02 août 2007
L’Ambassadeur W. Lacy Swing lapidé par les kivutiens de Rutshuru ce 30 juillet 2007
Les Kivutiens de Rutshuru emboîteraient-ils les pas à leurs
compatriotes de Bas Congo dans la superstition qui consiste à
considérer les « TROP VIEUX » comme des SORCIERS ?
Nous le craignons depuis hier, au vu de l’accueil inhabituel qui a été réservé
au représentant de la communauté internationale en RDC, Monsieur W. Lacy. Swing
que les kinois appellent affectueusement KOKO SWING (littéralement
GRAND PERE SWING) ; mais, si c’est ça le prix de l’unité nationale congolaise à
payer, il y a lieu d’applaudir. Ne dit-on pas que mieux vaut tard
que jamais ? Ne dit-on pas aussi qu’il n y a pas de mauvaise troupe
mais de mauvais chef ?
La duplicité est comme un poisson frais : Il ne tarde pas à
pourrir (en commençant par la tête). Le peuple Kivutien de Rutshuru a lapidé
Swing en se mettant en tête l’idée qu’il lapidait le chef d’un gang qui,
dans le pur style d’AL CAPONE, est entrain de semer la désolation en multiple
faces à l’Est de la RDC.
Tenez : De violeurs marocains à Goma et à Kisangani,
sud-africains à Kindu, népalais à Bunia au trafiquants d’armes et de
minerais uruguayens en Ituri, pakistanais et indiens au Kivu et surtout leur
collaboration militaro génocidaire avec les interahamwe, les FNL, les May-May
bref, toute la racaille criminelle de la région des Grands Lacs africains le
peuple kivutiens se trouve encore une fois aux avant postes pour discerner face
à quels hommes la RDC
se trouve depuis 2001 et, médite déjà sur la façon de s’en débarrasser
comme il l’avait fait en 1996 avec les cancéreux mobutistes que la
même MONUC est en train de remettre à selle à Kinshasa, aujourd’hui, au grand
mépris des aspirations profondes et légitimes du peuple congolais qui a
toujours voulu se libérer du joug colonial et néocolonial, de la manière la
plus originale la plus originale qui soit. Les faits :
Le 30 juillet 2007, le cortège de la
MONUC escorte le lauréat Docteur honoris causa de
l’Université de Lubumbashi (distinction lui décerné, sans rire, le 28/07/2007)
accompagné du gouverneur de la province du Nord Kivu, sur la route
Goma-Rutshuru (par hélicoptère bien sûr). Sur cette route cahotante, le frais
Docteur honoris causa avait les traits bien tirés. En authentique visage pâle,
il ne pouvait lire dans le ciel brumeux de cette zone volcanique, l’hostilité
qui l’attendait dans les minutes qui devaient suivre.
C’est sans encombre que la délégation atteindra Kiwanja (nom du centre
commercial de Rutshuru) et, sans tarder, elle se rendit à Kinyandoni, le plus
grand camp de déplacés où des milliers dedéplacés les attendaient de pied ferme
pour entendre la énième sottise qui sortira de la bouche du faux vrai président
de la RDC (son
excellence l’ambassadeur W.L SWING Ier).
De son discours à l’adresse de ces infortunés, jetés sur la route par les
combats engagés par les FARDC contre les interahamwe qui infestent la zone
depuis que la communauté inter maffieuse (pardon, internationale) les y avait
installé en désarmant le RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) et en
condamnant la population civile congolaise de Rutshuru et d’ailleurs, à leur
servir d’esclave jusqu’au jour où la
France et ses alliés trouveraient la faille de les ramener au
Rwanda par la force, on peut retenir un message : le départ des troupes
mixées au passage dans dix jours. Ce seul message avait suffit que W. Lacy Swing soit hué et contraint à
mettre fin à son discours d’outre-tombe. Obligé de quitter le podium, il
s’achemina vers son véhicule avec un rictus qui en disait long sur son
désarroi. Visiblement il était troublé par ce qu’il venait de voir et
d’entendre lui, à qui ses services spéciaux avaient assuré que cette
population de déplacés était avide de ce genre de message c’est-à-dire des
messages enjoignant les troupes mixées à mettre fin à
leurs activités relatives à la chasse aux interahamwe chéris par Kabila
et la MONUC …
Lorsque le cortège démarra pour quitter les lieux , une pluie des
pierres et d’injures les accompagna comme pour dire ouste, allez
au diable !
A Goma où les journalistes attendaient Mr W. Lacy Swing pour une
conférence de presse au bureau de l’OCHA, rien ne fut communiqué aux chevaliers
de la plume, mais le rendez-vous fut tout simplement annulé. Il en était de
même de la rencontre prévue avec les représentants des ONGs. Rouge de colère et
de honte, Mr W. Lacy Swing, en enfant bien élevé, avait résolu de ne pas
se présenter devant les média dans cet état. Pour tout dire, il s’était arrêté
au bureau de sa MONUC/Goma, probablement pour déverser toute sa bile sur ses
représentants locaux dont les rapports mensongers ont induit le grand chef
apache en grave erreur politico diplomatique (mais aussi, supposons-nous, pour
se réhydrater, car l’épreuve avait fait transpirer le vieil homme à grosses
gouttes).
Les leçons à tirer de ce revers politique de son excellence W.Lacy Swing.
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