21 août 2007
Le Palu de Gizenga, est-il devenu plus une secte qu'un parti politique ? Quel est son bilan à la primature aujourd’hui ?
Ces questions méritent d'être
posées
Depuis que le Patriarche Antoine Gizenga a été porté à la
primature grâce à une alliance contre-nature entre lui et Kanambe, les
choses ne font que se détériorer voir s'empirer d'avantage.
Dans de pays de Okito et Mpolo, tout va mal et très mal. Le
peuple ne sait pas à quel saint se vouer, l’eau et l'électricité se font trop
rare. Le transport devient un casse -tête et plus d'un zaïrois, que dis-je, un
congolais choisissent la ligne onze, qui signifie en terme congolais marcher à
pieds de longues distances pour se rendre soit aux bureaux, soit aux marchés
etc.
Antoine Gizenga et son petit patron Kanambe attendent qu'un
autre congolais nationaliste comme Mutombo Dikembe leur emmènent encore un lot
de bus, et la, tous, vont se bousculer pour l'inauguration d’une société de
transport en marche. Et vite ça rentrera dans la réalisation de leurs cinq
chantiers.
Revenons au vif du sujet: Au moment où la vie est intenable
pour les 90% de notre population, Le Palu (parti Lumumbiste Unifié) lui, fête.
Chaque matin ,les adeptes,que dis-je encore , les militants de Palu se
retrouvent à leurs endroits habituels, par exemple; à coté du pont Kasavubu, ou
à coté de l'hôtel de ville dans la commune de la Gombe, ou encore aux
environs de BKTF dans la commune de Masina, à leur permanence se trouvant
dans la commune de Ngaba et enfin dans tous leurs autres petits coins ou,
tenant leurs drapeaux du parti avec l'effigie de leur leader, débutent leurs
meetings et leurs marches pour ce qu'eux mêmes appellent, la sensibilisation ,
la conscientisation du peuple afin qu'il soutienne l'action du patriarche car
il n'y a que lui et lui seul par qui le changement et l'amélioration du vécu
quotidien congolais, le bonheur tant attendu de ce peuple doivent venir.
Mais alors, voici l'ironie du sort :
- Ces militants en majorité pères de familles arrivent à leurs
endroits de rassemblement sans mettre rien et alors rien dans leurs
ventres.
- Il leur est difficile de s'octroyer une tasse du thé
accompagnée d'un petit pain. Il leur manque un petit sou dans la poche
pour s'acheter un petit morceau de savon.
- Il leur manque par dessus tout, un moyen de transport pour
rentrer à leurs bercails, pour ceux qui habitent bien sur loin de leurs
maisons.
C'est ainsi que beaucoup parmi eux, vont passer nuit comme
cela ventre creux, faute de moyens financiers les plus élémentaires pour
s'offrir un dîner (1 chikwange et un poisson (mpiodi). Les autres, après le
rassemblement, passent la longueur de la journée à demander les aides chez les amis
et connaissances. Ou pire encore, iront a leurs domiciles attendre leurs
épouses qui parfois font les petites marchandes ambulantes pour subvenir aux
besoins ne serait-ce élémentaires de leurs familles afin de pouvoir
mettre quelque chose sous la dent.
Heureux de ces militants sont néanmoins ceux là qui ont
leurs professionnels évoluant à l'Etranger. (C’est comme cela que tous les
congolais de la diaspora sont appelés ici dans notre pays et surtout ceux qui
vivent en Europe et en Amérique du Nord .Ils sont professionnels parce qu'ils
sont appelés beaucoup plus en cas d'urgence et pour une intervention rapide. De
même qu'on peut faire faire appel à Lualua, Nonda etc, pour les matchs
qualificatifs de football, eux (les amis vivant à l’étranger,) disais-je,
on leur fait appel dans des cas comme la faim permanente, la maladie grave ou
la mort etc..
Entre temps, ces pauvres gens (adeptes de Palu), aux slogans
et cris de leur parti, ils disent tous amen! Oh, mon Dieu, la cécité quand tu
nous prends et tu nous enveloppes.
Parmi tous ces militants de base, personne et alors personne
ne se pose la question de savoir pourquoi ils n'ont pas droit à l'alimentation,
aux soins de santé, à un logement, à un travail et enfin à l'éducation et
instruction de leurs enfants. Bref, pourquoi ils n'ont pas droit à la vie?
Sincèrement, nous croyons qu'une prière de délivrance est
vraiment indispensable pour nos compatriotes de Palu afin que cet esprit de
cécité les libère pour toujours.
La prière de délivrance dont nous faisons allusion ici,
c'est la conscientisation, la sensibilisation, et la prise de conscience de
soi- même que chacun de nous pourra leur apporter afin qu'ils comprennent qu'il
est temps pour eux de se réveiller dans ce sommeil profond et demander à
leur leader de comptes parce que la suite des événements s'annonce déjà
mal pour le patriarche qui n'a qu'une force en lui, celle du mythe.
Un homme avertit, en vaut cent.
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