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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

10 août 2007

Une collision de deux embarcations sur le Lac Kivu fait une centaine de victimes

gizenga_1Le chef du gouvernement congolais, M. Antoine Gizenga Fundji a appris avec consternation et profonde tristesse la collision de deux embarcations sur le Lac Kivu faisant une centaine de victimes

Le bateau Yesu Ni Jibu et le boat Mungu Ni Jibu qui avaient à leur bord plusieurs personnes ont entraîné sur le Lac Kivu la mort de nombreuses personnes par noyade et la disparition de plusieurs compatriotes. Selon des correspondants à Goma et Radio Okapi, au cours de sa livraison d’hier soir, cet accident s’est produit au niveau de Rurandu à Idjiwi-sud. En effet, le bilan fait état de la disparition d’une centaine de personnes et de plusieurs repêchés évanouis.

En attendant le rapport de la mission gouvernementale que le Premier Ministre a dépêchée d’urgence, il y a peu, sur le lieu du drame en vue d’évaluer toutes les conséquences et y apporter les premiers secours, le Premier Ministre Antoine Gizenga tient au nom du gouvernement de
la République Démocratique du Congo, à présenter ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées.

Pour rappel, le bateau Yesu Ni Jibu et le boat Murigu Ni Jibu qui sont entrés en collision au niveau de Rurandu à Ndjiwi-Sud dernièrement sur les eaux du Lac Kivu a eu comme bilan la disparition d’un nombre important de personnes et une quarantaine repêchée très évanouie apprend-on des sources portières de Goma.

A entendre certains rescapés de ce drame interrogés, rencontrés au port de
la Société Nationale de Chemin de fer du Congo (SNCC), 3 des disparus ont été retrouvés à Idjwi-Sud. De la même affirmation, il est à signaler que 150 passagers qui étaient à bord du boat Mungu Ni Jibu en provenance de Kalehe, l’un des territoires du Sud-Kivu pour Bukavu dont 42 ont été repêchés sur place après les 3 victimes d’Idjiwi-Sud pourtant le bateau Yesu Ni Jibu venait de Bukavu en destination de Goma.

Cet accident est le énième à se produire sur ce Lac baptisé fleuve de la mort qui ne cesse de donner pour mort nombre de trafiquants qui l’y exploitent. Pour une fois, la République Démocratique du Congo vient d’être frappée par un drame au lendemain de la catastrophe ferroviaire du Kasaï occidental et de la disparition « douloureuse » du conseiller spécial du chef de État Joseph Kabila en charge de la sécurité, le Professeur Samba Kaputo.

A cet effet, plus d’un Congolais souhaitent voir le gouvernement Gizenga prendre urgemment, des mesures capables de sanctionner les sociétés de transport du pays qui s’adonnent souvent à engager des personnes dépourvues d’une expertise à même d’assurer un travail de qualité aussi, mettre hors d’état de nuire tous les engins obsolètes ou en désuétude (trains, bateaux, camions, etc.) Cette démarche permettra au pays de prévenir  ce genre de drames qui le plongent ce dernier temps, dans la désolation.

A bon entendeur salut!

© Martin Kilabi | Uhuru

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Cinq questions à Charles Murigande (*)

murigande_2© Le Potentiel | Kinshasa, 10 Août 2007

Comment pourriez-vous décrire les relations entre le Rwanda et le Congo?

Il y a de sensibles progrès dans les relations entre nos deux pays... Nos deux chefs d'Etat se parlent régulièrement. Je dois toutefois, dire qu'il s'agit d'une relation fragile à cause de la raison qui a marque ces relations dans le passe, la présence des ex-FAR, la présence de ces forces qui ont commis 1e génocide est toujours d'actualité.

Aussi longtemps que ces forces seront là et n'auront pas abandonné leur idéologie génocidaire, ils veulent à tout prix renverser le gouvernement (rwandais), traverser la frontière pour nous attaquer, ce à quoi nous allons répliquer et cela va créer une tension.

A combien d'hommes évaluez-vous les ex- FAR ?

Selon nos services de renseignements et à en croire la Monuc, ce sont des gens toujours surarmés, toujours entraînés, organisés en divisions, brigades, compagnies et bataillons. Il s'agit d'une armée très bien organisée. Estimée entre six milles et dix mille hommes ...

Selon nos informations, ils seraient toujours en train de recruter et de former. Je ne connais aucun pays au monde, qui ne serait pas inquiet de la présence de 8.000 hommes forts, bien entraînés et déterminés à vous attaquer à vos frontières. J'imagine que même Ben Laden ne commande pas une telle force militaire.

Le fait que cette force n'est pas en mesure de nous battre, là n'est pas le noeud du problème. Ben Laden n'a jamais été en position de combattre et de vaincre l'armée américaine, mais il est toujours considéré comme un danger.

Alors quelle solution proposez-vous face à la question des FDLR ?

Nous pensons qu'une force doit être mise sur pied pour les désarmer. Nous avons besoin de décapiter leur commandement. Le problème qui se pose est, qui va créer cette force? Qui va diriger cette force de désarmement? Nous avons contemplé la Monuc mais l'Onu s'est montrée catégorique en disant qu'elle ne pouvait pas accorder un tel mandat à la Monuc.

L'autre option, c'est la RDC, parce qu'ils ont toute la légitimité pour le faire. Mais, le problème est que l'armée congolaise n'est pas très forte, pas bien entraînée et surtout pas motivée pour le faire. L'autre option serait que le Congo, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda montent une opération commune pour le faire.

Mais il se pose un problème au niveau du Congo. Ils disent que psychologiquement, la population congolaise n'est disposée à supporter la présence des troupes rwandaises et d'autres pays frontaliers sur leur sol. La quatrième option serait de faire venir des troupes amies mais non frontalières pour appuyer l'armée congolaise. Cette option est faisable. Elle n'est pas rejetée par le gouvernement congolais mais celui-ci ne fournit aucun effort pour la concrétiser. C'est une option réalisable dans le court et moyen terme.

Quelles sont les relations entre le Rwanda et Laurent Nkunda ?

Le Rwanda n'a pas de relations avec Laurent Nkunda. En 1994, quand les forces génocidaires sont entrées dans l'Est de ta RD Congo; elles n'ont pas abandonné leur idéologie génocidaire. Ils ont commencé leur campagne d'épuration ethnique, éliminant les Tutsi dans le Nord- Kivu... y compris les parents de Laurent Nkunda. Aussi longtemps que les ex-FAR seront dans la région, les Tutsi n'auront d'autre option que de se défendre eux-mêmes. C'est ça Nkunda.

Et si vous observez ce qui a créé le phénomène Nkunda, le problème s'est posé quand il a refusé d'être déployé. Il a dit, comment puis-je aller ailleurs au moment où mon peuple est maltraité ? Il a dit non, je ne serai pas déployé. Il a dit non. Il a dit je serai déployé ici, là où mon peuple souffre. C'est ça le problème. Nkunda parle naturellement le kinyarwanda et Tutsi. C'est très facile pour des gens qui ne font pas une profonde analyse de dire qu'il est impossible que le Rwanda ne soit pas sympathique à sa cause. Et tout d'un coup, ils concluent qu'il existe une relation entre le Rwanda et Nkunda.

Le Rwanda ne peut pas établir une relation avec un individu. Mais, nous pouvons comprendre pourquoi Nkunda est Nkunda. Nous pouvons comprendre son argument. Parce que lui et les hommes qui sont avec lui sont prêts a mourir pour leur peuple. Ce qui n'est pas le cas pour beaucoup de gens. La principale cause de l'instabilité dans l'Est de la RD Congo, ce sont les ex-FAR.

C'est l'inaction et l'irresponsabilité de la communauté internationale qui est à la base de cette confusion: Le gouvernement congolais a tendance à dire que le problème, c'est Nkunda. Ils ont tendance à créer tout un problème autour de lui. C'est une erreur de logique, une erreur d'appréciation.

Quand quelqu'un vous dit, je suis ici parce que ces forces tuent mon peuple, réglez l'affaire de cette force... Mais au lieu de vous attaquer aux forces qui sont à la base du fait qu'il soit ce qu'il fait aujourd'hui, vous vous attaquez à lui. C'est un peu une façon de dire que si nous n'avions pas ces Tutsi, les ex-FAR n'allaient pas avoir des gens à massacrer . . .

Comment expliquer alors que ce cas de Nkunda est à la base d'une tension entre la RD Congo et le Rwanda ?

Ce n'est pas la cause d'une tension car, comme vous le voyez, le Congo est un État souverain. Il est libre de choisir sa politique. Toutefois, dans nos relations avec eux, comme voisin, comme pays qui veut être ami, nous offrons des conseils amicaux. Par exemple, la nécessité de résoudre le cas Nkunda par une solution politique, au lieu d'une solution militaire qui peut s'avérer coûteuse.

Il existe l'argument selon lequel un Etat souverain ne peut pas tolérer une rébellion. Mais, je peux simplement répondre qu'un Etat souverain devrait beaucoup plus s'inquiéter de la présence d'une force étrangère.

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Ouverture du procès du principal chef milicien du Katanga

rebellesLe procès du "commandant Gédéon", ancien principal chef milicien sévissant au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été repris mardi devant le tribunal militaire à Kipushi, à 15 km au nord-est de Lubumbashi, capitale du Katanga

Identification

Selon des sources judiciaires, Kyungu Mutanga, alias Gédéon, s'est présenté devant la barre encagoulé, en compagnie de son épouse.

Le président du tribunal a ordonné qu'il enlève la cagoule afin qu'il soit identifié. Kyungu Mutanga s'est exécuté avec l'aide sa femme. L'audience de mardi a été consacrée à l'identification du prévenu, des victimes et des témoins. L'acte d'accusation indique que "Kyungu Mutanga est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme dans les localités de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2003 et 2006".

La majorité des personnes citées par le ministère public à titre de témoins ou de renseignants étaient absentes. Elles n'ont pas pu faire le déplacement de Mitwaba, Pweto et Manono à Kipushi, selon les avocats de la partie civile.

Seul s'est présenté l'ancien gouverneur du Katanga, Urbain Kisula Ngoy, cité à titre de renseignant. L'ancien vice-gouverneur de la même province et actuel ministre de la Défense nationale, Tshikez Diemu, est également cité par le ministère public au même titre.

Armes

Chef de la milice d'autodéfense Maï Maï, Gédéon s'était rendu en juin 2005 à la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) à Mitwaba, avant d'être transféré à Lubumbashi où il a été placé en résidence surveillée. Traqué depuis novembre 2005 par l'armée congolaise dans le nord du Katanga, Kyungu Mutanga est accusé de nombreux crimes contre les populations civiles.

Les combattants Maï Maï ont été armés et équipés par Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président congolais. Ils ont d'abord été sollicités pour l'aider dans sa conquête du pouvoir (1996-1997), puis pour barrer la route aux troupes rebelles soutenues par le Rwanda (1998-2003).

Après la dernière guerre, plusieurs chefs Maï Maï, dont Gédéon, ont estimé n'avoir jamais été récompensés correctement de leur engagement patriotique et ont refusé de rendre les armes. La prochaine audience est fixée au 21 août.

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SNEL, RVA, REGIDESO et ONATRA dans le collimateur de Gizenga

gizenga_3Faute de mesures préventives de sauvegarde du patrimoine financier de nombreuses sociétés d'Etat sont actuellement livrées au pillage

Ainsi que nous avons eu à le signaler dans un article paru dans l'une de nos précédentes livraisons, les élections organisées de fraîche date en RDC n'ont pas donné lieu à une gestion orthodoxe des entreprises du portefeuille de l'Etat.

En effet, depuis l'entrée en fonction des institutions issues du processus électoral, les entreprises publiques du pays fonctionnent comme des biens sans maître.

Abandonnées entre les mains de dirigeants qui ont fini de les transformer en sources d'enrichissement personnel, la plupart de ces entreprises fonctionnent à 20% seulement de leur capacité réelle de production pour payer les gros salaires , les frais de nombreuses missions de services effectuées au pays et à l'étranger et divers avantages sociaux de membres de leurs conseils de gestion et d'administration.

Mais il y a plus grave que cela car certaines entreprises du portefeuille de l'Etat sont transformées en banques accordant clandestinement des prêts aux amis intérieurs et extérieurs de leurs dirigeants pendant que les membres de leurs personnels restent impayés pendant de longs et pénibles mois !

Et que dire de ces entreprises publiques qui ne parviennent plus à soigner leurs travailleurs malades, à enterrer les membres de leur personnel décédés, à assurer le transport de leur personnel et même à acheter du papier hygiénique et du savon pour leurs cabinets de toilette alors que les comptes bancaires de leurs dirigeants sont régulièrement crédités de grosses sommes d'argent à l'étranger ou que ces derniers se procurent des voitures ou des villes de luxe à prix d'or ? Un pillage sans nom …

D'après des informations en notre possession le gouvernement a placé des responsables intérimaires dans plusieurs entreprises publiques sans se préoccuper de placer des verrous à l'entrée de leurs trésoreries respectives, les livrant ainsi à un pillage qui ne dit pas son nom ! Or, par le temps qui court de nouveaux dirigeants sont attendus à la tête de ces entreprises que le Copirep a méticuleusement préparées à la réforme décidée par le gouvernement. Avec quels moyens financiers ces derniers pourraient-ils donc fonctionner si lesdites trésoreries venaient à être dégarnies par des titulaires ou des intérimaires indélicats ?

Il semble que pour se donner bonne conscience le premier ministre Antoine Gizenga et son gouvernement envisageraient de partir de nouvelles bases avec la portefeuille de
la République, notamment en punissant sévèrement les dirigeants des entreprises publiques non concernées par le concours de sélection organisé par le Copirep et qui auraient trempé dans la magouille ou failli, de l'une ou de l'autre manière, aux devoirs de leur charge !

Selon certaines informations obtenues par recoupements successifs, les Administrateurs-Délégués de la SNEL, de la RVA, de la REGIDESO et de l'ONATRA seraient déjà dans le collimateur du Premier Ministre qui s'apprêterait à frapper durement. 

Des choses graves …

Il est constaté, en effet, que les changements récemment apportés à la tête de
la Société Nationale d'Electricité n'a pas engendré les résultats escomptés et que des choses d'une extrême gravité s'y déroulent contre les attentes du gouvernement.  
A  la REGIDESO où l'expertise manque pour juguler les fuites d'eau que personne ne réussit à maîtriser on craindrait plutôt une faillite imminente consécutive à l'énormité de dépenses en produits d'épuration.

A l'ONATRA on note l'absence notoire de dynamisme dans la production et la gestion de moyens. Cette situation serait à la base de l'agitation sociale permanente qui y est observée le personnel de l'entreprise totalise à ce jour trois moins de salaires impayés, rapporte-t-on.

A
la RVA des rapports signalent notamment l'affairisme de dirigeants qui serait aggravé par une gestion calamiteuse de ressources financières et par l'impéritie de l'animateur principal de l'entreprise ! J. Kabila et A. Gizenga ont promis une nouvelle République à leurs concitoyens. L'occasion leur est offerte pour concrétiser leur dessein en plaçant désormais l'homme qu'il faut à la place qu'il faut.

Kinshasa, 10/08/2007

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Retour au pays de la dépouille mortelle du Maréchal Mobutu

Mobutu_2Le retour au pays de la dépouille mortelle du Maréchal Mobutu donnera lieu à des obsèques nationales, souligne son fils, le ministre d’Etat à l’Agriculture Mobutu Nzanga, dans une interview à l’hebdomadaire international

© Jeune Afrique

« Le Président Kabila me l’a dit sans ambiguïté lorsqu’il m’a invité à revenir au Congo en 2002 : il souhaite qu’il y ait des obsèques nationales », rappelle Mobutu Nzanga. Ce dernier imagine que cela s’accompagnera d’une forme de réhabilitation, quelles que soient les faiblesses dont son père a fait preuve à la tête du pays. Il ne croit pas que les institutions iront à l’encontre du souhait du Président de la République et rappelle que le maréchal Mobutu lui-même avait organisé des obsèques nationales pour son prédécesseur, Joseph Kasa-Vubu. Le ministre d’Etat estime acquis le retour de la dépouille de son père.

« … Nous le ramènerons. Mais je ne peux pas vous donner la date. Il y aura une concertation au sein de ma famille et avec le Chef de l’Etat bien sûr… », rassure-t-il, relevant la nécessité de réunir au préalable les conditions matérielles parmi lesquelles le site devant accueillir la dépouille mortelle qui n’est pas encore prêt, le maréchal ayant toujours souhaité reposer à Gbadolite, sa terre natale. Mobutu Nzanga considère son entrée au gouvernement comme « une leçon de vie » en toute humilité et non comme une revanche car, fait-il savoir, il n’éprouve aucune rancune.

« Pour tout homme, c’est une expérience formidable que de se refaire ». Au sujet de son ralliement au Président Joseph Kabila, il pense que le plus important est d’unifier le pays et ses relations avec le Chef de l’Etat sont celles du respect par rapport à la hiérarchie. Tout n’était pas considéré que le traitement réservé à son père a souvent été réducteur. Il croit ainsi nécessaire de faire une lecture un peu moins fantasmatique et plus approfondie de cette période.

« Je ne crois pas qu’on se maintient trois décennies à la tête d’un pays tout simplement par la brutalité », soutient-il, reconnaissant parmi les acquis l’unité nationale, l’intangibilité du territoire, l’attachement à la paix et le patrimoine. « … Je pense que Bemba et moi n’avons rien en commun », note-t-on de ses relations avec Jean-Pierre Bemba. La fortune de Mobutu est un fantasme, selon Mobutu Nzanga qui explique que cela a été une arme politique.

© ACP

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Volonté de changement en RDC ?

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Depuis les années Mobutu, le peuple congolais a toujours été bien servi en volte-face et autres circonvolutions de la part de la Communauté internationale

Kinshasa, 10/08/2007 

Il n’y a qu’à se rappeler ce couple infernal qu’avaient, à l’époque, constitué le Zaïre et la Belgique.

Mais, ce qui se passe depuis l’élection de J. Kabila à la tête du pays, sort sans doute de l’ordinaire. Car, tout se passe comme si les analystes au service des maîtres du monde, avaient, tout soudain, perdu les repères, allant ainsi jusqu’à se tromper d’adversaire. 

En effet, pour une fois, la Communauté internationale prend pour cible, un Président élu et fait la part belle à un homme dont les simagrées donquichottesques, si elles avaient eu lieu en Occident, auraient été assimilées à un dangereux terrorisme urbain.

D’autre part, on pourrait pouffer de rire face à l’incurie de cette même Communauté internationale qui prétend voir l’Opposition congolaise incarnée par un individu. Or, les hommes passent et passeront mais, l’Opposition qui confine à une institution, demeure.

D’ailleurs, en refusant au vaillant peuple congolais qui tarbote dans la misère, une aide qu’il mérite après tant de sacrifices et de privations, les grands de la terre donnent l’impression de préparer un petit génocide dans ce pays balafré par une guerre qui a pesé plus de 4 millions de morts.

Halte… Halte donc à cette imposture et qu’on ouvre les robinets pour que coule dans nos bouches gourmandes parce que scarifiées par la faim, le miel tant promis avant le processus électoral.

© Le Palmarès

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Conseil de Sécurité : Nations-Unies

Rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, présenté en application de la résolution 1698 (2006) du Conseil de sécurité

conseil_de_securite

Rapport

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Nawej, malade mais pas mort !

Nawej

M. Gaston Nawej Katok, conseiller principal du Chef de l’Etat chargé des questions juridiques et administratives n’est pas mort !

Il a été admis dans un hôpital en Afrique du Sud depuis lundi dernier. La nouvelle de sa mort publiée par le journal « La Référence Plus » est fausse et dénuée de tout fondement. L’information, diffusée en manchette par un journal de la place, faisant état du décès, mardi 07 août à la Clinique Ngaliema à Kinshasa, de M. Gaston Nawej Katok, conseiller principal au cabinet du président de la République n’était qu’un canular. 

C’est le moins que l’on puisse dire au regard du communiqué du cabinet du chef de l’Etat déposé au desk politique de la rédaction de Digitalcongo.net. En effet, affirme la présidence de la République, le conseiller principal en charge des questions juridiques et administratives, Gaston Nawej Katok est bel et bien en vie, mais souffrant en Afrique du Sud où, il a été acheminé pour des raisons des soins appropriés depuis le lundi 06 août 2007.

Nawej Katok, signale le communiqué de la Présidence de la République, avait été auparavant interné au pavillon 6 de la clinique Ngaliema de Kinshasa jusqu’à son transfert en Afrique du Sud. Le cabinet du Chef de l’Etat observe que le journal "La Référence Plus" qui a diffusé l’information, ne s’est pas donné la peine de prendre les précautions d’usage pour croiser ses sources pour une information aussi grave alors que les sources principales à savoir la clinique Ngaliema et la présidence sont à un jet de pierres de sa rédaction.

Le cabinet du Chef de l’Etat appelle enfin les médias à plus de responsabilité dans le traitement de l’information et reste ouvert à toutes les vérifications d’informations officielles en tant que principale source autorisée.

Ce démenti formel et catégorique du cabinet du chef de l’Etat met ainsi fin aux affabulations et autres rumeurs, lesquelles faisant le lien avec le décès inopiné de Guillaume Samba Kaputo, conseillé spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, se perdaient dans des supputations gratuites au point de voir une série noire dans l’entourage du Chef de l’Etat.

Les folles rumeurs sur l’entourage de Joseph Kabila font jaser !

La République n’aura pas connu de rumeurs aussi folles que celles distillées dans la population depuis la mort du conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, le très regretté Samba Kaputo. C’est le moment choisi pour tous ceux qui font semblant d’aimer le chef de l’Etat de décocher de partout dans le but de créer la panique dans son entourage.

Et pourtant, c’est le moment plus que jamais de soutenir le président de la République qui doit traverser des moments assez durs de son expérience politique. En effet, après avoir enterré dans la douleur son conseiller spécial, il s’est immédiatement rendu au Kasaï-Occidental depuis mercredi pour compatir avec la population dans la douleur causée par la catastrophe ferroviaire de Kakenge.

Dans l’entre-temps, à Kinshasa la machine de l’intox tourne à temps plein. Déjà, lors des obsèques du professeur Samba Kaputo, une rumeur a quitté les salons huppés de la capitale pour faire le tour complet de Kinshasa. L’information selon laquelle un proche du président de la République en la personne de Katumba Mwanke, était malade, a alimenté la rumeur dans  toute la ville. Il a fallu attendre les obsèques pour se rendre compte que l’information n’était pas fondée. Katumba Mwanke a été visible au deuil affecté autant que tous les proches du professeur Samba.

Les obsèques du professeur Samba étaient l’occasion de confondre les détracteurs du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, qui se sont donné du plaisir à raconter qu’il ne pouvait plus s’approcher du président de la République. Non seulement qu’il se trouvait au côté du président de la République comme l’exige la préséance, mais la communication entre les deux personnalités était parfaite. Comme il n’y avait pas de commentaire à faire sur cette démonstration de confiance entre les deux personnalités, la rumeur a fini par se lasser d’elle-même.

Comme si cela ne suffisait pas, une source a abusé de la bonne foi de notre consoeur « La Référence Plus », en donnant pour mort un autre proche de J. Kabila. Il s’agit de M. Gaston Nawej Katok, conseiller juridique du Président de la République. Il a été publié mercredi dans ce quotidien de la place que ledit conseiller du président de la République est mort mardi dernier à Kinshasa, à la Clinique Ngaliema.     

D’après la source contactée par le confrère, Gaston Nawej Katok a souffert durant plusieurs semaines. Il avait même été acheminé en Afrique du Sud pour des soins appropriés et était rentré au pays. Une rechute l’a contraint à gagner la clinique Ngaliema où il a été interné jusqu’à sa mort.

Eh bien le conseiller juridique du chef de l’Etat n’est pas mort. Il a été admis en Afrique du Sud depuis lundi dernier après son internement à la clinique Ngaliema. Il en est de même pour le porte-parole du chef de l’Etat, Kudura Kasongo, que le confrère a donné très malade et même « dans une situation désespérée en Afrique du Sud » où il aurait été évacué. Heureusement, après renseignement, une source lui a parlé d’affabulation mettant cette mauvaise blague sur le compte de la désinformation et parlant même de tentative de déstabilisation de l’entourage du président de
la République avec des nouvelles « noires ».

D’après la source du confrère, Kudura Kasongo se porterait comme un charme et n’aurait donc aucun ennui de santé pouvant le précipiter sous terre.

Les vendeurs de vent savent ce qu’ils tirent comme dividendes en répandant de tels mensonges dans un milieu qui fait le lit de la rumeur. Il retiendront seulement que le mensonge a des jambes courtes. Très courtes « qu’il finit par être rattrapé par la vérité ».

© Théodore Ngangu |  Le Palmarès

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Bataille finale contre Laurent Nkunda

Nkundaba

Selon les informations en notre possession, des milliers d'hommes en tenues militaires convergent vers l'Est de la République Démocratique du Congo
© Rwanda News Agency -Agence Rwandaise d'Information | Kigali | 7 Août 2007

Il s'agit des marées humaines en provenance du Nord, Sud et l'Ouest de la RDC qui se déplaceraient et convergeraient toutes vers l'Est de la République et plus précisément au Nord-Kivu.  

Ces hommes qui des militaires FARDC et leurs alliés seraient partis de la Province Orientale, de deux Kasaï et du Katanga. Ces hommes de troupe seraient en mouvement pour renforcer les 8e et 10 régions militaires pour le lancement d'un assaut final contre les brigades mixées et toutes les forces de la région restées fidèles au Général Laurent NKUNDA.

Il semble que les forces angolaises viendraient au secours de l'armée congolaise dans ce qu'il convient d'appeller la bataille finale contre Laurent Nkunda. Dernièrement, l'Assemblée nationale de la RDC a dénoncé "la présence" des forces angolaises depuis février sur le territoire congolais dans un rapport parlementaire.

Il s'agit du territoire de Kahemba (sud-ouest, une région riche en diamants) dont 11 villages auraient été occupés par des forces de sécurité angolaises. Les forces angolaises qui ont soutenu le camp Kabila durant toute la période de la guerre ont combattu pour le Président Joseph Kabila dans les affrontements qui l'ont opposé à son ex-challenger Jean-Pierre à Kinshasa faisant plus de cent mort dans la capitale. Comme quoi, ce n'est pas pour la fois que l'Angola intervient militairement au Congo-Kinshasa depuis les dernières présidentielles.

Récemment, la Monuc affirmait que les militaires mixés issus du CNDP (Conseil National pour la Défense du Peuple, de Laurent Nkunda) étaient habillés en uniformes rwandaises. Meme son de cloche à Bukavu ou l'archeveque François-Xavier Maroy a multiplié des déclarations faisant état des infiltrations des forces de Laurent Nkunda au Sud-Kivu et qui compteraient dans leur rang des éléments rwandais.

Les observateurs se demandent si toutes supputations ne servirait pas de pretexte pour se forger une raison de l'implication de l'armée rwandaise sur le sol congolais et pour écraser les brigades mixées au nom de la défense de l'intégrité territoriale.

La possibilité de la participation des éléments armés français en qualité d'experts, déjà sur place, dans cette bataille qui se profile à l'horizon n'est pas non plus à exclure. D'ores et déjà des militaires français circulent à bord des véhicules de reconnaissance à l'immatriculation FARDC. Ils seraient à l'est de la RDC dans le cadre de la coopération technique militaire avec le Congo, selon les sources proches de la région militaire.

Mais on ne peut pas pas s'empecher de tirer la relation qu'il y a entre la présence sur le sol congolais des militaires français venues en mission officielle et la présence du Capitaine à la retraite Paul Barril, un mercenaire français, qui aurait été aperçu au mois d'Avril à Goma. Rappelons que le Capitaine Paul Barril, 62 ans, est un ancien officier de gendarmerie, ancien responsable du GIGN(Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) et ancien membre de cellule anti-terroriste de l'Elysée sous la présidence de M. François Mitterrand.

Paul Barril a plusieurs fois séjourné au Rwanda, tout d'abord en 1990 pour offrir ses services au gouvernement de l'époque, ensuite sa présence y a été signalée au moment de la perpétration du génocide en 1994.

Il est actuellement dans le privée où il dirige la société SECRETS ("Société d'Etudes de Conception et de Réalisation d'Equipements Techniques de Sécurité"), une officine privée des mercenaires. A part le Rwanda, Paul Barril, est intervenu en 1988, pour le compte du gouvernement français, dans un groupe d'action pour la protection du président Félix Houphouët-Boigny en Cote d'Ivoire.

Laurent Nkunda que tous les journaux décrivent comme un «officier déchu», comme le «boucher de Kisangani» en 2002 et l'«assaillant de Bukavu» en 2004, défiait tranquillement le pouvoir depuis son campement établi dans une plantation naguère dévastée par les ex-FAR/Interahamwe.

Il affirme qu'il a refusé de regagner Kinshasa à la veille des élections car il voulait continuer à combattre ces miliciens rwandais auteurs du génocide de 1994. Il entendait ainsi protéger non seulement les Tutsis congolais mais tous les citoyens contre les exactions des miliciens hutus et il réclame le retour des Tutsis congolais toujours réfugiés au Rwanda, dont il évalue le nombre à 50.000 personnes.

En décembre dernier, Laurent NKunda a fait face à une offensive militaire d'envergure. Non seulement il l'a tenue en échec mais la Mission des Nations unies au Congo assure que seule l'intervention des hélicoptères onusiens empêcha le général de s'emparer de Goma.

© www.allafrica.com

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Mémorandum de la Communauté Hundé à Son Excellence, le Secrétaire Général des Nations Unies

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
PROVINCE DU NORD-KIVU
COMMUNAUTE HUNDE
Tél. : - 0853117865,  0810634108
E-mail : kipfungarb2007@yahoo.fr

Goma, le 03/08/2007

masisiNous, chefs coutumiers et notables Hunde originaires des territoires de Masisi, Rutshuru, Walikale, Nyiragongo et Goma en province du Nord-Kivu et Kalehe en province du Sud-Kivu, saisissons l’occasion .des agitations orchestrées autour de la sécurité à l’Est de la République dont Kitshanga, Nyamitaba, Nyanzale, Sake,Rutshuru ... afin de dénoncer pour la énième fois le complot ourdi par le Rwanda et ses ressortissants installés au Congo contre notre pays en général et le peuple Hunde en particulier et qui nous menace, nous, notre peuple, nos institutions coutumières, notre patrimoine foncier et notre appartenance au peuple congolais.

Nous tenons tout d’abord à préciser que notre objectif ici n’est pas de nous opposer à la jouissance des droits des populations avec lesquelles nous vivons et que nous avons accueilli en qualité des réfugiés ou immigrés. Notre but est de dénoncer le complot ourdi par les dirigeants du Rwanda leur pays d’origine qui les utilise pour revendiquer à tord une partie du territoire congolais correspondant exactement à notre territoire, y injecter une partie de sa population dont des militaires démobilisés et actifs, et entretenir une rébellion permanente au sein de la classe politique congolaise dans le but de fragiliser le pays et créer ainsi les conditions qui lui permettront d’arriver à la balkanisation du Congo.

Les preuves que le Rwanda vise à balkaniser le Congo abondent. Il y a d’abord la lettre adressée au Secrétaire Général des nations Unies par un groupe des hutu et tutsi en 1981 pour réclamer un referendum d’autodétermination sur les territoires de Kalehe, ldjwi, Walikale, Rutshuru, Masisi, Goma et Nyiragongo. L’un des signataires, Monsieur Stanislas RUGIRASHEBUJ Ran était Président des réfugiés au Congo comme s’il y avait un temps après lequel un réfugié devient national sans aucune condition légale. Il y a ensuite les déclarations répétées des autorités rwandaises de Habyarimana à Kagame revendiquant une partie du territoire congolais. La dernière est celle du ministre rwandais Mazimpaka diffusée en kinyarwanda sur les ondes de la Radio officielle du Rwanda à la veille des élections du 30juillet 2006 peu après une interview de monsieur Nkunda. Il y a aussi des nombreux écrits, officiels et privés, de hutu et tutsi où ceux-ci revendiquent une partie du territoire congolais, comprenant notamment les territoires que nous habitons depuis la nuit des temps et où le colonisateur a eu le tord d’amener successivement en 1937 et 1952/1954/1959/1965/1972/1994 et jusqu’aujourd’hui car serait congolais, tout ressortissant d’un pays voisin au kivu et surtout le rwandais qui foule ses pieds sur le territoire congolais.

Nous ne pouvons pas ne pas rappeler les dernières manœuvres tentées par l Monsieur MPIRIKANYI FORONGO Secrétaire Général de l’ONG ACODRI du 08 au 11mai 2006 à KICHANGA visant à implanter clandestinement dans le Masisi, des sujets Rwandais se trouvant actuellement à KILOLIRWE, BURUNGU, KAHE dans le parc de Virunga, dans les champs de particuliers et MUSHAKI au prétexte qu’ils sont congolais. Bien plus, les 46 000 autres familles rwandaises refoulées de la Tanzanie et dont la plupart sont des militaires et que NKUNDA voudrait nous amener est une provocation insupportable.

Les dirigeants rwandais et leurs relais locaux ne se limitent pas à des écrits et à des déclarations. Profitant de la rébellion que le RCD a lancée en 1998, le Rwanda a entrepris d’injecter chez nous sa propre population qu’il présente comme des congolais qui s’étaient réfugiés au Rwanda lors des guerres qui ont endeuillé notre contrée entre 1987 et 1996. Même les réfugiés rwandais venus chez-nous en 1959 que le HCR par sa lettre du 03 juillet 1965 adressée à Monsieur le Gouverneur BENEZETH MOLEY avait installés à Bibwe (Masisi) et à Ihula (Walikale) et qui sont volontairement rentrés au Rwanda à leur propre demande(cfr lettre du 22/06/1995 en annexe) ont été ramenés au Congo au prétexte qu’ils sont congolais. Les autorités rwandaises qui avaient prémédité leur coup ; les avaient placés dans des camps de réfugiés dès leur arrivée au Rwanda. A l’époque, nous avions noté que ni le HCR qui, pourtant s’était occupé d’eux dans les camps même de Bibwe et Ihula, et qui les avait rapatriés chez eux n’avait pas protesté. Il en est de même à la Belgique qui a administré le Rwanda jusqu’à son indépendance en 1961, et de tous les pays comme la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique et tous les autres qui aujourd’hui soutiennent le Rwanda et ses ressortissants dans leurs aventures expansionnistes et génocidaires n’ont exprimé aucune protestation.

Profitant de la rébellion du RCD dont ils sont initiateurs, ils ont entrepris de nous déstabiliser en nous excluant des services administratifs, militaires, et autres de notre propre pays. Même nos chefs coutumiers n’ont pas été épargnés. Ceux-ci ont été suspendus abusivement, interdits de rentrer en fonction quand ils étaient réhabilités ou remplacés par des personnes étrangères à nos coutumes. Et pourtant à leur arrivée au pays, ils avaient prêté serment de respecter nos institutions coutumières ainsi que nos us et coutumes. Depuis des lustres ils ont refusé, armes à la main, de payer leurs redevances coutumières alors que celles-ci sont payées jusqu’aujourd’hui partout ailleurs, même entre les gens de même tribu. Jusqu’à leur rébellion eux - même s’étaient d’ailleurs acquittés de cette obligation gage de paix, et de cohabitation entre ayant droit fonciers coutumiers et ceux que ceux-ci ont reçus sur leurs terres.

Actuellement, ils cherchent à installer sur nos terres de Kalehe, Masisi, Walikale, Rutshuru, ceux ‘de leurs frères qu’ils ont fait venir du Rwanda, de l’Ouganda, de
la Tanzanie avec leur bétail, Ils vont jusqu’à exiger que d’autres qui seraient encore dans des camps à BYUMBA et KIBUYE au Rwanda viennent les rejoindre. Leur arrivée  permettra d’augmenter leur nombre en vue de réaliser la conquête de notre territoire comme ambition. Si cela venait à se réaliser, ce sera la troisième fois au moins que les autorités rwandaises remplissent ces camps de leurs citoyens qu’ils amènent au Congo au motif que ce sont des congolais. Une fois que les camps sont vides, ils recommencent la même opération et déversent le contenu des camps déjà pleins au Congo. Si ces gens sont réellement des réfugiés congolais, qui les avait reçus au Rwanda comme réfugiés ? Et quelles en sont les preuves ? Qu’avaient-ils fuit au Congo ? Quand ? Quelles sont leurs collines au Congo et leurs chefs coutumiers ?

Nous savons pour notre part que ceux que le Rwanda nous amène sont ses propres citoyens et que seul une petite parmi eux avait été réfugiés chez-nous et sont volontairement rentré chez-eux en 1994 à la victoire du FPR. Pour preuve ils jetaient leurs cartes d’identité zaïroises à la frontière avant de regagner leur pays natal qui les accueillait sans la moindre formalité.

En effet, à défaut d’une victoire militaire, ils envisagent comme ils l’ont exprimé en 1981 dans leur lettre adressée au Secrétaire Général de l’ONU, de faire organiser un référendum d’autodétermination sur nos territoires, opération que l’arrivée des infiltrés venus du Rwanda est destinée à faciliter. La contestation par eux des résultats des élections présidentielles avant même leur publication a pour objectif de leur permettre de créer un Etat à eux sur nos terres qu’ils comptent soustraire de l’autorité du gouvernement congolais. Ils ont déjà mis en place leur armée composée des militaires rwandais actifs et démobilisé ainsi que des éléments de FARDC de la 8e Région’ militaire qui paradoxalement ne les contrôle pas. Ces éléments qui ont refusé le brassage tuent, pillent, violent et vont jusqu’à s’attaquer aux éléments des unités brassées qu’ils provoquent, humilient à longueur des journées avec la complicité de certains officiers supérieurs corrompus.

A Sake, où les derniers incidents se sont déroulés, des éléments de cette armée déguisés en ‘agents du service public chargés du péage routier fonctionnant à son temps sous la supervision de la province ont porté leurs uniformes militaires et pris part aux affrontements qui ont fait des nombreuses victimes parmi les civils. Malgré la promesse faite aux autorités de la 8ème Région militaire, ces insurgés continuent à roder autour du village de Sake tuant tout Hunde et laissant passer tout autre personne.

Réunis à Nyamitaba, Laurent Nkunda et ses complices ont longuement critiqué les hutu de Masisi qui sont au nombre de ceux qui avaient voté pour le président de la république, Ils avaient par la suite invité les hutu à conclure un pacte avec eux sous la supervision de NKUNDA en vue de défendre ce qu’ils appellent leur territoire. Quelques jours après, ce malin Laurent Nkunda rendra visite au Mwami Bashali de la chefferie du même nom, pour remercier à travers sa personne la communauté Hunde dont les jeunes avaient sauvé des tutsi encerclés et menacés d’extermination par les Hutu au monastère de Mokoto lors de la période sombre de la guerre.

Toute personne avertie comprend que cette entreprise est destinée à monter nos communautés les unes contre les autres et saper ainsi la paix qui se rétabli petit à petit chez-nous et permettre ainsi la réalisation de leurs desseins. Nos parents ont accueilli hutu et Tutsi réfugiés et immigrés sans distinction quand ceux-ci fuyaient chacun en son temps la mort certaine au Rwanda. Nous sommes prêts à vivre avec ceux d’entre eux qui veulent vivre chez nous dans la paix et ne sommes nullement opposés à ce que la nationalité congolaise leur soit accordée individuellement et sur demande. Nous disons bien « accorder» car il est clairement établi à travers des documents annexés à la présente qu’ils sont bel et bien rwandais ou l’étaient encore jusqu’il y a peu. En effet, comme tout réfugié, tous les réfugiés rwandais que le HCR a eu à gérer chez nous, ils n’étaient pas congolais, excepté ceux qui avaient individuellement obtenu la nationalité congolaise s’il y en a d’ailleurs. Il en est de même pour les immigrés qui étaient reçus chez nous comme rwandais et identifiés comme tel. Il était clairement dit qu’ils n’avaient aucun droit foncier coutumier, politique et étaient contraints de prêter serment d’allégeance à nos autorités, de s’engager à respecter nos us et coutumes ou invités à regagner le Rwanda leur pays en cas de refus de se soumettre à ces principes.

Nous constatons d’une part que l’octroi de la nationalité à tous les hutu et tutsi sans distinction ni précision a permis au Rwanda d’injecter un grand nombre de ses citoyens. Même les ex-FAR lnterahamwe refusent de rentrer chez eux avec l’espoir de Se faire naturaliser congolais. Ils affirment comme leurs frères réfugiés et immigrés qu’ils sont sur leurs terres. Nous constatons d’autre part qu’ils sont plus attachés au Rwanda qu’au Congo, ce qui permet au Rwanda de continuer à déstabiliser notre pays à travers eux. C’est pourquoi, nous conseillons aux autorités du Congo notre pays, d’opter pour une politique de naturalisation individuelle organisée de manière à inclure le plus grand nombre de hutu et tutsi réfugiés et immigrés réellement et sincèrement attachés au Congo, prêts à le servir. Ceci permettra la déchéance de la nationalité congolaise de ceux d’entre eux qui auront trahi le Congo par la suite.

Nous exprimons ici notre disponibilité à aider le Congo notre pays à démontrer que, contrairement à ce qu’affirment les autorités rwandaises et leur population que c’est le Congo qui a perdu du territoire au profit du Rwanda et que le hutu et tutsi installés au Congo qui font cette fausse affirmation sont venus chez-nous comme des réfugiés et des immigrés comme peuvent l’attester
la Belgique et l’ONU qui ont vécu cet événement. Les autorités congolaises ont l’obligation de nous protéger, nous et notre territoire. Nous exprimons notre opposition à toute entreprise destinée à nous détacher de notre pays, nous et notre territoire et affirmons ici notre détermination à nous défendre si d’aventure nos autorités et la communauté internationale, l’ONU et l’Union Africaine laissaient faire le Rwanda et ses ressortissants installés chez-nous se faisant ainsi leur complice conformément à notre constitution (voir les articles 63 et 64). Nous nous opposons à tout transfert par le Rwanda de sa population vers nos territoires au prétexte mensonger qu’elle est congolaise.

Par ailleurs, nous demandons à la Belgique, notre puissance coloniale, de prendre le courage d’avouer clairement le statut des immigrés et réfugiés qu’elle avait amené ici chez nous depuis les années 1937.
A la victoire du FPR en 1994, des nombreux tutsi sont rentrés au Rwanda, non pas pour s’y réfugier, mais pour s’y réinstaller en tant que citoyen rwandais. Le fait que les autorités rwandaises les aient installés dans des camps et que leur armée ait détruit toute les archives du territoire de Masisi et celle relative au Kivu au Ministère de l’intérieur à Kinshasa, prouve bien que le Rwanda a planifié son action. Nous invitons ceux de hutu et tutsi, immigrés et réfugiés qui sont réellement attachés au Congo notre pays de refuser catégoriquement à continuer à se faire le relais de la politique suicidaire rwandaise dont la conséquence inévitable sera de provoquer leur rejet par les populations congolaises.

Nous exprimons ici notre disponibilité de vivre avec ceux d’entre eux qui aspirent à la paix, à la cohabitation pacifique des peuples au respect des convenances sociales, et qui sont prêts à renoncer à l’ingratitude, au mensonge et à la tricherie qui caractérisent le comportement des valets des dirigeants de Kigali. Nous invitons certains de  nos compatriotes originaires de toutes les provinces du Congo à cesser de se faire manipuler par les autorités de Kigali et leurs valets locaux. Nous exprimons ici notre refus catégorique à accepter une fois de plus la triste expérience que nous avons vécue sous le RCD où nous et nos populations avons été victimes d’assassinat, viol, vol et autres brimades de la part de l’armée rwandaise avec la complicité de nos compatriotes dont ils se sont séparés à la formation du gouvernement de transition.

Tous le monde a remarqué qu’à cet instant là, les tutsis se sont taillés la grosse part du quota réservé au RCD avec un vice président, neuf généraux, des ministres et des vice-ministres, que les hutu n’ont reçu qu’un seul poste ministériel alors que toutes les autres communautés étaient oubliées. Nous sommes prêt à nous opposer à toute entreprise visant à nous faire revivre cette expérience. Nous exprimons notre opposition à toute action organisée à parti de chez nous et dont l’objectif serait de mettre en cause le processus électoral en cours ainsi que l’expérience démocratique que lés citoyens congolais ont salués.

Nous invitons les membres de toutes les communautés réunis au sein de notre « Baraza la wazee » dont les Hutu et Tutsi, à joindre leurs efforts aux nôtres pour faire: triompher la démocratie, la paix, la cohabitation pacifique entre nos communautés.

En ce qui concerne les revendications de Laurent NKUNDA et son CNDP, il s’agit ici d’un voleur criant au voleur. Après avoir massacré la population de Kisangani et Bukavu, violé leurs femmes et filles, pillé les biens de ses populations et détruit le tissus économique de ces deux provinces (Province Oriental et Sud-Kivu) en brûlant à son passage les boutiques, magasins et marchés ; Monsieur Laurent NKUNDA ne cesse pas avec son aventure meurtrière et d’envahir le territoire congolais dont Masisi, Walikale, Rutshuru, Nyiragongo et Goma.

Aussitôt installé à Masisi et Ruthsuru en province du Nord-Kiviu, comme d’habitude, Monsieur NKUNDA, non seulement il a tué, pillé et traumatisé jusqu’à ce jour la population qu’il prend en otage, mais aussi il crée une bande des terroristes constituée d’une grande partie par des étrangers dont lui-même et quelques aveugles nationaux. Cette organisation s’appelle le CNDP dont il se sert pour :

- Chasser la population autochtone de leurs champs et villages au profit de ses partisans étrangers soit disant réfugiés ;

- Brûler la population vive dans leurs villages disant qu’il poursuit les Interahamwe qu’il n’a pas pu poursuivi pendant le règne du RCD ;

- Rançonner les paisibles populations contraintes de vivre avec lui car pries en otage ;

- Monter les populations les unes contre les autres faisant voir aux unes qu’elles sont recherchées par les autres pour les exterminer pour leur appartenance soit raciale ou tribale, il s’agit ici de véhiculer la haine tribale pour se tirer des profits personnels ;

- S’ériger en chef de l’Etat dans une partie de notre pays (Nord-Kivu) en

- Percevant des impôts et taxes ;

- Hissant un drapeau de la République du Volcan en chantier par lui ;

- Imposant un hymne en Kinyarwanda pour sa psedo-république ;

- Chassant les chefs administratifs, coutumiers et même sécuritaires au profit des hommes de son choix devant lui donner rapport et non plus au gouvernement ni local, ni central ;

- Procédant au recrutement des hommes de troupes qui, en grande partie sont les enfants et mobilisés rwandais pour ne citer que ceux-là.

Pour dévier la vigilance de la communauté internationale, par vous et notre gouvernement, qu’il prend en témoin, Laurent NKUNDA ne cesse de vous écrire de manière menaçante comme il est de coutume pour tout rwandais qui se respecte ; vous faisant voir que lui et sa famille (tribu) sont hais et menacés de mort alors qu’en réalité c’est lui et son association de malfaiteurs le CNDP qui s’organisent pour exterminer le peuple qui les avaient accueillis alors que réfugiés et immigrés officiels et clandestins depuis 1959 à ce jour.

Nous tenons par la même occasion à dénoncer et condamner l’attitude de certaines Agences de presse écrite qui se compromettent par des analyses partisanes de la situation sécuritaire et politique à l’Est du pays. Après avoir avalé l’hameçon irrésistible pour tout incivique au coté de Monsieur NKUNDA BATWARE dit MIHIGO ; Monsieur BELHAR MBUYI Editeur Directeur en chef du Journal ECHOS DES GRANDS-LACS n’a pas hésité à cracher sur sa propre Nation et ainsi la trahir devant NKUNDA.

Dans son 12e numéro  du vendredi 29 juin 2007, monsieur BELHAR MBUYI décide de dévoiler sa vraie image en s’inscrivant sur la liste des insurgés et ennemis de la démocratisation de notre pays. L’attitude de monsieur BELHAR ne rassure plus les congolais de l’accompagnement des médias pour la démocratisation en cours en RDC notre pays.

Vu l’expérience de ce monsieur et son âge, il devrait savoir qu’on n’a pas besoin d’être journaliste pour savoir que le travail noble journalistique ne se fait pas dans un quartier général d’une partie prenante pour X ou Y affaire, encore moins lorsqu’il s’agit d’une question aussi importante touchant la souveraineté d’un pays qui est le sien. Ne s’agit-il pas ici d’une trahison ? Peut-être qu’il a oublié les règles déontologiques de sa profession et dans ce cas le retour au bas de l’école s’impose pour lui.

Nous ne pouvons pas comprendre que Monsieur BELHAR peut minimiser le point de vue des milliers de congolais s’exprimant à travers leurs élus (députés nationaux), les traitant des animaux lorsqu’il dit : « Après avoir ruminé leur haine ethnique, et leur intolérance politique, un petit groupe de députés du Nord-Kivu réussissent, le 09 mars 2007 à pondre un document… ».

Le demandant de porter uniforme et d’aller gagner le front à KITSHANGA, Monsieur BELHAR a oublié que la violence armée qu’il a choisi est réservée aux faibles d’esprit, mais encore que plus que jamais l’acquisition du pouvoir par la force en RDC est déjà bannie. A sa place, nous devrions avoir honte de nous, car il ne fait pas la fierté de la presse au Congo en faisant sa rédaction dans le quartier général de Monsieur Laurent NKUNDA qui du reste,  est déjà non seulement radié des FARDC, mais aussi recherché pour les viols, pillages, assassinats et sa rébellion contre notre pays. Nous pouvons donc sans peur d’être contredit par qui que ce soit dire que monsieur DELHAR s’est trompé d’allié.

Excellence, nous ne pouvons pas ne pas exprimer notre indignation par rapport à l’utilisation abusive des concepts « extrémiste » et « tribaliste » contre nous et une bonne partie de l’opinion congolaise. Il s’agit ici de violer notre droit d’expression. Ce qui est étonnant est que Monsieur NKUNDA et compagnie, qui ne cessent de faire des luttes partisanes ne sont jamais traités ainsi, par contre, ils sont encouragés et préférés.

Excellence, nous reconnaissons à votre représentant ici au Congo plusieurs mérites depuis son arrivée en RDC à la tête du CIAT et de la MONUC dont l’unification partielle de notre pays, l’organisation partielle des élections, le rétablissement partiel de l’autorité de l’Etat et le rétablissement de la paix dans une partie du pays à l’occurrence l’Ouest car jamais l’Est à cause de sa préférence à ce terroriste NKUNDA et sa bande.

Cependant, votre silence par rapport au statut de monsieur Laurent NKUNDA et son entreprise nous fait croire que vous le soutenez de près ou de loin lui laissant continuer son aventure sur nos peuples.

En ce qu’on sache, parmi vos nobles missions à travers votre représentant spécial, la protection des populations civiles de tous les maux d’où qu’ils viendraient en est une, mais à voir la façon dont vous laisser-faire NKUNDA au lieu de le traduire en justice à l’instar de Thomas LUBANGA, on dirait que l’Est de la RDC et précisément le Sud et le Nord-Kivu ne valent rien à vos yeux.

Lorsque nous voyons tous les moyens qui sont mis à votre disposition (les moyens diplomatiques, politiques, militaires) pour rétablir l’ordre dans ce pays, nous nous disons qu’il vous manque un peu de volonté pour soulager la population du Kivu en le débarrassant du phénomène Nkunda.

Notre gouvernement que vous avez la charge d’accompagner, n’a pas les mains propres dans l’affaire Nkunda, car même après avoir bénéficié du vote massif de la population de l’Est, il reste inerte avec un œil complice se dérobant ainsi de sa mission traditionnelle de sécuriser sa population. Nous l’avons vu envoyé certains de ses membres venir négocier avec Laurent NKUNDA à Masisi et même au Rwanda (Kigali) alors que recherché par lui. Ces négociations nous ont valu le mixage des troupes créé de toutes pièces favorisant Laurent NKUNDA au détriment du brassage qui est une disposition constitutionnelle.

Aussitôt mis en place, vous n’ignorez pas que ce mixage constitue un calvaire de la population, un le calvaire car c’est l’occasion pour Laurent NKUNDA et ses troupes de faire des règlements de comptes en opérant des enlèvements des populations civiles, en assassinant les uns et en torturant les autres. Bref, une insécurité grandissante et criante a vu le jour et ce sont tous vos efforts pour le rétablissement de la paix en RDC qui sont mis en cause.

Vous êtes d’accord avec nous, car à part Laurent NKUNDA lui-même, le gouvernement congolais, l’Assemblée national, la société civile, les observateurs tant nationaux qu’internationaux et la MONUC chapeautée par votre représentant spécial avaient tous reconnu l’hypothèque de la paix à l’est du pays par le mixage mis en place en faveur de NKUNDA.

Ceci nous amène à croire que NKUNDA n’agit pas seul, mais plutôt qu’il y a derrière lui tout un arsenal  de sponsors nationaux et internationaux et même la MONUC qui est toujours témoin oculaire jours et nuits des actes ignobles que posent les animateurs du CNDP.

Nous constatons que, le CNDP contrairement à sa définition, à entendre ses revendications et à voir ses pratiques dans la partie sous son contrôle ; n’est qu’un groupement de combattants étrangers au service de certains métropoles étrangers et certains politiciens en mal de positionnement politique et surtout le Rwanda qui voudrait réaliser son rêve de régner sur l’Est de notre pays la RDC en encourageant la partition de ce dernier.

Excellence Monsieur le secrétaire général, devriez-vous déjà savoir que les populations autochtones ne sont pas contentes ni d’accord avec l’aventure des pays voisins à travers monsieur NKUNDA et que tôt ou tard, nous finirons par nous prendre en charge, vous êtes prévenu ; vous êtes aussi témoin que le peuple congolais en général et celui de l’Est en particulier, est toujours pacifique et hospitalier. La culture génocidaire et celle de la guerre civile ne sont pas propres aux Congolais que nous sommes mais, nous craignos que cela nous soit obligé par le régime actuel de KIGALI (Rwanda) ne favorisant pas la cohabitation des peuples, si vous ne faites pas quelque chose à temps.

Nous vous prions d’user de votre pouvoir pour éviter le pire au peuple congolais étant donné votre responsabilité en conduisant la plus importante mission de l’organisation des Nations Unies au monde (MONUC) à travers votre représentant spécial dans notre pays, car nous sommes déjà très frustrés de voir les étrangers (Rwandais et autres) régner sur nous en maîtres, il faut dire que c’est seulement dans notre pays où les étrangers continuent à s’imposer par tous les moyens sur les peuples qui leur ont accordé refuge. Ainsi nous vous prions de bien vouloir nous aider à rapatrier tous les réfugiés Hutu rwandais et les FDLR, mais aussi et surtout les militaires Tutsi rwandais et autres étrangers au coté de NKUNDA car tous font des exactions sur nous et nos peuples ; nous crayons que la situation similaire à celle de Kisangani nous arrive aussi au cas ou les Hutu et Tutsi rwandais s’affrontent. Dans le cas contraire vous serez tenu responsable des degas sous toutes ses formes qu’ils commettent depuis leur arrivée jusqu’à ce jour.

Nous sommes aujourd’hui conscients de notre pauvreté imposée, de l’abandon dont nous sommes victime de la part de la communauté tant nationale qu’internationale, de l’instrimentalisation de certains d’entre nous congolais, et de la division entretenue au sein de nous par les envahisseurs afin de nous exproprier nos terres, ressources et même notre appartenance à la nation congolaise.

Mais il faille souligner que petit à petit nous prenons conscience des maux qui nous rongent et plus que jamais sommes décidés de nous prendre en charge si vous ne faites rien pour nous éviter de nous rendre justice. Les articles 63 et 64 de notre constitution de la troisième république nous profèrent les droits et devoirs de nous défendre et défendre notre pays en cas d’invasion comme c’est le cas aujourd’hui.

Ne nous mettez pas à l’épreuve car nos jeunes gens, organisés même sans moyens ni soutien quelconque, ont pu réussir à défier l’enfant préféré de la communauté internationale (NKUNDA) et jusqu’à présent sont prêt si nous les autorisons de poursuivre les groupes des malfaiteurs, nous disons le CNDP jusque chez eux au Rwanda.

Nous invitons la MONUC dont vous avez la commande à travers votre représentant spécial, d’aider le gouvernement congolais à mettre en néant ce complot qui menace la paix et l’intégrité territoriale de notre pays ainsi que le processus électoral en cours et la démocratisation en marche déjà petit à petit.

Nous invitons aussi le Conseil de Sécurité à faire une mise en garde au gouvernement de Kigali (Rwanda) et l’amener à abandonner sa politique actuelle qui compromet la paix, la concorde et la cohabitation pacifique de nos peuples et toute la région des grands lacs. Et l’aider à mettre en place une politique basée sur l’exploitation rationnelle de ses ressources et non sur l’invasion des pays voisins et le pillage de leurs ressources qui compromettent la cohabitation de ses citoyens installés dans ces pays avec les populations qui les ont reçu.

Nous ne pouvons pas ne pas dénoncer et condamner l’opération de Monsieur Nkunda en cours dans le territoire de Masisi (Ngungu, kichanga, kibabii et Mushaki) et Rutshuru, visant à pourchasser les jeunes intellectuels Hutu, Hunde, Tembo, Nande et autres citoyens encore actifs ayant refusé d’adhérer à sa bande de barbares.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, nous sommes convaincus que vous n’étés pas de ceux la qui pensent que poser clairement son problème est ce qu’on appel extrémisme ou tribalisme.  Nous terminons en vous demandant d’user de votre autorité pour faire échec au complot dont nous sommes victimes, nous, nos populations et nos terres dont les objectifs sont de remettre en cause l’intégrité de notre territoire national et dont les actions terroristes de Mr Laurent NKUNDA sont une illustration indiscutable. Sans quoi nous serons sourds à toute voix extérieure, à toute négociation comme on en est déjà bêtement habitué chez nous au pays.

Nous sommes disposés à vous aider dans votre lourde tâche.

Pour la Communauté Hunde,

Phelicien LUANDA
Secrétaire Exécutif

Albert KYAKWIRA
Coordonnateur

Posté par CDF Afrique à 15:44 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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