31 août 2007
Tout est paré pour la balkanisation de la RDC ...
Le Plan Nkunda est
enclenché pour empêcher le déploiement des FARDC dans les frontières du
Nord-Kivu avec des pays voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda
Pour cacher son plan machiavélique aussi bien aux yeux de la
communauté internationale que du peuple congolais, plan visant l’occupation
totale du Nord-Kivu, le général déchu Nkunda a tiré la fausse « sonnette
d’alarme» dans une correspondance adressée à William Swing, représentant
spécial du Secrétaire général de l’Onu pour rappeler que Kinshasa « procède à
des déploiements de troupes qui ressemblent étrangement à ceux qui ont été
opérés lors des affrontements de novembre 2006 à janvier 2007 » qu’il qualifie
d’« encerclement militaire ».
Quatre à cinq mille
hommes prêts à tout
Toutefois, dans son mensonge, Nkunda ne signale pas ce qu’il
compte faire de ses quatre à cinq mille hommes de brigades « mixées », alors
qu’il est avéré que c’est pour encercler les FARDC, afin qu’elles n’empêchent
le processus d’occupation.
Ses hommes, dit-on, sont équipés par ses maîtres étrangers
et soutenus par une petite minorité de la population locale appartenant comme
lui à l'ethnie tutsie et d’expression rwandophone, de Rusthuru et de Masisi, où
il a installé son quartier général, notamment à Kirorisho. Bosco, un officier
tristement célèbre dans les batailles du « Grand Nord », reste son bras
séculier pour de basses besognes.
C’est pourquoi Laurent Nkunda veut gagner du temps en
cherchant à « ouvrir les entretiens politiques entre le gouvernement et le
Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) », son mouvement politique
dont il est le « chairman », tout en sachant qu’il n’appliquerait pas les
conclusions qui seraient issues desdits entretiens. Dans tous les cas,
l’exemple du processus de mixage échoué est encore frais dans la mémoire
collective.
Objectif affiché, amener Kinshasa à renoncer au processus
d’intégration des 5 brigades mixées qui devraient traquer les Fdlr. Mais,
au-delà de cette démarche qui cache bien d’autres intentions, le double jeu de
Nkunda consiste à placer les autorités de Kinshasa devant un fait accompli, une
partition de la RDC.
Notamment dans sa partie Est, où il compte mettre en place un
Etat-lige et inconditionnel au service de Kigali et de certains Etats ayant
jugé d’exploiter sans vergogne les richesses du pays.
Une énigme à plusieurs
facettes
La question du Kivu compte plusieurs facettes et replonge la RDC dans le schéma de Kossovo
dont la partition programmée par la communauté internationale a provoqué une
guerre ethnique interminable en même temps que cela n’a pas profité à la
population.
Le Nord, comme le Sud-Kivu, regorge également de nombreuses
richesses minières - dont le coltan et l’or - sur lesquelles certains pays
étrangers, par les dirigeants de Kigali interposés, souhaitent faire main
basse. Et cela ne date pas d’hier. La réponse à cette préoccupation passe,
selon les prédateurs étrangers, par la création d’un Etat des Grands Lacs où
une minorité considérée comme assujettie et brimée pourrait diriger et servir
leurs maîtres.
Désamorcer la « bombe
Nkunda »
C’est pourquoi il appartient aux leaders du Kivu et à la
population d’entreprendre une campagne en vue de faire comprendre à l’opinion
nationale et internationale la vérité vraie. De manière à désamorcer la « bombe
Nkunda » suspendue sur les têtes des Kivutiens. Tant il est vrai qu’en perdant
le Kivu, la RDC
risque de disparaître en tant qu’Etat comme le soulignait un fils du pays.
Or, le peuple congolais a fait un pari de la démocratie,
notamment dans le Kivu. Il a voté massivement, se choisissant ainsi des
dirigeants valables et crédibles. Il est de l’intérêt de ces derniers de ne pas
trahir les espoirs que la nation fonde sur eux. La population du Nord-Kivu
estimant que le sang du peuple congolais a trop coulé en toute impunité,
dénonce les manœuvres de Nkunda, celui-là même qui est sous mandat
international.
© le Potentiel
À quand le prix Nobel de la Paix pour Kagamé, Kabila, Museveni, Buyoya et tous les dictateurs génocidaires ? Révoltant !
Paul Kagame primé par Romano PRODI
L'abolition de la peine de mort par le Rwanda a été saluée
jeudi comme un "geste courageux et de réconciliation" par le
président du Conseil italien Romano Prodi, qui a remis à Rome un prix au
président rwandais Paul Kagame. "Le geste de ce pays nous donne de
l'espoir", a souligné M. Prodi en remettant au dirigeant africain le
"prix de l'abolitionniste de l'année 2007".
L'Italie a pris la tête d'une
campagne pour un moratoire mondial sur la peine de mort qui a reçu l'appui de
l'Union européenne, et que Rome compte promouvoir lors de la prochaine
assemblée générale de l'ONU qui s'ouvrira le 24 septembre à New York.
"Ce n'est pas une bataille
facile", a souligné M. Prodi, invité par le mouvement "Nessuno tocchi
Caino" (Que personne ne touche à Caïn), issu du petit Parti radical, à
remettre son prix - une sculpture en bronze représentant la terre avec deux
enfants - à M. Kagame.
"Je suis très fier d'accepter
ce prix au nom de tous les Rwandais (...) heureux de rejoindre le camp de ceux
qui ont rejeté la peine de mort", a souligné M. Kagame.
Le vote de la loi sur l'abolition a
montré qu'il était "possible de surmonter la haine", a-t-il ajouté,
évoquant le génocide de 1994, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts,
essentiellement parmi la communauté tutsie.
Le Rwanda a aboli fin juillet la
peine capitale pour tous les crimes, y compris ceux de génocide. Cette décision lève le principal obstacle au transfèrement à la justice de
Kigali d'accusés du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), chargé
de rechercher et juger les responsables du génocide.
Lien: http://www.afriquec
Reuters - Thu Aug 30, 10:58 AM
NDLR : AVIS À TOUS LES ITALIENS AFRICAINS
N'oubliez JAMAIS Romano PRODI et son parti politique le jour des prochaines élections organisées en Italie ! Quelle que soit votre tendance politique, pensez à nos frères et soeurs injustement traités à Lampedusa ou ailleurs en Italie, aux esclaves économiques que sont les africains vivant en Italie et Rappelez vous de la manière dont on récompense en Europe les pires dictateurs génocidaires que notre continent africain ait connu ! N'oubliez pas et Sanctionnez Romano PRODI et son parti à l'occasion de toutes les élections italiennes !
Dunia SENDWE
Revue de Presse congolaise du 30 août 2007
Le sujet d’actualité sensationnel du jour est que le
gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a échappé à la mort. Cet
accident concernant les hautes sphères du pouvoir, joint à quelques malaises
dans ces mêmes sphères relance les commentaires sur le « signe
indien ». Comme d’autre part, il s’agit d’un avion, cela fait transition
avec le limogeage de CK Lumuna Sando. Le tout se profile sur fond d’inquiétude
quant à ce qui se passe à l’Est et de pessimisme quant aux négociations en
cours.
Moïse sauvé dans les
airs
L’Avenir annonce à la
Une que le gouverneur du Katanga « Moïse Katumbi échappe
à la mort ».
Selon ce journal, le système électronique de son avion a bloqué, refusant de
libérer les pneus pour permettre son atterrissage.
Les pilotes ont été obligés d’aller atterrir à Johannesburg après avoir
actionné le système mécanique qu’on appelle dans l’aéronautique civile « cabotage ».
Informé, le chef de l’Etat, Joseph Kabila a sensibilisé les autorités
sud-africaines afin de prendre des dispositions pour l’atterrissage de l’avion
du gouverneur du Katanga avec peu de risques.
Il y a eu plus de peur que de mal, l’avion s’est posé sans dégâts. Moïse
Katumbi est rentré à Lubumbashi depuis mercredi à 15 heures.
Dans l’opinion la spéculation va bon train à cause de la personnalité
emblématique du gouverneur, mais rien ne prouve jusqu’ici que ce soit un
sabotage. D’après les premiers témoignages des experts, le train d’atterrissage
a bloqué à cause des secousses qu’il a subis à l’aéroport de N’djili à Kinshasa
dont la piste n’est pas en très bon état.
La même information barre la manchette
du journal Le Palmarès.
Selon la version donnée par ce quotidien paraissant à Kinshasa, le train
d’atterrissage du jet à bord duquel se trouvait M. Katumbi a refusé de
fonctionner à l’aéroport de la
Luano alors que sa famille et lui-même revenaient de
Kinshasa.
Après 45 minutes d’essai infructueux passées à tournoyer dans les airs à
Lubumbashi, il a fallu aller en Afrique du Sud. Là, un atterrissage forcé a été
tenté et réussi avec le concours des hautes autorités sud-africaines …
Le Potentiel titre « son jet privé ayant frôlé un crash
à Lubumbashi, Moïse Katumbi échappe à la mort », avant de signaler que « son
jet privé a raté son atterrissage mardi à l’aéroport international de
Lubumbashi ».« A la base, une avarie survenue dans le train
d’atterrissage du petit porteur » cite le quotidien, avant de préciser qu`
« une enquête a été diligentée pour déterminer la cause réelle de cette
panne surprenante».
A l’Est, rien de
nouveau …
Le Potentiel titre « réunion des chefs militaires à Kigali, Interahamwe :
solution politique incertaine », avant d`ajouter que « pas de signal
fort au terme de la réunion de Kigali pour neutraliser les forces
négatives ». «Les chefs militaires du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi et
de la Rdc ont
privilégié l’option politique » et » ce n’est qu’en cas d’échec
de la solution politique qu’ils auront recours à la force» cite le
quotidien, en précisant « option qui va à l’ encontre des
propositions du Rwanda émises avant cette réunion de Kigali ».
L`Observateur titre « la MONUC est formelle : il
faut brasser pour obtenir la cohésion », avant de préciser que « le
mixage, comme solution intermédiaire, vient de démontrer ses premières
faiblesses, ainsi que plusieurs analystes l`avaient prédit ». Pour
preuve, les hommes de troupes qui composaient la troisième brigade mixée,
s`affrontent depuis le début de la semaine dans le village de Rubaya »
ajoute le quotidien.
Pour sa part, le Phare titre « de nouveau le spectre de
la guerre au Nord-Kivu…N`kunda s`empare de Rubaye et Buhagwe », avant de
prétendre que « la 8ème région militaire dément, la MONUC
confirme ».
Mercredi en début d’après-midi, le Phare a appris l’occupation de deux
localités du Nord-Kivu, à savoir Rubaye et Buhagwe par les troupes du général
dissident Laurent Nkunda. Quelques temps après, le Cdt de la 8ème région
militaire, le général Mayala démentait cette nouvelle Selon cet officier
militaire des Fardc, la situation reste toujours sous contrôle de l’armée.
Le porte-parole militaire de la
Monuc contacté par le Phare a confirmé la prise des localités
de Rubaye et Buhagwe par les insurgés.Toujours sur le même sujet, le Phare
informe que la MONUC
« a indiqué qu`un nouvel incident a eu lieu le matin du mardi 28 août, à
Rubaye, où une position des Forces armées de la RDC a été attaquée », avant d`ajouter que
« quelques temps après, le commandant de la 8ème région militaire, le
général Vainqueur Mayala, démentait cette nouvelle ».
Au suivant !
Pour sa part, le Palmarès informe que « le signe indien poursuit sa marche
infernale », le ministre des finances, Matenda Kyelu est « transféré
à Bruxelles pour bénéficier de soins appropriés » avant d`ajouter qu`
« entre-temps , l`état de santé » du ministre de l`urbanisme et
habitat « Laurent Simon Ikenge, transféré en Afrique du Sud,
s`améliore ».
Le ministre des Finances avait piqué une crise lors d’une fête de mariage qui s’est
déroulée samedi dernier au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa. Depuis la mort
du prof. Samba Kaputo et d’autres cas malheureux qui ont suivi, des rumeurs
vont dans tous les sens pour annoncer le trépas de tel ou tel autre politicien.
Dans cette psychose, on peut toutefois faire état d’un
« survivant », car La
Prospérité signale que de retour dans la capitale hier à
midi, « Z’Ahidi Ngoma attend du gouvernement des actions ».
L’ancien vice-président de la
République, Z’Ahidi Arthur Ngoma, est bel et bien rentré au
pays, mercredi 29 août, en forme, devant ses nombreux membres des Forces du
Futur venus lui témoigner leur indéfectible attachement après qu’il ait connu
des moments difficiles.
Au sujet du gouvernement dont l’évaluation est annoncée prochainement, le
président du Camp de la patrie a déclaré que « l’attente fondamentale pour
le peuple congolais n’est pas le gouvernement, mais plutôt des actions qui
doivent être engagées ». Il a expliqué les péripéties qui ont entouré son
transfert précipité en Afrique du Sud et a exprimé sa reconnaissance à
l’endroit du chef de l’Etat qui a mis à sa disposition un avion qui lui a
permis d’arriver à temps.
Les petits profits de Célestin …
L’Observateur annonce à la Une que pour plusieurs actes de mégestion, « L’ADG Kabuya Lumuna de la RVA suspendu ». Depuis le 1er juin 2007, les mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques sont réputés démissionnaires, et expédient les affaires courantes, rappelle ce journal.
Malgré les mesures conservatoires édictées par le ministère du Portefeuille,
l’Adg Kabuya Lumuna a continué à gérer la Rva (Régie des voies aériennes) de façon
cavalière, selon le ministère qui a la tutelle administrative de cette
entreprise publique.
Dans le même registre, La
Prospérité précise qu’il lui est reproché d’avoir sollicité
500.000 dollars américains d’une banque étrangère sans l’autorisation de sa
hiérarchie. Et de dire, comment ne pas s’attendre à de telles actions de la
part des mandataires qui savent depuis longtemps qu’ils sont partants sans que
le pouvoir ne prenne l’initiative de les remplacer ?
Sujets divers
En ce qui concerne le conflit social à la MONUC. Le Phare croit savoir que « la MONUC est prête à
revoir les taux des journaliers, alors qu`ils réclament l`embauche », avant
d`ajouter que «les représentants du personnel national ont pris note des
contraintes administratives et financières des Nations Unies ».
Dans un autre chapitre, le Phare titre « réunis hier en
Assemblée générale extraordinaire, les magistrats disent non à la révision de
la constitution », avant de préciser que « des magistrats de Kinshasa
et de l`intérieur se sont retrouvés autour de Nsambayi Mutenda Lukusa,
président du comité exécutif du Synamac, pour débattre des problèmes de l`heure
qui touchent à l`indépendance du pouvoir judicaire ».
Pour finir, le Phare titre « une catastrophe
humanitaire aux portes de la capitale : Kinshasa privé d`eau », avant
d`ajouter que « les raisons de cette pénurie sont la réhabilitation
de l`usine de Nd`jili »
© CongoForum, le jeudi
30 août 2007
Les FARDC et autres éléments de l'armée proches du CNDP doivent arrêter leur campagne d'intoxication et de haine contre la Nati
Ceux des médias tutsis (kivuonline et autres) qui
désinforment l'opinion nationale et internationale qu'il y aurait une offensive
depuis le Mardi 28 Août à l'Est entre les FARDC et d'autres éléments de l'armée
proche du CNDP doivent arrêter leur campagne d'intoxication et de haine contre la Nation Congolaise
Nkundabatware et ses assassins, terroristes, putchistes et
agresseurs du mouvement militaro-affairiste n'ont jamais été des Congolais pour
se prévaloir à defendre ou sécuriser la population Congolaise contre leurs
frères hutus des FDLR.
Le CNDP et ses hommes sont des occupants et génocidaires
venus du rwanda-urundi qui doivent être combattus et exterminés par les FARDC
pour defendre l'integrité territoriale de la RDCongo.
Si ces gens-là du CNDP étaient des Congolais, ils n’allaient
pas commettre leur saloperie et génocide contre ses propres soeurs,frères et
parents.Ils sont rwandais et burundais,ils ne seront jamais reconnus Congolais
malgré la reconnaissance tacite que la Constitution de Liège leur accorde.
Je me battrai jusqu'à ma dernière goûte de sang contre cette
reconnaissance bidon.
J'appelle à nos Compatriotes résistants Maï-maï,les FARDC et
toutes les autres forces de la résistance contre l'occupation du Kivu par les
rwando-banyamulenge de se battre contre ces génocidaires,terroristes et
assassins du CNDP venus du rwanda-urundi à unir leurs forces pour les
vaincre,les detruire et les anéantir.
J'ai confiance, je crois que si,à la fois,les filles et fils
dignes de la RDCongo
joignent leurs mains,nous éliminerons en un jour l'oppression subie surtout au
Kivu par les occupants rwando-banyamulenge,y compris dans toutes nos frontières.
Pourquoi ce mal Kivutien vient-il si souvent des
rwando-banyamulenge et sous l'administration de ceux-là que le Gouvernement de
Kinshasa qualifie de nos Compatriotes parlent le kinyarwanda, alors qu'il n'y a
jamais eu depuis l'histoire de l'Etat Indépendant du Congo ces gens-là ?
Pouquoi s'en prennent-ils à la RDCongo s'ils étaient
réellement des nôtres?
Pourquoi nous tirent et tuent-ils ? Pourquoi brûlent-ils nos
écoles, nos localités,enterrent 14 femmes vivantes et assassinent-ils nos
concitoyens sans que les terroristes du Conseil de Sécurité des Nations unies
interviennent?
Aucune des véritables tribus Congolaises dans l'histoire de
notre pays n'a jamais commis de génocide comme le font les rwando-banyamulenge!
Ils ne seront jamais reconnus en tant que Congolais, malgré
leur campagne de diabolisation contre les Congolais.
Gabriel Maïndo
Membre et Cadre de l'UDPS/BELUX
www.udps.org
Nkunda reprend les armes : Les troupes du général dissident attaquent un poste de l'armée gouvernementale dans l'Est de la RDC
La fin de l'espoir
d'une "armée mixée" ?
Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont
attaqué tôt jeudi une position de l'armée régulière à Katale, au Nord-Kivu,
dans l'est de la République
démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc).
"Les combats ont repris à Katale, à environ 9 km au sud de Masisi",
chef-lieu du territoire du même nom situé à plus de 60 km au nord-ouest de Goma,
la capitale du Nord-Kivu, a déclaré le colonel Delphin Kahimbi, commandant en
second des Forces armées congolaises (FARDC) dans la province. "Les
insurgés ont attaqué à 4 h du matin une position de la brigade Charlie à
Katale. Pour le moment, nous avons 30 blessés dans nos rangs", a-t-il
poursuivi. Les combats, "de très forte intensité", ont cessé vers 9
h, a déclaré la porte-parole de la
Monuc au Nord-Kivu, Sylvie van den Wildenberg.
"La
Monuc n'a cessé, pendant la nuit, d'appeler les deux parties
à l'arrêt immédiat des hostilités et à mettre fin à une situation où les
populations civiles sont prises en otage", a-t-elle indiqué. L' "offensive
d'envergure" menée par des soldats ralliés au dissident tutsi congolais
Laurent Nkunda est "une violation flagrante de l'engagement des deux
parties à un cessez-le-feu, pris mardi en présence de la Monuc", après de
premiers affrontements lundi et mardi dans le Masisi, a-t-elle déploré. L'Onu a
"renforcé ses troupes dans le Masisi", a-t-elle ajouté, sans
toutefois donner d'indications sur le positionnement des Casques bleus. Selon
le colonel Kahimbi, "les insurgés étaient très nombreux" mais ont
échoué à s'emparer du quartier général de la brigade Charlie à Katale. Selon
des informations concordantes des FARDC et de la Monuc, les assaillants,
entre 1500 et 2000, selon les estimations, ont encerclé le quartier général,
défendu par un millier de militaires loyalistes.
Les combats entre insurgés et loyalistes, qui font craindre
une reprise plus vaste des hostilités en RDC, avaient fait mardi neuf morts
dans les rangs de l'armée régulière près de Rubaya, localité du territoire de
Masisi située à environ 60
kilomètres au nord-est de Goma. Mardi soir, le
"général" Bwambale Kakolele, chef des opérations au Congrès national
pour la Défense
du peuple (CNDP, le mouvement politico-militaire de Nkunda), avait accusé
l'armée régulière d'avoir déclenché les troubles en cherchant à
"désarmer" les soldats ralliés à Nkunda qui avaient déserté les rangs
de la brigade mixée Charlie.
Un accord entre Kinshasa et Nkunda pour intégrer ses hommes
à l'armée régulière avait été passé après de violents combats entre les
insurgés et les FARDC fin 2006. Mi-août, des éléments pro-Nkunda au sein des
brigades mixées ont quitté leurs positions, peu après l'annonce de l'état-major
de l'armée de confier la traque des rebelles hutus rwandais présents dans la
région à des brigades "intégrées" (formées dans le cadre du processus
national de réforme de l'armée et rassemblant tous les anciens belligérants de
la guerre de 1998-2003) et non "mixées".
© Belga
Magazine culturel africain sera diffusé en direct sur RTBFI
Magazine
culturel africain
À partir du
3 septembre 2007
Tous les
lundis de 21 h à 23 h (heure de Bruxelles)
- En Belgique
- 621 kHz en AM
-
À Kin - 99.2 FM
- En ondes
courtes (9970 kHz)
- Par
satellite en Europe et en Afrique : www.rtbfi.be
bgra@rtbf.be
Brigitte Grafe
productrice
local 2C48 tel 7372772
Les violences racistes en hausse dans l'Union Européenne
Le nombre des incidents à caractère raciste est en
augmentation dans plusieurs pays de l'UE, dont l'Allemagne et la France, estime l'Agence des
droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) dans un rapport publié mardi à
Vienne.
Davantage de progrès sont également nécessaires pour
combattre la discrimination raciale en matière d'emploi, de logement et
d'éducation, estime également l'organisation dans son premier Rapport sur le
racisme et la xénophobie dans les États membres de l'UE depuis sa création en
mars 2007.
La FRA signale une hausse des crimes et violences racistes en 2005 et 2006 dans huit des onze pays ayant fourni des données judiciaires en la matière - Allemagne, Danemark, Finlande, France, Grande-Bretagne, Irlande, Slovaquie et Pologne.
Le rapport regrette en général un manque de statistiques
pénales de la part des 27 Etats membres, inexistantes dans cinq d'entre eux.
Selon un communiqué, "l'Agence constate que la
législation communautaire sur l'égalité raciale se traduit progressivement par
une évolution positive", "la classe politique, les médias et
l'opinion publique étant mieux sensibilisés aux questions de discrimination".
Mais "fin 2006, un grand nombre de pays n'avaient
toujours pas mis en oeuvre l'intégralité des règles communautaires en matière
d'égalité raciale. De plus, les contrevenants échappaient à toute sanction dans
environ la moitié des États membres".
Le rapport se réfère aussi à un récent sondage
Eurobaromètre, selon lequel en moyenne, à peine 32 % des citoyens de l'UE
affirment connaître leurs droits au cas où ils seraient victimes de
discrimination ou de harcèlement.
Copyright © L'Echo | 16:27 - 28/08/2007
Le Kivu au bord d'une troisième guerre
Les soldats insurgés fidèles au général renégat
Nkundabatware ont annoncé observer unilatéralement une trêve jeudi 30 août
après des violents affrontements qui ont mis aux prises lundi 27, mardi 28 et
jeudi 30 août, au sein de la brigade mixée Charly, les FARDC aux hommes de
Nkunda
Selon le ‘‘général’’ Bwambale Kakolele, chargé des
opérations du Congrès national pour la défense du peuple(CNDP), le mouvement politico-militaire
de Nkunda, ndlr) cette trêve serait conditionnée à la satisfaction de
revendications et serait rompue en cas d’engagement de renforts de l’armée. ‘‘Nous
observons une trêve maintenant parce que nous sommes au courant de la venue de
troupes gouvernementales en provenance de Bunia et d’autres qui sont en train
de venir de Kisangani’’, a-t-il expliqué.
Pour Bwambale, si ces renforts gouvernementaux étaient envoyés ‘‘au front’’,
Nkunda engagerait ses troupes ‘‘une fois pour toutes’’, sans précision
supplémentaire. Ce qui s’interprète comme une déclaration de guerre car il a
ajouté qu’ils se battront ‘‘jusqu’à ce que les accords conclus avec John Numbi
à Kigali soient respectés par le gouvernement’’. ‘‘La seule chose qui préoccupe
actuellement notre mouvement, c’est d’assurer la sécurité des communautés
rwandophones qui sont menacées d’exactions (...) par l’armée gouvernementale'',
a-il accusé.
Le gouvernement a réagi spontanément face au dernier développement de la
situation à l’Est à travers la sortie jeudi 30 août du ministre de la Défense, Tshikez Diemu. Il
a émis les regrets des FARDC sur la perte inutile en vies humaines alors que ‘‘le
Conseil supérieur de la
Défense tenu le 25 août 2007 … venait de donner l’engagement
du gouvernement favorisant une approche pacifique sur le double plan politique
et diplomatique pour une solution concertée et commune avec les pays d la
région des Grands lacs ainsi que les partenaires internationaux’’.
Tshikez Diemu a annoncé lors de son point de presse l’envoi des renforts
militaires dans le Masisi. Pour le ministre, ‘‘ces incidents ont été provoqués
par les insurgés du général déchu Laurent Nkunda’’ qui ont à plusieurs reprises
‘‘attaqué les positions des FARDC’’. ‘‘La patience a ses limites’’, a-t-il indiqué
avant d’ajouter que la RDC
n’allait pas continuer à subir la loi des hommes sans foi’’.
Lors de son intervention, Tshikez Diemu a évoqué les tueries de Kisangani
(1998-2003) dont le général Nkunda se serait rendu coupable et de crimes
perpétrés par ses hommes en 2004 à Bukavu et qui lui auraient valu un mandat
d’arrêt international. Tshikez Diemu a déclaré que tôt ou tard, le général
déchu répondrait de ses actes.
Quant au processus d’intégration de l’armée, le ministre a invité tous les
éléments concernés par le programme à rejoindre la structure d’intégration de
leur ressort, une façon de répondre à Nkunda qui revendiquait la poursuite du
processus de mixage jusqu’à son terme, tel que voulu dans les accords de Kigali
que le ministre a qualifié de processus intermédiaire qui n’a pas abouti.
Folle semaine
Les chefs militaires de la sous région des Grands Lacs n’avaient pas encore
rédigé leur communiqué final que Nkundabatware rééditait un nouveau pied de nez
dans le dos des autorités des forces loyalistes de la RDC. Très vite, les
observateurs ont déduit la fin de la trêve pour insinuer que ces réunions
visent tout simplement à endormir les FARDC. Des combats ont été signalés jeudi
30 août à l’aube dans le secteur de Katale, à 65 Km, au sud-ouest de Goma
près de Masisi centre dans le territoire du même nom entre des belligérants non
encore identifiés et qui usent, selon des témoins, des armes lourdes et
légères. Des populations de cette partie meurtrie du Kivu ont pris les routes
vers des montagnes avoisinantes qu’ils jugent sûres.
Les sources militaires en RDC indiquent que ces éléments que Nkunda appelle ‘‘non
encore mixés’’ ne sont autres que des déserteurs de la Brigade Charly et
qui sont devenus incontrôlés. Il reste à savoir si cette désertion ne faisait
pas partie d’un plan ficelé dans l’ombre pour contourner la mesure de la
hiérarchie de ne poursuivre la traque des FDLR qu’avec les éléments intégrés de
l’armée.
Pour Nkunda, il faut amener le processus de mixage à son terme qui débouchera
sur l’intégration définitif de ses éléments dans l’armée, selon les accords de
Kigali signés en décembre 2006 avec les autorités militaires. ‘‘Il n’y a pas de
réponse du côté gouvernement, alors c’est difficile de gérer ces incidents.
Quand nous sommes dans un même territoire avec deux commandements différents
entre des unités mixées et des unités non encore mixées, vous comprenez que ça
fait l’imbroglio et ça doit prendre fin de toutes les façons’’, s’est-il
justifié.
Ce processus de mixage avait été en effet décidé en janvier dernier à la suite
de fréquents affrontements entre les FARDC et les troupes de Nkunda au
Nord-Kivu, visant à intégrer les hommes de Nkunda dans l’armée régulière. Cinq
brigades mixées, constituées à part égale de loyalistes et des fidèles du
général renégat avaient été déployées dans la région. Une sixième brigade
devait ensuite prendre part au processus.
Après l’annonce par l’état-major de l’armée de terre de confier la traque des rebelles
hutus rwandais des FDLR aux seules brigades ‘‘intégrées’’ et non ‘‘mixées’’,
qui ne faisait pas de tri entre les civils hutus rwandais et congolais et les
FDLR, des éléments pro-Nkunda au sein des brigades mixées ont déserté leurs
positions. Pour la partie Nkunda, les forces loyalistes faisaient alliance avec
des miliciens locaux Maï Maï et des rebelles hutus rwandais des FDLR.
Les FDLR dévoilent le plan du Rwanda Dans leur communiqué, les rebelles hutus rwandais ‘‘appellent la communauté
internationale à prendre ses responsabilités et agir vite afin d’empêcher le
régime fasciste de Kigali de mettre encore une fois à feu et à sang la région
des Grands Lacs’’. Nkunda qui revendiquait au départ du processus de mixage
environ 3 000 hommes en compte aujourd’hui 7 500 et dit avoir en réserve 2 500
autres. D’où les attaques dans tous les sens. Au Nord comme au Sud-Kivu. Tout
expert militaire devra vite croire que ce n’est pas nécessairement un paramètre
lié à la stratégie militaire ou à la rapidité, mais au nombre de soldat.
Dans un communiqué daté de Paris et publié jeudi 30 août depuis Nairobi, les
rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont
accusé Kigali d’avoir envoyé, depuis début 2007 en RDC, 12.000 soldats en
renfort de Nkunda. ‘‘Ce renflouement vise à soutenir les opérations de
déstabilisation et de reconquête des territoires de l’est de la RDC (frontaliers du Rwanda) et
de contrôle des zones riches en minerais’’, affirme le communiqué.
Ce communiqué tente de corroborer les allégations formulées par la MONUC en juillet sur la
circulation d’uniforme de l’armée rwandaise sur le territoire congolais. ‘‘Dans
la nuit du 18 au 19 juillet 2007, une quinzaine de camions remplis de matériel
et d’hommes ont quitté le Rwanda et ont traversé la frontière rwando-congolaise
pour rejoindre les troupes de Laurent Nkunda via Bunagana’’, indiquent les FDLR
qui citent nommément, selon notre source, plusieurs officiers de l’armée
régulière rwandaise faisant partie des troupes de Nkunda.
L’augure des évêques
de Bukavu Alors que la situation ne présageait aucune issue, Mgr Maroy s’interrogeait sur
le silence (jusqu’à ce jour d’ailleurs) des autorités du pays. ‘‘Que signifie
le silence des institutions de la
République à savoir le chef de l’Etat, le Parlement, le
Gouvernement central et le Haut Commandement militaire…? Sous d’autres cieux,
pour une prise d’otage, même d’une seule personne, l’appareil étatique de son
pays se mobilise. Pour le gouvernement de la République Démocratique
du Congo, devant la menace d’une nouvelle guerre et pendant que sévissent des
massacres de la population civile, au lieu de s’attaquer au vrai problème qui
est d’ordre sécuritaire et militaire, on nous propose la Table ronde
‘intercommunautaire’’’, avait-il déploré en son temps. Aujourd’hui, l’addition
des faits, ajouter le coup de force en démantèlement à Bukavu (lire article
dans notre rubrique dernière minute), montre que la situation devient
inextricable dans le Kivu.
Aujourd’hui, beaucoup d’hommes avertis se souviennent de la sonnette d’alarme
tirée début juin par les évêques de la province épiscopale de Bukavu. Dans leur
déclaration, ils avaient mis en exergue une situation d’avant la guerre vécue
par la population. ‘‘Aujourd’hui, nos villages et nos villes sont dominés par
une psychose de la guerre’’, écrit l’archevêque de Bukavu, Monseigneur Maroy.
Pour le prince d’Eglise, et selon le constat de la population, ‘‘les éléments
sont apparemment réunis pour une nouvelle guerre au Sud-Kivu’’. Le prince de
l’Eglise catholique dénonçait alors ‘‘un mouvement d’infiltration massive et
systématique en provenance du Rwanda par les points frontaliers de la Rivière Ruzizi,
d’Uvira, de Nyengezi, de Kaza-Roho à Cahi Bukavu’’ de même que le placement
militaire qui, selon lui, ‘‘reproduit le même schéma que celui qui a prévalu
juste avant le déclenchement de la guerre par le RCD en 1998’.
Peur dans la zone la RDC, l’escorte du Commandant de la Brigade Charly, le
Colonel Yav, a essuyé une attaque au cours de laquelle il a perdu quatre hommes
de son escorte. Quant aux combats de lundi, des sources dignes de foi indiquent
que les militaires FARDC ont été pris par surprise vers 4 heures du matin et
délogés de Rubaya où ils avaient pris position, par un groupe plus important
d’éléments de Nkunda partis, selon des témoins, de Mushaki, Karuba et Ngungu, à
Masisi. La MONUC qui appelle les forces
en présence à la retenue, affirme suivre la situation de près, en coordination
étroite avec la 8ème Région militaire et propose sa médiation. Cela, depuis
plusieurs jours où planaient des suspicions sur l’éventualité d’attaque.
Plusieurs patrouilles de la
MONUC ont été déployées dans la zone pour rassurer la
population civile de Matanda, de Mushaki et de Sake qui commençait à paniquer
et dont environ 10 000 personnes ont trouvé asile en Ouganda voisin.
Déjà lundi 27 août, en guise de signe prémonitoire d’une perturbation des
cartes sur l’échiquier, à l’annonce de la réunion des responsables militaires
du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et de
Population prise en
étau
Cependant, à la frontière avec ce pays, des observateurs ont enregistré des
mouvements inhabituels des troupes ougandaises à bord d’engins militaires
lourds. D’abord dans la collectivité de Kakwa, en Territoire d’Aru. Un décor
similaire serait aussi signalé à Rukwanzi, village situé au bord du lac Albert.
Plus loin, dans le territoire de Mahagi, le même mouvement est observé à
Uruski, un village ougandais qui jouxte Djakanja, en territoire congolais.
La situation perdurerait depuis près d’un mois, indiquent les autorités
administratifs de cette partie du pays, qui s’inquiètent de son renforcement.
Elles auraient rédigé des rapports à la hiérarchie. Seulement, le commandant de
la zone opérationnelle des FARDC en Ituri a indiqué à Radio Okapi ne pas être
au courant.
Coup d’épée dans l’eau
?
La rencontre des chefs des armées du Rwanda, d’Ouganda, du Burundi et de RDC
avait pourtant débouché sur une déclaration de ‘‘leur engagement à chercher la
paix en neutralisant’’ les forces négatives dans la sous région, a lu le
communiqué sanctionnant la réunion tenue dans la capitale rwandaise du lundi 27
au mardi 28 août.
Les chefs militaires avaient ‘‘réaffirmé leur engagement à renforcer leurs
relations’’. Le texte de la déclaration finale a précisé cependant que
l’opération devrait être exécutée dans le respect des ‘‘mécanismes’’ de la
commission ‘‘tripartite plus’’ qui regroupe les quatre pays.
Cette précision amène dans les esprits de tant d’observateurs militaires des
zones d’ombres quant aux positions à prendre vis-à-vis des uns et des autres
groupes rebelles, à l’instar des CNDP de Nkunda d’une part et des rebelles
hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des
Rasta de l’autre, qui ont transposé sur le sol congolais la haine ethnique qui
gangrène le Rwanda.
Ils pensent que ce pays cherche à épargner les fidèles de Nkunda et accusent la RDC de protéger les FDLR.
Cette situation risque d’évanouir les espoirs attendus par les populations du
Kivu et souiller la mémoire des milliers des congolais tombés au cours de cette
guerre absurde.
© Ali Kam | Le Révélateur | La une | Vendredi 31 août 2007 à 00:00
Paul Kagamé élu Abolitionniste de l'année 2007
Que Personne ne touche Caïn – Kagamé !
Nous publions la réaction de la revue mensuelle des
missionnaires comboniens, ‘Nigrizia’, au prix de "l'Abolitionniste de
l'année", conféré aujourd'hui au président du Rwanda, Paul Kagamé, par
l'association italienne ‘Nessuno tocchi Caino’ et que lui a remis le président
italien du Conseil, Romano Prodi.
Prodi sait-il qui est celui qu'il
récompense ?
Que personne ne touche Kagamé. L'Italie l'accueille avec tous les honneurs et
le président du Conseil lui remet un prix contre la peine de mort. Nigrizia est
surprise : que l'on ne touche pas un Caïn, d'accord, mais qu'on le récompense …
Paul Kagamé, président du Rwanda, ayant conquis le pouvoir par les armes en
1994, est l'un des hommes politiques les plus controversés d'Afrique.
Controversé parce que les circonstances qui ont donné lieu au génocide de 1994
(pas moins de 500.000 Tutsis et Hutus modérés y ont perdu la vie) n'ont été
éclaircies en rien, de même que le rôle éventuel de Kagamé lui-même.
Controversé pour la manière dont il a agi au cours des
dernières années dans la zone des Grands Lacs, et notamment envers la République démocratique
du Congo, contre laquelle il a mené une guerre (1998-2003) dans le but de
s'approprier les ressources et certaines parties du territoire de cette
dernière. Controversé pour la manière dont il se comporte avec les différents
tribunaux chargés du génocide. Controversé pour la manière dont il dirige, au
sein du pays, l'administration de la justice concernant les suspects et les condamnés
pour le génocide. Controversé parce que son régime ne garantit pas les libertés
fondamentales.
Malgré tout cela, “Nessuno tocchi Caino”, l'association
présidée par Marco Pannella, a eu la bonne idée de récompenser le président
Kagame, parce qu'il a aboli la peine de mort. Ce prix lui sera remis cet
après-midi par le président du Conseil Romano Prodi. Nigrizia, qui suit jour
après jour les cas de pays africains, estime qu'il s'agit d'une récompense
paradoxale, qui joue le jeu d'un régime autoritaire et qui ne tient pas compte
des nombreux aspects "problématiques" qui ponctuent la carrière
politique et l'actuelle vie publique du général Kagame. À ce propos, nous
signalons la réaction de Père Aurelio Boscaini, un missionnaire combonien qui a
longtemps travaillé dans cette aire et qui a fait parvenir hier aux
organisateurs du prix sa protestation. Nous en reproduisons ci-après quelques
extraits. "J'exprime toute mon indignation en apprenant que le prix
"L'Abolitionniste de l'année 2007" sera conféré aujourd'hui au
président du Rwanda, Paul Kagame.
C'est comme si l'on me racontait – à moi qui ai été
missionnaire au Rwanda – une blague ! Je me demande si vous connaissez
réellement cet assassin, qui devrait avoir sur la conscience plusieurs millions
de morts. Ou bien pensez-vous que ce général est Caïn converti ?
Malheureusement non !!! Qui a tué les millions de personnes dans la République démocratique
du Congo, après le génocide de 1994 ? Qui a déclaré la guerre à Kabila père ?
Qui a abattu l'avion sur lequel se trouvait Habyarimana ? Ou bien faites-vous
partie de ceux qui croient au film Hotel Rwanda ?!". "Il suffit qu'un
général annonce l'abolition de la peine de mort, et vous devenez assez … naïfs
pour le croire ?
Où se trouve la démocratie au Rwanda ? Avez-vous demandé à
Bizimungu, premier président après le génocide, ce qu'il pense de Kagame ? Et
l'avez-vous demandé aux dizaines de milliers de personnes qui moisissent dans
les prisons rwandaises ? Voulez-vous remettre le Prix Nobel dela Paix à un Hitler ?".
"Je suis absolument contre toutes les guerres (et combien en ai-je vu en
Afrique !) et absolument contre la peine de mort. Vous devez requérir
l'abolition, et non pas le moratoire. Même si je sais parfaitement que l'on
fait un pas à la fois !
Il me semble que vous voulez crier : "Vive l'Afrique
des généraux !". Les Tutsis ont réalisé une entreprise médiatique
fantastique, et vous, vous vous y joignez !". "L'Italie qui
récompense un génocidaire !? Si les Tutsis avaient été vraiment tués en aussi
grand nombre (comme tout le monde le raconte), il n'y en aurait plus ! Mais je
sais que l'on ne doit parler ni de Tutsis ni de Hutus, comme si nos frères
africains avaient oublié l'ethnie ou le clan auxquels ils appartiennent ! Mais
les Africains sont fiers de leurs origines ethniques, et ceux qui n'ont rien à
perdre les reconnaissent avec joie !". "Vive l'Afrique tout de même,
et ceux qui y meurent pour la liberté, sans avoir jamais tiré un coup de feu.
Le jour de la liberté est proche pour le Rwanda aussi, si les États-Unis ne
soutiennent plus Kagame et s'ils n'achètent plus le coltan que le
général-président va voler au Congo !".
Plus de 60.000 signatures en faveur de l’unité de la Belgique
Vincent GODEFROID
Rue Théophile Piat 6 à 1300 Wavre
Tél et Fax : 010/45.27.73
Gsm : 0486/80.10.00
E-mail : vincentgodefroid@skynet.be
Wavre, le 30 août 2007
Chers Belges,
Plus de 60.000 signatures en faveur de l’unité de la Belgique sur le site www.lapetition.be qui a démarré le 10 aout. Bravo ! Super.
Eveillez-vous, les autres : signez cette pétition et transférez-là à vos contacts.
J’ai confiance. Je n’ai pas peur. Mais la bassesse des arguments invoqués pour ne plus arriver à organiser un gouvernement commun entre le Nord et le Sud de notre Belgique me choque.
Quelle bande de gamins ! A l’occasion du JT fiction de la RTBF sur la séparation de notre pays, tous les partis politiques ont été scandalisés. Les diviseurs avaient peur de perdre leur jouet. Qui leur rapporte notre argent. Qui nous spolie par leur connerie.
Faisons ensemble une Belgique correcte. Plus de lois asservissantes, contraignantes, iniques. Une loi à notre service, dont nous ne sommes pas esclaves. Une loi de paix, de vraie justice. Une loi que nous ne pourrions que respecter. Immensément.
Je sois pacifiste. Aujourd’hui, j’appelle tous les habitants de la Belgique à dire non, nee, dehors, buiten, foutez-nous la paix ! Retour aux urnes après une TRES brève campagne bon marché. Présentation sommaire des candidats vraiment issus du peuple.
Députés par province, sénateurs pour le pays. Programme solide proposé sans baratin assommant et trompeur. Nombre de mandataires limité.
Gouvernement et parlement fédéral uniquement composé de la réunion des gouvernements et parlements régionaux. Fusion, des régions et communautés pour ceux qui ne l’ont pas fait.
Soumission de bilan semestriel à une consultation populaire libre.
La loi électorale ne permet pas tout cela ? Soit donc, décidons que cette loi n’existe plus. La seule qui tienne encore est celle que je viens d’énoncer.
Debout, les Belges ! Refusons massivement la bêtise politique ambiante.
Debout, les Belges ! Refusons un pays de haine.
Debout, les Belges ! Chantons tous ensemble un hymne à la paix.
Debout, les Belges ! Ne comptons que sur nous.
Debout, les Belges ! Secouons-nous.
Votre réaction ? vincentgodefroid@skynet.be
S’il vous plaît : Transférez ce mail à tous vos contacts et signez la pétition.be


