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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

18 août 2007

La Monuc est mieux renseignée sur la RDC que le gouvernement congolais

monuc_enfants_seulsLe dernier rapport de la Mission des Nations Unies au Congo que Le Phare a reproduit sur quatre pages (7-8-9-10) dans son édition n°131 du mercredi 08 août, démontre que la Monuc est plus renseignée sur la RDC que le gouvernement congolais  

Elle est au parfum, jusque dans les moindres détails, de tout ce qui se passe dans les coins et les recoins reculés de la RDC. Dans ce document, la Monuc retrace, par le menu, la situation générale de l'ensemble du pays caractérisée par les violations des droits de l'homme et les exactions dont les auteurs sont des policiers et des officiers de la police, des soldats et des officiers de l'armée, ainsi que des magistrats. 

Tortures, extorsions de biens, exécutions sommaires, tueries, viols, traitements cruels et inhumains, acquittements d'accusés reconnus coupables, l'apathie des autorités administratives locales concernant ces violences que commettent ceux qui sont supposés être les gardiens de la paix, les défenseurs de la patrie et les justiciers.

La Monuc indique avec précision les dates, les lieux, la nature des violences, les noms des victimes, l'identité des auteurs. On croirait se trouver dans la jungle, tant et si bien que le rapport ne mentionne nulle part la réaction d'une autorité quelconque contre ces horreurs et exactions.

Le village Nyabyshwa à 25 km au nord de Luke dans le Sud-Kivu ; des journalistes battus et maltraités à Mbuji-Mayi ; des femmes violées à Bunia ; exécutions à Minembwe; le village Kadimbu à Kabalo à 300 km de Kalemie au Katanga ; pillage par la Brigade Bravo à Kishero et Mushumba au Nord-Kivu ; Songomoyo au bord du Lac Albert en Ituri et Djugoth toujours en Ituri ; Butala à 28 km d'Ilebo au Kasaï Occidental ; Mahagi et Ngote dans la Province Orientale ; Angabo 34 km au sud-est de Mahagi ; Manzasay dans le Territoire de Bagata au Bandundu ; Bakwa-Tshinene à Katanda au Kasaï Oriental ; Kasongo au Maniema, Parc Kahuzi-Biega etc. aucune portion du territoire congolais, si mince comme un cheveu soit-elle, n'échappe à la Monuc.

Elle ne se limite pas à constater les faits et à les consigner dans un document. Elle a hebdomadairement et régulièrement rendez-vous avec la presse. Chaque mercredi elle met les journalistes au courant, par briefing, de l'évolution de la situation générale en RDC leur propre pays. Elle leur donne un aperçu des événements quotidiens qui sont ensuite compilés dans un rapport complet. On dirait qu'en matière de communication avec la presse et de diffusion de l'information, la Monuc est plus avancée et plus renseignée sur la RDC que ne l'est le gouvernement congolais.

La démarche adoptée par
la Monuc, même si elle a tendance à minimiser les faits si graves qu'elle signale, a ce double avantage de libérer l'information au lieu de la retenir ou de l'occulter, et de prévenir la rumeur, les conjectures et les spéculations. Quels sont ces moyens magiques dont dispose la Monuc et dont le gouvernement manque pour pouvoir évoluer en matière de communication avec la presse et de connaissance de qui se passe dans le pays ?  

La Monuc dispose d'agents de liaison partout dans le pays et d'un réseau de diffusion de l'information communément appelée « Radio Okapi ». Elle prend rendez-vous hebdomadairement avec la presse. Le gouvernement congolais n'a pratiquement rien à envier à la Monuc.

Il a le monopole du réseau officiel de mass média avec des relais dans toutes les provinces du pays. Il a tout un bataillon d'autorités administratives et politico-administratives en permanence sur le terrain ; gouverneurs, commissaires de district, administrateurs de Territoire, chefs de cité ou de quartier, qui sont censés suivre la situation quotidiennement et lui en faire rapport régulièrement. Le gouvernement ne peut donc pas s'estimer moins loti que la Monuc.

Surtout que c'est lui qui gère le pays et non la Monuc. Mais le problème git ailleurs. Le gouvernement devrait connaître toute la situation du pays mieux que la Monuc.

Les autorités administratives et politico-administratives étant des fils du terroir, connaissant leurs juridictions comme leur poche, mieux que les représentants de la Monuc dont les sources mêmes d'informations sont curieusement des autochtones comme on le remarque dans son rapport. Les conseils des ministres (avec le chef de l'Etat) et les conseils de cabinet (avec le chef du gouvernement) son sporadiques. Et quand ils se tiennent, les comptes rendus faits à l'issue des réunions à l'attention du public, taisent même les faits devenus les secrets de Polichinelle. Même si ces faits sont déjà largement diffusés par les médias étrangers et la Monuc, le gouvernement ne cherche pas à se dédouaner en donnant une version officielle collant à la réalité. Ou bien on fait semblant d'ignorer systématiquement les faits devenus notoires, ou bien on les dénature étrangement, créant ainsi la confusion dans les esprits. La libération de l'information est un pas vers l'apparition de la démocratie dans un pays. Le contraire est caractéristique des régimes d'essence autocratique.

Soit le gouvernement est bien renseigné sur tout qui se passe dans le pays, mais opte pour l'obscurantisme, c'est-à-dire le refus délibéré d'informer franchement le public, soit ses cadres administratifs et politico-adfministratifs de l'intérieur sont distraits et ne suivent pas l'évolution de la situation dans leurs juridictions respectives pour l'en informer régulièrement en connaissance de cause. De ces deux hypothèses, c'est la première qui s'avère probable. Le gouvernement aurait avantage à sauver la face en prenant l'initiative de donner l'information vraie. Il se fait du tort en laissant cette initiative aux médias étrangers et à
la Monuc qui publient les versions authentiques des faits, loin de rehausser la crédibilité du pouvoir en RDC. Comme par un effet d'entraînement, les défaillances du pouvoir ne manquent pas de se répercuter sur le secteur de la communication. J'ai vu et entendu dernièrement une représentante d'une organisation corporative internationale, sur le plateau d'une chaîne de télévision locale à Kinshasa, apprécier la croissance quantitative des médias audiovisuels et écrits en RDC mais déplorer que ce développement ne soit pas compensé par la qualité.

Même le public congolais n'est pas dupe. Par son jugement personnel critique et par ce qu'il apprend de la presse étrangère qu'il suit assidument jour et nuit, il catalogue ses médias audiovisuels et écrits. Chaque matin devant les kiosques à journaux rudimentaires étalés à même le sol, il pointe l'index vers les manchettes et tous les articles à la Une.

Il sait découvrir facilement ce qui est plus ou moins fondé et ce qui est purement imaginaire. La sévérité du jugement porté par la confrérie étrangère et le public congolais n'est pas excessive. Ce jugement est un constat parallèle à celui des déficiences professionnelles d'ordre déontologique et éthique que l'Omec, structure corporative de régulation et d'autorégulation, relève dans ses rapports périodiques d'observation. Les mêmes faiblesses mainte fois remarquées et dénoncées, réapparaissent sans cesse fastidieusement. Les guides conçus, élaborés, imprimés et distribués aux professionnels des médias ne semblent pas avoir été assimilés avec fruit par certains de leurs destinataires. Ce qui est vrai pour la presse, l'est aussi pour tous les autres domaines. C'est la preuve que la société progresse ou régresse par des effets d'entraînement du sommet au bas de l'échelle.

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Portrait d’un chanteur-amuseur de renom, Madilu System

madilu_systemeKinshasa, 17/08/2007

Jean de Dieu Bialu était un bout-en-train. Un amuseur hors pair qui savait détendre par de petits récits. Avec lui, l'ennui n'était presque jamais au rendez-vous. Aux lieux de regroupement ou en voyage, ses facéties meublaient le temps du groupe. Cette faculté lui permettait l'aisance de posture quel que soit le nombre de personnes autour de lui. Ainsi, il était entré dans le monde d'Orphée où il s'était introduit comme chanteur.

Il entame, en effet, la carrière musicale sous la férule de Papa Noël Nedule avec l'orchestre Bamboula qui se disloque après sa participation à un festival international. L'occasion d'exercer pleinement son métier s'offre près de l'actuel marché Mariano, dans les environs de la rue Yakata, dans la commune de Ngiri-Ngiri, où habite Yonsa Taluki dont les violons ne se sont pas accordés avec Seskain Molenga, créateur de l'orchestre Bakuba ayant en vedette le gros Jean Kabasele Yampanya alias Pépé Kallé qui explose dans le tube " Nazoki ".

Bialu Madilu Makiese est, avec un autre chanteur, Pindu Pères, aux côtés du soliste Yonsa pour former l'ensemble Bakuba auquel, pour le distinguer, sont ajoutées les lettres initiales des noms du trio Madilu - Yonsa - Pindu pour donner le sigle MAYOPI, Bakuba Mayopi. " Zene " couronne leur union et bouscule les hit-parades. Madilu dont les trémolos de la voix ressemblent étrangement à ceux de Pépé Kalé, se révèle auprès des mélomanes.

Cependant, des problèmes de marketing et surtout de leadership se posent au point de provoquer la dislocation du jeune groupe. Madilu Bialu qui prend le nom de Père Zikalpens s'en va monter son propre ensemble appelé Pamba-Pamba avec lequel il lance la chanson " Madilu System" sous le label de la nouvelle maison d'édition de Maxime Soki Vangu, responsable numéro 1 de l'orchestre Bella-Bella.

Gérer son petit monde s'avère très difficile tant et si bien qu'il opte pour une embauche dans l'orchestre International Afrisa de son idole, Pascal Sinamoya Tabu Ley. Au bar Type Ka, dans le prolongement de la piste d'atterrissage de l'aéroport de Ndolo, dans la commune de Kinshasa, ses apparitions passent néanmoins inaperçues.

Il est alors aperçu, en 1979, au music-hall Un-Deux-Trois, dans la commune de Kasa-Vubu, où il est attiré par le " grand maquisard " Daniel Ntesa Nzitani dit Dalienst qui officie dans l'autre grande école qu'est le Tout Puissant OK Jazz du " grand maître " Luambo Makiadi Lokanga
La Ndju Pene Franco. La ligne d'attaque et composée des monstres sacrés tels que Dalienst, bien sûr, Josky Kiambukuta Londa, Pépé Ndombe Opetum, Jo Mpoy, Blaise Pascal Wuta Mayi et même Diato Lukoki, Lokombe. Y avoir une place exige énormément de patience, de persévérance et même de chance d'autant moins que le patron ne croit ni à son esprit d'initiative, ni à son talent en lui collant simplement l'étiquette d'imitateur de Pépé Kallé.
D'ailleurs, quand il s'agit des voyages importants pour lesquels il faut réduire l'équipe, le critère d'indispensabilité plaide toujours en défaveur de Madilu. En 1983, après moult atermoiements, Bialu Madilu est retenu en dernière minute dans la délégation du TP OK Jazz invitée pour une tournée en Europe.

A quelque chose malheur est bon, dit-on. Il arrive que les titulaires au chant entrent en froid avec Luambo Makiadi sur leurs droits après plusieurs productions. La réaction de celui-ci est de leur prouver que leur rébellion ne peut pas bloquer le respect des contrats passés avec les producteurs et partenaires. Alors, il s'enferme avec le mal aimé Madilu qu'il soumet à un travail intense de réajustement de la voix pour lui donner un cachet propre, auquel celui-ci s'astreint ave zèle.
Sur le plan discographique, le résultat est saisissant avec le larguage des albums aux titres-cultes comme " Non ", " Mario ", " Mamou ", " Oyo nini ? " sans oublier sa composition " Pesa position ".

C'est l'apothéose ! Lorsque Luambo Makiadi revient au pays avec sa troupe en 1986, Madilu est au summum de la gloire. A la télévision comme en concerts, il est réclamé puisqu'adulé. " Melesi bapesaka na mbwa " confirme l'envol. De retour en Europe depuis bien longtemps et après avoir honoré quelques contrats, Luambo Makiadi meurt le jeudi 12 octobre 1989 à Namur, en Belgique. Le rapatriement de sa dépouille, deux jours plus tard, est marqué par l'absence, entre autres, de Madilu.

Les commentaires vont dans tous les sens

Quand il débarque à Kinshasa plusieurs semaines après, il retrouve néanmoins les autres membres du TP OK Jazz avec lesquels il livre quelques concerts, après la levée du deuil. La danse " mayeno " sert de support aux chansons " Voisin ", " Eau bénite ", Dathy Pétrole ", " Cabinet Molili ", " Diarrhée verbale ", " Hommage à Luambo ", " Magali ", " Ofela ". Mais, entre la famille biologique du défunt et les composants de l'orchestre, surgit un désaccord sur le pourcentage à se partager entre les deux parties. La majorité, si pas tous les musiciens conviennent avec Simaro Lutumba Ndomanueno pour monter Bana OK en prenant leurs distances du TP OK Jazz. Approché pour remonter le légendaire ensemble musical, Madilu préfère entamer une carrière en solo d'où naissent " Ya Jean ", " Frère Edouard ".

Toutefois, pour agrémenter les manifestations auxquelles il est convié, ici comme en dehors des frontières nationales, la nécessité d'avoir un groupe d'accompagnement s'impose et il le baptise simplement Madilu System. Parallèlement, avec le concours des musiciens de studio en Europe, il enregistre " L'eau ", " Yaya ou Saint Paul ". Le titre qui accroche le plus est lancé fin 2005 : " Juste un peu d'amour ". En bon blagueur, Jean de Dieu Bialu Madilu termine naturellement sa trajectoire avec la chanson " Bonne humeur qui sera sur le marché dans les prochains jours. Il a tiré sa révérence le samedi 11 août 2007 aux Cliniques universitaires du Mont-Amba, à l'âge de 57 ans. Adieu l'artiste !

© Siki Ntetani Mbemba

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Affaire Rwigara Assinapol

Police_rwandaise© Agence Rwandaise d'Information | Kigali | 16 Août 2007

L'Ambassade de Belgique à Kigali suit de près l'affaire Rwigara Assinapol, du nom du commerçant rwandais qui a aussi une nationalité belge et qui vient de se rendre à la justice après un mois de cavale, a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

Assinapol Rwigara avait refusé de se rendre à la Police qui le recherchait suite à un accident de chantier à Kyovu où il construit une maison. Le Premier Secrétaire de l'Ambassade de Belgique à Kigali, Mme Sibille de Cartier, qui est en contact avec l'épouse de Rwigara, a confirmé que l'homme d'affaire belgo-rwandais s'est rendu ce jeudi à la justice.

Procureur Général qui lui a dit qu'on ne pouvait pas localiser Assinapol Rwigara. A la question de savoir si l'Ambassade de Belgique compte assister ce commerçant, elle a répondu : «Il a un avocat. Nous, nous ne nous mêlons pas dans les questions de justice ».

Deux généraux rwandais qui auraient aidé Assinapol Rwigara à échapper aux forces de Police, Frank Rusagara et Sam Kanyemera, sont en détention. Tous les observateurs se demandent pourquoi un déploiement exceptionnel de moyens policiers et judiciaires pour ce qui n'était à la base qu'un tragique accident de chantier.

Des accidents identiques, mais moins dangereux, s'étaient produits sur les chantiers de feu Rubangura, de l'hotêl Alpha Palace, de la Caisse Sociale à côté de Novotel Umubano ; mais sans que les suites ne soient les mêmes. Avant sa reddition, l'on se demandait si Assinapol Rwagara était en cavale à l'intérieur du Rwanda, ou s'il était sorti du pays, ou encore s'il était détenu dans un lieu secret.

Selon Alison Desforges, Conseillère principale à la Division Afrique de Human Rights Watch, Assinapol Rwigara était bel et bien dans les mains de la police mais en secret. «Selon plusieurs témoins, un officier de la Police a indiqué à un journaliste en date du 29 juillet que la Police a arrêté Monsieur Rwigara. C'est seulement le 30 juillet que la Police a modifié ses déclarations en avançant qu'il n'était pas dans ses mains », a-t-elle confié à ARI.

 

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Le Président brésilien Lula Da Silva annonce sa prochaine visite en Rdc

LulaKinshasa, 17/08/2007 

L’émissaire brésilien Claudio Bragantini qui a annoncé la prochaine visite en Rdc du président de la République fédérale du Brésil, Lula Da Silva n’a avancé aucune date

En visite de travail à Kinshasa, le coordonnateur du Bureau ré­gional de la compagnie brésilienne de recherche agricole (Embrapa), Claudio Bragantini, s’est entretenu mercredi 15 août avec le ministre d’Etat à l’Agriculture, Pêche et Elevage, François Joseph Mobutu Nzanga. Le Bréslien était ac­compagné de Marie-Jeanne Wayi Kani Ukuranga, chargée d’Affaires à l’ambassade de la RDC à Accra, où la compagnie a installé son bureau depuis 2006 et de l’ambassadeur du Brésil à Kinshasa, Flavio R. Bonzanini.

Se confiant à la presse, l’émissaire brésilien a indiqué qu’il est venu s’entretenir avec les autorités congolaises du sec­teur agricole dans la perspective de la prochaine visite en Répu­blique démocratique du Congo du président de la République fé­dérale du Brésil, Lula Da Silva. Mais, aucune date n’a été avan­cée à ce jour. « Le Congo reste une priorité pour le Brésil et nous attendons une ouverture de la part des autorités congolaises », a déclaré Bragantini, qui est à sa quatrième visite en terre congolaise.

Pour sa part, Mobutu Nzanga s’est félicité de cette coopération avec le Brésil, pays qui a fait beaucoup de progrès dans l’industrie automobile et en éthanol (biocarburant) ou carbu­rant à base du jus des cannes à sucre. « Le Brésil, c’est un exemple à suivre pour le Congo qui peut profiter de son expérience de la production agricole et animale dans le cadre de la coopération Sud-Sud », a-t-il confié.

Faciliter l’implanta­tion des projets

Claudio Bragantini a indiqué que son entreprise (EMBRAPA) a comme objectif principal de faciliter la coordina­tion et l’implantation des projets de coopération agricole avec les pays africains. Elle fait le trans­fert de la technologie brésilienne pour la production agricole en Afrique. Cette technologie s’étend aussi sur la sécurité alimentaire et la production de l’éthanol.

L’installation d’un bureau régional de la compagnie brési­lienne de recherche agricole en Afrique fait partie des initiatives du président Lula qui visent, es­sentiellement, l’intensification des relations bilatérales concrètes entre le Brésil et les pays subsahariens.

Aussi, en tenant compte de l’expérience brésilienne, quelques domaines sont envisagés en vue de permettre une efficace re­lance de l’agriculture congolaise: la production végétale et animale avec la réhabilitation de l’ONC et la relance de la filière café ; la réhabilitation du domaine prési­dentiel de
la N’Sele ; le transfert de l’expérience sur la production et l’utilisation de l’éthanol la relance de l’Office national de l’Elévage (ONDE) la formation du personnel agricole congolais au Brésil qui pourrait être financé par l’Agence brésilienne de Coo­pération ...

L’EMBRAPA a déjà si­gné 68 accords bilatéraux avec 37 pays et institutions. A ce jour, cette compagnie brésilienne qui utilise 8.375 employés dont 2.198 chercheurs, dispose de la plus complète base d’informations de la technologie agricole tropicale à travers le monde.

© Rich Ngapi | Le Potentiel

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Charles Murigande : « Pas de partage du pouvoir entre les survivants du génocide et les génocidaires »

murigande_2Rwanda | 16 Août 2007 à 13:10:13

Le gouvernement rwandais encourage les combattants hutus rwandais des FDLR à souscrire au rapatriement volontaire dans leur pays.

Il s’oppose toutefois au dialogue inter rwandais sollicité par ces derniers, rapporte radiookapi.net

Les autorités rwandaises se sont exprimées lors d’une rencontre avec l’équipe conjointe DDRRR (programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réinsertion) et PIO (Bureau de l’information publique) de la Monuc en début de semaine à Kigali.

Selon Charles Murigande, ministre rwandais des affaires étrangères, Kigali développe une autre forme de dialogue interne au Rwanda. « Ces FDLR devraient rentrer et rejoindre ce dialogue permanent qui existe entre gouvernants et gouvernés. Personne ne les a exclus de ce dialogue.

Mais, s’ils ont en tête un autre dialogue qui tendrait à chercher à ce que les survivants du génocide partagent le pouvoir avec les génocidaires, je crois qu’ils vont attendre encore longtemps. De notre part, nous continuons à avoir les bras grandement ouverts et prêts à les accueillir. Nous avons des camps de transit qui fonctionnent depuis de nombreuses années. Et ils sont rentrés par milliers.

Tous ceux qui sont rentrés ont été réintégrés dans la vie socio-économique et politique de notre pays. Mais il faudra qu’il y ait une certaine pression exercée sur ces gens là. »

© Redacteur Web | Source

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Colette TSHOMBA en Suisse pour demander le Rapatriement forcé de plus de 500 Congolais exilés de longue date !

Colette_TshombaALERTE ! SOS ! RDC
© FCPC

Le Front Commun des Patriotes Congolais vient d'apprendre avec stupeur que Mme Colette TSHOMBA, Vice-Ministre congolaise en charge de
la Diaspora Congolaise, serait en route pour la Suisse.  

Elle serait attendue, le 20 août 2007, au Département fédéral suisse des Affaires Etrangères et au Département fédéral de Justice et Police à Berne, pour régler les modalités pratiques du rapatriement forcé de plus de 500 Congolais exilés, vivant depuis plusieurs années déjà dans la Confédération helvétique !

Grâce à nos contacts en Suisse, nous suivons de très près l'évolution de cette affaire qui révèle au grand jour la véritable mission criminelle du Ministère des Congolais de
la Diaspora et de son titulaire, la très controversée Colette TSHOMBA !

Chers Compatriotes, où que vous soyez, tenez-vous prêts pour une grande Mobilisation internationale destinée à barrer la route à Colette TSHOMBA, véritable bras séculier d'Hyppolite KANAMBE alias "Joseph Kabila" !

Après
la Suisse, à qui le prochain tour ? Une nouvelle Traite Négrière est en route. Hyppolite KANAMBE et ses alliés Occidentaux veulent réduire la réduire la Diaspora Militante et Résistante au silence ! Le message est clair ...

Nous vous donnerons de plus amples informations si cette nouvelle devait se confirmer et dès que nous disposerons de plus de détails sur cette grave affaire.

© Front Commun des Patriotes Congolais

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Kagamé ravitaille les Interahamwés a l'est du Congo, plus précisément à Nindja au Sud Kivu, alors même qu'ils sont soi-disant se

Devoir de mémoire

Kagam__le_hitler_africainC'est ce que révèle le quotidien français «La Libération» dans son édition du 23 juin 2005, citant le CRID comme source.

«Il y a au minimum une collusion entre les dirigeants rwandais et congolais pour ne pas régler ce problème», accuse Nestor Ngaba du Crid, une ONG du Kivu. «Cela fait trois mois qu'un accord de désarmement et de rapatriement des FRDL (principale milice Interahamwe, ndlr) a été signé et il ne se passe rien. Au contraire, ces gens-là ont établi leur siège à 80 km de Bukavu, à Nindja. Ils contrôlent un territoire grand comme un département français d'ou ils effectuent des razzias.

Tout cela est une mascarade, ils servent de prétexte au maintien d'un état de guerre qui profite à tout le monde. Le Rwanda les ravitaille alors même qu'ils sont soi-disant ses pires ennemis ?

Paul Kagamé continue à armer les Rastas à l'est du Congo pour bloquer le rapatriement des miliciens Hutus des FDLR. C'est ce que révèle Colette Braeckman dans le Soir du 28.10.2005. Rappelons que 24 Congolais autochtones, y compris les enfants, ont été tués à l'arme blanche parles Rastas le 12.10.2005; et puis au moins deux Congolais autochtones ont été brutalement tuées à coups de machettes le 27.10.2005 et sept autres enlevées à Kanyola (selon Misna).

C’est dans les colonnes de notre excellent confrère belge (flamand) ‘Humo’ (édition du 12 juillet) que l’horreur vécue au quotidien par les RD Congolais du Sud et Nord Kivu est décrite dans toute sa nudité. Au début du mois, la rédaction de Humo avait reçu un colis en provenance de l’Est du Congo. Ce colis contenait des photos horribles d’un massacre qui a eu lieu à Nindja, une petite ville située à
60 kilomètres de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu.

Des membres coupés, des visages d’enfants morts brûlés, des crânes fracassés avec des machettes, des cadavres éventrés : la terreur sans fards à l’Est du Congo. L’expéditeur, un missionnaire qui a préféré garder l’anonymat (on le comprend) et qui ne croit pas à l’aboutissement du laborieux processus de paix et de normalisation en cours dans le pays. « Ici, nous ne pouvons pas prendre au sérieux les élections générales qui viennent d’être reportées jusqu’au mois de mars2006 par le Parlement. Comment pourra-t-on voter ici ? Ici nous n’avons même pas un bout de crayon », écrit le missionnaire.

Les photos datent en fait de fin avril. Elles ont été prises après une énième razzia nocturne perpétrée par une bande de malfrats qu’on appelle Rastas : des groupes mettant ensemble des Interahamwe devenus incontrôlables, des Hutus extrémistes qui avaient fui le Rwanda, et des Mayi-Mayi, anciens résistants congolais qui en principe devraient faire partie de la nouvelle armée unifiée. Mais ce n’est pas le cas.

La région continue à être terrorisée par toutes sortes de bandes armées lourdement équipées qui se livrent un combat impitoyable pour le contrôle de chaque lopin de terre. On sait que l’Est du Congo est la région la plus riche du monde : dans le sous-sol on y trouve tout le tableau de Mendeleïev.

L’universitaire anversois Filip Reyntjens, professeur de politique et de droit africain, a déjà vu les photos avec une émotion qu’il ne peut dissimuler. Même si sur la toile il voit tant de choses horribles dit-il et d’habitude il s’enfuit immédiatement : « on ne s’habitue jamais à l’horreur », avoue-t-il.

Humo : Mais pour l’Occident, Kagamé reste toujours un interlocuteur privilégié. Est-ce qu’il fait tout cela en mettant à profit ce que l’on appelle le « crédit génocidaire » ?

kagame_militaire_ Reyntjens : «
La Communauté internationale est écrasée par un profond sentiment de culpabilité pour n’être pas intervenu quand, il y a onze ans, le génocide a éclaté au Rwanda. Près de un million de Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés en moins de cent jours. Trois quarts de Tutsis autochtones du Rwanda avaient été exterminés. Les membres du Front Patriotique Rwandais, le Parti de Kagamé, abusent de cette situation et se plaisent très bien au rôle de victimes. Et depuis lors, personne n’ose critiquer ce régime. Un régime qui entre temps a déjà massacré des dizaines de milliers de Hutus ».

Bukavu, 27 juin 2005 : Onze présumés complices des crimes commis par les milices rwandaises « Rasta-FDLR» arrêtés en territoire de Walungu ont été libérés sans jugement par les autorités de la province du Sud Kivu : Inquiétude et crainte de la population.

En date du 04 mai 2005, l’arrestation et l’acheminement à Bukavu par le colonel commandant du groupement des combats sur l’axe Walungu, de onze personnes présumées coauteurs des milices rwandaises rastas et complices de plusieurs crimes commis sur les populations civiles dans ce territoire, avait fait naître un regain d’espoir dans le rang de la population qui voyait enfin les préludes de la lutte contre l’impunité de ces crimes, espoir qui s’était vite estompé car presque toutes ces personnes circulent librement dans la ville de Bukavu depuis le 22/5/2005.

En effet, en date du 22/ 05/2005, le gouverneur de province ad intérim et vice gouverneur en charge de l’administration avait ramené ces onze personnes à Walungu et avait demandé au cours d’une réunion du conseil restreint de sécurité du territoire que ces derniers réintègrent leur milieu car aucun grief n’était retenu contre eux. Les participants à la réunion avaient montré les conséquences néfastes d’unetelle démarche sur la sécurité de la population e tdans la lutte contre l’impunité qui doit caractériser les services étatiques.

De retour à Bukavu, ces derniers ont été relâchés avec ordre de se présenter au gouvernorat chaque lundi et vendredi et ceci sans tenir compte de tous les procès verbaux d’audition établis par les services compétents au niveau du territoire de Walungu.

Perfide Nkunda !

Nkunda_khmer_noir Jouissant de la complicité de Bemba, de l'appui de certains cercle du pouvoir aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, du Rwanda et de l'Ouganda, Nkunda sur le point d'établir un état Tutsi au Nord Kivu dénommé : L'Etat des Volcans avec sa propre radio, drapeau, église, une armée, une police, un système de collecte de taxes et d'impôts ...

1. Nkunda qui traîne des crimes contre l'humanité, a déjà établi ses tribunaux dans les territoires qu'il contrôle (Rutshuru, Walikale et Massissi) et y a hissé son drapeau partout.

2. Nkunda a établi sa propre église et y nomme les prêtres. Les notables autochtones Congolais sont systématiquement assassinés ainsi que tous les autres cadres Congolais autochtones: hommes d'affaires, intellectuels ...

3. Les agents de l'ONU accusent Nkunda d'enrôler les jeunes Rwandais dans son armée et d'être responsable de la dispersion de 230,000 Congolais autochtones de leurs maisons pour les camps des déplacés (comme Museveni le fait au Nord de l'Ouganda), ou ils sont soumis aux maladies, à la faim et aux intempéries, femmes violées, hommes mutilés, amputés à la machette par les troupes de Nkunda et "ses FDLR" qui travaillent ensemble pour résoudre le problème de l'espace vital au Rwanda.

4. "Nous comprenons le projet de Nkunda [le pretexte de protéger les Tutsi]", a déclaré Charles Murigande, Ministre Rwandais des Affaires Etrangères.

Pendant ce temps, le ministre de
la Défense appelle au brassage ...

chikez_diemu « Il y a de la place pour tout le monde. Tous les combattants non brassés sont invités à rejoindre les centres de brassage.» C’est le sens de l’appel du ministre de la Défense fait vendredi à travers radiookapi.net. Tshikez Diemu se montre ferme envers ceux qui se mettent en marge de cette opération, y compris envers Laurent Nkunda.

S’agissant de Laurent Nkunda, le ministre déclare : «Nkunda navigue à contre courant. Il est grand temps qu’il arrête. Plus il persiste, plus il est en train de s’enfoncer lui-même. L’eau est peut-être aujourd’hui est aux hanches, en ce qui nous concerne,il s’entête, il réagit, l’eau est en train de monter,peut être au moment où ce sera tard, il va se noyer. Il est grand temps qu’il sorte de l’eau vite»

Pour le ministre, Laurent Nkunda doit s’assumer pour ce dont il est responsable. Il s’agira selon Tshikez Diemu, de répondre des actes de l’insurrection de Bukavu en juin 2004 et des troubles de Kisangani en juin 2002. «S’il est courageux, qu’il vienne défendre ses thèses. Mais du point de vue de l’armée, nous allons le traiter comme quelqu’un qui est réfractaire et qui entraîne beaucoup d’autres personnes, des innocents, il répondra de tout ça », a conclu le ministre.

Les jours de Nkunda sont effectivement comptés.

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Exploitation scandaleuse des travailleurs de CIMENKAT

Georges_Forrest© CongoForum | 17/08/2007

Congoforum a reçu, de source digne de foi, les informations suivantes : Le hasard nous amis en contact avec des travailleurs de Cimenkat (Cimenteries du Katanga).

La situation y est carrément moyenâgeuse. Ils attendent des mois entiers pour toucher leur salaire..  Celui-ci est de 50 $US par mois, mais il est payé en francs congolais à raison de  200FC pour 1$ (cour du change à Lubumbashi : 495/500)

Il y a eu toute une série de licenciements d’ouvriers qui ont osé parler à la presse lors de la grève Contact pris par courriel avec radio Okapi  pour leur dire qu’ils peignent ce drame sous des couleurs beaucoup trop fades : ils ne parlent que de travailleurs qui exigent la démission de leur directeurs parce qu’ils sont payés en retard ! Il s’agit de bien plus que cela !

Tout cela doit avoir un rapport avec le prix du ciment. Il ne faut pas être sorcier pour se rendre compte que celui-ci fait l’objet de graves spéculations. Or, dans la région, Cimenkat est en position de quasi monopole. A Likase, on paye déjà 25 $ le sac, alors que le prix officiel est de 10 $ »

© CongoForum | 17/08/2007

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Evacuation urgente de Z’Ahidi Ngoma à Johannesburg !

Z_ahidi_Ngoma© La Prospérité | Kinshasa, 17/08/2007

Apparemment affaibli, l’ancien vice-président de la République Arthur Z’Ahidi Ngoma qui souffre d’une gastrite aiguë, s’est déplacé à bord du jet présidentiel.

L’ex-Vice-président, Z’Ahidi Arthur Ngoma, souffrait depuis le lundi 13 août de maux de ventre aigus. Conséquence, il a été évacué en toute urgence dans la soirée de mercredi 15 août en Afrique du Sud pour de soins appropriés. Selon son médecin traitant que

La Prospérité a joint depuis Johannesburg au téléphone quelques minutes seulement avant le bouclage de la présente édition, la vie de Z’Ahidi Ngoma n’est pas en danger. La preuve, c’est que l’ex-Vice-président a téléphoné à ses proches restés à Kinshasa pendant longtemps.

L’ex-Vice-président de la RDC, Z’Ahidi Arthur Ngoma, a été évacué en Afrique du Sud dans la soirée de mercredi 15 août pour des soins médicaux appropriés. Z’Ahidi souffrait, depuis le lundi 13, de maux de ventre très aigus. Selon son médecin traitant, que La Prospérité a joint depuis Johannesburg au téléphone quelques minutes seulement avant le bouclage de la présente édition, la vie de Z’Ahidi Ngoma n’est pas en danger.

La preuve, c’est que l’ex-Vice-président a téléphoné à ses proches restés à Kinshasa pendant longtemps. Jusque-là, il y a eu plus de peur que de mal dans cette évacuation en toute urgence à bord d’un Jet affecté par la Présidence de la République. La nouvelle, néanmoins, est commentée en sens divers dans les rues de Kinshasa. Il ne pouvait en être autrement dans une ville sur laquelle plane encore le spectre de la mort inopinée, en début du mois en cours, de Guillaume Samba Kaputo, Conseiller Spécial du Chef de l’Etat.
 

Dans une ville où la polémique née de l’évacuation vers le Sud du Conseiller du Président sur des Questions juridiques, M. Gaston Ngwej, que certains avaient, à tort, donné un matin pour mort, n’est pas close. En dépit de folles rumeurs qui circulent à Kinshasa, y compris celle faisant état de l’existence d’un croque-mort, il faut reconnaître qu’il est tout à fait normal de voir les politiciens tomber malade. Surtout lorsque l’on jette un coup d’œil du côté de l’espérance de vie du congolais. Entre 49 et 51 ans selon les statistiques officielles, 42 ans d’après l’ex-Vice-président Ruberwa.

Quoiqu’il en soit, la maladie de Z’Ahidi vient le replacer au devant de la scène médiatique congolaise. L’homme d’Etat n’était presque plus visible sur le petit écran. Il ne s’exprimait presque plus dans les colonnes des tabloïds congolais. On commençait même à se demander s’il était à Kinshasa ou à l’extérieur du pays. Peut-être que la discrétion relevait d’une stratégie adaptée à sa casquette d’opposant.

Au lendemain de la publication des résultats définitifs du 2ème tour de l’élection présidentielle 2006, Z’Ahidi Arthur Ngoma s’était résolument engagé dans une Opposition constructive.

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Éviction de Vital Kamerhe du poste de SG du PPRD

kabila_kamerheMise en ligne 16 août 2006 | Le Soft International n° 918 daté 16 août

Le Président de
la République va nommer incessamment un nouveau Secrétaire Général et un nouveau Secrétaire Général Adjoint du PPRD

La décision a été prise au terme d’une série de réunions dont la dernière lundi 13 août a regroupé autour de lui et dans la plus grande discrétion ses lieutenants et des représentants provinciaux. Deux délégués par province étaient présents aux côtés des vétérans joséphistes du PPRD qui a engagé la «restructuration». On craignait un déballage, Kabila a sonné le grand rassemblement.

Depuis une réunion - extraordinaire - du lundi 13 août dernier à son ranch, Joseph Kabila Kabange a engagé le processus de «restructuration» du PPRD, le fer de lance de sa majorité. Si les jours avant, l’harmonie n’était pas toujours au rendez-vous au PPRD, le Président - stoïque comme à l’ordinaire - n’a rien laissé transparaître.

Kabila a sonné le rassemblement. Dans la plus grande discrétion comme il sait opérer, dans le plus pur style du maquis qui ne l’a jamais quitté, le Chef de l’État a réuni ces derniers jours au moins deux fois ses lieutenants pour battre le rappel des troupes. Ils étaient tous là. Ceux qui sont toujours aux affaires, sans désemparer. Ceux qui en ont été éloignés et qui estimaient en train d’emprunter la voie du garage. Tous au grand complet ont fait reflux.

Et c’est vache !

Le Président voulait requinquer son entourage. Avant les grandes échéances. Le voleur profite toujours des moments d’égarement ou de lassitude pour s’infiltrer et opérer ... Or, le coeur du pouvoir donnait l’impression de tanguer. Les troupes s’étaient mises à douter pour ne pas dire à se rebeller. À l’Assemblée nationale, lors des dernières passes d’armes, on a entendu des éclats de voix et recherché en vain quelques voix joséphistes. L’hémicycle était comme dominé par un discours adverse du politiquement correct.

Les troupes sont-elles toujours tenues? Appelé à représenter le Chef de l’État aux manifestations pleines de couleur et de patriotisme du 30 juin, jour de l’Indépendance, le Président de l’Assemblée Nationale, toujours, par-dessus le marché n°2 du Parti présidentiel, a manqué de glisser sur des peaux de bananes. Devant tous les écrans de télévision et tous les invités étrangers, des drapelets le brocardaient. Sans blague! À Lubumbashi, l’antre du pouvoir kabiliste...

Sur le petit écran, l’émission phare de la politique maison, qui passe pour le défenseur du temple, où se concertent sur le modèle du coin du feu vétérans du Kabilisme et hiérarques du Joséphisme bon chic bon genre et donne le/la, Forum des médias qui vient de faire sexy en prenant l’appellation Forum d’actualité, n’a pas mis les gants assez durs pour s’en prendre vertement à l’homme qui, de notoriété publique, a conduit les troupes à la victoire, Vital Kamerhe, sous les ordres bien donnés du Président de
la République.

À sa manière, l’émission culte du kabilisme éternel donnait de la voix à l’incroyable confusion née d’une série d’articles donnés à un hebdomadaire étranger, «Jeune Afrique», pour ne pas le citer.

Il y avait sinon de l’émoi sinon de l’inquiétude en l’air. Tout cela alors que l’un des piliers du régime - pour ne pas dire plus -, le savant, le prof. Guillaume Samba Kaputo venait de traverser la rivière quand les troupes avaient encore grandement besoin de lui. N’est-ce pas que la veille, le Chef de l’État l’avait reconduit dans ses délicates fonctions de Conseiller spécial en matière de sécurité de l’État - après une année passée à l’Assemblée Nationale comme élu de la circonscription de Moba, au Katanga - et que pour accepter la fonction, il avait dû écrire sa démission comme Député auprès du Président de l’Assemblée Nationale ?

Si le pays redoutait un sale temps, il était bien là - et c’est vache - plus que installé. Entre-temps, depuis son exil de Faro, sur la côte balnéaire du Portugal, «Igwe» réfléchissait sur la meilleure manière d’aborder son rebond politique. Il multipliait les initiatives politiques et ne s’en cachait plus désormais. Loin du théâtre des événements, il était si prêt du théâtre des événements. Recevant comme un Chef d’État en titre - ou un monarque injustement déchu et que l’on voulait rétablir- les envoyés des Princes étrangers, posant pour les photographes et s’exprimant devant les caméras du monde entier.

Incroyable RDC ... Lui à qui on avait demandé de faire montre de retenue ?

Pour le régime, il y avait état d’urgence. Il fallait se remettre au travail, retisser les fils rompus. Le voleur faisait le guet ...

Meilleur dans l’adversité

Sans communiqué sanctionnant toutes ces rencontres de famille - tenues très certainement dans le ranch présidentiel, dans l’hinterland kinois, sur le plateau des Batéké -, loin de tous les guetteurs, on imagine ce qu’elles ont donné. Il suffit de voir la mine affermie des «réunionites».

Entre deux rencontres, alors que «l’intoxication» faisait rage jusqu’à faire état de «l’expulsion» du Secrétaire général de son bureau, dans le quartier aseptisé de l’avenue Pumbu et qu’un porte-parole d’occasion se fendait d’un «communiqué» qui regrettait l’intox sans rien démentir, Vital Kamerhe optait d’enfoncer le couteau dans la bête - geste fort en symbole: il réunissait au siège du PPRD - là même d’où il aurait été expulsé - l’Exécutif du Parti élargi aux dirigeants provinciaux rappelés dare-dare dans une Capitale assiégée.

Et payait la dépense par un prêt offert par des amis... Par ce sale temps, la caisse du parti ne répondait pas toujours... Les cotisations ne sont pas toujours au rendez-vous. En chemise sport, pantalon jeans - signe qu’il est toujours au front et meilleur dans l’adversité -, l’homme a montré qu’il est toujours excellent quand il navigue dans la bourrasque.

Il a fait état du «signe indien» - trop de Camarades quittent brusquement la scène (l’ancien ministre Christian Eleko, l’ancien ministre Jean-Paul Kanga Bongo, l’ancien ministre Sampassa Kaweta Milombe, l’ancien ministre Pierre Selemani Mwana Yile, l’ancien Député Vangu Mambweni), comment ne pas y voir un quelconque signal, la loi des séries? Peu avant, sur la radio onusienne Okapi - impertinente comme savent l’être tous les médias indépendants et libres -, il a fait état de sa volonté de ne pas être «un porteur de mallette». Un vrai coup de gueule ...

On peut tout reprocher au Président de l’Assemblée, nul ne le prendrait en défaut de loyauté joséphiste. Son parler vrai dénote un besoin de l’excellence. Il sent que les choses auraient pu mieux bouger. À la tête de l’Assemblée nationale, il sait mieux que quiconque comment bat le pouls du pays. Si le Président en avait marre et qu’il y a «crise persistante», il pourrait dissoudre l’Assemblée nationale, sous certaines conditions (art. 148). Le syndrome De Villepin. Mais avec quelles suites ?
La CEI / CENI doit organiser le scrutin dans les deux mois. Avec quel argent ? Et, l’expérience De Villepin ...

Loin du tumulte

Premier Secrétaire du Parti présidentiel en mal d’identité - depuis que le Chef de l’État a estimé à raison devoir se présenter sans étiquette politique - Kamerhe a à coeur les échéances. Avant 2011, il ne reste plus que trois ans - la première année a déjà été consommée, la dernière année est celle de la campagne.

Une destinée ne se prépare, ni ne se gère en termes de mois - c’est en termes de vision et de grande vision portée sur des décennies. Une élection ne se gagne pas la veille, elle se prépare des années avant.

En France, le projet gagnant de Nicolas Sarkozy tenait compte d’une politique menée depuis un quart de siècle et le Candidat a projeté les Français sur les vingt-cinq années à venir pour prôner la modernisation de
la France. Depuis trente ans, l’homme à l’énergie hors normes avait «le Pouvoir Désir», selon l’expression de l’experte en grands fauves, la journaliste Catherine Nay. Le Parti socialiste n’a pas échoué avec sa candidate Ségolène Royal. Il a échoué depuis la fin de François Mitterrand que celui-ci avait planifiée.

Désormais, il n’en reste que les lambeaux et nul ne sait sans un meneur à la barre, alors qu’il a entamé son déclin, s’il pourra un jour se redresser et revenir au pouvoir. Déjà, le PCF de Georges Marchais a cessé toute existence ...

C’est le débat qui réunit ces jours les hiérarques du PPRD : loin de tout tumulte, réfléchir sur l’avenir et le destin du Parti présidentiel, envisager toutes les hypothèses, même les plus invraisemblables, celles d’un rassemblement des virtualités. On veut aller à la «restructuration».

Mais avant tout faire la paix à l’interne. Selon toute vraisemblance, le brûlot de «Jeune Afrique» («Jusqu’où ira Kamerhe?», J.A, n°2426, 8-14 juillet 2007) dans lequel le journaliste François Soudan écrit des choses qu’il ne met dans la bouche de personne - ce qui est professionnellement dangereux dans le contexte africain - mais qui laisseraient penser qu’elles auraient été dites par le Président de l’Assemblée Nationale avait semé la confusion dans le pays et donné du vertige dans certains milieux du PPRD où «on ne comprenait pas». Il ne restait plus qu’à crier à la trahison ...

Comme deux tourtereaux

Des notables du Kivu - le Grand Kivu ou Kivu Holding Maniema - ont pris l’initiative d’aller frapper à toutes les portes. Objectif: calmer le jeu.

Il fallait éviter que le feu ne se propage et devienne incendie. Sauf le voleur, nul n’avait intérêt à avoir une telle perspective se produire. Il fallait éviter que les pêcheurs en eau trouble n’en profitent pour mettre l’huile sur le feu... Bombé comme un seul homme, le Kivu Holding a d’abord voulu savoir avant de se mettre en route. Direction: les notables du Katanga eux aussi bombés comme un seul homme.

Dans son brûlot, Soudan avait fait état du «clan katangais» et de... la nécessaire de «dékatanganisation» du régime. Sans dire de qui il tenait cela. Mais deux expressions casus belli sur le macadam de
la Luano.

Le week-end dernier, Vital Kamerhe a encore pris place à bord de la South African pour sa visite familiale en Afrique du Sud que Soudan comprend mal. Le journaliste français oublie que la politique ne saurait disloquer les familles.

Habitué des avions, le Président de l’Assemblée nationale est revenu au pays deux jours plus tard. Dès le lundi matin, il était sur les routes du Bandundu, dans l’hinterland de Kinshasa, dans les environs de la Maï Ndombe.

Pour une énième rencontre autour de Joseph Kabila Kabange cette fois élargie aux compagnons des provinces, dont des présidents PPRD des Assemblées provinciales. Cette fois, cette réunion-là qui annulée in extremis alors que la mort de Samba Kaputo venait d’être connue.

Bien heureux qui saurait percer le mystère de l’hinterland. Mais ne soyons pas dupes: qu’elles se tiennent et continuent de se tenir, ces réunions sont signe que tout va dans la bonne direction. Qu’aucun fil n’est rompu. Au contraire. Lors des obsèques de Guillaume Samba Kaputo, dans le lobby du Palais du Peuple, on a vu le Chef de l’État et - aux dires de Soudan - son «numéro deux de facto» comme deux tourtereaux. Assis dans la plus grande modestie, sur de simples sièges de réunion de Congrès, devant des télés, les deux hommes ne cessaient de se concerter. Comme au rite de
la Notre-Dame du Congo... sur un simple banc d’église. L’un à côte de l’autre.

N’était-ce point un message adressé au monde? Soit qu’il n’y a rien à signaler ici bas au PPRD et que, si jamais problème avait eu lieu, tout baignait désormais dans l’huile ...

On sait que Vital Kamerhe -
la Constitution le lui interdit - ne saurait cumuler aucune fonction notamment celle qu’il exerce aujourd’hui avec celle de Secrétaire général d’un parti politique.

Au «Soft International», il annonçait lui-même son départ de l’Exécutif du parti au sortir des festivités du 30 juin. À la question, «Vous parlez du PPRD, on ne le sent pas très bien à Lubumbashi...», il répondait sans ambages: «On vit une stagnation qui ne saurait durer longtemps sinon on vit la régression. La stagnation est vraie au Katanga, elle est vraie ailleurs dans le pays. Le Congrès du parti se tient en septembre: il doit organiser ma succession» («le Soft International» n°912 daté 4 juillet 2007).

Et une succession ça s’organise en effet. Si Kamerhe doit rendre la blouse - et puisqu’il doit la rendre -, à qui doit-il la rendre? Et surtout comment? Lui qui a mené les troupes au triomphe électoral n’a-t-il pas une expérience à transmettre? Et... surtout, quel sera son véritable rôle demain? En clair, à quelle place jouera-t-il la partition alors que les échéances se précipitent ?

En attendant 2011, il y a les Communales, puis les Locales. À préparer et à gagner. CE sont elles qui font gagner aux Législatives et à
la Présidentielle. Nul doute, le mauvais coup de «Jeune Afrique» (ç’en fut un) avait pour but de faire tanguer la coalition, non de la sauver; il l’a renforcée.

À en croire tous les dires, à la réunion - extraordinaire - du 13 août dans l’hinterland, nul n’a eu le moindre mot déplacé. «On pensait qu’on éventrerait le boa ou qu’on laverait blanc, rien n’a été entendu à propos de personne. Et tant mieux. Ni mine renfrognée, ni patibulaire.

À la suite de la bourrasque, Joseph Kabila et Vital Kamerhe doivent s’être soudés plus fort que jamais. Désormais réunis pour le meilleur et pour le pire. Pour la coalition et pour la vision qu’ils partagent, pour la mémoire des Compagnons de lutte trop tôt partis- les morts ne réunissent-ils pas les vivants? - les deux tourtereaux n’avaient pas le choix.

© T. KIN-KIEY M

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