Gaston_dingoPOLITIQUE

La reconstruction de la République démocratique du Congo c’est l’affaire de tous. L’Opposition extraparlementaire qui, tout en fustigeant certains maux et antivaleurs qui ronge la nation, partage ce point de vue et invite alors tous les Congolais et congolaises à mettre la main dans la pâte. 

Les rideaux du premier congrès de l’Opposition extraparlementaire (OEP) organisé depuis le 16 juillet 2007, dans l’amphithéâtre de la paroisse catholique Sainte Anne, à Gombe, sont tombés ce  jeudi 02 août.

Plusieurs membres de forces politiques et sociales ainsi que tant d’autres personnalités indépendantes y ont pris part. Ces derniers ont formulés des résolutions constructives et durables relatives aux questions d’ordre politique, économique et socioculturel ce, pour la bonne marche de la reconstruction nationale. Il sied de souligner par ailleurs que, ces travaux qui ont duré environ deux semaines, ont abouti entre autres, à l’adoption du protocole de l‘opposition extraparlementaire, lequel met en oeuvre ou formalise un cadre de concertation et de coordination permanentes des actions collectives relatives à des objectifs communs. II est question ici d’un consensus minimum au sein de cette plate-forme, à en croire M. Mokia.

Ce protocole traduit donc la ferme volonté d’arriver à l’unité de l’ensemble de l’opposition, a-t-il poursuivi.

Ledit congrès a permis de dégager un consensus plus fort et une bonne visibilité politique. Dans plusieurs sujets évoqués, il a été question du climat d’insécurité qui bat son plein, à travers des assassinats des journalistes et autres citoyens épris de paix.

Sur le plan économique, les réflexions des congressistes de l’Opposition extraparlementaires ont été focalisées sur les réformes des entreprises publiques, des régies financières, la relance des PME, l’exploitation des ressources naturelles     et particulièrement sur l’apport de l’opposition à la construction nationale et à la lutte contre la pauvreté.

Elle stigmatise le pillage généralisé des ressources naturelles et la confiscation du secteur financier par des lobbies étrangers. Selon elle, il va de soi que soient multipliés des efforts pour rendre les entreprises publiques autonomes et plus performantes.

Dans le même ordre d’idées, elle tient à ce que l’on encourage l’expertise congolaise et faire appel aux investissements nationaux privés et publics.

Sur le plan socioculturel, l’Opposition extraparlementaire exige que l’homme et la famille soient placés au centre des préoccupations du gouvernement. Pour ce faire, elle s’est dit prête à apporter des correctifs et autres remèdes sous forme d’un défi à relever et objectif ultime à atteindre à tout prix pour contribuer au développement de
la Rdc.

Plusieurs autres recommandations ont été faites aux tenants du pouvoir. Notamment, la tenue effective de la conférence des gouverneurs de provinces, la création et la mise en place du Conseil économique et social, de la Caisse nationale de Péréquation, de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat et autres, conformément aux articles 200, 208, 209, 210, 71, 211, 212, 157, 149 de la Constitution.

Les membres de la plate-forme de l’Opposition extraparlementaire, parmi lesquels le professeur Gaston Dindo, MM Gabriel Mokia, Christian Badibangi, Jean-Philippe Beia,  invite tous ceux qui sont intéressés à leur initiative à se joindre à eux.

Comme l’on peut tout simplement s’en rendre compte, l’Opposition extraparlementaire souhaite que le peuple congolais vive dans de bonnes conditions comme le veut si bien le Chef de l’Etat Joseph Kabila, dans le cadre de cinq chantiers.

© Célestin Lutete | MMC