10 août 2007
Ouverture du procès du principal chef milicien du Katanga
Le procès du "commandant
Gédéon", ancien principal chef milicien sévissant au Katanga, dans le
sud-est de la République
démocratique du Congo (RDC), a été repris mardi devant le tribunal militaire à
Kipushi, à 15 km
au nord-est de Lubumbashi, capitale du Katanga
Identification
Selon des sources judiciaires, Kyungu Mutanga, alias Gédéon, s'est présenté
devant la barre encagoulé, en compagnie de son épouse.
Le président du tribunal
a ordonné qu'il enlève la cagoule afin qu'il soit identifié. Kyungu Mutanga
s'est exécuté avec l'aide sa femme. L'audience de mardi a été consacrée à
l'identification du prévenu, des victimes et des témoins. L'acte d'accusation
indique que "Kyungu Mutanga est poursuivi pour crimes de guerre, crimes
contre l'humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme dans les localités
de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2003 et 2006".
La majorité des personnes citées par le ministère public à titre de témoins ou
de renseignants étaient absentes. Elles n'ont pas pu faire le déplacement de
Mitwaba, Pweto et Manono à Kipushi, selon les avocats de la partie civile.
Seul
s'est présenté l'ancien gouverneur du Katanga, Urbain Kisula Ngoy, cité à titre
de renseignant. L'ancien vice-gouverneur de la même province et actuel ministre
de la Défense
nationale, Tshikez Diemu, est également cité par le ministère public au même
titre.
Armes
Chef de la milice d'autodéfense Maï Maï, Gédéon s'était rendu en juin 2005 à la Mission de l'ONU en RDC
(MONUC) à Mitwaba, avant d'être transféré à Lubumbashi où il a été placé en
résidence surveillée. Traqué depuis novembre 2005 par l'armée congolaise dans
le nord du Katanga, Kyungu Mutanga est accusé de nombreux crimes contre les
populations civiles.
Les combattants Maï Maï ont été armés et équipés par Laurent-Désiré Kabila,
père de l'actuel président congolais. Ils ont d'abord été sollicités pour
l'aider dans sa conquête du pouvoir (1996-1997), puis pour barrer la route aux
troupes rebelles soutenues par le Rwanda (1998-2003).
Après la dernière guerre, plusieurs chefs Maï Maï, dont Gédéon, ont estimé n'avoir jamais été récompensés correctement de leur engagement patriotique et ont refusé de rendre les armes. La prochaine audience est fixée au 21 août.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=314692&pid=5860541
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :



