Apareco_SHUNGUNotre sprint final

"Nous voilà dans les 100 derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». Maintenant que nous sommes dans le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non engagés sur la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs passifs..."

Nous voilà dans les 100 derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». 100 derniers mètres ou l’étape décisive de la course que l’APARECO a initiée sans illusion ni sur l’apprêté de l’exercice ni sur son caractère périlleux, mais avec détermination et foi incommensurable d’atteindre tôt ou tard la ligne d’arrivée. Aussi, les chutes et les défections parmi les milliers qui s’étaient alignés avec nous à la ligne de départ ne nous ont guère détournés un seul instant de notre objectif. Au contraire, ces chutes et ces défections ont été considérées comme inévitables vu le caractère très éprouvant du parcours.

Heureusement, de l’autre côté, nul ne pouvant étouffer la vérité incarnée dans le noble combat de l’APARECO, plusieurs autres milliers de compatriotes se sont régulièrement ralliés à nous, donnant du tonus à un groupe engagé dans une course vers le jour de gloire, le jour de la victoire finale. De toutes les provinces du pays, en effet, et de toutes les couches sociales, les adhésions officielles et officieuses aux idéaux de l’APARECO ne se comptent plus. Les unes et les autres traduisant le succès du travail de conscientisation que les patriotes congolais ont mené dans le pays profond, sous la houlette du Président national de notre alliance, M. Honoré Ngbanda.

100 derniers mètres…C’est le moment de changer de stratégie. En lieu et place de ces petites foulées qui nous ont amené jusqu’à cette étape de la compétition, le marathonien doit se muer en coureur de fond et engager le sprint qui voit intervenir de nouvelles techniques sans lesquelles la ligne d’arrivée est une gageure. L’élan, la lancée en toute vitesse, l’agilité des jambes, le contrôle de la ventilation du corps, le lancement synchronisé des bras, la maîtrise du centre de gravité du corps concomitamment avec des rapides coups d’oeil autour de soi pour contrôler l’adversaire afin d’anticiper sur ses mouvements et ses intentions, voilà des techniques qui font recette en athlétisme pendant le sprint final.

Dans la course de fond où désormais ils sont engagés, les membres de l’APARECO se doivent d’observer toutes ces techniques d’athlétisme avec, en plus, les trois consignes venues de la vieille Olympie : toujours plus vite, toujours plus haut et toujours plus loin. En d’autres termes, à quelques encablures de l’objectif que l’APARECO s’était assigné, nous devons garder à l’esprit que l’issue heureuse de notre engagement n’est plus fonction de la perspicacité de nos analyses ni de la noblesse de notre combat et encore moins de notre capacité à mener au bout notre projet. Elle sera désormais fonction de notre compétitivité et de notre efficacité sur un terrain socio-politique où sont actifs d’autres protagonistes résolument déterminés à obstruer notre route. Ce qui implique de notre part, endurance dans l’effort, cohérence dans la méthode et dans l’action, en se souvenant constamment des faits importants suivants :

  • Jusque-là, personne n’a réussi ni à infirmer les révélations faites par l’APARECO ni à imprimer une ride aux valeurs que nous défendons ;
  • Personne, même parmi les plus farouchement opposés à nos intérêts, n’a prouvé la vanité de notre lutte ;
  • Nous avons eu droit à toutes les formes d’injures de la part de nos détracteurs mais personne ne nous a nié la compétence nécessaire.

100 mètres… Pas un de plus à endurer et la victoire est acquise

100 mètres de course de fond, tel est le prix à payer par les patriotes pour tirer notre pays et notre peuple des profondeurs abyssales où, astucieusement, M. Kanambe dit Joseph Kabila, ses mentors et ses nègres de service les ont précipités et veulent les maintenir. La dextérité avec laquelle l’imposture trie parmi les Congolais les bons et les mauvais, c’est-à-dire parmi les citoyens de notre pays, ceux qui ont droit à la vie et ceux qui doivent disparaître inopinément ou à petit feu, procède de cette politique. Tant pis si la présidence de la République doit ne plus rien à envier à la morgue de l’hôpital général de Kinshasa avec toutes ces morts aussi curieuses que suspectes des personnalités congolaises de premier plan ! En procède aussi : l’incurie généralisée mise en place à Kinshasa et à travers les provinces où s’élargissent chaque jour davantage des zones de non droit et se réduisent comme peau de chagrin la sécurité des personnes et de leurs biens, les libertés fondamentales ainsi que l’illusion des lendemains qui chantent miroitée aux populations locales par de puissantes machines de propagande à la solde de l’imposture. Procèdent enfin de cette politique d’asphyxie d’un Etat et d’une nation : la clochardisation des militaires, des fonctionnaires et du personnel public de l’Etat ainsi que la confusion artistique observée au niveau de la politique étrangère du pays et de sa politique de défense.

A l’APARECO, où tous les faits et gestes du pouvoir en place à Kinshasa ne passent pas inaperçus, nous notons, non sans attention, comment, à l’image d’un diable dans un bénitier, l’imposture cherche désespérément à nous gagner en vitesse et réaliser ainsi en temps record le plus possible de ses noirs et funestes objectifs pour lesquels il a été imposé aux Congolais. (Voir à cet effet mes lettres des mois de juin et juillet 2007). Voyez vous-mêmes comment l’ennemi s’emploie à achever la déstructuration de l’armée nationale, à achever le très controversé plan d’installation des citoyens Rwandais à Moba, à offrir au général mutin Laurent Nkundabatware les moyens de sa politique dans le Nord-Kivu, à jeter un voile de plomb sur l’activisme des soi-disant Banyamulenge dans les localités qui surplombent la ville d’Uvira, à démanteler à tout jamais les derniers bastions sous le contrôle des résistants Mai-Mai, à faciliter le saucissonnage du territoire national (soit en faveur des investisseurs véreux et au détriment des populations locales qu’on dépossède sans dédommagement soit en celle des pays voisins)…

Dans le même ordre d’idées, nous sommes tous témoins de l’élimination systématique des hommes politiques et des intellectuels susceptibles de hausser la voix ou d’éveiller la conscience collective contre l’occupation en cours. Ayons à l’esprit que Joseph Kabila, ses mentors et ses nègres de service n’ont plus de temps à perdre. Ils agissent désormais dans l’urgence. Car demain risquerait d’être trop tard pour eux, au regard de l’impopularité générale et irréversible dont ils sont l’objet auprès des populations congolaises enfin réveillées de leur torpeur. Cela est une réalité indéniable. Ce qui nous laisse affirmer, sans peur d’être contredit ni par les faits ni par quiconque, que le compte à rebours a bel et bien commencé contre l’imposteur.

Maintenant que nous sommes dans le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non engagés sur la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs passifs. C’est le moment de se lever, et des gradins où ils sont, d’apporter leurs soutiens à leurs frères et soeurs en plein déploiement d’énergie pour la ligne d’arriver. Je vais être plus explicite : l’ennemi que nous combattons est malicieux. Il fera tout pour nous confisquer la victoire du peuple congolais contre l’occupation et l’oppression. Il invoquera, pour ce faire, un soi-disant retour «à la dictature, à travers un groupe de nostalgiques de l’ordre ancien», des «mobutistes» ou encore «un coup de poignard assené à la démocratie par des ennemis de la paix». Et, au besoin, il en appellera à l’intervention de la (fameuse et perfide) communauté internationale «pour rétablir la démocratie bafouée»...

Patriotes congolais, soyez vigilants ! Ne vous laissez pas impressionner par de fallacieux argumentaires en provenance de nos occupants et de nos oppresseurs. Il faudra réserver une suite de non recevoir à ces chants de sirènes parce qu’en réalité, c’est vous, vos enfants, vos frères et vos soeurs qui, depuis plusieurs années, vous organisez pour libérer le pays de vos ancêtres de l’occupation étrangère et de l’humiliation permanente qui aurez gagné contre l’occupant. N’accordez aucune attention à tout ce que la propagande au service de l’occupation distillera comme message pour nous diviser et affaiblir notre front. Au contraire, sortez de chez vous, sans peur et sans acrimonie pour apporter du soutien et un salut fraternel et patriotique à vos frères et soeurs ; investissez tous les carrefours et toutes les places stratégiques de vos villes respectives pour défendre et protéger la victoire finale contre les tentatives inévitables de l’imposture, ses mentors étrangers et ses fanatiques de reprendre les choses en mains. Gardez-vous d’être du mauvais côté, celui de l’imposture, de la lâcheté et de la trahison pour qui sonne déjà le glas. Car demain, au bout de ces 100 mètres de fond que nous engageons avec tous les Congolais déjà sur le qui-vive, il n’y aura aucune fierté d’avoir tant soi peu fait la sourde oreille à l’appel de la patrie. Bien au contraire !

Ceux qui ont investi leur foi dans notre combat, qu’ils s’estiment heureux d’avoir fait le bon choix, celui de la patrie et de l’inéluctable victoire finale. Rien et alors rien ne peut plus arrêter l’élan et la détermination des fils et des filles de notre pays lancés dans une course dont le prix est d’une valeur incommensurable : la libération du territoire national ainsi que le recouvrement de notre souveraineté et de notre intégrité.

Pour ceux de l’APARECO particulièrement, mon message de ce jour est clair : le temps des incantations est fini.

Fait à Choisy-le-Roi, le 06 Septembre 2007

apareco_2Faustin Shungu Okitawungu
Secrétaire Général de l’APARECO

Alliance des patriotes pour
la Refondation du Congo
www.aparecordc.org