08 septembre 2007
Lettre mensuelle du Secrétaire Général de L'APARECO
"Nous voilà dans les 100
derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont
la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». Maintenant que nous
sommes dans le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non
engagés sur la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs
passifs..."
Nous voilà dans les 100
derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont
la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». 100 derniers mètres ou l’étape
décisive de la course que l’APARECO a initiée sans illusion ni sur l’apprêté de
l’exercice ni sur son caractère périlleux, mais avec détermination et foi
incommensurable d’atteindre tôt ou tard la ligne d’arrivée. Aussi, les chutes
et les défections parmi les milliers qui s’étaient alignés avec nous à la ligne
de départ ne nous ont guère détournés un seul instant de notre objectif. Au
contraire, ces chutes et ces défections ont été considérées comme inévitables
vu le caractère très éprouvant du parcours.
Heureusement, de l’autre côté, nul
ne pouvant étouffer la vérité incarnée dans le noble combat de l’APARECO,
plusieurs autres milliers de compatriotes se sont régulièrement ralliés à nous,
donnant du tonus à un groupe engagé dans une course vers le jour de gloire, le
jour de la victoire finale. De toutes les provinces du pays, en effet, et de
toutes les couches sociales, les adhésions officielles et officieuses aux
idéaux de l’APARECO ne se comptent plus. Les unes et les autres traduisant le
succès du travail de conscientisation que les patriotes congolais ont mené dans
le pays profond, sous la houlette du Président national de notre alliance, M.
Honoré Ngbanda.
100 derniers mètres…C’est le
moment de changer de stratégie. En lieu et place de ces petites foulées qui
nous ont amené jusqu’à cette étape de la compétition, le marathonien doit se
muer en coureur de fond et engager le sprint qui voit intervenir de nouvelles
techniques sans lesquelles la ligne d’arrivée est une gageure. L’élan, la
lancée en toute vitesse, l’agilité des jambes, le contrôle de la ventilation du
corps, le lancement synchronisé des bras, la maîtrise du centre de gravité du
corps concomitamment avec des rapides coups d’oeil autour de soi pour contrôler
l’adversaire afin d’anticiper sur ses mouvements et ses intentions, voilà des
techniques qui font recette en athlétisme pendant le sprint final.
Dans la course de fond où
désormais ils sont engagés, les membres de l’APARECO se doivent d’observer
toutes ces techniques d’athlétisme avec, en plus, les trois consignes venues de
la vieille Olympie : toujours plus vite, toujours plus haut et toujours plus
loin. En d’autres termes, à quelques encablures de l’objectif que l’APARECO s’était
assigné, nous devons garder à l’esprit que l’issue heureuse de notre engagement
n’est plus fonction de la perspicacité de nos analyses ni de la noblesse de
notre combat et encore moins de notre capacité à mener au bout notre projet.
Elle sera désormais fonction de notre compétitivité et de notre efficacité sur
un terrain socio-politique où sont actifs d’autres protagonistes résolument
déterminés à obstruer notre route. Ce qui implique de notre part, endurance
dans l’effort, cohérence dans la méthode et dans l’action, en se souvenant
constamment des faits importants suivants :
- Jusque-là, personne n’a
réussi ni à infirmer les révélations faites par l’APARECO ni à imprimer une
ride aux valeurs que nous défendons ;
- Personne, même parmi les plus
farouchement opposés à nos intérêts, n’a prouvé la vanité de notre lutte ;
- Nous avons eu droit à toutes
les formes d’injures de la part de nos détracteurs mais personne ne nous a nié
la compétence nécessaire.
100 mètres… Pas un de plus à
endurer et la victoire est acquise 100 mètres de course de fond, tel est le prix à
payer par les patriotes pour tirer notre pays et notre peuple des profondeurs
abyssales où, astucieusement, M. Kanambe dit Joseph Kabila, ses mentors et ses nègres
de service les ont précipités et veulent les maintenir. La dextérité avec
laquelle l’imposture trie parmi les Congolais les bons et les mauvais, c’est-à-dire
parmi les citoyens de notre pays, ceux qui ont droit à la vie et ceux qui
doivent disparaître inopinément ou à petit feu, procède de cette politique.
Tant pis si la présidence de la
République doit ne plus rien à envier à la morgue de l’hôpital
général de Kinshasa avec toutes ces morts aussi curieuses que suspectes des
personnalités congolaises de premier plan ! En procède aussi : l’incurie
généralisée mise en place à Kinshasa et à travers les provinces où s’élargissent
chaque jour davantage des zones de non droit et se réduisent comme peau de
chagrin la sécurité des personnes et de leurs biens, les libertés fondamentales
ainsi que l’illusion des lendemains qui chantent miroitée aux populations
locales par de puissantes machines de propagande à la solde de l’imposture.
Procèdent enfin de cette politique d’asphyxie d’un Etat et d’une nation : la
clochardisation des militaires, des fonctionnaires et du personnel public de l’Etat
ainsi que la confusion artistique observée au niveau de la politique étrangère
du pays et de sa politique de défense.
A l’APARECO, où tous les
faits et gestes du pouvoir en place à Kinshasa ne passent pas inaperçus, nous
notons, non sans attention, comment, à l’image d’un diable dans un bénitier, l’imposture
cherche désespérément à nous gagner en vitesse et réaliser ainsi en temps
record le plus possible de ses noirs et funestes objectifs pour lesquels il a
été imposé aux Congolais. (Voir à cet effet mes lettres des mois de juin et
juillet 2007). Voyez vous-mêmes comment l’ennemi s’emploie à achever la
déstructuration de l’armée nationale, à achever le très controversé plan d’installation
des citoyens Rwandais à Moba, à offrir au général mutin Laurent Nkundabatware
les moyens de sa politique dans le Nord-Kivu, à jeter un voile de plomb sur l’activisme
des soi-disant Banyamulenge dans les localités qui surplombent la ville d’Uvira,
à démanteler à tout jamais les derniers bastions sous le contrôle des
résistants Mai-Mai, à faciliter le saucissonnage du territoire national (soit
en faveur des investisseurs véreux et au détriment des populations locales qu’on
dépossède sans dédommagement soit en celle des pays voisins)…
Dans le même ordre d’idées,
nous sommes tous témoins de l’élimination systématique des hommes politiques et
des intellectuels susceptibles de hausser la voix ou d’éveiller la conscience
collective contre l’occupation en cours. Ayons à l’esprit que Joseph Kabila,
ses mentors et ses nègres de service n’ont plus de temps à perdre. Ils agissent
désormais dans l’urgence. Car demain risquerait d’être trop tard pour eux, au
regard de l’impopularité générale et irréversible dont ils sont l’objet auprès
des populations congolaises enfin réveillées de leur torpeur. Cela est une
réalité indéniable. Ce qui nous laisse affirmer, sans peur d’être contredit ni
par les faits ni par quiconque, que le compte à rebours a bel et bien commencé
contre l’imposteur.
Maintenant que nous sommes dans
le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non engagés sur
la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs passifs. C’est le
moment de se lever, et des gradins où ils sont, d’apporter leurs soutiens à
leurs frères et soeurs en plein déploiement d’énergie pour la ligne d’arriver.
Je vais être plus explicite : l’ennemi que nous combattons est malicieux. Il
fera tout pour nous confisquer la victoire du peuple congolais contre l’occupation
et l’oppression. Il invoquera, pour ce faire, un soi-disant retour «à la
dictature, à travers un groupe de nostalgiques de l’ordre ancien», des
«mobutistes» ou encore «un coup de poignard assené à la démocratie par des
ennemis de la paix». Et, au besoin, il en appellera à l’intervention de la (fameuse
et perfide) communauté internationale «pour rétablir la démocratie bafouée»...
Patriotes congolais, soyez
vigilants ! Ne vous laissez pas impressionner par de fallacieux argumentaires
en provenance de nos occupants et de nos oppresseurs. Il faudra réserver une
suite de non recevoir à ces chants de sirènes parce qu’en réalité, c’est vous,
vos enfants, vos frères et vos soeurs qui, depuis plusieurs années, vous
organisez pour libérer le pays de vos ancêtres de l’occupation étrangère et de
l’humiliation permanente qui aurez gagné contre l’occupant. N’accordez aucune
attention à tout ce que la propagande au service de l’occupation distillera
comme message pour nous diviser et affaiblir notre front. Au contraire, sortez
de chez vous, sans peur et sans acrimonie pour apporter du soutien et un salut
fraternel et patriotique à vos frères et soeurs ; investissez tous les
carrefours et toutes les places stratégiques de vos villes respectives pour
défendre et protéger la victoire finale contre les tentatives inévitables de l’imposture,
ses mentors étrangers et ses fanatiques de reprendre les choses en mains.
Gardez-vous d’être du mauvais côté, celui de l’imposture, de la lâcheté et de
la trahison pour qui sonne déjà le glas. Car demain, au bout de ces 100 mètres de fond que
nous engageons avec tous les Congolais déjà sur le qui-vive, il n’y aura aucune
fierté d’avoir tant soi peu fait la sourde oreille à l’appel de la patrie. Bien
au contraire !
Ceux qui ont investi leur foi
dans notre combat, qu’ils s’estiment heureux d’avoir fait le bon choix, celui
de la patrie et de l’inéluctable victoire finale. Rien et alors rien ne peut
plus arrêter l’élan et la détermination des fils et des filles de notre pays
lancés dans une course dont le prix est d’une valeur incommensurable : la
libération du territoire national ainsi que le recouvrement de notre
souveraineté et de notre intégrité.
Pour ceux de l’APARECO
particulièrement, mon message de ce jour est clair : le temps des incantations
est fini.
Fait à Choisy-le-Roi, le 06
Septembre 2007
Faustin Shungu Okitawungu
Secrétaire Général de l’APARECO
Alliance des patriotes pour la Refondation du Congo
www.aparecordc.org
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