20 août 2007
Transfert médical à l’étranger, une pratique qui freine l’amélioration du système de santé en RDC
Les décès des Conseillers de Joseph Kabila, le professeur
Guillaume Samba Kaputo et Gaston Nawej amènent à réfléchir sur la pratique devenue
routinière chez nous de transférer les malades à l’extérieur du pays pour
recevoir des soins médicaux
Cette pratique, faut-t-il le dire, n’est réservée qu’aux
responsables politiques et aux personnes malades ayant une certaine notoriété
publique (grands sportifs et artistes notamment).
Elle est, de plus, laissée à la seule discrétion du Chef de
l’État. Cette pratique qui existe depuis l’époque Mobutu ne semble poser aucun
problème à la population congolaise qui s’en accommode alors que le congolais moyen n’y
a pas accès. Elle arrange bien les grandes personnalités du pays, qui elles,
ont la possibilité, de bénéficier de soins de qualité à
l’étranger aux frais du Trésor Public. La Banque Centrale
pourra peut-être un jour donner le coût de cette pratique. Que représente-t-elle par rapport au budget annuel de la santé ? D’après les informations
livrées par l’artiste comédien Elombé lors des funérailles de l’artiste
comédien Doudou Ngafoura, un montant de 20.000 dollars avait été ordonnancé
pour le transfert de ce dernier en Afrique du Sud. Quel est le nombre de
personnes qui bénéficient chaque année de cette faveur ? Est-t-il juste pour
l’État de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour les soins d’un seul
Citoyen alors que les hôpitaux publics congolais manquent de tout ?
C’est à ce niveau que le problème de choix doit se poser :
ne vaudrait-t-il pas mieux utiliser les fonds servant aux transferts médicaux à développer dans le pays des infrastructures de soins médicaux, particulièrement
des laboratoires et des équipements de diagnostic médical, de qualité au moins équivalente à
celles qu’on trouve en Afrique du Sud ?
Cela devrait permettre d'élargir l’accès à des soins de qualité à de nombreux Congolais, de mettre fin à un système
discriminatoire, et à long terme de soulager les finances du Trésor public congolais.
© Jean Moanda Vita
Commentaires
Si vraiment, la rdc veut le développement,elle doit tenir compte de tous les élements sinon de tous les secteurs de la vie nationale.
Le développement c'est aussi le souci de mettre pour l'Etat une disposition permettant sa population à vivre dans des conditions acceptables, voilà pourquoi l'Etat doit organiser son système sanitaire afin d'assurer la santé publique de son environnement nation, voilà pourquoi, il est indispensable pour l'Etat d'avoir des infrastructures de bases comme les hopitaux, centres de santé, des cliniques... et en les dotant des équipements modernes avec des cadres qualifiés.
Au regard de la situation socio économiques du pays, les moyens à la disposition de la population ne lui permettent pas de se faire soigner convenablement.
S'il faut prendre le cas précis, l'élaboration du budget devrait tenir compte de ces problèmes car, un peuple malade ne peut pas assurer le développement au rythme voulu et à temps reccord pour mettre fin à la misère et les difficultés que l'Etat congolais et son peuple rencontrent.
Rationnellement,sur tout ce qu'on depense à payer les frais de voyage, de sejour, de restauration, medical,...., l'Etat amaenageait ses infrastructures medicales, tous ces frais allaient rentrer à la caisse de l'Etat indirectement, car ces structures medicales allaient payer impôts et taxes et au delà, la population demunie allait aussi beneficier de ces services.
Si les autorités publiques préférent se soigner à l'étranger ( en Afrique du Sud), nous pouvons dire que c'est le prolongement de leur mauvaise plitique de voir que leurs intérêts égoïstes, personnels, nous pouvons conclure que peut être de tout ce qu'elles demandent pour leur soins, une grande partie est utilisée abusement pour d'autres fins.
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