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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

21 août 2007

Gouverneur élu du Katanga, Moïse Katumbi frappé d'embargo sur la RTNC et sur Digital Congo

moise_katumbiDes sources dignes de foi ont fait savoir à notre rédaction que le gouverneur élu de la province du Katanga, le célèbre Moïse Katumbi Tchapwe du T.P. Mazembe serait frappé d'embargo sur la chaîne nationale (RTNC) et l'autre chaîne soeur Digital Congo

Ces sources indiquent que l'ordre serait venu du ministère de l'Information, Presse et Communication nationale. Les raisons de cette interdiction ne seraient pas encore élucidées.

A première vue, la nouvelle parait invraisemblable. Mais nos sources soutiennent dur comme fer que les images liées aux activités du gouverneur élu Katanga, Moïse Katumbi Tchapwe, ne pourraient plus passer sur la chaîne publique, la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). L'interdiction concernerait aussi la chaîne soeur Digital Congo. Pour quelle raison ? Rien n'a été élucidé jusqu'à présent.

Mais au cas où cet embargo s'avérerait exact, cela susciterait plusieurs interrogations. Quel crime aurait commis le gouverneur du Katanga pour mériter un tel traitement de la part de ceux-là même qui sont censés être de sa famille politique ? Son tort serait-il lié à la revendication des 40 % de recettes fiscales dus aux provinces ? Ou celui, dans le cas le plus absurde, d'une dissension politique interne ? Et même alors, serait-il démocratique d'utiliser un instrument public pour manifester son antipathie à l'endroit d'un cadre de la territoriale en fonction et à qui officiellement aucun reproche n'a été formulé par sa hiérarchie ?

Pour certains observateurs, l'embargo qui pourrait frapper le chef de l'exécutif provincial du Katanga sur la RTNC, voire sur Digital Congo, ne se justifierait pas. Tant ses oeuvres sociales dans la province du cuivre lui ont assuré une popularité indéniable. Sa présence à la tête du T.P. Mazembe, le club champion de football en RDC, a rajouté à sa popularité sans cesse grandissante. Son nom reste granvé en lettres d'or dans les annales de la CEI (Commission électorale indépendante) : il a été la révélation des élections législatives et provinciales que le pays vient de vivre il y a une année. L'homme a décroché un double maillot jaune pour avoir réalisé le meilleur score national pour les deux scrutins.

Moïse Katumbi Chapwe a été élu quasiment à l'unanimité gouverneur du Katanga par ses collègues députés provinciaux. Un autre record dont on parle très peu. Membre effectif du PPRD, il a pris une part active dans la campagne électorale pour la présidentielle 2006 en faveur du candidat du peuple Joseph Kabila. On n'a pas besoin de dessin pour soutenir cette affirmation.

Depuis qu'il a été investi dans ses nouvelles fonctions de chef de l'exécutif provincial du Katanga, l'homme a tenu parole. Le Katangais est en train de savourer progressivement avec déléctation les effets du changement intervenu dans son espace vital. Cela pour dire que Moïse Katumbi avait, dans son discours d'investiture, promis qu'il aiderait le chef de l'Etat à concrétiser ses cinq chantiers dans la province du Katanga. Le Katanga passe désormais pour un modèle pour d'autres provinces de la RDC sur plusieurs plans.

Maximisation des recettes fiscales, amélioration de l'environnement, salubrité publique, appui à la Snel et à la Regideso pour la desserte en eau et électricité, construction des routes, interdiction de l'exportation des minerais bruts, installation progressive des concentrateurs et autres raffineries du cuivre et du cobalt, voilà des faits qui parlent d'eux-mêmes et dont les images sont relayées par la RTNC et d'autres chaînes du pays dont Digital Congo. Pourquoi cela devrait-il être mal vu ? En principe, non. Mais, pour ceux qui n'aiment pas que la RDC se mette au diapason d'autres nations développées du monde, oui. Ceux-ci tiennent à voir la RDC se niveler toujours vers le bas au gré de leurs intérêts égoïstes, mais au grand dam de la masse populaire paupérisée depuis des décennies et dont l'espoir semble revenir avec la tenue des dernières élections.  

Dès lors, Moise Katumbi dérangerait-il certaines consciences ? That is the question. Or, ses réalisations méritent coups de chapeau et fleurs et non grincements de dents. D'ores et déjà des milieux qui lui sont proches craignent qu'à cette allure l'on soit tenté, en bout de course, d'attenter à son intégrité physique. Son mandat risquerait d'en souffrir. Elu du peuple, il devrait, en revanche, bénéficier de l'appui des institutions de la République. Démocratie et Etat de droit obligent.

© Willy Kabwe

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Les obsèques de Madilu tournent à la foire. Gênant !

Madilu_obs_quesLes obsèques du chanteur Madilu Bialu Jean de Dieu dit System ou Grand Ninja seront populaires, très populaires, gigantesques et bruyantes.

Le président Joseph Kabila en personne, devenu médecin d’urgence et croque-mort des musiciens, a apporté son soutien financier ainsi que le ministère de la culture et l’Hôtel de ville de Kinshasa. Le stade des Martyrs (80.000 places) a été réquisitionné et le tout sera piloté par un comité d’organisation composé de… 80 personnes et présidé par Kiamuangana Mateta ainsi qu’un représentant de Joseph Kabila.

L’implication du président de la République est significative ; l’on savait que son programme politique comprenait cinq chantiers prioritaires, il faudra désormais ajouter un sixième : l’assistance sociale aux musiciens. Le ministère de la culture et le gouvernement provincial de Kinshasa s’étant engagés à prendre en charge la totalité de frais d’inhumation, Joseph Kabila a choisi, pour sa part, de sponsoriser ce qui va ressembler à des réjouissances populaires plutôt qu’à un deuil.

La volonté de rendre hommage à Madilu à la hauteur de sa notoriété est indiscutablement louable, mais l’on ne peut s’empêcher de se poser des questions morales et juridiques que soulève l’organisation mise en place. Les choses se déroulent comme si Madilu était d’abord et essentiellement chanteur, musicien et seulement accessoirement fils, frère, mari et père de famille. Il est, en effet, curieux qu’il se mette en place un comité d’organisation qui n’ait été initié ou souhaité par la veuve et les orphelins du défunt. Il est tout aussi gênant d’apprendre que le dit comité d’organisation a déjà reçu des fonds et qu’il a décidé d’accorder l’exclusivité des images des obsèques à quelques chaînes de télévision locales avant même l’arrivée de la veuve et des orphelins à Kinshasa. Le droit d’image est quelque chose de très bien réglementé pour que d’aucuns se permettent de vendre ou de confier l’exploitation des images des obsèques de Madilu sans mandat clair et écrit des ayants droit.

Sur le plan de l’hommage pur, est-il digne d’exposer le corps du Grand Ninja dans un stade de 80.000 places dans une ambiance de décibels assourdissants avec des atalaku et des groupes qui vont s’égosiller comme pris d’hystérie ? Qu’on ne nous sorte surtout pas l’argument facile de l’inévitable présence des chants et de la musique lors des obsèques depuis nos ancêtres. Les chants et musiques de deuils ont toujours été spécifiques pour ne pas les confondre avec ce qui sera joué au stade de Kinshasa. Le bon sens aurait voulu que le corps soit exposé dans un lieu couvert, digne et solennel où parents et mélomanes pourraient se recueillir avec un défilé dans le calme des mélomanes comme cela se fait habituellement. Quitte à ce qu’effectivement, en même temps ou après l’enterrement un concert géant soit organisé au stade. L’initiative d’organiser des funérailles aussi spectaculaires et ostentatoires pose des questions sur les motivations réelles de certains piliers de ce comité d’organisation qui donnent l’impression de faire de ce deuil une opportunité pour refaire surface. Sans compter qu’il n’est pas exclu que les lendemains de ces obsèques ressemblent à ceux de Maïsha Park après le passage des musiciens à la présidence de la République devenue manifestement leur cantine.

Cette manière de déposséder la veuve de Madilu et ses orphelins du deuil, d’aller faire la quête à la présidence de la République au nom de Madilu à l’insu de sa famille, sont des pratiques qui, même si elles partent d’un bon sentiment, ont quelque chose de gênant. Franchement, on aurait aimé vivre autre chose, disons on aurait aimé que pour une rare fois, les musiciens nous surprennent… positivement. Vain espoir tant que Kabila continuera à jouer « Tata loboko pete, apesa atala te » et que ses collaborateurs s’ennuieront au point de faire partie du comité d’organisation des obsèques de telle ou telle célébrité. Tiens ! si quelqu’un arrive à parler au frangin Joseph, pourra-t-il lui dire qu’après les obsèques de Madilu, les enfants de ce dernier iront peut-être dans une école de Kinshasa ou les salles de classes sont sans fenêtre, sans banc, sans âme et sans des Kiamuangana pour aller faire la manche à la présidence de la République pour leur réhabilitation.

© Diolément SASSA

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RDC-République Sud Africaine : changer l’Afrique

Thabo_Mbeki© Le Potentiel

Kinshasa abrite à partir de ce lundi, les travaux de la grande commission mixte congolo-sud africaine. Raison de la présence à Kinshasa du président sud-africain Thabo Mbeki. Mais sous quel signe est placée cette rencontre entre deux Etats, deux chefs d’Etat et leurs collaborateurs ? L’eau a beaucoup coulé sous le pont reliant les deux pays. Le moment est venu de se débarrasser du manteau « du vieil homme » pour tourner le regard vers l’avenir. Question de changer l’Afrique.

Le président de la République sud-africaine, Thabo Mbeki, est attendu ce lundi à Kinshasa dans le cadre de la tenue de la grande commission mixte RDC-Afrique du Sud. Il a été précédé dans la capitale congolaise par une forte délégation de membres de son gouvernement, 13 ministres, en vue de se convenir sur les matières à traiter qui seront proposées à l’attention de deux chefs d’Etat après avoir fait l’état des lieux de la coopération entre les deux pays.

Il est vrai que ce n’est pas la première fois que pareilles rencontra aient lieu, tant à Kinshasa qu’à Pretoria. Les deux pays, la République démocratique du Congo et la République sud–africaine, entretiennent la coopération bilatérale depuis trois ans. Ils ont déjà signé 28 accords dans les domaines des transports, de la sécurité, de la Fonction publique, de l’Energie, des hydrocarbures et nous en passons. 6 seulement sont d’application. L’on assiste d’ailleurs à un début d’exécution de ces accords avec la présence d’investisseurs sud-africains dans le secteur de l’Energie pour la réhabilitation du barrage électrique d’Inga. Un contrat avec la Snel dans le cadre du programme «Corridor ouest » existe et pourrait être redynamisé.

En ce qui concerne la réforme de l’Administration publique, les experts sud-africains multiplient des contacts avec leurs homologues congolais pour que la RDC bénéficie positivement de l’expertise sud-africaine dans ce domaine.

Mais au-delà de ce qui a été fait et reste à faire conformément aux accords signés, les observateurs sont persuadés que la République démocratique du Congo et la République sud-africaine nourrissent de grandes ambitions au niveau continental. Il est question de changer l’Afrique. S’il est vrai qu’actuellement, l’Afrique du Sud et le Nigeria passent pour les « géants » du continent par où le progrès de l’Afrique est possible, de nombreux observateurs avertis sont unanimes à reconnaître qu’il est prématuré d’écarter de la course ce « géant blessé » qu’est la République démocratique du Congo. Car, le changement tant attendu serait incomplet et tarderait à venir.

Le parrain et le filleul

Il est vrai que depuis que ce « géant est blessé » qu’est la RDC, de nombreux médecins ont accouru à son chevet. A ce propos, on ne saurait sous-estimer le rôle joué par l’Afrique du Sud pour prodiguer des soins appropriés, voire un traitement de cheval, avec cette formule alambiquée de « 1+4 » pour que ce « géant blessé » se remette d’abord sur pied avant de se soumettre aux exercices de rééducation afin de retrouver ses réflexes d’un Etat, d’une Nation. Sur ce point, Thabo Mbeko a pesé de tout son poids, entraînant parfois plusieurs nations, jusqu’à susciter à un certain moment du Dialogue inter-congolais tenu en Afrique le courroux d’une opposition sud-africaine lasse des turpitudes de la classe politique congolaise. Mais, Thabo Mbeki a tenu bon jusqu’ à l’organisation des élections et à la mise en place des institutions nationales légitimes. Il est donc le parrain.

Depuis, Thabo Mbeki « surveille » les exercices de rééducation de ce « filleul ». Intervient chaque fois qu’il est possible et nécessaire pour éviter des dérapages. Et le géant congolais poursuit sa rééducation qu’à telle enseigne certains ne se gênent plus d’affirmer que tous les espoirs sont permis, nonobstant des zones agitées qui suscitent encore de l’inquiétude.

Faut-il croire que les travaux de la Commission mixte se dérouleront toujours sous ce parapluie de « parrain – filleul » ? Interrogation pertinente.

Jouer décomplexé

Pour mieux cerner les choses, il est important d’emprunter un peu du sarkozisme. En effet, lors de son voyage en Afrique, et particulièrement à l’escale de Dakar, Nicolas Sarkozy a tenu ce langage : « L’Afrique doit cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, et de se libérer du mythe de l’éternel retour ».

Les Congolais, par obligation morale et politique, sont contraints à tenir quasiment le même langage : «

La République démocratique du Congo doit cesser de répéter la même rengaine, de toujours ressasser avec les autres, et de se libérer du mythe de l’éternel assisté ». Pour y parvenir, la République démocratique du Congo doit désormais jouer décomplexée et placer les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus de toute considération. Cette attitude doit guider sa politique de bon voisinage, la conclusion des accords politiques et de sécurité régionale …

A titre d’exemple, les récents accords intervenus avec l’Angola dans le cadre de l’exploitation conjointe du pétrole de la « Zone d’intérêts communs » a eu un écho favorable au sein de la population congolaise. Jusqu’à preuve du contraire, l’on n’a noté aucun élan de nostalgie au regard de l’assistance combien précieuse de l’Angola aux côtés de la RDC lors de la dernière guerre d’agression. Bien au contraire, cette épreuve a sous-tendu la compréhension entre les deux délégations.

L’on pense que la même attitude sera adoptée envers l’Ouganda lorsqu’il sera question de se mettre d’accord sur le pétrole du lac Albert. Certes, l’Ouganda, jusqu’à preuve du contraire, figure parmi les pays qui ont agressé la RDC. Il n’est donc pas question de se rendre à Kampala en « victime expiatoire ». Mais une fois de plus, de jouer décomplexé pour défendre les intérêts supérieurs de la Nation.

La RDC ne peut que manifester ses prétentions en adoptant la même attitude face à l’Afrique du Sud. Si les futurs accords à signer reposeront sur un passé récent, cela devra susciter plus de responsabilité politique de façon à ce que ces incidents malheureux ne se répètent plus.

Enfin, comment rendre viable l’axe Kinshasa-Pretoria si l’une des parties devrait aliéner ses droits ? Ce serait un marché de dupes. Et pourtant, l’Afrique du Sud qui est entrée dans une ère prospère avec une économie dynamique a besoin d’un partenaire qui a une large vision des exigences d’une économie moderne, un partenaire qui a des services et des produits à vendre, susceptibles d’être présents sur le marché de la concurrence. Un partenaire à même d’exiger de son voisin les mêmes services pour que dans cet exercice de la clause de la loi la plus favorable, les économies congolaise et sud-africaine trouvent leurs comptes. Car, la République démocratique du Congo a un marché important sur le plan national. Mais aussi au-delà des frontières nationales avec son ouverture sur l’Afrique centrale et des Grands Lacs.

Cependant, la RDC ne peut soutenir cet axe, ce marché de près de 200 millions de consommateurs qu’en ayant la même ambition légitime que l’Afrique du Sud de changer l’Afrique.

NDLR : L'Afrique du Sud devrait d'abord s'intéresser à ses propres sujets. Une paupérisation aigüe des noirs, une violence très importante (Johannesbourg est la ville la plus criminelle au monde), des townships qui ne désemplissent pas, une corruption quasi générale de la classe politique (cfr Zuma), une dualisation raciale de la société, un accès restreint à l'éducation et aux soins de santé pour les sud africains noirs, une législation permettant des moeurs outrageuses ...

Dunia SENDWE

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Le Congo de la résistance existe. Les médias officiels n’en parlent pas !

journaux_congolais© Jean-Pierre Mbelu

En lisant les journaux congolais hebdomadairement, une remarque peut être faite : le Congo de la résistance n’y figure presque pas. L’image du Congo qui y transparaît, c’est celle d’un pays mis sous la botte des « maîtres du monde » et de leurs valets, c’est l’image du Congo de l’impuissance, des services de sécurité et de la police au service du « Raïs » ; c’est le Congo de la peur.

Petit à petit, en recourant aux NTIC, Lambert Ngoyi et ses amis (de Congonetradio) sont en train de briser cette image édulcorée de notre scandale géologique. Oui. Le Congo de la résistance existe. Les médias officiels n’en parlent pas. Servir continuellement à travers leurs manchettes le Congo de l’impuissance sert la cause de l’humanitarisation d’un pays aux potentialités énormes et celle des libérateurs-prédateurs. Le Congo de l’impuissance nous enferme dans un cercle vicieux, dans une quadrature du cercle nous poussant à soupirer en disant : « Watupandisha nganyi ? » (Qui nous sauvera ?) Mais voilà ! Celui qui a suivi attentivement l’échange entre Lambert Ngoyi et Raoul Nsolwa, ne peut plus facilement souscrire à cette image incapacitante de notre pays.

I. Les faits

Raoul Nsolwa fait partie d’un mouvement dénommé les compagnons d’Etienne Tshisekedi. Mercredi 15/08/2007, ils s’apprêtaient, lui et ses compagnons, à organiser une manifestation pacifique pour commémorer la nomination de leur « compagnon Tshisekedi » au poste de premier ministre à la Conférence Nationale Souveraine. Ils avaient pris soin d’informer les autorités de la ville de Kinshasa (Limete) à temps (le 7/08/2007). (A ce sujet, que dit la Constitution de la troisième république ? L’article 26 stipule ce qui suit : « La liberté de manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs par écrit l’autorité administrative compétente. » Et l’article 25 : « La liberté des réunions pacifiques et sans armes est garantie sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs. »)  

Malgré le fait que Raoul Nsolwa et ses compagnons étaient en règle avec la loi fondamentale, ils ont vu débarquer les forces de la police nationale là où la manifestation devait se tenir. Elles se sont mises à brutaliser tout le monde et à tirer à balles réelles avant d’embarquer « les compagnons d’Etienne Tshisekedi » dans un camion pour les conduire chez un colonel chargé de les auditionner. Dans le camion, Raoul Nsolwa et ses amis ont été soumis à un traitement inhumain. Les policiers les ont piétinés avec leurs « sales bottes ».

Selon le témoignage de la hiérarchie de la police et de celle des services de sécurité, l’ordre de disperser la manifestation aurait bénéficié du concours de deux grosses légumes de l’UDPS : le Secrétaire Général (Rémy Massamba) et le président du Comité National du parti (Valentin Mubake). Ces deux messieurs seraient en intelligence avec le pouvoir en place à Kinshasa. Ils essaieraient d’informer ce pouvoir de tout se qui se passe à l’UDPS. (A moins que la hiérarchie de la police et celle des services de sécurité cherchent à salir ces personnalités, il serait dommage que l’UDPS aient ses taupes !)

Après l’interrogatoire initié par « le colonel » et auquel Raoul Nsolwa a été soumis, deux autres personnalités importantes de l’UDPS (M. AKA , directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi et M. Kabangu, Secrétaire Général adjoint du parti) se sont rendues sur les lieux de l’interrogatoire pour demander la libération de Raoul et ses amis. Chose qui fut faite.

II. La lutte de Raoul Nsolwa et ses amis

La main sur le cœur, Raoul Nsolwa confie à Lambert Ngoyi que les compagnons d’Etienne Tshisekedi luttent pacifiquement et dans la non-violence pour faire triompher la vision que « leur compagnon » a de la démocratie. Pour eux, l’heure de la vérité a sonné. Pour l’entourage de Tshisekedi et pour le peuple congolais. Ainsi sont-ils décidés à conscientiser, à mobiliser et à soulever le peuple en s’entretenant régulièrement avec lui sur la conception tshisekedienne de la démocratie.

Cette lutte coordonnée par Raoul Nsolwa est fondée sur deux grandes convictions : un soutien physique, moral et spirituel inconditionnel à Etienne Tshisekedi et la décision de ne reculer devant rien pour le triomphe des valeurs démocratiques. A ce sujet, voici ce que Raoul dit à Lambert Ngoyi : «Je suis prêt à aller jusqu’à la tombe… On peut me tuer ; tuer mon épouse ; tuer les compagnons ici présents. Il y aura toujours d’autres compagnons qui vont surgir pour défendre la vision de la démocratie tshisekedienne, par la grâce de Dieu. »

Au nom de cette vision, Raoul et ses amis projettent une grande marche pacifique qui partira du rond-point victoire jusqu’à la prison de Makala pour exiger la libération d’un prisonnier politique (le pasteur Kouthino). Cette marche est fixée au 13 décembre. Elle participe de la lutte pour la défense des libertés fondamentales dont la liberté d’expression, la liberté de pensée et la liberté d’action. Au nom de ses valeurs, Raoul Nsolwa et ses amis sont décidés à passer la nuit devant les portes de la prison centrale.

III. Essai de relecture des faits

Nos forces de polices et nos responsables des services de sécurité arrivent à parler avec leurs frères et sœurs décidés à lutter contre le retour de la dictature au Congo. Ce ne sont pas (toujours) des monstres ! Malheureusement, il leur arrive d’exécuter des ordres illégaux. Par ignorance ou sous pression ?

En effet, la Constitution de la troisième République, à son article 28 stipule : « Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal. Tout individu, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits de l’homme et des libertés publiques et des bonnes mœurs. » Cette Constitution est-elle lue et étudiées chez nous ? A tous les niveaux de la vie sociale et politique ?

En parlant, ces services dévoilent l’une des tares de nos partis politiques : ils ont presque tous des taupes, des compatriotes qui, fatigués par la longue lutte pour le triomphe des valeurs démocratique, décident de sauver les apparences tout en trahissant la cause qu’ils ont défendue hier. Pour les partis congolais décidés à organiser leurs congrès cette année-ci, plancher sur cette tare et la course facile au pouvoir pourrait les sauver et sauver le pays de la descente en enfer.

De l’échange de Lambert et Raoul, il ressort qu’au Congo, « il y aura toujours des justes, des acharnés » (E. JOLY, La force qui nous manque, Paris, Les Arènes, 2007, p.34)

De plus en plus, les Congolais agissent en réseau et en synergie. Lambert Ngoyi a cherché à atteindre Raoul Nsolwa sous l’instigation « des amis » de Londres et de Paris. Donc, Raoul Nsolwa et ses compagnons ne sont pas seuls dans leur lutte. Ils ont l’appui des patriotes et des compatriotes dispersés à travers le monde.

Contrairement à une habitude millénaire faisant des dignes fils et filles d’un pays des héros nationaux après leur mort, Raoul Nsolwa et les autres compagnons d’Etienne Tshisekedi dérogent à la règle. Ils font entrer Etienne Tshisekedi dans l’éternité de l’histoire congolaise et mondiale de son vivant. Ils deviennent du vivant de « leur compagnon » les relayeurs de sa lutte à travers les différentes générations contre vents et marées ! A travers Raoul Nsolwa et ses compagnons, à l’exemple de certaines grandes nations du monde, le Congo innove.

Les Congolais(es) croyant, à tort, que leurs compatriotes ne font que parler sans agir, ont, en Raoul et les compagnons d’Etienne Tshisekedi, l’exemple d’une action non-violente et noble.

Notons en passant que les compagnons d’Etienne Tshisekedi s’inspirent d’un modèle biblique : les compagnons de Daniel.

La Bible contient des savoirs disqualifiés pouvant, une fois reconquis, servir des luttes pacifiques. Raoul et ses amis prouvent que la religion n’est pas toujours « l’opium du peuple ».

En écoutant Raoul, il devient évident qu’il existe au Congo, des forces de changement décidées à se battre pour le triomphe des valeurs démocratiques à mains nues.

Soutenir, des quatre coins du monde, cette noble lutte est un devoir patriotique noble. Il n’y a plus de place pour la dérobade. Le Congo de demain naîtra de notre respect commun de ce devoir. C’est le prix à payer pour que ce Congo arraché des mains des réseaux mafieux nationaux et internationaux de la prédation nous appartienne. Sans plus.

© CongoOne , Mise en ligne le 19-08-07

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Etienne Tshisekedi, le suivant sur la liste de Kabila ?

Etienne_TshisekediEtienne Tshisekedi wa Mulumba hospitalisé !

Le Lider Maximo de l'Udps, Etienne Tshisekedi que d'aucun donnent pour l'icône imperturbable de l'opposition radicale a été admis en soins intensifs depuis vendredi 17 août aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. D'après quelques indiscrétions, sa situation serait de tout danger. Toutefois, une expédition pour contrôle n'est pas exclue.

Marcel Ngoyi  © La Prospérité | 20 août 2007 - 08:39:06

 

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Kamerhe échappe de justesse à la mort dans un mauvais atterrissage à Goma de l’avion qui le transportait

vital_kamerheLe petit porteur amenant le président de l’Assemblée nationale de Bukavu à Goma a fait un mauvais atterrissage à l’aéroport du chef-lieu du Nord-Kivu et c’est de justesse que le premier des députés a échappé à la mort, lui et la délégation qui l’accompagnait. De retour de Bukavu, en escale dans le chef-lieu de la provin­ce du Nord-Kivu et en par­tance vers Kinshasa, l’avion qui transportait le président de l’Assemblée Nationale et sa suite a failli exploser à l’aéroport de Goma.

Au moment de son atterris­sage sur l’aéroport précité, le Jet s’est mis à glisser sur la piste d’atterrissage suite à l’humidité provenant d’on ne sait où, augmentant de ce fait la vitesse de cet avi­on qui s’est alors lancé vers la montagne des laves re­froidies se trouvant au bout de la piste.

Voyant le danger, le pilote n’a trouvé mieux que de procéder rapidement à une manœuvre dite « tête à queue » pour arrêter son en­gin. Celui-ci a heureusement rebondi sur un trou béant situé par hasard en dehors de la piste d’atterrissage et c’est ce qui a fait éclater l’un des pneus. Les témoins qui ont suivi ce crash ont admis que c’est cette manœuvre de ce pilote apparemment expérimenté qui a sauvé les passagers et les autres membres de l’équipage d’une catastrophe certaine. Car, si par hasard le pilote avait placé sa confiance sur ses freins, l’aéronef se se­rait dirigé tout droit vers la montagne des laves située au-delà de la piste et l’on aurait assisté impuissant à l’explosion de ce jet. Et l’incendie qui en découle­rait se serait probablement propagé jusqu’aux édifices érigées dans l’enceinte de l’aéroport de Goma et des maisons construites aux environs dans le quartier de Virunga. On imagine à peine les pertes en vies humaines et les dégâts énormes en matériels et en infrastructu­res.

Ce crash vient à point nommé pour rappeler à la mémoire des autorités politiques et administratives le danger qui guette les aé­ronefs fréquentant cet aé­roport qui fut jadis l’un des fleurons de
la République mais qui a été fortement endommagé à la suite de l’éruption volcanique du Nyiragongo en 2002 dont les laves ont détruit le 1/4 de cet aéroport placé juste aux environs des agglomé­rations et devenu un pas­sage obligé de gens qui viennent ou se rendent vers le quartier Virunga et même des animaux domestiques, tels les vaches, les chèvres, les poules et les chiens.
On rapporte à ce sujet qu’un avion de ligne a failli crasher il y a quelques mois lorsque le pilote en plein atterrissage s’est rendu compte de la présence d’un troupeau des chèvres sur la piste.

Ce n’est pas le pre­mier crash survenu sur cet aéroport et
la Monuc qui a flairé ce danger permanent a interdit à ses aéronefs d’y atterrir sauf en cas de force majeure et si l’on ne peut pas atteindre l’aéroport de Kigali au Rwanda voisin. On rappelle qu’à plusieurs reprises d’autres aéronefs de marque Antonov avaient quitté la piste d’atterrissage toujours à la suite de l’humi­dité pour aller échouer dans la montagne des laves.
Un autre petit porteur s’est écrasé sur la piste tuant son pilote et bloquant la piste pendant plus de trois jours. La crainte de tous ceux qui fréquentent cet aéroport, c’est de voir un jour un avi­on tomber sur des maisons situées aux environs. On imagine l’ampleur de la catastrophe.

© Le Phare

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