04 août 2007
Le premier congrès de l’Opposition extraparlementaire a vécu
La reconstruction de la République démocratique
du Congo c’est l’affaire de tous. L’Opposition extraparlementaire qui, tout en
fustigeant certains maux et antivaleurs qui ronge la nation, partage ce point
de vue et invite alors tous les Congolais et congolaises à mettre la main dans
la pâte.
Les rideaux du premier congrès de l’Opposition
extraparlementaire (OEP) organisé depuis le 16 juillet 2007, dans
l’amphithéâtre de la paroisse catholique Sainte Anne, à Gombe, sont tombés
ce jeudi 02 août.
Plusieurs membres de forces politiques et sociales ainsi que
tant d’autres personnalités indépendantes y ont pris part. Ces derniers ont
formulés des résolutions constructives et durables relatives aux questions
d’ordre politique, économique et socioculturel ce, pour la bonne marche de la
reconstruction nationale. Il sied de souligner par ailleurs que, ces travaux
qui ont duré environ deux semaines, ont abouti entre autres, à l’adoption du
protocole de l‘opposition extraparlementaire, lequel met en oeuvre ou formalise
un cadre de concertation et de coordination permanentes des actions collectives
relatives à des objectifs communs. II est question ici d’un consensus minimum
au sein de cette plate-forme, à en croire M. Mokia.
Ce protocole traduit donc la ferme
volonté d’arriver à l’unité de l’ensemble de l’opposition, a-t-il
poursuivi.
Ledit congrès a permis de dégager un consensus plus fort et une bonne
visibilité politique. Dans plusieurs sujets évoqués, il a été question du
climat d’insécurité qui bat son plein, à travers des assassinats des
journalistes et autres citoyens épris de paix.
Sur le plan économique, les réflexions des congressistes de l’Opposition
extraparlementaires ont été focalisées sur les réformes des entreprises
publiques, des régies financières, la relance des PME, l’exploitation des
ressources naturelles et particulièrement sur l’apport de
l’opposition à la construction nationale et à la lutte contre la pauvreté.
Elle stigmatise le pillage généralisé des ressources naturelles et la
confiscation du secteur financier par des lobbies étrangers. Selon elle, il va
de soi que soient multipliés des efforts pour rendre les entreprises publiques
autonomes et plus performantes.
Dans le même ordre d’idées, elle tient à ce que l’on encourage l’expertise
congolaise et faire appel aux investissements nationaux privés et publics.
Sur le plan socioculturel, l’Opposition extraparlementaire exige que l’homme et
la famille soient placés au centre des préoccupations du gouvernement. Pour ce
faire, elle s’est dit prête à apporter des correctifs et autres remèdes sous
forme d’un défi à relever et objectif ultime à atteindre à tout prix pour
contribuer au développement de la
Rdc.
Plusieurs autres recommandations ont été faites aux tenants du pouvoir.
Notamment, la tenue effective de la conférence des gouverneurs de provinces, la
création et la mise en place du Conseil économique et social, de la Caisse nationale de
Péréquation, de la
Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du
Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation et du
Conseil d’Etat et autres, conformément aux articles 200, 208, 209, 210, 71,
211, 212, 157, 149 de la
Constitution.
Les membres de la plate-forme de l’Opposition extraparlementaire, parmi
lesquels le professeur Gaston Dindo, MM Gabriel Mokia, Christian Badibangi,
Jean-Philippe Beia, invite tous ceux qui sont intéressés à leur
initiative à se joindre à eux.
Comme l’on peut tout simplement s’en rendre compte, l’Opposition
extraparlementaire souhaite que le peuple congolais vive dans de bonnes conditions
comme le veut si bien le Chef de l’Etat Joseph Kabila, dans le cadre de cinq
chantiers.
© Célestin Lutete | MMC
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