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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

13 août 2007

La fin du Richelieu congolais

Samba_Kaputo_3Deux jours après avoir officiellement retrouvé son poste de conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le député Guillaume Samba Kaputo est décédé à Johannesbourg où l’avion présidentiel l’avait amené en urgence. Maux de ventre, nausées, problèmes rénaux suivis d’un arrêt cardiaque, le caractère inopiné de ce décès a décidé la famille à demander une autopsie tandis qu’à Kinshasa l’émotion est vive, aussi bien dans les milieux politiques que dans l’opinion.

En effet, malgré sa modestie, sa simplicité d’allure, le professeur Guillaume Samba Kaputo, docteur en sciences politiques et administratives de l’ULB, était un personnage clé, l’un des artisans de la sortie de guerre et de la transition, et in fine de la victoire électorale du président Kabila. Né à Moba (Nord Katanga) en 1946, il était aussi, pour son malheur peut-être, considéré comme l’un des membres du «clan des Katangais» qui avait entouré Joseph Kabila au moment où ce dernier avait pris la succession de son père dans les heures qui suivirent l’asssassinat de ce dernier en janvier 2001.

Au fil de la transition, ces «Katangais« dont l’ancien gouverneur Katumba Wanke avaient été régulièrement critiqués par la communauté internationale qui exigeait leur mise à l’écart, les accusant d’avoir conclu des contrats miniers léonins et d’ exercer trop d’influence sur le jeune chef d’Etat. Samba Kaputo, lui, connaissait peut-être trop de secrets : après avoir été secrétaire général de l’AFDL (le mouvement qui renversa Mobutu) il avait été expert du gouvernement lors des négociations de Sun City, avait mené plusieurs négociations discrètes, entre autres à propos du sort à réserver aux combattants hutus rwandais, et il avait été le discret architecte des élections présidentielles et législatives qui allaient déboucher sur la victoire du président Kabila.

Lui même avait été élu député de Moba mais n’avait jamais réellement abandonné son rôle de Richelieu congolais. Au fil du temps, son pouvoir de l’ombre et ses capacités de stratège à long terme avaient suscité bien des jalousies ….

Source : Le carnet de Colette Braeckman

Posté par CDF Afrique à 12:40 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le poison : la nouvelle arme politique en RDC?

Congo_riverAu Congo, l’absence des débats, l’immaturité politique et intellectuelle de nombreux politiciens les poussent à recourir à la politique en « dehors » des institutions.Beaucoup ont encore du mal à rompre avec les vielles méthodes violentes de résolutions de conflit.

Ainsi, l’usage des poisons est fréquent à Kinshasa pour faire taire ou dissuader la population ou un adversaire. Une arme discrète d’élimination politique contre laquelle personne n’est à l’abris : opposition ou pouvoir car historiquement les poisons sont utilisés pour éliminer des témoins gênants et tout « bâton dans les roues » d’un régime. L’absence d’une justice investigatrice à la hauteur fait que la plupart des morts par poison ne savent même pas qu’ils ont été empoisonnés. Les sciences forensiques qui s’occupent des principes scientifiques et des méthodes techniques appliquées à l'investigation criminelle, pour prouver l'existence d'un crime et aider la justice à déterminer l'identité de l'auteur et son mode opératoire n’existent pas au Congo.

Les personnes empoisonnées disparaissent et les perpétreurs ne subissent aucune inquiétude.c’est avec aisance que l’empoisonnement est devenu en vogue pour  reconfigurer de l’espace politique  et son entourage?

Les sources proches des services secrets congolais ne cachent plus leur désarroi. Les empoisonnent surtout politiques ont repris avec effervescence en RD Congo. Faire la politique est devenu un danger quotidien. Le gouvernement congolais dément  toute implication dans les empoisonnements présumés des cadres congolais. La question que l’opinion se pose à cet effet est de savoir comment un homme peut-il assumer sa propre sécurité contre l’empoisonnement ?

On est informé combien de politiciens continuent d’aller bouffer chez leur parents par crainte d’être empoisonné. L’atmosphère de terreur due au manque de confiance des gérants de la nation n’aide pas non plus à dissiper les craintes. Les congolais sont convaincus que les rwandais utilisent l’empoisonnement pour arriver à leur fin, mythe ou réalité ? les arguments sont dans les camps.

Les poisons arrivent à bout des personnes par des substances que si inhalées, ingérées, absorbées ou  injectées, détruisent les structures ou les fonctions du corps. Quelques types de poisons peuvent agir immédiatement sur le corps, d'autres peuvent agir plus lentement. Quelques poisons, comme le cyanure, sont si toxiques ils exigent seulement qu'une minute revienne à être nuisible, tandis que d'autres, comme des vaporisateurs de jardin, soit cumulative et exige l'exposition au cours d'une longue période pour réaliser le même niveau de toxicité. Certains peuvent être le cancérigène et causer des formations cancéreuses fatales quelques années après l'exposition, et enfin l’injection du virus du Sida est devenue aussi une forme de véritable sentence à la mort.

Ce présage n’est nullement d’un pays qui se développer. Les intellectuels de la diaspora refusent de rentrer au pays par crainte d’être arrêter. L’intolérance est au maximum et des problèmes de contrôle de certaines personnes qui empoisonnent aussi par fanatisme et loyauté à leur chef est un grand danger. Peut-être qu'on connaît l’ oeuvre de Gustave Flaubert de 1853 dans laquelle il décrit la manière d'un empoisonnement.  Aujourd'hui, un siècle et demi plus tard, l'angoisse de cette mort est la même.

 

© Mireille Fayila

Posté par CDF Afrique à 12:33 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Deux journalistes libérés à Kinshasa après 15 jours de détention

Rtnc© AFP - 13/08/2007 18h36

Vincent Hata et Michel Shango, journalistes à la télévision publique en République démocratique du Congo (RDC), ont été libérés samedi après quinze jours de détention dans un cachot de la police à Kinshasa, a annoncé lundi l'ONG Journaliste en danger (JED) dans un communiqué.

"Vincent Hata et Michel Shango, journalistes et syndicalistes à la RTNC (Radiotélévision nationale congolaise), ont été libérés samedi 11 août par le parquet près le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe après paiement d'une caution de 120 dollars chacun", indique JED.

Les deux journalistes ont été arrêtés le 26 juillet par des soldats de la Garde présidentielle (GR) commis à la sécurité du site et transférés le lendemain dans les cachots de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police (DRGS).

Ils ont été déférés le 8 août devant le parquet

La libération des deux journalistes est intervenue à la suite d'une demande introduite le 8 août par leur avocat auprès du procureur de la République, déplorant le fait que leur arrestation était antérieure aux faits qui leur étaient reprochés, précise l'organisation congolaise de défense de la presse.

Un troisième journaliste de la RTNC, Eugène Risasi, arrêté en même temps que les deux premiers, a été libéré le 31 juillet. Aucune charge n'avait été retenue contre lui.

Les trois journalistes ont été accusés "d'injures publiques et outrage envers le chef de l'Etat, de tentative de déstabiliser la RTNC et discréditer le gouvernement par le déclenchement d'une grève et tentative d'organiser une réunion syndicale malgré le refus de l'administrateur-délégué général" de la RTNC.

Posté par CDF Afrique à 11:53 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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