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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

30 juillet 2007

Matadi : condamnation de 5 adeptes d’un mouvement politico-religieux à 6 mois de SPP

Bundu_dia_KongoBas Congo | 28 Juillet 2007 à 15:32:01

Cinq membres de Bundu dia Kongo (BDK), mouvement politico-religieux, ainsi qu’une autre personne ont été condamnés à 6 mois de servitude pénale principale. Ils sont accusés d’avoir mis en place une justice parallèle pour régler des litiges avec des personnes qui n’appartiennent pas à leur mouvement, rapporte radiookapi.net

Violation de domicile, arrestations arbitraires, usurpation des fonctions et association des malfaiteurs, tels sont des griefs retenus par le tribunal de grande instance de Matadi à charge de 9 adeptes de BDK. Mais les prévenus ont rejeté tous ces griefs.

Lundi dernier, ces adeptes de BDK ont été envoyés par leur chef afin de procéder à l’arrestation d’un débiteur dans la commune de Nzanza à Matadi. Les faits se sont passés vers 5 heures du matin, selon des témoins. Cet homme devrait fournir des explications au siège de BDK, au sujet d’une dette qu’il aurait contractée. Mais la population s’est opposée à cette arrestation. Ce qui a provoqué un incident. Quelques adeptes de ce mouvement et des policiers dépêchés sur place pour calmer la situation ont été blessés.

Saisi de l’affaire, le ministère public a introduit une plainte. Le verdict a été rendu vendredi : 6 prévenus dont 5 membres de BDK ont été condamnés à 6 mois de servitude pénale. Trois autres ont été acquittés.

Me Mawanda Samuel, avocat des adeptes, n'approuve pas le verdict. Il compte ainsi faire appel dans le délai légal.

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Arrestation des délégués syndicaux de la RTNC : l'Adg Emmanuel Kipolongo sert et s'identifie au régime

Rtnc© Alexis Bemba Bondo Mukele

Deux délégués syndicaux de la RTNC, Vincent Hata et Michel Shango, ont été arrêtés le 27 juillet courant par des éléments de la garde présidentielle commis à la protection de la RTNC sur ordre de l’Adg de cette entreprise publique qui les accuse d’avoir tenu une réunion en vue de détruire les installations de la RTNC

Accusation démentie par Kalala Tshitenge, responsable de la délégation syndicale qui a déclaré à l’ONG Journaliste en danger (JED) que les délégués syndicaux arrêtés voulaient plutôt convoquer une assemblée générale de tous les travailleurs. Objectif : réclamer à l’employeur le paiement de dix mois d’arriérés de prime représentant 35% des recettes mensuelles de la RTNC décidé depuis main 2006 par le comité de gestion pour pallier à la modicité de la rémunération payée par l’Etat.

Le comportement de l'Adg de la Radio télévision nationale congolaise, (Rtnc) ne me surprend pas personnellement. Il doit justifier son poste pour avoir pris fait et cause pour le "Chef" lors de la campagne électorale. Il semble qu'il clame à qui veut l'entendre avoir participé à l'élection de Joseph Kabila. Ce qui lui confère tous les droits et aucune obligation à l'égard de ceux qu'il dirige par défi !

Le problème de la Rtnc demeure celui-là, malheureusement

Les journalistes, voire professionnels comme Kipolongo, qui ont fourbi leurs armes dans cette maison, sont loin de se départir de vieilles habitudes mobutistes qui font de cette boîte "une vraie caisse de résonance au profit du seul gouvernement" et plus précisément au profit de tout président de la République. Toute critique contre l'action gouvernementale est vite sanctionnée par une suspension ou une révocation. Question de prouver sa loyauté auprès du ministre, du gouvernement et du chef de l'Etat.

Je le dis en connaissance de cause pour y avoir travaillé pendant plus de dix ans. Je me rappelle avoir été interdit d'antenne après une intervention critique à la radio dans le journal de six heures contre un ministre des Finances. Alors que je revenais pour présenter mon enquête à 7h00, il m'avait été dit par le régisseur d'antenne que sur ordre du directeur de l'information radio (curieusement, il s'agissait de monsieur Kipolongo et de la haute hiérarchie), je ne pouvais plus, jusqu'à preuve du contraire, passer à la radio jusqu'à mon audition.

Dans cette entreprise, le journaliste doit s'autocensurer tous les jours et s'attendre à tout, en cas de traitement objectif de l'information. La conception qui veut que la Rtnc soit une entreprise d'Etat, je voulais dire du gouvernement, est encore de mise, malgré l'appellation complaisante de "La voix du peuple". Qu'il convient de comprendre par "

La Voix du gouvernement".

Il y a lieu de se demander comment un gouvernement peut rectifier le tir et oeuvrer pour l'intérêt du peuple si l'organe qui est sensé le ramener à l'ordre ne fait que le caresser dans le sens du poil.

C'est pour cette raison que j'avais eu à soutenir, dans un de mes articles publiés sur CongoOne.net, lorsque l'on annonçait  la mise sur satellite de

la Rtnc  que c'était une bonne chose, mais pour présenter quel programme de qualité pouvant susciter l'intérêt. Non pas que cette maison manque de journalistes de qualité, mais puisqu'elle est toujours contrainte à ne faire que la volonté de ceux qui sont au pouvoir, sans plus. Les membres de la délégation syndicale de la Rtnc ont toujours fait l'objet d'attaques, d'arrestations de la part des gouvernements, curieusement, avec le concours des autorités de la Rtnc.

L'on se rappelle qu'après le départ du ministre Kikaya, quelques membres de cette délégation syndicale avaient été traînés en justice et condamnés, pour avoir dévoilé les détournements opérés par ce dernier lors de son passage à la tête de ministère. L'on sait également comment la délégation syndicale dirigée par Mme Mikiti fut séquestrée par la soldatesque mobutienne alors qu'elle ne réclamait que le bien-être des journalistes et agents de la Rtnc.

Il y a également lieu de rappeler les menaces des Pdg de l'ère LD Kabila à l'endroit de ce personnel qui ne demandait qu'à être bien payé. Faut-il enfin rappeler que la Rtnc a payé le prix fort, à l'arrivée des "aventuriers et opportunistes" de l'Afdl, se voyant décoiffer de tous les directeurs et sous-directeurs pour lesquels l'Etat avait déboursé beaucoup d'argents pour leurs formations, traités tous, à tort des mobutistes et remplacés par une horde d'incompétents de tout poils, ramassés tout au long du parcours des "fameux" libérateurs.

Plus de dix ans après, force est de constater que la machine demeure, avec toutes ses pannes et personne ne veut apporter un brin de changement.

"Salaire insignifiant et Difficilement Acquis", Sida .

Revenons à la cause de l'arrestation de ces deux journalistes et apprécions l'imagination féconde des fonctionnaires congolais qui ont trouvé une définition exceptionnelle du sida, à savoir, "Salaire Insignifiant et Difficilement Acquis". Il semble qu'à chaque rumeur de paiement de salaire, les fonctionnaires congolais se déplacent, à pied bien entendu, pour aller toucher leurs " Sida". Mais, une fois au centre ville, ils sont déçus d'apprendre que ce n'était qu'une fausse rumeur. Certains piquent, rapporte-t-on, des crises d'Avc qui finissent par les emporter ad patres.

Finalement, ce "sida" gouvernemental tue au même titre que le sida-maladie, d'après les échos en provenance de Kin, la belle-poubelle, la capitale congolaise que le gouverneur André Kimbuta tient à réhabiliter.

Les journalistes de la Rtnc vivent le même calvaire puisque assimilés aux fonctionnaires. Et malgré les prises de positions en faveur des hommes au pouvoir, aucun gouvernement n'a jamais pensé à résoudre le problème de salaires des "propagandistes" du pouvoir.

Ni Mobutu qui, semble-t-il, fut un correspondant de Courrier d'Afrique, ni les Kabila ne pensent à revoir le salaire des journalistes de la presse officielle. Le salaire varie entre 10 dollars américains pour le planton et 60 à 80 $US pour le directeur. Pour tenir les deux bouts du mois et mieux paraître, le journaliste congolais en général, et de la Rtnc en particulier, vit d'un système vil et humiliant, devenu une institution, à savoir le "Coupage". En d'autres termes, lorsque le journaliste va couvrir une manifestation, l'organisateur doit prévoir l'argent pour la location de matériel ( entre 10 et 20 $US), les frais de montage, du réalisateur voire les frais rédactionnels. Il doit, en plus, penser à l'équipe venue couvrir la manifestation, composée généralement pour ce qui est de la Rtnc, d'un journaliste, d'un caméraman, d'un preneur de son, d'un éclairagiste.

Sans ces frais, l'information risque un non traitement, et donc une non diffusion. Avec le "coupage", l'information est traitée à la hauteur de la participation financière de l'organisateur de la manifestation et est plus favorable au plus offrant. Cette situation est connue de tous, du Pdg ou Adg de la Rtnc  pour en avoir été aussi bénéficiaires au début de leur carrière au président de la République.

Curieusement, personne ne bronche pour autant qu'elle pallie au manque à gagner du journaliste, lui donnant l'illusion d'un mieux être.

Au fil des années, ce système décrédibilise le journaliste et son travail

Il en devient ridicule et en souffre intérieurement. Mais, il ne peut rien faire que s'en contenter.

Plusieurs cas peuvent être cités pour illustrer cette decrédibilisation du journaliste. Certains musiciens, par exemple, ont fait déchausser des journalistes afin de récupérer les chaussures leur achetées pour avoir été critiqués. En d'autres termes, pour avoir reçu des chaussures de ce musicien, ce chroniqueur de musique n'avait pas le droit de le critiquer, devenant ainsi " sa chose" à manipuler à sa guise.

D'autres se font arrêter pour avoir tourné casaque puisque "son journaliste" a pris faits et causes pour un adversaire politique ... D'autres peuvent même être assassinés, comme c'est devenu la coutume depuis quelques années.

Revendications légitimes

C'est certainement pour éviter de faire perdurer cette humiliation que les journalistes de la Rtnc exigent de bénéficier des primes sur base des recettes produites par l'entreprise. Mais, cela n'a jamais été chose facile.

Tout simplement puisque les différents Pdg ou Adg gèrent les recettes de la publicité comme argent de poche. J'en connais un qui, après avoir vidé ses poches au "M16"-une boîte de nuit située dans la commune de Kasa-Vubu, non loin du Palais du Peuple- envoyait carrément son chauffeur et son garde du corps  aller récupérer l'argent des communiqués que perçoit un agent à l'entrée de la Rtnc afin de poursuivre sa soirée avec ses amis.

Un Pdg pareil n'est pas prêt à admettre que la délégation syndicale lui exige le paiement d'un pourcentage dû au personnel. Et la réaction tombe comme un couperet, dés lors que l'on bénéficie de la protection du Président de la République. Voilà donc comment un Adg, journaliste professionnel ayant fait carrière à la Rtnc, juge utile de se comporter face à ses confrères, tout simplement puisqu'il est Adg, jouissant d'une protection de la "haute hiérarchie".

Désolant !

Autant la RD Congo n'a jamais eu des dirigeants qu'elle mérite pouvant oeuvrer pour le bonheur de tous les Congolais, autant la Rtnc souffre de mandataire devant se battre pour permettre à ses confrères de travailler dans la dignité, avec un salaire digne (non un Sida, comme ci-dessus défini), sans faire du journalisme-mendiant, ou mieux, sans être un « Quado » dans la pourriture, recherchant tous les jours l'argent au bout du fil".

Car, hormis l'actuel Adg avec ses impairs et ses attitudes dictatoriales à l'image de son chef suprême, il y a lieu de signaler qu'un autre Pdg, toujours ancien de la maison, avait réussi l'exploit de transformer un car de reportage-radio en jeep personnelle, sans gêne, obligeant les techniciens de transmission de prendre chaque fois un taxi afin de transporter ce matériel de travail.

Une situation générale de la presse congolaise

Bref, il convient de noter que la situation qui prévaut à
la Rtnc n'est pas différente de celle de la presse écrite ou des chaînes audiovisuelles privées tant laïques que confessionnelles qui pullulent tant à Kinshasa qu'à travers toute la république.

Partout, le journaliste mène une vie de misère, à l'exemple des fonctionnaires, brimés par l'état pour les uns, et par les éditeurs et propriétaires des journaux et des chaînes audiovisuelles, pour les autres. Le bonheur est pour les patrons, la misère pour le journaliste. C'est celle-là la dure  réalité de tous nos confrères éparpillés à travers toute la RD Congo.

Et comme sans presse libre, il est difficile de voir une démocratie crédible prendre corps, il est temps que les uns et les autres attendent plusieurs décennies avant de voir s'ériger en RD Congo une démocratie, où la liberté d'expression, l'analyse libre de la situation socio-politique dans les limites de l'éthique et de la déontologie professionnelles auront droit de cité.

Aussi longtemps que l'homme politique congolais n'acceptera pas la critique faite par une presse responsable, travaillant dans de bonnes conditions, pour l'intérêt, non des gouvernements, mais de la nation, la RD Congo est encore loin de sortir des ténèbres qui l'enveloppent depuis des décennies.

Pour l'instant, nous ne pouvons que condamner le comportement autocratique qui caractérise l'actuel Adg de la Rtnc à l'égard de deux délégués syndicaux de la Radiotélévision nationale congolaise. Il ne doit pas se sentir digne par cette attitude vis-à-vis de ses confrères. Et il est trop tôt, pour monsieur Kipolongo, d'oublier ce qu'il a connu à l'arrivée de l'Afdl, lui dont on entend encore la voix vantant la bonne santé de Mobutu --dans le film « Mobutu, roi du Zaïre »- en décembre 1996.  

Si les dictatures de Mobutu et de LD Kabila, qu'il a servies avec zèle, ont échoué, il doit également s'attendre à l'échec de la dictature de Joseph Kabila dont il se fait, une fois de plus, le porte-étendard, oubliant que la bonne cause a toujours été du côté du peuple, représenté ici par les journalistes de la Rtnc qu'il veut brimer.

CongoOne , Mise en ligne le 29-07-07

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Fonds Monétaire International (FMI) : Monnaie, Servitude et Liberté …

Monnaie_servitude_libert_La Répression monétaire de l'Afrique

Eminent économiste africain du Cameroun, Tchundjang Pouémi décédé le 27 décembre 1984 avait mené une réflexion pénétrante et innovante sur la répression monétaire en Afrique, hissant le débat sur les cimes des questions théoriques fondamentales, autant que sur celles plus appliquées de domination, cernant avec à-propos la vassalisation tendancielle de l’Afrique par un FMI fabricant industrieux de misère. Son désormais classique

Monnaie, Servitude et Liberté [Editions MENAIBUC, 2ème édition, 2000] est un passage obligé dans la compréhension des asservissements par la monnaie, une critique du terrorisme monétariste obtus du FMI.

Instant Misery Fund, cette inscription, en 1979 figure sur une pancarte exhibée par des manifestants qui protestent devant le siège du FMI contre un crédit accordé au gouvernement du Général Somoza président du Nicaragua. De là Tchundjang Pouémi tire cette expression tellement appropriée au rôle macabre du FMI dans le monde pauvre, le Fonds de Misère Instantanée dont les interventions monopolistiques s’éternisent et se multiplient, laissant derrière elles une misère à chaque fois démultipliée. En fait il y a un rapport direct entre les stratégies d’intervention du FMI, son unique et standard modèle passe-partout pour être exact, et la génération d’une gamme complexe de situations de pauvreté pour le plus grand nombre.

Cependant le FMI représente d’abord une violence symbolique et une anomalie démocratique par ses effets de domination, de vassalisation exercés sur des gouvernements, des systèmes de légitimation à l’évidence pas toujours parfaits, mais pour d’aucuns plus ou moins représentatifs de collectivités indirectement humiliées …avant le désastre de l’après plan. L’inquisition menée avec morgue, arrogance et sur une allure martiale par le quartet ou le quintet d’experts du siège qui daignent se déplacer annuellement pour inspecter les comptes des Etats, en impose aux gouvernements, rabaissant l’autorité des pays, les insérant dans des codes de notations internes scolaires et infantilisants, terrorisant des titulaires de mandats administratifs et électoraux.

Une asymétrie de cette nature, se justifiant de l’argutie selon laquelle le FMI intervient à la demande des Etats -qui n’ont pas toujours le choix, contraints par les partenaires bilatéraux occidentaux- est malséante et inappropriée. De plus, le catalogue de mesures édictées par l’institution de Bretton woods implique de facto une remise des clés de la nation, de sa souveraineté économique aux firmes étrangères, occidentales, ce qui est à la fois inadmissible et très probablement anti-constitutionnel. Le président de la république étant souvent constitutionnellement garant du bien-être économique collectif…Etrange que les constitutionnalistes africains se soient laissés caporaliser sur un terrain qui leur offrait du grain à moudre et des batailles populaires à mener…

C’est bien entendu par son monétarisme étroit et incohérent que le FMI fabrique la pauvreté à la chaîne et de façon systématique. Précisons que son approche économique, dominée par les phénomènes monétaires et la nécessité de lutter contre l’inflation en priorité, en tant que les prix sont des signaux guidant les calculs des agents, conséquence de quoi la masse monétaire en circulation -crédits- devrait être limitée et très contrôlée, cette approche conduirait logiquement à bannir les systèmes de changes fixes -administrés et non issus du marché-, comme les francs CFA ou la zone euro par exemple. Le FMI s’en accommode pourtant, à l’opposé de la lettre monétariste. Bricolage…

Tout déséquilibre économique en appelle à une réponse FMiste unique, du Brésil en Afrique du Sud en passant par l’Inde, le Laos ou le Cap vert. Réduire la masse monétaire en rationnant le crédit, dévaluer les monnaies pour faire redémarrer les exportations, réduire les dépenses publiques, privatiser l’économie, libéraliser tous les secteurs, favoriser la préhension des secteurs lucratifs par les firmes occidentales…

Les prescriptions du FMI sont malheureusement à l’inverse des priorités évidentes de pays en développement frappés par la pauvreté de masse, des niveaux d’éducation et de santé publique très insuffisants. Car elles impliquent, décryptées, la réduction de la masse salariale le plus souvent par des licenciements de la fonction publique, la limitation des subventions aux secteurs agricoles, le primat de l’inflation sur la création de richesse, proposition délirante en contexte de sous-activité et de sous-emploi. Il vaudra toujours mieux d’avoir davantage d’inflation et des revenus viables plutôt que pas d’inflation et pas de revenus. De plus le préjugé sur la perte de compétitivité internationale liée à l’inflation est valable pour les exportateurs de produits manufacturés, pas dans les filières des matières premières où les prix locaux n’ont aucune incidence sur les cours mondiaux…Trivial.

Le FMI pêche bien encore par ses analyses autant que par ses préférences prétendument anti-inflationnistes. Selon sa science de bureau, une dévaluation stimule les exportations. Cela paraît vrai, mais peut s’avérer entièrement faux. Si d’ailleurs il suffisait de dévaluer pour résoudre les problèmes de balances commerciales cela se saurait. Le rapport dévaluation-exportations ne fonctionne pas à l’identique dans toutes les économies, lorsque les cours sont mondiaux le paysan batanga d’Afrique centrale ou l’agriculteur colombien subissent le prix et leur inflation locale n’affecte pas leurs performances à l’export. Le franc CFA dévalué ou réévalué n’a aucune incidence sur la demande mondiale de pétrole exprimée en dollars ou sur la demande de cacao exprimée en livres sterling.

A la hausse ou à la baisse, les monnaies africaines ne changeront rien aux marchés des produits de base qui dépendront toujours dans leur dynamique, de la demande occidentale, c’est à dire des besoins de la croissance de ces pays occidentaux. Hors ces considérations, les dévaluations africaines amenuisent les niveaux de vie locaux, accentuent la pauvreté de ceux qui ne peuvent répercuter le renchérissement du coût de la vie et des prix des biens importés sans incidence durable sur le solde extérieur.

Quant au déficit public qu’il faudrait naturellement contenir, tous les déficits ne se valent pas : il vaudrait mieux accepter un éventuel déficit sur les secteurs de capital humain, formateur des facteurs de production, de main d’œuvre qualifiée plutôt que d’empêcher la construction de routes, écoles ou hôpitaux…

Enfin l’analyse fondamentalement fausse du bricolage monétariste FMiste consiste à considérer que toute inflation provient d’un excès de circulation de la masse monétaire dans l’économie. S’il est vrai que l’inflation est au moins en partie un phénomène monétaire, il ne s’agit pas de prendre l’effet -hausse des prix- pour la cause -monnaie. En effet l’inflation peut résulter d’une mauvaise allocation de la masse monétaire, notamment par les financements irrationnels à l’instar des crédits politiques.

La croissance de la masse monétaire en circulation génère de l’inflation si fondamentalement l’économie est en plein-emploi, c’est à dire si des crédits supplémentaires ne peuvent augmenter le niveau de production arrivé à son maximum. Or faire une telle hypothèse implicite dans les économies africaines ressemblerait à une pathologie doctrinaire proche de l’autisme de anti-inflation.

Incapable ni de redresser les économies du Tiers-monde, ni de les conduire à une quelconque prospérité, il serait tant que le FMI abdique de ses missions africaines, que les Africains gèrent eux-mêmes leurs relations monétaires dans le cadre de structures collectives ou individuelles responsables et avisées.

© ZE Belinga

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Sarkafrique

sarkozy_afriqueL’Afrique est malade de ses mythes, dit Sarko

C’est vrai, cependant, le premier de ces mythes africains c’est celui qui consiste à croire que les autres, comme lui, peuvent venir de n’importe où donner des leçons de vie aux Africains. Sarko serait-il donc plus africain que les Africains, eux-mêmes ?

Son discours, hier au temple du savoir devant un parterre de sommités politiques, intellectuelles et citoyennes buvant béatement ses paroles, pourrait en tout cas le laisser croire. Auquel cas, on serait en pleine hérésie. « J’aime l’Afrique, je la respecte ». N’est-ce pas Sarko qui, candidat à l’élection présidentielle française, déclarait : «
La France n’a pas besoin de l’Afrique économique ? ».

Si c’est ça le respect pour l’Afrique …

Cette Afrique dont il est, en fait, venu exhorter ses fils à rester chez eux et attendre qu’on les invite en France tout en oeuvrant à l’ouverture des frontières africaines afin que les entreprises de l’Hexagone viennent y tirer le maximum de profits. Aussi, en s’adressant particulièrement à la jeunesse africaine dans un discours chargé de poésie lénitive et flatteuse des richesses de l’Afrique, Sarko trahit ainsi son seul souci de défendre sa politique d’« immigration choisie ».

Remarquez, il a bien « choisi » les intellectuels notamment étudiants pour adresser son message visant à fixer « ses » jeunes africains dans leurs pays. Il aurait été intéressant qu’il s’adressât à ceux-là qui, réellement, empruntent les chemins tortueux de l’émigration.

Ceux-là ne sont pas dans les amphithéâtres, ils sont dans la rue, dans les menuiseries, les restaurants, etc… Ils sont dans les villages les plus reculés où rien que l’eau ou le minimum vital fait défaut, où le revenu de la pêche arrive à peine à nourrir correctement deux personnes dans une famille de vingt marmailles… (comme ça rime bien avec racaille).

Oh, ce n’est pas la faute à Sarko, encore moins à la France, si cette situation est ainsi révoltante. Mais venir dire à cette marmaille pourquoi il faut qu’elle reste, vaille que vaille, dans cet environnement hostile parce que « l’Afrique est belle, intelligente » avec un potentiel bla, bla, bla, c’est du bla-bla. Oui, c’est le même. Les discours de Nicolas Sarkozy, c’est un peu comme à la Foir’fouille. On trouve de tout. Un patchwork contradictoire destiné à séduire le plus large public possible.

Il est ainsi renversant et bouleversant de voir les autres, comme Sarko, venir nous dire toujours ce que nous ne savons déjà que trop. « L’Afrique se développera grâce à ses élites », dit encore Sarko. Quel scoop. C’est un visionnaire, ce gars-là. 

 A défaut de la Françafrique qu’il honnit aujourd’hui, place à la Sarkafrique.

Ah, j’oubliais, il « aime l’Afrique et la respecte ». Lui à-t-on simplement demander d’aimer l’Afrique ?

Soit, s’il l’aime tant, cette Afrique, empruntons alors à Vincent Hugeux du quotidien l’ « Express », ses interrogations quant au penseur de bois sculpté d’Aliou, cette statuette offerte, en septembre 2006, par ce « vendeur d’art » de Dakar à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, trône-t-elle comme promis sur le bureau élyséen de l’élu du 6 mai ? Ou alors, le fétiche légué non loin du cimetière de Bel-Air, là où repose Léopold Sédar Senghor, médite-t-il, dans un carton empoussiéré, sur la vanité des serments humains ?

Ce serait fâcheux : au long de son quinquennat, le nouveau président aura bien besoin du présent d’Aliou pour maintenir à flot son ambition africaine.

Car, au-delà du verbe, le sort du continent noir n’est pour lui ni une obsession, ni même une priorité. Tout juste un dossier parmi d’autres, à traiter au mieux des intérêts de la France ou de l’idée qu’il s’en fait ; un enjeu que le fils rebelle de la Chiraquie semble en outre examiner au travers du prisme réducteur, donc déformant, de l’immigration. De quoi méditer sur ce proverbe, africain : « Ne te laisse pas lécher par qui peut t’avaler.

© SOMBEL FAYE
Source : Sud Quotidien

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The Economist : Only just staying in one piece (RDC)

©  The Economist print edition | The Economist (28th - 3rd August 2007, Vol. 384, No 8539)

July 26th 2007 | GOMA AND KINSHASA

Since last year's historic elections, political and economic progress has stalled, while war drums are rumbling in the country's east

IF EVER there were an urgent case for change in Congo after years of neglect and war, it is Kinshasa's general hospital. The emergency room reeks of stale urine. The sick lie outside, while relatives collect money for treatment. Life-threatening cases are accepted but nothing happens until someone stumps up the cash—even if the patients die.

Nine months after Congo's elections (the first for more than 40 years), which were meant to mark a fresh start after a war that left some 4m dead, Dr Mbwebwe Kabamba, a surgeon in the hospital, is expecting no miracle overnight. But, like millions who walked miles, risked attacks by gunmen or simply stood in the rain to vote, he is looking for signs that those in power might improve the situation.

Candidates made spectacular donations of thousands of dollars to the hospital while they campaigned. But the doctor says none has been back since. “Many say that the elections were a waste of time,” he explains. “They don't see a difference between those in power before and those in power now.”

Change, so far, has been small. Joseph Kabila, who was nominated president in 2001 after his father, Laurent, was assassinated, is still president. But now he has a five-year mandate, after winning 58% of the vote. His first five years were spent trying to defeat rebels backed by the armies of neighbouring countries and then holding together an unwieldy transitional government. Now he must rebuild a country that was already crippled by decades of dictatorship and corruption before it descended into the war that lasted from 1998 to 2003, the most lethal anywhere since the second world war.

The elections were relatively free and fair. Even the cynical were ready to give Mr Kabila a chance after he made a triple promise in his inauguration speech: to ensure good governance, democracy and respect for human rights. But the signs since then have been less hopeful. In February the security forces killed at least 100 people demonstrating against rigged provincial elections. In March hundreds more, mostly civilians, were killed when fighting erupted between government forces and men loyal to Jean-Pierre Bemba, a former rebel who came second in the presidential poll. Mr Bemba's bodyguards were routed; he has gone into exile in Portugal. Attacks on journalists have also been increasing in frequency.

Diplomats whose countries spent well over $500m paying for the elections were shaken by the violence, particularly as some of their own houses were looted in the fighting. But the president merely castigated those who complained that his government had been heavy-handed.

The economy has yet to improve. Salaries have not gone up but prices in the markets have. Pot-holes in the capital have not been filled in. Electric power cuts out more often. Olivier Kamitatu, the planning minister, says the country will take time to get back on its feet. According to the UN, a Congolese person manages on average to get access to health care once in seven years. Last month a meeting of would-be donors to discuss ways of giving the Congolese a “peace dividend” was plunged into darkness by a power cut, despite being held in Kinshasa's plushest hotel.

Some good initiatives have been launched. The government has persuaded some opposition politicians who boycotted political institutions after the post-election fighting to return. Legislators promise to keep spending in check by reviewing it every three months. Those who want to run state bodies will now be tested by officials on some basic skills, not just their political connections. Logging and mining contracts worth billions of dollars will apparently be reviewed.

But there is no sign that the country's vast mineral resources will benefit more than a lucky handful. Few of the taxes that are paid actually go into the state coffers. A Western diplomat estimates that direct benefits to the state from mining totalled a paltry $32m last year, though Congo-based copper-mining companies alone have made hundreds of millions on stockmarkets in recent months.

Parliament has adopted a budget for 2007, albeit more than six months into the year. But the government may struggle to lure back donors after mismanagement led to the suspension of many lending programmes agreed on last year. The budget this year, for a country of 60m-odd people, is a meagre $2.4 billion.

Look east and tremble

Most worrying of all is the east, the centre of the last two wars, where land and ethnic issues still stir up hatred. Rebel Rwandan Hutus, home-grown militias and an abusive national army all continue to prey on civilians. In North Kivu, the UN's Children's Fund (UNICEF) has helped 250,000 people who have fled violence since the elections. Faced with the killing, raping and looting, civilians no longer differentiate between the various groups of men with guns. “They all just pillage,” says a skeletal man sheltering in a church. “It doesn't matter which side they are on.”

Hutu rebels from Rwanda, many of whom took part in the genocide of 1994 when some 800,000 or so Rwandans were killed, once gave the Rwandan government a reason for invading eastern Congo. They no longer threaten Kigali, Rwanda's capital. But their very presence in Congo enrages their Tutsi enemies in Congo's east, especially their self-proclaimed protector, General Laurent Nkunda, a Congolese Tutsi who refused to join the army after the war and has led a rebellion in the east instead.

Kabila still needs the peacekeepers

President Kabila's government says it wants Mr Nkunda arrested for war crimes, but Mr Kabila has also sent an envoy to negotiate. Turning down an offer of $2.5m and a life of exile in South Africa, Mr Nkunda accepted a deal in January to integrate some of his men into the national army. Mr Kabila hoped this would weaken Mr Nkunda. Instead, it let him recruit more Tutsis and others from Rwanda. He claims still to want to join the national army, but his influence has spread across North Kivu. By taking over the police, tax collection and the intelligence services, he runs a parallel administration.

Mr Kabila is now sending soldiers, tanks and helicopter gunships to the east, threatening to squash Mr Nkunda for good. “There's an international plot against the Tutsis and we won't accept it,” says Mr Nkunda in his headquarters, protected by well-trained soldiers and anti-aircraft guns. “They can come and attack. They have all the means but I will take them on. I'm not scared to die.”

Much of this mess arises from botched attempts to reform the army and police. Foreign donors failed to plan how to integrate tens of thousands of gunmen into a national army. A demobilisation and reintegration programme stopped at the end of last year as the money ran out and the agency involved was accused of corruption. Some 15 integrated brigades, embracing men from groups that had fought one another in the civil war, have been formed, but they are pretty chaotic. Some 80,000 soldiers remain in separate units.

In any event, the rump of the army is rotten. By one account, soldiers get just 15 meals a month. Most of their wages are stolen, so they turn to theft in their turn. The 100,000 or so who had demobilised have had little success in finding jobs. Many may rejoin armed groups out of frustration. Western diplomats say the government will soon turn to China for a no-strings arms deal and military training in return for easier access to mining, oil and logging.

Can outsiders hold the ring for ever ?

This leaves the UN's 17,000 peacekeepers stuck in the middle. Some have been accused of participation in sex rings and gold smuggling. But without the UN, the elections would not have taken place. The UN mission, a state within a state, is in an increasingly awkward position. For instance, despite the fact that some of Mr Nkunda's men have committed war crimes, the UN must still carry out joint patrols with them as they are officially part of the national army. And if violence were to erupt again, the UN would probably be asked by Mr Kabila to help him arrest rebel leaders such as Mr Nkunda. This poses a danger of the UN being sucked into a new civil war.

With the elections over and new missions elsewhere, pressure is mounting for the UN's force to be reduced. The Congo mission costs more than $1 billion a year. William Swing, its head, has given warning against pulling out before the job is done. “I've said please don't give us arbitrary draw-down formulas. I want something that makes sense in military terms.” But no one seems to know what that will be—and few are confident that Congo can stand on its own feet any time soon.

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Confessions d’un tueur à gages économique : Fiction ou Réalité ?

John_Perkins_livreRetranscription d’une interview de John Perkins, ancien membre respecté de la communauté bancaire

Dans son livre "Confession of an Economic Hit Man" (Confessions d’un tueur à gages économique) il décrit comment, en tant que professionnel très bien payé, il a aidé les Etats-Unis à extorquer des milliards de dollars aux pays pauvres à travers le monde en leur prêtant plus d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de leurs économies.

Il y a 20 ans, Perkins a commencé à écrire un livre intitulé "
La Conscience d’un Tueur à gage Economique"

Perkins écrit, "le livre à l’origine était dédié aux Présidents de deux pays, des hommes qui avaient été mes clients et que j’ai respecté et que je tenais en estime - Jaime Roldos, président de l’Equateur, et Omar Torrijos, président du Panama.

Les deux sont morts dans des crashs d’avion. Leurs morts ne sont pas accidentelles. Ils ont été assassinés parce qu’ils s’opposaient à l’alliance entre les dirigeants des multinationales, les gouvernement et les banques dont l’objectif est de construire l’Empire Global.

Nous, les tueurs à gages économiques, n’avons pas réussi à retourner Roldos et Torrijos, alors un autre type de tueurs à gages, les chacals de la CIA, qui étaient toujours dans notre sillage, sont entrés en scène."
John Perkins écrit aussi : "On m’a convaincu de ne pas écrire le livre. Je l’ai commencé quatre fois au cours des vingt dernières années. A chaque fois, ma décision était motivée par des événements mondiaux : l’invasion du Panama par les Etats-Unis en 1980, la première Guerre du Golfe,
la Somalie, et la montée d’Oussama Ben Laden. Cependant, des menaces et des pots de vin m’ont toujours convaincu de m’arrêter."

Perkins a finalement publié son livre intitulé "Confessions of an economic hit man" [confession d’un tueur à gages économique]. Il est avec nous dans les studios.

Amy Goodman : Nous sommes avec John Perkins. Bienvenu à "Democracy Now" [titre de l’émission - NDT]

John Perkins : Merci, Amy. Je suis heureux d’être avec vous.

Amy Goodman : Et nous sommes heureux de vous recevoir. Bien, expliquez-nous ce terme "tueur à gages économique", comme vous dites.

John_Perkins John Perkins : En gros, nous étions formés et notre travail consistait à construire l’empire américain. De créer des situations où le maximum de ressources étaient drainées vers ce pays, vers nos multinationales, notre gouvernement, et nous avons été très efficaces.

Nous avons construit le plus grand empire de l’histoire du monde. Et nous l’avons fait au cours des 50 ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, avec peu de moyens militaires en réalité. En de rares occasions, comme en Irak, les militaires interviennent mais uniquement en dernier recours.

Cet empire, contrairement à tout autre empire de l’histoire du monde, a été crée d’abord par la manipulation économique, par la fraude, par la corruption de personnes avec notre mode de vie, et à travers les tueurs à gages économiques. J’en faisais partie.

Amy Goodman : Et comment en êtes-vous arrivé là ? Pour qui avez-vous travaillé ?


John Perkins : J’ai été recruté lorsque j’étais encore étudiant dans une école de commerce, à la fin des années 60, par l’Agence de Sécurité Nationale [NSA - acronyme anglais, NDT], la plus grande et la moins connue des agences d’espionnage du pays. A la fin, j’ai travaillé pour des compagnies privées.

Le premier tueur à gage économique était Kermit Roosevelt, dans les hannées 50, le petit-fils de Teddy [président des Etats-Unis - NDT] , qui renversa le gouvernement Iranien, un gouvernement démocratiquement élu, le gouvernement de Mossadegh qui avait été désigné "homme de l’année" par le magazine Time.

Il a réussi à le faire sans verser de sang - enfin, il y en a eu un peu, mais sans intervention militaire, juste en dépensant des millions de dollars et en remplaçant Mossadegh par le Chah d’Iran. A ce stade, nous avons compris que l’idée d’un tueur à gages économique était une très bonne idée. Nous n’avions plus à nous préoccuper d’un risque de conflit armé avec la Russie en opérant ainsi. Le problème était que Roosevelt était un agent de la CIA. Il était donc un employé du gouvernement.

S’il avait été découvert, nous aurions eu de gros ennuis. Cela aurait été très embarrassant. Alors la décision a été prise de faire appel à des organisations comme la CIA et la NSA pour recruter des tueurs à gages économiques comme moi et nous faire travailler pour des sociétés privées, des sociétés de conseil, de construction. Ainsi, si on se faisait prendre, il n’y avait aucun lien avec le gouvernement.  

Amy Goodman : D’accord. Pour qui avez-vous travaillé ?

John Perkins : Et bien, le compagnie pour laquelle je travaillais s’appelait Chas. T. Main à Boston, Massachusetts. Nous avions environ 2000 employés, et je suis devenu leur économiste en chef. J’avais 50 personnes sous mes ordres. Mais mon véritable job était de conclure des affaires. J’accordais des prêts à des pays, des prêts énormes, qu’ils ne pouvaient pas rembourser.

Une des clauses du prêt - disons 1 milliard de dollars pour un pays comme l’Indonésie ou l’Equateur - était que le pays devait retourner 90% du prêt à des compagnies états-uniennes, pour reconstruire des infrastructures, des compagnies comme Halliburton ou Bechtel.

Ce sont de grosses compagnies. Ces compagnies ensuite construisaient des réseaux électriques ou des ports ou des autoroutes qui ne servaient qu’aux quelques familles les plus riches de ces pays. Les pauvres de ces pays se retrouvaient en fin de compte avec une dette incroyable qu’ils ne pouvaient absolument pas payer.

Un pays aujourd’hui comme l’Equateur consacre 50% de son budget national juste pour rembourser sa dette. Et il ne peut pas le faire. Ainsi nous les tenons à la gorge. Si nous avons besoin de plus de pétrole, nous allons voir l’Equateur et nous leur disons, "Bon, vous ne pouvez pas nous rembourser, alors donnez à nos compagnies les forêts d’Amazonie qui regorgent de pétrole."

C’est ce que nous faisons aujourd’hui et nous détruisons les forêts amazoniennes, obligeant l’Equateur à nous les donner à cause de cette dette. Ainsi, nous accordons ce gros prêt, et la majeure partie revient aux Etats-Unis. Le pays se retrouve avec une dette plus d’énormes intérêts et il devient notre serviteur, notre esclave. C’est un empire. Ca marche comme ça. C’est un énorme empire. Qui a eu beaucoup de succès.

Amy Goodman : (...) Vous dites que vous avez longtemps retardé l’écriture de ce livre pour cause de pots de vin et d’autres raisons. Que voulez-vous dire par là ? Qui a tenté de vous acheter ou quels sont les pots de vin que vous avez acceptés ?


John Perkins : Et bien, dans les années 90, j’ai empoché un demi million de dollars pour ne pas écrire le livre.

Amy Goodman : De qui ?

John Perkins : D’une grosse société de construction.

Amy Goodman : Laquelle ?


John Perkins : C’était la compagnie Stoner-Webster. Légalement, ce n’était pas un pot de vin. J’étais payé comme consultant. C’était tout à fait légal. Mais je n’avais pas de travail, en réalité. Il était entendu, comme je l’explique dans mon livre, que je n’aurais en réalité pas grand chose à faire si j’acceptais cet argent en tant que consultant, alors qu’ils savaient que j’étais en train d’écrire le livre qui, à l’époque, devait s’intituler "la conscience d’un tueur à gage économique". Il faut dire que c’est une histoire extraordinaire, c’est presque du James Bond.

Amy Goodman : En tous cas, c’est l’impression que l’on retire à la lecture du livre

John Perkins: Oui, et ça l’était réellement, vous savez. Lorsque
la NSA m’a recruté, ils m’ont fait passer au détecteur de mensonges pendant une journée entière. Ils ont découvert toutes mes faiblesses et m’ont immédiatement séduit.

Ils ont utilisé les drogues les plus puissantes de notre culture, le sexe, le pouvoir et l’argent, pour me soumettre. Je venais d’une très vieille famille de la Nouvelle Angleterre, Calviniste, fortement imprégnée de valeurs morales.

Vous savez, je crois que je suis plutôt quelqu’un de bien, et je crois que mon histoire montre réellement comment ce système et ses puissantes drogues comme le sexe, l’argent et le pouvoir peuvent exercer une séduction, parce que j’ai été réellement séduit. Et si je n’avais pas mené moi-même cette vie de tueur à gages économique, je crois que j’aurais eu du mal à croire que quelqu’un puisse faire de telles choses.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre, parce que notre pays a vraiment besoin de comprendre. Si les gens de ce pays comprenaient la nature réelle de notre politique étrangère, la nature réelle de notre aide à l’étranger, comment fonctionnent les multinationales, où passe l’argent de nos impôts, je sais qu’ils demanderaient que cela change.

Amy Goodman : Dans votre livre, vous expliquez comment vous avez participé à la mise en place d’un plan secret destiné à rapatrier des milliards de dollars du pétrole Saoudien vers les Etats-Unis, ce qui a renforcé les liens entre le régime Saoudien et les administrations successives US.

John Perkins : Oui, c’était une époque fascinante. Je me souviens bien, vous étiez probablement trop jeune pour vous en souvenir, mais je me souviens au début des années 70 comment l’OPEP exerçait son pouvoir pour réduire la fourniture de pétrole. Nous avions des files de voitures devant les pompes à essence.

Le pays avait peur d’une nouvelle crise comme celle de 1929, une récession. Et ceci était inacceptable. Alors le Département du Trésor m’a embauché avec quelques autres tueurs à gages économiques. Nous sommes allés en Arabie Saoudite.

Amy Goodman : On vous appelle réellement des tueurs à gages économiques ?

John Perkins : Oui, c’est comme ça que nous nous appellons. Officiellement, j’étais un économiste en chef. Mais nous nous appelions les tueurs à gage économiques. C’était de l’ironie. C’était pour dire que personne ne nous croirait si nous le disions, vous comprenez ?

Alors nous sommes allés en Arabie Saoudite au début des années 70. Nous savions que l’Arabie Saoudite était la clé de notre indépendance énergétique, ou le moyen de contrôler la situation. Et nous avons donc monté cet accord où la Maison Royale Saoudienne était d’accord pour nous envoyer la majeure partie de leurs petro-dollars, et les investir aux Etats-Unis.

Le Département du Trésor utiliserait les intérêts de ces investissements pour engager des compagnies US pour reconstruire de nouvelles villes en Arabie Saoudite, de nouvelles infrastructures, et c’est que nous avons fait.

Et la Maison Royale garantirait le prix du pétrole dans des limites acceptables pour nous, chose qu’ils ont fait pendant tout ce temps. En échange, nous assurions leur maintien au pouvoir tant qu’ils respecteraient l’accord, ce que nous avons fait, et c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes entrés en guerre en Irak.

En Irak, nous avons essayé la même politique avec Saddam Hussein, mais Saddam n’a pas marché dans la combine. Lorsque les tueurs à gages économiques échouent, l’étape suivante est d’envoyer ce que nous appelons les chacals de la CIA, à savoir des personnes qui tentent de fomenter un coup d’état ou une révolution. Si ça ne marche pas, ils recourent aux assassinats, ou ils essaient. Dans le cas de l’Irak, ils n’ont pas réussi à atteindre Saddam Hussein.

Ses gardes du corps étaient trop efficaces. Il avait des sosies. Ils n’ont pas réussi à l’atteindre. Alors la troisième ligne de défense, si les tueurs à gages économiques échouent et si les chacals échouent, c’est d’y envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes pour tuer et se faire tuer. Ce qui est évidemment en train de se passer en Irak.

Amy Goodman : Pouvez-vous nous expliquer comment est mort Torrijos ?

John Perkins: Omar Torrijos, le président du Panama, avait signé un accord sur le Canal du Panama avec Carter. Vous savez que cet accord n’a été approuvé par le Congrès que par une majorité d’une seule voix. C’était un sujet très controversée.

Puis Torrijos est allé de l’avant et a commencé à négocier avec les Japonais la construction d’un nouveau canal. Les Japonais voulaient financer et construire un nouveau canal au Panama. Torrijos leur en a parlé, ce qui n’a pas plus du tout à Bechtel Corporation, dont le président était George Schultz, et son conseiller principal était Casper Weinberger.

Lorsque Carter a été viré (et il serait intéressant de raconter comment il a été effectivement viré), lorsqu’il a perdu les élections, et que Reagan est arrivé au pouvoir, Schultz est devenu Secrétaire d’Etat et Weinberger est devenu Secrétaire à la Défense et ils étaient très en colère contre Torrijos. Ils ont essayé de l’amener à renégocier le traité du Canal et de laisser tomber les Japonais. Il a platement refusé. C’était un homme de principes.

Il avait ses défauts, mais c’était un homme de principes. C’était un homme étonnant. Puis il est mort dans un crash d’avion, un magnétophone relié à une bombe avait été placé dans l’appareil. J’y étais. J’avais travaillé avec lui. Je savais que nous, les tueurs à gages économiques, avions échoué. Je savais que les chacals avaient été appelés.

Puis son avion a explosé avec un magnétophone piégé. Il ne fait aucun doute pour moi que c’était un travail de la CIA. De nombreux enquêteurs latino-américains sont arrivés à la même conclusion. Bien sûr, nous n’en avons jamais entendu parler chez nous.

Amy Goodman : Et quand avez-vous changé d’idées ?

John Perkins : J’ai toujours eu un sentiment de culpabilité, depuis le début, mais j’étais séduit. Le pouvoir, le sexe, l’argent exerçaient une forte attirance sur moi. Et bien sûr, je faisais des choses pour lesquelles j’étais félicité. J’étais un économiste en chef. Je faisais des choses qui plaisaient à des gens comme Robert McNamara, et ainsi de suite.

Amy Goodman : Quels étaient vos relations avec
la Banque Mondiale ?

John Perkins : Je travaillais en très étroite collaboration avec la Banque Mondiale.

La Banque Mondiale fournit la majeure partie de l’argent utilisé par les tueurs à gages économiques, ainsi que le FMI.

Mais après les attentats du 11 Septembre, j’ai changé. Je savais que je devais raconter l’histoire parce que les événements du 11 septembre sont le résultat direct du travail des tueurs à gages économiques. Et la seule manière pour retrouver la sécurité dans ce pays et retrouver une conscience tranquille serait d’utiliser ces mécanismes que nous avons mis en place pour apporter des changements positifs à travers le monde.

Je crois réellement que nous pouvons le faire. Je crois que la Banque Mondiale et d’autres institutions peuvent être changées et être amenées à faire ce qu’elles sont censées faire, qui est de reconstruire les zones dévastées de la planète. Aider, aider réellement les pauvres. 24 000 personnes meurent de faim chaque jour. Nous pouvons changer cela.

Source : Democracy Now, 28 octobre 2005, www.democracynow.org
Traduction Viktor Dedaj
28 juillet 2007 10:11:57

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RD Congo : Septembre 2007, le mois de tous les dangers

kinshasaRevendication de hausse salariale, rentrée scolaire, privatisations des entreprises publiques, rétrocession des 40% des recettes aux entités provinciales, session budgétaire au Parlement, évaluation de l’exécution du programme économique du gouvernement par le Fonds monétaire international ...

Tels sont les sujets qui vont défrayer la chronique de la vie politique et sociale en RD Congo. Dans l’interview accordée à l’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique », Joseph Kabila avait promis de faire le bilan des six premiers mois du gouvernement Gizenga.

En RD Congo, le mois de septembre s’approche dans un climat de morosité générale.

L’argent ne circule pas, car les fournisseurs de l’Etat sont impayés. Il en est de même de certains employés de l’Etat et même du secteur privé. C’est dans cette ambiance de paupérisation générale que fut déclenchée au début du mois de juillet la grève des régies financières. Il s’agit de la direction générale des impôts (DGI), de l’Office des douanes (Ofida) et de la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD). Devant la radicalisation du mouvement, la Présidence de la République a enjoint le ministre des Finances de trouver « immédiatement » des solutions aux revendications des grévistes. Ce qui a été fait. Maintenant, tous les fonctionnaires et agents de l’Etat se sont rendus compte de leur force quand ils demeurent unis. Ils revendiquent les augmentations des salaires promises par le gouvernement dans le cadre de l’Accord de Mbudi. Dans l’entendement des fonctionnaires, cette hausse salariale doit prendre effet à partir du mois de juillet qui s’achève avec effet rétroactif au 1er janvier 2007.    

Le problème est que l’Etat n’aura pas assez de ressources pour y faire face

Dans certains milieux, on affirme déjà que le gouvernement a décidé de postposer l’application du nouveau barème suite au manque à gagner provoqué par la grève des régies financières. Septembre est aussi le mois de la rentrée scolaire. Cela se traduit par un effort financier considérable des parents pour faire face aux frais scolaires.

Mais comme la plupart d’entre eux sont mal ou pas du tout payés, cela se traduit invariablement par des tensions sociales. Mais cette année sera spéciale. C’est la première rentrée scolaire d’après les élections. Nombreux sont les Congolais moyens qui ont été réconfortés à l’idée qu’après les élections la crise économique sera jugulée.

Tous les partenaires extérieurs et bailleurs de fonds en ont même fait leur fonds de commerce

Aujourd’hui, la crise est plus profonde qu’avant les élections. Mis à part cela, les enseignants du domaine public menacent déjà d’aller en grève à la rentrée des classes si leurs revendications salariales ne sont pas satisfaites. A tous ces problèmes s’est invitée la question de la privatisation des entreprises publiques.

Elles sont toutes virtuellement en faillite et disposent d’un personnel pléthorique. A titre d’exemple, une entreprise comme « L.AC. » (Lignes aériennes congolaises) ne dispose depuis belle lurette d’aucun avion. Mais ses 2.000 agents qui continuent à venir au "boulot" affirment que l’entreprise leur doit au moins huit années d’arriérés de salaires ! Pour la survie de ces entreprises, il faut la privatisation.

Ce qui signifie mettre à la porte tout le personnel excédentaire. Les syndicats le savent. C’est pourquoi la privatisation des entreprises publiques est considérée comme le mal absolu. Il faudra pourtant passer par là.

Le gouvernement s’est déjà engagé auprès du Fonds monétaire international (FMI) et des bailleurs de fonds pour amorcer le processus de privatisation de la plupart des sociétés d’Etat durant l’année en cours. Une confrontation entre les travailleurs et le gouvernement n’est pas à exclure dans les semaines à venir.

Le mois de septembre sera aussi consacré à l’évaluation du programme économique du gouvernement par les services du FMI.

Une matrice des critères de performance a été mise en place. Pour prétendre bénéficier des ressources prévues au budget de l’Etat de 2007 au titre des donations extérieures, le gouvernement doit appliquer une série de mesures impopulaires.

C’est notamment le plafond sur les salaires de la fonction publique, la privatisation et la décentralisation. Sur le problème de la décentralisation, le gouvernement s’est engagé envers le FMI à différer la rétrocession des 40% des recettes aux provinces.

Or, dans l’entendement des dirigeants provinciaux, cette rétrocession doit commencer en septembre 2007.

Les populations des provinces considérées riches sont déjà mobilisées à cet effet. En attendant, la loi sur la décentralisation n’a toujours pas été votée par l’Assemblée nationale. Septembre enfin, est le mois de l’ouverture de la session parlementaire consacrée notamment au budget de l’Etat. Il n’est pas exclu que le gouvernement soit sérieusement chahuté suite à son immobilisme et aux nombreuses promesses non tenues.

Jean-Pierre Tsheba  © Congoindépendant 2003-2007

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Jeunes Africains, pour mettre un terme définitif à la propagande négationniste et falsificatrice.

osiris_isis_nepthsSource THOTEP :
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=339
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=335

Paris, le 28 juillet 2007

Après l'ignoble insulte faite par le président "démocratiquement élu" de
la République française aux enfants du Continent Mère de l'Humanité, dans le pays symbolique de Gorée, dans les lieux symboliques de l'Université Cheikh Anta DIOP de Dakar au Sénégal, une mise au point s'impose.
La colonisation et l'esclavage sont un programme idéologique qui prend son essence dans le Pentateuque, c'est-à-dire dès les premiers textes de l'Ancien Testament: Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome.

Il suffit de lire ou relire quelques versets pour comprendre la profondeur de cette idéologie.

De l'ancien testament à nos jours, en passant par Christophe Colomb ou Victor Hugo et Napoléon, le peuple Noir (ou Kémite) dans sa globalité et l'Afrique ont été offerts en pâture aux autres peuples.

Il ne s'agit pas, ici, de savoir si ce qui est écrit dans l'Ancien Testament est vrai ou pas.
Il ne s'agit pas de mettre en évidence les nombreuses et flagrantes incohérences de ces livres qui mélangent dans une même époque des récits vrais ou faux d'époques très diverses.
Mais il s'agit de bien comprendre qu'au jour d'aujourd'hui, en 2007, des peuples fondent leur politique sur ces écrits sans en rejeter ou dénoncer les versets sataniques; pis, ils en revendiquent "l'héritage divin"

Genèse chapitre 9 versets 18 à 27

Esclavage : Canaan, la descendance de Cham (les Kémites ou Noirs), est condamné à l'esclavage perpétuel parce que Cham a découvert son père Noé saoul et nu. Celui qui ne boit pas, Cham, est accusé et puni; celui qui  se saoule, Noé, est encensé.

Genèse chapitre 12 versets 1 à 9 &

Deutéronome, chapitre 12, versets 29

Colonisation : le pays de Canaan est "offert par Dieu" à la descendance d'Abram.

Genèse chapitre 12 versets 10 à 20, chapitre 13 verset 1

Tromperie et Pillage de l'Egypte (Kemet) : Après que le Pharaon ait accueilli Abraham et sa famille suite à la famine qui s'était installée au Pays de Canaan que "Dieu venait de leur donner" (mais qu'en ont-il fait de ce beau "cadeau divin"? Quand a commencé cette famine, qui a causé cette famine ?), le Dieu d'Abraham frappe de grandes plaies le Pharaon "pour avoir pris sa femme". Pourtant Abraham  avait menti au Pharaon et ne lui avait pas dit que cette belle femme, Sara, était sa femme et qu'il [Abraham] l'avait "prise" ... au pays de Canaan (verset 10).
Là encore, celui qui commet la faute [le mensonge] accuse la victime.

Et la fourberie ne s'arrête pas là, car le livre programme "s'émeut" que Abram ait été "reconduit à la frontière avec tout ce qu'il possédait". Et ce "tout ce qu'il possédait n'était pas rien"  puisque "Abraham était très riche en troupeux, en argent et en or".  Ce tour de passe-passe ne réussit pas à cacher le pillage systématique des terres visitées "données par Dieu" et vite dépouillées.
Et là encore, celui qui commet la faute [le pillage] accuse la victime.

Exode chapitre 1, versets 1 à 10

Se faire accueillir puis pourrir son hôte de l'intérieur: Le peuple accueilli par Kémet (l'Egypte) a entrepris de se multiplier et de devenir "de plus en plus nombreux et puissants, au point que le pays en fut rempli" (verset 7).

"Il combattrait contre nous pour ensuite sortir du pays" décrit l'inquiétude des Egyptiens face à un peuple visiblement connu pour être des pilleurs.

Exode chapitre 3, versets 21 et 22

Spoliation de Kémet (l'Egypte) ordonnée par Dieu et fourberie "divine": "Je ferai gagner à ce peuple la faveur des Egyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides... vous en dépouillerez les Egyptiens".

Exode chapitre 4, versets 21 à 23

Un Dieu machiavélique qui rend [plus] méchant le soi-disant ennemi de son peuple pour mieux se venger : "Mais moi, j'endurcirai son coeur à Pharaon (comment, par quels actes ignobles ?) et il ne laissera pas partir le peuple"

Et comme Pharaon ne laissera pas partir le peuple, alors Dieu promet de faire périr le fils premier-né de Pharaon.

Exode chapitre 7, chapitre 11

Génocide "divin" contre Kémet : Le Dieu qui a endurci le coeur de Pharaon empoisonne l'eau du fleuve et tue les poissons. Il tue tous les premiers-nés du pays, que ce soit ceux de Pharaon, des servantes ou du bétail.

Deutéronome, chapitre 12, versets 2 et 3, 29

Génocide culturel ordonné par Dieu, effacement de l'Histoire : "Vous abolirez tous les lieux où les peuples que vous dépossédez auront servi leurs dieux ... Vous démolirez leurs autels, leurs stèles, leurs pieux sacrés, vous les brûlerez, les images sculptées de leurs dieux, vous les abattrez, et vous abolirez leur nom en ce lieu"

Voilà pourquoi aujourd'hui les Kémites ne connaissent pas leur Histoire.

Bulles papales de 1452 et 1493

http://www.un.org/french/WCAR/e-kit/indigenous.htm
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=220

Colonisation, Pillage et Esclavage en parfaite continuité avec l'Ancien Testament : Avec les bulles papales de Nicolas V au roi du Portugal en 1452 et de Alexandre XI au roi d'Espagne en 1493, les Papes prennent le relais de Dieu dans la machine à coloniser.

"Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse, entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (c-a-d les Nègres), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle (...) de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (nègres) et païens (...)"

Christophe Colomb (de son vrai nom Cristobal COLON)

Pillage et Colonisation chrétienne dans la droite ligne de l'Ancien Testament, sans rupture!
Cristobal COLON, père de
la COLONisation moderne au service du Christ n'a pas renié l'Ancien Testament. Pas plus que ces admirateurs de notre époque avec par exemple le "plaidoyer pour ma terre" de Herbert Pagani que l'on trouve sur de nombreux sites Internet

http://www.alephbeth.net/israel/herbertpagani.html
http://www.col.fr/article-123.html
http://www.harissa.com/D_forum/Judaisme/plaidoyerhp.htm, http://www.sefarad.org/desinfo/20020325.html)

Cristobal COLON était parti pour "une mission divine" à la recherche d'or "pour reconstruire le temple de Jérusalem".

Et bien sûr l'économie divine ne souffre pas que l'on y résiste. Ainsi quand les Amérindiens de 14 ans et plus ne lui ramenaient pas suffisamment d'or, l'Illuminé de Dieu leur faisait trancher les mains et saigner à blanc !

Victor Hugo et son "hommage inspiré" à Victor Schoelcher

Toujours dans la droite ligne du Pillage et de
la Colonisation divine : Lisez ces extraits du discours, un 18 mai 1879, du sieur Victor Hugo en hommage à Victor Schoelcher, lequel est célébré encore aujourd'hui pour "son" combat contre l'esclavage des Noirs.

Est-ce que vous voyez le barrage ?

Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce morceau inerte et passif qui,  depuis six mille ans, fait obstacle à la marche universelle, ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité, -l’Afrique.

Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire.

L’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer

Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là. A qui ? À personne. Prenez cette terre à Dieu.
Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. "

Alors, Jeunes Africains, ne permettez plus aux autres d'écrire votre Histoire et de vous insulter.

Debout !

© Gilbert Léonard

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La situation sécuritaire à l’Est de la République n’est guerre brillante

Guerre_KivuLes provinces les plus concernées par l’insécurité sont le Nord et le Sud-Kivu, où des groupes armés étrangers ne cessent de semer la désolation et la mort parmi la population civile.

Le territoire de Walungu (Sud-Kivu), reste encore le bastion des groupes armés, dont ceux des Forces démocratiques pour la li­bération du Rwanda (FDLR). Dans la foulée, il y a un autre groupe dénommé « Rasta » qui impose la loi du Talion dans cette partie du Sud-Kivu.

Le village de Buli, situé à
2 kilomètres à l’Ouest de Walungu/centre, a été la cible d’une attaque des combattants hutu rwandais, le vendredi 27 juillet 2007. Bilan : quatre fem­mes enlevées et plusieurs biens de valeur pillés, a rapporté radiookapi.net.

Joseph Muking Kakez, ad­ministrateur du territoire de Walungu, a confirmé cette atta­que devant la presse locale. A ce sujet, il a déclaré qu’ « il s’agit bien des combattants Hutu rwandais venus proba­blement de la forêt de Mugaba. Ils ont investi le vil­lage et pillé des effets de grande valeur, notamment des matelas, des habits, des porcs. Ils ont emporté deux femmes et deux filles. Quand nos forces (les FARDC) ont réagi, les assaillants ont abandonné tous les biens de valeur et relâché une femme. Et quand vous des­cendez au niveau de Buli, vous pouvez voir les premiers éclai­reurs de la Monuc, les gens avertissent eux-mêmes la Monuc à temps ».

Avant d’ajou­ter que si les FARDC n’étaient pas vite intervenus, les choses pouvaient s’aggraver. Car, il fallait une réorganisation de deux minutes et un parcours d’environ deux kilomètres pour atteindre rapidement le lieu de l’attaque.

Le territoire de Walungu a souvent été la cible d’hommes armés, notamment les groupes armés étrangers qui y ont élu domicile. La dernière attaque remonte au mois de mai dernier. 19 personnes avaient été tuées à l’arme blanche et près de 30 autres blessées.
 

A rappeler que la Monuc a mis à la disposition de ses troupes du Sud-Kivu, des véhicules blindés et des hélicoptères de combat pour appuyer les opéra­tions des FARDC. Elle assure également le transport des trou­pes, leur approvisionnement en vivres et en eau, et les évacua­tions médicales.

Par ailleurs, une source onusienne signale que les troupes des FARDC avaient reçu une formation spécifique de plu­sieurs semaines qui leur a été dis­pensée par les Caques bleus pa­kistanais basés au Sud-Kivu.

Karel De Gucht demande des précisions aux experts de l’Onu

Nos confrères du « Morgen » in­diquaient vendredi que, selon un récent rapport d’experts de l’Or­ganisation des Nations unies,
la Belgique reste la plaque tour­nante de l’or en provenance de l’Est du Congo, avec lequel des armes illégales sont achetées.

La Belgique est, en outre, de loin, le plus gros acheteur d’étain en pro­venance de cette région, et le bénéfice finit dans les poches de chefs de guerre, indique notre confrère flamand.

En réponse à cet article, le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a publié un communiqué indiquant que notre ambassadeur à l’Onu a demandé à « recevoir les indi­ces fondés de l’implication éven­tuelle de ressortissants ou de so­ciétés belges dans le financement de milices et groupes armés » au Congo. S’il y a « des indices fondés (…) je transmettrai ces informations au parquet fédéral qui engagera l’action adap­tée », indique le ministre.

Une action de
la Monuc

Le chef de la diplomatie belge précise que « la justice belge a d’ores et déjà commencé à étudier un certain nombre de questions mention­nées dans le rapport », dont une tentative de vente de pyrochlore.

M. De Gucht insiste sur la « priorité » que représente pour
la Belgique la transparence au su­jet de l’exploitation des richesses naturelles. Il suggère que l’on fasse « effectuer l’inventaire des réseaux existants, par, par exemple, le groupe d’experts des nations unies », mais estime aussi que la Monuc (Mission de l’Onu au Congo) doit soutenir « activement le désarmement de ces groupes armés par les for­ces de combat congolaises (FARDC) et agir au niveau de leur financement).

Jusqu’ici, malgré une ré­solution du Conseil de sécurité de l’Onu lui rappelant qu’elle est habilitée « à utiliser tous les moyens nécessaires » pour dé­fendre les civils congolais mena­cés par des groupes armés, la Monuc préfère se contenter d’appuyer l’armée congolais – qui n’est pas très entreprenante contre les groupes armés, notam­ment en raison de l’attitude am­biguë, en la matière, du pouvoir de Kinshasa.

© La Libre Belgique / Le Potentiel

Posté par CDF Afrique à 21:25 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Occupation du territoire congolais par l'Angola !

Kahemba_carteIl y a quelques jours, à l’Assemblée Nationale, la Commission Lumbala a prouvé que le Congo est occupé par les militaires angolais.

Son rapport a été accepté par la majorité parlementaire et l’opposition institutionnelle.

Quelques jours après, le député Mboso a enfoncé le clou, en démontrant, cartes à l’appui, que le territoire occupé n’a jamais appartenu à l’Angola. Ce travail est réalisé après que « les experts » du gouvernement aient soutenu, haut et fort, la thèse contraire.

Le législatif étant chargé de contrôler l’exécutif devrait tirer toutes les conclusions logiques de cette affaire.