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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

22 août 2007

L’épouse du Chef de l’Etat Marie-Olive Lembe Kabila en séjour en Belgique a été reçue au Sénat belge

Olive_lembaLe président du Sénat belge, M. Armand De Decker, a reçu en audience à la Chambre haute du Parlement de Belgique la première dame de la RDC, Mme Marie-Olive Lembe Kabila qui séjourne actuellement à Bruxelles.

Le royaume de Belgique a gardé de son passé colonial une bonne connaissance des problèmes et souvent des relations privilégiées avec son ancienne colonie devenue la République  démocratique du Congo.

Le succès récolté par la RD Congo  a l’issue d’un long processus démocratique au travers des élections libres et transparentes dépendait désormais d’un certain nombre de facteurs. L’un de ces facteurs est la manière    dont les institutions de la troisième République ont été    mises en place et la manière dont les animateur cherchent à présenter le nouveau visage d’un pays désormais à tendance démocratique sur l’échiquier international.

Cependant, le progrès réalisé par la République démocratique du Congo dans la refondation d’un Etat démocratiquement élu tend à la réalisation d’une politique de coopération bilatérale avec les pays amis. Dans le cadre d’une diplomatie dynamique, un pas décisif a été franchi lors du séjour en Belgique de Olive Lembe Kabila, reçue lundi 20 août dernier par le président du Sénat belge Armand De Decker et son épouse.

Le président de la Chambre haute du Royaume de Belgique, l’épouse du Chef de l’Etat congolais accompagnée de la mère de la première dame congolaise, Léonie Kasembe, en présence de l’ambassadeur de la République  du Congo en Belgique Jean-Pierre Mutamba.

En séjour en Belgique. Mme Olive Kabila a été reçue vendredi 17 août 2007 par la ministre présidente de la communauté française, Marie Arena.

Un progrès a été réalisé dans le cadre des concertations et des mesures qui devraient être prises qui intéressent au plus haut point les deux pays.

Sur ce plan, le Parlement belge n’a pas manqué présenter le voeu de franc succès au Parlement congolais issu des élections démocratiques, doté d’un pouvoir de faire un travail de pionnier espéré décisif.

© Le Palmarès | 22 août 2007

NDLR : Trois réflexions s'imposent -

1°) Les belges ont voté le 10 juin 2007 (bientôt 3 mois) et sont toujours sans gouvernement ...
2°) Aucun média belge n'a retransmis cette information ...
3°) Politique du 2 poids, 2 mesures. Cliquez sur cette phrase, vous ne serez pas déçu !

Dunia SENDWE

Ps : Je ne partage pas du tout les avis contenus dans cet article mais c'est l'UNIQUE source qui relaie cette information. Que Dieu protège la RDC !

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21 août 2007

Mission de paix au Darfour : il faut aller au-delà de l'affaire Karenzi Karake !

Major_General_Karenzi_KarakeLa désignation du général rwandais Karenzi Karake comme chef adjoint de la mission de l’ONU au Darfour semble avoir provoqué un mini scandale dont se sont rapidement emparé les médias

En confirmant l’officier rwandais à un poste aussi stratégique, l’Union Africaine est en effet tombée dans un piège dont elle aura beaucoup de mal à se relever. A moins qu'elle ne s'en tienne à répéter ses erreurs en réitérant le simulacre de groupe d'observateurs militaires neutres(GOMN) qui avait été mis en place au Rwanda, par le Président Museveni et Dr Ahmed Salim à l’époque Secrétaire Général de l’OUA et où 90% des éléments militaires composant ledit groupe étaient complices de l’une des parties belligérantes, le FPR en l’occurrence.

Mais le véritable scandale est à chercher à des échelons de décision encore beaucoup plus importants, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU.

A cet égard et en attendant de faire de plus amples révélations, le Partenariat- Intwari tient à déclarer ce qui suit en vue d'informer l’opinion tant nationale que internationale :

1. Pour mieux en saisir les paramètres et en cerner tous les contours, il conviendrait de placer le conflit du Darfour dans un contexte plus large, celui de la fameuse "guerre de libération régionale" si chère aux non moins fameux "nouveaux leaders africains" soutenus par les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni au nombre desquels il faut notamment compter les Présidents Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda.

2. Déclenchée par la guérilla victorieuse de la NRA de Museveni en Ouganda contre Milton Obote de 1981 à 1986, cette "guerre de libération régionale" qui a connu son premier succès avec l'accès au pouvoir en 1986 du " Hitler africain " Museveni en référence à son discours du 04/04/1997, devait se poursuivre au Rwanda avec l’offensive tragique du Front patriotique rwandais de Paul Kagame de 1990 à 1994, s’étendre ensuite en République démocratique du Congo et au Burundi tout en intégrant la Tanzanie, le Kenya, la Somalie, l’Ethiopie, l’Erythrée et le Soudan. Il s’agit en fait d’un plan de renaissance de la Grande Afrique de l’Est composée de ces dix pays d’Afrique susmentionnés.     

3. Les ambitions démesurées de certains leaders africains agissant au nom d'intérêts obscurs étrangers et/ou locaux les entraînent très souvent dans une entreprise d’extermination de leurs propres peuples, peuples dont ils n’ont pas honte, par ailleurs, de se proclamer les " sauveurs " et les "libérateurs" comme ce fut le cas au Rwanda.

4. Le projet sinistre d’édification en Afrique de l’Est d’un grand empire "nilotique" lui-même placé sous protection d’un méga empire anglo-saxon qui finirait par couvrir tout le continent africain explique en bonne partie les conflits fratricides qui endeuillent l’Afrique au quotidien, avec leur cohorte de crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide.

5. Dans pareilles circonstances, il nous semble urgent et légitime de s’interroger quant aux intentions réelles ou cachées, aux objectifs avoués ou inavouables, de la part de certains gouvernements dont celui du Rwanda, par rapport à leurs contributions multiformes aux missions de paix placées sous l’égide de l’ONU et/ou de l’Union Africaine comme actuellement au Darfour alors que leur collaboration avec la SPLA et donc leur absence de neutralité vis-à-vis de l'autre belligérant soudanais remonte de longue date.

6. Avant de prétendre stabiliser le Soudan ou un quelconque autre pays africain, le Rwanda devrait, au préalable, balayer devant sa propre maison. Bien plus que le général Karenzi Karake dont le rôle dans les massacres est assez bien connu, le général Paul Kagame doit tout d’abord avoir le courage de faire face à ses très lourdes responsabilité s dans le génocide rwandais dont la réécriture paraît dorénavant inévitable.

7. Quant à l’ONU, à l’Union Africaine et particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique et au Royaume-Uni dont le rôle est, jusqu'à ce jour, largement sous-estimé dans le génocide rwandais et ses conséquences fort dévastatrices notamment en RDC, leur crédibilité pourrait être sérieusement compromise dans le cadre des tentatives de paix actuellement engagées au Soudan.

8. Enfin au peuple rwandais dans toutes ses composantes et, par-delà les divisions et déchirures savamment provoquées et cyniquement entretenues par une dictature impitoyable qui se nourrit de l’état de guerre permanent, nous lançons un appel pressant pour que, désormais, comme une seule et même personne, tous nos concitoyens se lèvent pour abattre le mur de séparation élevé entre eux par des dirigeants indignes et sans le moindre scrupule.

Fait à Bruxelles, le 21 Août 2007

© Déogratias Mushayidi(Sé)
Secrétaire Général & Porte-parole
Pour le Partenariat- Intwari

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Gén. Maj. Karenzi Karake, un criminel notoire, comme commandant adjoint de la force hybride ONU- UA

Major_General_Karenzi_KarakeRwanda-Soudan : Un criminel de guerre rwandais à la tête d’une mission  de maintien de la paix au Soudan

La semaine passée, l’ONU et l’UA ont entériné la nomination du Gén. Maj. Karenzi Karake, un criminel notoire, comme commandant adjoint de la force hybride ONU- UA qui doit être déployée au Darfour (Soudan).

De 1992 à 1994, Karenzi était le chef d’un escadron de la mort opérant à Kigali sous le couvert du GOMN (Groupe d’observateurs militaires neutres). La force avait été mise en place par l’OUA pour contrôler l’observation du cessez-le feu signé entre les rebelles du FPR et l’armée gouvernementale rwandaise.

L’un des forfaits à charge de Karenzi est l’assassinat de Gapyisi Emmanuel, président du « Forum Paix et Démocratie », un groupe de pression de l’opposition également hostile à l prise du pouvoir par les rebelles du FPR. Gapyisi était aussi un membre influent du comité exécutif du Mouvement Démocratique Républicain, MDR, le plus important parti d’opposition d’alors.

Karenzi est aussi cité par beaucoup de témoins comme étant l’instigateur de l’assassinat de Félicien Gatabazi, ministre des travaux publics et de l’énergie et secrétaire exécutif du parti d’opposition PSD. Les deux assassinats ont eu lieu peu avant l’attentat contre l’avion présidentiel, l’élément physique ayant déclenché le génocide rwandais.

Après la prise du pouvoir par le FPR en juillet 1994, Karenzi, en tant que chef des renseignements militaires, ordonna ou supervisa plusieurs exécutions extrajudiciaires. L’une de ces exécutions est l’assassinat du Dr Rwangabo Pierre Claver, leader du parti PSD qui avait été nommé préfet de préfecture de Butare, durant le premier gouvernement du FPR. Karenzi participa aussi à l’assaut du camp de déplacés de guerre de Kibeho qui coûta la vie, selon les casques bleus de la MINUAR qui étaient sur place, à plus de 8.000 personnes. Karenzi est aussi responsable de l’assassinant de Joseph Nsengumuremyi Ntivunwa, afin d’occuper illégalement les biens de son père feu Vincent Ntivunwa. Il élimina aussi son frère Bizimana après son retour d’exil du Kenya en 1995.

En tant que chef des opérations durant l’invasion de l’ex-Zaïre, Karenzi supervisa les massacres de réfugiés rwandais de 1996 à 1997. En tant que chef de la 2ème division  couvrant les préfectures de Gisenyi et Ruhengeri, Karenzi participa également aux disparitions de nombreux réfugiés rescapés de l’ex-Zaïre qui avaient été forcés de retourner au Rwanda en passant par des camps de transit à Gisenyi, entre 1998 et 2000.

Tous ces crimes bien documentés restent impunis. Le gouvernement du FPR n’a, en effet, jamais mené d’enquêtes sur ces crimes. Au contraire, Karenzi a reçu, en reconnaissance de ses loyaux services, une bourse d’étude d’abord au Kenya, puis en Afrique du Sud. De retour, il fut nommé commandant de la 4ème division couvrant les préfectures de Cyangugu, Gikongoro et Butare, poste qu’il cumulait avec celui de Président de la Cour Militaire, la plus haute juridiction militaire du régime.

En effet, en dépit du fait que le TPIR soit compétent pour entendre de ces crimes, toutes les tentatives ont été bloquées par le FPR et ses sponsors étrangers.

Sa nomination en tant que commandant adjoint d’une force de maintien de la paix au Darfour (Soudan) est une insulte à l’Afrique, au Soudan en tant qu’Etat, aux Soudanais du Darfour ainsi qu’à la mémoire des victimes rwandais de ses forfaits.

Bruxelles, le 13 Août 2007

© Dr Jean-Baptiste MBERABAHIZI
Secrétaire Général des FDU

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Pourquoi tant de décès chez les collaborateurs de Joseph Kabila ?

Kabila_Kanamb_© BS Kalombo | 19 août 2007

La RD Congo connaît une vague sans précédant d’assassinats par coup de feu et par empoisonnement depuis le parachutage de Joseph Kabila au pouvoir en 2001, suite à l’assassinat violent de Laurent Désiré Kabila (son père biologique ou adoptif ? )

Nous allons tenter d’apporter notre éclairage sur cette tuerie en série ou cette méthode d’élimination des membres de sa (supposée) famille biologique ; des adversaires politiques ; des défenseurs des droits de l’homme ; des journalistes ; ainsi que ses propres collaborateurs.

En effet, sans rentrer dans une énumération détaillée des noms des Congolais morts de manière mystérieuse ou violente, nous prendrons le cas de Laurent Désiré Kabila l’ancien Président de la RD Congo.

Les présumés coupables furent condamnés à mort après un simulacre de procès devant la cour d’ordre militaire

L’opinion se demande toujours s’il n’existe pas un lien direct entre cet assassinat et d’une part la volonté affichée de LD Kabila de revoir tous les contrats miniers léonins, sans exception, signés par l’AFDL ; la découverte , six mois plus tôt, d’armes de guerre dans le bâtiment du consulat de la Belgique à Lubumbashi, par les agents de l’ANR ; d’autre part, la présence de Joseph Kabila à Lubumbashi après sa trahison lors de la défaite spectaculaire de l’armée nationale congolaise à Pwéto face aux hommes de Paul Kagamé ; ainsi que l’annonce précipitée de la mort de LD Kabila par le Ministre Belge des Affaires Etrangère de l’époque (une figure bien connue pour sa main mise dans les affaires intérieures congolaises), celui-ci n’avait pas hésité à annoncer, sourire aux lèvres, le décès de LD Kabila quelles que heures seulement après le coup de feu fatal . L’opinion n’a pas oublié son activisme dans l’organisation, la sécurisation et le financement par la communauté internationale, du hold-up électoral en faveur de son protégé. Les officiels congolais annoncèrent cette triste nouvelle à la population 48 heures après.

Les membres de la famille biologique de LD Kabila n’ont pas été épargnés. Il est intéressant de se rappeler l’assassinat de Madame Espérance Taritibu Kabila, la sœur de LD Kabila. Cette mère de famille fut assassinée en 2005 de manière violence à Lubumbashi, selon le même mode opératoire que son défunt frère. Selon ses proches, cette dame ne supportait plus de garder le silence sur l’assassinat de son frère et sur la filiation de Joseph Kabila. Certains enfants de LD Kabila vivent curieusement en exil, au moment ou leur supposé frère est au pouvoir !

D’autres parts, nous constatons avec stupéfaction une série de décès probablement par ingestion des substances toxiques, les symptômes et la vitesse de la survenue des décès renforcent cette hypothèse. Sans être limitatif, voici quels que noms qui nous viennent à l’esprit : le parlementaire Kanga Boongo ; Vangu Mambueni ; le chef d’état major de l’armée terrestre le général Sylvain Buki ; Madame Mungalu de la maison civile du chef de l’état congolais; le colonel Nzalel ; le conseiller spécial de la présidence en matière de sécurité le Professeur Guillaume Samba Kaputo ; le conseiller principal des affaires juridiques de la présidence le Professeur Gaston Nawej Katok, pour ne citer que ceux-là. Certains officiels sont en observation ou en soins intensifs à Kinshasa ou à l’étranger, dont l’ancien vice-président de la transition Monsieur Zahidi Ngoma, celui qui a osé traiter publiquement Laurent Nkundabatware de « Rwandais de son Etat ! », mais il fut très vite rappelé à l’ordre par Joseph Kabila ! 

L’argentier personnel du Raïs, Monsieur Augustin Katumba Mwanke, connaît aussi des sérieux problèmes de santé. Pour rappel, ce dernier est cité dans tous les rapports d’enquêtes sur le pillage des richesses de

la RDC et les contrats léonins. Nous ne pouvons passer sous silence l’assassinat violent du journaliste Frank Ngyke Kangundu et son épouse ; celui de François Bapa Mwamba et Serge Mayeshe. Dans ce registre, l’opinion se souvient de l’assassinat sauvage du défenseur des droits de l’homme Pascal Kabungulu Kimbembi le secrétaire Exécutif de l’ONG Héritiers de la Justice

… Sans oublier les trois tentatives d’assassinats à l’arme lourde contre la personne de Jean Pierre Bemba Gombo. Attentats qui ont coûté la vie à plusieurs civils Kinois. Que les âmes tourmentées de tous les compatriotes, lâchement massacrés, reposent en paix. Nous profitons de cette occasion pour présenter nos condoléances les plus attristées à toutes les familles éprouvées.   

En examinant la liste des personnes récemment décédées dans l’entourage présidentiel, nous nous rendons bien compte qu’il s’agit des personnalités (les Katangais Guillaume Samba Kaputo et Gaston Nawej Katok, décédés à moins d’un mois d’intervalle seulement) qui ont pris une part active lors des négociations secrètes à Kigali, afin d’opérer le mixage illégal des soldats dissidents rwandophones, du renégat Laurent Kundabatware, dans l’armée nationale congolaise, malgré qu’ils continuent à porter les uniformes de l’armée nationale rwandaise en tout impunité sur le territoire congolais, information confirmée par la MONUC.

Nous sommes en droit de nous inquiéter sur la santé du Général John Numbi et celle du conseiller principal en charge des affaires politiques Monsieur Marcellin Tshisambo, qui ont aussi pris une part non négligeable dans ce dossier brûlant, dont les contours cachent mal une haute trahison à l’actif du président congolais.

Les récentes déclarations fracassantes du général dissident Laurent Kundabatware, face à la presse nationale et internationale, démontrent à suffisance la complicité existante entre lui et Joseph Kabila, son ancien compagnon d’arme au sein du Front Patriotique Rwandaise de Paul Kagamé. Aucun proche de Joseph Kabila n’est sorti pour contredire les affirmations de Kundabatware sur son rôle dans le succès électoral de Joseph Kabila dans les territoires occupés par ses hommes, les origines Tustis de Joseph Kabila, le soutien de Joseph Kabila aux rebelles du FDLR, ainsi que son enrôlement comme un «enfant soldat » dans l’armée rebelle de Paul Kagamé (cfr l’interview de Kundabatware dans le journal Le soir, Le soft, Jeune Afrique et BBC afrique).

Par ailleurs, bien d’autres proches du chef de l’Etat congolais doivent redoubler de vigilance. En l’occurrence : sa propre mère (ou supposée mère) Maman Sifa Mahanya. Cette dernière se sentant en insécurité a dû renvoyer les agents de la GSSP commis à sa garde rapprochée par «son fils », afin de les remplacer par environs 2000 hommes venus tout droit de son Maniema natal ; son épouse Olive Lembe di Sita ; son porte- parole Kudura Kasongo ; l’ancien Ministre de l’intérieur le Professeur Théophile Mbemba (architecte de l’exclusion de l’UDPS du processus électoral), il figure actuellement en bonne place sur la liste noire du Raïs ; le frère de l’opposant Katebe Katoto, l’actuel gouverneur du Katanga Monsieur Moïse Katumbi, dont la popularité dans la province du Katanga fait perdre la tête à Joseph Kabila.

Le cas le plus alarmant est celui du président du parlement congolais, Monsieur Vital Kamheré dont les dernières sorties médiatiques, affirmant que Joseph Kabila lui doit tout, n’ont pas du tout plu au chef de l’Etat congolais. Vital Kamheré n’a certainement pas oublié qu’il a miraculeusement survécu à un empoisonnement en 2002 ! Au siège du parti politique du Raïs le PPRD, les effets personnels du secrétaire général Vital Kamheré furent jetés dans la rue au mois de juillet 2007, juste après sa dernière interview sur Jeune Afrique et sur Radio Okapi.

Nous attirons aussi l’attention de l’opinion sur le risque encouru par l’Abbé Apollinaire Muholongu Malu-Malu le président de la commission électorale indépendante, une pièce maîtresse dans la mascarade électorale qui a conduit à l’élection de son ancien patron. Ces dernières décisions politiques (contestation de l’éligibilité aux postes de gouverneur pour cause de double nationalité en défaveur de Monsieur Alex Kande Mupompa et Dominique Kanku) ont débouchés à l’ouverture de la boîte de pandore, dont l’épilogue au niveau de parlement s’est soldée par la mise en quarantaine (ou moratoire) pure et simple de la constitution fraîchement voté au référendum populaire. La question de la double nationalité en RD Congo, concerne non seulement le Raïs, mais aussi toutes les institutions de l’Etat congolais. Merci Monsieur l’Abbé !   

Nous devons souligner le fait que les familles des tous les officiels congolais décédés ont été soudoyées afin qu’elles ne demandent pas d’autopsie, seul moyen médico-légal pour élucider la cause exacte de ces morts subites. Le cas le plus parlant est celui du feu Général Sylvain Buki, officiellement mort de la « malaria », dont le corps fut littéralement kidnappé par les éléments de la garde présidentielle.

Nonobstant la scandaleuse aisance matérielle des officiels congolais, le risque de mourir en étant un collaborateur de Joseph Kabila, ou un membre de sa famille (ou supposée) biologique, est plus élevé que le risque de mourir du SIDA ou de la famine au sein de la population générale. L’existence du lien de causalité entre les décès décrits précédemment et la personne de Joseph Kabila ne fait aucun doute. Il est facile d’en déduire la valeur de prédictivité. Etant donné que Joseph Kabila est le seul bénéficiaire direct de tous ces crimes supposés, la population congolaise est en droit de se poser des sérieuses questions sur la nature réelle du régime en place en RD Congo.

Tout porte à croire que le président congolais opère un nettoyage impitoyable de son écurie. Il s’agit bien d’une élimination physique des tous ceux qui en savent un peu trop sur certains dossiers privés, nationaux ou internationaux, très embarrassants pour le Raïs. D’autres naïfs, futurs candidats à la mort, se bousculent déjà à la mangeoire afin d’occuper les postes laissées vacantes par les défunts !

Vu le nombre impressionnant de collaborateurs du Raïs, les Congolais doivent se préparer à célébrer d’autres obsèques pharaoniques aux frais du pauvre contribuable, et à jouir bien malgré eux des jours fériés chômés et payés sur décision du gouvernement Mammouth de Gizenga I, dont le maigre budget 2007 fond comme neige au soleil rien qu’en frais d’hospitalisation et frais funéraires au profit des proches du régime, ainsi que le payement des fonctionnaires de l'Etat pour les jours fériés supplémentaires. A Dieu les accords de Mbudi et ses infranchissables paliers! L’usage des substances toxiques étant une spécialité des « services » de nos voisins de l’Est, à chacun d’y réfléchir à deux fois avant de signer un contrat « fatal » d’embauche chez le Raïs ! A qui le prochain tour ?

En conclusion, cette tragi-comédie à la Congolaise nous rappelle, malheureusement, la fameuse fable  ‘’Les animaux malades de la peste’’ de Jean de La Fontaine : « Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom), Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, Faisait aux animaux la guerre. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : On n’en voyait point d’occupés À chercher le soutien d’une mourante vie ; Nul mets n’excitait leur envie, Ni loups ni renards n’épiaient La douce et l’innocente proie … »  Jean de La Fontaine, Fable II, Livre VII  - Source  

© Benjamin Stanis Kalombo
Président APRODEC asbl
Association pour
la Promotion de la Démocratie et du Développement de la RD Congo   kalombobs@yahoo.fr
Tél : + 32 484 925 836

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France : Directive d’expulsions massives

Sans_papiers« Libération » révèle la note qui annonce les arrestations à domicile
© KARL LASKE | Libération

« Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière », prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles ­modalités « d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de « traiter prioritairement » ces dossiers. Il contredit ainsi les déclarations du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui contestait hier l’accélération des procédures d’expulsion cet été. Guillaume Larrivé, son directeur adjoint de cabinet, a démenti l’existence de directives écrites du ministre, mais il a confirmé « la tenue début juillet d’une réunion de travail des services de l’administration, autour de Patrick Stéfanini, conseiller de Brice Hortefeux, sur ces questions de procédure ». D’où la circulaire préfectorale publiée par Libération.

Ce document recommande à la police d’effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de « solliciter le procureur de la république afin d’obtenir la coercition » en cas de « non-défèrement » des personnes convoquées. « Je trouve particulièrement inquiétant que les magistrats du parquet soient ainsi utilisés par le ministère de l’Intérieur pour servir sa politique », a commenté Jean-François Zmirou, vice-président du Syndicat de la magistrature (SM). « On a constaté une augmentation sensible des arrestations d’étrangers que la police venait chercher à leur domicile, a indiqué à Libération Laurent Giovannoni, secrétaire général de
la Cimade. Ce document prouve que les préfectures diffusent des consignes en ce sens. L’existence d’objectifs chiffrés d’expulsions entraîne des pratiques de plus en plus dures de la police. Cela conduit les étrangers à être terrorisés par les interventions policières, comme cela vient d’être le cas à Amiens ».
La diffusion de ces consignes a provoqué l’indignation des responsables de RESF, hier. « Cela ressemble à l’organisation d’une rafle, a commenté, hier, Brigitte Wieser. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver ». « Cela montre qu’au début de l’été, le 11 juillet, l’expulsion est devenue un axe prioritaire, relève aussi Jean-Pierre Fournier, de RESF. Le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place ».

Le dispositif prévoit, enfin, « de faire inscrire l’étranger au FPR » - le fichier des personnes recherchées. Aux côtés des délinquants.

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Théophile Obenga : "Appel à la jeunesse africaine"

Th_ophile_ObengaSamedi 28 juillet 2007
© Vitraulle Mboungou

Source

Rencontre avec le célèbre intellectuel africain à l’occasion de la sortie de son livre

Dans son dernier livre, le Professeur Théophile Obenga sort de son registre habituel en lançant un grand Appel à la jeunesse africaine, paru ce vendredi aux Editions Ccinia Communication. Face aux nombreuses tragédies qui touchent le continent africain, celui qui a été l’assistant de Cheikh Anta Diop appelle cette jeunesse à se réveiller, à sortir de son état de désoeuvrement et à agir pour la Renaissance africaine.

Appel à la jeunesse africaine est la dernière œuvre de l’historien, égyptologue et linguiste congolais, le Professeur Théophile Obenga. Persuadé que les Africains trouveront leur salut non en Occident, comme semblent le penser bon nombre d’entre eux, mais chez eux, il invite la jeunesse africaine à une meilleure connaissance de son Histoire. Théophile Obenga a étudié la philosophie à l’université de Bordeaux, l’histoire au Collège de France à Paris et l’égyptologie à Genève (Suisse). Il a également suivi une formation en sciences de l’éducation à Pittsburgh aux Etats-Unis. Docteur d’Etat ès lettres, ancien directeur général du Centre international des civilisations bantu à Libreville, au Gabon, il a participé à la rédaction de l’encyclopédie Histoire générale de l’Afrique réalisée sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Aujourd’hui, il est directeur du département d’études des civilisations africaines à l’université de San Francisco en Californie (Etats-Unis) et co-directeur de la revue d’égyptologie et des civilisations africaines Ankh éditée en France.

Afrik : Pourquoi Appel à la jeunesse africaine est il aussi différent de vos autres écrits ?

Théophile Obenga : C’est vrai, je m’occupe habituellement d’autres champs de recherche tels que l’histoire linguistique, l’anthropologie… Mais j’ai senti comme une nécessité d’écrire ce livre car nous vivons actuellement de grandes tragédies comme les pandémies, les jeunes qui meurent en mer dans les îles Canaries, le taux élevé de chômeurs dans les capitales africaines…La jeunesse est quasiment désœuvrée. En tant qu’intellectuel, je ne peux pas fermer les yeux sur tout cela. Je me pose donc des questions, je tente de comprendre le pourquoi du comment de ce malheur qui touche tout particulièrement la jeunesse en Afrique.

Afrik : En lisant votre livre, le moins que l’on puisse dire c’est que vous n’êtes pas tendre avec l’Occident : vous écrivez : « Dominer, coloniser, détruire, tel est le destin de l’Occident »...

Théophile Obenga : Notre couplage avec l’Occident dure depuis le XIII-XIVe siècle. Cela fait donc presque dix siècles que nous sommes ensemble. Nous parlons leur langue, leurs missionnaires ont étudié nos langues, ils sont venus chez nous, nous sommes venus chez eux, etc. Cependant quand nous faisons le bilan de cette longue cohabitation, que retirons-nous de bon ? Nous avons subi une longue traite négrière, il y a eu ensuite la découverte de l’Afrique qu’on a partagée à Berlin selon les intérêts exclusivement européens et non ceux de l’amitié Europe-Afrique. Puis il y a eu la grande colonisation, c’est-à-dire qu’on vous impose une culture, une langue, une administration, des manières de faire, de vivre et de penser qui sont celles du dominateur. On ne nous a jamais enseigné les langues africaines à l’école primaire mais seulement celle du colon. Même aujourd’hui, cette habitude perdure, le français reste la langue officielle dans des pays comme le Congo. C’est donc ce qu’on appelle l’aliénation culturelle, indépendamment de l’esclavage et de l’exploitation coloniale. Prenons l’exemple des matière premières comme l’uranium, lorsqu’ils le prennent au Gabon, ils s’en servent non pour aider au développement de l’Afrique mais pour construire des centrales nucléaires en France. Ils vident le continent africain de ses matières premières afin de développer leur propre continent. Aujourd’hui, ils apprennent la corruption aux chefs d’Etat africains, comment on vole l’argent destiné au service public. Je peux citer les exemples de Loïk Le Floch-Prégent qui a fait de la prison à la suite de l’affaire Elf au Congo, Paul Wolfowitz qui s’est servi dans la caisse de la Banque mondiale au profit de sa campagne, il a été contraint de quitter son poste de président parce que là-bas au moins il y a une justice. Je ne parle même pas de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Et ce sont ces mêmes personnes qui sont condamnées pour corruption dans leur propre pays, qui sont pris comme conseillers auprès des Chefs d’Etat africains.

Afrik : Ne pensez-vous pas justement que ces chefs d’Etat ont leur responsabilité dans tout cela parce qu’après tout, on ne leur force pas la main ?

Théophile Obenga : J’affirme juste que le « mariage » avec l’Europe n’a rien donné, qu’il faut par conséquent passer à autre chose. Malheureusement, nos dirigeants ne l’ont pas encore compris. Beaucoup croient encore en l’Occident. Ce n’est pas mon cas, je sais que mon salut ne viendra pas de l’Occident. Je respecte l’Occident, je fais des affaires avec elle mais contrairement à d’autres je ne le fais pas comme un soumis, un nègre esclave incompétent qui a peur de l’Occident, qui est complexé et qui a un sentiment d’infériorité. C’est fini tout cela, s’il faut traiter avec elle, nous devons le faire d’égal à égal. Malheureusement en Afrique, au Congo en particulier, lorsqu’une personne donne son avis sur une situation, même s’il est bon, il sera toujours moins considéré que celui d’un Occidental. C’est malheureux que les Noirs soient encore esclaves de la sorte. Voilà pourquoi je critique ces relations. Je ne critique pas juste pour critiquer, j’affirme ce que je constate, à savoir la réalité. Concernant nos chefs d’Etats, ils ne comprennent pas l’importance d’être franc devant l’argent, car celui-ci représente un pouvoir extraordinaire. Son rôle est avant tout de permettre le bien-être et le bonheur social d’un pays. Seulement voilà, nos chefs d’Etat manquent cruellement de cette force morale, cette éthique devant l’argent. Le résultat est qu’ils gardent tout pour eux et leur clan au détriment du reste de la population. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’ils ont beau accumulé des millions dans des comptes cachés en Suisse ou ailleurs, à leur mort, cet argent ne leur appartient plus. Ni à eux ni à leur famille. Les héritiers de Mobutu, par exemple, n’ont rien touché des millions de dollars qu’il a laissé dans ses comptes suisses. Il est normal qu’un président ait un certain niveau de vie du fait de sa fonction mais il doit aussi penser au bien-être de son peuple. Ces chefs d’Etat manquent également de patriotisme, ce lien qui lie ton sang à celui de ton sol natal, ta nation. Il faut aimer son pays au-dessus de tout, c’est ce que font les Occidentaux. Le patriotisme, c’est lorsque Sarkozy dit «

La France m’a tout donné et en tant que Président je vais tout lui donner ». C’est exactement ce qui nous manque. Avez-vous déjà entendu un leader noir africain dire cela ? A cause de ce manque de patriotisme, ils restent enfermés dans leur clan de villageois, leurs ethnies tout en dirigeant la nation. Dans une nation faite d’ethnies, il y aura toujours des crises et des guerres parce que c’est le Nord qui a le pouvoir, le Sud est frustré et ainsi de suite. Tout cela n’engendre rien de bon.

Afrik : Vous avez également des propos très durs envers le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ?

Théophile Obenga : Pour moi, ce sont des malfrats. Nommez-moi un seul projet de la Banque mondiale ou du FMI qui a bien marché sur le continent africain ? Aucun ! Le meilleur élève, c’était le président Rawlings au Ghana mais qu’en a retiré son pays ? Tout le monde le dit, la littérature anglophone est encore plus violente à ce propos. Le FMI et la Banque mondiale sont également coscientes de leurs échecs. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de pays les quittent, notamment ceux de l’Amérique latine, l’Argentine, le Venezuela, le Chili, le Brésil, etc. Où avez-vous vu une banque se créer pour aider quelqu’un à se développer ? L’essence même d’une banque, c’est de ne penser qu’à ses propres intérêts. Le FMI et la Banque mondiale ont détruit l’Afrique avec leurs plans qui n’ont ni queue ni tête et leur politique néo-libérale. On devrait les traduire en justice pour crimes économiques, il n’y a pas que les crimes de guerre ! Ils prétendent nous inculquer la bonne gouvernance alors que ce sont eux les plus corrompus, je me réfère encore au cas de Paul Wolfowitz.  

Afrik : Vous préconisez donc que l’Afrique cesse sa collaboration avec ces institutions comme l’a fait l’Amérique latine. Seulement, il semblerait qu’elle ait peur de ne pas s’en sortir sans elles…

Théophile Obenga : C’est juste une décision à prendre, les autres l’ont bien fait. Ce n’est pas si dur que cela. Seulement une fois que cette décision a été prise, il ne s’agit pas de rester là à jouer au tam-tam. Il faut s’organiser. Dans le cas de certains pays comme le Congo, ils ont l’hydrocarbure, c’est source de beaucoup de richesse, de plus ils ne sont pas nombreux. En gérant mieux, on peut aider le pays à se développer sans avoir à s’endetter. Maintenant s’il faut s’endetter, on n’ait pas obligé de passer par la Banque mondiale ou le FMI. Les Etats-Unis et la France qui sont des grandes puissances ont des budgets déficitaires. Ils ont une grosse dette vis à vis des pays comme la Chine. Pourquoi n’empruntent-ils pas l’argent à ces deux institutions ? Ils préfèrent, eux, se tourner vers d’autres Etats.

Afrik : Vous prônez également la Renaissance africaine, le panafricanisme : « le futur de l’Afrique est panafricain », dites-vous …

Théophile Obenga : J’ai constaté en étudiant l’histoire du monde que lorsqu’un peuple a été dans la misère, la souffrance, il cherche souvent à renaître. C’est arrivé au Japon avec ce qu’on appelle l’ère Meiji, en Turquie avec la venue d’Atatürk qui a complètement réformé le pays, aux Juifs avec la naissance de l’Etat d’Israël, l’Europe avec la renaissance européenne initiée par Churchill…Cette renaissance s’impose aussi en Afrique car nous avons subi le malheur pendant plusieurs siècles. Que nous reste-t-il, à part renaître à nouveau, reprendre un nouvel élan, un nouvel essor ? Il suffit de se servir de ses ressources naturelles, son intelligence pour se développer. C’est tout à fait normal si l’on suit l’histoire des peuples.

Afrik : Pensez-vous que cela soit possible à l’heure actuelle ?

Théophile Obenga : C’est tout à fait possible, nous avons tout ce qu’il faut, les cerveaux, l’imagination. Nous sommes largement gâtés par la nature avec les différents fleuves africains, les forêts encore vierges, les animaux sauvages qui n’existent qu’en Afrique, nous avons le sous-sol le plus riche du monde…. On réunit toutes les forces vives de l’Afrique, on fait ce qu’on peut faire pour notre génération. Chacun doit mettre son expérience personnelle et professionnelle au profit du continent. Et s’il y a des obstacles, il suffit de les contourner.

Afrik : D’où la phrase « la diversité culturelle africaine est une force » ?

Théophile Obenga : Bien sûr. L’idée que les différentes ethnies d’un pays ne peuvent s’unir, c’est n’importe quoi. Plus il y en a, plus nous sommes riches. Il suffit d’avoir une bonne méthodologie pour exploiter toute cette richesse. En France, il y a bien des Bretons, des Bourguignons, des Normands, des Picards, ils sont même plus divers que nous. Et comme ils ont l’esprit, l’âme française, ils n’ont aucun problème de cohabitation. C’est ce qui manque au peuple africain.

Afrik : Vous incitez également dès le début du livre, l’Afrique à se tourner vers l’Asie. Pourquoi ?

Théophile Obenga : La Chine ne nous a pas colonisés, nous n’avons pas vécu avec elle pendant des siècles. Ils viennent pour leurs intérêts, ils ont leur paradigme. Faisons affaire, « tu gagnes, je gagne ». Après, il suffit d’être vigilant afin de sauver ses intérêts. Alors qu’avec l’Occident, « c’est je fais, je gagne, si tu blague, je te tue ». Les Chinois n’ont pas tué Lumumba. Voilà pourquoi l’Europe est en train de perdre son pré-carré en Afrique. Ils vont perdre le Soudan où il y a du pétrole, le Niger où il y a l’uranium.

Afrik : Vous finissez le livre sur quelques orientations panafricaines…

Théophile Obenga : Il est important de s’organiser. Par exemple, la jeunesse africaine va se réunir à Bamako et créer un bulletin de liaison de la jeunesse panafricaine, clair et simple que tout le monde puisse lire et comprendre. Un bulletin qui sera aussi diffusé sur Internet et qui informera de l’action des jeunes partout sur le continent africain. 

Afrik : Vous travaillez depuis plusieurs années aux Etats-Unis. Pourquoi ce choix et pourquoi pas au Congo par exemple ?

Théophile Obenga : Avant j’avais une grande maison à Brazzaville, elle a été brûlée pendant la guerre. J’avais l’une des bibliothèques les plus riches d’Afrique. J’avais par exemple Le Code noir publié au temps de Louis XIV, les notes et les lettres que m’écrivait à la main Cheik Anta Diop, une bibliothèque que j’ai mis trente ans à constituer. J’étais complètement anéanti après cela, j’avais l’impression qu’on avait détruit mon cerveau. Il m’était donc impossible de rester au pays. J’ai voulu venir enseigner en France, mais ici la fonction publique ne recrute pas au delà de 50 ans. Ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis. Ils recrutent n’importe qui tant que tu leur apportes quelque chose, l’argent ou le savoir.

Afrik : Qu’espérez-vous concrètement en sortant ce livre ?

Théophile Obenga : Initier un grand débat sur la Renaissance africaine, ouvrir les yeux à cette jeunesse africaine qui accepte par dépit d’aller mourir dans la Méditerranée, et surtout à nos chefs d’Etats.

Théophile Obenga
Appel à la jeunesse africaine
Editions Ccinia Communication, juillet 2007, 19€

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RDC : La 3ème guerre a commencé depuis hier soir

Nkunda_le_rwandaisNous venons d'apprendre de source sure locale que Bunagana, ville frontalière avec l'Ouganda et le Rwanda, vient d'être assiégée et les habitants ont pris le chemin de l'exil en Ouganda

Les assaillants n'ont pas encore été identifies mais on pense que ce sont  de Rwandais de Nkunda car ils viennent d'installer des barrières routières sur tout le réseau routier du Territoire de Rutshuru. La chasse aux militaires Congolais a commence. On dénombre des cadavres des militaires Congolais  sur la route Goma - Rutshuru aux environs des plantations du Domaine de Katalé et sur l’axe Rutshuru- Bunagana.

A suivre

© Goma Yetu

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Combien de victimes au Kivu grâce aux mensonges de Vital Kamerhe ?

kamerhe_kivuGoma, le 20 Août 2007

Président  de l’assemblée nationale et secrétaire général du parti au pouvoir, le numéro deux de facto du pays n’a pas été accueilli  avec le même engouement préélectoral dans sa ville natale de Bukavu qui pourtant avait voté pour KABILA et lui- même à plus de 90 %.

Fidèle parmi les fidèles, VITAL KAMERHE se vente toujours d’être loyal au président de la république qu’il se tague d’avoir fait voté, loyauté qui  ne l’empêche pas de nourrir d’ambitions même si elles sont démesurées et à l’encontre de son patron.   

Vital KAMERHE, l’homme le plus gênant vis-à-vis des Kinois qui le jalousent, personnalité la plus médiatisée, profitant du mutisme de son président même pour des questions impliquant l’intérêt supérieur de la nation, s’improvise interlocuteur de facto des toutes les chancelleries. Cependant le charisme et le franc parlé de cet homme pourtant redoutable mobilisateur n’ont pas pu convaincre son électorat qui l’a reçu sous une pluie des pierres et d’injures, c’est qui l’a obligé à rebrousser chemin.

Arrivée au Sud-Kivu pour s’enquérir de la situation sécuritaire et prendre langue avec le Colonel BISOGO et le dissuader à se rendre dans le camp de brassage, Kamerhe n’a pas pu atterrir à Minembwe malgré les deux tentatives qui se sont soldé par un échec, son avion a failli être pris sous le piège des tirs croisés des FARDC et du Colonel BISOGO au niveau de l’aérodrome de cette entité. On apprend d’ailleurs que ces affrontements ont tourné à l’avantage des éléments fidèles à Bisogo et certains éléments FARDC, fuyant la localité de Muranvia devenue invivable, auraient trouvé refuge dans le village de Kamombo tandis que d’autres n’ont pas trouvé mieux que de descendre les collines pour se retrouver en lieu sûr à Uvira.

Cependant, à Goma où la population l’attendait, Vital KAMERHE a échappé bel à la mort, son avion  a failli s’écraser à l’atterrissage et a fini sa course dans les imposantes masses de laves volcaniques qui ont envahi depuis 2003 l’aéroport international de Goma dont elles ont amputé de plus de 500m de son espace obligeant ainsi les pilotes à compter avec elles. L’appareil du Président de l’Assemblée Nationale s’est sorti avec deux trains d’atterrissage endommagés.

Apparemment le malheur semble s’abattre sur la maison PPRD, deux poids lourds de l’ombre sont morts, SAMBA KAPUTO et Gaston NAWEJ KATOK  tous deux formaient l’aile Katangais qui boudaient de plus en plus l’influence montante de Vital KAMETHE qui ne s’offusquait pas à le dire à qui veut l’entendre qu’il n a jamais été le garçon de course du président de la République.

Pourtant à l’entendre parler lors de son meeting le samedi dernier, l’homme n’a pas rompu avec le propagandiste qu’il fut avant élection qui lui a permis non seulement de se taper quelques millions des dollars de Kabila mais aussi faveurs. Il a brillé par une flatterie puérile qui l’a enlevé sa peau d’homme d’état pour se retrouver dans celle d’un vulgaire de la rue, suppliant une poignée des partisans du PPRD démotivée, désintéressée en ces termes : « Voudriez-vous tous vous mettre derrière moi et applaudir  pour montrer au président Joseph KABILA que vous continuez  à  me soutenir ».  Personne n’a sû expliquer cette petitesse du Géant Vital qui avec toute vitalité se vantait sur tous les médias de la capitale quelques semaines auparavant pour avoir donné au Chef de l’Etat une assise électorale puissante dans l’Est mais qui est lui-même cependant désavoué dans son propre fief. N’est-ce pas là un signe de temps ? On se demande l’échec essuyé par le Grand Vital entamera ses allures et ses ambitions nouvellement nourries au point de se voir en position de faire des courbettes auprès de son Patron pour le maintenir tout au moins à la tête de l’Assemblée Nationale, même si l’on sait déjà qu’il va quitter la direction du PPRD.

L’occasion faisant le larron, il ne devait que se saisir de cette opportunité pour faire des éloges au chef de l’Etat pour avoir pensé résoudre le problème du salaire qui est passé de 8.000FRC à 38.000FRC à peu prêt 70 USD par mois pour un enseignant congolais, une bourse d’études de 30 USD pour les étudiants finalistes et la résolution imminente du problème de l’insécurité qui vient pourtant au dernier plan et qui n’existe pas dans les 5 chantier du chef de l’Etat. La recherche d’intérêt personnel a poussé le Président de l’Assemblée Nationale à confondre le droit à un simple privilège dont bénéficieraient les enseignants et les étudiants en lieu et place de plaider en faveur d’un salaire décent et une sécurité totale qui pourtant rentrent dans les droits fondamentaux des citoyens.

KAMERHE aurait révélé à l’opinion nationale et internationale qu’il est resté le même. Les attitudes qu’il a affichées et qui lui ont permis de se faire une image positive à travers certaines chancelleries apparaissent aujourd’hui trompeuses.

Tenez, le tigre n’a pas su caché sa ‘’tigritude’’, il a dévoilé son plan machiavélique auquel il a invité la population du kivu à adhérer : «  Ne dites plus publiquement que vous allez chasser les ‘’rwandais’’ car plus vous le dites plus ils se préparent et prennent des précautions alors que nous sommes incapables de sonder ce qu’ils préparent. Mais si on avait un attaché militaire à  Kigali  qui jouerait d’office le rôle d’espion, il nous informerait sur tout ce que KAGAME fourbit avec Laurent NKUNDA ». Ici s’éclaircissent les intentions premières du Gouvernement congolais dans leur volonté manifestée récemment pour l’ouverture d’une ambassade à Kigali.

En outre, ces propos sont indignes pour un Président d’une institution comme l’Assemblée Nationale qui du reste devait rester un baobab au milieu du village et ne pas entretenir au sein de l’opinion la haine ethnique contre une partie de sa population ou un pays voisin. L’on comprend dès lors  pourquoi cet hémicycle pris en otage par des extrémistes de tout bord ainsi que leurs alliés, s’est transformé en un amphithéâtre d’exhibition et se distillation de la rhétorique de l’apologie du génocide et autres crimes contre l’humanité au mépris des droits fondamentaux des peuples. Alors la nouvelle stratégie prônée par le Président de cet hémicycle consisterait à concevoir en soi le plan, le nourrir sans le dire et l’exécuter par surprise pour que, cette fois-ci, personne n’en échappe.

Cependant quelque soit le silence recommandé par le concepteur, ce plan demeure à ce jour un secret de polichinelle. Il consiste à faire une épuration ethnique en écrasant toutes ‘’les vermines’’ (les rwandophones de la RDC) et installer à Kigali un régime étoffé par les FDLR.

Y penser plus, en parler peu

Telle est le nouveau mot d’ordre intimé par le chef des extrémistes pour le parachèvement de leur œuvre débutée au Rwanda.

© www.kivupeace.org

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Un important lot d’armes destiné aux FDLR saisi par la Brigade Bravo

armes_congoSachant le CNDP loin de toute vigilance à cause de la grandiose cérémonie de Mweso avec les mamans, Le pouvoir a donné une destination finale aux armes convoyées et entreposées en masse à Goma

Le retrait des brigades mixées des zones opérationnelles dans le territoire de Rutshuru semble avoir été une bonne occasion pour Kinshasa de poursuivre sans obstacles l’approvisionnement des FDLR en armes et munitions pour enfin donner à ces forces négatives, le tonus qui leurs manque depuis la déconfiture face aux militaires mixés de la brigade Bravo qui ont réussi avec des moyens de bord à désorganiser ces combattants coupables de génocide au Rwanda en 1994.

La main dans le sac

Estimant que la brigade mixée Bravo, composée des militaires provenant du CNDP était devenu non opérationnelle depuis la mesure leur interdisant de combattre les FDLR pour ne pas donner l’impression d’une vengeance ethnique, le pouvoir vient comme au Sud Kivu de relancer l’approvisionnement en armes et munitions qui permettront croit-il à donner un assaut de grande envergure contre les positions du CNDP dans le territoire de Masisi.

À la grande surprise le commandement de
la Brigade Bravo vient de mettre la main à Tchengerero, sur un important lot de matériel militaire destiné aux FDLR,  forces occupant à la grande satisfaction du pouvoir, les positions laissées vacantes par le retrait de la Brigade bravo à Ishasha, Katwiguru, Ngwenda et Burahamba, localités frontalières de l’Ouganda. Pris de panic, les militaires mixés d’origine FARDC de la Brigade Bravo prenant peur ont préférés se porter candidat au brassage, façon pour eux de rentrer dans les bataillons d’origine.

La MONUC qui constate le fait hésite toujours à lancer comme à l’ordinaire un communiqué pour calmer une atmosphère qui côtoie déjà l’étincelle. Que dira encore le ministre de la défense nationale sur ce fait qui confirme la volonté de Joseph Kabila et son gouvernement, de maintenir l’insécurité à l’aide des FDLR, forces ayants pour mission de perpétuer un génocide sur une partie de la population congolaise, que le pouvoir tient à dissimuler.

Une délégation du Sénat à Kitchanga.

Conduite par le Sénateur Léon Engulu, une mission sénatoriale a eu un entretien d’information avec le Chairman du CNDP qu’entouré les dirigeants de ce gouvement. Les sénateurs se sont vite rendu compte de la prise en charge réelle et effective dans ce coin de la république, En effet,  le CNDP s’est résolu à assurer de main de maitre, la défense du peuple contre l’insécurité grandissante.  La surprise pouvait se lire sur les visages des sénateurs, éblouis par la cohabitation et la convivialité existantes entre les ethnies dans ce territoire que contrôle le CNDP.

Pour bien se rendre compte des desiderata du CNDP, le sénat a tenu à envoyer une délégation sur terrain, conduite par un homme d’état ayant eu à gérer l’ancienne province du Kivu, mais aussi plusieurs fois ministre de l’administration du territoire sous la deuxième république.  Un verre de lait provenant de la vache, aura été servi pour rafraichir les esprits.

Le pouvoir cherche un nouveau dialogue.

Le scandale provoqué par l’approvisionnement en armes aux FDLR suscite de la part de Kinshasa, un besoin de dialogue avec le CNDP qui sort agrandi par la paix et la tranquillité qui règne sur le territoire sous son contrôle.  L’agitation qui s’observe dans les medias paraissant dans la capitale n’est qu’une préparation psychologique de la population pour un dialogue voulu et souhaité par le pouvoir à défaut de vaincre le CNDP par une campagne médiatique ou un assaut final qui n’est qu’un rêve irréalisable. Le pouvoir a donc tout intérêt à mettre fin à cette  insécurité entretenue.  A défaut de quoi le pseudonyme de « vaincu » s’appliquera désormais sur celui qui a la charge de combattre les FDLR à l’aide des brigades «brassées et intégrées ». 

Pour rappel, plus de dix milles combattants rwandais, coupables de génocide au Rwanda en 1994, sillonnent l’est du Congo, semant la mort et commettant des atrocités sur les femmes et les enfants. Regroupés au sein du FDLR, ces forces négatives ont été invitées par Laurent Désire Kabila pour grossir les rangs des FARDC pour arrêter la guerre dite d’invasion.  Ils constituent à présent le fer de lance (par brassage) des troupes de Joseph Kabila  dans sa lutte contre les fractions armées irréductibles de l’est du pays, en lutte contre un génocide qu’orchestrent les régimes Kabila depuis aout 1998.

Coup de chapeau à la brigade mixée Bravo qui permet d’éclairer  l’opinion sur la duplicité du pouvoir exécutif congolais qui démontre son rôle déstabilisateur de la sous région des grands-lacs africains.

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Le Palu de Gizenga, est-il devenu plus une secte qu'un parti politique ? Quel est son bilan à la primature aujourd’hui ?

gizengaCes questions méritent d'être posées

Depuis que le Patriarche Antoine Gizenga a été porté à la primature grâce à une alliance contre-nature entre lui et Kanambe, les choses  ne font que se détériorer voir s'empirer d'avantage.

Dans de pays de Okito et Mpolo, tout va mal et très mal. Le peuple ne sait pas à quel saint se vouer, l’eau et l'électricité se font trop rare. Le transport devient un casse -tête et plus d'un zaïrois, que dis-je, un congolais choisissent la ligne onze, qui signifie en terme congolais marcher à pieds de longues distances pour se rendre soit aux bureaux, soit aux marchés etc.

Antoine Gizenga et son petit patron Kanambe attendent qu'un autre congolais nationaliste comme Mutombo Dikembe leur emmènent encore un lot de bus, et la, tous, vont se bousculer pour l'inauguration d’une société de transport en marche. Et vite ça rentrera dans la réalisation de leurs cinq chantiers.

Revenons au vif du sujet: Au moment où la vie est intenable pour les 90% de notre population, Le Palu (parti Lumumbiste Unifié) lui, fête. Chaque matin ,les adeptes,que dis-je encore , les militants de Palu se retrouvent à leurs endroits habituels, par exemple; à coté du pont Kasavubu, ou à coté de l'hôtel de ville dans la commune de la Gombe, ou encore aux environs de BKTF  dans la commune de Masina, à leur permanence se trouvant dans la commune de Ngaba et enfin dans tous leurs autres petits coins ou, tenant leurs drapeaux du parti avec l'effigie de leur leader, débutent leurs meetings et leurs marches pour ce qu'eux mêmes appellent, la sensibilisation , la conscientisation du peuple afin qu'il soutienne l'action du patriarche car il n'y a que lui et lui seul par qui le changement et l'amélioration du vécu quotidien congolais, le bonheur tant attendu de ce peuple doivent venir.

Mais  alors, voici l'ironie du sort :

  • Ces militants en majorité pères de familles arrivent à leurs endroits de rassemblement sans mettre rien et alors rien  dans leurs ventres.
  • Il leur est difficile de s'octroyer une tasse du thé accompagnée d'un petit pain. Il leur  manque un petit sou dans la poche pour s'acheter un petit morceau de savon.
  • Il leur manque par dessus tout, un moyen de transport pour rentrer à leurs bercails, pour ceux qui habitent bien sur loin de leurs maisons.

C'est ainsi que beaucoup parmi eux, vont passer nuit comme cela ventre creux, faute de moyens financiers les plus élémentaires pour s'offrir un dîner (1 chikwange et un poisson (mpiodi). Les autres, après le rassemblement, passent la longueur de la journée à demander les aides chez les amis et connaissances. Ou pire encore, iront a leurs domiciles attendre leurs épouses qui parfois font les petites marchandes ambulantes pour subvenir aux besoins  ne serait-ce élémentaires de leurs familles afin de pouvoir mettre quelque chose sous la dent.

Heureux de ces militants sont néanmoins ceux là qui ont leurs professionnels évoluant à l'Etranger. (C’est comme cela que tous les congolais de la diaspora sont appelés ici dans notre pays et surtout ceux qui vivent en Europe et en Amérique du Nord .Ils sont professionnels parce qu'ils sont appelés beaucoup plus en cas d'urgence et pour une intervention rapide. De même qu'on peut faire faire appel à Lualua,  Nonda etc, pour les matchs qualificatifs de football, eux (les amis vivant  à l’étranger,) disais-je, on leur fait appel dans des cas comme la faim permanente, la maladie grave ou la mort etc..

Entre temps, ces pauvres gens (adeptes de Palu), aux slogans et cris de leur parti, ils disent tous amen! Oh, mon Dieu, la cécité quand tu nous prends et tu nous enveloppes.

Parmi tous ces militants de base, personne et alors personne ne se pose la question de savoir pourquoi ils n'ont pas droit à l'alimentation, aux soins de santé, à un logement, à un travail et enfin à l'éducation et instruction de leurs enfants. Bref, pourquoi ils n'ont pas droit à la vie?

Sincèrement, nous croyons qu'une prière de délivrance est vraiment indispensable pour nos compatriotes de Palu afin que cet esprit de cécité les libère pour toujours.

La prière de délivrance dont nous faisons allusion ici, c'est la conscientisation, la sensibilisation, et la prise de conscience de soi- même que chacun de nous pourra leur apporter afin qu'ils comprennent qu'il est temps pour eux de se réveiller dans ce sommeil profond  et demander à leur leader de comptes  parce que la suite des événements s'annonce déjà mal pour le patriarche qui n'a qu'une force en lui, celle du mythe.

Un homme avertit, en vaut cent.

Posté par CDF Afrique à 20:19 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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