31 août 2007
Bandundu : Menace de fermeture de l'Hôpital de Bosobe pour cause d'immoralité de son médecin directeur
Les jeunes de Bosobe, l'une des localités se trouvant dans
la collectivité Batere, territoire de Kutu, district du Mai-Ndombe dans la province
de Bandundu, menacent de fermer les portes de l'hôpital de référence de Bosobe
au cas où des dispositions utiles de la part du ministère de la santé ne sont
pas prises à ce sujet.
Selon une correspondance de l'Association des jeunes de
Bosobe chargés du développement (AJBD) adressée au ministre de la Santé
Les jeunes de l'AJBD, à en croire la source, reprochent au
Dr. Lengame son dol d'abuser des femmes mariées, des infirmières et
accoucheuses mariées de l'hôpital ou des autres centres de santé de la contrée.
Ils reprochent également au médecin directeur de l'HCR/Bosobe le détournement
des médicaments de la zone de santé rurale au profit de ses tiers, la mégestion
ayant occasionné la rupture du partenariat entre l'HCR/Bosobe et SANRU et
d'être en conflit permanent avec ses collègues médecins Aruna Abedi, Dr. Willy
et Jean-Marie Ipay mutés tous pour des raisons inavouées. L'AJBD sui se refuse
de recourir à la violence vis-à-vis de ce médecin, sollicite du ministère de la Santé
© ACP | Bandundu , 30.08.07
Reprise des combats entre soldats loyalistes et Pro-Nkundabatwaré dans l'Est de la RDC
Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont
attaqué tôt jeudi une position de l'armée régulière à Katale (Nord-Kivu), dans
l'est de la République
démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la Mission de l'ONU en RDC
"Les insurgés ont attaqué à 4H00 du matin (02H00 GMT) une position de la
brigade Charlie à Katale. Pour le moment, nous avons 30 blessés dans nos
rangs", a-t-il poursuivi.
Les combats, "de très forte intensité", ont cessé vers 09H00 (07H00
GMT), a déclaré à l'AFP la porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu, Sylvie van den Wildenberg.
"La Monuc
n'a cessé, pendant la nuit, d'appeler les deux parties à la cessation immédiate
des hostilités et à mettre fin à une situation où les populations civiles sont
prises en otage", a-t-elle indiqué.
L'"offensive d'envergure" menée par des soldats ralliés au dissident
tutsi congolais Laurent Nkunda est "une violation flagrante de
l'engagement des deux parties à un cessez-le-feu, pris mardi en présence de la Monuc", après de
premiers affrontements lundi et mardi dans le Masisi, a-t-elle déploré.
"La Monuc a renforcé ses troupes dans le Masisi", a-t-elle ajouté, sans
toutefois donner d'indications sur le positionnement des Casques bleus.
"Des renforts sont en cours d'acheminement. Il y aura une riposte. Cette situation est inacceptable", a prévenu le colonel Kahimbi.
© AFP, KINSHASA, 30 août 2007 - 10h50
Le Rwandophone Nkunda rallume la guerre au Nord-Kivu en agressant et occupant les localités de Rubaye et Buhagwe
Nouvelle incartade du général rwandophone dissident Laurent
Nkunda qui a attaqué les positions militaires loyalistes et occupé les
localités de Rubaye et Buhagwe dans le Nord-Kivu. L’information démentie par la
8ème Région militaire est confirmée par la Monuc.
Le porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies
au Congo (Monuc), Gabriel de Brosses, a indiqué qu’un nouvel incident a eu
lieu le matin du mardi 28 août, à Rubaye, où une position des Forces armées de la RDC a été attaquée. C’était au
cours d’un point de presse animé mercredi à Gombe.
Hier en début d’après-midi, Le Phare a appris l’occupation de deux localités du
Nord-Kivu, à savoir Rubaye et Buhagwe par les troupes du général dissident
Laurent Nkunda. Le général Kakolete, un de ses hommes de main, s’est même
permis de féliciter les insurgés pour avoir délogé les soldats loyalistes de Rubaye
et de Buhagwe, deux localités situées à 50 kilomètres de
Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Démenti de la 8me Région militaire « Ce n’est pas l’heure d’une offensive conjointe entre la Monuc et les Fardc »,
a-t-il répondu à la question de savoir si la Mission était prête à
participer à une action militaire avec les Fardc pour déloger les insurgés de
Rubaye et Buhagwe.
Quelques temps après, le commandant de la 8ème région militaire, le général
Vainqueur Mayala, démentait cette nouvelle. Selon cet officier militaire des
Fardc, la situation reste toujours sous contrôle de l’armée.
Le porte-parole militaire de la
Monuc contacté par Le Phare en début de soirée a confirmé la
prise des localités de Rubaye et Buhagwe par les insurgés. « La Monuc confirme que les
partisans de Laurent Nkunda ont pris le contrôle de ces localités », a
déclaré Gabriel de Brosses. La Mission
se dit prête à apporter son soutien aux Fardc, s’il y a une demande officielle
des autorités militaires. Elle ne ménagera aucun effort pour obtenir un
dialogue entre les différentes parties afin que celles-ci ne recourent plus à
la violence pour régler leurs différends.
© J-Alain Kabongo & Taylor Toeka | Le
Phare 30/08/2007
Les FDLR accusent Kigali d'avoir envoyé en RDC 12.000 soldats pour Nkunda
© AFP | NAIROBI, 30
août 2007 - 15h06
"Le régime fasciste de Kigali a mobilisé plus de 12.000 militaires et les
a mis à la disposition du général Laurent Nkunda. Ce renflouement vise à
soutenir les opérations de déstabilisation et de reconquête des territoires de
l'est de la RDC
(frontaliers du Rwanda) et de contrôle des zones riches en minerais",
affirme le communiqué daté de Paris.
"Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2007, une quinzaine de camions remplis
de matériel et d'hommes ont quitté le Rwanda et ont traversé la frontière
rwando-congolaise pour rejoindre les troupes de Laurent Nkunda via
Bunagana", localité congolaise à la frontière avec l'Ouganda, accusent les
FDLR.
"Ces militaires portaient des uniformes de l'armée rwandaise si bien que la Monuc (Mission des Nations
unies en RDC) elle-même l'a remarqué", affirme le groupe rebelle rwandais.
Le communiqué des FDLR cite nommément plusieurs personnes présentées comme des
officiers de l'armée régulière rwandaise faisant partie des troupes du
dissident Nkunda.
Les FDLR "appellent la communauté internationale à prendre ses
responsabilités et agir vite afin d'empêcher le régime fasciste de Kigali de
mettre encore une fois à feu et à sang la région des Grands Lacs", conclut
le communiqué.
Les combattants FDLR sont réfugiés dans l'est de la RDC depuis la fin du génocide
de 1994 au Rwanda, qui a fait selon l'ONU, environ 800.000 morts, parmi la minorité
ethnique Tutsie et les Hutus modérés. De nombreux rebelles FDLR sont accusés
d'avoir participé aux massacres.
Depuis la fin du génocide, le pouvoir à Kigali est dominé par la minorité
tutsie, dont font partie MM. Kagame et Nkunda.
Les FDLR sont considérées comme la principale source d'insécurité dans l'est de la RDC, où des
affrontements opposent depuis plusieurs jours des militaires congolais ralliés
à l'ex-général Nkunda aux forces loyalistes congolaises.
Son Jet privé ayant frôlé un crash à Lubumbashi : Moïse Katumbi échappe à la mort !
Le gouverneur élu du Katanga Moïse Katumbi Chapwe a échappé
de justesse à la mort. Son jet privé a raté son atterrissage le mardi à
l’aéroport international de Lubumbashi (Luano)
A la base, une avarie survenue
dans le train d’atterrissage du petit porteur. Une enquête a été diligentée
pour déterminer la cause réelle de cette panne surprenante qui a failli coûter
la vie au gouverneur du Katanga en ce moment précis où il est engagé dans la
réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat au niveau de la province du
cuivre.
Simple avarie ou sabotage ? Seule l’enquête diligentée par
les services compétents pourra fixer l’opinion sur les causes réelles de la
panne qui a failli faire écraser le jet privé du gouverneur du Katanga mardi
dernier dans la soirée à l(aéroport international de Lubumbashi.
Récit des événements
par des témoins
Le récit a été rapporté par des voyageurs débarqués à
N’Djili mercredi en provenance de Lubumbashi. Une dame âgée d’une cinquantaine
d’années racontait avec beaucoup de gestes l’événement. Présentée sous le nom
de Kanam, elle est commerçante de son état. Elle revenait d’Afrique du Sud où
elle avait séjourné dans le cadre de ses affaires.
Elle paraissait très affectée par ce qu’elle venait de vivre
à l’aéroport de Luano la veille. « Nous avons vu l’avion du gouverneur en
détresse, tenter vainement d’atterrir alors que les pneus de l’avion ne
sortaient toujours pas. Nous avions eu pitié du jeune gouverneur et de tous les
passagers qui étaient à bord de son avion ».
A la question de savoir comment le drame s’est terminé, un
autre passager, apparemment plus informé, renseignera qu’aux dernières
nouvelles, le jet privé de Moïse Katumbi a dû en dernier ressort se rabattre
sur un aéroport d’Afrique du Sud, terrain que maîtriserait le pilote.
Bien plus, il semblerait que cette performance du pilote à
sauver l’avion et ses passagers serait due à la capacité d’autonomie dont
disposerait le petit jet.
Ayant requis l’anonymat, l’un de nos informateurs, également
un passager en provenance de Lubumbashi, a, quant à lui, laissé entendre qu’il
ne pouvait s’agir que « d’un sabotage parce que le gouverneur se trouvait à
bord . Nous savons que Moïse Katumbi compte des ennemis à Kinshasa et ils sont
capables de tout». C’est peut-être aller trop vite en besogne de la part de ces
personnes qui semblent porter le gouverneur du Katanga dans leur cœur. Seule
une enquête pourra déterminer si la panne constatée au moment de l’atterrissage
de l’avion de Moïse Katumbi à Lubumbashi est technique ou elle serait l’œuvre
d’un saboteur.
Pour ceux qui soutiennent le gouverneur du Katanga, ce
serait une nouvelle tentative d’empêcher ce dernier à accomplir son mandat. Et
surtout saboter les actions déjà entreprises pour la réalisation des cinq
chantiers du chef de l’Etat dans la province du cuivre. Les milieux proches de
Moïse Katumbi font savoir, quant à eux, que ce dernier ne jure que par sa
fidélité envers le président de la République et son serment à l’accompagner dans la
réalisation des cinq chantiers prioritaires annoncés lors de son discours
d’investiture. Et de souligner que « les menaces, soient-elles de mort, n’y
feront rien, tout comme la démission n’est pas à l’ordre du jour du mandat de
Moïse Katumbi ».
Ils sont revenus sur les rumeurs qui avaient circulé
quarante heures auparavant sur un éventuel attentat contre la personne du chef
de l’Exécutif provincial du Katanga, lesquelles viseraient en particulier son
jet.
Pour rappel, le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe,
comme tous ses collègues, a séjourné à Kinshasa à l’invitation du gouvernement.
Au menu, l’harmonisation des vues sur la question de la retenue à la source des
40 % des recettes de l’Etat produites par les entités décentralisées. Les
gouverneurs de province ont été également reçus mardi par le chef de l’Etat de
qui ils ont reçu toutes les assurances sur l’exécution des instructions
relatives à ce dossier.
Au terme de cette mission officielle effectuée dans la
capitale, Moïse Katumbi n’a pas voulu prolonger inutilement son séjour kinois.
Son temps était précieux et il ne voulait pas le gaspiller alors que des tâches
importantes l’attendaient dans sa juridiction.
Aussi a-t-il, après avoir pris congé du chef de l’Etat,
préféré rejoindre immédiatement son poste d’attache afin de veiller à
l’exécution du programme de développement de sa province. D’autant qu’il
dispose d’un avion privé prêt à l’embarquer à tout moment.
Mais c’était sans compter avec l’imprévu. Ayant embarqué
normalement à bord de son jet, l’avion a failli connaître un crash à quelques
encablures de Lubumbashi. L’expérience du pilote et les performances de
l’appareil, notamment sa grande autonomie de navigation en cas de problème
technique, leur ont été salvatrices.
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 | Willy Kabwe
Conférence-débat : Vendredi 07 septembre à 15 heures, à l’Hôtel Holiday Inn Paris
Invitation
A l’occasion de la rentrée et en collaboration avec
les associations congolaises, l’Association de la Presse Panafricaine
(APPA) organise une
conférence-débat, le vendredi 07 septembre à 15 heures, à l’Hôtel
Holiday Inn, place de la
République , 75010 Paris
Thème
RDC : Quelles perspectives démocratiques un an après la
tenue des élections libres et transparentes?
Intervenants
Robert Ménard (Secrétaire Général de Reporters
sans Frontières (RSF)), fera un état des lieux de la presse au Congo, de la
chute de Mobutu, à nos jours.
JP Mopo (Juriste doctorant Paris Sorbonne,
auteur d'un ouvrage sur le pillage des richesses de la RDC), traitera cette
question devant la presse internationale.
Pascal Chaniot (Directeur de l’école
internationale de journalisme et expert de la politique africaine), abordera le
rôle et la place de la CI
dans la crise congolaise.
Honoré Ngbanda (Ministre de la défense de l’Ex
Zaïre (RDC) et ancien Conseiller Spécial en matière de sécurité du feu
Président Mobutu), Président de l’Alliance des Patriotes Pour la Refondation du Congo
(APARECO), fera un tour d'horizon de la situation globale de la RDC, tout en livrant ses
hypothèses.
Ainsi que de nombreux autres intervenants …
PS : tous les Secrétaire Exécutifs Nationaux, sont priés de
se présenter à l’endroit indiqué, trente minutes avant le début de la
conférence, dans la salle située au premier niveau à droite.
Contacts
organisateurs : + 33 6 14 56 06 86 ou + 33 6 99 92 21 45
Guerre au nord Kivu : la société civile charge Antoine Gizenga et épargne Joseph Kabila
Dans
une interview à la Voix
de l’Amérique, le représentant de la Société Civile du Nord Kivu accuse le Gouvernement
Gizenga d’avoir failli à assurer la sécurité dans la province du Nord Kivu
Il
parle aussi d’irresponsabilité et demande par conséquent la démission du
Premier Ministre Gizenga et de toute son équipe !
Si cette
déclaration est un véritable cri de cœur, un cri de désespoir, et un constat
d’une réalité patente, c’est-à-dire l’incompétence et l’immobilisme du
Gouvernement Gizenga, on a difficile à comprendre pourquoi cette la Société Civile du
Nord Kivu ne s’en prend qu’au pauvre Gizenga.
Gizenga, on
le savait déjà inepte à la fonction de Premier Ministre ; ce n’est pas de
lui que l’on aurait du attendre une quelconque action pour sécuriser le Nord
Kivu.
En outre,
Plutôt que
de s’en prendre à une légume, un bouc émissaire, même si Gizenga doit prendre
la porte de sortie, la
Société Civile du Nord Kivu devrait faire montre de courage
en désignant clairement le vrai responsable du désastre que nous connaissons :
le Président Joseph Kabila en personne. Halte à la complaisante.
© Jean
Moanda Vita
Migrations, intégration et Xénophobie : La face cachée de l’Europe
Avec des vols de rapatriement de plus en plus nombreux et
des additifs aux lois sur l’immigration de plus en plus répressifs, l’Europe
installe le doute et le malaise même chez ceux aux yeux desquels elle était la
vertu personnifiée. L’intégration y reste un vain mot et l’exclusion une
réalité permanente pour les minorités allogènes qui ont eu la naïveté de croire
que ce continent était ouvert à tous les souffles du monde.
En effet, à travers un paternalisme bon enfant et de fracassantes déclarations
d’intention, l’Europe arrive à se persuader et à persuader le reste du monde
qu’elle est la terre d’élection des droits de l’Homme, non pas en niant les
violations concrètes et historiques de ces droits mais plutôt en mettant en
avant des mécanismes d’auto-absolution qui laissent la place à l’auto-glorification.
Au sein de l’Union européenne, tout un commissariat est consacré à l’aide au
développement et l’assistance aux plus défavorisés prend des voies multiformes.
Ces argumentaires qui ne sont que superficiellement connectés à la réalité sont
en fait conçus pour séduire et faire illusion car si l’Europe est un empire,
c’est bien celui de l’illusion, mais une illusion érigée au rang d’évidence.
Fonds débloqués mais non dépensés, fonds autorisés mais non débloqués
résultent, au sein de l’Union européenne, de tergiversations sur les modalités
d’une aide aux pauvres qui en fait, est une forme de négation de ces pauvres
sinon une aliénation de leur spécificité. Ce monde ambivalent constamment
écartelé entre ses valeurs idéales et ses valeurs réelles a su façonner
l’Européen type à l’image du Dr JEYKELL et de mister HYDE, une même personne
qui présente d’un côté une face lisse qui proclame son humanisme et s’érige
même en champion des droits de l’Homme, d’un autre côté une face hideuse qui
dévalorise haineusement l’autre et viole systématiquement et impunément ses
droits.
L’Europe a donc su mettre en place, avec le fascinant esprit de système qui le
caractérise, un astucieux mécanisme de blanchiment d’idées grâce auquel elle
éclaire les façades avec les valeurs humanistes tandis que restent dans l’ombre
les valeurs réellement vécues qui servent de moteur et qui, elles, n’ont rien
d’humaniste.
Bûchers de l’inquisition, sables exterminateurs contre les
Indiens, Traite et Esclavage génocidaires des Noirs, colonisations meurtrières,
fours crématoires Nazis... l’histoire et les penchants de l’Europe vont
rarement dans le sens du respect de la personne humaine. C’est cette réalité
historique qui encore aujourd’hui, établit la cohérence entre les déclarations
d’intention et les valeurs réellement vécues. La France
par exemple, a beau dénoncer des partis d’extrême droite comme le Front
National, il n’en demeure pas moins que ces partis, racistes et xénophobes,
font partie de l’ordre démocratique.
Le racisme, l’exclusion et la xénophobie sont une caractéristique constante de
l’Europe et l’impossible assimilation des minorités n’est que la manifestation
visible des valeurs essentielles mais cachées de cette Europe championne des
droits de l’Homme.
Wendpanga N. | L’Opinion © Copyright
L'Opinion






