20 août 2007
Transfert médical à l’étranger, une pratique qui freine l’amélioration du système de santé en RDC
Les décès des Conseillers de Joseph Kabila, le professeur
Guillaume Samba Kaputo et Gaston Nawej amènent à réfléchir sur la pratique devenue
routinière chez nous de transférer les malades à l’extérieur du pays pour
recevoir des soins médicaux
Cette pratique, faut-t-il le dire, n’est réservée qu’aux
responsables politiques et aux personnes malades ayant une certaine notoriété
publique (grands sportifs et artistes notamment).
Elle est, de plus, laissée à la seule discrétion du Chef de
l’État. Cette pratique qui existe depuis l’époque Mobutu ne semble poser aucun
problème à la population congolaise qui s’en accommode alors que le congolais moyen n’y
a pas accès. Elle arrange bien les grandes personnalités du pays, qui elles,
ont la possibilité, de bénéficier de soins de qualité à
l’étranger aux frais du Trésor Public. La Banque Centrale
pourra peut-être un jour donner le coût de cette pratique. Que représente-t-elle par rapport au budget annuel de la santé ? D’après les informations
livrées par l’artiste comédien Elombé lors des funérailles de l’artiste
comédien Doudou Ngafoura, un montant de 20.000 dollars avait été ordonnancé
pour le transfert de ce dernier en Afrique du Sud. Quel est le nombre de
personnes qui bénéficient chaque année de cette faveur ? Est-t-il juste pour
l’État de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour les soins d’un seul
Citoyen alors que les hôpitaux publics congolais manquent de tout ?
C’est à ce niveau que le problème de choix doit se poser :
ne vaudrait-t-il pas mieux utiliser les fonds servant aux transferts médicaux à développer dans le pays des infrastructures de soins médicaux, particulièrement
des laboratoires et des équipements de diagnostic médical, de qualité au moins équivalente à
celles qu’on trouve en Afrique du Sud ?
Cela devrait permettre d'élargir l’accès à des soins de qualité à de nombreux Congolais, de mettre fin à un système
discriminatoire, et à long terme de soulager les finances du Trésor public congolais.
© Jean Moanda Vita
La série noire continue autour de Kabila
La succession de morts suspectes au sommet du pouvoir
constitue la mise en application du plan d’extermination de l’élite politique
congolaise conçu par les occupants de notre pays.
Ce n’est pas la loi des séries ; c’est une véritable hécatombe
qui emporte à tour de rôle l’entourage proche de Joseph KABILA. En effet,
près de trois semaines seulement après la mort en Afrique du Sud (dans
des circonstances mystérieuses) de son éminence grise, Mr SAMABA KAPUTO, ancien
conseiller spécial en matière de sécurité, Joseph KABILA vient d’enregistrer ce
samedi 18 août 2007 la disparition de son conseiller principal, monsieur Gaston
NAWEJ KATOK.
Ce dernier vient également de s’éteindre en Afrique du Sud où
il avait été transféré le 6 août dernier. Ce transfert on s’en souvient, avait
suscité la suspicion dans les milieux politiques et dans l’opinion
congolaise, alimentant divers commentaires dans l’opinion congolaise. Le climat
était si lourd et tendu que le cabinet de Joseph KABILA dut sortir un communiqué
officiel démentant la nouvelle et appelant les médias à « plus de
responsabilité dans le traitement de l’information. » Aujourd’hui, la vérité
macabre est là devant nous sans qu’aucun démenti ne soit plus possible !
De l’entourage du défunt, nous apprenons que lors de sa
dernière visite médicale en Afrique du Sud, Monsieur NAWEJ était venu pour des
soins appropriés de la prostate, avant de regagner le pays. Cette fois pourtant,
son médecin traitant avait selon les dires des proches du défunt, « du
mal à reconnaître son patient, tellement il était abîmé ! »
De là à conclure qu’on l’ait « aidé à
mourir », il n’y a qu’un pas que nous n’hésiterons pas à franchir.
Ceci explique le « black out » total de plus de 24 heures décrété par
la représentation diplomatique de la
RDC en Afrique du Sud sur ordre des autorités de Kinshasa
autour de ce décès. La famille du défunt et la représentation diplomatique de la RDC sont d’ailleurs à
couteaux tirés sur la prise en charge des frais funéraires par l’Etat
congolais. Alors que durant toute la durée de son hospitalisation, le défunt n’a
reçu aucune visite des diplomates congolais, ceux-ci sont subitement sortis de
l’ombre après l’annonce de la mort pour proposer leurs services et leur
disponibilité !
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’ancien
vice-président Z’AHIDI NGOMA vient à son tour d’emboîter le
pas à NAWEJ dans le salle d’urgence des cliniques sud africaines. Des
sources katangaises proches du pouvoir nous apprennent que le décès de l’ancien
vice-président de la transition serait survenu ce dimanche matin en
Afrique du Sud. D’autres sources de la Présidence de la République estiment
plutôt qu’il est encore plongé dans un profond coma. Qui dit la vérité et qui
ment, comme d’habitude ? Une chose est certaine, l’homme est dans une
mauvaise passe ! Il avait été évacué d’urgence de Kinshasa le 15 août
dernier et transféré au pays de Nelson Mandela afin d’y recevoir les
soins appropriés !On dirait qu’il s’agit désormais d’un rite macabre à
remplir par les victimes.
Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, nous
pouvons affirmer sans nous tromper qu’il ne sera sans doute pas la dernière
personnalité politique congolaise victime d’une mort suspecte et mystérieuse.
Cela fait en effet partie du plan diabolique des occupants de notre pays
qui consiste à éliminer tous les témoins gênants de l’élite politique
congolaise afin de mieux contrôler et asservir notre pays.
Pour rappel, ce vaste complot est dévoilé dans l’ouvrage
de référence intitulé « Crimes organisés en Afrique Centrale » de
monsieur Honoré NGBANDA, président national de l’APARECO. Mais
malheureusement, notre élite politique a préféré pour des intérêts égoïstes, se
mettre au service de l’occupant au risque de se voir aujourd’hui totalement décimé
après avoir servi de faire-valoir à l’ennemi.
Selon nos sources proches du pouvoir, une liste de
personnalités congolaises à « éliminer » a été établie de
longue date et c’est donc cette « sale besogne » qui s’exécute sous
nos yeux ébahis. La vie humaine en général et celle d’un congolais en
particulier n’ayant aucune valeur à leurs yeux, ils poursuivront
froidement la liquidation de notre élite !à moins que des patriotes ne se
lèvent pour les stopper.
Par ailleurs nous apprenons des mêmes sources proches du
pouvoir que monsieur Vital KAMHERE, aurait échappé à un attentat du au
sabotage de son avion. L’appareil dans lequel il avait prit place se serait écrasé
à l’atterrissage à Goma et il serait sorti indemne ! Nous cherchons
encore à confirmer cette information. Mais quand on connaît la rivalité
politique qui s’est installée en ce moment entre Joseph KABILA et son Zorro, on
peut supposer que ceci n’est pas un simple accident de parcours.
Alors, en attendant de connaître le prochain sur la liste noire, la question suivante se pose avec acuité: Jusqu’à quand allons nous laisser nos ennemis nous exterminer sur la terre de nos ancêtres ?
© Alliance des patriotes pour la Refondation
du Congo
Après Guillaume Samba Kaputo, Décès suspect de Gaston Nawej Kato'k
© L’Avenir | Kinshasa,
lundi 20 août 2007
Après Samba Kaputo le 1er août, Gaston Nawej Kato’k vient
d’augmenter le nombre des proches collaborateurs du Chef de l’Etat morts au
cours de ce mois
Ces décès qui ont fini par réveiller la suspicion dans l’opinion publique
seraient en rapport avec un dossier extrêmement sensible qui serait traité dans
ce Cabinet et qui fait des vagues.
Et le suspect est vite trouvé et assimilé à un poison dans un raisonnement
purement bantou qui refuse d’accepter la mort naturelle …
La cour du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange se vide.
Depuis le début de ce mois d’août, la mort semble s’installer au Cabinet du
président privant celui-ci des éléments de grande valeur sur lesquels il
comptait poursuivre son mandat et réaliser son programme sur les cinq
chantiers. Au premier jour du mois déjà, le Conseiller spécial du chef de
l’Etat en matière de sécurité, le professeur Guillaume Samba Kaputo rendait
l’âme, et quelque deux semaines plus tard, c’est le tour de son collègue
Conseiller Principal chargé des Questions administratives et juridiques Gaston
Nawej Kato’k qui le rejoignait.
Ce dernier est décédé samedi le 18 août 2007 en
Afrique du Sud, selon le communiqué de la présidence de la République parvenu à
notre rédaction. Ce document précise en plus que la dépouille mortelle du
disparu sera rapatriée à Kinshasa et qu’en attendant ce mouvement, et la
publication du programme officiel des funérailles, le recueillement se fait à
la résidence du défunt au Quartier Royal dans la commune de la Gombe.
Le cycle des disparitions qui semble élire domicile au
cabinet de Joseph Kabila est si inquiétant que l’on est en droit de se demander
à qui le prochain tour. L’entourage du président de la République qui est à
priori le cercle sur lequel pèsent de prime à bord des soupçons doit prendre
des dispositions qui s’imposent afin de se sécuriser contre le mal qui rôde
autour, à en croire certaines sources. Ces dernières sont d’avis que les cas de
morts et maladies qui affectent actuellement ce milieu n’est pas le fait du
hasard.
Le suspect
Au propre comme au figuré, le mal qui décime les rangs du
personnel de la présidence de la
République est un poison qui serait activé à la suite de
quelques dossiers très sensibles que le Cabinet serait en train de traiter
actuellement. Comme par ironie du sort ou malheureux concours de circonstances,
les dossiers en question ont des ramifications sur la situation sécuritaire à
l’Est du pays, et les avis des natifs de cette partie du pays sont suivis et
analysés à la loupe par des taupes infiltrés.
Ces agents à la solde de
certaines puissances obscures font ensuite rapport à celles-ci qui n’hésitent
pas de procéder à l’élimination physiquement des personnalités qui voguent
contre ce courant. C’est du moins la rumeur persistante qui a couru le
lendemain de la disparition du professeur Guillaume Samba Kaputo et qui tend à
se vérifier avec la mort de Gaston Nawej aujourd’hui. Si pour le second, la
thèse de l’empoisonnement n’est pas encore profondément ancrée dans l’opinion
publique, d’autres informations sont par contre catégoriques quant à la cause
du décès de Samba Kaputo.
Des sources qui s’appuient sur les révélations de
l’interrogatoire soumis aux cinq collaborateurs les plus proches de feu Samba
Kaputo, prétendent que celui-ci est mort par poison. Aussitôt ce mal
diagnostiqué, les sources renseignent que le patient aurait suivi un traitement
à base d’un antidote fourni par une connaissance de l’une de ces cinq personnes
avant que son état ne se détériore et l’évacuation vers l’Afrique du Sud. Si
cette thèse redoutée se confirme, la crainte de voir des assassinats politiques
embrasser d’autres sphères de la vie nationale est à la mesure des problèmes
sur l’insécurité à l’Est qui prend finalement des allures semblables à une
équation à multiples inconnues, insoluble mais aussi à un dilemme.
Les reproches
La plupart des différentes considérations se rapportent plus
sur le cas Samba Kaputo déjà consommé en tout et pour tout, contrairement à
celui de Gaston Nawej Kato’k qui n’a même pas encore un programme officiel des
funérailles. Selon des sources, le professeur Samba Kaputo aurait été reproché
à tort ou à raison d’avoir planifié le soulèvement de ses concitoyens contre le
retour d’une certaine catégorie de réfugiés dans son fief électoral de Moba.
Cette circonscription électorale qui lui a largement témoigné sa confiance en
lui offrant un siège de député national, Samba Kaputo y était très populaire,
aimé et très écouté. De cette audience lui reconnue justement auprès de ses
électeurs, à la vive résistance manifestée par ceux-ci au retour de ces
réfugiés, l’on a vite trouvé un intelligent travail de sape attribué à l’un ou
l’autre des élus les plus en vue de Moba aux dernières législatives. A nos jours,
le survivant Mwando Simba est sur tous les fronts afin de trouver une solution
à ce problème qui a déstabilisé les activités du Hcr et d’autres humanitaires
qui opèrent dans le secteur pendant quelques jours.
A en croire nos sources, les commanditaires des actes
ignobles que la République
tout entière déplore auraient certainement mis à charge des personnes
culpabilisées un parallélisme entre la situation dans une autre localité un peu
plus au Nord de Moba, dans la province du Sud-Kivu. Et prétend-on, c’est
l’élite locale du Katanga qui incite sa base à ne pas se hasarder de vivre
l’expérience déplorable des populations du Sud-Kivu.
En filigrane, c’est cette
dernière province en particulier et les deux Kivu en général qui seraient les
détonateurs de cette série noire suite à leurs hésitations face à la Table ronde pour solutionner
l’insécurité dans cette partie du pays. Les avis contradictoires exprimés par
les ressortissants du Sud et Nord-Kivu au sujet de ce forum les divisent
profondément au point d’assister, en désespoir de cause, à l’élimination
physique des uns par les autres.
En fait, pour convaincre la base, chaque camp déploie
actuellement une intense activité qui n’hésiterait pas d’utiliser les moyens
jugés plus efficaces, et pourquoi pas des assassinats, pourvu que l’objectif
soit atteint. Pourtant, si l’on n’a pas réellement d’autres agendas cachés, on
ne peut prétendre éradiquer cette insécurité en semant une autre forme
d’insécurité ni la haine. La solution des problèmes de l’Est passe surtout par
la pacification des esprits.
Tant qu’on n’aura pas hissé la paix à ce stade, on
aura beau multiplier les missions et forums de la pacification de l’Est les
armes seules vont au mieux se taire pendant un moment avant de reprendre avec
plus d’intensité à la faveur des germes de haine inséminés dans les cœurs des
populations. Il revenait à la Commission Vérité et réconciliation de Mgr Luc
Kuye d’extirper ce mal pendant la dernière transition politique dans ce pays.
Vaine aura été son action lorsqu’on constate aujourd’hui que cette commission
n’a pas atteint son objectif. N’empêche que l’actuel gouvernement qui a hérité
de ce passif mette tous les mécanismes en œuvre pour y parvenir.
© L’Avenir
Les « Professeurs » Congolais n’ont Aucun Sens de L’Honneur
Depuis Paris, le Prof. John Francis Mbala annonce
chaleureusement son adhésion au PPRD en confirmant son soutien au président
Joseph Kabila
L'occasion est bien choisie par l'intéressé pour émettre à son
habitude de pertinentes considérations pour le renouveau de la formation
politique autour duquel il a tourné en finissant par y atterrir aujourd'hui.
Le désormais très connu Prof. John Francis Mbala pour ses
prises de positions en faveur de la famille politique du président Joseph Kabila
vient d'afficher clairement son appartenance non seulement à cette famille,
mais surtout au parti initié par son leader, le PPRD (Parti du peuple pour la
reconstruction et la démocratie). L'intéressé est professeur de Droit
International, DAU – Faculté de Droit et Chercheur associé CURAPP-CNRS
Université de Picardie Jules Verne (Amiens - France) et à la Faculté de Droit –
Université Protestante au Congo/ Kinshasa.
La vision politique du Président de la République que le PPRD
incarne, me paraît la plus à même d'enclencher le développement de la République démocratique
du Congo, a déclaré le professeur Francis Mbala dans l’interview qu’il a
accorde au journal le potentiel.
Je dois sincèrement avouer que j'ai été pris de pitié à la
lecture de cette information qui nous a été livrée par le journal le
potentiel.
Comme beaucoup d’autres congolais, j’ai eu de la peine pour
pouvoir comprendre l’attitude et la démarche de ce monsieur qui passe pour un
professeur, mais qui semble cruellement manquer de sens d’analyse objective des
faits et événements politiques de l’heure en RDC.
Par le temps qui court, il faut faire preuve de cécité
politique pour pouvoir s’adhérer à un mouvement comme celui du PPRD-AMP.
De nos jours, rejoindre le PPRD-AMP équivaudrait au fait de s’embarquer dans un
navire qui visiblement est entrain de chavirer. « TITANIC »
Je crains que notre professeur soit complètement aveuglé et
envoûté pour prendre un tel risque.
J’ai difficile á comprendre qu’un monsieur de cette trempe
soit ainsi incapable de faire une bonne lecture et une bonne analyse des
événements afin d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Alors
que ceci est un réflexe on ne peut plus sine qua none et propre a tout
universitaire qui se respecte et de surcroît professeur.
Tous les congolais avertis, avisés et informés savent
pertinemment bien que le PPRD-AMP est cette alliance politique composée des
congolais « vendus et corrompus » et qui sont au service des
puissances qui financent la guerre d’agression dans notre pays, bafouent la
souveraineté de notre pays, pillent systématiquement nos richesses, massacrent
nos populations, et complotent pour la balkanisation de notre chère patrie.
Un homme sérieux et de surcroît professeur ne peut en aucun
cas se rallier á un groupe d’individus qui se range du cote des agresseurs de
sa nation.
Il faut être comme le Professeur Théophile Mbemba, le
Professeur Toussaint Tshilombo, Professeur Samba Kaputo, le Professeur Mabi
Mulumba, le Professeur John Francis Mbala…Lutundula, Olivier Kamitatu, Gizenga,
Mbusa Nyamuisi et tant d’autres pour pour militer au sein du PPRD-AMP sous la
direction éclairée du guide de la nation Mr Joseph Kabila qu’un journaliste
britannique présente comme un chauffeur de taxi et caporal de l’armée
rwandaise.
Il n’est un secret pour personne que la plupart des membres
influents de cette alliance ont rejoint cette plateforme politique juste pour
satisfaire des appétits financiers égoïstes et mesquins.
Et qui pis est, ils sont dans le PPRD-AMP et défendent avec
acharnement les intérêts de cette alliance alors qu’en âme et conscience ces
compatriotes connaissent mieux que quiconque les préjudices immenses que cette
plateforme est entrain de causer á la mère patrie.
Le rapport d'enquête réalisé par la Commission Lutundula
n'a pas été examiné en plénière alors que la transition va vers sa fin.
« C'est triste ! », s'exclame-t-il. Et de poursuivre :
« Cette affaire me pousse à croire que malgré les élections, ce pays
risque de ne pas sortir du gouffre dans lequel on l'a plongé », Vincent de
Paul Lunda-Bululu.
Selon Lunda Bululu, le parti présidentiel, le PPRD, n'a pas
voulu qu'on traite de ce document avant les élections. Il ne serait, dès lors,
pas surprenant, dit-il, que des personnes impliquées dans la conclusion des
contrats au détriment de l'Etat congolais se retrouvent à nouveau aux affaires.
« C'est tout simplement honteux. La preuve est là que ceux qui gouvernent
n'aiment pas ce pays ».
Quand un Lutundula président de la commission d’enquête sur
le pillage des ressources, s’assit sur l’excellent rapport produit par sa
propre commission et va jusqu’à adhérer à la plate forme qui soutient le
candidat qu’il met en cause dans son rapport… Que doit attendre le peuple d’un
tel congolais fut-il congolais de père et de mère ?
Olivier Kamitatu alors qu’il était encore tout-puissant
secrétaire général de MLC, n’a-t-il pas dit que Joseph Kabila est un homme peu
instruit et incapable de défendre le bilan économique devant les experts du
FMI ? Où est Olivier Kamitatu, que fait-il et pour qui roule-t-il
aujourd’hui ?
Un autre ressortissant du Bandundu, le Père Ekwa, s’inquiète
de l’inaction du gouvernement de Gizenga préoccupé par « les séminaires »
et « les fêtes ». Il n’a pas été capable de prises de positions
officielles sur les événements majeurs du Bas-Congo (massacres des adeptes de
Bundu dia Kongo le 31 janvier et le 1er février), du Bandundu (l’occupation des
13 villages de Kahemba par l’armée angolaise) et de Kinshasa (la guerre des 22
et 23 mars).
A plusieurs reprises, Mbusa Nyamuisi a reconnu que le
Rwanda, l’Ouganda et le Burundi «constituent une menace contre la République démocratique
du Congo». Cependant, il apporte une précision de taille : « Mais la principale
menace contre nous-mêmes, c’est nous-mêmes. C’est-à-dire que nous ne faisons
pas assez pour sécuriser nos frontières »
Je ne pense pas que tout le monde joue un rôle positif dans
la refondation d’un Etat. Le ministre a déploré « la diversité de
langages au sein du gouvernement ». Pourquoi ?
« Des forces d’inertie sont dans des positions dominantes».
« Ne pas s’engager est une forme de complicité », avait-il précisé.
Mais, Mbusa nyamuisi se trouve être ce même candidat qui
avait désisté en faveur de Joseph Kabila au cours dernières élections
présidentielles qui avaient eu lieu au Congo.
Tel est en quelques mots le portrait des congolais qui
militent au sein de PPRD-AMP. Des gens qui facilitent le pillage de nos ressources,
l’extermination de notre population, et la balkanisation de notre
pays.
Le Congo a en effet le malheur de compter au monde le plus
grand nombre des professeurs qui ne se savent pas pourquoi on les appelle
professeurs.
Ceci explique bien pourquoi un géant comme le Congo continue
de tourner en rond alors que des Etats moins nantis que la RDC sont entrain de prospérer
et d’émerger.
Le Congo est dirigé par des « Wrong People at the Wrong
Place and the Wrong Time»
Notez qu’au lendemain de l’indépendance, l’on a essayé
d’expliquer l’échec du Congo par la carence des cadres universitaires.
L’impréparation des cadres était présentée comme la raison majeure de notre
faillite.
Mais, aujourd’hui, le Congo compte parmi les rares nations
en Afrique qui regorgent un nombre impressionnant des cadres universitaires
formés dans des grandes et prestigieuses universités de la planète.
Le Congo a produit en un temps record un nombre important
des hommes et femmes qui devraient animer son développement, son émancipation
et son épanouissement sur tout le plan. Que des docteurs, des
professeurs, et que sais-je encore !
Il faut rappeler que depuis Mobutu, l’espace politique
congolais est pris en otage par des hommes et femmes qui passent pour des
experts, docteurs, professeurs, consultants internationaux et que sais-je
encore.
Mais, malgré la présence massive des éminents savants
« professeurs » dans des postes stratégiques de l’Etat, le résultat
sur terrain est nul, et bien plus, chaotique.
Le Congo, en dépit des ressources énormes dont son sol et
son sous-sol regorgent, continue à compter parmi les pays les pauvres de la
planète. Les éminents professeurs ont été incapables de transformer ces
ressources en richesses comme cela se passe sous d’autres cieux.
La population vit avec moins d’un dollar américain par jour
et continue de mourir des maladies qui ont déjà été rayées dans bien
d’Etats modernes de notre planète.
Tout le monde est unanime a reconnaître que le Congo des
experts, docteurs, professeurs, et consultants internationaux a été un échec
total sur tous les fronts, et qui pis est, il a été caractérisé par la
médiocrité, la bassesse, la course au pouvoir, l’enrichissement facile et sans cause
de la classe dirigeante, le manque de vision, l’inconscience, l’incompétence,
le manque de consistance et de cohérence dans leur démarche politique, la
corruption, la fraude, le détournement, le tribalisme, le régionalisme, le
clanisme, le népotisme, et que sais-je encore.
Des pratiques et comportements « abjects » que ces
hommes du « grand savoir » devraient rejeter, réprimer, combattre,
condamner et considérer comme un crime dans l’édification de leur nation.
Au Congo, l’élite intellectuelle et la classe politique sont
remplies des « professeurs », mais hélas, des professeurs qui ne
connaissent pas leur rôle dans la société. Il est triste de dire que les
professeurs au Congo sont sans hauteur, sans vision, sans idéal, sans
convictions, sans foi ni loi, sans éthique, sans morale, et sans aucun sens de
l’honneur.
Samba Kaputo qui venait de nous quitter en est une bonne
illustration. Lui aussi se faisait appeler professeur. Mais, un
professeur qui s’est fait avoir par un certain Joseph Kabila, chauffeur de taxi
et caporal de l’armée rwandaise.
Aujourd’hui, le professeur Samba a laissé épouse, enfants et
autres dans la merde á cause de sa compromission avec les forces du mal.
Il est ahurissant, par ailleurs, de constater que, malgré
tout ce qui est arrivé á son collègue professeur Samba Kaputo, á Mr
Nawej, et bien d’autres, notre fameux Professeur Francis Mbala ne semble pas
encore avoir tiré toutes les leçons qui s’imposent.
Attiré par l’appât du gain facile, Mr Francis Mbala vient sans
trop de discernement de se jeter dans la course au pouvoir, course à
l’enrichissement facile et sans cause considérée comme valeurs dans le
PPRD-AMP.
Avec le décès de Samba et celui de Nawj, il fait
l’ombre d’aucun doute qu’i y a des postes qui se sont libérés dans l’entourage
de Joseph Kabila. Voila en réalité ce qui fait courir des
opportunistes comme Mr Francis Mbala. Ils savent que Joseph Kabila
a désormais besoin des conseillers pour remplacer Samba et Nawej Katok.
Il faut donc se positionner si l’on veut avoir part dans le partage du gâteau.
C’est ce qui explique tout ce cirque et toutes ces
déclarations tapageuses qui ne reposent sur rien de sérieux.
Qui peut prendre au sérieux les propos de notre fameux
professeur Francis Mbala lorsqu’il déclare au journal le potentiel ce qui
suit :
« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » Jean de La FONTAINE Mais, c’est troublant, c’est très grave et trop bas lorsque même des
«professeurs » se rabaissent jusqu'à ce niveau.
« La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent
qu’un si grand nombre d’hommes (et de femmes) (...) restent volontiers, leur
vie durant, mineurs, qu’il soit si facile à d’autres de se poser en tuteurs
(…)» E.KANT : "Qu’est-ce les Lumières".
« Assister ou rester silencieux face au mal, c'est
Assister le mal ; Il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe
»
« Dès lors qu’un individu prend conscience que les lois qui
régissent sa société sont injustes et arbitraires, il a le devoir de se
révolter et de les combattre» Mahatma GHANDI
© Ke’ LAMPAM
CONSCIENCE CONGOLAISE
Kivu : Désertion au sein de la Brigade mixée « Bravo »
© Le Potentiel | Freddy
Monsa Iyaka Duku | 20 Août 2007
La situation demeure préoccupante au Kivu. Des mouvements
incessants des militaires et ceux des forces négatives accentuent chaque jour
des inquiétudes tant qu'ils provoquent le déplacement massif des populations.
La dernière nouvelle portant désertion des militaires au sein de la Brigade mixée Bravo est
loin d'apaiser ces inquiétudes.
De nombreux militaires qui faisaient partie de la Brigade mixée « Bravo» ont
déserté leur unité. Il s'agit particulièrement des hommes appartenant au
général dissident Laurent Nkunda. Ils étaient déployés dans les localités de
Ishasha, Katiguru, Ngwenda et Burahamba. Selon les premières informations,
certains d'entre eux auraient rejoint la localité de Kiwanja où est basé leur
quartier général. D'autres auraient pris une destination inconnue. Mais à en
croire des informations concordantes, ils auraient rejoint leur «chef».
Cette désertion, affirme-t-on, intervient après les
déclarations du Général Amisi, chef d'Etat-major de Force terrestre suspendant
des opérations militaires contre les rebelles rwandais des FDLR. Une décision
qui a suscité controverses jusqu'à amener cette précision des FARDC.
En effet, selon le général Vainqueur Mayala, les opérations
se poursuivent et ne seront menées que par des brigades brassées. Le temps pour
ceux qui ont bénéficié du mixage parachèvent leur brassage. Car en fait, les
opérations militaires ont provoqué des effets pervers à l'endroit des
populations, et qu'en plus, la rivalité hutu-tutsi est montée d'un cran que
l'on craignait qu'on parle de nouveau d'un autre génocide. Voilà qui a provoqué
cette suspension. En attendant que d'autres stratégies soient d'application, ce
sont les unités brassées qui devraient poursuivre des actions militaires contre
les FDLR.
La méfiance persiste
En mars 2007, lors de la rencontre de Kigali, la RDC, le Rwanda, l'Ouganda et
le Burundi, dans le cadre la
Tripartite Plus 1, avaient convenu d'oeuvrer ensemble en vue
de renforcer la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Aussi, lors
de cette rencontre, la neutralisation des forces négatives était à l'ordre du
jour. Malheureusement, cette action commune a provoqué des interprétations
sélectives, à tort ou à raison, dans cette crainte de revoir les armées
rwandaise et ougandaise revenir «officiellement» en RDC, commettre d'autres
dégâts à l'image de ce qui s'était passé pendant l'occupation.
La mise en place des «brigades mixées», semble-t-il, devrait
également concourir à la neutralisation des forces négatives. Ici aussi, les
résultats sont controversés. Non pas seulement on a reparlé de la résurgence de
la rivalité hutu-tutsi, cette fois congolais, mais que la population payait
encore le prix fort.
Mais la suspension des opérations militaires a soulevé aussi
d'autres problèmes. Les FDLR ont réoccupé les positions jadis tenues par les
brigades mixées. En plus, ils ont crié à la victoire, surprenant de nombreux
observateurs qui se sont interrogées sur les intentions réelles de Kinshasa.
Entre-temps, il nous revient que Nkunda, se sentant menacé, croit déjà à une
probable «coalition FARDC-FDLR», et se préparerait en conséquence. Ce qui n'est
pas de nature à calmer les esprits et à restaurer la paix dans cette partie du
pays.
La désertion de ces éléments ne fait qu'accentuer des
inquiétudes. Pas plus tard que la semaine derrière, un collectif
d'universitaires belges vient d'interpeller le président de la République, la Monuc et l'Union européenne
pour qu'ils s'impliquent efficacement afin d'être réellement des « faiseurs de
paix». A Kabila, c'est en sa qualité de président élu démocratiquement et
garant de la sécurité de tous les Congolais que cette interpellation lui a été
adressée.
A la Monuc,
de mettre un terme à ce « ping pong» avec les autorités congolaises quant à la
responsabilité de chaque partie d'assumer la sécurité et la paix. Mais de
s'appuyer sur le chapitre VII de la
Charte de l'Onu. Par conséquent, il ne peut y avoir
d'économie quant au recours à la dissuasion militaire à l'endroit des forces
négatives. Enfin, l'Union européenne devrait agir en conséquence. Après avoir
investi plus de 500 millions d'euros, il serait totalement incompréhensif de se
désengager subtilement en versant dans des atermoiements pour ne pas épauler efficacement la Monuc et les
FARDC à restaurer rapidement la paix en RDC.
Affaire à suivre. La situation demeure préoccupante et le
processus politique en RDC est toujours en danger. Comme si la «guerre des
enjeux économiques régionaux et internationaux» se poursuit.
Insécurité à l’Est: Rébellion et balkanisation de la RDC

L’heure est grave. La stabilité de la
RDC est à ce point menacée qu’il faut appeler le chat par son
nom. Nkunda, les chefs de milices en Ituri et les interahamwe sont un véritable
cocktail explosif. Si le gouvernement congolais hésite encore à se prononcer
clairement, les mots sont déjà lâchés dans les grandes capitales du monde. Il
se prépare une rébellion à l’Est du pays et un complot visant la balkanisation
de la République
démocratique du Congo.
Evidemment, c’est la controverse autour de la dernière décision gouvernementale
portant suspension des opérations militaires contre les FDLR qui a relancé le
débat. Autant également la réaction de la Monuc, laquelle ignore tout de cette décision,
affirmant par ailleurs que son mandat n’a jamais été modifié.
Les contradictions sont flagrantes entre les autorités congolaises et la
communauté internationale représentée par la Monuc. Certes,
l’état-major général des FARDC, par le biais du général Vainqueur Mayala, vient
de démentir cette information.
Mais, en définitive, la «bourde» aurait provoqué des réactions à telle enseigne
que des commentaires en sens divers fusent en rapport avec la tournure prise
par la situation. Dans les milieux intéressés par la neutralisation des
interahamwe, on laisse entendre que l’une des parties surprises par la décision
des FARDC serait sur le sentier de guerre.
Enfin, le gouvernement congolais a su peser les raisons profondes pour prendre
pareille décision, au moment où il est question de faire la relecture des
approches précédentes qui n’ont pas donné les résultats escomptés. Nkunda est
toujours là et les interahamwe toujours aussi nuisibles. Dans l’un et l’autre
cas, il faut vite lever le pan de voile et passer à des actions concrètes de
grande envergure. C’est ici qu’il importe de préciser les intentions.
Rébellion déclarée
Dans le cas de Nkunda, il convient que le gouvernement clarifie sa position. En
effet, si l’on remonte à la signature des Accords de Sun City, Laurent Nkunda,
sociétaire du RCD-Goma, a été promu général dans les FARDC. Il n’a jamais
rejoint son poste à Kinshasa. Il se signale au contraire dans la prise de la
ville de Bukavu armes à la main. Et depuis, il a investi le Masisi.
Dans ses différentes déclarations à la presse, il ne s’offusque pas de clamer
tout haut : «Si j’ai refusé d’aller à Kinshasa, c’est mon droit. Ce n’est pas
le RCD qui m’a formé, ni m’a recruté comme militaire. Je n’avais donc aucune
dette envers le RCD». Le RCD, on le sait, s’est inscrit dans la logique de la
transition et est devenu aujourd’hui un parti politique légal.
Mais Nkunda, vient de créer le CNDP (Congrès national pour la défense du
peuple). Afficher une telle attitude, signifierait qu’il bénéficie des appuis
extérieurs. A en croire certains analystes, ce parti politique a repris les
mêmes éléments contenus dans le cahier des charges du RCD, lesquels tournent toujours
autour de la protection des Banyamulenge. Ce qui explique le désaccord qui
existerait entre Nkunda et Azarias Ruberwa.
Le président national du RCD reprocherait à Nkunda de ne pas l’avoir suivi à
Kinshasa, tandis que le général dissident l’accable de toutes les accusations :
«Je n’ai rien à attendre. Il (Ndlr : Ruberwa) n’a pas un soutien à me donner.
Il n’a pas su capitaliser le poste que nous lui avons donné. S’il n’a rien fait
pendant qu’il était vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce
soit aujourd’hui».
Il revient à dire que Nkunda se met en marge des institutions nationales. Il a
pris des armes pour lutter contre le pouvoir légal. Il ne s’agit rien d’autre
que d’une rébellion déclarée. Et quand bien même il faudrait aboutir, un jour,
à une solution politique avec le dissident, si cela est le prix à payer, il
faut au préalable se mettre d’accord sur les termes de référence. Le
gouvernement devra se décider aujourd’hui. Pas question de continuer à
entretenir un flou artistique.
La balkanisation de la RDC
Une fois que l’on se sera mis d’accord sur cette «Affaire Nkunda», l’on pourra
alors facilement remonter la filière pour constater que les causes qui sont à
la base de la guerre d’agression contre la RDC n’ont jamais disparu. Le but poursuivi dans
cette guerre visait la balkanisation du pays. Aujourd’hui, la partie du
territoire congolais contrôlée par Nkunda échappe au pouvoir de Kinshasa. Ce
n’est un secret pour personne.
Or, pour exécuter le complot visant la balkanisation de la République démocratique
du Congo, les agresseurs se sont appuyés autrefois sur le prétexte sécuritaire. La Communauté
internationale qui était au courant du complot, avait fermé les yeux. N’eut été
la détermination du peuple congolais, une page humiliante de l’histoire de la RDC serait tournée. Pour
preuve, le Conseil de sécurité avait mis huit mois avant de voter la résolution
1132 condamnant l’agression contre la
RDC.
Voilà qu’aujourd’hui, les différents acteurs sont toujours là. Les interahamwe
n’ont jamais été neutralisés, ni par les forces d’agression pendant cinq ans
d’occupation, ni par la Monuc,
moins encore par les FARDC. L’on continue à brandir les mêmes arguments
sécuritaires. Ce qui fait que toutes les options levées pour traquer et
neutraliser les forces négatives n’ont jamais été appliquées.
En s’imposant une analyse même par l’absurde, on relève que si le RCD a été
créé, c’est parce qu’il existait des interahamwe. Aujourd’hui que Nkunda a pris
les armes pour les mêmes motifs que le RCD, c’est parce que les interahamwe
sont toujours là. La Communauté
internationale et les autorités congolaises ne parlent plus le même langage. Il
y a risque d’assister à un nouveau scénario qui conduirait certainement à la
balkanisation de la
République démocratique du Congo.
La confusion est donc totale au vu de la dernière décision portant suspension
des actions militaires contre les FDLR.
Par Le Potentiel
© Copyright Le Potentiel
Les FADRC subissent des coups durs à Minembwe
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour diffusion large et immédiate
Minembwe, Sud-Kivu, RDC, le 14 aout 2007 (GLAC) – Les
troupes de l’armée congolaise qui avaient conquis les territoires congolais
occupés par les mercenaires tutsis infiltrés dans les hauts plateaux du
Sud-Kivu ont subi des pertes importantes dans une contre-offensive menée par
ces derniers.
Suite à ce coup difficile que viennent de subir les
troupes des défenseurs de la nation congolaise, les langues se délient et les
soldats parlent ouvertement de ce qui était gardé secret jusqu’à présent.
Bien que les troupes de Forces Armées Congolaises (FARDC)
qui ont été envoyées dans les hauts plateaux de Minembwe soient des congolais
authentiques, l’ironie du sort est que la majorité de leur groupe de
commandement est fait des commandants tutsis rwandais qui à tort ou à raison se
réclament originaires de Minembwe ou issus de brassage et de mixage des troupes
venues du Nord-Kivu, proches de Nkundabatware et du Rwanda.
Dans ces circonstances, « malgré notre détermination à
défendre notre pays, nous étions déjà trahis dès le départ » a affirmé à
Grands-Lacs Confidentiel, un des survivants, blessé, qui suit des soins
médicaux dans un endroit que Grands-Lacs Confidentiel ne peut révéler.
Apparemment déçu par cette perte inexplicable et surtout
par le fait d’être commandé par les proches des mercenaires qu’ils sont venus
combattre, le survivant des FARDC renchérit : «Le pays est déjà vendu au plus
haut niveau. Partout ces sont des dirigeants étrangers qui sont à la tête du
pays. Le gouvernement actuel, Kengo Wa Dondo, Jean-Pierre Bemba, tous sont des
étrangers qui ne peuvent défendre le Congo comme le ferait un natif, un
autochtone né de parents congolais. Et il y a même des congolais qui sont
pires…Si rien de plus sérieux n’est fait, le Congo est au carrefour… Il a l’air
d’un navire qui va chavirer. »
Le survivant pointe surtout du doigt deux officiers
congolais qui servent d’instruments de la campagne tutsi à conquérir le
Sud-Kivu. Les FARDC accusent Patrice Masunzu, Commandant adjoint militaire
chargé des opérations et deuxième personnalité de la défense au Sud-Kivu. Ils
accusent aussi Nakabaka commandant en second du Sud-Kivu, chargé de la
logistique, d’être à la base de cette défaite contre les FARDC. Selon nos
sources, ces deux personnalités sont très bien connues pour être de connivence
avec l’ennemi afin de leur faciliter la reconquête des hauts plateaux du
Sud-Kivu. Ils sont pourtant à la tête de l’armée au Sud-Kivu, une des régions
poudrières de l’insécurité à l’Est du Congo.
Un autre rescapé des FARDC grièvement blessé et rejoint
par Grands-Lacs Confidentiel explique l’inacceptable coup monté contre les
troupes congolaises: « A la tête d’une des sections des nationalistes les plus
durs de ce front, qui était stationnée à Muramvia (dans les environs de
Minembwe) dans les hauts plateaux, on a placé un tutsi rwandais originaire de
Minembwe pour la commander. Ce même rwandais a comploté avec les mercenaires et
les a dirigés dans un endroit convenu avec les ennemis et a fait tuer toutes
nos troupes. »
A l’annonce de cette nouvelle, la population autochtone
des environs de Muramvia jugea inacceptable la traitrise des commandants des
troupes de l’armée congolaise et se rallia avec les survivants des troupes
congolaises pour leur apporter soutien et combattre les mercenaires rwandais.
Cette perte donne raison à la population d’Uvira qui, lors
du passage de William Swing, le chef de la mission de l’Onu au Congo, lui a
signifié qu’il était à Uvira pour le malheur du peuple congolais et non pour
son bonheur. Swing, surnommé le « Sorcier de l’Onu » à l’Est du Congo pour ses
positions en faveur des ennemis, avait alors rougi la face.
L’une des tactiques utilisées par les assaillants
consistait à s’habiller en tenue civile pour se confondre avec les autres
tutsis rwandais qui vivent dans les hauts plateaux. Ils surprenaient facilement
par des tirs à l’arme automatique, les troupes congolaises et les Mai-Mai dans leurs
patrouilles ou lorsque les combattants congolais allaient au marché pour
s’approvisionner en produits vivriers.
Dans notre récent communiqué (voir Glac numéro 20 du 7
août 2007) nous avertissions nos lecteurs que James Kabarebe promettait de
faire une action de taille pour relever le défi de la défaite qu’avaient subi
les mercenaires depuis quelques semaines.
Peu avant cela, nous avons aussi informé nos lecteurs
qu’un officier supérieur de l’armée rwandaise s’était rendu à Goma, où il a été
habillé par les troupes de la
Monuc en officier de l’Onu; tous s’étaient envolés à bord
d’un avion de la Monuc
vers Minembwe.
Le Ministre de la Défense Nationale de la RDC se serait rendu en personne à Uvira pour comprendre les faits derrières cette défaite. Cette perte coincide aussi avec le passage à Uvira de certains parlementaires qui devraient en faire un rapport au gouvernement de Kinshasa, en particulier le Député Bitakwira et le Ministre Bitijula.
La situation au Nord-Kivu
la Tanzanie. Ce
Le Rwanda est très en colère après avoir appris que les
mercenaires rwandais capturés à Ngomu (près de Bukavu) ont été « liquidés ».
Le Rwanda renforce ses troupes au Nord-Kivu où ses
effectifs s’élèvent à 9 000 hommes et 1300 au Sud-Kivu. Le plan du Rwanda vise
à importer au Congo tous les immigrés tutsis rwandais chassés de
Par ailleurs, de sources très fiables, il nous revient que
Laurent Nkundabatware est très bien équipé d’armes très modernes et très
sophistiquées. Il a récemment reçu par le Rwanda, un lot d’armes en provenance
d’Afrique du Sud et se dit fièrement prêt à faire face à toute attaque
éventuelle des troupes congolaises.
Au même moment, un bataillon rwandais progresse vers MUBI
(dans les environs de Walikale) visant à conquérir une partie riche en
minerais, y causer l’insécurité et faire croire aux Interahamwe.
Un autre groupe avance parallèlement vers l’aéroport de
Walikale pour le contrôler.
© Esdras MASAN
Rédacteur en Chef
Grands-Lacs Confidentiel
E-mail: glac_editor@
Dans le grand cirque d’Arusha
Valeurs Actuelles n° 3689 paru le 10 Août 2007
© François Moulins
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) juge
les “génocidaires” de 1994. Un “spectacle” permanent. Reportage sur place. Non
autorisé.
La toile de fond est majestueuse – le Kilimandjaro, plus
haut sommet d’Afrique –, mais le “spectacle” qu’offre Arusha, jolie bourgade du
nord de la Tanzanie,
l’est moins. On y juge depuis dix ans les présumés organisateurs du génocide
rwandais de 1994. Ouvertes en 1996, les quatre chambres du TPIR instruisent
d’interminables procès. Ils devraient durer au moins jusqu’à la fin 2008.
Tout s’anime chaque matin, dans le ballet des rutilants 4x4 siglés Onu utilisés par le TPIR. La sécurité du site est confiée à un officier du Malawi. Il a du mal dans cette Babel juridique d’Arusha. Des dizaines de nationalités se croisent dans le dédale des couloirs. Un petit bastion francophone résiste, mais l’anglais domine, au service du système juridique anglo-saxon (common-law) dans lequel l’instruction se fait pendant le procès. D’où les longueurs, les interruptions, les rappels au règlement, dans un climat toujours empreint d’une extrême politesse, assortie d’une froide indifférence.
Les journalistes et le public autorisés occupent une pièce séparée de la salle
d’audience par une immense vitre blindée. Quarante personnes s’agitent dans ce
vaste aquarium. La perruque anglo-saxonne n’est pas d’usage à Arusha, mais les
juges, les procureurs, les greffiers et les avocats portent la robe noire et la
collerette blanche.
« La justice d’Arusha sera transparente », avaient prévenu les concepteurs du
TPIR. Tout est donc retransmis sur un réseau interne de télévision. L’audience se
déroule en français, anglais et kinyarwanda. La rumeur s’est répandue que le
“spectacle” serait de qualité : les téléviseurs sont allumés dans tous les
bureaux.
Devant la tribune des juges, un rang de greffiers malgaches, kenyans ou
nigérians affûtent leurs crayons avec une mine de circonstance. Deux sténos
anglophones et deux francophones vont transcrire l’intégralité des débats.
Chaque accusé a devant lui ses avocats. Ils ont accepté de délaisser leur
cabinet et de passer plusieurs mois par an à Arusha, mais ils ne pèsent presque
rien dans la hiérarchie subtile du TPIR, où l’accusation tient le haut du pavé.
Le combat semble inégal.
Côté accusation, ce jour-là, le procureur canadien Drew White est secondé par un Australien. Des employés sri lankais et philippins leur passent des documents. Au dernier rang, des stagiaires : ces futurs “justiciers” s’initient aux subtilités de la justice internationale d’exception. Siégeront-ils un jour pour juger les crimes commis en Libye, en Corée du Nord, à Cuba, en Chine, au Congo et ailleurs ?
Tout indique que le grand inquisiteur du TPIR remplit une mission au service de
l’humanité. Le doute ne peut l’habiter car les accusés sont par définition
coupables. Ses moyens matériels sont considérables, sans commune mesure avec
ceux de la défense. Ses “témoins” arrivent ainsi en avion spécial du Rwanda, où
ils croupissent en prison pour des crimes parfois réels, souvent imaginaires.
Avant leur départ, ils ont été longuement mis en condition. On parle même d’une
« école de témoins à charge » fonctionnant à Kigali.
Après avoir témoigné, ils retournent dans leur prison. Malheur à celui qui n’a
pas dit ce qu’il fallait : des commissaires politiques rwandais assistent au
procès. Ils rendent comptent de tout ce qui s’y fait. Juridiquement, ces
témoignages ne devraient avoir aucune valeur. C’est pourtant sur eux que le
procureur bâtit son accusation et que les juges condamnent. À Arusha, la
justice internationale est rendue selon les critères définis par le régime
rwandais.
Ce jour-là comparaît le colonel Théoneste Bagosora, le « cerveau du génocide »,
affirme l’accusation. Avec lui, trois autres officiers supérieurs de l’ancien
régime rwandais, responsable du génocide du printemps 1994. Son avocat est le
Français Raphaël Constant, du barreau de Fort-de-France et de Paris. Redoutable
bretteur, réputé proche des milieux indépendantistes antillais, il fut un temps
le défenseur du terroriste Carlos. L’homme cite Maurras dans le texte en tirant
sur son cigare. Son coconseil est une jeune avocate canadienne, pugnace.
Il est presque 9 heures : les accusés entrent dans la salle d’audience. Ces
hommes sont en prison depuis dix ans. Ils seront de toute évidence condamnés à
perpétuité, dans une prison du Mali. Ils sont plutôt dignes, s’expriment dans
un français parfait. Pourquoi se battre ? « Pour l’histoire », répondent-ils.
Pas pour une justice à laquelle ils ont cessé de croire. Les techniciens
vérifient les casques de traduction. La cour se présente, on se lève. Le juge
russe Serguei Egorov est en tête. On ne l’entendra pas une seule fois durant
l’audience. Le président norvégien Erik Mose le suit. Courtois, cultivé, il
salue la salle d’un petit geste de la main. Le juge fidjien Jai Ram Reddy ferme
la marche, impassible.
Le procès de Bagosora touchant à sa fin, un expert français a été mandaté par
la défense : c’est Bernard Lugan, professeur africaniste à l’université de
Lyon-III. Les avocats lui ont demandé d’évaluer la crédibilité scientifique des
experts du procureur. La règle veut que chaque expert passe au gril de
l’accusation ou de la défense. L’Américaine Alison Desforges, expert auprès de
l’accusation, a été l’objet d’un ping-pong judiciaire de plus de dix jours,
avant d’être finalement accréditée. Tout ce qui peut décrédibiliser l’expert
est utilisé. Tous les coups sont permis, avec la plus exquise des politesses.
Le procureur Drew White attaque aussitôt, sur la compétence militaire de Lugan.
Il veut démolir son analyse de la situation du Rwanda entre 1990 et 1994 : «
Monsieur le professeur, votre CV indique que vous êtes conférencier au CID, à
l’IHEDN, au CHEM. Vous nous dites qu’il s’agit d’académies militaires
françaises. Avez-vous des compétences en ce qui concerne l’instruction
militaire de vos élèves ? »
Ironique, Lugan répond : « Monsieur le procureur, les officiers qui suivent mes
enseignements ont passé l’âge de l’instruction militaire. Mon rôle n’est pas de
former des recrues au maniement des armes ni de vérifier si les lits sont faits
au carré… » Agitation dans les cabines de traduction : comment transcrire “lit
au carré” en kinyarwanda ? Au Rwanda, on dort sur des nattes. On décide que
“lit au carré” sera écrit en français dans le procès-verbal en kinyarwanda.
Le procureur lit une fiche, probablement récupérée sur Internet : « Aurais-je tort de dire que vous appartenez à la même université que le Pr Faurisson ? » La réponse est suave : « Vous auriez effectivement tort, monsieur le procureur, car la personne que vous venez de citer a appartenu il y a une vingtaine d’années à l’université de Lyon-II, réputée marxiste, alors que j’appartiens à l’université de Lyon-III, réputée de droite. Je ne vous suivrai pas sur le terrain des ragots de pissotière. » Nouvel émoi. Comment traduire “ragot de pissotière” en kinyarwanda ? On n’a jamais vu de vespasienne au Rwanda. On tombe d’accord sur “ragot de caniveau”. Même si les trottoirs sont inconnus au Rwanda.
Les juges se retirent pour délibérer, puis le président confirme
l’accréditation de Lugan. Le temps a vite passé. C’est la pause. Après trente
minutes, c’est la reprise : Me Constant interroge Lugan. Il déconstruit l’acte
d’accusation, détaille les faiblesses des experts, démolit leurs conclusions.
La thèse officielle est réduite à presque rien.
Place au contre-interrogatoi re. D’habitude, le procureur White ne siège pas
dans cette chambre, mais le TPIR lui a demandé d’entrer dans l’arène. Dans une
précédente affaire, Lugan avait mis “KO debout” le procureur tanzanien. White :
« Je n’arrive pas à comprendre pourquoi, dans votre livre de 1997 et dans votre
rapport de 2002, vous écriviez ceci et pourquoi aujourd’hui vous soutenez cela.
» Réponse : « À la différence de vos experts, je m’appuie sur les nouvelles
sources, les nouveaux témoignages. Ma pensée est dynamique alors que vous
faites de l’autisme scientifique, arc-bouté sur des connaissances obsolètes
depuis bientôt dix ans. Il n’y a pas contradiction mais prise en compte de
l’évolution des connaissances. »
Le public se régale. Un procureur en difficulté est une péripétie intéressante.
White insiste, Lugan aussi : « Faut-il que je vous dise à l’imparfait du
subjonctif ou encore en latin que des documents nouveaux ont fait que mon
analyse a changé ? Le train de l’histoire est passé, monsieur le procureur,
vous laissant sur le quai de la gare avec votre expert, madame Desforges. La
nuit va vous paraître longue… » Hilarité générale chez les juges, les avocats,
les accusés et dans le public. Alison Desforges n’a rien de Sharon Stone, sauf
la nationalité américaine.
Le procureur reprend : « Si vous reniez vos précédents écrits, combien de temps
vous faudra-t-il pour renier le présent rapport ? » Lugan réagit, faussement
désolé : « Mais ce rapport est déjà largement obsolète car, depuis mon arrivée
à Arusha, j’ai eu connaissance de sources américaines et onusiennes
déclassifiées qui prouvent que votre acte d’accusation est en total décalage
avec les connaissances scientifiques actuelles. »
White : « Monsieur le professeur, quelle part de vos revenus vos livres
constituent- ils ? » La salle retient son souffle. Lugan : « Au risque de
choquer certains, je dois vous dire que ma fortune personnelle me met au-dessus
de ces contingences matérielles. Je paie mon billet d’avion en première classe
alors que l’Onu n’offre que la classe touriste. Ici, je me loge à mes frais. Je
suis totalement indépendant. »
Le juge fidjien s’écroule enfin de rire. Dans le public, un journaliste
sénégalais, hilare, lance : « Bravo, envoyez le taureau suivant ! » Le
président se tourne vers le procureur : « Avez-vous encore des questions à
poser à l’expert ? » Blême, White se retire. Me Constant se tourne vers Lugan :
« À votre connaissance, y a-t-il dans l’histoire d’autres cas d’un total
retournement d’interprétation dû à de nouvelles découvertes ? » L’universitaire
français triomphe : « Oui. Les massacres de Katyn. Ils ont longtemps été
attribués à l’armée allemande, alors qu’ils furent le fait des commissaires
politiques communistes de l’armée Rouge. »
Il fallait un clou au “spectacle”. Le procureur va le fournir. Lugan s’approche
pour le saluer. White le repousse : « Non, cela suffit comme ça ! » Les micros
n’étaient pas encore coupés, envoyant ce manque de fair-play dans tous les
haut-parleurs d’Arusha.
Moins de la moitié des affaires portées devant le TPIR ont été jugées : sur
soixante détenus, vingt-cinq ont déjà été condamnés et trois ont été acquittés.
L’un d’eux, André Ntagerura, ancien ministre des Transports du Rwanda, doit
rester en prison, car aucun pays ne veut l’accueillir. À raison d’environ 125
millions de dollars par an, le TPIR a déjà coûté un milliard de dollars.
© François Moulins
http://www.valeursa
ctuelles. com/magazine/ monde/
Le Congo face à plusieurs guerres à la fois !
Congrès des Congolais d’Amérique
Lettre Hebdomadaire du 19 Août 2007
CCASCOPIE no 48
© J.-P. Mbelu
En plus de l’agression rwando-burundo-ougandais dont le
Congo continue d’être la proie, ce pays fait face à une guerre
idéologique et à une « guerre sans merci dans les mines
congolaises ». Il y a aussi la guerre psychologique utilisant la mort, la
faim, la soif, l’appauvrissement à l’extrême des masses importantes de nos
populations, le décervelage et la violence gratuite entretenue par « la
police politique » des oligarques au pouvoir à Kinshasa pour briser en
nous toute capacité de résistance.
Mais,chaque fois que les Congolais(es) essaient, tant soit
peu, de se serrer les coudes pour faire face à cette barbarie multiforme,
« les bien pensants » élaborent des théories sur la xénophobie, le
goût effréné des Congolais(es) pour l’épuration ethnique et sur leur incapacité
à vivre des relations intercommunautaires apaisées. Ainsi fomentent-ils,
à quelques exceptions près, une guerre idéologique dont les médias
« coupagistes » congolais et les médiamensonges internationaux font
un grand écho. En catimini, ils se disent qu’un Congo uni est une force
imbattable ! Leurs laquais le savent.
I. La guerre
idéologique
En effet, la guerre idéologique est une constante dans
l’histoire des peuples et surtout de ceux qui vivent au Sud du monde. Pour
justifier sa « barbarie exterminatrice », l’Occident lancé à la
conquête du monde a fabriqué des pseudo-justifications de « sa mission
civilisatrice ». Un sociologue et philosophe français avoue
que « dans les manuels de géographie de mon enfance, la race blanche était
définie par des qualités éminentes, alors que les « Noirs » étaient
présentés comme paresseux et indolents, les « Jaunes » comme habiles
et rusés » (E. MORIN, Culture et barbarie européennes, Paris, Bayard,
2005, p.81) La science a été mise au service de la légitimation de ces
pseudo-justifications du racisme et de l’exploitation des peuples différents.
Au vrai, « la science anthropologique (…) a longtemps soutenu que les
races étaient qualitativement distinctes, affirmant la supériorité de
certaines. » (Ibidem) Georges Vacher de Lapouge a soutenu
anthropologiquement la supériorité de « la race aryenne ». « On
sait, écrit Edgar Morin, que Gobineau avait également soutenu cette supériorité
et que, par l’intermédiaire de Wagner, il a influencé Hitler. Chamberlain, qui
a écrit en 1899 les Fondements du XIXe siècle, a prétendu fonder
scientifiquement la supériorité raciale des aryens. » (Ibidem, p.81-82)
L’agression rwando-burundo-ougandaise du Congo s’est servi
d’une pseudo-justification que nous, Congolais(es), avons été plusieurs à
avaliser. « Les Congolais aiment l’argent, la musique, les femmes et la
bière. » (Comme s’ils étaient une race rare au monde ! Et quand,
Pierre Péan, dans Noires fureurs et blancs menteurs soutient que les Tutsi
utilisent leurs filles pour appâter « les grands du monde », il est
vite qualifié de révisionniste !) Bien que cette agression ait été
téléguidée par « les maîtres du monde », elle a eu besoin
d’ « une idéologie de pacotille » pour que ses victimes
déconsidérées ne puissent pas compter à la face du monde. Pourquoi la
communauté dite internationale s’occuperait-il de plus de 5000.000 d’
« alcooliques », d’ « adultères » et d’
« idolâtres » du dieu argent ? La preuve est que jusqu’à ce
jour, nos morts n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque enquête ni au niveau
national, ni au niveau international.
Cette « idéologie de pacotille » n’a pas manqué
d’être démentie par la réalité des faits. L’échec de « la guerre de
1998 », l’unanimité des députés (institutionnels) autour des résultats de la Commission Lumbala
sur Kahemba, le refus du discours complaisant de William Lary Swing à Rutshuru
(suivi de la lapidation de ce haut responsable de l’ONU), la colère des
populations de Moba contre les fonctionnaires de l’ONU, etc. sont autant
des preuves que les Congolais ne sont pas continuellement des « ivrognes ».
Il leur arrive de marquer des limites à leur patience, de se réveiller de leur
somnolence et de résister.
Et souvent, ils sont capables de justifier les actes qu’ils
posent. Le cas des chefs coutumiers de Moba est un exemple éloquent. Dans une
lettre datée du 21 juillet (non remise en question jusqu’à ce jour), ils
argumentent pour justifier leur refus du retour des réfugiés Tutsi Rwandais
(abusivement dénommés ‘Banyamulenge’ pour le besoin de la cause) sur le
territoire de Moba. Ils notent ce qui suit : « Vu le refus notoire
des Tutsi Rwandais, ayant résidé dans le Territoire Moba avant la guerre
d’agression, de s’intégrer dans la communauté, attitude illustrée par les faits
ci-après :
-Les velléités hégémonistes en créant une chefferie de fait
dans le Secteur de BENA KAMANA,
-Avoir excellé à la récidive en créant une fois de plus un
territoire dont la rivière Lufuko était la limité au Sud ;
-Création anarchique d’un aérodrome, de plusieurs écoles,
églises, etc.,
-Mise à mort de leurs travailleurs autochtones dans les
travaux champêtres et le commerce, qui osaient réclamer leur salaire »,
etc. (cfr site de l’Apareco)
Là où les Congolaise parlent de velléités hégémonistes, des
créations anarchiques d’aérodrome, d’écoles et d’églises, de mise à mort des
travailleurs autochtones, les « bien pensants » voient le souci
d’exclusion, d’épuration ethnique et les excès de xénophobie.
Le comble est que souvent, ces « biens pensants »
font partie des pays où le refus d’intégration est un motif plus que suffisant
pour être expulsé de leurs territoires…(Les Belges n’ont pas supporté que la
femme du président de l’Equateur soutienne qu’en gardant deux équatoriennes
dans leur centre fermé, ils ont eu recours aux méthodes dignes de la Gestapo !) Mais face
à tout un peuple réduit aux « alcooliques », aux
« adultères » et aux « idolâtres » du dieu argent, le
recours à ces arguments spécieux (de xénophobie, d’épuration ethnique,etc.)
fait des émules !
Quand, avant la mascarade électorale de 2006, les quelques
« empêcheurs de penser en rond » que compte encore ce scandale
géologique avaient exigé qu’il y ait recensement et que les
candidats à différentes élections déclinent leurs identités, les mêmes
« bien pensants » avaient crié à la xénophobie. Ils avaient décrié
« la congolité » assimilée à « l’ivoirité ». Et tout propos
sur ces questions avait été proscrit des médias jusqu’au jour où, à travers les
mêmes médias, le Président de l’Assemblée Nationale avouera que plusieurs
députés à double nationalité avaient été élus en violation flagrante de la Constitution.
(Nous
attendons que le moratoire de trois mois qui leur avait été accordé expire
« avant longtemps »…)
Donc, chaque fois que des Congolais(es) essaient de prouver
dans les faits que « l’idéologie de pacotille » soutenant le pillage
des richesses de leur pays et les velléités hégémonistes de quelques
« maîtres du monde » et/ou de leurs valets peut être considérée, à
certains moments, comme une vue d’esprit, la rengaine revient : ils sont
xénophobes et épris des désirs d’épuration ethnique. L’évocation de l’épuration
ethnique sert d’échappatoire pour anéantir les efforts de résistance déployés
par les filles et fils du Congo conscients de véritables enjeux auxquels leur
pays fait face dans la nouvelle géopolitique mondialiste.
Dans l’entre-temps, le pillage poursuit son petit bonhomme
de chemin, une « guerre sans merci (se mène) dans les mines
congolaises ». Et Heureusement ! Le monde entier n’est plus aussi
dupe que le croiraient les marchands du «turbo-capitalisme ».
II. La guerre dans les mines
Les visiteurs du site de Michel Collon (www.michelcollon.info) peuvent avoir
lu un article intitulé « Au Congo, bat le cœur de l’Afrique » publié
le 22 juillet 2007. Faisant allusion au Kivu, l’auteur de cet article
note : « Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes.
Elles peuvent décemment pas se targuer d’être ‘humanitaires’ quand elles
fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir en minerais
et que le projet de fragmenter le cœur de l’Afrique en petites entités sans
autonomie politique et militaire, sorti de sa latence depuis les cartons de
l’AMFI et de la Barrick
est en cours d’exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix. »
L’auteur de cet article sait (comme la plupart des Congolais(es)) que
« l’Est du Congo a été traité par le Rwanda et l’Ouganda comme leur
arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices servant en
retour à financer la guerre.
Les transnationales minières et les grands financiers se
sont arrachés les marceaux du Congo les plus rentables immédiatement en
s’alliant aux tendances politiques qui leur étaient favorables ainsi qu’à leurs
groupes rebelles. Elles ont parfois créé leurs milices privées. Parmi elles,
peuvent être citées les compagnies géantes comme la Consolidated Eurocan
Ventures du Lindin Group, Barrick Gold Corporation (BGC),(…) l’Anglo American
Corporation (AAC) d’Afrique du Sud (…) » Il mentionne aussi le fait que
dans « le Conseil de transaction de la Barrick siège l’ex-président Bush, père de
l’actuel président » des U.S.A. Et que « l’AMFI (American
Minerals Fields Inc.) créé en 1995
a pour dirigeants des financiers occidentaux qui
participent à l’élaboration d’enjeux stratégiques mondiaux dans tous les
domaines techniques, politiques et même scientifiques. Leur ambition n’est plus
seulement d’avoir des Etats assujettis à leur puissance, mais de forger de
nouvelles entités étatiques qui seraient leur prolongement. »
Pour ce faire, ils disposent des moyens économiques et
militaires ad hoc. Leur ambition est de créer un ‘Nouvel Ordre Mondial’. La RD Congo demeure l’une de
leurs cibles préférées. (Les 26 provincettes prévues par la Constitution de la
troisième République ne sont-elles pas les futures nouvelles entités étatiques
sans autonomie politique et militaire prévues par ce projet ? Le
Congo uni fait peur. Il est fort et difficilement déboulonnable !)
Il n’y a que les amnésiques qui ont oublié que l’agression
du Congo en 1996-1997 visait la conquête de sa partie dite
« utile » ; c’est-à-dire tout l’Est. C’est ainsi que le Katanga
n’échappe pas aujourd’hui à cette « guerre sans merci ». Et les méthodes
sont restées les mêmes que celles utilisées avant la mascarade électorale de
2006 : créer les alliances avec les hommes au pouvoir et leur entourage.
Pour dire les choses autrement, créer des réseaux. Ces réseaux se font et se
défont. Dans un article publiait dernièrement sur le site de Tends Tendances,
Eric Bruyland en témoigne quand il écrit : « Dans les milieux
politiques de Kinshasa, on parle même d’une partie de bras de fer au sein de la
famille présidentielle. Aiguillonnée par son conseiller Katumba Mwanke (très
proche de Dan Gertler), Joseph Kabila aurait insisté pour qu’on arrête le
Zimbabwéen blanc et exploitant minier Billy Rautenbach. Ce dernier, principal
actionnaire de camec, a été expulsé du pays par le gouvernement congolais la
semaine dernière. Jaynet Kabila, la sœur du président, s’y serait opposée sans
succès. » (E. BRUYLAND, Guerre sans merci dans les mines congolaises, dans
www.trends.be du 03 août 2007) Que vient
faire Jaynet Kabila dans cette affaire ? Où se trouve le gouvernement ?
De tout ce qui précède, il ressort que réduire la question
de la sécurisation et de la pacification du Congo à un problème de convivialité
ou du vivre-ensemble entre les différentes communautés congolaises, c’est
édulcorer la réalité. La question congolaise n’est pas qu’un problème
intercommunautaire comme certains « bien pensants » et leurs valets
voudraient nous le faire croire. Elle est complexe. Elle participe des
décisions du « turbo-capitalisme », par les multi et
transnationales interposées, d’engager les pays africains riches en cerveaux et
en matières premières, sur la voie de ce qu’elles estiment être ‘le Nouvel
Ordre Mondial’ en vassalisant certains hommes politiques africains ayant
transformé la gestion politique des pays qu’ils gèrent en des affaires
personnelles et familiales.
Dans ce contexte, la solution prônée, le jour de la
célébration du dernier anniversaire de son parti, par le président du RCD,
Maître Azarias Ruberwa, de créer une Commission Permanente Justice, Vérité et Réconciliation
serait insuffisante si elle ne se limite qu’ à mettre autour d’une même table
les Congolais(es) et ceux de leurs voisins voulant partager la nationalité
congolaise.
Cette solution est insuffisante dans la mesure où elle
n’implique pas ceux qui, un jour, dans leurs bureaux climatisés, ont
décidé de dépecer le Congo. Et puis, ils ne sont qu’à mi-chemin de leur projet
en attendant la subdivision de ce pays en 26 provincettes…Il y a trois ans que
dans Crimes organisés contre en Afrique centrale, Honoré Ngbanda abondait dans
ce même sens. Pour des motifs non-avoués de décervelage, la campagne de
dénigrement orchestré contre ce grand intellectuel congolais – au passé sombre
confessé- n’a pas permis à certains compatriotes de lire ce grand livre. Ils
ont confondu l’homme et ses idées fondées sur des preuves incontestées jusqu’à
ce jour.
Pour tout prendre, soulignons que la question congolaise
exige, fondamentalement, une rupture avec l’ordre politique actuel et ses
alliances politico-économiques maffieuses pour une refondation d’un autre Congo
avec d’autres alliés. Consommer cette rupture est un travail titanesque de
renaissance impliquant un immense travail de l’intelligence, de connexion et
d’interconnexion avec nos populations. Ce travail a déjà débuté. Les aveugles
ne voient rien …


