10 août 2007
Diaporama Photos Accident de Train au Kasaï
Louis Michel défend le leader du MLC !
Le
sentimentalisme des Occidentaux étonne JP Bemba bénéficie d’un grand marketing
politique à Bruxelles !
Kinshasa, 09/08/2007 / Politique
Même des personnalités comme Louis Michel défendent le
leader du MLC. Le sentimentalisme des Occidentaux, peut-il occulter des procès
intentés contre JP Bemba à Bruxelles ?
Depuis quelques temps, les Occidentaux et
particulièrement les Belges se livrent à un marketing politique inattendu en
faveur du leader du MLC.Tout se passe comme si nos anciens colonisateurs
avaient décidé de jeter par-dessus bard les différents griefs et
« affaires » jadis mis à charge de ce dernier.
Preuve de cet idylle, dans la journée de lundi dernier, un long débat a eu lieu
dans un bureau huppé de Bruxelles sur les modalités pratiques du retour de JP
Bemba à Kinshasa. Dans la foulée, « le Chairman » a été bombardé du
titre de Chef de «l’Opposition congolaise pour avoir été second au deuxième
tour de l’élection présidentielle.
De la plainte contre JP Bemba
Autre sujet débattu au cours de la même réunion: JP Bemba devra-t-il
comparaître devant la justice après son retour à Kinshasa ? A ce sujet, des
avis étaient partagés. Les uns ont estimé que JP Bemba bénéficie de l’immunité
sénatoriale et de la qualité de Chef de l’Opposition constitutionnelle. Pour
ceux qui défendent cette thèse, la plainte contre JP Bemba doit être retirée.
Les Belges qui raisonnent ainsi oublient que la plénière du Sénat peut
invalider le mandat du Sénateur JP Bemba à la demande du Procureur Général de la République et que la
désignation du Chef de l’Opposition congolaise est une affaire strictement
congolaise et que personne n’a encore été désigné à ce poste. Toujours au cours
de cette même réunion, les autres ont évoqué l’indépendance de la justice et la
séparation des pouvoirs. Les défenseurs de cette thèse souhaitent que JP Bemba
soit jugé dès son retour à Kinshasa. Il reviendra au Chef de l’Etat, J. Kabila,
en sa qualité de magistrat suprême, de décider après le
procès, de l’exécution ou pas de la sentence qui sera prononcée par la justice
congolaise.
Haro sur le sentimentalisme des
Occidentaux
On savait les occidentaux sentimentalistes : ils peuvent vous détester
aujourd’hui pour vous encenser demain. Mais, on sait aussi qu’ils sont
éminemment cartésiens. Ils ne peuvent, par exemple, pas oublier que les titres
se décernent dans le pays concerné et non en dehors.
En ce qui concerne JP Bemba, les Belges ne peuvent, par exemple, pas oublier
que de nombreux procès ont été intentés dans leurs cours et tribunaux contre le
leader du MLC. Ces « affaires » judiciaires, ne sont-elles subitement
éteintes, seulement sous le coup de l’actuel idylle avec le concerné ?
En tout cas, on n’est pas loin de là. Pour preuve, même des personnalités qui
avaient une position bien connue contre JP Bemba à une certaine époque,
défendent désormais ouvertement ce dernier. Dans l’une de nos prochaines
éditions, nous vous révèlerons les raisons cachées de cet idylle entre JP Bemba
et les Occidentaux.
© Le Palmarès
Le Général de Brigade Frank Rusagara, est détenu depuis trois jours à la caserne militaire de Kanombe
Kigali, Rwanda – L'actuel commandant de l'académie militaire
de l'armée rwandaise de Nyakinama (nord), le général de Brigade Frank Rusagara,
est détenu depuis trois jours à la caserne militaire de Kanombe situé à 18 kilomètres à l'est
de Kigali où il est poursuivi pour pour avoir joué un rôle dans une récente
fuite d'un richissime homme d'affaire rwandais, Assinapol Rwigara, a appris
mardi la PANA
de bonne source à Kigali, la capitale rwandaise.
On rappelle que M. Rwigara était recherché depuis quelques
jours par la Police
rwandaise après la mort d'au moins trois personnes dans l'effondrement de son
immeuble en construction dans le quartier résidentiel chic de Kiyovu, en plein
coeur de Kigali.
Selon des source concordante, cet homme d'affaire connu pour
avoir été à l'époque membre actif et grand financier de l'ex-mouvement rebelle
(1990-1994), le Front patriotique rwandais (FPR), actuelle formation politique
au pouvoir.
Le porte-parole de l'armée rwandaise, le major Jill
Rutaremara, cité mardi par le quotidien pro-gouvernemental "The New
Times", a déclaré que le ministère public ne s'est pas encore prononcé sur
les charges pesant sur l'officier supérieur rwandais.
"Le général de Brigade Rusagara est tout simplement
poursuivi pour tentative de sabotage des opérations de la Police dans l'arrestation
de la personne recherchée", a déclaré le major Rutaremara, précisant que
l'homme d'affaires rwandais assistait en compagnie du général Rusagara aux
funérailles d'un proche de sa famille au cimetière de Kabusunzu située à
l'extrémité nord-ouest de la ville de Kigali.
Selon le quotidien rwandais, le général de Brigade Rusagara
se serait interposé pour empêcher les policiers d'accomplir leur tâche dans
l'arrestation de M. Rwigara.
L'immeuble en question appartenant à M. Rusagara s'est
effondré le 19 juillet. L'accident a fait également plusieurs dizaines de
blessés parmi les ouvriers du chantier. Deux ingénieurs chargés de la
supervision des travaux de construction sur place, sont toujours détenus à la Police de Nyamirambo, à
Kigali, alors que les enquêtes se poursuivent sur l'origine de l'accident.
M. Rwigara, qui est Président-directeur général (PDG) d'une
fabrique de cigarettes au Rwanda, est recherché notamment pour avoir corrompu
les instances chargées de l'attribution des parcelles urbaines pour y mener
illégalement des travaux de construction. Il est poursuivi pour avoir lancé les
travaux de construction sur un site interdit par la mairie de la ville de
Kigali, ce que son épouse a récemment démenti sur les ondes de la Voie de l'Amérique (VOA),
affirmant qu'il s'agissant simplement d'un règlement de compte à caractère
politique.
Kigali - 07/08/2007 | ©
Panapress
Après l’or, le pétrole oppose l’Ouganda à la RDC
© Le Potentiel 09/08/2007
Depuis une semaine, les incidents frontaliers se multiplient entre l’Ouganda et la République
démocratique du Congo
Il y a déjà eu des victimes, de part et d’autre, et si
les responsables des deux pays ne prennent des dispositions qui s’imposent, la
situation risque de dégénérer. La pomme de discorde ? L’exploitation du pétrole
dans le Lac Albert.
Dans sa dépêche du lundi 6 août 2007, l’agence de presse Misna s’attarde sur les
incidents qui ont eu lieu vendredi 3 août entre les forces armées congolaise et
ougandaise. Incidents qui ont coûté la vie à deux soldats congolais des FARDC,
un civil, et de l’autre côté, un sujet britannique répondant au nom de Carl
Nefdt. En plus, les FARDC avaient réussi à faire prisonniers quatre soldats
ougandais.
Carl Nefdt, ingénieur de nationalité britannique, travaillait pour le compte de
la société pétrolière canadienne Heritage Oil Corp qui est installée en Ouganda
depuis plus de dix ans. Cette société pétrolière, selon l’agence Misna,
appartient à un nommé Tony Buckingham, mieux connu dans le monde international
de mercenaires. Ainsi, cette société pétrolière canadienne a déjà commencé les
travaux d’exploration et compte en l’an 2009 passer au stade de l’exploitation
du pétrole pour les marchés locaux. Ce pétrole sera exporté à travers un oléoduc
jusqu’ aux côtes du Kenya.
Cependant, il nous revient qu’en juillet 2006, Héritage a signé un contrat de
production partage avec la
Rdc. Ce qui lui permet d’exploiter le pétrole dans le versant
congolais à partir des eaux congolaises avec des installations placées en
Ouganda après avoir travaillé au sud de ce pays à Ntrokoto. Mais ayant constaté
que la nappe du pétrole se trouve dans le versant congolais, Heritage oil, avec
les britanniques ont fait appel à Tollow oil qui dispose de l’expertise et du
matériel. Et selon des estimations disponibles à ce jour, cette réserve du
pétrole du Lac Albert s’élèverait à 1 milliard de barils.
Les derniers incidents meurtriers
C’est sur ces entrefaites que les derniers incidents meurtriers sont
intervenus. En effet, une embarcation de Heritage oil, en provenance de
l’Ouganda, venait de tomber en panne et secourue par la marine des Fardc qui la
tenait à l’œil. Par méprise peut-être, les militaires ougandais sont
intervenus, tirant sur les FARDC, blessant un civil et tuant deux soldats
congolais. Dans leur riposte, les Fardc ont tué justement cet ingénieur
britannique, après avoir réussi à faire prisonniers quatre soldats ougandais.
Pour éviter que la situation ne se détériore, les parties congolaise et
ougandaise ont convenu de se réunir pour examiner les faits et éviter que ce
genre d’incidents ne se reproduisent. Au terme des discussions, les FARDC ont libéré
les soldats ougandais. Néanmoins, il a été convenu de se mettre d’accord sur le
tracé lacustre pour éviter de violer les eaux territoriales de chaque Etat. Ce
qui entraînerait indubitablement des implications politiques.
A en croire les premiers éléments d’information, c’est dans les eaux
congolaises où coule le pétrole du lac Albert, plus particulièrement à la
hauteur du village Semiliki. Quant à la limite frontalière, elle s’étendrait
jusqu’à Rukwanzi, de part et d’autre des deux pays. Il s’agit de deux blocs
couvrant 6.000 km2 et appartenant à la
RDC ; bloc en off shore et o, shore ; principalement en
Ituri.
Nonobstant toutes ces dispositions et ces accords encore informels, la tension
ne cesse de monter entre les deux pays, au niveau de cette frontière, à telle
enseigne que la Monuc
s’est impliquée pour faciliter les contacts entre les Etats majors ougandais et
congolais. Selon Misna, l’on assiste à un déploiement des dispositifs
militaires, de deux côtés. Ce qui pourrait conduire, dans l’hypothèse d’une
seconde méprise, à une confrontation entre les deux armées, congolaise et
ougandaise.
Une seconde « zone d’intérêt commun »
Ce serait trop beau de croire que ces incidents constituent des cas isolés.
Bien au contraire, ils confirment tout ce qui a été écrit sur les différentes
guerres d’agression subies par la
Rdc, guerres aux enjeux économiques. Il y a eu l’or de
Mongwalu, de Kilomoto, de l’Ituri en général, lequel or a suscité des
convoitises que l’on connaît.
Jusqu’à tisser des réseaux maffieux qui
permettent la circulation des armes et sèment la mort ainsi que la destruction
dans cette partie de la
Rdc. Aujourd’hui, les incidents du Lac Albert ont comme
dénominateur commun ; l’exploitation du pétrole. Héritage oil qui est installée
depuis plus de dix ans en Ouganda, tente d’étendre ses tentacules pour
exploiter le pétrole dans le versant congolais du fait que l’Etat congolais
n’est pas encore organisé dans ce domaine.
Exactement comme avec l’Angola, le long du littoral commun avec la province du
Cabinda. Sur ce point précis, l’Angola et la RDC ont trouvé un compromis pour l’exploitation
commune du pétrole dans cette « Zone d’intérêt commun ».
Le Lac Albert constitue donc une seconde Zone d’intérêt commun entre l’Ouganda
et la Rdc. Mais seulement voilà. Les choses se passeraient autrement qu’il y a risque que tout
puisse arriver. En effet, des accords ont été conclus de la manière suivante ;
Tullow Oil, 48,5%, à Heritage Oil, 39,5 % pendant que l’Etat congolais ne
bénéficierait que de 12% des actions.
Le contrat signé est d’une durée de cinq
ans. Et si par des effets évolutifs, Heritage construisait l’oléoduc pour
exporter le pétrole à travers le Kenya, pays membre avec l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le
Burundi au sein de East africa Comitte, la RDC n’y verrait que du noir. Surtout qu’à l œil
nu, il s’affirme qu’il s’agit d’un contrat léonin alors que le pétrole est de la RDC.
Dans le sillage du gouvernement, on laisse entendre que ceci expliquerait le
dernier séjour du ministre congolais des Hydrocarbures en Ouganda en vue
d’harmoniser les politiques pétrolières entre les pays voisins. Le ministre
aurait eu des entretiens avec les responsables de Heritage, plus précisément à
Kasenyi où sera basé le siège de Heritage oil. Car, en fait, avec la phase
d’exploitation du pétrole, il est question d’installer la partie de raffinage
qui, logiquement, devrait sur place, alors qu’il était question de l’installer
à Beni. A ces entretiens, avait également pris part le gouverneur de la Province Orientale
pour défendre les intérêts de la population au regard de l’amélioration des
conditions sociales des populations locales et dans la perspective de la
création des emplois.
Les choses sont claires. Les enjeux sont là, et le pétrole,
après l’or, oppose déjà l’Ouganda à la République démocratique du Congo. Tout est
question de savoir comment négocier la gestion de cette seconde « Zone
d’intérêt commun ».
© Le Potentiel
Congo on the verge of crisis - Nkunda, renegate general
She Okitundu, Lokondo et Kilufa pour remplacer Jean-Pierre Mutamba à Bruxelles !
Des sources diplomatiques à Bruxelles, un document officiel nous a été transmis
dans lequel le vice-ministre aux affaires étrangères, Alain Lubamba Wa Lubamba,
par message MSG n°130 AE/131.3.2/513/
Les postes concernés sont Paris, Bruxelles, Londres, Washington, Naïrobi, Brazzavile, Dar-Es-Salam, Pretoria, Abuja et Anvers.
Dans son message, le vice ministre demande aux intéressés « de prendre des dispositions pour leur retour à la centrale ».
Le message du vice-ministre précise : « tenant compte de leur longévité en poste,
chaque diplomate rappelé devrait transmettre à la centrale,sa composition familiale
reprenant les noms et post noms d’épouse et enfants, dates de naissance pour
octroi des allocations familiales».
Les diplomates rappelés font de la
résistance
A Bruxelles, les diplomates refusent d’obtempérer à la décision du vice
ministre. Les uns évoquent des raisons privées notamment des crédits des
voitures, appartements, maisons contractés auprès des institutions bancaires
belges.
Les autres s’appuient sur les études des enfants. Les nombreuses
années passées en Occident ont développé chez nos diplomates l’effet de criquet
: difficile pour eux de quitter l’Europe,incertains de retrouver les mêmes
conditions à Kinshasa ou d’être réaffectés à un autre poste diplomatique,
Il est possible que nombreux d’entre eux ne regagnent pas
Kinshasa et opteront pour l’asile politique. Il est devenu une coutume que les
diplomates congolais en poste à l’étranger ainsi que les membres de leurs familles
introduisent la demande d’asile sous des noms d’emprunts pour être à l’abri de
toute surprise désagréable
Selon les accords diplomatiques entre la
Rdc et la Belgique,
tout diplomate rappelé pour fin terme n’a plus droit à la prolongation du
séjour via le ministère belge des affaires étrangères.
Les diplomates congolais rappelés qui s’entêteront seront
considérés comme des illégaux passibles d’être enfermés dans des centres fermés
pour une expulsion manu militari. L’exil politique est leur unique solution.
Tel est le cas de la majorité des anciens diplomates dont les noms repris
ci-dessous.
She Okitundu,Lokondo et Dominique Kilufa pour remplacer Mutamba
Notre source précise que les ambassadeurs des postes concernés sont rappelés
d’office en consultation.
C’est peut être leurs derniers voyages « officiels ». Pour
le poste tant envié de Bruxelles, trois prétendants sont sélectionnés. Seul l’un d’entre eux sera retenu pour le pays
du Roi Albert II.
A la centrale à Kinshasa, le chef du protocole d’Etat, Dominique
Kilufa part favori, bénéficiant de l’appui du cabinet du ministre Nyamwisi.
La Présidence de la République aligne pour sa part deux gros poissons pour éviter l’amateurisme à Bruxelles : She Okitundu et Henri Thomas Lokondo.
Le départ annoncé de Jean Pierre Mutamba suscite déjà de
l’enthousiasme dans la diaspora congolaise de Belgique. Signe du temps
témoignant de l’impopularité
de Mutamba à Bruxelles.
Liste complète des diplomates rappelés :
Paris :
-NZAMU KASONGO
-KANGI MASAKIDI
-TOTO WANGANI
-KIMBEMBI BAKABADI
-MAVUANGA MAMAPASI
-NGOTO ZALO
-NGAY KATALAYI
-KANKEZA MUKELENGE
-EYAMO AKOTA
-NONO OKATO
-BOLOKO IFUR
-NDONA LUWAWA
-VEUVE MUKA KATOMBE
-IYONGO YA LISOMBO
-MPASI KANGA
-ATANGALE NGOYI SIKU
-KHONDE NGOMA
-MUZINGA YASSE KUZU
-YAV MWAMB
-MUSANGA PHAZU
-MULUMBA NYOKA
Bruxelles
-BAKONGO BEATON
-KIRONGOZI KALINDULA
-KASONGO BIN SALAMU
-KASONGO NUMBI
-CHIKWANIME CHIMANUKA
-MAMBOLE JOSEPH
-KASEREKA KYAV
-TSHIZEZE MAYAMBE
-LANDU BUENDE
-MWENZE KISONGA
-ISEKUSU ISOLUMBU
-NDJANGO SAPA
-BOKELI MPO DEKENO
-MONDELE ONDEL
-NGINDU MUKANGILA
-KASOLONE MUSIKA
-NYONDO OLEMBA
-BOLENDO MWANDO
-ILUNGA KABEDI
-MILONDO MAKADI
-MAMBO ELANGA
-LUANYI TSHITENGE
-ILELABOKAMBALA
-MODABI EA BINA
-GBANGBO NDONI
-TSHIBOLA TSHIAKADI EBWE
-MPIANGU MBAMBU
-KIBONGE MAFU
-AMBA WETSHI
-SERENGBE MANZOMBO
-NGBENGU DI KHUMBU
-YILALA MULUNGU
-MUDUANGELE NGBO
-LUWIZANA SAMBI
-MENAMA NGELEMBO
-AMISI NGOY
-KALUME MABINGO
-NTAWINIGA
Londres
-NTUMBA AKAKE
-BUSHIRI KABOBO
-IWULA SANGOLO
-FULAKOI BITOMBE
-MOSIMO MBINGONE PENGO
-MBOMBO CLAIRE
-MEFELEZI MONDONGA
© Jean Willy Bondjala bo sisimi
Trésor Kapuku fait un come back !
Notre Cour suprême d’injustice vient de trancher
La motion
de défiance de juin 2007 de l’assemblée provinciale du Kasaï contre le
gouverneur Kapuku est anticonstitutionnelle. Qui l’eût cru ? Qui l’eût dit ? Du
coup, le gouverneur défenestré retrouve ses pénates. Au lendemain de sa
démission forcée, il se résolut à venir à Kinshasa pour « jouer au match »
comme on dit chez nous.
Mais auparavant, tel le général américain Douglas MacArthur
durant la guerre de Corée, il déclara : « I shall return ». Le jour de son
départ de Kananga, le peuple chanta et dansa. C’est ce qu’on appelle vendre la
peau de l’ours avant de l’avoir tué. D’après mon ami qui sait ce qui se passe
dans tous les coins et recoins de Kinshasa la pourrie, celui que vous savez
jura que Trésor retrouvera son portefeuille. On ne sait jamais à qui le tour si
la démocratie s’installe réellement dans notre pays convoité par tous les pays
voisins.
Comme on sait, pour régler tout casse-tête mieux vaut s’adresser
à nos Cours et Tribunaux. Ce qui fut fait.
Notre Cour suprême d’injustice est réputée pour ses
arguties. Moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, nos juges peuvent
démontrer par l’absurde qu’un chat est un rat et vice versa. Ce qui devait arriver,
arriva donc. L’heure est à la vengeance. Il paraît qu’elle se mange froid. Ce
sera un vrai combat de nègres dans un tunnel comme aime à le dire mon voisin
raciste. Pas étonnant. La ville de Kananga est toujours plongée dans le noir,
faute de courant électrique. Comme on dit chez nous, le chat sauvage en voulant
imiter l’éléphant a déféqué ses entrailles.
Mokossa Disu ©
Congoindépendant 2003-2007
Ils égarent mon peuple en disant : " Paix! " alors qu'il n'y a pas de
paix. (Ez 13:10)
Les ressources aux occidentaux, la misère aux congolais
Congo - Brazzaville
Principal producteur de pétrole au Congo Brazzaville, avec
130.000 barils équivalent pétrole par jour en 2006, Total annonce ce
mercredi 08 Août 2007 la quatrième découverte de pétrole sur une zone
d'exploration en eau profonde au large des côtes de la République du Congo.
Malgré les importantes ressources pétrolières de leur pays, la population
congolaise, minée par le chômage, vit dans des conditions extrêmement
difficiles, et pourtant l'économie reste absente de la campagne des
législatives, dont le second tour a lieu dimanche. "Le Congo est un pays
riche (...) capable de mobiliser des ressources. Mais personne ne voit où vont
ses richesses".
"Actuellement, les ressources sont
impressionnantes", notamment en raison du prix élevé du baril de brut,
souligne un diplomate en poste à Brazzaville, qui vante la capacité de l'Etat à
payer ses fonctionnaires à échéance.
Mais ce diplomate, qui a requis l'anonymat, constate aussi
un système sanitaire en déshérence, une distribution chaotique de l'eau et de
l'électricité (à un prix pourtant élevé), des routes en mauvais état... Au
Congo, 70% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.
Ce pays de trois millions d'habitants compte 70.000
fonctionnaires pour seulement 20.000 personnes dans le secteur privé. "Mais
combien sont-ils dans le secteur informel?".
A Brazzaville, sur le grand marché Total du quartier
populaire de Bacongo, Joséphine vend du vin de palme pour subvenir aux besoins
de ses six enfants. "Nos enfants n'ont pas de travail (...) Ici au Congo,
il y a beaucoup d'argent et pourtant nous souffrons", explique cette veuve
de 40 ans.
"Il y a des problèmes d'eau, d'électricité. Il faut au
minimum 10.000 francs CFA (15 euros) quand on arrive à l'hôpital pour être
soigné. Ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter les médicaments se fournissent
dans la rue", raconte Esther, 46 ans, pharmacienne ... au chômage.
"On a même du mal à enterrer nos morts",
ajoute-t-elle, expliquant qu'à la morgue les corps restent parfois plusieurs
semaines, le temps que les familles puissent financer les obsèques.
"Qui peut investir dans un tel pays? Le cadre
macro-économique ne permet pas (au secteur privé) d'investir et créer des
emplois", souligne le directeur de Présence économique, alors qu'un
militant associatif dénonce de son côté le "vrai problème" de la
"répartition des richesses".
"Pour connaître la répartition des richesses, il
faudrait savoir ce que le Congo gagne vraiment. Quelle est la production du
Congo en matière de cacao, de café, de bois? Quels revenus tirons-nous
réellement du pétrole?", nuance un journaliste, dénonçant notamment les
clauses de confidentialité des contrats pétroliers.
30% du budget seulement est mobilisable: où
vont les 70% restants?
"Paradoxalement les gens ne voient pas l'importance de
l'économie dans leur vie. Jusqu'à aujourd'hui, il y a un primat du politique
sur l'économique", note sous couvert de l'anonymat un militant associatif.
Il ajoute: l'opposition est "inaudible" parce qu'elle "ne prend
pas en charge les vrais problèmes que vivent les Congolais au quotidien".
La liberté ne se donne pas, nous avons le devoir d'arracher
notre dignité et notre liberté d'action car eux qui ont des privilèges à
protéger n'accepterons jamais que nous les leur coupons.
Ce pays est le nôtre !
© Patrick Eric Mampouya
Affaire Ministre Didace Pembe et l’étudiante Julie Kakudji Kitenge
La Voix des
Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV) vient d’être saisie d’une affaire
grave qui repose avec acuité le problème chronique de la capacité réelle de la
police et de la justice congolaise d’assurer en faveur de la population la
sécurité des personnes et des biens ainsi que la lutte contre l’arbitraire et
l’impunité.
COMMUNIQUE DE PRESSE N°062 /RDC/VSV/CD/2001
Monsieur Kakudji en état de révolte
contre le trafic d’influence et l’impunité
Suite à un coup de téléphone de son amie Victoire WASSA, domiciliée au n° 2
Quartier Banunu, commune de Matete, mademoiselle Julie Kakudji Kitenge se
serait retrouvée à la fin du cours à l’IFASIC dans la famille Wassa le même
jour. Vers 18h00’, une parenté de Mlle Victoire Wassa, en l’occurrence,
monsieur Romial Wassa, qui serait venu récemment d’Europe aurait proposé de
ramener Mlle Julie Kakudji Kitenge à bord d’une voiture Mercedes conduite par
monsieur Didace Pembe, qui serait propriétaire de la boutique LINA au centre
ville, Kinshasa/Gombe. Au lieu d’être ramenée en sa famille résidant au n° 13
avenue Kimpu, quartier Mfinda, commune de Ngaliema, l’étudiante Julie Kakudji
Kitenge se serait retrouvée impuissante entre les mains de M. Romial Wassa et
M. Didace Pembe.
Se plaignant de ne plus avoir de nouvelles de sa fille, M. Kakudji Ngoy Mulume
aurait adressé une plainte à l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa
(IPK, ex Circo) à Kinshasa/Lingwala sur base de laquelle les personnes mises en
cause, à savoir, mademoiselle Victoire Wassa, M. Romial Wassa et M. Didace
Pembe auraient été placés en garde à vue à l’IPK mercredi 19 septembre 2001.
Suite aux interventions, M. Didace Pembe aurait été remis le même jour en
liberté par l’IPK.
M. Kakudji Ngoy Mulume soutient que la relaxation de M. Didace Pembe a été
réalisée en raison des liens de parenté qui existe entre l’épouse du Chef de
l’Etat-Major Joseph Kabila et l’épouse de M. Didace Pembe.
Vu les sacrifices endurés depuis plusieurs années en vue d’assurer une bonne
éducation et une scolarité adéquate à ses enfants, M. Kakudji Ngoy Mulume a
jugé insupportables les propos que M. et Mme Didace Pembe lui auraient tenus
qualifiant l’étudiante Julie Kakudji Kitenge de " putain ramassée dans la
rue aux fins de satisfaction sexuelle ".
Révolté par la relaxation de M. Didace Pembe, dans cette " affaire ayant
jeté irrémédiablement l’opprobre et l’humiliation sur toute sa famille ",
M. Kakudji Ngoy Mulume aurait au téléphone proféré des menaces contre M. Didace
Pembe.
Se réclamant des personnes qui insistent pour l’éclosion de la vérité à travers
un procès équitable sur l’assassinat du feu président Laurent Désiré Kabila,
assassiné en pleine journée au Palais présidentiel mardi 16 janvier 2001 à
Kinshasa, M. Kakudji Ngoy Mulume indexe la police ...
La VSV adresse cet appel pour action urgente aux autorités congolaises, particulièrement, aux ministères des affaires intérieures, de la sécurité nationale et l’ordre public et de la justice en vue : d’ouvrir une enquête sur l’enlèvement, le viol … de l’étudiante Julie Kakudji Kitenge en vue de poursuivre les personnes impliquées.
D’assurer réellement la sécurité des personnes exposées dans cette affaire.
Fait à Kinshasa, le 20 septembre 2001
Pour la Voix des
Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV)
Floribert CHEBEYA BAHIZIRE
Président
Adresse de contact : VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE
L’HOMME (VSV)
3858, avenue des Ecuries, Kinshasa-Ngaliema
Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage
RESF s’alarme de «l’accélération» des procédures d’expulsion
de parents d’élèves
Un enfant russe sans papiers âgé de 12 ans se trouvait
entre la vie et la mort hier soir après avoir chuté du 4e étage de son
domicile, à Amiens. Il avait cherché à fuir la police venue arrêter sa famille.
Il est tombé en essayant de suivre son père qui s’enfuyait
par les balcons et a été transporté dans le coma à l’hôpital de la ville. «On
pense que son pronostic vital est engagé», a déclaré hier soir le procureur
d’Amiens.
Arrivés en France en 2003, le père, 33 ans, et sa
femme, 29 ans, avaient épuisé leurs voies de recours après avoir fait une
demande d’asile politique. Ils avaient laissé sans réponse la dernière
convocation de la police.
Selon le procureur d’Amiens, les policiers n’avaient
pas pénétré dans l’appartement au moment des faits, mais s’apprêtaient à le
faire grâce à un serrurier. Une enquête a été confiée à l’Inspection générale
de la police nationale (IGPN). Dans la soirée, Sarkozy et Fillon ont promis de «faire
toute la lumière».
Domiciles. Depuis lundi, le Réseau éducation sans
frontières (RESF) signalait «l’accélération», la «radicalisation» des
procédures d’expulsion de parents d’élèves sans papiers. «Ce drame pose le
problème de la multiplication des interpellations au domicile des personnes
sans papiers, a estimé Damien Nantes, de la Cimade, lors d’un rassemblement de RESF hier à
Paris. Pendant très longtemps ce type d’arrestations était exceptionnel.
Aujourd’hui on a le sentiment qu’il y a une volonté d’aller chercher les
sans-papiers, sans même attendre la fin de l’examen de leur situation
administrative par la justice.»
Réagissant dans la matinée aux communiqués de RESF sur
l’accélération soudaine de «la chasse» aux sans-papiers, Brice Hortefeux,
ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, avait
indiqué dans la matinée qu’il n’y avait «pas de particularisme pour le mois
d’août». «Il y a une politique qui n’est pas en fonction des mois, des climats,
du gré des uns et des autres», a-t-il déclaré. Dans l’après-midi, Brice
Hortefeux a fait savoir qu’il avait demandé au directeur de la police nationale
que «toute la lumière soit faite» sur les circonstances de l’accident d’Amiens.
De son côté, la Ligue
des droits de l’homme a déploré les «drames humains» sans cesse provoqués par
la politique du gouvernement. «Au-delà de toute démarche politique, nos gouvernements
semblent avoir oublié jusqu’aux principes éthiques les plus élémentaires», a
dénoncé la LDH.
Très structuré autour des établissements scolaires
parisiens, RESF s’est inquiété dès lundi des arrestations, gardes à vue et
placements en rétention de plusieurs parents des écoles maternelles Bullet,
Rampal et Saint-Ange, et des écoles élémentaires Belleville, Ourcq et Bessière.
«On compte seize parents en rétention dont quatorze à Paris, annonçait, hier,
Brigitte Wieser de RESF, lors d’un rassemblement place de l’Hôtel de Ville. Certains
ont été arrêtés en sortant du travail. Les interpellations ont lieu dehors,
partout. La préfecture a visiblement choisi de passer à la vitesse supérieure.
Ils profitent bien évidemment de l’été : c’est sûr que les écoles seraient en
grève en ce moment.» Selon une militante, la police a même effectué mercredi
matin, des contrôles d’identité dans les chambres de bonne d’un immeuble du
XVIe arrondissement.
Sur «l’état des lieux» établi par l’association, on mesure l’ancienneté
de résidence en France des parents interpellés : M. D. «en France depuis neuf
ans», M. Z. «depuis huit ans»… «M. B, Sri Lankais, vit en France depuis
dix-huit ans, sa femme depuis neuf ans. Toute sa famille est réfugiée
politique. On lui a pourtant refusé l’asile», note RESF. Dans certains cas,
militants ou amis s’organisent pour accueillir les sans-papiers dans un lieu
discret. «Ils peuvent être arrêtés à tout moment, explique un militant en
parlant du cas d’une famille menacée. Ils sont chez quelqu’un d’autre, obligés
de vivre cachés.» Ce type d’action est «compartimenté». «Je ne suis pas en
contact direct avec eux», précise-t-il.
Cette crainte d’interpellations au domicile s’explique par
l’inscription, l’an dernier, de nombreuses familles, dans le processus de
régularisation de la circulaire du 13 juin 2006. «Cette circulaire a
incité beaucoup de gens à faire des demandes, commente Damien Nantes. Ils se
sont fatalement signalés. Ils sont forcément fichés par les préfectures, qui
ont leurs adresses.». A Paris, sur les 9 248 dossiers déposés, 1 606
régularisations ont officiellement été accordées en septembre 2006. « On a
le sentiment qu’une sorte de quota a été fixé, poursuit Damien Nantes. Des gens
qui remplissaient les conditions de la circulaire n’ont pas été régularisés.» «Les
familles ont donné tellement de renseignements à la préfecture que ça les a
rendus vulnérables, explique Brigitte Wieser. Ça a créé la peur.»
«Rafles»
Selon la Cimade, les «objectifs chiffrés» d’expulsion (25
000 en 2007), comme le doublement des places en centres de rétention fin 2006
(passées de 700 à 1 600 places), n’ont pas été sans effet. «Vous avez désormais
des contrôles massifs et systématiques de certains lieux qui évoquent des
rafles, ainsi que des réquisitions des procureurs sur des quartiers entiers»,
analyse Damien Nantes.
La
Cimade
a également dénoncé des cas de «violences graves» lors de l’embarquement de
deux Algériens. L’un à Orly, jeudi 2 août. L’autre à Roissy, le vendredi 3
août. «Tous deux ont été victimes, lors de l’embarquement et loin de tout
regard extérieur, d’actes de violence particulièrement choquants et démesurés
de la part des agents de la police de l’air et des frontières», dénonce la Cimade. Les deux
hommes «portaient des ecchymoses un peu partout». L’un d’eux a finalement été
expulsé par bateau.
Par ailleurs, à Lille, la situation des sans-papiers en
grève de la faim ne cesse de se détériorer. «Sur les 120 personnes
expulsées de la Bourse
du travail, le 1er août, seuls 15 restent en rétention, a résumé hier leur
porte-parole. Ceux qui avaient été transférés à Toulouse, Rennes ou Bordeaux
ont pour la plupart été libérés. Mais nous avons 65 personnes qui continuent
leur grève de la faim, devant les hôpitaux de Lille et Roubaix.»
© Karl Laske





