18 août 2007
Kagamé ravitaille les Interahamwés a l'est du Congo, plus précisément à Nindja au Sud Kivu, alors même qu'ils sont soi-disant se
Devoir de mémoire
C'est ce que révèle le quotidien français «La Libération» dans son
édition du 23 juin 2005, citant le CRID comme source.
«Il y a au minimum une collusion entre les dirigeants rwandais
et congolais pour ne pas régler ce problème», accuse Nestor Ngaba du Crid, une
ONG du Kivu. «Cela fait trois mois qu'un accord de désarmement et de rapatriement
des FRDL (principale milice Interahamwe, ndlr) a été signé et il ne se passe
rien. Au contraire, ces gens-là ont établi leur siège à 80 km de Bukavu, à Nindja.
Ils contrôlent un territoire grand comme un département français d'ou ils
effectuent des razzias.
Tout cela est une mascarade, ils servent de prétexte au maintien d'un état de
guerre qui profite à tout le monde. Le Rwanda les ravitaille alors même qu'ils
sont soi-disant ses pires ennemis ?
Paul Kagamé continue à armer les Rastas à l'est du Congo pour
bloquer le rapatriement des miliciens Hutus des FDLR. C'est ce que révèle Colette
Braeckman dans le Soir du 28.10.2005. Rappelons que 24 Congolais autochtones, y
compris les enfants, ont été tués à l'arme blanche parles Rastas le 12.10.2005;
et puis au moins deux Congolais autochtones ont été brutalement tuées à coups
de machettes le 27.10.2005 et sept autres enlevées à Kanyola (selon Misna).
C’est dans les colonnes de notre excellent confrère belge (flamand) ‘Humo’ (édition
du 12 juillet) que l’horreur vécue au quotidien par les RD Congolais du Sud et
Nord Kivu est décrite dans toute sa nudité. Au début du mois, la rédaction de
Humo avait reçu un colis en provenance de l’Est du Congo. Ce colis contenait
des photos horribles d’un massacre qui a eu lieu à Nindja, une petite ville
située à 60 kilomètres
de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu.
Des membres coupés, des visages d’enfants morts brûlés, des crânes fracassés
avec des machettes, des cadavres éventrés : la terreur sans fards à l’Est du Congo.
L’expéditeur, un missionnaire qui a préféré garder l’anonymat (on le comprend)
et qui ne croit pas à l’aboutissement du laborieux processus de paix et de normalisation
en cours dans le pays. « Ici, nous ne pouvons pas prendre au sérieux les
élections générales qui viennent d’être reportées jusqu’au mois de mars2006 par
le Parlement. Comment pourra-t-on voter ici ? Ici nous n’avons même pas un bout
de crayon », écrit le missionnaire.
Les photos datent en fait de fin avril. Elles ont été prises après une énième
razzia nocturne perpétrée par une bande de malfrats qu’on appelle Rastas : des groupes
mettant ensemble des Interahamwe devenus incontrôlables, des Hutus extrémistes
qui avaient fui le Rwanda, et des Mayi-Mayi, anciens résistants congolais qui
en principe devraient faire partie de la nouvelle armée unifiée. Mais ce n’est
pas le cas.
La région continue à être terrorisée par toutes sortes de bandes armées lourdement
équipées qui se livrent un combat impitoyable pour le contrôle de chaque lopin
de terre. On sait que l’Est du Congo est la région la plus riche du monde :
dans le sous-sol on y trouve tout le tableau de Mendeleïev.
L’universitaire anversois Filip Reyntjens, professeur de politique et de droit
africain, a déjà vu les photos avec une émotion qu’il ne peut dissimuler. Même si
sur la toile il voit tant de choses horribles dit-il et d’habitude il s’enfuit
immédiatement : « on ne s’habitue jamais à l’horreur », avoue-t-il.
Humo : Mais pour l’Occident, Kagamé reste toujours un interlocuteur privilégié.
Est-ce qu’il fait tout cela en mettant à profit ce que l’on appelle le « crédit
génocidaire » ?
Reyntjens : « La Communauté
internationale est écrasée par un profond sentiment de culpabilité pour n’être pas
intervenu quand, il y a onze ans, le génocide a éclaté au Rwanda. Près de un
million de Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés en moins de cent jours.
Trois quarts de Tutsis autochtones du Rwanda avaient été exterminés. Les
membres du Front Patriotique Rwandais, le Parti de Kagamé, abusent de cette
situation et se plaisent très bien au rôle de victimes. Et depuis lors,
personne n’ose critiquer ce régime. Un régime qui entre temps a déjà massacré
des dizaines de milliers de Hutus ».
Bukavu, 27 juin 2005 : Onze présumés complices des crimes commis par les milices
rwandaises « Rasta-FDLR» arrêtés en territoire de Walungu ont été libérés sans
jugement par les autorités de la province du Sud Kivu : Inquiétude et crainte
de la population.
En date du 04 mai 2005, l’arrestation et l’acheminement à Bukavu par le colonel
commandant du groupement des combats sur l’axe Walungu, de onze personnes
présumées coauteurs des milices rwandaises rastas et complices de plusieurs
crimes commis sur les populations civiles dans ce territoire, avait fait naître
un regain d’espoir dans le rang de la population qui voyait enfin les préludes
de la lutte contre l’impunité de ces crimes, espoir qui s’était vite estompé
car presque toutes ces personnes circulent librement dans la ville de Bukavu
depuis le 22/5/2005.
En effet, en date du 22/ 05/2005, le gouverneur de province ad intérim et vice
gouverneur en charge de l’administration avait ramené ces onze personnes à Walungu
et avait demandé au cours d’une réunion du conseil restreint de sécurité du
territoire que ces derniers réintègrent leur milieu car aucun grief n’était
retenu contre eux. Les participants à la réunion avaient montré les
conséquences néfastes d’unetelle démarche sur la sécurité de la population e tdans
la lutte contre l’impunité qui doit caractériser les services étatiques.
De retour à Bukavu, ces derniers ont été relâchés avec ordre de se présenter au
gouvernorat chaque lundi et vendredi et ceci sans tenir compte de tous les
procès verbaux d’audition établis par les services compétents au niveau du
territoire de Walungu.
Perfide Nkunda !
Jouissant de la complicité de Bemba, de l'appui de certains cercle du pouvoir
aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, du Rwanda et de l'Ouganda, Nkunda sur le point
d'établir un état Tutsi au Nord Kivu dénommé : L'Etat des Volcans avec sa
propre radio, drapeau, église, une armée, une police, un système de collecte de
taxes et d'impôts ...
1. Nkunda qui traîne des crimes contre l'humanité, a déjà établi ses tribunaux
dans les territoires qu'il contrôle (Rutshuru, Walikale et Massissi) et y a
hissé son drapeau partout.
2. Nkunda a établi sa propre église et y nomme les prêtres. Les notables
autochtones Congolais sont systématiquement assassinés ainsi que tous les
autres cadres Congolais autochtones: hommes d'affaires, intellectuels ...
3. Les agents de l'ONU accusent Nkunda d'enrôler les jeunes Rwandais dans son
armée et d'être responsable de la dispersion de 230,000 Congolais autochtones
de leurs maisons pour les camps des déplacés (comme Museveni le fait au Nord de
l'Ouganda), ou ils sont soumis aux maladies, à la faim et aux intempéries, femmes
violées, hommes mutilés, amputés à la machette par les troupes de Nkunda et
"ses FDLR" qui travaillent ensemble pour résoudre le problème de l'espace
vital au Rwanda.
4. "Nous comprenons le projet de Nkunda [le pretexte de protéger les
Tutsi]", a déclaré Charles Murigande, Ministre Rwandais des Affaires
Etrangères.
Pendant ce temps, le ministre de la Défense appelle au brassage ...
« Il y a de la place pour tout le monde. Tous les combattants non brassés sont
invités à rejoindre les centres de brassage.» C’est le sens de l’appel du ministre
de la Défense
fait vendredi à travers radiookapi.net. Tshikez Diemu se montre ferme envers ceux
qui se mettent en marge de cette opération, y compris envers Laurent Nkunda.
S’agissant de Laurent Nkunda, le ministre déclare : «Nkunda navigue à contre
courant. Il est grand temps qu’il arrête. Plus il persiste, plus il est en
train de s’enfoncer lui-même. L’eau est peut-être aujourd’hui est aux hanches,
en ce qui nous concerne,il s’entête, il réagit, l’eau est en train de monter,peut
être au moment où ce sera tard, il va se noyer. Il est grand temps qu’il sorte
de l’eau vite»
Pour le ministre, Laurent Nkunda doit s’assumer pour ce dont il est responsable.
Il s’agira selon Tshikez Diemu, de répondre des actes de l’insurrection de Bukavu
en juin 2004 et des troubles de Kisangani en juin 2002. «S’il est courageux,
qu’il vienne défendre ses thèses. Mais du point de vue de l’armée, nous allons
le traiter comme quelqu’un qui est réfractaire et qui entraîne beaucoup
d’autres personnes, des innocents, il répondra de tout ça », a conclu le ministre.
Les jours de Nkunda sont effectivement comptés.
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