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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

01 août 2007

France-Rwanda : Inquietudes confirmées, La justice remet en liberté deux Rwandais recherchés pour génocide

kouchner_kigaliLa justice remet en liberté deux Rwandais recherchés pour génocide

© Benjamin SPORTOUCH - PARIS (AFP) - La cour d'appel de Paris a décidé mercredi de remettre en liberté les deux Rwandais recherchés pour génocide et arrêtés en France le 20 juillet, revenant sur la mise à exécution des mandats d'arrêt délivrés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

La chambre de l'instruction présidée par Edith Boizette a ordonné la libération, immédiate des deux hommes qui étaient en détention provisoire. Le parquet général, qui avait requis la validation des mandats d'arrêt, a la possibilité de se pourvoir en cassation.

Wenceslas Munyeshyaka, un prêtre catholique de 49 ans, et Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, ont été interpellés en exécution de mandats émis le 21 juin par le TPIR qui les a inculpés de génocide et crimes contre l'humanité.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a jugé que la demande d'arrestation et de maintien en détention en France des deux hommes, formulée par le TPIR, n'étaient pas exécutables, notamment au regard de la loi sur la présomption d'innocence.

Kigali a aussitôt réagi, estimant que la décision de la justice française n'était pas "judiciaire" mais "politique". "Ce n'est pas une décision judiciaire (...). Il y a d'autres motifs derrière", a déclaré à l'AFP le représentant rwandais auprès du TPIR, Aloys Mutabingwa à Arusha, ville du nord de
la Tanzanie qui abrite le TPIR.
"Des hommes comme (le juge Jean-Louis) Bruguière se cachent derrière leur métier de juge pour prendre des décisions politiques comme celle" prise mercredi, a-t-il estimé.

M. Bruguière a émis en 2006 des mandats d'arrêts contre neuf proches de l'actuel président rwandais, Paul Kagamé, dans l'affaire sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le chef de l'Etat rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Son assassinat fut l'un des éléments déclencheurs du génocide qui a fait 800.000 morts.

De son côté, le ministre rwandais de
la Justice, Tharcisse Karugarama, a expliqué mercredi à l'AFP "attendre d'avoir lu la motivation de la décision" de la justice française. "Si la décision est motivée juridiquement, je vais la respecter. Si elle n'est pas motivée selon la loi, je ferai une réaction", a-t-il simplement ajouté.

Les deux Rwandais sont également poursuivis en France pour "génocide et crimes contre l'humanité" et sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une procédure instruite par la juge parisienne Fabienne Pous. Ils pourraient être jugés en France.

La France ayant donné son accord en 2006 pour qu'ils comparaissent devant une cour d'assises, et la décision de transfert du dossier est maintenant entre les mains des juges du tribunal international.

Si le TPIR, qui doit achever ses procès en 2008, donne son feu vert, il s'agirait du premier procès en France de Rwandais accusés de génocide. Dans l'attente de cette décision, le TPIR avait demandé à Paris de maintenir les deux hommes en détention.

Cette juridiction internationale est chargée de rechercher et juger les principaux responsables du génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré mercredi qu'il comptait se rendre "au plus vite" au Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec
la France en novembre 2006, après la décision du juge Bruguière d'émettre les mandats d'arrêt.
pere_Wenceslas
Le père Wenceslas, qui officie à Gisors (nord-ouest de
la France) depuis 2001, a été condamné en 2007 par contumace à la réclusion à perpétuité par un tribunal rwandais. Il a estimé mercredi qu'il "faisait l'objet d'accusations graves sans fondement". "A l'issue de l'instruction, le peuple français se rendra compte qu'il n'a pas accueilli un génocidaire mais un défenseur des libertés", a-t-il lancé derrière le box.

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France-Rwanda : Incertitude et Inquietudes

kagame_militaire_smallLe problème des mandats d'arrêts émis par le Juge Bruguière ne peut être en aucun au menu des discussions enter Kagamé et Bernard Kouchner. Ces mandats d'arrêts doivent rester valide tant que les personnes concernées sont en vie sur cette Terre.

Ces personnes concernées par ces mandats non seulement ont massacré les civils au Rwanda, mais aussi en République Démocratique du Congo.

Ce que je suis sur c'est que Kagamé pourra prendre en otage les diplomates français s'ils retournent au Rwanda. Kagamé est déterminé à faire du chantage à l'égard de
la France pour que les mandats d'arrêt soient levés et que la France présente ses excuses.

Il est déterminé à se déculpabiliser à tout prix. Avec toute l'offensive diplomatique et médiatique qu'il a organisé au Rwanda et a l'étranger sans résultats concrets ; ainsi après les premières manifestations au Rwanda dirigées par lui-même contre le Juge Bruguière et la France, qu'est ce qui reste encore ?

Qui savait qu'il pouvait donner 24 heures seulement à l'ambassadeur de France au Rwanda, fermer la RFI, les écoles françaises, le Centre Culturel et les projets de développement financées par la France.

Kagamé est capable tout. Il est imprévisible.

C'est pourquoi on l'appelle le Hitler Africain.

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RDC : La guerre des Hauts Plateaux

armes_congoN'en déplaise au général Tshikwej, les dissidents frappent encore très fort
OBSAC | 31 juillet 2007

Pendant que le commandant de la 10ième région militaire se complaît dans l'émission de communiqués triomphalistes à Radio Okapi et aux agences de presse occidentales, sur le terrain, les troupes des FARDC continuent à subir des pertes en hommes et en matériels.

Le général Sylvain Tshikwej affirme, par exemple que les FARDC ont récupéré toutes les positions jadis occupées par ces insurgés (...et qu') Ils sont actuellement en débandade dans la brousse des hauts plateaux de Minembwe. Le général se trompe lourdement : il s'agit plutôt d'un repli stratégique des dissidents qui sont confrontés à une stratégie de la supériorité numérique de la part des FARDC. À vrai dire, les dissidents se sont plutôt regroupés parce que leurs positions étaient trop éparpillées et difficiles à défendre avec le peu d'hommes en armes à leur disposition. Ils occupent plutôt maintenant des zones qui leur permettent de mener des opérations contre un grand nombre de positions fixes occupées par les FARDC sur les Hauts Plateaux.

La semaine dernière, par exemple, deux positions des FARDC ont été détruites par les dissidents commandés par le colonel Bisogo à Makutano et Rwitsankunku. Au cours de ces engagements, des militaires des FARDC ont péri et les dissidents se sont emparés d'armes et de munitions, ce qui est très utile, il faut dire, pour poursuivre leur guerre de guérilla contre les troupes gouvernementales.

La nuit dernière, les dissidents on encore fait parler la poudre dans la localité de Nyamulombwe, située à une quinzaine de kilomètres de Minembwe-Centre, maintenant transformé en QG des forces de Kinshasa sous le commandement du général Munyamulenge Patrick Masunzu. Il faut relever ici la facilité avec laquelle les dissidents conduisent ces opérations de guérilla contre les FARDC. Pour ceux qui connaissent la région, les deux positions gouvernementales démantelées la semaine passée, se trouvent respectivement au nord-ouest et nord-est de Minembwe. Celle qui vient d'être attaquée la nuit dernière (Nyamulombwe), se trouve quant à elle au sud-est de Minembwe. En d'autres termes, les dissidents se déplacent facilement du nord au sud et de l'est à l'ouest en tournant les FARDC en bourriques.

À propos de la dernière attaque en date, les informations qui nous parviennent des Hauts Plateaux font état d'une saisie de matériel tellement importante que les dissidents ont eu de la difficulté à tout transporter. Évidemment, tout ça est un peu relatif, étant donné que ces combats sont essentiellement menés à l'arme légère avec quelques RPG-7 en prime et que les dissidents sont peu nombreux. Le bilan des pertes en vies humaines du côté des FARDC ne nous a pas encore été communiqué, mais on peut s'attendre à ce que le résultat ne sera pas différent de ceux enregistrés lors des défaites gouvernementales à Makutano et Rwitsankunku.

Par ailleurs, face à ces revers, le commandant de la 10ième région militaire, maintenant conscient que les dissidents bénéficient du soutien de la population locale, aurait l'intention de lancer une offensive générale qui ne fera pas de différence entre les militaires dissidents et les civils qui leur donnent le gîte et la nourriture. Bref, il plane maintenant sur la population Banyamulenge une menace à peine voilée de massacres à grande échelle.

La MONUC qui suit de près les opérations militaires des FARDC sur les Hauts Plateaux devra être vigilante dans les jours et les semaines qui viennent si elle veut éviter d'être impliquée (indirectement) dans ce qui pourrait bien être d'éventuels crimes de guerre.

Il est également important d'expliquer pourquoi la population locale soutient les dissidents : ces derniers sont originaires des Hauts Plateaux et donc littéralement soutenus par leurs familles, face à cette chasse à l'homme commanditée par Kinshasa ;

La population locale est victime d'exactions de toutes sortes de la part des FARDC qui non seulement vivent sur le dos des habitants des Hauts Plateaux, mais commettent aussi des atrocités. On se rappellera que beaucoup de vaches ont été abattues sur place et d'autres confisquées et ensuite vendues dans les marchés de la plaine de

la Ruzizi. Il y a à peine trois ou quatre jours, trois voyageurs qui se dirigeaient vers Uvira ont été dévalisés et ensuite abattus par des militaires gouvernementaux. Bref, la présence des FARDC dans les Hauts Plateaux cause une grande insécurité au sein de la population. On comprend donc pourquoi cette dernière ne peut pas soutenir une force qui l'insécurise face aux dissidents qui eux la protégeaient contre les forces négatives en maraude dans le Sud-Kivu.

En ce qui concerne l'histoire d'un "groupe d'insurgés" (d'à peine une trentaine d'hommes) ayant rejoint les FARDC, et dont il est question dans l'article de Radio Okapi ci-dessus, il s'agit plutôt d'une manipulation réussie de la part de certains politiciens et officiers supérieurs Banyamulenge qui tentent de se trouver "un job" chez petit Joseph. La honte les mecs!

Ce qu'ils ont fait, c'est essentiellement d'essayer de diviser les dissidents suivant des lignes de clivage entre les clans Banyamulenge. Heureusement, et on peut le constater en voyant ce qui se passe sur le terrain militaire, cette manipulation de bas étage de la part de politiciens "alimentaires", n'a eu d'impact qu'au seul niveau de la propagande du régime Kabila destinée à la consommation internationale; mais aucun impact apparent sur la détermination et le moral des troupes dissidentes. Les quelques militaires Banyamulenge qui sont passé dans le camp des FARDC et qui sont maintenant en route vers un centre de brassage dont l'emplacement nous est inconnu, ont été vite remplacés par des éléments (Banyamulenge) beaucoup plus nombreux qui ont quitté les forces commandées par le général Masunzu. Bref, ça ressemble finalement à une opération à somme positive pour les dissidents.

Par rapport à l'affirmation du général Tshikwej selon laquelle Deux (dissidents)ont été capturés (à) Minembwe, quatre à
35 kilomètres d’Uvira, neuf, qui voulaient franchir la frontière rwandaise, sur la plaine de la Ruzizi, on peut se demander s'il ne prend pas les gens pour des imbéciles. Comment peut-il affirmer que des dissidents, supposément en fuite devant les FARDC, puissent se rendre au Rwanda en traversant les Moyens Plateaux et la plaine de la Ruzizi "infestés" par les FDLR, les FNL et les FARDC (sans oublier les Maï-Maï Bafulero). Apparemment, le général Tshikwej a de petits problèmes d'orientation géographique. Aurait-il déjà perdu le nord ?

Maintenant, en ce qui concerne les deux dissidents capturés, il est quand même incroyablement ridicule pour un commandant militaire de région, qui a déployé officiellement 2.500 militaires dans les Hauts Plateaux à la poursuite de dissidents, dont le nombre est évalué entre 150 et 200, de se présenter devant la presse avec une aussi maigre moisson après plus d'un mois d'opération, alors que dans ses propres rangs le nombre des pertes est plutôt élevé. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas peur du ridicule.

 

 

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RDC : Six millions de déplacés

Jean_Claude_Muyambo31 juillet 2007

Le ministre congolais des Affaires humanitaire, Jean-Claude Muyambo affirme aujourd'hui, dans une dépêche de l'AFP, que plus ou moins 6.000.000 de personnes ont abandonné leur milieu d'origine en fuyant les combats, particulièrement au Nord et au Sud-Kivu (est), en Ituri (nord-est), au Maniema (centre-est), au Nord-Katanga (sud-est) ainsi qu'au nord de l'Équateur (nord-ouest).

Le ministre Muyambo qui vient de terminer une tournée du pays, affirme qu'à ces déplacés il faut ajouter les 20.000 Congolais expulsés récemment des zones diamantifères d'Angola et plus de 50.000 kinois qui sont sans abri dans la capitale à cause de récentes catastrophes naturelles (des pluies abondantes et des glissements de terrains) et démolitions de constructions anarchiques. Le Ministre affirme que le gouvernement va solliciter l'appui de la communauté internationale pour venir en aide à ces populations sinistrées.

À propos de ces expulsions, le président angolais Eduardo dos Santos, a déclaré aujourd'hui à l'agence de presse Angop, à l'occasion de la visite de son homologue, Joseph Kabila, que le phénomène de l'immigration illégale (congolaise) avait atteint des proportions alarmantes qui impliquait la sécurité nationale du pays. On sait que si les autorités présidentielles en RDC et en Angola ont cherché à désamorcer les tensions reliées à ce qu'il est convenu de nommer "l'affaire Kahemba", mais les parlementaires congolais, eux, n'ont pas démordu.

Depuis le début, ils ont dénoncé un empiètement angolais du territoire congolais. Depuis, il n'y a pas de solution en vu, l'exécutif et le législatif congolais se regardent en chien de faïence, mais le président Kabila persiste et signe en affirmant que les liens entre les deux pays "sont excellents et vigoureux".

Économiquement en tous cas ces liens ce renforcent. On a qu'à penser à la construction du chemin de fer Benguela-Moxico qui reliera les zones de production de cuivre de l'est de la RDC et de la Zambie au reste du monde via le port angolais de Lobito sur la côte Atlantique. Prévu originalement pour être inauguré en 2008, il semble que ce chemin de fer de 1.350 kilomètres ne sera pas terminé avant 2010. Comme le tout est financé et construit par la Chine , on comprendra où le cuivre sera acheminé ...  

 Pendant ce temps à Genève, une spécialiste onusienne des droits de la Homme, Yakin Erturk, affirme que les pires atrocités perpétrées dans l'est du Congo le sont par ceux qu'elle qualifie de "groupes rebelles dont beaucoup se sont réfugiés en RDC après avoir participé au génocide (des Tutsi et des Hutu modérés) de 1994 au Rwanda".

militaires1En d'autres termes par les FDLR (Interahamwe et Co.). Viol, esclavage sexuel, inceste for ou cannibalisme, Mme Erturk affirme que les atrocités perpétrées par ces groupes armés sont d'une brutalité inimaginable qui va bien au-delà du viol, ajoutant qu'il s'agissait de la pire situation qu'elle ait vue en quatre ans d'enquête sur les violences faites aux femmes.

La situation au Sud-Kivu est particulièrement alarmante et requiert, selon Yakin Erturk, une attention immédiate. Plus de 4.500 cas de violences sexuelles ont été signalées dans cette province depuis le début de l'année mais ce chiffre pourrait être une sous-évaluation. À Bukavu, l'hôpital spécialisé Panzi accueille chaque année environ 3.500 femmes souffrant de fistules et autres blessures génitales résultant de ces atrocités, selon Mme Erturk. Selon elle 20% des cas de viols signalés sont commis par des membres des FARDC et de la police congolaise, car signale-t-elle "la violence contre les femmes semble être perçue comme normale par de vastes pans de la société (congolaise)".

La justice congolaise étant quasiment inexistante et vulnérable aux manipulations et corruptions de toutes sortes, il est un peu ironique de lire dans une dépêche de l'AFP qu'un rapport de l'ONU recommande, à propos des événements sanglants du Bas-Congo en début d'année (2007), que les autorités judiciaires congolaises identifient et traduisent devant les tribunaux les personnes, tant du côté de Bunda dia Kongo que du côté de l'armée et de la police, qui ont contrevenu à la loi.

On comprend bien que la MONUC ne pouvait pas pas dire autre chose face aux manifestations violentes organisées par Bunda dia Kongo et à la répression sauvage utilisée pour les réprimer. Comme l'Assemblée nationale congolaise recommande grosso modo des poursuites similaires contre les responsables de ces émeutes et les policiers et militaires impliqués dans la répression sauvage, il reste à voir si les autorités judiciaires auront la volonté et les moyens de traduire devant les tribunaux des membres des forces armées, particulièrement des membres de la garde républicaine.

Sud_KivuSelon elle, des unités de l'armée (NDLR Obsac : elle fait référence ici aux brigades "mixés") se sont délibérément attaquées à des localités soupçonnées de soutenir la guérilla, se livrant au "pillage, au viol en réunion (viol de groupe) et dans certains cas au meurtre de civils". Des soldats ou des policiers se considérant au-dessus des lois ont aussi commis de tels actes. ces actes relèvent du crime de guerre et, dans certains cas, du crime contre l'humanité, a déclaré l'experte des droits de l'Homme.

Citant un cas où 70 policiers ont riposté à l'incendie d'un poste de police à Karawa en brûlant cette ville de la province d'Équateur. À cette occasion des civils ont été torturés et au moins 40 femmes, dont une fillette de 11 ans, violées. Aucun policiers n'a pourtant été arrêté ou poursuivi, et des exactions similaires se seraient produites à Bonyanga et Bongulu, dans le nord-ouest du pays également. Les conclusions de Mme Erturk seront présentées au Conseil des droits de l'Homme en septembre 2007. Évidemment, tant les FDLR que le gouvernement et le général Nkunda affirmeront qu'il ne sont pas responsable de ces crimes ...

© P. B. | Obsac

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L'ONU prolonge l'embargo sur les armes imposé à la RDC

armes_congoRD CONGO | 1 août 2007 | © XINHUA

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé mardi de prolonger jusqu'au 10 août 2007 l'embargo sur les armes imposé à la République démocratique du Congo (RDC), prévues par les résolutions 1493 (2003) et 1596 (2005) .

 Dans sa résolution 1768 (2007) adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité s'est dit "déterminé à continuer à contrôler étroitement la mise en oeuvre de l'embargo".

Le Conseil a également décide d'étendre, jusqu'à la même date, le mandat du Groupe d'experts chargé de surveiller l'application de l'embargo à la RDC.

Le Conseil a adopté cette résolution après avoir examiné le rapport du groupe d'experts sur la RDC qui s'est rendu à Kinshasa le 20 juin 2007.

Dans la résolution, le Conseil de sécurité a condamné la poursuite des mouvements d'armes illicites, tant à l'intérieur qu' à destination de la RDC, déclarant sa détermination et à mettre en oeuvre les mesures prévues par les résolutions de l'ONU contre les personnes et les entités agissant en violation de l'embargo.

La résolution met l'accent sur "le lien entre l'exploitation illégale des ressources naturelles, le commerce illégal de ces ressources et la prolifération et le trafic des armes comme étant un des facteurs qui entretiennent et exacerbent les conflits dans la région des Grands Lacs d'Afrique".

Le Conseil de sécurité a aussi réaffirmé sa "grave préoccupation" devant la présence de groupes armés et de milices dans l'est de la RDC, en particulier dans les provinces du Nord et du Sud Kivu et dans le district de l'Ituri, qui perpétuent un climat d'insécurité dans l'ensemble de la région,

Selon le Conseil de sécurité, la situation en RDC "continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales dans la région".

Posté par CDF Afrique à 01:58 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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