18 août 2007
La Monuc est mieux renseignée sur la RDC que le gouvernement congolais
Le
dernier rapport de la Mission
des Nations Unies au Congo que Le Phare a reproduit sur quatre pages (7-8-9-10)
dans son édition n°131 du mercredi 08 août, démontre que la Monuc est plus renseignée
sur la RDC que le
gouvernement congolais
Elle est au parfum, jusque dans les moindres détails, de tout ce qui se passe dans les coins et les recoins reculés de la RDC. Dans ce document, la Monuc retrace, par le menu, la situation générale de l'ensemble du pays caractérisée par les violations des droits de l'homme et les exactions dont les auteurs sont des policiers et des officiers de la police, des soldats et des officiers de l'armée, ainsi que des magistrats.
Tortures, extorsions de biens, exécutions sommaires, tueries, viols,
traitements cruels et inhumains, acquittements d'accusés reconnus coupables,
l'apathie des autorités administratives locales concernant ces violences que
commettent ceux qui sont supposés être les gardiens de la paix, les défenseurs
de la patrie et les justiciers. La
Monuc indique avec précision les dates, les lieux, la nature
des violences, les noms des victimes, l'identité des auteurs. On croirait se
trouver dans la jungle, tant et si bien que le rapport ne mentionne nulle part
la réaction d'une autorité quelconque contre ces horreurs et exactions. Elle ne se limite pas à constater les faits et à les
consigner dans un document. Elle a hebdomadairement et régulièrement
rendez-vous avec la presse. Chaque mercredi elle met les journalistes au
courant, par briefing, de l'évolution de la situation générale en RDC leur
propre pays. Elle leur donne un aperçu des événements quotidiens qui sont
ensuite compilés dans un rapport complet. On dirait qu'en matière de
communication avec la presse et de diffusion de l'information, la Monuc est plus avancée et
plus renseignée sur la RDC
que ne l'est le gouvernement congolais. La Monuc
dispose d'agents de liaison partout dans le pays et d'un réseau de diffusion de
l'information communément appelée « Radio Okapi ». Elle prend rendez-vous hebdomadairement
avec la presse. Le gouvernement congolais n'a pratiquement rien à envier à la Monuc. Il a le monopole
du réseau officiel de mass média avec des relais dans toutes les provinces du
pays. Il a tout un bataillon d'autorités administratives et politico-administra Surtout que
c'est lui qui gère le pays et non la Monuc.
Mais le problème git ailleurs. Le gouvernement devrait
connaître toute la situation du pays mieux que la Monuc. Les autorités
administratives et politico-administra
Même le public congolais n'est pas dupe. Par son jugement personnel critique et
par ce qu'il apprend de la presse étrangère qu'il suit assidument jour et nuit,
il catalogue ses médias audiovisuels et écrits. Chaque matin devant les
kiosques à journaux rudimentaires étalés à même le sol, il pointe l'index vers
les manchettes et tous les articles à la Une. Il sait découvrir facilement ce qui est plus
ou moins fondé et ce qui est purement imaginaire. La sévérité du jugement porté
par la confrérie étrangère et le public congolais n'est pas excessive. Ce
jugement est un constat parallèle à celui des déficiences professionnelles
d'ordre déontologique et éthique que l'Omec, structure corporative de
régulation et d'autorégulation, relève dans ses rapports périodiques
d'observation. Les mêmes faiblesses mainte fois remarquées et dénoncées,
réapparaissent sans cesse fastidieusement. Les guides conçus, élaborés,
imprimés et distribués aux professionnels des médias ne semblent pas avoir été
assimilés avec fruit par certains de leurs destinataires. Ce qui est vrai pour
la presse, l'est aussi pour tous les autres domaines. C'est la preuve que la
société progresse ou régresse par des effets d'entraînement du sommet au bas de
l'échelle.
Portrait d’un chanteur-amuseur de renom, Madilu System
Jean de Dieu Bialu était un bout-en-train. Un amuseur hors
pair qui savait détendre par de petits récits. Avec lui, l'ennui n'était
presque jamais au rendez-vous. Aux lieux de regroupement ou en voyage, ses
facéties meublaient le temps du groupe. Cette faculté lui permettait l'aisance
de posture quel que soit le nombre de personnes autour de lui. Ainsi, il était
entré dans le monde d'Orphée où il s'était introduit comme chanteur.
Il entame, en effet, la carrière musicale sous la férule de Papa Noël Nedule
avec l'orchestre Bamboula qui se disloque après sa participation à un festival
international. L'occasion d'exercer pleinement son métier s'offre près de
l'actuel marché Mariano, dans les environs de la rue Yakata, dans la commune de
Ngiri-Ngiri, où habite Yonsa Taluki dont les violons ne se sont pas accordés
avec Seskain Molenga, créateur de l'orchestre Bakuba ayant en vedette le gros
Jean Kabasele Yampanya alias Pépé Kallé qui explose dans le tube " Nazoki
".
Bialu Madilu Makiese est, avec un autre chanteur, Pindu Pères, aux côtés du
soliste Yonsa pour former l'ensemble Bakuba auquel, pour le distinguer, sont
ajoutées les lettres initiales des noms du trio Madilu - Yonsa - Pindu pour
donner le sigle MAYOPI, Bakuba Mayopi. " Zene " couronne leur union
et bouscule les hit-parades. Madilu dont les trémolos de la voix ressemblent
étrangement à ceux de Pépé Kalé, se révèle auprès des mélomanes.
Cependant, des problèmes de marketing et surtout de
leadership se posent au point de provoquer la dislocation du jeune groupe.
Madilu Bialu qui prend le nom de Père Zikalpens s'en va monter son propre
ensemble appelé Pamba-Pamba avec lequel il lance la chanson " Madilu
System" sous le label de la nouvelle maison d'édition de Maxime Soki
Vangu, responsable numéro 1 de l'orchestre Bella-Bella.
Gérer son petit monde s'avère très difficile tant et si bien
qu'il opte pour une embauche dans l'orchestre International Afrisa de son
idole, Pascal Sinamoya Tabu Ley. Au bar Type Ka, dans le prolongement de la
piste d'atterrissage de l'aéroport de Ndolo, dans la commune de Kinshasa, ses
apparitions passent néanmoins inaperçues.
Il est alors aperçu, en 1979, au music-hall Un-Deux-Trois, dans la commune de
Kasa-Vubu, où il est attiré par le " grand maquisard " Daniel Ntesa
Nzitani dit Dalienst qui officie dans l'autre grande école qu'est le Tout
Puissant OK Jazz du " grand maître " Luambo Makiadi Lokanga La Ndju Pene Franco. La
ligne d'attaque et composée des monstres sacrés tels que Dalienst, bien sûr,
Josky Kiambukuta Londa, Pépé Ndombe Opetum, Jo Mpoy, Blaise Pascal Wuta Mayi et
même Diato Lukoki, Lokombe. Y avoir une place exige énormément de patience, de persévérance
et même de chance d'autant moins que le patron ne croit ni à son esprit
d'initiative, ni à son talent en lui collant simplement l'étiquette d'imitateur
de Pépé Kallé.
D'ailleurs, quand il s'agit des voyages importants pour lesquels il faut réduire
l'équipe, le critère d'indispensabilité plaide toujours en défaveur de Madilu.
En 1983, après moult atermoiements, Bialu Madilu est retenu en dernière minute
dans la délégation du TP OK Jazz invitée pour une tournée en Europe.
A quelque chose malheur est bon, dit-on. Il arrive que les
titulaires au chant entrent en froid avec Luambo Makiadi sur leurs droits après
plusieurs productions. La réaction de celui-ci est de leur prouver que leur
rébellion ne peut pas bloquer le respect des contrats passés avec les
producteurs et partenaires. Alors, il s'enferme avec le mal aimé Madilu qu'il
soumet à un travail intense de réajustement de la voix pour lui donner un
cachet propre, auquel celui-ci s'astreint ave zèle.
Sur le plan discographique, le résultat est saisissant avec le larguage des
albums aux titres-cultes comme " Non ", " Mario ", "
Mamou ", " Oyo nini ? " sans oublier sa composition " Pesa
position ".
C'est l'apothéose ! Lorsque Luambo Makiadi revient au pays
avec sa troupe en 1986, Madilu est au summum de la gloire. A la télévision
comme en concerts, il est réclamé puisqu'adulé. " Melesi bapesaka na mbwa
" confirme l'envol. De retour en Europe depuis bien longtemps et après
avoir honoré quelques contrats, Luambo Makiadi meurt le jeudi 12 octobre 1989 à
Namur, en Belgique. Le rapatriement de sa dépouille, deux jours plus tard, est
marqué par l'absence, entre autres, de Madilu.
Les commentaires vont
dans tous les sens
Quand il débarque à Kinshasa plusieurs semaines après, il retrouve néanmoins
les autres membres du TP OK Jazz avec lesquels il livre quelques concerts,
après la levée du deuil. La danse " mayeno " sert de support aux
chansons " Voisin ", " Eau bénite ", Dathy Pétrole ",
" Cabinet Molili ", " Diarrhée verbale ", " Hommage à
Luambo ", " Magali ", " Ofela ". Mais, entre la
famille biologique du défunt et les composants de l'orchestre, surgit un
désaccord sur le pourcentage à se partager entre les deux parties. La majorité,
si pas tous les musiciens conviennent avec Simaro Lutumba Ndomanueno pour
monter Bana OK en prenant leurs distances du TP OK Jazz. Approché pour remonter
le légendaire ensemble musical, Madilu préfère entamer une carrière en solo
d'où naissent " Ya Jean ", " Frère Edouard ".
Toutefois, pour agrémenter les manifestations auxquelles il
est convié, ici comme en dehors des frontières nationales, la nécessité d'avoir
un groupe d'accompagnement s'impose et il le baptise simplement Madilu System.
Parallèlement, avec le concours des musiciens de studio en Europe, il
enregistre " L'eau ", " Yaya ou Saint Paul ". Le titre qui
accroche le plus est lancé fin 2005 : " Juste un peu d'amour ". En
bon blagueur, Jean de Dieu Bialu Madilu termine naturellement sa trajectoire
avec la chanson " Bonne humeur qui sera sur le marché dans les prochains
jours. Il a tiré sa révérence le samedi 11 août 2007 aux Cliniques
universitaires du Mont-Amba, à l'âge de 57 ans. Adieu l'artiste !
© Siki Ntetani Mbemba
Affaire Rwigara Assinapol
© Agence Rwandaise
d'Information | Kigali | 16 Août 2007
L'Ambassade de Belgique à Kigali suit de près l'affaire
Rwigara Assinapol, du nom du commerçant rwandais qui a aussi une nationalité
belge et qui vient de se rendre à la justice après un mois de cavale, a établi
l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).
Assinapol Rwigara avait refusé de se rendre à la Police qui le recherchait
suite à un accident de chantier à Kyovu où il construit une maison. Le Premier
Secrétaire de l'Ambassade de Belgique à Kigali, Mme Sibille de Cartier, qui est
en contact avec l'épouse de Rwigara, a confirmé que l'homme d'affaire
belgo-rwandais s'est rendu ce jeudi à la justice.
Procureur Général qui lui a dit qu'on ne pouvait pas
localiser Assinapol Rwigara. A la question de savoir si l'Ambassade de Belgique
compte assister ce commerçant, elle a répondu : «Il a un avocat. Nous, nous ne
nous mêlons pas dans les questions de justice ».
Deux généraux rwandais qui auraient aidé Assinapol Rwigara à
échapper aux forces de Police, Frank Rusagara et Sam Kanyemera, sont en
détention. Tous les observateurs se demandent pourquoi un déploiement
exceptionnel de moyens policiers et judiciaires pour ce qui n'était à la base
qu'un tragique accident de chantier.
Des accidents identiques, mais moins dangereux, s'étaient
produits sur les chantiers de feu Rubangura, de l'hotêl Alpha Palace, de la Caisse Sociale à
côté de Novotel Umubano ; mais sans que les suites ne soient les mêmes. Avant
sa reddition, l'on se demandait si Assinapol Rwagara était en cavale à
l'intérieur du Rwanda, ou s'il était sorti du pays, ou encore s'il était détenu
dans un lieu secret.
Selon Alison Desforges, Conseillère principale à la Division Afrique de Human Rights Watch, Assinapol Rwigara était bel et bien dans les mains de la
police mais en secret. «Selon plusieurs témoins, un officier de la Police a indiqué à un
journaliste en date du 29 juillet que la Police a arrêté Monsieur Rwigara. C'est seulement
le 30 juillet que la Police
a modifié ses déclarations en avançant qu'il n'était pas dans ses mains »,
a-t-elle confié à ARI.
Le Président brésilien Lula Da Silva annonce sa prochaine visite en Rdc
L’émissaire brésilien Claudio Bragantini qui a annoncé la
prochaine visite en Rdc du président de la République fédérale du
Brésil, Lula Da Silva n’a avancé aucune date
En visite de travail à Kinshasa, le coordonnateur du Bureau
régional de la compagnie brésilienne de recherche agricole (Embrapa), Claudio
Bragantini, s’est entretenu mercredi 15 août avec le ministre d’Etat à
l’Agriculture, Pêche et Elevage, François Joseph Mobutu Nzanga. Le Bréslien
était accompagné de Marie-Jeanne Wayi Kani Ukuranga, chargée d’Affaires à
l’ambassade de la RDC
à Accra, où la compagnie a installé son bureau depuis 2006 et de l’ambassadeur
du Brésil à Kinshasa, Flavio R. Bonzanini.
Se confiant à la presse, l’émissaire brésilien a indiqué qu’il est venu
s’entretenir avec les autorités congolaises du secteur agricole dans la
perspective de la prochaine visite en République démocratique du Congo du
président de la République
fédérale du Brésil, Lula Da Silva. Mais, aucune date n’a été avancée à ce
jour. « Le Congo reste une priorité pour le Brésil et nous attendons une
ouverture de la part des autorités congolaises », a déclaré Bragantini,
qui est à sa quatrième visite en terre congolaise.
Pour sa part, Mobutu Nzanga s’est félicité de cette coopération avec le Brésil,
pays qui a fait beaucoup de progrès dans l’industrie automobile et en éthanol
(biocarburant) ou carburant à base du jus des cannes à sucre. « Le
Brésil, c’est un exemple à suivre pour le Congo qui peut profiter de son
expérience de la production agricole et animale dans le cadre de la coopération
Sud-Sud », a-t-il confié.
Faciliter l’implantation des projets
Claudio Bragantini a indiqué que son entreprise (EMBRAPA) a comme objectif
principal de faciliter la coordination et l’implantation des projets de
coopération agricole avec les pays africains. Elle fait le transfert de la
technologie brésilienne pour la production agricole en Afrique. Cette
technologie s’étend aussi sur la sécurité alimentaire et la production de
l’éthanol.
L’installation d’un bureau régional de la compagnie brésilienne de recherche
agricole en Afrique fait partie des initiatives du président Lula qui visent,
essentiellement, l’intensification des relations bilatérales concrètes entre
le Brésil et les pays subsahariens.
Aussi, en tenant compte de l’expérience brésilienne, quelques domaines sont
envisagés en vue de permettre une efficace relance de l’agriculture
congolaise: la production végétale et animale avec la réhabilitation de l’ONC
et la relance de la filière café ; la réhabilitation du domaine présidentiel
de la N’Sele ; le
transfert de l’expérience sur la production et l’utilisation de l’éthanol la
relance de l’Office national de l’Elévage (ONDE) la formation du personnel
agricole congolais au Brésil qui pourrait être financé par l’Agence brésilienne
de Coopération ...
L’EMBRAPA a déjà signé 68 accords bilatéraux avec 37 pays et institutions. A
ce jour, cette compagnie brésilienne qui utilise 8.375 employés dont 2.198
chercheurs, dispose de la plus complète base d’informations de la technologie
agricole tropicale à travers le monde.
© Rich Ngapi | Le Potentiel
Charles Murigande : « Pas de partage du pouvoir entre les survivants du génocide et les génocidaires »
Rwanda
| 16 Août 2007 à 13:10:13
Le gouvernement rwandais encourage les combattants hutus
rwandais des FDLR à souscrire au rapatriement volontaire dans leur pays.
Il
s’oppose toutefois au dialogue inter rwandais sollicité par ces derniers,
rapporte radiookapi.net
Les autorités rwandaises se sont exprimées lors d’une
rencontre avec l’équipe conjointe DDRRR (programme de désarmement,
démobilisation, rapatriement, réinstallation et réinsertion) et PIO (Bureau de
l’information publique) de la
Monuc en début de semaine à Kigali.
Selon Charles Murigande, ministre rwandais des affaires étrangères, Kigali
développe une autre forme de dialogue interne au Rwanda. « Ces FDLR devraient
rentrer et rejoindre ce dialogue permanent qui existe entre gouvernants et
gouvernés. Personne ne les a exclus de ce dialogue.
Mais, s’ils ont en tête un autre dialogue qui tendrait à
chercher à ce que les survivants du génocide partagent le pouvoir avec les
génocidaires, je crois qu’ils vont attendre encore longtemps. De notre part,
nous continuons à avoir les bras grandement ouverts et prêts à les accueillir.
Nous avons des camps de transit qui fonctionnent depuis de nombreuses années.
Et ils sont rentrés par milliers.
Tous ceux qui sont rentrés ont été réintégrés dans la vie
socio-économique et politique de notre pays. Mais il faudra qu’il y ait une
certaine pression exercée sur ces gens là. »
© Redacteur Web | Source
Colette TSHOMBA en Suisse pour demander le Rapatriement forcé de plus de 500 Congolais exilés de longue date !
ALERTE ! SOS ! RDC
© FCPC
Le Front Commun des Patriotes Congolais vient d'apprendre avec stupeur que Mme
Colette TSHOMBA, Vice-Ministre congolaise en charge de la Diaspora Congolaise,
serait en route pour la
Suisse.
Elle serait attendue, le 20 août 2007, au Département fédéral
suisse des Affaires Etrangères et au Département fédéral de Justice et Police à
Berne, pour régler les modalités pratiques du rapatriement forcé de plus de 500
Congolais exilés, vivant depuis plusieurs années déjà dans la Confédération
helvétique !
Grâce à nos contacts en Suisse, nous suivons de très près l'évolution de cette
affaire qui révèle au grand jour la véritable mission criminelle du Ministère
des Congolais de la Diaspora
et de son titulaire, la très controversée Colette TSHOMBA !
Chers Compatriotes, où que vous soyez, tenez-vous prêts pour une grande
Mobilisation internationale destinée à barrer la route à Colette TSHOMBA,
véritable bras séculier d'Hyppolite KANAMBE alias "Joseph Kabila" !
Après la Suisse,
à qui le prochain tour ? Une nouvelle Traite Négrière est en route. Hyppolite
KANAMBE et ses alliés Occidentaux veulent réduire la réduire la Diaspora Militante et Résistante au silence ! Le message est clair ...
Nous vous donnerons de plus amples informations si cette nouvelle devait se
confirmer et dès que nous disposerons de plus de détails sur cette grave
affaire.
© Front Commun des Patriotes Congolais
Kagamé ravitaille les Interahamwés a l'est du Congo, plus précisément à Nindja au Sud Kivu, alors même qu'ils sont soi-disant se
Devoir de mémoire
C'est ce que révèle le quotidien français «La Libération» dans son
édition du 23 juin 2005, citant le CRID comme source.
«Il y a au minimum une collusion entre les dirigeants rwandais
et congolais pour ne pas régler ce problème», accuse Nestor Ngaba du Crid, une
ONG du Kivu. «Cela fait trois mois qu'un accord de désarmement et de rapatriement
des FRDL (principale milice Interahamwe, ndlr) a été signé et il ne se passe
rien. Au contraire, ces gens-là ont établi leur siège à 80 km de Bukavu, à Nindja.
Ils contrôlent un territoire grand comme un département français d'ou ils
effectuent des razzias.
Tout cela est une mascarade, ils servent de prétexte au maintien d'un état de
guerre qui profite à tout le monde. Le Rwanda les ravitaille alors même qu'ils
sont soi-disant ses pires ennemis ?
Paul Kagamé continue à armer les Rastas à l'est du Congo pour
bloquer le rapatriement des miliciens Hutus des FDLR. C'est ce que révèle Colette
Braeckman dans le Soir du 28.10.2005. Rappelons que 24 Congolais autochtones, y
compris les enfants, ont été tués à l'arme blanche parles Rastas le 12.10.2005;
et puis au moins deux Congolais autochtones ont été brutalement tuées à coups
de machettes le 27.10.2005 et sept autres enlevées à Kanyola (selon Misna).
C’est dans les colonnes de notre excellent confrère belge (flamand) ‘Humo’ (édition
du 12 juillet) que l’horreur vécue au quotidien par les RD Congolais du Sud et
Nord Kivu est décrite dans toute sa nudité. Au début du mois, la rédaction de
Humo avait reçu un colis en provenance de l’Est du Congo. Ce colis contenait
des photos horribles d’un massacre qui a eu lieu à Nindja, une petite ville
située à 60 kilomètres
de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu.
Des membres coupés, des visages d’enfants morts brûlés, des crânes fracassés
avec des machettes, des cadavres éventrés : la terreur sans fards à l’Est du Congo.
L’expéditeur, un missionnaire qui a préféré garder l’anonymat (on le comprend)
et qui ne croit pas à l’aboutissement du laborieux processus de paix et de normalisation
en cours dans le pays. « Ici, nous ne pouvons pas prendre au sérieux les
élections générales qui viennent d’être reportées jusqu’au mois de mars2006 par
le Parlement. Comment pourra-t-on voter ici ? Ici nous n’avons même pas un bout
de crayon », écrit le missionnaire.
Les photos datent en fait de fin avril. Elles ont été prises après une énième
razzia nocturne perpétrée par une bande de malfrats qu’on appelle Rastas : des groupes
mettant ensemble des Interahamwe devenus incontrôlables, des Hutus extrémistes
qui avaient fui le Rwanda, et des Mayi-Mayi, anciens résistants congolais qui
en principe devraient faire partie de la nouvelle armée unifiée. Mais ce n’est
pas le cas.
La région continue à être terrorisée par toutes sortes de bandes armées lourdement
équipées qui se livrent un combat impitoyable pour le contrôle de chaque lopin
de terre. On sait que l’Est du Congo est la région la plus riche du monde :
dans le sous-sol on y trouve tout le tableau de Mendeleïev.
L’universitaire anversois Filip Reyntjens, professeur de politique et de droit
africain, a déjà vu les photos avec une émotion qu’il ne peut dissimuler. Même si
sur la toile il voit tant de choses horribles dit-il et d’habitude il s’enfuit
immédiatement : « on ne s’habitue jamais à l’horreur », avoue-t-il.
Humo : Mais pour l’Occident, Kagamé reste toujours un interlocuteur privilégié.
Est-ce qu’il fait tout cela en mettant à profit ce que l’on appelle le « crédit
génocidaire » ?
Reyntjens : « La Communauté
internationale est écrasée par un profond sentiment de culpabilité pour n’être pas
intervenu quand, il y a onze ans, le génocide a éclaté au Rwanda. Près de un
million de Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés en moins de cent jours.
Trois quarts de Tutsis autochtones du Rwanda avaient été exterminés. Les
membres du Front Patriotique Rwandais, le Parti de Kagamé, abusent de cette
situation et se plaisent très bien au rôle de victimes. Et depuis lors,
personne n’ose critiquer ce régime. Un régime qui entre temps a déjà massacré
des dizaines de milliers de Hutus ».
Bukavu, 27 juin 2005 : Onze présumés complices des crimes commis par les milices
rwandaises « Rasta-FDLR» arrêtés en territoire de Walungu ont été libérés sans
jugement par les autorités de la province du Sud Kivu : Inquiétude et crainte
de la population.
En date du 04 mai 2005, l’arrestation et l’acheminement à Bukavu par le colonel
commandant du groupement des combats sur l’axe Walungu, de onze personnes
présumées coauteurs des milices rwandaises rastas et complices de plusieurs
crimes commis sur les populations civiles dans ce territoire, avait fait naître
un regain d’espoir dans le rang de la population qui voyait enfin les préludes
de la lutte contre l’impunité de ces crimes, espoir qui s’était vite estompé
car presque toutes ces personnes circulent librement dans la ville de Bukavu
depuis le 22/5/2005.
En effet, en date du 22/ 05/2005, le gouverneur de province ad intérim et vice
gouverneur en charge de l’administration avait ramené ces onze personnes à Walungu
et avait demandé au cours d’une réunion du conseil restreint de sécurité du
territoire que ces derniers réintègrent leur milieu car aucun grief n’était
retenu contre eux. Les participants à la réunion avaient montré les
conséquences néfastes d’unetelle démarche sur la sécurité de la population e tdans
la lutte contre l’impunité qui doit caractériser les services étatiques.
De retour à Bukavu, ces derniers ont été relâchés avec ordre de se présenter au
gouvernorat chaque lundi et vendredi et ceci sans tenir compte de tous les
procès verbaux d’audition établis par les services compétents au niveau du
territoire de Walungu.
Perfide Nkunda !
Jouissant de la complicité de Bemba, de l'appui de certains cercle du pouvoir
aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, du Rwanda et de l'Ouganda, Nkunda sur le point
d'établir un état Tutsi au Nord Kivu dénommé : L'Etat des Volcans avec sa
propre radio, drapeau, église, une armée, une police, un système de collecte de
taxes et d'impôts ...
1. Nkunda qui traîne des crimes contre l'humanité, a déjà établi ses tribunaux
dans les territoires qu'il contrôle (Rutshuru, Walikale et Massissi) et y a
hissé son drapeau partout.
2. Nkunda a établi sa propre église et y nomme les prêtres. Les notables
autochtones Congolais sont systématiquement assassinés ainsi que tous les
autres cadres Congolais autochtones: hommes d'affaires, intellectuels ...
3. Les agents de l'ONU accusent Nkunda d'enrôler les jeunes Rwandais dans son
armée et d'être responsable de la dispersion de 230,000 Congolais autochtones
de leurs maisons pour les camps des déplacés (comme Museveni le fait au Nord de
l'Ouganda), ou ils sont soumis aux maladies, à la faim et aux intempéries, femmes
violées, hommes mutilés, amputés à la machette par les troupes de Nkunda et
"ses FDLR" qui travaillent ensemble pour résoudre le problème de l'espace
vital au Rwanda.
4. "Nous comprenons le projet de Nkunda [le pretexte de protéger les
Tutsi]", a déclaré Charles Murigande, Ministre Rwandais des Affaires
Etrangères.
Pendant ce temps, le ministre de la Défense appelle au brassage ...
« Il y a de la place pour tout le monde. Tous les combattants non brassés sont
invités à rejoindre les centres de brassage.» C’est le sens de l’appel du ministre
de la Défense
fait vendredi à travers radiookapi.net. Tshikez Diemu se montre ferme envers ceux
qui se mettent en marge de cette opération, y compris envers Laurent Nkunda.
S’agissant de Laurent Nkunda, le ministre déclare : «Nkunda navigue à contre
courant. Il est grand temps qu’il arrête. Plus il persiste, plus il est en
train de s’enfoncer lui-même. L’eau est peut-être aujourd’hui est aux hanches,
en ce qui nous concerne,il s’entête, il réagit, l’eau est en train de monter,peut
être au moment où ce sera tard, il va se noyer. Il est grand temps qu’il sorte
de l’eau vite»
Pour le ministre, Laurent Nkunda doit s’assumer pour ce dont il est responsable.
Il s’agira selon Tshikez Diemu, de répondre des actes de l’insurrection de Bukavu
en juin 2004 et des troubles de Kisangani en juin 2002. «S’il est courageux,
qu’il vienne défendre ses thèses. Mais du point de vue de l’armée, nous allons
le traiter comme quelqu’un qui est réfractaire et qui entraîne beaucoup
d’autres personnes, des innocents, il répondra de tout ça », a conclu le ministre.
Les jours de Nkunda sont effectivement comptés.
Exploitation scandaleuse des travailleurs de CIMENKAT
Congoforum a reçu, de source digne de foi, les informations
suivantes : Le hasard nous amis en contact avec des travailleurs de Cimenkat
(Cimenteries du Katanga).
La situation y est carrément moyenâgeuse. Ils
attendent des mois entiers pour toucher leur salaire.. Celui-ci est de 50
$US par mois, mais il est payé en francs congolais à raison de 200FC pour
1$ (cour du change à Lubumbashi : 495/500)
Il y a eu toute une série de licenciements d’ouvriers qui
ont osé parler à la presse lors de la grève Contact pris par courriel avec
radio Okapi pour leur dire qu’ils peignent ce drame sous des couleurs
beaucoup trop fades : ils ne parlent que de travailleurs qui exigent la
démission de leur directeurs parce qu’ils sont payés en retard ! Il s’agit
de bien plus que cela !
Tout cela doit avoir un rapport avec le prix du ciment. Il
ne faut pas être sorcier pour se rendre compte que celui-ci fait l’objet de
graves spéculations. Or, dans la région, Cimenkat est en position de quasi
monopole. A Likase, on paye déjà 25 $ le sac, alors que le prix officiel est de
10 $ »
© CongoForum | 17/08/2007
Evacuation urgente de Z’Ahidi Ngoma à Johannesburg !
© La
Prospérité | Kinshasa,
17/08/2007
Apparemment affaibli, l’ancien vice-président de la République Arthur
Z’Ahidi Ngoma qui souffre d’une gastrite aiguë, s’est déplacé à bord du jet
présidentiel.
L’ex-Vice-président, Z’Ahidi Arthur Ngoma, souffrait depuis
le lundi 13 août de maux de ventre aigus. Conséquence, il a été évacué en toute
urgence dans la soirée de mercredi 15 août en Afrique du Sud pour de soins appropriés.
Selon son médecin traitant que La
Prospérité a joint depuis Johannesburg au téléphone quelques
minutes seulement avant le bouclage de la présente édition, la vie de Z’Ahidi
Ngoma n’est pas en danger. La preuve, c’est que l’ex-Vice-président a téléphoné
à ses proches restés à Kinshasa pendant longtemps.
La preuve, c’est que l’ex-Vice-président a téléphoné à ses proches restés à
Kinshasa pendant longtemps. Jusque-là, il y a eu plus de peur que de mal dans
cette évacuation en toute urgence à bord d’un Jet affecté par la Présidence de la République. La
nouvelle, néanmoins, est commentée en sens divers dans les rues de Kinshasa. Il
ne pouvait en être autrement dans une ville sur laquelle plane encore le
spectre de la mort inopinée, en début du mois en cours, de Guillaume Samba
Kaputo, Conseiller Spécial du Chef de l’Etat.
Dans une ville où la polémique née de l’évacuation vers le Sud du Conseiller du
Président sur des Questions juridiques, M. Gaston Ngwej, que certains avaient,
à tort, donné un matin pour mort, n’est pas close. En dépit de folles rumeurs
qui circulent à Kinshasa, y compris celle faisant état de l’existence d’un
croque-mort, il faut reconnaître qu’il est tout à fait normal de voir les
politiciens tomber malade. Surtout lorsque l’on jette un coup d’œil du côté de
l’espérance de vie du congolais. Entre 49 et 51 ans selon les statistiques
officielles, 42 ans d’après l’ex-Vice-président Ruberwa.
Quoiqu’il en soit, la maladie de Z’Ahidi vient le replacer au devant de la
scène médiatique congolaise. L’homme d’Etat n’était presque plus visible sur le
petit écran. Il ne s’exprimait presque plus dans les colonnes des tabloïds
congolais. On commençait même à se demander s’il était à Kinshasa ou à
l’extérieur du pays. Peut-être que la discrétion relevait d’une stratégie
adaptée à sa casquette d’opposant.
Au lendemain de la publication des résultats définitifs du 2ème tour de
l’élection présidentielle 2006, Z’Ahidi Arthur Ngoma s’était résolument engagé
dans une Opposition constructive.
Éviction de Vital Kamerhe du poste de SG du PPRD
Mise en ligne 16 août 2006 | Le Soft International n° 918
daté 16 août
Le Président de la
République va nommer incessamment un nouveau Secrétaire
Général et un nouveau Secrétaire Général Adjoint du PPRD
La décision a été
prise au terme d’une série de réunions dont la dernière lundi 13 août a
regroupé autour de lui et dans la plus grande discrétion ses lieutenants et des
représentants provinciaux. Deux délégués par province étaient présents aux
côtés des vétérans joséphistes du PPRD qui a engagé la «restructuration». On
craignait un déballage, Kabila a sonné le grand rassemblement.
Depuis une réunion - extraordinaire - du lundi 13 août
dernier à son ranch, Joseph Kabila Kabange a engagé le processus de
«restructuration» du PPRD, le fer de lance de sa majorité. Si les jours avant,
l’harmonie n’était pas toujours au rendez-vous au PPRD, le Président - stoïque
comme à l’ordinaire - n’a rien laissé transparaître.
Kabila a sonné le rassemblement. Dans la plus grande discrétion comme il sait
opérer, dans le plus pur style du maquis qui ne l’a jamais quitté, le Chef de
l’État a réuni ces derniers jours au moins deux fois ses lieutenants pour
battre le rappel des troupes. Ils étaient tous là. Ceux qui sont toujours aux
affaires, sans désemparer. Ceux qui en ont été éloignés et qui estimaient en
train d’emprunter la voie du garage. Tous au grand complet ont fait reflux.
Et c’est vache !
Le Président voulait requinquer son entourage. Avant les grandes échéances. Le
voleur profite toujours des moments d’égarement ou de lassitude pour
s’infiltrer et opérer ... Or, le coeur du pouvoir donnait l’impression de tanguer. Les troupes s’étaient
mises à douter pour ne pas dire à se rebeller. À l’Assemblée nationale, lors
des dernières passes d’armes, on a entendu des éclats de voix et recherché en
vain quelques voix joséphistes. L’hémicycle était comme dominé par un discours
adverse du politiquement correct.
Les troupes sont-elles toujours tenues? Appelé à représenter le Chef de l’État
aux manifestations pleines de couleur et de patriotisme du 30 juin, jour de
l’Indépendance, le Président de l’Assemblée Nationale, toujours, par-dessus le
marché n°2 du Parti présidentiel, a manqué de glisser sur des peaux de bananes.
Devant tous les écrans de télévision et tous les invités étrangers, des
drapelets le brocardaient. Sans blague! À Lubumbashi, l’antre du pouvoir
kabiliste...
Sur le petit écran, l’émission phare de la politique maison, qui passe pour le
défenseur du temple, où se concertent sur le modèle du coin du feu vétérans du
Kabilisme et hiérarques du Joséphisme bon chic bon genre et donne le/la, Forum
des médias qui vient de faire sexy en prenant l’appellation Forum d’actualité,
n’a pas mis les gants assez durs pour s’en prendre vertement à l’homme qui, de
notoriété publique, a conduit les troupes à la victoire, Vital Kamerhe, sous
les ordres bien donnés du Président de la République.
À sa manière, l’émission culte du kabilisme éternel donnait de la voix à
l’incroyable confusion née d’une série d’articles donnés à un hebdomadaire
étranger, «Jeune Afrique», pour ne pas le citer.
Il y avait sinon de l’émoi sinon de l’inquiétude en l’air. Tout cela alors que
l’un des piliers du régime - pour ne pas dire plus -, le savant, le prof.
Guillaume Samba Kaputo venait de traverser la rivière quand les troupes avaient
encore grandement besoin de lui. N’est-ce pas que la veille, le Chef de l’État
l’avait reconduit dans ses délicates fonctions de Conseiller spécial en matière
de sécurité de l’État - après une année passée à l’Assemblée Nationale comme
élu de la circonscription de Moba, au Katanga - et que pour accepter la
fonction, il avait dû écrire sa démission comme Député auprès du Président de
l’Assemblée Nationale ?
Si le pays redoutait un sale temps, il était bien là - et c’est vache - plus
que installé. Entre-temps, depuis son exil de Faro, sur la côte balnéaire du Portugal, «Igwe»
réfléchissait sur la meilleure manière d’aborder son rebond politique. Il multipliait
les initiatives politiques et ne s’en cachait plus désormais. Loin du théâtre
des événements, il était si prêt du théâtre des événements. Recevant comme un
Chef d’État en titre - ou un monarque injustement déchu et que l’on voulait rétablir-
les envoyés des Princes étrangers, posant pour les photographes et s’exprimant
devant les caméras du monde entier.
Incroyable RDC ... Lui à qui on avait
demandé de faire montre de retenue ?
Pour le régime, il y avait état d’urgence. Il fallait se remettre au travail,
retisser les fils rompus. Le voleur faisait le guet ...
Meilleur dans l’adversité
Sans communiqué sanctionnant toutes ces rencontres de famille - tenues très
certainement dans le ranch présidentiel, dans l’hinterland kinois, sur le
plateau des Batéké -, loin de tous les guetteurs, on imagine ce qu’elles ont
donné. Il suffit de voir la mine affermie des «réunionites».
Entre deux rencontres, alors que «l’intoxication» faisait rage jusqu’à faire
état de «l’expulsion» du Secrétaire général de son bureau, dans le quartier aseptisé
de l’avenue Pumbu et qu’un porte-parole d’occasion se fendait d’un «communiqué»
qui regrettait l’intox sans rien démentir, Vital Kamerhe optait d’enfoncer le
couteau dans la bête - geste fort en symbole: il réunissait au siège du PPRD -
là même d’où il aurait été expulsé - l’Exécutif du Parti élargi aux dirigeants
provinciaux rappelés dare-dare dans une Capitale assiégée.
Et payait la dépense
par un prêt offert par des amis... Par ce sale temps, la caisse du parti ne
répondait pas toujours... Les cotisations ne sont pas toujours au rendez-vous. En chemise sport, pantalon jeans - signe qu’il est toujours au front et
meilleur dans l’adversité -, l’homme a montré qu’il est toujours excellent
quand il navigue dans la bourrasque.
Il a fait état du «signe indien» - trop de Camarades quittent brusquement la
scène (l’ancien ministre Christian Eleko, l’ancien ministre Jean-Paul Kanga
Bongo, l’ancien ministre Sampassa Kaweta Milombe, l’ancien ministre Pierre
Selemani Mwana Yile, l’ancien Député Vangu Mambweni), comment ne pas y voir un
quelconque signal, la loi des séries? Peu avant, sur la radio onusienne Okapi -
impertinente comme savent l’être tous les médias indépendants et libres -, il a
fait état de sa volonté de ne pas être «un porteur de mallette». Un vrai coup
de gueule ...
On peut tout reprocher au Président de l’Assemblée, nul ne le prendrait en
défaut de loyauté joséphiste. Son parler vrai dénote un besoin de l’excellence.
Il sent que les choses auraient pu mieux bouger. À la tête de l’Assemblée
nationale, il sait mieux que quiconque comment bat le pouls du pays. Si le
Président en avait marre et qu’il y a «crise persistante», il pourrait
dissoudre l’Assemblée nationale, sous certaines conditions (art. 148). Le
syndrome De Villepin. Mais avec quelles suites ? La CEI / CENI doit organiser le
scrutin dans les deux mois. Avec quel argent ? Et, l’expérience De Villepin ...
Loin du tumulte
Premier Secrétaire du Parti présidentiel en mal d’identité - depuis que le Chef
de l’État a estimé à raison devoir se présenter sans étiquette politique -
Kamerhe a à coeur les échéances. Avant 2011, il ne reste plus que trois ans -
la première année a déjà été consommée, la dernière année est celle de la
campagne.
Une destinée ne se prépare, ni ne se gère en termes de mois - c’est en termes
de vision et de grande vision portée sur des décennies. Une élection ne se
gagne pas la veille, elle se prépare des années avant.
En France, le projet gagnant de Nicolas Sarkozy tenait compte d’une politique
menée depuis un quart de siècle et le Candidat a projeté les Français sur les
vingt-cinq années à venir pour prôner la modernisation de la France. Depuis
trente ans, l’homme à l’énergie hors normes avait «le Pouvoir Désir», selon
l’expression de l’experte en grands fauves, la journaliste Catherine Nay. Le
Parti socialiste n’a pas échoué avec sa candidate Ségolène Royal. Il a échoué
depuis la fin de François Mitterrand que celui-ci avait planifiée.
Désormais, il n’en reste que les lambeaux et nul ne sait sans un meneur à la
barre, alors qu’il a entamé son déclin, s’il pourra un jour se redresser et
revenir au pouvoir. Déjà, le PCF de Georges Marchais a cessé toute existence ...
C’est le débat qui réunit ces jours les hiérarques du PPRD : loin de tout
tumulte, réfléchir sur l’avenir et le destin du Parti présidentiel, envisager
toutes les hypothèses, même les plus invraisemblables, celles d’un
rassemblement des virtualités. On veut aller à la «restructuration».
Mais avant tout faire la paix à l’interne. Selon toute vraisemblance, le brûlot
de «Jeune Afrique» («Jusqu’où ira Kamerhe?», J.A, n°2426, 8-14 juillet 2007)
dans lequel le journaliste François Soudan écrit des choses qu’il ne met dans
la bouche de personne - ce qui est professionnellement dangereux dans le contexte
africain - mais qui laisseraient penser qu’elles auraient été dites par le
Président de l’Assemblée Nationale avait semé la confusion dans le pays et
donné du vertige dans certains milieux du PPRD où «on ne comprenait pas». Il ne
restait plus qu’à crier à la trahison ...
Comme deux tourtereaux
Des notables du Kivu - le Grand Kivu ou Kivu Holding Maniema - ont pris
l’initiative d’aller frapper à toutes les portes. Objectif: calmer le jeu.
Il fallait éviter que le feu ne se propage et devienne incendie. Sauf le
voleur, nul n’avait intérêt à avoir une telle perspective se produire. Il
fallait éviter que les pêcheurs en eau trouble n’en profitent pour mettre
l’huile sur le feu... Bombé comme un seul homme, le Kivu Holding a d’abord
voulu savoir avant de se mettre en route. Direction: les notables du Katanga
eux aussi bombés comme un seul homme.
Dans son brûlot, Soudan avait fait état du «clan katangais» et de... la
nécessaire de «dékatanganisation» du régime. Sans dire de qui il tenait cela.
Mais deux expressions casus belli sur le macadam de la Luano.
Le week-end dernier, Vital Kamerhe a encore pris place à bord de la South African pour
sa visite familiale en Afrique du Sud que Soudan comprend mal. Le journaliste
français oublie que la politique ne saurait disloquer les familles.
Habitué des avions, le Président de l’Assemblée nationale est revenu au pays
deux jours plus tard. Dès le lundi matin, il était sur les routes du Bandundu,
dans l’hinterland de Kinshasa, dans les environs de la Maï Ndombe.
Pour une
énième rencontre autour de Joseph Kabila Kabange cette fois élargie aux
compagnons des provinces, dont des présidents PPRD des Assemblées provinciales.
Cette fois, cette réunion-là qui annulée in extremis alors que la mort de Samba
Kaputo venait d’être connue.
Bien heureux qui saurait percer le mystère de l’hinterland. Mais ne soyons pas
dupes: qu’elles se tiennent et continuent de se tenir, ces réunions sont signe
que tout va dans la bonne direction. Qu’aucun fil n’est rompu. Au contraire.
Lors des obsèques de Guillaume Samba Kaputo, dans le lobby du Palais du Peuple,
on a vu le Chef de l’État et - aux dires de Soudan - son «numéro deux de facto»
comme deux tourtereaux. Assis dans la plus grande modestie, sur de simples
sièges de réunion de Congrès, devant des télés, les deux hommes ne cessaient de
se concerter. Comme au rite de la
Notre-Dame du Congo... sur un simple banc d’église. L’un à
côte de l’autre.
N’était-ce point un message adressé au monde? Soit qu’il n’y a rien à signaler
ici bas au PPRD et que, si jamais problème avait eu lieu, tout baignait
désormais dans l’huile ...
On sait que Vital Kamerhe - la
Constitution le lui interdit - ne saurait cumuler aucune
fonction notamment celle qu’il exerce aujourd’hui avec celle de Secrétaire
général d’un parti politique.
Au «Soft International», il annonçait lui-même son départ de l’Exécutif du
parti au sortir des festivités du 30 juin. À la question, «Vous parlez du PPRD,
on ne le sent pas très bien à Lubumbashi...», il répondait sans ambages: «On
vit une stagnation qui ne saurait durer longtemps sinon on vit la régression.
La stagnation est vraie au Katanga, elle est vraie ailleurs dans le pays. Le
Congrès du parti se tient en septembre: il doit organiser ma succession» («le
Soft International» n°912 daté 4 juillet 2007).
Et une succession ça s’organise en effet. Si Kamerhe doit rendre la blouse - et
puisqu’il doit la rendre -, à qui doit-il la rendre? Et surtout comment? Lui
qui a mené les troupes au triomphe électoral n’a-t-il pas une expérience à transmettre?
Et... surtout, quel sera son véritable rôle demain? En clair, à quelle place
jouera-t-il la partition alors que les échéances se précipitent ?
En attendant 2011, il y a les Communales, puis les Locales. À préparer et à
gagner. CE sont elles qui font gagner aux Législatives et à la Présidentielle.
À en croire tous les dires, à la réunion - extraordinaire - du 13 août dans
l’hinterland, nul n’a eu le moindre mot déplacé. «On pensait qu’on éventrerait
le boa ou qu’on laverait blanc, rien n’a été entendu à propos de personne. Et
tant mieux. Ni mine renfrognée, ni patibulaire.
À la suite de la bourrasque, Joseph Kabila et Vital Kamerhe doivent s’être
soudés plus fort que jamais. Désormais réunis pour le meilleur et pour le pire.
Pour la coalition et pour la vision qu’ils partagent, pour la mémoire des Compagnons
de lutte trop tôt partis- les morts ne réunissent-ils pas les vivants? - les
deux tourtereaux n’avaient pas le choix.
© T. KIN-KIEY M











