08 septembre 2007
Rwanda : L'échec d’une « libération »
La libération de Rwanda tant chantée par les
« patriotes » du Front Patriotique Rwandais, n’a été, et n’est plus,
qu’un simple slogan qui sonne mal face à la réalité. Après cette
« libération », les Rwandais ont été impunément massacrés, meurent de
faim ou fuient le pays quotidiennement. Parmi les exilés de ces dernières
années, il y a des hommes d'affaires qui, écrasés par le fardeau intolérable
d'impôts et des taxes insupportables, accourent vers les pays tels que Malawi,
Zambie, Mozambique, Angola et Madagascar pour y chercher leur le bonheur :
C'est « la fuite des capitaux ».
C'est un combat pour la vie que leur
propre pays ne peut plus leur offrir. Quel dommage! A la grande espérance
générée dans les esprits des Tutsis de la diaspora et de l'intérieur et des
Hutus démocrates dits modérés, au moment de la victoire d’hier, ont
progressivement succédé la déception ; le doute et la révolte silencieuse
d’aujourd'hui.
Dans les accords de paix d' Arusha, le Gouvernement rwandais
et le FPR lui-même s'étaient mis d'accord que: "l'Etat de droit
signifie que personne, y compris les autorités, ne peut se placer au-dessus de
la loi et que celle-ci est respectueuse des droits fondamentaux des
citoyens". Ils ont réaffirmé que: "l'Etat de droit ne se
résume pas à la seule légalité de forme qui assure la régularité et la
consistance dans l'établissement et la sauvegarde de l'ordre démocratique, il
est d'abord fondamentalement caractérisé par une justice qui repose sur la
reconnaissance et l'acceptation entière de la valeur ultime de la personne
humaine et qui est garantie par des institutions chargées de tracer un cadre
permettant son plein exercice". Accord de paix d'Arusha, Journal
Officiel, Année 32 nº16, Kigali, 15/8/1993, p.1279.
Les parties en négociation à Arusha se sont accordées que la
démocratie est fondée sur l'idée que toute souveraineté appartient au peuple et
que la représentation populaire doit être le reflet authentique de la volonté
des citoyens; que la société démocratique repose sur la séparation des pouvoirs
législatif exécutif judiciaire et également sur le pluralisme qui est
l'expression des libertés individuelles; que le multipartisme implique la
légitimité de l'opposition;
Devant les observateurs internationaux pris comme témoins,
les deux parties affichaient la conviction que l'Etat de droit est le meilleur
garant de l'Unité Nationale, du respect des libertés et droits fondamentaux de
l'Homme; qu'il constitue une manifestation concrète de la démocratie; qu'il
s'articule autour de la démocratie, du pluralisme et du respect des Droits de
l'Homme.
Mais qu'en est-il au vrai et que reste-t-il réellement des
principes auxquels le FPR avait accepté de se soumettre? Rien du tout. Le
pouvoir du peuple a été confisqué, la Constitution a été manipulée et vidée de tout son
contenu sans que le peuple soit consulté, il ne reste aucune trace de
démocratie au Rwanda. Le membres du Parlement sont nommés et dégommés suivant
la volonté d'une poignée de personnes agissant dans l'ombre et qui ont usurpé
tout le pouvoir. Le pouvoir judiciaire est totalement dépendant de l'exécutif
qui nomme ou radie les magistrats selon qu'ils respectent ou pas les
injonctions de ceux qui détiennent réellement le pouvoir. Les insoumis sont
écrasés comme des mouches.
Le Rwanda est tout ce qui peut caractériser un régime
policier et règne sous une terreur sans précédent exercée par plusieurs
services de renseignement, dont la tristement célèbre DMI, qui dépendent
directement de "l'homme fort" Mr Kagamé Paul. Le Rwanda est
donc diamétralement opposé à tous les principes de base d'un Etat de droit que
nous avons ci hauts analysés. C'est donc une illusion que de prétendre que les
droits de l'homme puissent y être respectés alors qu'aucun engagement de
protection juridique pour en assurer la réalisation effective n'a été pris par
les institutions qui les ont proclamées, et qu'en plus personne ne peut les y
contraindre.
Voyons maintenant en peu de mots comment les droits contenus
dans la déclaration universelle des droits de l'homme et différents autres
instruments juridiques qui en découlent sont exercés:
Le droit à la vie et à la sécurité est un vieux rêve. Or le
droit à la vie est un préalable à l'exercice de toute autre droit et de toute
forme de liberté. On n'en finit pas de compter les assassinats, les
disparitions, ou voir même des massacres systématiques des populations civiles
fauchées à la mitrailleuse quand ils refusent de collaborer avec le régime du
FPR; il suffit de les appeler Interahamwé ou des Infiltrés pour faire taire la Communauté
Internationale.
Les opposants sont systématiquement
assassinés lorsqu'ils ne choisissent pas le chemin de l'exil. Mais, les cas
d'assassinat de Seth Sendashonga et de Lizinde Théoneste, dissidents du FPR,
laissent penser que même là ils ne sont pas à l'abri, car le FPR semble avoir
reçu un visas d'exercer impunément le terrorisme international. Le FPR exploite
à fonds le chèque en blanc du génocide pour se permettre de massacrer sans
reproche les hutu qu'il a globalement diabolisé comme des génocidaires. Quand
le droit à la vie vous est refusé qu'est ce qui vous reste?
Les tortures sont devenues tellement banales que personne ne
se donne presque plus la peine de s'en lamenter. A part le fameux Kandoya, on
oblige les gens à marcher pieds nus sur des planches à clous, et pour accélérer
la nécrose de la peau, les personnes restent trempées dans des bains salés. La
protection juridique n'existe plus que pour les officiers et officiels du FPR.
Les détentions et les arrestations arbitraires sont monnaies courantes, et les prisons
mouroirs sont parmi les spécialités du régime FPR. Le principe de présomption à
l'innocence est laissé à la seule appréciation des bourreaux de Kigali car il
n'existe pas d'indépendance de la justice. Les délateurs ont été
institutionnalisés et intronisés en procureurs. Combien de gens au Rwanda se
sentent-ils sécurisés lorsqu'ils sont devant un juge au Rwanda? Je n'en ai
jamais entendu parler. Le comble du cynisme est que mêmes des Tutsis rescapés
du génocide sont actuellement coupables d'avoir échappé à la mort! Les droits
de Nationalité et de libre circulation sont reniés à toute personne qui a
refusé de donner caution au régime du FPR. C'est ainsi que des passeports sont
notamment refusés à tout opposant qui a préféré fuir le régime dictatorial
plutôt que de le subir.
Depuis sa victoire, le droit de propriété est renié à toute
personne qui n'est pas sympathisant du FPR. Des biens immobiliers ont été
squattés comme butin de guerre des militaires et bailleurs de fonds du FPR, et
ne peuvent être restitués. La plupart des rapatriés de force qui se sont
aventurés à les réclamer y ont laissé la vie. Par ailleurs, les paysans du Nord
et Nord-Ouest du pays ont été coupés de leurs base de production, forcés à se
regrouper dans des camps de concentration de la mort et sont obligés de mourir
de faim ou de dépendre totalement de l'assistance alimentaire internationale,
lorsque celle-ci n'est pas détournée à d'autres fins. Comment peut-on prétendre
la relance économique quand quelqu'un ne peut pas jouir tranquillement du fruit
de son travail? Comment garantira-t-on le bien-être de la population si
l'économie est paralysée? C'est absolument l'impasse pour celui qui se soucie
du peuple, mais ce n'est pas là la priorité des responsables du FPR.
Peut-on parler de liberté de pensée dans un régime où
l'Eglise catholique est persécutée? Peut-on prétendre la liberté d'opinion là
où les partis politiques sont muselés et réduits à la simple expression de
leurs comités directeurs, là où l'endoctrinement idéologique est de rigueur et
où il y a refus d'enregistrement des partis comme ce fut le cas de l'UNAR?
Quant à la liberté de presse, les assassinats et les emprisonnements des
journalistes lorsqu'ils ne sont pas contraints à l'exil, sont des faits très
éloquents de ce qui reste des libertés d'information.
Les chantres de la démocratie d'hier ont complètement écarté
la participation du peuple à la direction des affaires politiques: les députés
sont nommés et renvoyés par l'Exécutif, les citoyens ne peuvent pas librement
désigner leurs gouvernants, la liberté de vote est catégoriquement refusée car
le vote ne peut être secret et surtout pas en dehors de l'oeuil vigilant d'un
cadre du FPR (UMUKADA) comme ce fut le cas lors des simulacres d'élections
organisées par le FPR pour les NYUMBAKUMI.
Concernant le droit au travail, sous prétexte de couper la
base de financement de la rébellion, les réfugiés rapatriés par force n'ont pas
été réintégrés dans la fonction publique alors que d'un autre côté le pays crie
au manque de cadres compétents notamment dans l'enseignement et la recherche .
La discrimination actuelle dans l'enseignement, le refus pur et simple aux
enfants hutu d'aller dans certains établissements scolaires ne peuvent être
qualifiés autrement que des crimes intellectuels envers les générations
futures. La tolérance tant chantée par le FPR et qu'il reconnaît être la base
de réconciliation nationale peut-elle encore se concevoir dans cet
environnement ?
Outre à ces violations continues des droits de l'homme, le
FPR a commis depuis 1990 des crimes économiques, des crimes de guerre, des
crimes contre l'humanité et des crimes de génocide. Malgré la mise en place du
Tribunal International Pénal pour le Rwanda (TPIR) pour juger certains de ces
crimes, aucun membre du FPR n'a été traduit devant cette juridiction
internationale, malgré l'abondance de témoignages croisés et confirmés, et de
documents dignes de foi; voir SOS-RWANDA-BURUNDI: Listes des membres du
FPR-Inkotanyi/APR soupçonnés d’avoir prémédité et commis des crimes contre
l'humanité qui sont de la compétence du TPIR, Dossier nº 1, Juin 1998. Dans
l'entre temps, le régime de Kigali exerce une justice intérieure du vainqueur
sur le vaincu.
Parmi les crimes dont le FPR est accusé, certains sont
consignés dans la récente publication de Human Rights Watch et la Fédération
internationale des Ligues des droits de l'homme: Aucun Témoin ne doit survivre,
p.807-853. S'il y avait une justice équitable dans le monde, les crimes y
mentionnés suffiraient déjà pour amener certains dignitaires du FPR sur le banc
des accusés au TPIR.
Le processus de démocratisation entamé en 1990, les
négociations consécutives à la guerre, centrées autour du partage du pouvoir
entre le gouvernement rwandais et le FPR, la loi fondamentale qui en a été le
fruit, toutes ces bases d’une paix durables se trouvent aujourd’hui bafouées
avec un prétexte, ô combien émouvant, d’avoir arrêté le génocide.
Rescapé et victime moi-même de ce crime, je conçois mal
comment celui-ci peut toujours servir de justificatif de tous les drames, de la
mauvaise foi, de l'incompétence et des autres faiblesses flagrantes
enregistrées au bilan actuel du FPR.
Un Pouvoir décevant
Le peuple rwandais a été déçu par le FPR. Celui-ci avait
promis une démocratie qui a vite tourné en dictature. La tradition de
démocratie, qui est à la base de l'abolition de la monarchie et l'instauration
de la République,
est attaqué de l'intérieur par des règlementations incompréhensible, d'un
caractère stalinien, et rongé surtout par le virus destructeur des intérêts bassement
politiques, matériels et partisans.
De toute évidence, le sentiment qui prédomine actuellement
au sein de l’immense majorité silencieuse rwandaise, soumise par la peur et la
crainte de disparition, est que le processus de démocratisation, entamé en 1990
et a accepté comme tel par l'Accord de Paix d’Arusha en août 1993, est vidé de
tout son contenu pour faire place à un système de parti unique, Front
Patriotique Rwandais (FPR). Ce dernier est déguisé sous forme de « FORUM
DES PARTIS » et le régime actuel de Kigali veut le rendre constitutionnel
pour empêcher toute forme d’organisation ou d’expression politique en dehors de
lui.
Il en va de soi que le changement tant souhaité par le
peuple depuis 1990 ne pourra pas être jugulé par des manœuvres égoïstes, sans
hypothéquer dangereusement une fois de plus l’avenir des Rwandais. Ce système
communisant, aujourd’hui révolu, imposé au prix des crimes passés sous silence,
est chargé de lourdes conséquences. Il faut en mesurer les dégâts à long terme,
à moins de convenir de la nécessité de la démocratisation de la vie politique
nationale. Cette voie exige le courage, voire le sacrifice des tenants actuels
du pouvoir, mais en réalité elle constitue le seul remède des maux dont souffre
notre pays.
Les Rwandais veulent se défaire d'un système obscur imposé
par le régime issu lui-même des cendres de la violence et non de l’alternance
pacifique et démocratique. Ils veulent la liberté de s’exprimer, la liberté
d’adhérer à un parti politique de leur choix, la liberté de leurs actes, de
leurs mouvements, de leurs pensées. En d'autres termes, ils veulent les acquis
de la loi fondamentale, en l’occurrence, l’instauration des libertés
démocratiques et le rejet définitif du parti unique, même déguisé ou voilé.
La question fondamentale aujourd'hui n’est pas de savoir, si
oui ou non, il y a eu un génocide au Rwanda, une guerre civile, des
«massacres interethniques » ou une guerre du FPR contre la RDC avec le prétexte d’y
combattre les « génocidaires ». Le peuple rwandais victime de tous
ces maux est en droit d’espérer des lendemains meilleurs, d’attendre des
solutions appropriées à ses multiples souffrances. Il veut s’en sortir
rapidement et dignement.
Dès lors la question fondamentale à l’ordre du jour est de
consolider nos acquis du processus démocratique et de savoir si le
fonctionnement du système politique et institutionnel national, l'organisation
et la conduite des affaires politiques, sociales et économiques, obéissent aux
règles et principes fondamentaux de la gestion démocratique, tant souhaités par
le peuple rwandais, dans le respect des droits et devoirs de chaque citoyen
tels que consacrés par les instruments nationaux et internationaux de
protection des droits de la personne humaine.
Une communauté internationale leurrée
Je considère pour ma part, que tout qui s'est passé au
Rwanda, depuis 1994, n'a pu être réalisé par le régime actuel, sans la
participation, sans la suggestion ou même sans l’ingérence occulte de la
communauté internationale. Celle-ci n’a malheureusement pas eu aucun souci
d’exiger, au moment opportun, des tenant de ce régime ni du fait véritablement
démocratique, ni du fait de rendre compte à la nation rwandaise. Le pays est
dirigé comme un patrimoine personnel du Président de la République qui nomme et
démet les ministres, les députés, les gouverneurs et autres hauts
fonctionnaires de l'Etat, comme bon lui semble. Cet état de choses est
inacceptable. Il faut absolument un changement démocratique et un changement de
méthode de gouvernance.
Il ne faut pas se faire d’illusion : les lobbies des
démocratiques de la communauté internationale, se servent actuellement des
régimes militairement puissants, mais impopulaires, de cette région pour
assurer leurs intérêts dans la région de Grands Lacs. Ces mêmes pays ferment
les yeux quand la démocratie est mise à mal, dénaturée, dévoyée, du fait de
l’intolérance, de l’exclusion, de la terreur et des violations répétées et
délibérées des droits de l'homme.
Ce constat d’indifférence n’est pas seulement le mien. Il
est partagé par les peuples rwandais, congolais, et burundais, qui ne
comprennent pas le sens du soutien de certains pays démocratiques à ces régimes
oligarchiques et autocratiques. Les perspectives démocratiques sont chaque fois
interrompues par les souvenirs des événements sanglants (Rwanda en 1990,
Burundi en 1993 et RDC en 1996 et 1998) et par des intimidations du pouvoir en
place.
Aujourd'hui les pays épris de démocratie, qui soutiennent le
régime rwandais devraient prendre leur responsabilité pour ramener ses
dirigeants dans le droit chemin de respect du processus démocratique, au lieu
de les encourager à poursuivre leur ‘politique néfaste' de « parti
unique», en finançant les élections à caractère plutôt communiste. Sans prise
de position claire de leur part sur la situation actuelle, les citoyens
rwandais resteront sous le joug d'une oligarchie heureuse, assurée de maintenir
au pouvoir en se mettant au service des grandes puissances, au détriment du
peuple rwandais.
Les pressions doivent être faites pour que la dérive
dangereuse qui s’opère actuellement, visant à nous imposer une démocratie
tronquée à travers une constitution taillée su mesure des tenants du pouvoir
actuel, s’arrête. Nul n’ignore que le bricolage démocratique et constitutionnel
ne peut nous conduire qu’à un cumul de frustrations aux conséquences multiples
et futures.
Un pouvoir hégémonique et dictatorial
Comment peut-on comprendre les critiques adressées hier au
MRND, parti unique avant 1990, si on occulte aujourd’hui les critiques qui
devaient être adressées au FPR, parti unique en son genre, à cause de ses
moyens forts et peu démocratiques qu'il utilise contre le peuple en vue de
maintenir au pouvoir.
D’aucuns diront sans ambages que le régime du FPR est pire
que celui du MRND. Je le crois moi aussi et je ne fais que confirmer à très
haute voix ce que beaucoup d’autres Rwandais disent tout bas, car ma déception
est grande. Souvent, je me demande si nous avons consenti, tous sans exception,
tant de sacrifices humains pour vivre d'autres cauchemars: l’intolérance,
l’incohérence, le chaos, les guerres, le pouvoir oligarchiques, la dictature,
l’injustice, l’hypocrisie, la terreur, la traîtrise, l’exclusion et le copinage
politique.
Comme beaucoup de Rwandais, je voie avec consternation
l'apparition d'une monarchie républicaine qui se construit sur des cadavres de
mes concitoyens Hutu et Tutsi, de mes amis, de mes frères et mes voisins, pour
satisfaire les intérêts d'une oligarchie sans autre projet, avant tout, que
celui de détruire tous ceux qui contestent son pouvoir.
Vouloir instaurer un pouvoir hégémonique fort, vouloir
imposer sa vision politique erronée, car dictatoriale, sous un « seul
prétexte d'avoir arrêté le génocide » (et comment!), vouloir surtout le
faire dans le contexte actuel où nous aspirons tous au changement de politique
stalinienne affichée à celui d’une politique démocratique est totalement
inacceptable. Évidemment, si le pouvoir poursuit sa route à sens interdit, il
devra s’attendre un jour à être arrêté par un désaveu populaire.
Un pouvoir peu soucieux de son peuple
La pauvreté, la misère, les maladies, l’angoisse, la peur,
la crainte de disparaître, le sous-développement généralisé ne sont ni une tare
ni une fatalité ou une malédiction de notre peuple. L'expérience des années
1970 et 1980, les années glorieuses de notre prospérité, prouve suffisamment
comment les Rwandais sont travailleurs et ingénieux et peuvent encore se
relever si la paix et la sécurité pouvaient leur être assurées. Bien sûr notre
pays n'a pas les mêmes ressources que ses voisins, mais sa ressource
fondamentale est le génie et travail assidu de son peuple. Pouvons-nous
pacifier ce peuple, le réconcilier à jamais et le protéger contre les
prédateurs qui se battent pour les « places » et qui, toujours,
finissent leur combat dans un bain du sang ?
Oui, je ne voie qu’une seule solution: rendre justice et
rendre le pouvoir à ses « propriétaires » que sont le peuple
rwandais.
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