31 août 2007
Son Jet privé ayant frôlé un crash à Lubumbashi : Moïse Katumbi échappe à la mort !
Le gouverneur élu du Katanga Moïse Katumbi Chapwe a échappé
de justesse à la mort. Son jet privé a raté son atterrissage le mardi à
l’aéroport international de Lubumbashi (Luano)
A la base, une avarie survenue
dans le train d’atterrissage du petit porteur. Une enquête a été diligentée
pour déterminer la cause réelle de cette panne surprenante qui a failli coûter
la vie au gouverneur du Katanga en ce moment précis où il est engagé dans la
réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat au niveau de la province du
cuivre.
Simple avarie ou sabotage ? Seule l’enquête diligentée par
les services compétents pourra fixer l’opinion sur les causes réelles de la
panne qui a failli faire écraser le jet privé du gouverneur du Katanga mardi
dernier dans la soirée à l(aéroport international de Lubumbashi.
Récit des événements
par des témoins
Le récit a été rapporté par des voyageurs débarqués à
N’Djili mercredi en provenance de Lubumbashi. Une dame âgée d’une cinquantaine
d’années racontait avec beaucoup de gestes l’événement. Présentée sous le nom
de Kanam, elle est commerçante de son état. Elle revenait d’Afrique du Sud où
elle avait séjourné dans le cadre de ses affaires.
Elle paraissait très affectée par ce qu’elle venait de vivre
à l’aéroport de Luano la veille. « Nous avons vu l’avion du gouverneur en
détresse, tenter vainement d’atterrir alors que les pneus de l’avion ne
sortaient toujours pas. Nous avions eu pitié du jeune gouverneur et de tous les
passagers qui étaient à bord de son avion ».
A la question de savoir comment le drame s’est terminé, un
autre passager, apparemment plus informé, renseignera qu’aux dernières
nouvelles, le jet privé de Moïse Katumbi a dû en dernier ressort se rabattre
sur un aéroport d’Afrique du Sud, terrain que maîtriserait le pilote.
Bien plus, il semblerait que cette performance du pilote à
sauver l’avion et ses passagers serait due à la capacité d’autonomie dont
disposerait le petit jet.
Ayant requis l’anonymat, l’un de nos informateurs, également
un passager en provenance de Lubumbashi, a, quant à lui, laissé entendre qu’il
ne pouvait s’agir que « d’un sabotage parce que le gouverneur se trouvait à
bord . Nous savons que Moïse Katumbi compte des ennemis à Kinshasa et ils sont
capables de tout». C’est peut-être aller trop vite en besogne de la part de ces
personnes qui semblent porter le gouverneur du Katanga dans leur cœur. Seule
une enquête pourra déterminer si la panne constatée au moment de l’atterrissage
de l’avion de Moïse Katumbi à Lubumbashi est technique ou elle serait l’œuvre
d’un saboteur.
Pour ceux qui soutiennent le gouverneur du Katanga, ce
serait une nouvelle tentative d’empêcher ce dernier à accomplir son mandat. Et
surtout saboter les actions déjà entreprises pour la réalisation des cinq
chantiers du chef de l’Etat dans la province du cuivre. Les milieux proches de
Moïse Katumbi font savoir, quant à eux, que ce dernier ne jure que par sa
fidélité envers le président de la République et son serment à l’accompagner dans la
réalisation des cinq chantiers prioritaires annoncés lors de son discours
d’investiture. Et de souligner que « les menaces, soient-elles de mort, n’y
feront rien, tout comme la démission n’est pas à l’ordre du jour du mandat de
Moïse Katumbi ».
Ils sont revenus sur les rumeurs qui avaient circulé
quarante heures auparavant sur un éventuel attentat contre la personne du chef
de l’Exécutif provincial du Katanga, lesquelles viseraient en particulier son
jet.
Pour rappel, le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe,
comme tous ses collègues, a séjourné à Kinshasa à l’invitation du gouvernement.
Au menu, l’harmonisation des vues sur la question de la retenue à la source des
40 % des recettes de l’Etat produites par les entités décentralisées. Les
gouverneurs de province ont été également reçus mardi par le chef de l’Etat de
qui ils ont reçu toutes les assurances sur l’exécution des instructions
relatives à ce dossier.
Au terme de cette mission officielle effectuée dans la
capitale, Moïse Katumbi n’a pas voulu prolonger inutilement son séjour kinois.
Son temps était précieux et il ne voulait pas le gaspiller alors que des tâches
importantes l’attendaient dans sa juridiction.
Aussi a-t-il, après avoir pris congé du chef de l’Etat,
préféré rejoindre immédiatement son poste d’attache afin de veiller à
l’exécution du programme de développement de sa province. D’autant qu’il
dispose d’un avion privé prêt à l’embarquer à tout moment.
Mais c’était sans compter avec l’imprévu. Ayant embarqué
normalement à bord de son jet, l’avion a failli connaître un crash à quelques
encablures de Lubumbashi. L’expérience du pilote et les performances de
l’appareil, notamment sa grande autonomie de navigation en cas de problème
technique, leur ont été salvatrices.
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 | Willy Kabwe
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