10 août 2007
Bataille finale contre Laurent Nkunda
Selon les informations en notre possession, des milliers
d'hommes en tenues militaires convergent vers l'Est de la République Démocratique du Congo
© Rwanda News Agency -Agence Rwandaise
d'Information | Kigali | 7 Août 2007
Il s'agit des marées humaines en provenance du Nord, Sud et l'Ouest
de la RDC qui se
déplaceraient et convergeraient toutes vers l'Est de la République et plus
précisément au Nord-Kivu.
Ces hommes qui des militaires FARDC et leurs alliés seraient
partis de la
Province Orientale, de deux Kasaï et du Katanga. Ces hommes
de troupe seraient en mouvement pour renforcer les 8e et 10 régions militaires
pour le lancement d'un assaut final contre les brigades mixées et toutes les
forces de la région restées fidèles au Général Laurent NKUNDA.
Il semble que les forces angolaises viendraient au secours
de l'armée congolaise dans ce qu'il convient d'appeller la bataille finale
contre Laurent Nkunda. Dernièrement, l'Assemblée nationale de la RDC a dénoncé "la
présence" des forces angolaises depuis février sur le territoire congolais
dans un rapport parlementaire.
Il s'agit du territoire de Kahemba (sud-ouest, une région
riche en diamants) dont 11 villages auraient été occupés par des forces de
sécurité angolaises. Les forces angolaises qui ont soutenu le camp Kabila
durant toute la période de la guerre ont combattu pour le Président Joseph
Kabila dans les affrontements qui l'ont opposé à son ex-challenger Jean-Pierre
à Kinshasa faisant plus de cent mort dans la capitale. Comme quoi, ce n'est pas
pour la fois que l'Angola intervient militairement au Congo-Kinshasa depuis les
dernières présidentielles.
Récemment, la
Monuc affirmait que les militaires mixés issus du CNDP
(Conseil National pour la
Défense du Peuple, de Laurent Nkunda) étaient habillés en
uniformes rwandaises. Meme son de cloche à Bukavu ou l'archeveque
François-Xavier Maroy a multiplié des déclarations faisant état des
infiltrations des forces de Laurent Nkunda au Sud-Kivu et qui compteraient dans
leur rang des éléments rwandais.
Les observateurs se demandent si toutes supputations ne
servirait pas de pretexte pour se forger une raison de l'implication de l'armée
rwandaise sur le sol congolais et pour écraser les brigades mixées au nom de la
défense de l'intégrité territoriale.
La possibilité de la participation des éléments armés
français en qualité d'experts, déjà sur place, dans cette bataille qui se
profile à l'horizon n'est pas non plus à exclure. D'ores et déjà des militaires
français circulent à bord des véhicules de reconnaissance à l'immatriculation
FARDC. Ils seraient à l'est de la
RDC dans le cadre de la coopération technique militaire avec
le Congo, selon les sources proches de la région militaire.
Mais on ne peut pas pas s'empecher de tirer la relation
qu'il y a entre la présence sur le sol congolais des militaires français venues
en mission officielle et la présence du Capitaine à la retraite Paul Barril, un
mercenaire français, qui aurait été aperçu au mois d'Avril à Goma. Rappelons
que le Capitaine Paul Barril, 62 ans, est un ancien officier de gendarmerie,
ancien responsable du GIGN(Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale)
et ancien membre de cellule anti-terroriste de l'Elysée sous la présidence de
M. François Mitterrand.
Paul Barril a plusieurs fois séjourné au Rwanda, tout
d'abord en 1990 pour offrir ses services au gouvernement de l'époque, ensuite
sa présence y a été signalée au moment de la perpétration du génocide en 1994.
Il est actuellement dans le privée où il dirige la société
SECRETS ("Société d'Etudes de Conception et de Réalisation d'Equipements
Techniques de Sécurité"), une officine privée des mercenaires. A part le
Rwanda, Paul Barril, est intervenu en 1988, pour le compte du gouvernement
français, dans un groupe d'action pour la protection du président Félix
Houphouët-Boigny en Cote d'Ivoire.
Laurent Nkunda que tous les journaux décrivent comme un
«officier déchu», comme le «boucher de Kisangani» en 2002 et l'«assaillant de
Bukavu» en 2004, défiait tranquillement le pouvoir depuis son campement établi
dans une plantation naguère dévastée par les ex-FAR/Interahamwe.
Il affirme qu'il a refusé de regagner Kinshasa à la veille
des élections car il voulait continuer à combattre ces miliciens rwandais
auteurs du génocide de 1994. Il entendait ainsi protéger non seulement les
Tutsis congolais mais tous les citoyens contre les exactions des miliciens
hutus et il réclame le retour des Tutsis congolais toujours réfugiés au Rwanda,
dont il évalue le nombre à 50.000 personnes.
En décembre dernier, Laurent NKunda a fait face à une
offensive militaire d'envergure. Non seulement il l'a tenue en échec mais la Mission des Nations unies
au Congo assure que seule l'intervention des hélicoptères onusiens empêcha le
général de s'emparer de Goma.
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