21 août 2007
Etienne Tshisekedi est un héros et une légende qui a une vie humaine normale
Le Président Etienne Tshisekedi partage les souffrances de
son peuple. Ni plus ni moins. Son état de santé ne doit donner lieu à
aucune inquiétude.
Il n'y a que les robots qui n'attrapent pas la malaria
(mais ils rouillent) et Dieu seul ne tombe pas malade.
Des rumeurs malveillantes et totalement fausses ont été véhiculées
par la presse nationale et certains blogs de la diaspora sur la usante de
Monsieur Etienne Tshisekedi, Président National de l'UDPS. Certains ont pousse
l'outrecuidance jusqu'a annoncer qu'Etienne Tshisekedi était aux soins
intensifs aux cliniques universitaires et même qu'une évacuation sanitaire vers
l'étranger était imminente.
Congonet Radio a tenu à vérifier à la source en interrogeant
le médecin traitant, les hauts cadres de l'UDPS et la famille du leader de
l'UDPS. Ils disent tous la même chose. Fin des rumeurs. Fin de l'intox.
Vous écoutez ici la déclaration faite aujourd'hui
(21/082007) après-midi par M. Félix Tshisekedi, Vice-Président de la Fédération Belux
de l'UDPS.
NDLR : Nous sommes heureux d'apprendre qu'Etienne TSHISEKEDI se porte bien. Vos nouvelles sont rassurantes. Longue vie à ce Grand Homme du Congo !
Dunia SENDWE
Gouverneur élu du Katanga, Moïse Katumbi frappé d'embargo sur la RTNC et sur Digital Congo
Des sources dignes de foi ont fait savoir à notre rédaction
que le gouverneur élu de la province du Katanga, le célèbre Moïse Katumbi
Tchapwe du T.P. Mazembe serait frappé d'embargo sur la chaîne nationale (RTNC)
et l'autre chaîne soeur Digital Congo
Ces sources indiquent que l'ordre serait
venu du ministère de l'Information, Presse et Communication nationale. Les
raisons de cette interdiction ne seraient pas encore élucidées.
A première vue, la nouvelle parait invraisemblable. Mais nos
sources soutiennent dur comme fer que les images liées aux activités du
gouverneur élu Katanga, Moïse Katumbi Tchapwe, ne pourraient plus passer sur la
chaîne publique, la Radio
télévision nationale congolaise (RTNC). L'interdiction concernerait aussi la
chaîne soeur Digital Congo. Pour quelle raison ? Rien n'a été élucidé jusqu'à
présent.
Mais au cas où cet embargo s'avérerait exact, cela
susciterait plusieurs interrogations. Quel crime aurait commis le gouverneur du
Katanga pour mériter un tel traitement de la part de ceux-là même qui sont
censés être de sa famille politique ? Son tort serait-il lié à la revendication
des 40 % de recettes fiscales dus aux provinces ? Ou celui, dans le cas le plus
absurde, d'une dissension politique interne ? Et même alors, serait-il
démocratique d'utiliser un instrument public pour manifester son antipathie à
l'endroit d'un cadre de la territoriale en fonction et à qui officiellement
aucun reproche n'a été formulé par sa hiérarchie ?
Pour certains observateurs, l'embargo qui pourrait frapper
le chef de l'exécutif provincial du Katanga sur la RTNC, voire sur Digital
Congo, ne se justifierait pas. Tant ses oeuvres sociales dans la province du
cuivre lui ont assuré une popularité indéniable. Sa présence à la tête du T.P.
Mazembe, le club champion de football en RDC, a rajouté à sa popularité sans
cesse grandissante. Son nom reste granvé en lettres d'or dans les annales de la CEI (Commission électorale
indépendante) : il a été la révélation des élections législatives et
provinciales que le pays vient de vivre il y a une année. L'homme a décroché un
double maillot jaune pour avoir réalisé le meilleur score national pour les
deux scrutins.
Moïse Katumbi Chapwe a été élu quasiment à l'unanimité
gouverneur du Katanga par ses collègues députés provinciaux. Un autre record
dont on parle très peu. Membre effectif du PPRD, il a pris une part active dans
la campagne électorale pour la présidentielle 2006 en faveur du candidat du
peuple Joseph Kabila. On n'a pas besoin de dessin pour soutenir cette
affirmation.
Depuis qu'il a été investi dans ses nouvelles fonctions de
chef de l'exécutif provincial du Katanga, l'homme a tenu parole. Le Katangais
est en train de savourer progressivement avec déléctation les effets du
changement intervenu dans son espace vital. Cela pour dire que Moïse Katumbi
avait, dans son discours d'investiture, promis qu'il aiderait le chef de l'Etat
à concrétiser ses cinq chantiers dans la province du Katanga. Le Katanga passe
désormais pour un modèle pour d'autres provinces de la RDC sur plusieurs plans.
Maximisation des recettes fiscales, amélioration de
l'environnement, salubrité publique, appui à la Snel et à la Regideso pour la desserte en eau et électricité,
construction des routes, interdiction de l'exportation des minerais bruts,
installation progressive des concentrateurs et autres raffineries du cuivre et
du cobalt, voilà des faits qui parlent d'eux-mêmes et dont les images sont
relayées par la RTNC
et d'autres chaînes du pays dont Digital Congo. Pourquoi cela devrait-il être
mal vu ? En principe, non. Mais, pour ceux qui n'aiment pas que la RDC se mette au diapason
d'autres nations développées du monde, oui. Ceux-ci tiennent à voir la RDC se niveler toujours vers
le bas au gré de leurs intérêts égoïstes, mais au grand dam de la masse
populaire paupérisée depuis des décennies et dont l'espoir semble revenir avec
la tenue des dernières élections.
Dès lors, Moise Katumbi dérangerait-il certaines consciences ? That is the question. Or, ses réalisations méritent coups de chapeau et fleurs et non grincements de dents. D'ores et déjà des milieux qui lui sont proches craignent qu'à cette allure l'on soit tenté, en bout de course, d'attenter à son intégrité physique. Son mandat risquerait d'en souffrir. Elu du peuple, il devrait, en revanche, bénéficier de l'appui des institutions de la République. Démocratie et Etat de droit obligent.
© Willy Kabwe
Les obsèques de Madilu tournent à la foire. Gênant !
Les obsèques du chanteur Madilu Bialu Jean de Dieu dit
System ou Grand Ninja seront populaires, très populaires, gigantesques et
bruyantes.
Le président Joseph Kabila en personne, devenu médecin d’urgence et
croque-mort des musiciens, a apporté son soutien financier ainsi que le
ministère de la culture et l’Hôtel de ville de Kinshasa. Le stade des Martyrs
(80.000 places) a été réquisitionné et le tout sera piloté par un comité
d’organisation composé de… 80 personnes et présidé par Kiamuangana Mateta ainsi
qu’un représentant de Joseph Kabila.
L’implication du président de la République est
significative ; l’on savait que son programme politique comprenait cinq
chantiers prioritaires, il faudra désormais ajouter un sixième :
l’assistance sociale aux musiciens. Le ministère de la culture et le
gouvernement provincial de Kinshasa s’étant engagés à prendre en charge la
totalité de frais d’inhumation, Joseph Kabila a choisi, pour sa part, de
sponsoriser ce qui va ressembler à des réjouissances populaires plutôt qu’à un
deuil.
La volonté de rendre hommage à Madilu à la hauteur de sa
notoriété est indiscutablement louable, mais l’on ne peut s’empêcher de se
poser des questions morales et juridiques que soulève l’organisation mise en
place. Les choses se déroulent comme si Madilu était d’abord et essentiellement
chanteur, musicien et seulement accessoirement fils, frère, mari et père de
famille. Il est, en effet, curieux qu’il se mette en place un comité
d’organisation qui n’ait été initié ou souhaité par la veuve et les orphelins
du défunt. Il est tout aussi gênant d’apprendre que le dit comité
d’organisation a déjà reçu des fonds et qu’il a décidé d’accorder l’exclusivité
des images des obsèques à quelques chaînes de télévision locales avant même
l’arrivée de la veuve et des orphelins à Kinshasa. Le droit d’image est quelque
chose de très bien réglementé pour que d’aucuns se permettent de vendre ou de
confier l’exploitation des images des obsèques de Madilu sans mandat clair et
écrit des ayants droit.
Sur le plan de l’hommage pur, est-il digne d’exposer le
corps du Grand Ninja dans un stade de 80.000 places dans une ambiance de
décibels assourdissants avec des atalaku et des groupes qui vont s’égosiller
comme pris d’hystérie ? Qu’on ne nous sorte surtout pas l’argument facile
de l’inévitable présence des chants et de la musique lors des obsèques depuis
nos ancêtres. Les chants et musiques de deuils ont toujours été spécifiques
pour ne pas les confondre avec ce qui sera joué au stade de Kinshasa. Le bon
sens aurait voulu que le corps soit exposé dans un lieu couvert, digne et
solennel où parents et mélomanes pourraient se recueillir avec un défilé dans
le calme des mélomanes comme cela se fait habituellement. Quitte à ce
qu’effectivement, en même temps ou après l’enterrement un concert géant soit
organisé au stade. L’initiative d’organiser des funérailles aussi
spectaculaires et ostentatoires pose des questions sur les motivations réelles
de certains piliers de ce comité d’organisation qui donnent l’impression de
faire de ce deuil une opportunité pour refaire surface. Sans compter qu’il
n’est pas exclu que les lendemains de ces obsèques ressemblent à ceux de Maïsha
Park après le passage des musiciens à la présidence de la République devenue
manifestement leur cantine.
Cette manière de déposséder la veuve de Madilu et ses
orphelins du deuil, d’aller faire la quête à la présidence de la République au nom de
Madilu à l’insu de sa famille, sont des pratiques qui, même si elles partent
d’un bon sentiment, ont quelque chose de gênant. Franchement, on aurait aimé
vivre autre chose, disons on aurait aimé que pour une rare fois, les musiciens
nous surprennent… positivement. Vain espoir tant que Kabila continuera à jouer
« Tata loboko pete, apesa atala te » et que ses collaborateurs
s’ennuieront au point de faire partie du comité d’organisation des obsèques de
telle ou telle célébrité. Tiens ! si quelqu’un arrive à parler au frangin
Joseph, pourra-t-il lui dire qu’après les obsèques de Madilu, les enfants de ce
dernier iront peut-être dans une école de Kinshasa ou les salles de classes
sont sans fenêtre, sans banc, sans âme et sans des Kiamuangana pour aller faire
la manche à la présidence de la
République pour leur réhabilitation.
© Diolément SASSA
RDC-République Sud Africaine : changer l’Afrique
Kinshasa abrite à partir de ce lundi, les travaux de la
grande commission mixte congolo-sud africaine. Raison de la présence à Kinshasa
du président sud-africain Thabo Mbeki. Mais sous quel signe est placée cette
rencontre entre deux Etats, deux chefs d’Etat et leurs collaborateurs ? L’eau a
beaucoup coulé sous le pont reliant les deux pays. Le moment est venu de se
débarrasser du manteau « du vieil homme » pour tourner le regard vers l’avenir.
Question de changer l’Afrique.
Le président de la République sud-africaine, Thabo Mbeki, est
attendu ce lundi à Kinshasa dans le cadre de la tenue de la grande commission
mixte RDC-Afrique du Sud. Il a été précédé dans la capitale congolaise par une
forte délégation de membres de son gouvernement, 13 ministres, en vue de se
convenir sur les matières à traiter qui seront proposées à l’attention de deux
chefs d’Etat après avoir fait l’état des lieux de la coopération entre les deux
pays.
Il est vrai que ce n’est pas la première fois que pareilles
rencontra aient lieu, tant à Kinshasa qu’à Pretoria. Les deux pays, la République démocratique
du Congo et la République
sud–africaine, entretiennent la coopération bilatérale depuis trois ans. Ils
ont déjà signé 28 accords dans les domaines des transports, de la sécurité, de la Fonction publique, de
l’Energie, des hydrocarbures et nous en passons. 6 seulement sont
d’application. L’on assiste d’ailleurs à un début d’exécution de ces accords
avec la présence d’investisseurs sud-africains dans le secteur de l’Energie
pour la réhabilitation du barrage électrique d’Inga. Un contrat avec la Snel dans le cadre du
programme «Corridor ouest » existe et pourrait être redynamisé.
En ce qui concerne la réforme de l’Administration publique,
les experts sud-africains multiplient des contacts avec leurs homologues
congolais pour que la RDC
bénéficie positivement de l’expertise sud-africaine dans ce domaine.
Mais au-delà de ce qui a été fait et reste à faire
conformément aux accords signés, les observateurs sont persuadés que la République démocratique
du Congo et la République
sud-africaine nourrissent de grandes ambitions au niveau continental. Il est
question de changer l’Afrique. S’il est vrai qu’actuellement, l’Afrique du Sud
et le Nigeria passent pour les « géants » du continent par où le progrès de
l’Afrique est possible, de nombreux observateurs avertis sont unanimes à
reconnaître qu’il est prématuré d’écarter de la course ce « géant blessé »
qu’est la République
démocratique du Congo. Car, le changement tant attendu serait incomplet et
tarderait à venir.
Le parrain et le
filleul
Il est vrai que depuis que ce « géant est blessé » qu’est la RDC, de nombreux médecins ont
accouru à son chevet. A ce propos, on ne saurait sous-estimer le rôle joué par
l’Afrique du Sud pour prodiguer des soins appropriés, voire un traitement de
cheval, avec cette formule alambiquée de « 1+4 » pour que ce « géant blessé »
se remette d’abord sur pied avant de se soumettre aux exercices de rééducation
afin de retrouver ses réflexes d’un Etat, d’une Nation. Sur ce point, Thabo
Mbeko a pesé de tout son poids, entraînant parfois plusieurs nations, jusqu’à
susciter à un certain moment du Dialogue inter-congolais tenu en Afrique le
courroux d’une opposition sud-africaine lasse des turpitudes de la classe
politique congolaise. Mais, Thabo Mbeki a tenu bon jusqu’ à l’organisation des
élections et à la mise en place des institutions nationales légitimes. Il est
donc le parrain.
Depuis, Thabo Mbeki « surveille » les exercices de
rééducation de ce « filleul ». Intervient chaque fois qu’il est possible et
nécessaire pour éviter des dérapages. Et le géant congolais poursuit sa
rééducation qu’à telle enseigne certains ne se gênent plus d’affirmer que tous
les espoirs sont permis, nonobstant des zones agitées qui suscitent encore de
l’inquiétude.
Faut-il croire que les travaux de la Commission mixte se
dérouleront toujours sous ce parapluie de « parrain – filleul » ? Interrogation
pertinente.
Jouer décomplexé
Pour mieux cerner les choses, il est important d’emprunter
un peu du sarkozisme. En effet, lors de son voyage en Afrique, et
particulièrement à l’escale de Dakar, Nicolas Sarkozy a tenu ce langage : «
L’Afrique doit cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, et de se
libérer du mythe de l’éternel retour ».
Les Congolais, par obligation morale et politique, sont
contraints à tenir quasiment le même langage : « La République démocratique
du Congo doit cesser de répéter la même rengaine, de toujours ressasser avec
les autres, et de se libérer du mythe de l’éternel assisté ». Pour y parvenir, la République démocratique
du Congo doit désormais jouer décomplexée et placer les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus de toute
considération. Cette attitude doit guider sa politique de bon voisinage, la
conclusion des accords politiques et de sécurité régionale …
A titre d’exemple, les récents accords intervenus avec
l’Angola dans le cadre de l’exploitation conjointe du pétrole de la « Zone
d’intérêts communs » a eu un écho favorable au sein de la population
congolaise. Jusqu’à preuve du contraire, l’on n’a noté aucun élan de nostalgie
au regard de l’assistance combien précieuse de l’Angola aux côtés de la RDC lors de la dernière guerre
d’agression. Bien au contraire, cette épreuve a sous-tendu la compréhension
entre les deux délégations.
L’on pense que la même attitude sera adoptée envers
l’Ouganda lorsqu’il sera question de se mettre d’accord sur le pétrole du lac
Albert. Certes, l’Ouganda, jusqu’à preuve du contraire, figure parmi les pays
qui ont agressé la RDC. Il
n’est donc pas question de se rendre à Kampala en « victime expiatoire ». Mais
une fois de plus, de jouer décomplexé pour défendre les intérêts supérieurs de la Nation. La RDC ne peut que manifester ses
prétentions en adoptant la même attitude face à l’Afrique du Sud. Si les futurs
accords à signer reposeront sur un passé récent, cela devra susciter plus de
responsabilité politique de façon à ce que ces incidents malheureux ne se
répètent plus.
Enfin, comment rendre viable l’axe Kinshasa-Pretoria si
l’une des parties devrait aliéner ses droits ? Ce serait un marché de dupes. Et
pourtant, l’Afrique du Sud qui est entrée dans une ère prospère avec une
économie dynamique a besoin d’un partenaire qui a une large vision des
exigences d’une économie moderne, un partenaire qui a des services et des
produits à vendre, susceptibles d’être présents sur le marché de la
concurrence. Un partenaire à même d’exiger de son voisin les mêmes services
pour que dans cet exercice de la clause de la loi la plus favorable, les
économies congolaise et sud-africaine trouvent leurs comptes. Car, la République démocratique
du Congo a un marché important sur le plan national. Mais aussi au-delà des
frontières nationales avec son ouverture sur l’Afrique centrale et des Grands
Lacs.
Cependant, la
RDC ne peut soutenir cet axe, ce marché de près de 200
millions de consommateurs qu’en ayant la même ambition légitime que l’Afrique
du Sud de changer l’Afrique. NDLR : L'Afrique du Sud devrait d'abord s'intéresser à ses propres sujets. Une paupérisation aigüe des noirs, une violence très importante (Johannesbourg est la ville la plus criminelle au monde), des townships qui ne désemplissent pas, une corruption quasi générale de la classe politique (cfr Zuma), une dualisation raciale de la société, un accès restreint à l'éducation et aux soins de santé pour les sud africains noirs, une législation permettant des moeurs outrageuses ... Dunia SENDWE
Le Congo de la résistance existe. Les médias officiels n’en parlent pas !
En lisant les journaux congolais hebdomadairement, une
remarque peut être faite : le Congo de la résistance n’y figure presque pas.
L’image du Congo qui y transparaît, c’est celle d’un pays mis sous la botte des
« maîtres du monde » et de leurs valets, c’est l’image du Congo de
l’impuissance, des services de sécurité et de la police au service du « Raïs »
; c’est le Congo de la peur.
Petit à petit, en recourant aux NTIC, Lambert Ngoyi et ses
amis (de Congonetradio) sont en train de briser cette image édulcorée de notre
scandale géologique. Oui. Le Congo de la résistance existe. Les médias
officiels n’en parlent pas. Servir continuellement à travers leurs manchettes
le Congo de l’impuissance sert la cause de l’humanitarisation d’un pays aux
potentialités énormes et celle des libérateurs-prédateurs. Le Congo de
l’impuissance nous enferme dans un cercle vicieux, dans une quadrature du
cercle nous poussant à soupirer en disant : « Watupandisha nganyi ? » (Qui nous
sauvera ?) Mais voilà ! Celui qui a suivi attentivement l’échange entre Lambert
Ngoyi et Raoul Nsolwa, ne peut plus facilement souscrire à cette
image incapacitante de notre pays.
I. Les faits
Raoul Nsolwa fait partie d’un mouvement dénommé les
compagnons d’Etienne Tshisekedi. Mercredi 15/08/2007, ils s’apprêtaient, lui et
ses compagnons, à organiser une manifestation pacifique pour commémorer la
nomination de leur « compagnon Tshisekedi » au poste de premier ministre à la Conférence Nationale
Souveraine. Ils avaient pris soin d’informer les autorités de la ville de
Kinshasa (Limete) à temps (le 7/08/2007). (A ce sujet, que dit la Constitution de la
troisième république ? L’article 26 stipule ce qui suit : « La liberté de
manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en
plein air, impose aux organisateurs par écrit l’autorité administrative
compétente. » Et l’article 25 : « La liberté des réunions pacifiques et sans
armes est garantie sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des
bonnes mœurs. »)
Malgré le fait que Raoul Nsolwa et ses compagnons étaient en
règle avec la loi fondamentale, ils ont vu débarquer les forces de la police
nationale là où la manifestation devait se tenir. Elles se sont mises à
brutaliser tout le monde et à tirer à balles réelles avant d’embarquer « les
compagnons d’Etienne Tshisekedi » dans un camion pour les conduire chez un
colonel chargé de les auditionner. Dans le camion, Raoul Nsolwa et ses amis ont
été soumis à un traitement inhumain. Les policiers les ont piétinés avec leurs
« sales bottes ».
Selon le témoignage de la hiérarchie de la police et de
celle des services de sécurité, l’ordre de disperser la manifestation aurait
bénéficié du concours de deux grosses légumes de l’UDPS : le Secrétaire Général
(Rémy Massamba) et le président du Comité National du parti (Valentin Mubake).
Ces deux messieurs seraient en intelligence avec le pouvoir en place à
Kinshasa. Ils essaieraient d’informer ce pouvoir de tout se qui se passe à
l’UDPS. (A moins que la hiérarchie de la police et celle des services de
sécurité cherchent à salir ces personnalités, il serait dommage que l’UDPS
aient ses taupes !)
Après l’interrogatoire initié par « le colonel » et auquel
Raoul Nsolwa a été soumis, deux autres personnalités importantes de l’UDPS
(M. AKA , directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi et M. Kabangu, Secrétaire
Général adjoint du parti) se sont rendues sur les lieux de l’interrogatoire
pour demander la libération de Raoul et ses amis. Chose qui fut faite.
II. La lutte de Raoul
Nsolwa et ses amis
La main sur le cœur, Raoul Nsolwa confie à Lambert Ngoyi que
les compagnons d’Etienne Tshisekedi luttent pacifiquement et dans la
non-violence pour faire triompher la vision que « leur compagnon » a de la
démocratie. Pour eux, l’heure de la vérité a sonné. Pour l’entourage de
Tshisekedi et pour le peuple congolais. Ainsi sont-ils décidés à conscientiser,
à mobiliser et à soulever le peuple en s’entretenant régulièrement avec lui sur
la conception tshisekedienne de la démocratie.
Cette lutte coordonnée par Raoul Nsolwa est fondée sur deux
grandes convictions : un soutien physique, moral et spirituel inconditionnel à
Etienne Tshisekedi et la décision de ne reculer devant rien pour le triomphe
des valeurs démocratiques. A ce sujet, voici ce que Raoul dit à Lambert Ngoyi :
«Je suis prêt à aller jusqu’à la tombe… On peut me tuer ; tuer mon épouse ;
tuer les compagnons ici présents. Il y aura toujours d’autres compagnons qui
vont surgir pour défendre la vision de la démocratie tshisekedienne, par la
grâce de Dieu. »
Au nom de cette vision, Raoul et ses amis projettent une
grande marche pacifique qui partira du rond-point victoire jusqu’à la prison de
Makala pour exiger la libération d’un prisonnier politique (le pasteur
Kouthino). Cette marche est fixée au 13 décembre. Elle participe de la lutte
pour la défense des libertés fondamentales dont la liberté d’expression, la
liberté de pensée et la liberté d’action. Au nom de ses valeurs, Raoul Nsolwa
et ses amis sont décidés à passer la nuit devant les portes de la prison
centrale.
III. Essai de
relecture des faits
Nos forces de polices et nos responsables des services de
sécurité arrivent à parler avec leurs frères et sœurs décidés à lutter contre
le retour de la dictature au Congo. Ce ne sont pas (toujours) des monstres !
Malheureusement, il leur arrive d’exécuter des ordres illégaux. Par ignorance
ou sous pression ?
En effet, la
Constitution de la troisième République, à son article 28
stipule : « Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal. Tout
individu, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance, lorsque
l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits de l’homme
et des libertés publiques et des bonnes mœurs. » Cette Constitution est-elle
lue et étudiées chez nous ? A tous les niveaux de la vie sociale et politique ?
En parlant, ces services dévoilent l’une des tares de nos
partis politiques : ils ont presque tous des taupes, des compatriotes qui,
fatigués par la longue lutte pour le triomphe des valeurs démocratique,
décident de sauver les apparences tout en trahissant la cause qu’ils ont
défendue hier. Pour les partis congolais décidés à organiser leurs congrès
cette année-ci, plancher sur cette tare et la course facile au pouvoir pourrait
les sauver et sauver le pays de la descente en enfer.
De l’échange de Lambert et Raoul, il ressort qu’au Congo, «
il y aura toujours des justes, des acharnés » (E. JOLY, La force qui nous
manque, Paris, Les Arènes, 2007, p.34)
De plus en plus, les Congolais agissent en réseau et en
synergie. Lambert Ngoyi a cherché à atteindre Raoul Nsolwa sous l’instigation «
des amis » de Londres et de Paris. Donc, Raoul Nsolwa et ses compagnons ne sont
pas seuls dans leur lutte. Ils ont l’appui des patriotes et des compatriotes
dispersés à travers le monde.
Contrairement à une habitude millénaire faisant des dignes
fils et filles d’un pays des héros nationaux après leur mort, Raoul Nsolwa et
les autres compagnons d’Etienne Tshisekedi dérogent à la règle. Ils font entrer
Etienne Tshisekedi dans l’éternité de l’histoire congolaise et mondiale de son
vivant. Ils deviennent du vivant de « leur compagnon » les relayeurs de sa
lutte à travers les différentes générations contre vents et marées ! A travers
Raoul Nsolwa et ses compagnons, à l’exemple de certaines grandes nations du
monde, le Congo innove.
Les Congolais(es) croyant, à tort, que leurs compatriotes ne
font que parler sans agir, ont, en Raoul et les compagnons d’Etienne
Tshisekedi, l’exemple d’une action non-violente et noble.
Notons en passant que les compagnons d’Etienne Tshisekedi
s’inspirent d’un modèle biblique : les compagnons de Daniel. La Bible contient des savoirs
disqualifiés pouvant, une fois reconquis, servir des luttes pacifiques. Raoul
et ses amis prouvent que la religion n’est pas toujours « l’opium du peuple ».
En écoutant Raoul, il devient évident qu’il existe au Congo,
des forces de changement décidées à se battre pour le triomphe des valeurs
démocratiques à mains nues.
Soutenir, des quatre coins du monde, cette noble lutte est
un devoir patriotique noble. Il n’y a plus de place pour la dérobade. Le Congo
de demain naîtra de notre respect commun de ce devoir. C’est le prix à payer
pour que ce Congo arraché des mains des réseaux mafieux nationaux et
internationaux de la prédation nous appartienne. Sans plus.
© CongoOne , Mise en
ligne le 19-08-07
Etienne Tshisekedi, le suivant sur la liste de Kabila ?
Etienne Tshisekedi wa Mulumba
hospitalisé !
Le Lider Maximo de l'Udps, Etienne Tshisekedi que d'aucun donnent pour l'icône imperturbable de l'opposition radicale a été admis en soins intensifs depuis vendredi 17 août aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. D'après quelques indiscrétions, sa situation serait de tout danger. Toutefois, une expédition pour contrôle n'est pas exclue.
Marcel Ngoyi © La Prospérité | 20 août 2007
- 08:39:06
Kamerhe échappe de justesse à la mort dans un mauvais atterrissage à Goma de l’avion qui le transportait
Le petit porteur amenant le président de l’Assemblée
nationale de Bukavu à Goma a fait un mauvais atterrissage à l’aéroport du
chef-lieu du Nord-Kivu et c’est de justesse que le premier des députés a
échappé à la mort, lui et la délégation qui l’accompagnait. De retour de Bukavu,
en escale dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu et en partance vers
Kinshasa, l’avion qui transportait le président de l’Assemblée Nationale et sa
suite a failli exploser à l’aéroport de Goma.
Au moment de son atterrissage
sur l’aéroport précité, le Jet s’est mis à glisser sur la piste d’atterrissage
suite à l’humidité provenant d’on ne sait où, augmentant de ce fait la vitesse
de cet avion qui s’est alors lancé vers la montagne des laves refroidies se
trouvant au bout de la piste.
Voyant le danger, le pilote n’a trouvé mieux que de procéder rapidement à une
manœuvre dite « tête à queue » pour arrêter son engin. Celui-ci a
heureusement rebondi sur un trou béant situé par hasard en dehors de la piste
d’atterrissage et c’est ce qui a fait éclater l’un des pneus. Les témoins qui
ont suivi ce crash ont admis que c’est cette manœuvre de ce pilote apparemment
expérimenté qui a sauvé les passagers et les autres membres de l’équipage d’une
catastrophe certaine. Car, si par hasard le pilote avait placé sa confiance sur
ses freins, l’aéronef se serait dirigé tout droit vers la montagne des laves
située au-delà de la piste et l’on aurait assisté impuissant à l’explosion de
ce jet. Et l’incendie qui en découlerait se serait probablement propagé jusqu’aux
édifices érigées dans l’enceinte de l’aéroport de Goma et des maisons
construites aux environs dans le quartier de Virunga. On imagine à peine les
pertes en vies humaines et les dégâts énormes en matériels et en infrastructures.
Ce crash vient à point nommé pour rappeler à la mémoire des autorités
politiques et administratives le danger qui guette les aéronefs fréquentant
cet aéroport qui fut jadis l’un des fleurons de la République mais qui a
été fortement endommagé à la suite de l’éruption volcanique du Nyiragongo en
2002 dont les laves ont détruit le 1/4 de cet aéroport placé juste aux environs
des agglomérations et devenu un passage obligé de gens qui viennent ou se
rendent vers le quartier Virunga et même des animaux domestiques, tels les vaches,
les chèvres, les poules et les chiens.
On rapporte à ce sujet qu’un avion de ligne a failli crasher il y a quelques
mois lorsque le pilote en plein atterrissage s’est rendu compte de la présence
d’un troupeau des chèvres sur la piste.
Ce n’est pas le premier crash survenu sur cet aéroport et la Monuc qui a flairé ce danger
permanent a interdit à ses aéronefs d’y atterrir sauf en cas de force majeure
et si l’on ne peut pas atteindre l’aéroport de Kigali au Rwanda voisin. On
rappelle qu’à plusieurs reprises d’autres aéronefs de marque Antonov avaient
quitté la piste d’atterrissage toujours à la suite de l’humidité pour aller
échouer dans la montagne des laves.
Un autre petit porteur s’est écrasé sur la piste tuant son pilote et bloquant
la piste pendant plus de trois jours. La crainte de tous ceux qui fréquentent
cet aéroport, c’est de voir un jour un avion tomber sur des maisons situées
aux environs. On imagine l’ampleur de la catastrophe.
© Le Phare
20 août 2007
Transfert médical à l’étranger, une pratique qui freine l’amélioration du système de santé en RDC
Les décès des Conseillers de Joseph Kabila, le professeur
Guillaume Samba Kaputo et Gaston Nawej amènent à réfléchir sur la pratique devenue
routinière chez nous de transférer les malades à l’extérieur du pays pour
recevoir des soins médicaux
Cette pratique, faut-t-il le dire, n’est réservée qu’aux
responsables politiques et aux personnes malades ayant une certaine notoriété
publique (grands sportifs et artistes notamment).
Elle est, de plus, laissée à la seule discrétion du Chef de
l’État. Cette pratique qui existe depuis l’époque Mobutu ne semble poser aucun
problème à la population congolaise qui s’en accommode alors que le congolais moyen n’y
a pas accès. Elle arrange bien les grandes personnalités du pays, qui elles,
ont la possibilité, de bénéficier de soins de qualité à
l’étranger aux frais du Trésor Public. La Banque Centrale
pourra peut-être un jour donner le coût de cette pratique. Que représente-t-elle par rapport au budget annuel de la santé ? D’après les informations
livrées par l’artiste comédien Elombé lors des funérailles de l’artiste
comédien Doudou Ngafoura, un montant de 20.000 dollars avait été ordonnancé
pour le transfert de ce dernier en Afrique du Sud. Quel est le nombre de
personnes qui bénéficient chaque année de cette faveur ? Est-t-il juste pour
l’État de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour les soins d’un seul
Citoyen alors que les hôpitaux publics congolais manquent de tout ?
C’est à ce niveau que le problème de choix doit se poser :
ne vaudrait-t-il pas mieux utiliser les fonds servant aux transferts médicaux à développer dans le pays des infrastructures de soins médicaux, particulièrement
des laboratoires et des équipements de diagnostic médical, de qualité au moins équivalente à
celles qu’on trouve en Afrique du Sud ?
Cela devrait permettre d'élargir l’accès à des soins de qualité à de nombreux Congolais, de mettre fin à un système
discriminatoire, et à long terme de soulager les finances du Trésor public congolais.
© Jean Moanda Vita
La série noire continue autour de Kabila
La succession de morts suspectes au sommet du pouvoir
constitue la mise en application du plan d’extermination de l’élite politique
congolaise conçu par les occupants de notre pays.
Ce n’est pas la loi des séries ; c’est une véritable hécatombe
qui emporte à tour de rôle l’entourage proche de Joseph KABILA. En effet,
près de trois semaines seulement après la mort en Afrique du Sud (dans
des circonstances mystérieuses) de son éminence grise, Mr SAMABA KAPUTO, ancien
conseiller spécial en matière de sécurité, Joseph KABILA vient d’enregistrer ce
samedi 18 août 2007 la disparition de son conseiller principal, monsieur Gaston
NAWEJ KATOK.
Ce dernier vient également de s’éteindre en Afrique du Sud où
il avait été transféré le 6 août dernier. Ce transfert on s’en souvient, avait
suscité la suspicion dans les milieux politiques et dans l’opinion
congolaise, alimentant divers commentaires dans l’opinion congolaise. Le climat
était si lourd et tendu que le cabinet de Joseph KABILA dut sortir un communiqué
officiel démentant la nouvelle et appelant les médias à « plus de
responsabilité dans le traitement de l’information. » Aujourd’hui, la vérité
macabre est là devant nous sans qu’aucun démenti ne soit plus possible !
De l’entourage du défunt, nous apprenons que lors de sa
dernière visite médicale en Afrique du Sud, Monsieur NAWEJ était venu pour des
soins appropriés de la prostate, avant de regagner le pays. Cette fois pourtant,
son médecin traitant avait selon les dires des proches du défunt, « du
mal à reconnaître son patient, tellement il était abîmé ! »
De là à conclure qu’on l’ait « aidé à
mourir », il n’y a qu’un pas que nous n’hésiterons pas à franchir.
Ceci explique le « black out » total de plus de 24 heures décrété par
la représentation diplomatique de la
RDC en Afrique du Sud sur ordre des autorités de Kinshasa
autour de ce décès. La famille du défunt et la représentation diplomatique de la RDC sont d’ailleurs à
couteaux tirés sur la prise en charge des frais funéraires par l’Etat
congolais. Alors que durant toute la durée de son hospitalisation, le défunt n’a
reçu aucune visite des diplomates congolais, ceux-ci sont subitement sortis de
l’ombre après l’annonce de la mort pour proposer leurs services et leur
disponibilité !
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’ancien
vice-président Z’AHIDI NGOMA vient à son tour d’emboîter le
pas à NAWEJ dans le salle d’urgence des cliniques sud africaines. Des
sources katangaises proches du pouvoir nous apprennent que le décès de l’ancien
vice-président de la transition serait survenu ce dimanche matin en
Afrique du Sud. D’autres sources de la Présidence de la République estiment
plutôt qu’il est encore plongé dans un profond coma. Qui dit la vérité et qui
ment, comme d’habitude ? Une chose est certaine, l’homme est dans une
mauvaise passe ! Il avait été évacué d’urgence de Kinshasa le 15 août
dernier et transféré au pays de Nelson Mandela afin d’y recevoir les
soins appropriés !On dirait qu’il s’agit désormais d’un rite macabre à
remplir par les victimes.
Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, nous
pouvons affirmer sans nous tromper qu’il ne sera sans doute pas la dernière
personnalité politique congolaise victime d’une mort suspecte et mystérieuse.
Cela fait en effet partie du plan diabolique des occupants de notre pays
qui consiste à éliminer tous les témoins gênants de l’élite politique
congolaise afin de mieux contrôler et asservir notre pays.
Pour rappel, ce vaste complot est dévoilé dans l’ouvrage
de référence intitulé « Crimes organisés en Afrique Centrale » de
monsieur Honoré NGBANDA, président national de l’APARECO. Mais
malheureusement, notre élite politique a préféré pour des intérêts égoïstes, se
mettre au service de l’occupant au risque de se voir aujourd’hui totalement décimé
après avoir servi de faire-valoir à l’ennemi.
Selon nos sources proches du pouvoir, une liste de
personnalités congolaises à « éliminer » a été établie de
longue date et c’est donc cette « sale besogne » qui s’exécute sous
nos yeux ébahis. La vie humaine en général et celle d’un congolais en
particulier n’ayant aucune valeur à leurs yeux, ils poursuivront
froidement la liquidation de notre élite !à moins que des patriotes ne se
lèvent pour les stopper.
Par ailleurs nous apprenons des mêmes sources proches du
pouvoir que monsieur Vital KAMHERE, aurait échappé à un attentat du au
sabotage de son avion. L’appareil dans lequel il avait prit place se serait écrasé
à l’atterrissage à Goma et il serait sorti indemne ! Nous cherchons
encore à confirmer cette information. Mais quand on connaît la rivalité
politique qui s’est installée en ce moment entre Joseph KABILA et son Zorro, on
peut supposer que ceci n’est pas un simple accident de parcours.
Alors, en attendant de connaître le prochain sur la liste noire, la question suivante se pose avec acuité: Jusqu’à quand allons nous laisser nos ennemis nous exterminer sur la terre de nos ancêtres ?
© Alliance des patriotes pour la Refondation
du Congo
Après Guillaume Samba Kaputo, Décès suspect de Gaston Nawej Kato'k
© L’Avenir | Kinshasa,
lundi 20 août 2007
Après Samba Kaputo le 1er août, Gaston Nawej Kato’k vient
d’augmenter le nombre des proches collaborateurs du Chef de l’Etat morts au
cours de ce mois
Ces décès qui ont fini par réveiller la suspicion dans l’opinion publique
seraient en rapport avec un dossier extrêmement sensible qui serait traité dans
ce Cabinet et qui fait des vagues.
Et le suspect est vite trouvé et assimilé à un poison dans un raisonnement
purement bantou qui refuse d’accepter la mort naturelle …
La cour du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange se vide.
Depuis le début de ce mois d’août, la mort semble s’installer au Cabinet du
président privant celui-ci des éléments de grande valeur sur lesquels il
comptait poursuivre son mandat et réaliser son programme sur les cinq
chantiers. Au premier jour du mois déjà, le Conseiller spécial du chef de
l’Etat en matière de sécurité, le professeur Guillaume Samba Kaputo rendait
l’âme, et quelque deux semaines plus tard, c’est le tour de son collègue
Conseiller Principal chargé des Questions administratives et juridiques Gaston
Nawej Kato’k qui le rejoignait.
Ce dernier est décédé samedi le 18 août 2007 en
Afrique du Sud, selon le communiqué de la présidence de la République parvenu à
notre rédaction. Ce document précise en plus que la dépouille mortelle du
disparu sera rapatriée à Kinshasa et qu’en attendant ce mouvement, et la
publication du programme officiel des funérailles, le recueillement se fait à
la résidence du défunt au Quartier Royal dans la commune de la Gombe.
Le cycle des disparitions qui semble élire domicile au
cabinet de Joseph Kabila est si inquiétant que l’on est en droit de se demander
à qui le prochain tour. L’entourage du président de la République qui est à
priori le cercle sur lequel pèsent de prime à bord des soupçons doit prendre
des dispositions qui s’imposent afin de se sécuriser contre le mal qui rôde
autour, à en croire certaines sources. Ces dernières sont d’avis que les cas de
morts et maladies qui affectent actuellement ce milieu n’est pas le fait du
hasard.
Le suspect
Au propre comme au figuré, le mal qui décime les rangs du
personnel de la présidence de la
République est un poison qui serait activé à la suite de
quelques dossiers très sensibles que le Cabinet serait en train de traiter
actuellement. Comme par ironie du sort ou malheureux concours de circonstances,
les dossiers en question ont des ramifications sur la situation sécuritaire à
l’Est du pays, et les avis des natifs de cette partie du pays sont suivis et
analysés à la loupe par des taupes infiltrés.
Ces agents à la solde de
certaines puissances obscures font ensuite rapport à celles-ci qui n’hésitent
pas de procéder à l’élimination physiquement des personnalités qui voguent
contre ce courant. C’est du moins la rumeur persistante qui a couru le
lendemain de la disparition du professeur Guillaume Samba Kaputo et qui tend à
se vérifier avec la mort de Gaston Nawej aujourd’hui. Si pour le second, la
thèse de l’empoisonnement n’est pas encore profondément ancrée dans l’opinion
publique, d’autres informations sont par contre catégoriques quant à la cause
du décès de Samba Kaputo.
Des sources qui s’appuient sur les révélations de
l’interrogatoire soumis aux cinq collaborateurs les plus proches de feu Samba
Kaputo, prétendent que celui-ci est mort par poison. Aussitôt ce mal
diagnostiqué, les sources renseignent que le patient aurait suivi un traitement
à base d’un antidote fourni par une connaissance de l’une de ces cinq personnes
avant que son état ne se détériore et l’évacuation vers l’Afrique du Sud. Si
cette thèse redoutée se confirme, la crainte de voir des assassinats politiques
embrasser d’autres sphères de la vie nationale est à la mesure des problèmes
sur l’insécurité à l’Est qui prend finalement des allures semblables à une
équation à multiples inconnues, insoluble mais aussi à un dilemme.
Les reproches
La plupart des différentes considérations se rapportent plus
sur le cas Samba Kaputo déjà consommé en tout et pour tout, contrairement à
celui de Gaston Nawej Kato’k qui n’a même pas encore un programme officiel des
funérailles. Selon des sources, le professeur Samba Kaputo aurait été reproché
à tort ou à raison d’avoir planifié le soulèvement de ses concitoyens contre le
retour d’une certaine catégorie de réfugiés dans son fief électoral de Moba.
Cette circonscription électorale qui lui a largement témoigné sa confiance en
lui offrant un siège de député national, Samba Kaputo y était très populaire,
aimé et très écouté. De cette audience lui reconnue justement auprès de ses
électeurs, à la vive résistance manifestée par ceux-ci au retour de ces
réfugiés, l’on a vite trouvé un intelligent travail de sape attribué à l’un ou
l’autre des élus les plus en vue de Moba aux dernières législatives. A nos jours,
le survivant Mwando Simba est sur tous les fronts afin de trouver une solution
à ce problème qui a déstabilisé les activités du Hcr et d’autres humanitaires
qui opèrent dans le secteur pendant quelques jours.
A en croire nos sources, les commanditaires des actes
ignobles que la République
tout entière déplore auraient certainement mis à charge des personnes
culpabilisées un parallélisme entre la situation dans une autre localité un peu
plus au Nord de Moba, dans la province du Sud-Kivu. Et prétend-on, c’est
l’élite locale du Katanga qui incite sa base à ne pas se hasarder de vivre
l’expérience déplorable des populations du Sud-Kivu.
En filigrane, c’est cette
dernière province en particulier et les deux Kivu en général qui seraient les
détonateurs de cette série noire suite à leurs hésitations face à la Table ronde pour solutionner
l’insécurité dans cette partie du pays. Les avis contradictoires exprimés par
les ressortissants du Sud et Nord-Kivu au sujet de ce forum les divisent
profondément au point d’assister, en désespoir de cause, à l’élimination
physique des uns par les autres.
En fait, pour convaincre la base, chaque camp déploie
actuellement une intense activité qui n’hésiterait pas d’utiliser les moyens
jugés plus efficaces, et pourquoi pas des assassinats, pourvu que l’objectif
soit atteint. Pourtant, si l’on n’a pas réellement d’autres agendas cachés, on
ne peut prétendre éradiquer cette insécurité en semant une autre forme
d’insécurité ni la haine. La solution des problèmes de l’Est passe surtout par
la pacification des esprits.
Tant qu’on n’aura pas hissé la paix à ce stade, on
aura beau multiplier les missions et forums de la pacification de l’Est les
armes seules vont au mieux se taire pendant un moment avant de reprendre avec
plus d’intensité à la faveur des germes de haine inséminés dans les cœurs des
populations. Il revenait à la Commission Vérité et réconciliation de Mgr Luc
Kuye d’extirper ce mal pendant la dernière transition politique dans ce pays.
Vaine aura été son action lorsqu’on constate aujourd’hui que cette commission
n’a pas atteint son objectif. N’empêche que l’actuel gouvernement qui a hérité
de ce passif mette tous les mécanismes en œuvre pour y parvenir.
© L’Avenir









