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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

06 août 2007

Les Africains Juifs

Migration_Juifs_d_AfriqueAvant de clore ce livre, il est intéressant de signaler qu’à l’exception des Beta Israël d’Ethiopie reconnus finalement comme juifs,certaines tribus africaines, bien qu’elles ne soient pas toujours considérées comme telles,se revendiquent juives.

Une organisation basée aux Etats-Unis, Kulanu, s’occupe très activement de retrouver« les descendants d’une des dix tribus d’Israël disparues depuis des millénaires ».

Aux XIe et Xe siècles avant l’ère commune,afin d’étendre l’influence juive et de faciliter le commerce, les rois David et Salomon envoyèrent des Juifs s’installer dans ce qui constitue aujourd’hui l’Afrique du Nord, la péninsule arabique, la Corne de l’Afrique et la Nubie, l’actuel Soudan.  

Les dix tribus qui formaient le royaume d’Israël, après la destruction de celui-ci parles Assyriens, au VIIIe siècle, furent dispersées. Certaines se dirigèrent sur l’Afrique,d’autres vers l’Asie, voire l’Europe.

En –586, Nabuchodonosor détruisit le Temple. Selon certaines traditions africaines, des Juifs s’enfuirent vers l’Afrique. Le Babylonien emmena le peuple de Juda en captivité.

Il est donc probable que la présence juive en Afrique noire remonte à près de trois mille ans. Ces hommes ont-ils conservé des traces de leur judéité ? Peut-être, mais non pas comme les Juifs du Yémen qui conservaient des contacts avec d’autres communautés comme en témoigne la fameuse épître de Maïmonide (1135-1204) et qui priaient en hébreu. Coupés des autres communautés, repliés sur eux-mêmes, ont-ils gardé certaines des traditions héritées de leurs si lointains ancêtres ?

Prenons l’exemple des Marranes de Belmonte, au Portugal, qui,après moins d’un demi-siècle de cassure avec le judaïsme, n’avaient conservé qu’un seul mot hébreu, Adonaï, et un semblant de préparation de la fête de Pessah. Alors, après quelques millénaires… Le géographe Al Idrisi (1100-1165) et l’historien Ibn Khaldun (1332-1406) évoquent les Juifs noirs.

Shimon Pères aurait confié en 1976 à l’historien George E. Lichtblauque Léopold Sedar Senghor (1906-2001), le légendaire poète de la négritude et premier président du Sénégal lui aurait affirmé avoir des racines juives. Selon l’homme d’Etat de Dakar, de petits groupes de Bnei Israël existent au Sénégal chez les Wolofs dès le Moyen Age. Ils durent se convertir à l’islam au XVIIIe siècle.

Ce dernier ajoutait que la trilogie des «peuples souffrants» se composait des Négro-Africains, des Juifs et des Arabo-Berbères.

Sommairement, voici l’histoire de quelques-unes de ces tribus.

Le royaume juif du Touat, les Juifs du Sahara

La découverte, en 1903, d’une pierre tombale, servant de support à un puits dans la région de Ghormali, atteste de ce royaume juif disparu depuis cinq siècles et est la première trace historique de la présence juive dans la région du Touat. Elle mentionne le nom de la défunte, Mona bat Amram, décédée le vingtième jour de la deuxième semaine du mois d’Av 5089 (13 juillet 1309).

En 1950, un nouvel indice apparaît à Tamentit : une pierre plate,d’une cinquantaine de kilogrammes, portant l’inscription « Maïmon, fils de Samuel et petit-fils de Braham ben Koubi, décédé en 5150 (1390)», est découverte dans un village. Sur cette dalle, les femmes lavaient leur linge au lavoir public.

Une pierre tombale portant le même nom fut découverte plus tard,mais elle disparut par la suite. Seule reste une photo … Il n’est pas exclu que d’autres traces apparaissent.

Les Juifs de Tombouctou et du Mali

Une dépêche de l’AFP, en mars 1996, répercuta un article paru dans un journal de Bamako sur Le réveil de la communauté juive malienne. En septembre 1997, Jacob Oliel, un éminent historien, publiait, dans la revue « Los Muestros » un article intitulé Les Juifs du Mali.

Il racontait la découverte détaillée de ce judaïsme, la saga du rabbin Mardochée Aby Serour. Ce rabbin guida Charles de Foucauld qui entendait pénétrer à Tombouctou, interdite aux non-musulmans depuis cinq siècles. Mardochée, qui rêvait de s’y installer, s’y fit admettre et découvrit que des Juifs avaient habité la région depuis des centaines d’années. Le livre de Jacob Oliel, De Jérusalem à Tombouctou, l’odyssée du rabbin Mardochée, éditions Olbia, narre cette épopée. Aux XIVe et XVe siècles, des Juifs fuyant l’Espagne trouvèrent refuge à Tombouctou et établirent trois villages : Kirshamba, Haybomoet Kongougara. Leurs descendants furent contraints, sous peine de mort, d’embrasser l’islam, en 1492 et Tombouctou devint ville interdite aux non-musulmans.

Depuis les années 1990, guidés par un historien, de Tombouctou, Ismaël Diadié Haidara, fondateur d’une association, « Zakhor, association tombouctite d’amitié avec le Peuple juif », certains de leurs descendants, un millier semblerait-il, seraient à la recherche de leurs racines juives.

Les Bayuda du Congo

Femmes_africaines_Juives_au_KotelAu Congo, répartis sur un territoire qui s’étend du fleuve Kasaï au lac Tanganyika, vit une ethnie importante, celle des Baluba. Ceux-ci prétendent venir d’«en haut», c’est-à-dire du nord. Les autres groupes les qualifient de Juifs et eux-mêmes se dénomment Bayuda, peuple de Juda. Se déclarent-ils Juifs ? Ils se perçoivent peut-être comme tels. Mais il serait intéressant d’effectuer des recherches.

Les Abayudaya d’Ouganda

En Ouganda, à la fin du XIXe siècle, des missionnaires anglais convertissent au protestantisme Semei Kakungulu, un puissant guerrier d’une des cinquante tribus baganda formant le royaume du Buganda, lui promettant qu’il régnera sur les autres clans. Kakungulu amène sous la férule britannique le territoire bugandais. Mais Albion ne tient pas sa promesse à son égard et le confine, avec les siens, dans une région étriquée et exiguë de quelques kilomètres à peine, non loin de la ville de M’bale, au pied des monts Elgon.

Kakungulu se rapproche des Malachites, une secte combinant croyances juives et chrétiennes, en 1913. Il rencontre plusieurs Juifs travaillant pour l’administration coloniale et semble plus attiré par le judaïsme. Il se fait circoncire en 1919.

Il fonde une secte, Kibina Kya Bayudaya Absesiga Katonda, la communauté du peuple juif qui croit en Dieu.

Actuellement les Abayudaya (peuple de Juda), jadis au nombre de trois mille âmes, décimés par Idi Amin Dada, le sanguinaire tyran qui dirigea l’Ouganda entre 1971 et 1979, sont regroupés dans quatre villages autour de M’bale. Ils sont près de six cents et disposent de cinq synagogues, de grandes cases aménagées en lieux de prières avec, au fronton, un magen David.

abayudayaLa Maison d’Israël au Ghana

En 1976, Aharon Ahomtre Toakyirafa de la tribu des Sefwi Suid’Adiembra, un village perdu en pleine brousse, a une vision. Des esprits lui affirment que lui et son peuple descendent d’une des tribus perdues d’Israël.

Toakyirafa découvre que les pratiques ancestrales de son peuple montrent des similitudes troublantes avec celles des Hébreux, notamment le respect du Shabbat, l’interdiction de consommer du porc,la circoncision des garçons, l’isolement de la femme menstrue …

Toakyirafa fait des recherches et découvre que les siens sont originaires de Côte d’Ivoire, que certains sont descendus vers le Ghana,d’autres remontés au nord, peut-être à Tombouctou, où une présence juive noire est historiquement attestée. Toakyirafa et son clan adoptent le judaïsme et s’appellent « BetaIsraël », Maison d’Israël.

Les autorités ghanéennes, peu désireuses de voir émerger une nouvelle religion, emprisonnèrent les chefs de Beta Israël, mais aucune charge n’étant retenue contre eux, elles furent contraintes de les relâcher.Toakyirafa mort, David Ahenkorah lui succède. Aujourd’hui la Maison d’Israël compte quelques dizaines de membres dans une zone qu’ils ont dénommée la Nouvelle Adiembra. Ils ont construit une synagogue et des bâtiments communautaires.  

synagogie_abayudayaLes Juifs de Rusape (Zimbabwe)

Ceux qui se dénomment Juifs ont leurs origines, selon leur tradition,au nord. Ils estiment que la similitude de certains de leurs rites ancestraux, ceux relatifs à l’enterrement, à la circoncision, au mariage, à l’agriculture, avec ceux des anciens Hébreux, est troublante. Ils affirment descendre d’une des dix tribus perdues.

Des ruines imposantes, uniques en Afrique, non loin de là, font état d’une civilisation brillante qui régna entre les XVIe et XIIIe siècles. S’agit-il, comme ils le prétendent (et comme l’affirment les Lembas d’Afrique du Sud, leurs cousins) d’un royaume juif ? Les historiens n’ont apporté aucune réponse à ce jour.

A la fin du XIXe siècle, Dieu serait apparu à un ancien esclave noir américain, William Saunders Crowdy, devenu diacre de l’église protestante ; cette vision lui enjoint de ramener les Noirs au judaïsme.

En 1903, à l’autre bout du monde, le Ghanéen Albert Christian reçoit une révélation lui ordonnant d’aller en Amérique rechercher le« prophète de Dieu ».

Par un hasard extraordinaire, les deux hommes se rencontrent. Albert Christian retourne en Afrique avec la certitude de la judéité de son peuple. Il lui faudra une trentaine d’années pour convaincre sa tribu de le suivre. La communauté dispose d’une synagogue, compte actuellement quelques milliers de membres et suit les règles du judaïsme occidental.

lembaLes Lembas d’Afrique du Sud

Les Lembas représentent une population de plusieurs dizaines de milliers de personnes, établies entre le Malawi, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, dont les ancêtres seraient les Israélites de l’expédition que mena le roi Salomon à Ophir, (au Zimbabwe selon leur tradition),à la recherche d’or : quelques-uns demeurèrent sur place pour enseigner aux habitants la croyance en un Dieu unique, « Mwali ».De couleur de peau légèrement plus claire que celle de leurs voisins,les Lembas maintiennent des traditions issues ou ressemblant fortaux juives : l’observance de la néoménie, l’interdiction de consommer du porc, les rites funéraires. Si les femmes peuvent, exceptionnellement,se marier en dehors de la communauté, l’homme qui le fait est exclu et chassé par les membres de son clan. Leur drapeau comporte une étoile de David.

Les Juifs du Cap-Vert

A la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, les rois catholiques ayant marié leur fille à l’héritier du trône portugais,exigèrent que le roi Manuel du Portugal expulsât tous les Juifs de son royaume. Ne voulant pas détruire son infrastructure économique, le souverain décida de convertir globalement, par ruse,tous ses Juifs. Il les fit embarquer mais, au moment d’appareiller, des soldats jetèrent de grands baquets d’eau sur les passagers tandis que des prêtres les baptisaient collectivement. Ce subterfuge fut entériné par l’église …

Certains de ces Christaos Novos, ces Nouveaux Chrétiens, voulant fuir le pays, débarquèrent au Cap-Vert. Les Portugais de l’île les enfermèrent dans un ghetto de la capitale, Ribeira Grande.

Au cours des siècles, ces Nouveaux Chrétiens, complètement assimilés, finirent par abandonner et perdre toutes leurs pratiques juives. Au début du XIXe siècle, des Juifs du Maroc, désireux d’échapper à leur statut de dhimmis, citoyens de seconde catégorie, s’installent au Cap-Vert, importante escale pour le transport du charbon. Ils y fondent une petite communauté. La plupart de ces Juifs du Cap-Vert émigreront en Israël au début du XXe siècle. Ne restent sur place que les descendants de Juifs lusitaniens du XVe siècle, une ville, Sinagoga, et un cimetière abandonné, en cours de restauration grâce au travail d’un médecin belge, Jacques Massart, et d’une journaliste américaine, Carol Castiel, qui en ont parlé tous les deux dans «Los Muestros».São Tomé et Principe.

L’arrivée des Juifs à São Tomé et Principe est dramatique. Afin devoir si l’île est habitable, le roi Manuel du Portugal envoie deux mille enfants juifs, âgé deux à douze ans, peupler l’île. Ils sont débarqués et abandonnés sur le rivage. Au bout d’un an, il ne restera que six cents survivants !

Au début du XVIIe siècle, les descendants de ces enfants, bien qu’assimilés à la population locale, continuent à judaïser mais les pratiques se perdent jusqu’à l’arrivée, au début du XXe siècle, de quelques Juifs qui établissent une communauté incitant certains des descendants de ces enfants que rien, sinon une couleur de peau plus claire, ne distingue des autochtones, à découvrir leur histoire,montrant ainsi un intérêt pour le judaïsme de leurs ancêtres.

L’ambassadeur d’Israël au Cameroun, le professeur Moshé Liba consacrera, en 2007, un article dans «Los Muestros» à ces enfants.

Les Tutsi du Rwanda et du Burundi

Le peuple Tutsi fait partie d'un ensemble de peuples appelés« hamites » dans la littérature coloniale et missionnaire, qui habitent un territoire, autour du Nil Blanc, jadis nommé, dans la Bible, Pishon.

Cette vaste région couvre l’est du Congo, le Rwanda, le Burundi ainsi que des parties importantes de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie. Mais les Tutsi préfèrent se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à l'ancien empire de Kusch où régna la reine de Saba et son fils Ménélik 1er (David II), dont le père aurait été le roi Salomon.

Différentes ethnies ont la même origine que les Tusti : les Hima (ou Hema dans l’est du Congo), les Massaï du Kenya et de la Tanzanie, les Karamajong, du nord de l’Ouganda, les Samburu du Nord du Kenya, etc.

Monseigneur Julien Gorju, chef de l’Eglise du Burundi, dans son Face au Royaume hamite du Ruanda, le royaume frère del’Urundi paru en 1938 à Bruxelles (voir aussi, du même auteur,Zigzags à travers l’Urundi, paru à Namur en 1926, 233 pp.), affirme que les Tutsi sont de descendance éthiopienne. Il fut approuvé par de nombreux autres missionnaires dont le Père Blanc Firmin Rodegem dans son Dictionnaire Rundi / Inyizamvugo y’ikirundi, paru à Usumbura en 1961, dans lequel il définit les Tutsi comme« éthiopides » (p.1.146).

Tant la Bible que les écrits de l’Egypte pharaonique parlent de ce qui est l’actuelle Ethiopie, comme du pays de Kush. Les Tutsi préfèrent donc se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à ce royaume où régna la reine de Saba (la Makéda éthiopienne) qui serait une des descendantes de Moïse et de Tsipora, l’Ethiopienne.  

Le Négus Haïlé Sélassié, le roi des rois, ne se faisait-il pas appeler le Lion de Judée ?Selon Mathias Niyonzima, spécialiste de l’histoire de son peuple et initiateur du site Beth Kushi ve’Yisraël, (www.bethkushi.be), l’origine juive des Tutsi est incontestable.

Il en veut pour preuve la loi des Anciens qui impose une série de règles qui ont des points de ressemblance étonnants avec la loi mosaïque : un monothéisme strict très ancien : Imana est le nom de Dieu, la cacheroute, les «imiziro»qui sont les «mitsvot», la vache rousse mais, en plus de cet attachement à la tradition, le refus du baptême chrétien (les derniers grands rois et chefs tutsi comme Mwezi, Mutaga, Maconco, Rwabugiriet Musinga ont combattu l'évangélisation (jusqu'à la mort pour certains) et l'assimilation. L'hostilité d’une certaine Eglise catholique romaine ainsi que le génocide dont ils furent les victimes, dans une indifférence coupable, et la vie quotidienne dans un environnement dominé par des populations ethniquement différentes et souvent hostiles les rapproche aussi du Peuple juif.

C’est un judaïsme pré talmudique qui serait similaire, selon lui, à celui des patriarches, des prophètes et des rois David et Salomon. Les Tutsi prétendent descendre de la tribu de Juda. Le coup d’Etat de1966 a mis fin à la dynastie des mwamis (rois) du Burundi qui fut fondée par Ntare I Rushatsi Cambaratama (le roi Lion I « le Hirsute à la Tunique de bête ») vers 1270 de notre ère et dont cinq des dix-sept souverains ont porté le titre de Ntare, Lion. Lors de la manifestation du 1er juillet 2004 à Matonge, ce pittoresque quartier de Bruxelles proche de la porte de Namur, un groupe de manifestants opposés au conflit qui ravage la région des Grands Lacs s’en est violemment pris à Serge R., le traitant de « Sale Juif » sous prétexte de son origine tutsi.

tutsiSelon Mathias Niyonzima, certains noms de clans gardent toujours leur racine hébraïque : « ben » (fils de), tels les Benengwe, Banyakarama,Banyamurenge, Banyiginya. Cette mémoire collective juive des Batutsi se concrétise aussi par l'adoption de l'étoile de David sur le drapeau du Burundi.

Bibliographie : L’origine juive des Tutsi. Article de Mathias Niyonzima, « Los Muestros n° 56 » - septembre 2004.Il y a une communication qui passe chaque fois qu’on rencontre un Juif,quand il partage sa peine et que nous partageons la nôtre. Quelque part,nous nous rejoignons. Je crois que cela nous a amené à développer bonnes relations avec Israël.

© Maurice Dorès

Posté par CDF Afrique à 19:07 - Afrique - Commentaires [35] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"Juifs" et ou "Etat Israel?"

Nous sommes aussi interesses a elucider la difference qu'il y a entre "Les Juifs" et ou "Etat d'Israel" eviter les amalgames...

Nos recherches continuent...

Du 17 au 22 septembre 2007, vous pouvez prendre contat avec nous de visu a Mbanza Kongo [Angola] ou nous allons faire une communication importante sur le trafic des enfants juifs [700- 2000] durant l'inquisition au Portugal et de leur transfer a Sao Tome ainsi que l'esclavagisme de 3000 esclavages Ne-Kongo mensuellement vers Sao Tome pour la culture du canne a sucre...

Nous definirons aussi Ne-Kongo dans le contexte historique.

A suivre...

Posté par alhadeff, 07 août 2007 à 06:41

Super intéressant, pouvez-vous m'informer de toute nouvelle recherche à ce sujet? Merci!!

Posté par simonebernstein, 15 août 2007 à 14:10

Israel

Interessant, je connaissais pas tout ça!

Posté par Juif, 30 août 2007 à 16:03

Hema sont des juifs du Congo

Je pense que les origines lointaines des peuples nilotiques de l'afrique Central tels que Tutsi du rwanda-Burundi et Hema du Congo remonteraient vers l'ethiopie.Des évidences des liés avec le peuple juifs sembleraint probables.Il faudrait que des chercheurs indépendants puissent éclairer cette histoire sujet à des polémiques parmis certaines opinions mal intentionnées en RDC.

Posté par Buna Ivara, 15 septembre 2007 à 22:56

Les Juifs du Cap-Vert!

Les Juifs du Cap-Vert!

1.Durant mon mandat comme Ambassadeur des Nations Unies (OMS) dans les années 80, j’ai visité toutes les Iles de Cap-Vert.
2.Les vestiges matériels et non matériels juifs sont toujours visibles...
3.L’île de Saint Antonio était habitée par les Juifs qui y ont laissé les enfants métis qui continuaient à gérer cette île avec compétence, j’y ai passé plusieurs nuits en fête avec mes semblables et visité le cimetière ainsi qu’une piste d’aviation pour petit porteurs.
4.A Pria, j’ai été l’invité d’honneur avec la délégation non juive (20 personnes) qui ‘accompagnait pour partager le grand festin organisé pour moi par les métis (Juifs) qui y contrôlent le domaine des affaires.
5.A suivre…

Posté par Alhadeff, 30 septembre 2007 à 20:37

Les Juifs du Cap-Vert!

Les Juifs du Cap-Vert!

1.Durant mon mandat comme Ambassadeur des Nations Unies (OMS) dans les années 80, j’ai visité toutes les Iles de Cap-Vert.
2.Les vestiges matériels et non matériels juifs sont toujours visibles...
3.L’île de Saint Antonio était habitée par les Juifs qui y ont laissé les enfants métis qui continuaient à gérer cette île avec compétence, j’y ai passé plusieurs nuits en fête avec mes semblables et visité le cimetière ainsi qu’une piste d’aviation pour petit porteurs.
4.A Pria, j’ai été l’invité d’honneur avec la délégation non juive (20 personnes) qui ‘accompagnait pour partager le grand festin organisé pour moi par les métis (Juifs) qui y contrôlent le domaine des affaires.
5.A suivre…

Posté par Alhadeff, 30 septembre 2007 à 20:39

Juifs africains

En fait, c'est logique
Tous ceux qui ont occupé ce pays ont passé leur temps à en virer les juifs
Ils sont parti un peu partout, et l'Afrique n'était pas loin

Cela me plait bien

Posté par Michelle, 12 octobre 2007 à 15:08

juif de Côte d'Ivoire

J'ai été particulièrement heureux de constater que pour une première fois, un article assez sérieux traite du problème des juifs d'Afrique. je vous félicite donc pour cette initiative. Toutefois, je suis resté sur ma soif car, dans votre article sur les juifs d'Afrique,vous avez omis de nombreux peuples qui sont des descendants des juifs. Il s'agit pour ce que je sais, pour les avoir côtoyer, des Juifs de Côte d'Ivoire. Ils sont plus connus sous le nom de Yacouba ( Déformation arabo-berbère du nom de leur ancêtre Jacob dont ils sont les descendants par leur père Dan). Ce peuple de l'ouest de la côte d'Ivoire a d'ailleurs conserver son nom "Dan" et s'identifie eu même comme les Dan woh peuh menou:c'est à dire ceux qui parle la langue de Dan. au delà de ce fait, il y de nombreuses similitudes entre les us et coutumes de ce peuple et celui des juifs d'Israël. Depuis donc quelques années, ce peuples a pris conscience de son origine juive et des recherches de ses fils et ses filles sont menées dans le monde entier pour retracer le parcours de leur exile qui les a guidé jusqu'en Afrique de l'ouest (Cote d'Ivoire, Guinée, et libéria)en passant par le Tchad , la Mauritanie et le Mali). Comme l'indique la prophétie sur Dan, ce peuple dans son parcours, tel un serpent, a laissé les traces de son passage. Ainsi, ce peuple du golf de Guinée entretien des alliances avec des peuples qui leur sont séparés de plusieurs centaines,voir de milliers de Kilomètres. Ce sont entre autres, les Mauritaniens, Les Maliens, les sénoufo etc...
Nous pensons que ce peuple de l'Afrique de l'ouest est de la Tribus Dan.
Vous pourrez visiter leur site internet à l'adresse suivante: www.airedan.chalom.org

Posté par Diep, 18 novembre 2007 à 09:32

Grande Surprise!

Oui! ce serait une grande suprise pour le monde entier quand il décourvrira les vrais descendants de Jacob qui reste encore méconnus de tous jusqu'à ce jour! et se reveleront d'ici peu car la fin de ce monde est imminente!

Posté par alainr7, 26 novembre 2007 à 17:28

demande de partenariat

Je suis ivoirien et je dirige une ONG qui oeuvre pour la restauration du peuple qui selon nos recherche serait l'une des dix tribus perdus d'israel.je voudrais un partenariat avec vous si possible contacter moi 08074811

Posté par FLAN G Faustin, 19 décembre 2007 à 22:26

contact

aprés lecture de vos articles pourriez vous svp me mettre en contact avec le médecin jacques Massart

Posté par TICA, 06 janvier 2008 à 12:45

Juifs du Ghana

Il y eut selon le vyageur Ibn Batouta une dynastie de Juifs Cohanm originaires du Maroc au Ghana et les Gahanim ne seraient d'autres que les Cohanim (tout comme le nom de famille Cohen), c'est-à-dire des mebres de la tribu israélite des Lévi autrefois consacrée à la prêtrise.
La Bible mentionne plusieurs fois le retour à Sion des tribus égarées (et non point perdues) venant d'Afrique et d'Assyrie. Par exemple Isaie 11-11 ou Séphanie 3-10).
Le retour des Fallachas d'Éthiopie est un signe annonciateur du début de la Rédemption.

Alain Bélanger
Montréal

Posté par Alain Bélanger, 09 février 2008 à 21:24

juif du congo

Bonjour !

Je viens de lire votre article sur les juifs d'afrique et je suis remplie d'une très grande émotion, car j'ai toujours eu une affection particulière pour ce peuple.
En effet,je suis de la tibut des Baluba.
On m'a toujours dit que nous avions probablement des origines juives, mais j'aimerai en savoir d'avantage sur cette incertitude. Je vous remercie d'avance.

Posté par marie-anne, 18 février 2008 à 13:08

bonjour madame, monsieur,
j'aimerai bien que vous m'envoyer des informations ou actualités des communuatés juifs africains sur mon adresse email.
sincere salutation.
Benyamine

Posté par benyamine, 23 avril 2008 à 19:14

origine de mon nom

d ou vient le nom de DARMON

Posté par darmon, 23 mai 2008 à 11:28

La Coloisation continue

C'est domage que les Noirs les plus complexés face à la domination socio-économique et militaire de l'Homme blanc se refoulent dans une recherche pseudo-scientifique du genre "Nazi",dont le but serait de s'attirer les sympathie de la classe juive d'homme d'affaire et d'hommes politiques. Comme si pour être performant il faut coûte que coûte une parenté blanche. Je voulais signaler à ceux qui y croient,que Obama (Candidat à la présidencielle américaine) qui est plus "blanc" qu'eux, est aujourd'hui traité de "noir". Je n'empêcherais pas aux historiens de faire leur travail mais qu'ils gardent les intentions scientifiques et non manipulatrices et non opportunistes,qui se fondent sur de purs sophismes! C'est étonnant que même les milieux universitaires se laissent corrompre pour forger les tendances qui avantagent les plus grand cpitalistes du moment. Et si tous ces noirs étaient des juifs comme certains l'aimeraient seraient -ils des vrais ou des faux par rapport aux blancs qui se réclament de la même appelation?

Un mots aux Noirs, Pour quoi est-ce toujours vous qui cherchez une origine blanche et non les Blancs qui se cherchent une origine noire?

D'ailleurs les blancs se fâchent contre toute thèse qui tend à les rapprocher des Noirs. Vous les noirs Déracinés et complexés perdez-vous et aveuglez-vous dans ces labirynthes, Ceux qui financent ces recherches savent bien ce qu'ils visent. C'est de renier l'existence de l'Homme noire et de forger pour toute raison une origine Blanche! J'aime bien les Blancs mais je reste noirs que l'origine juive soit une réalité ou une simple manipulation, ce la n'efface pas l'esclavage et la colonisation et le néocolonialisme dont nous faisons preuve en croyant aveuglement à tout ce que le blanc dit! Pour quoi une origine juive et non arabe par exemple? Parce que le juif est plus fort peut-être! Et plus tard ce sera une autre origine, chinoise ou indienne ! Messieurs les africains c'est ridicules!

Posté par Alasane Kante, 01 juin 2008 à 22:33

La Bible

Il faut sans doute faire le départ entre la couleur de la peau et l'appartenance à une généalogie.

De fait, la Bible semble situer une partie des dispersés en Afrique, au-delà du fleuve d'Ethiopie et dans la terre des savanes, "tsinim".
Le théologie Adam Clarke, orientait, il y a deux siècles, ses lecteurs sur la possible origine juive des peuples d'Afrique.

De fait, le monothéisme bantu semble suggérer des origines juives, ou tout le moins, la participation du Juif dans la construction génético-culturel du l'ère bantu. Pourquoi pas le contraire nous objecterait Cheikh Antha Diop?

Parce qu'entre sur le plan linguistique, nous avons des traces du sémitisme dans le bantu:"mai", ciama, bene...

La recherche reste ouverte.

Posté par andronicus, 14 juin 2008 à 13:35

c'est juste

j'affirme que que les tutsi ont des origines ethiopiennes et israeliennes ,car meme en ethiopie ily a des clans comme tigrinya,guraginya ,afarinya,somalinya et d'autres,moi je suis tutsi du rwanda, mon clan c'est nyiginya(l'un des clans des tutsi)ilya aussi l'histoire des gens qui veulent chaque fois exterminer des tutsi ,il ya aussi d'autres preuves comme le montre mathias niyonzima qui affirment les origines juifs des tutsi

Posté par serubindo freddy, 26 juin 2008 à 15:20

rectification de ma demande partenariat

Je me nomme Monsieur FLAN je suis Leader une ONG dénommée Action Internationale pour la Restauration des Danite (AIREDAN).Nous faisons des recherches sur l'origine du peuple Dan l'un des grands groupes des peuples de la Cote d'ivoire qui serait l'une des dix tribu perdus d'Israël.Nous serions très heureux de collaborer avec nos autres frères qui sont dans la même situation en Afrique et même dans le monde que nous.Nous attendons impatiemment votre réaction.
Contactez nous aux: (225)08 007 48 11/02 58 10 65

Posté par FLAN Gouet Faust, 20 juillet 2008 à 01:02

arretez d`etre stupides

Je pense tres sincerement que la race africaine est la race la plus stupide au monde.C`est incroyable qu`au 21esiecle,des gens sont tellement stupides au point de croire a des salades inventees de toutes pieces par des sionistes en mal de proselystisme.Il faut etre completement acculture pour penser que la culture juive a preexistee a la culture africaine.C`est plutot l`inverse:Les juifs ont appris la circumcision,le matriarcat,etc....des noirs.Le plus grand paradoxe de la culture juive est de se declarer une culture patriarchale(semite) tout en declarant dans le meme temps que pour etre juif,il faut etre ne d`une mere juive.Cette contradiction apparente est facilement resolue si l`on se rappelle que la culture juive est un amalgame des traditions matriarcale africaines(egypte,Kush...) et des traditions patriarchale semites.Les africains ont influence les juifs et non l`inverse.A touts les "juifs" categorie C en devenir(tutsis,.....),je dis qu`on n`a pas besoin d`etre juif pour etre entreprenant ou intelligent a l`ecole.Si les juifs sont des bons commercants c`est parceque pour survivre dans le desert il faut commercer.Et c`est les riguers de la vie desertique qui expliquent que le moyen orient ait produit tant de prophetes(mohamed.jesus...).L`afrique n`a jamais eu besoin de prophetes parceque l`afrique a toujours ete un paradis.

Posté par mukoyo, 02 août 2008 à 20:25

Bjr,j'aimerai savoir plus sur les 12 tribus bakongo issues de NeKongo

Posté par François Luzemo, 12 septembre 2008 à 17:38

c'est du blouf...

C'est du blouf! aller au diable avec vos analyses qui ne tiennent pas debout...juif! juiv! après c'est quoi. Tutsi ne pas congolais n'essaie pas de nous distraire avec vos analyses. Les tutsi sont des criminels qui'ont assassiné nos nos frères,soeurs du congo de lumumba. Tôt ou tard nous congolais vengerons le notres contre ces criminels tutsis.

Posté par congolais, 03 octobre 2008 à 15:03

Nous sommes juifs

il est intéressant de signaler qu’à l’exception des Beta Israël d’Ethiopie reconnus finalement comme juifs,certaines tribus africaines, bien qu’elles ne soient pas toujours considérées comme telles,se revendiquent juives.
Une organisation basée aux Etats-Unis, Kulanu, s’occupe très activement de retrouver« les descendants d’une des dix tribus d’Israël disparues depuis des millénaires ».
Aux XIe et Xe siècles avant l’ère commune,afin d’étendre l’influence juive et de faciliter le commerce, les rois David et Salomon envoyèrent des Juifs s’installer dans ce qui constitue aujourd’hui l’Afrique du Nord, la péninsule arabique, la Corne de l’Afrique et la Nubie, l’actuel Soudan.
Les dix tribus qui formaient le royaume d’Israël, après la destruction de celui-ci parles Assyriens, au VIIIe siècle, furent dispersées. Certaines se dirigèrent sur l’Afrique,d’autres vers l’Asie, voire l’Europe.
En –586, Nabuchodonosor détruisit le Temple. Selon certaines traditions africaines, des Juifs s’enfuirent vers l’Afrique. Le Babylonien emmena le peuple de Juda en captivité.
Il est donc probable que la présence juive en Afrique noire remonte à près de trois mille ans. Ces hommes ont-ils conservé des traces de leur judéité ? Peut-être, mais non pas comme les Juifs du Yémen qui conservaient des contacts avec d’autres communautés comme en témoigne la fameuse épître de Maïmonide (1135-1204) et qui priaient en hébreu. Coupés des autres communautés, repliés sur eux-mêmes, ont-ils gardé certaines des traditions héritées de leurs si lointains ancêtres ?
Prenons l’exemple des Marranes de Belmonte, au Portugal, qui,après moins d’un demi-siècle de cassure avec le judaïsme, n’avaient conservé qu’un seul mot hébreu, Adonaï, et un semblant de préparation de la fête de Pessah. Alors, après quelques millénaires… Le géographe Al Idrisi (1100-1165) et l’historien Ibn Khaldun (1332-1406) évoquent les Juifs noirs.
Shimon Pères aurait confié en 1976 à l’historien George E. Lichtblauque Léopold Sedar Senghor (1906-2001), le légendaire poète de la négritude et premier président du Sénégal lui aurait affirmé avoir des racines juives. Selon l’homme d’Etat de Dakar, de petits groupes de Bnei Israël existent au Sénégal chez les Wolofs dès le Moyen Age. Ils durent se convertir à l’islam au XVIIIe siècle.
Ce dernier ajoutait que la trilogie des «peuples souffrants» se composait des Négro-Africains, des Juifs et des Arabo-Berbères.
Sommairement, voici l’histoire de quelques-unes de ces tribus.
Le royaume juif du Touat, les Juifs du Sahara
La découverte, en 1903, d’une pierre tombale, servant de support à un puits dans la région de Ghormali, atteste de ce royaume juif disparu depuis cinq siècles et est la première trace historique de la présence juive dans la région du Touat. Elle mentionne le nom de la défunte, Mona bat Amram, décédée le vingtième jour de la deuxième semaine du mois d’Av 5089 (13 juillet 1309).
En 1950, un nouvel indice apparaît à Tamentit : une pierre plate,d’une cinquantaine de kilogrammes, portant l’inscription « Maïmon, fils de Samuel et petit-fils de Braham ben Koubi, décédé en 5150 (1390)», est découverte dans un village. Sur cette dalle, les femmes lavaient leur linge au lavoir public.
Une pierre tombale portant le même nom fut découverte plus tard,mais elle disparut par la suite. Seule reste une photo … Il n’est pas exclu que d’autres traces apparaissent.
Les Juifs de Tombouctou et du Mali
Une dépêche de l’AFP, en mars 1996, répercuta un article paru dans un journal de Bamako sur Le réveil de la communauté juive malienne. En septembre 1997, Jacob Oliel, un éminent historien, publiait, dans la revue « Los Muestros » un article intitulé Les Juifs du Mali.
Il racontait la découverte détaillée de ce judaïsme, la saga du rabbin Mardochée Aby Serour. Ce rabbin guida Charles de Foucauld qui entendait pénétrer à Tombouctou, interdite aux non-musulmans depuis cinq siècles. Mardochée, qui rêvait de s’y installer, s’y fit admettre et découvrit que des Juifs avaient habité la région depuis des centaines d’années. Le livre de Jacob Oliel, De Jérusalem à Tombouctou, l’odyssée du rabbin Mardochée, éditions Olbia, narre cette épopée. Aux XIVe et XVe siècles, des Juifs fuyant l’Espagne trouvèrent refuge à Tombouctou et établirent trois villages : Kirshamba, Haybomoet Kongougara. Leurs descendants furent contraints, sous peine de mort, d’embrasser l’islam, en 1492 et Tombouctou devint ville interdite aux non-musulmans.
Depuis les années 1990, guidés par un historien, de Tombouctou, Ismaël Diadié Haidara, fondateur d’une association, « Zakhor, association tombouctite d’amitié avec le Peuple juif », certains de leurs descendants, un millier semblerait-il, seraient à la recherche de leurs racines juives.
Les Bayuda du Congo
Au Congo, répartis sur un territoire qui s’étend du fleuve Kasaï au lac Tanganyika, vit une ethnie importante, celle des Baluba. Ceux-ci prétendent venir d’«en haut», c’est-à-dire du nord. Les autres groupes les qualifient de Juifs et eux-mêmes se dénomment Bayuda, peuple de Juda. Se déclarent-ils Juifs ? Ils se perçoivent peut-être comme tels. Mais il serait intéressant d’effectuer des recherches.
Les Abayudaya d’Ouganda
En Ouganda, à la fin du XIXe siècle, des missionnaires anglais convertissent au protestantisme Semei Kakungulu, un puissant guerrier d’une des cinquante tribus baganda formant le royaume du Buganda, lui promettant qu’il régnera sur les autres clans. Kakungulu amène sous la férule britannique le territoire bugandais. Mais Albion ne tient pas sa promesse à son égard et le confine, avec les siens, dans une région étriquée et exiguë de quelques kilomètres à peine, non loin de la ville de M’bale, au pied des monts Elgon.
Kakungulu se rapproche des Malachites, une secte combinant croyances juives et chrétiennes, en 1913. Il rencontre plusieurs Juifs travaillant pour l’administration coloniale et semble plus attiré par le judaïsme. Il se fait circoncire en 1919.
Il fonde une secte, Kibina Kya Bayudaya Absesiga Katonda, la communauté du peuple juif qui croit en Dieu.
Actuellement les Abayudaya (peuple de Juda), jadis au nombre de trois mille âmes, décimés par Idi Amin Dada, le sanguinaire tyran qui dirigea l’Ouganda entre 1971 et 1979, sont regroupés dans quatre villages autour de M’bale. Ils sont près de six cents et disposent de cinq synagogues, de grandes cases aménagées en lieux de prières avec, au fronton, un magen David.
La Maison d’Israël au Ghana
En 1976, Aharon Ahomtre Toakyirafa de la tribu des Sefwi Suid’Adiembra, un village perdu en pleine brousse, a une vision. Des esprits lui affirment que lui et son peuple descendent d’une des tribus perdues d’Israël.
Toakyirafa découvre que les pratiques ancestrales de son peuple montrent des similitudes troublantes avec celles des Hébreux, notamment le respect du Shabbat, l’interdiction de consommer du porc,la circoncision des garçons, l’isolement de la femme menstrue …
Toakyirafa fait des recherches et découvre que les siens sont originaires de Côte d’Ivoire, que certains sont descendus vers le Ghana,d’autres remontés au nord, peut-être à Tombouctou, où une présence juive noire est historiquement attestée. Toakyirafa et son clan adoptent le judaïsme et s’appellent « BetaIsraël », Maison d’Israël.
Les autorités ghanéennes, peu désireuses de voir émerger une nouvelle religion, emprisonnèrent les chefs de Beta Israël, mais aucune charge n’étant retenue contre eux, elles furent contraintes de les relâcher.Toakyirafa mort, David Ahenkorah lui succède. Aujourd’hui la Maison d’Israël compte quelques dizaines de membres dans une zone qu’ils ont dénommée la Nouvelle Adiembra. Ils ont construit une synagogue et des bâtiments communautaires.
Les Juifs de Rusape (Zimbabwe)
Ceux qui se dénomment Juifs ont leurs origines, selon leur tradition,au nord. Ils estiment que la similitude de certains de leurs rites ancestraux, ceux relatifs à l’enterrement, à la circoncision, au mariage, à l’agriculture, avec ceux des anciens Hébreux, est troublante. Ils affirment descendre d’une des dix tribus perdues.
Des ruines imposantes, uniques en Afrique, non loin de là, font état d’une civilisation brillante qui régna entre les XVIe et XIIIe siècles. S’agit-il, comme ils le prétendent (et comme l’affirment les Lembas d’Afrique du Sud, leurs cousins) d’un royaume juif ? Les historiens n’ont apporté aucune réponse à ce jour.
A la fin du XIXe siècle, Dieu serait apparu à un ancien esclave noir américain, William Saunders Crowdy, devenu diacre de l’église protestante ; cette vision lui enjoint de ramener les Noirs au judaïsme.
En 1903, à l’autre bout du monde, le Ghanéen Albert Christian reçoit une révélation lui ordonnant d’aller en Amérique rechercher le« prophète de Dieu ».
Par un hasard extraordinaire, les deux hommes se rencontrent. Albert Christian retourne en Afrique avec la certitude de la judéité de son peuple. Il lui faudra une trentaine d’années pour convaincre sa tribu de le suivre. La communauté dispose d’une synagogue, compte actuellement quelques milliers de membres et suit les règles du judaïsme occidental.
Les Lembas d’Afrique du Sud
Les Lembas représentent une population de plusieurs dizaines de milliers de personnes, établies entre le Malawi, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, dont les ancêtres seraient les Israélites de l’expédition que mena le roi Salomon à Ophir, (au Zimbabwe selon leur tradition),à la recherche d’or : quelques-uns demeurèrent sur place pour enseigner aux habitants la croyance en un Dieu unique, « Mwali ».De couleur de peau légèrement plus claire que celle de leurs voisins,les Lembas maintiennent des traditions issues ou ressemblant fortaux juives : l’observance de la néoménie, l’interdiction de consommer du porc, les rites funéraires. Si les femmes peuvent, exceptionnellement,se marier en dehors de la communauté, l’homme qui le fait est exclu et chassé par les membres de son clan. Leur drapeau comporte une étoile de David.
Les Juifs du Cap-Vert
A la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, les rois catholiques ayant marié leur fille à l’héritier du trône portugais,exigèrent que le roi Manuel du Portugal expulsât tous les Juifs de son royaume. Ne voulant pas détruire son infrastructure économique, le souverain décida de convertir globalement, par ruse,tous ses Juifs. Il les fit embarquer mais, au moment d’appareiller, des soldats jetèrent de grands baquets d’eau sur les passagers tandis que des prêtres les baptisaient collectivement. Ce subterfuge fut entériné par l’église …
Certains de ces Christaos Novos, ces Nouveaux Chrétiens, voulant fuir le pays, débarquèrent au Cap-Vert. Les Portugais de l’île les enfermèrent dans un ghetto de la capitale, Ribeira Grande.
Au cours des siècles, ces Nouveaux Chrétiens, complètement assimilés, finirent par abandonner et perdre toutes leurs pratiques juives. Au début du XIXe siècle, des Juifs du Maroc, désireux d’échapper à leur statut de dhimmis, citoyens de seconde catégorie, s’installent au Cap-Vert, importante escale pour le transport du charbon. Ils y fondent une petite communauté. La plupart de ces Juifs du Cap-Vert émigreront en Israël au début du XXe siècle. Ne restent sur place que les descendants de Juifs lusitaniens du XVe siècle, une ville, Sinagoga, et un cimetière abandonné, en cours de restauration grâce au travail d’un médecin belge, Jacques Massart, et d’une journaliste américaine, Carol Castiel, qui en ont parlé tous les deux dans «Los Muestros».São Tomé et Principe.
L’arrivée des Juifs à São Tomé et Principe est dramatique. Afin devoir si l’île est habitable, le roi Manuel du Portugal envoie deux mille enfants juifs, âgé deux à douze ans, peupler l’île. Ils sont débarqués et abandonnés sur le rivage. Au bout d’un an, il ne restera que six cents survivants !
Au début du XVIIe siècle, les descendants de ces enfants, bien qu’assimilés à la population locale, continuent à judaïser mais les pratiques se perdent jusqu’à l’arrivée, au début du XXe siècle, de quelques Juifs qui établissent une communauté incitant certains des descendants de ces enfants que rien, sinon une couleur de peau plus claire, ne distingue des autochtones, à découvrir leur histoire,montrant ainsi un intérêt pour le judaïsme de leurs ancêtres.
L’ambassadeur d’Israël au Cameroun, le professeur Moshé Liba consacrera, en 2007, un article dans «Los Muestros» à ces enfants.
Les Tutsi du Rwanda et du Burundi
Le peuple Tutsi fait partie d'un ensemble de peuples appelés« hamites » dans la littérature coloniale et missionnaire, qui habitent un territoire, autour du Nil Blanc, jadis nommé, dans la Bible, Pishon.
Cette vaste région couvre l’est du Congo, le Rwanda, le Burundi ainsi que des parties importantes de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie. Mais les Tutsi préfèrent se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à l'ancien empire de Kusch où régna la reine de Saba et son fils Ménélik 1er (David II), dont le père aurait été le roi Salomon.
Différentes ethnies ont la même origine que les Tusti : les Hima (ou Hema dans l’est du Congo), les Massaï du Kenya et de la Tanzanie, les Karamajong, du nord de l’Ouganda, les Samburu du Nord du Kenya, etc.
Monseigneur Julien Gorju, chef de l’Eglise du Burundi, dans son Face au Royaume hamite du Ruanda, le royaume frère del’Urundi paru en 1938 à Bruxelles (voir aussi, du même auteur,Zigzags à travers l’Urundi, paru à Namur en 1926, 233 pp.), affirme que les Tutsi sont de descendance éthiopienne. Il fut approuvé par de nombreux autres missionnaires dont le Père Blanc Firmin Rodegem dans son Dictionnaire Rundi / Inyizamvugo y’ikirundi, paru à Usumbura en 1961, dans lequel il définit les Tutsi comme« éthiopides » (p.1.146).
Tant la Bible que les écrits de l’Egypte pharaonique parlent de ce qui est l’actuelle Ethiopie, comme du pays de Kush. Les Tutsi préfèrent donc se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à ce royaume où régna la reine de Saba (la Makéda éthiopienne) qui serait une des descendantes de Moïse et de Tsipora, l’Ethiopienne.
Le Négus Haïlé Sélassié, le roi des rois, ne se faisait-il pas appeler le Lion de Judée ?Selon Mathias Niyonzima, spécialiste de l’histoire de son peuple et initiateur du site Beth Kushi ve’Yisraël, (http://www.bethkushi.be), l’origine juive des Tutsi est incontestable.
Il en veut pour preuve la loi des Anciens qui impose une série de règles qui ont des points de ressemblance étonnants avec la loi mosaïque : un monothéisme strict très ancien : Imana est le nom de Dieu, la cacheroute, les «imiziro»qui sont les «mitsvot», la vache rousse mais, en plus de cet attachement à la tradition, le refus du baptême chrétien (les derniers grands rois et chefs tutsi comme Mwezi, Mutaga, Maconco, Rwabugiriet Musinga ont combattu l'évangélisation (jusqu'à la mort pour certains) et l'assimilation. L'hostilité d’une certaine Eglise catholique romaine ainsi que le génocide dont ils furent les victimes, dans une indifférence coupable, et la vie quotidienne dans un environnement dominé par des populations ethniquement différentes et souvent hostiles les rapproche aussi du Peuple juif.
C’est un judaïsme pré talmudique qui serait similaire, selon lui, à celui des patriarches, des prophètes et des rois David et Salomon. Le coup d’Etat de1966 a mis fin à la dynastie des mwamis (rois) du Burundi qui fut fondée par Ntare I Rushatsi Cambaratama (le roi Lion I « le Hirsute à la Tunique de bête ») vers 1270 de notre ère et dont cinq des dix-sept souverains ont porté le titre de Ntare, Lion. Lors de la manifestation du 1er juillet 2004 à Matonge, ce pittoresque quartier de Bruxelles proche de la porte de Namur, un groupe de manifestants opposés au conflit qui ravage la région des Grands Lacs s’en est violemment pris à Serge R., le traitant de « Sale Juif » sous prétexte de son origine tutsi.
Selon Mathias Niyonzima, certains noms de clans gardent toujours leur racine hébraïque : « ben » (fils de), tels les Benengwe, Banyakarama,Banyamurenge, Banyiginya. Cette mémoire collective juive des Batutsi se concrétise aussi par l'adoption de l'étoile de David sur le drapeau du Burundi.
Bibliographie : L’origine juive des Tutsi. Article de Mathias Niyonzima, « Los Muestros n° 56 » - septembre 2004.Il y a une communication qui passe chaque fois qu’on rencontre un Juif,quand il partage sa peine et que nous partageons la nôtre. Quelque part,nous nous rejoignons. Je crois que cela nous a amené à développer bonnes relations avec Israël.
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Je pense que les origines lointaines des peuples nilotiques de l'afrique Central tels que Tutsi du rwanda-Burundi et Hema du Congo remonteraient vers l'ethiopie.Des évidences des liés avec le peuple juifs sembleraint probables.Même nos coutumes attestent ce que nous sommes et vous pouvez visiter le site http://www.bethkushi.be .

Posté par shalom, 13 novembre 2008 à 10:48

D'où viennent mes ancêtres

Avant de lire votre article, j'avais remarqué de fortes ressemblances entre ma famille élargie et certains aspects du judaïsme. Mon nom YAGO, ne se retrouve que dans une seule très grande famille installée entre la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Les origines de ma famille comme famille règnantes de la chefferie de Léo est recentes et beaucoup ne savent pas d'où nous venons exactement mais ma famille est venue de la Côte d'Ivoire ou du Ghana il y a environ 150 ans. Ma famille et les rites qu'elle pratique dans la cour royale de Léo sont celle de la Maison de l'Oeuf qui est un rituel de la Kabbale Juive et que l'on retrouve aussi dans l'Alchimie que pratiquait Marie la Juive. En outre, le patronime YAGO ne se retrouve que chez les juifs américains, les juifs d'Europe de l'Est, les Juifs d'Israël et en Afrique, dans ma famille au sud du Burkina Faso et en Côte d'Ivoire et serait selon les recherches que j'ai faites une déformation de Yago-Yakov. Que pouvez-vous m'en dire.

Posté par Aygo, 14 novembre 2008 à 19:07

La force d'une idée

Travail ethnologique fort passionnant et fort instructif. Comme une idée ne meurt jamais, même après que l'indiscible eut été commis et reproduit au cours du temps. Mais au fait le temps est ce une dimension physique ou un concept, qui peut y répondre.
Bravo et continuez.

Posté par JHAIM, 18 novembre 2008 à 15:51

Maintenant que tous les africains ont ete judaises,qu`attendent-ils pour aller vivre in israel la "terre promise".Quant a moi je suis 100% africain,100% bantu et 100% congolais.C`est plus interessant qu`etre juif!Je ne vois rien d`interessant a etre juif.Peut-on comparer mon grand et beau Congo aux deserts de ce trou a rats qu`on appelle israel?

Posté par muntu, 24 novembre 2008 à 18:53

A ce "shalom"
Si les juifs ont baise ou viole tes ancetres,ne pense pas que c`est le cas de tous les africains.Les tutsis(meme s`ils n`ont jamais pratique la circoncision,ce qui est etrange pour des juifs!),les ethiopians les ouest africains,etc..... peuvent se passer de juifs s`ils le veulent.Mais laissez la grande race bantoue a l`ecart de cette merde semitique.Tous ces peuples qui se reclament "juifs" n`ont jamais rien fait pour l`afrique de toutes les facons.La contribution des tutsis,des "juifs" du cap vert,des "Dan",etc..... a l`afrique est de ZERO,ZERO,ZERO.Les bntous ont produit 99.9% des hommes qui se sont leves pour l`afrique(Mandela,Biko,Agostino Neto,Tutu,Nzinga,Nyerere,Chaka,Lumumba...........).Je ne connais aucun tutsi qui ait fait quelque chose d`interessant pour l`afrique jusqu`a ce jour.A supposer que les tutsis s`en aillent de l`afrique aujourdhui,personne ne notera leur absence puisque ,jusqu`a ce jour ,ils n`ont absolument rien apporte a l`afrique.De toutes les facons,ils ne peuvent rien apporter a l`afrique puisqu`ils sont juifs.Ils ont a s`occuper de israel en premier.Mais,maintenant que le gouvernement israelien ne veut meme plus entendre parler des falashas,je me demande ou vont aller tous ces "juifs" africains.Peut sont-ils trop idiots pour comprendre qu`ils ne sont que des instruments au service des interets qui les depasse.Quand les bantous etaient deja des "muntu",le reste de l`humanite(y compris les juifs) etait encore a l`etat animal.Un bantou qui est fier d`etre "juif" est une disgrace pour la race bantoue

Posté par Mukongo, 25 novembre 2008 à 14:44

Cher Mukongo
Vous avez raison!Les maillons faibles en afrique sont ces peuples a identites incertaines et a conscience historiques confuses(Tutsis,ethiopiens,etc......).Quand on est rien et on a rien,on est a la merci du premier vendeur de mirages.Je me suis penche sur les elucubrations d`un "erudit" tutsi(je ne savais pas qu`ils en existaient!) du nom de Bwejeri,prince heritier de la maison du Konroko-Ndombolo.Je crois que meme un esprit malade aurait du mal a invente un tel paquet de salades.Au lieu de s`occuper du burundi que les tutsis ont ruine a force d`incompetence et de malhonnetete,ce "professeur" Bwejeri passe son temps a inventer des histoires a dormir debout a propos des origines des tutsis.Mais quand je vois Kagame,je vois un somalien avec un zest masai.C`est cette verite peu alechante que les tutsis ne peuvent accepter.

Posté par sosoliso, 02 décembre 2008 à 16:08

juif ou pas que difference

je ne suis pas juif et portant j'ai des affaires qui marchent. Mon fils n'est pas juif et pourtant,il fait parti des meilleurs de sa promotion accademique;seulement je sais un fait la vie se resume à deux choses l'effort et la perseverance...le reste c'est dieu.

Posté par al, 24 janvier 2009 à 15:53

Courage !

Est-ce un problème que de chercher à savoir qui on est ? Pourquoi se reconnaître et se déclarer de tel ou tel peuple causerait autant de diatribes ? Pourquoi retrouver son identité juive - quand on a des raisons d'y croire - est source d'énervement ? Toutes ces insinuations dénotent des sentiments d'envies méchantes envers des populations spéciales qui n'ont pas cherché à l'être. Alors calmons-nous car " gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t'appeler, et puis, comme moi, meurs sans parler", comme dirait encore une fois Alfred de Vigny, La Mort du Loup.

Posté par Ishurwe Jeanne, 06 mai 2009 à 13:07

Courage !

Est-ce un problème que de chercher à savoir qui on est ? Pourquoi se reconnaître et se déclarer de tel ou tel peuple causerait autant de diatribes ? Pourquoi retrouver son identité juive - quand on a des raisons d'y croire - est source d'énervement ? Toutes ces insinuations dénotent des sentiments d'envies méchantes envers des populations spéciales qui n'ont pas cherché à l'être. Alors calmons-nous car " gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t'appeler, et puis, comme moi, meurs sans parler", comme dirait encore une fois Alfred de Vigny, La Mort du Loup.

Posté par Ishurwe Jeanne, 06 mai 2009 à 13:24

Juifs du Mali c'est du solide

Bonjour chers lecteur!!

Cet article, je viens de le lire pour la première fois et vous serez peut etre étonné. Cela fait un bon moment que je me pose la question sur certains signes dans ma famille qui ressemble à du juif. Personnellement, je suis musulman. Et quand j'ai lu l'article, j'ai lu le nom de mon village. Kirchamba est le village que mes ancêtres ont fondé depuis je ne sais quel siècle. Mais ce dont je suis sûr sur nos vaches, il est marqué le même signe que sur le drapeau israelien. Cela m'a étonné depuis que je suis grand et surtout que là je suis un chercheur.Vous direz certainement que c'est du bluff mais pour moi cela a des origine quelque part. Je ne dirai pas que la culture juive précède celle africaine mais je dirai que ces juifs d'Afrique, c'est du solide. La seule raison, le seul sens que je donnerai à ses signes sur nos vaches est que çadoit avoir des origines juives. Merci

Posté par Fokan, 20 juin 2009 à 03:29

Africain Juif Noir

JUIFS NOIRS DE PEAU EXISTENT BEL ET BIEN

Je suis intervenu sur cet article - Africain Juif Noir - à plusieurs reprises en tant que Juif qui essaie de comprendre par mes recherches.

Ci-dessous est le résumé en quelques points de mes trouvailles récentes en plus:

 La réforme nord-américaine et les mouvements libéraux britanniques ont changé certaines des conditions traditionnelles pour une identité juive de deux manières:(1) les enfants issus juste d’un parent juif - indépendamment si le père ou la mère est juif ou juive - peuvent se réclamer d’une identité juive. Un enfant issu seulement d’un parent juif qui ne se réclame pas de cette identité, aux yeux du mouvement de réforme, n’a pas bénéficié de son identité juive. (2) Tandis que le mouvement conservateur auquel j’appartiens, permet la conversion sans circoncision dans certains cas, notamment les hémophiles, [preuve médicale requise] la plupart des Juifs orthodoxes ne le font pas, sauf dans les cas spécifiquement exemptés dans «Talmud», un exemple qui nous a été enseigné est bien connu - de trois frères morts lors de la circoncision…

 L'orthodoxie affirme que des Rabbins non-Orthodoxes ne sont pas qualifiés pour faire du vacarme de beit [Le beit signifiant « maison, » se rapporte à la maison de Hashem: «Ma maison s'appellera une Lieu de prière pour tous les peuples.»] Ceci a du fait que des conversions non-Orthodoxes ne sont pas généralement acceptées dans les Communautés Orthodoxes. Puisque le Judaïsme Orthodoxe maintient les normes traditionnelles pour la conversion - l'engagement pour observer –Halakha: système légal juif- est exigé, des conversions des non-Orthodoxes ne sont pas généralement acceptées dans les communautés orthodoxes parce que les mouvements non-orthodoxes exécutent les conversions pour lesquelles le nouveau converti ne s'engage pas à observer «Halakha: système légal juif» comme compris par le Judaïsme Orthodoxe.
 Une troisième polémique concerne les personnes nées juives/juifs ou les converti(e)s au Judaïsme et sont converti (e)s d’une autre religion. La vue traditionnelle est que de telles personnes restent Juives. Cependant, le Judaïsme de Réforme et le Judaïsme Libéral considèrent des telles personnes comme étant non-Juives, et ils/elles ne comptent pas comme Juifs ou Juives aux fins des lois israéliennes de citoyenneté.

 Une quatrième polémique provient de la façon dont le Rabbinat en chef d'Israël avait manipulé des décisions de mariage et de conversion ces dernières années. Des conversions et les mariages en Israël sont légalement commandés par le rabbinat en chef israélien orthodoxe ; donc, une personne non avérée être un(e) Juif (Juive) à la satisfaction du rabbinat n'est pas légalement autorisée pour épouser un Juif en Israël aujourd'hui.

 Nous « Juifs Conservateurs » ne prononçons jamais YHVH et nous nous référons à Lui dans la prière en tant que «Adonaï» ou, plus familièrement, en tant que « HaShem » - - une signification en Hébreu du mot « le nom ». Le deuxième nom du Créateur est EH'YEH (Exode 3:14) qui se rapporte à Hashem comme Eternel dans notre langage juif courant.

 Le monothéisme juif et la croyance de tout Juif dans l’Unité Absolue de Hashem sont donc fondamentalement différents du Chrétien et d’Islam. Les noms ci-dessus du Créateur en Hébreu indiquent que le monothéisme Juif implique un Adonaï personnel qui est transcendent et immuable (contraire à l'Islam dont Allah est impersonnel et absolument transcendent).

 D'ailleurs, chez le Peuple Juif il y’en a pas d’intermédiaire entre Lui et l’homme (contraire au Christianisme).

 Permettez nous de conclure avec Le Grand Rabbin Moise Levy en disant: «Hassidei oumot haolam, iech laem helek leolam aba» ce qui veut dire que «les Justes de n’importe quelle nation du monde ont part au monde à venir – au bonheur du ciel [idem page 185 de son livre]».

 Punt/Pount: Quand nous parlons de «l'Éthiopie» nous devons avoir à l‘esprit la Zone de Punt/Pount. Ce sont les pharaons qui sont allés défendre les Phéniciens d'abord et les Israéliens ensuite au cours du 9ème et 8ème siècle, lire aussi Piya, Shabaka, Taharka, etc.

 La première Bible date à l'époque de la domination étrangère des Juifs en Israël [Palestine], après que l'Institution Royale Pharaonique Nubienne se soit retirée de Napata pour du bon vers Meroë.

 Depuis -652, la Royauté Pharaonique est dans la région des grands-lacs en Afrique et en République Démocratique du Congo.

Docteur Alhadeff Victor de Ruben - Chaim -
Miami Florida USA le 23 juin 2009

Posté par Alhadeff, 24 juin 2009 à 03:57

les paisas de colombie

Je suis d'Antioquia en Colombie et c'est avec émotion que je lis ces articles des juifs d'afrique: nous aussi à antioquia avons des racines juives: des Mejia(Mashia) Garcia, Trujillo etc ; par ailleurs nous avons conservé des habitudes vestimentaires qui rappellent le talit et le tefilim: notre surnom est "paisas" que signifient "ceux du pays": serait ce haaretz?
Pouvez vous, svp, faire un article là dessus? merci et shalom

Posté par yeudim, 02 juillet 2009 à 23:53

Les Juifs Sépharades dans la Région de "Paisa" en Colombie

Les Juifs Sépharades dans la Région de "Paisa" en Colombie

C'est un sujet de recherche à faire sous forme de projet.

En effet, Il est probable que les Juifs Sépharades connus sous l’appellation espagnole de "Marranes" -Epoque Médiévale, ont fui durant l'inquisition de Cartagena entre le 16-17 ème siècle pour aller s’installer dans les montagnes "d'Antioquia" en Colombie.

La tradition orale et ou écrite, reprises par quelques chercheurs nous poussent à dire que quelques habitants de la région précitée se réclament d'avoir des - Ancêtres Juifs.

Une fois de plus, quelques Juifs sont venus d'Andalousie et de Catalogne suivant les résultats de nos recherches tirés de travaux de Maïmonides et d’autres auteurs érudits de cette question.

DR Alhadeff Victor de Ruben - Chaïm
Miami, Florida USA

Posté par Alhadeff, 04 juillet 2009 à 06:39

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