquée à Liège ? (NDLR avec la complicité de Bob KABAMBA - Ecolo Belgique)

Avec cet instrument fabriqué ailleurs pour l’usage des Congolais (et leurs mais étrangers ayant infiltrés les institutions du pays), le Congo continue sa navigation à vue. Souvent, quand il n’y a pas politisation des normes, il y a juridisation de la politique.

Le cas des 18 députés invalidés en dit long

Et puis, si nous posions à Vital ces question : « L’Angola a aidé le Congo hier, qu’est-ce le Congo lui a donné en retour? Cela peut-il être connu par la population ou cela relève tout simplement des secrets d’Etats? (Il faut « bayeba te ».)

Site :   http://pour-un-congo-libre.hi5.com