09 septembre 2007
Interview de Candide OKEKE, Conseillère principale d'Honoré NGBANDA (Apareco)
Candide OKEKE
Conseillère Principale chargée des
Relations Publiques, de la Mobilisation et de la Planification au
sein du
Cabinet du Président National de l’APARECO
Monsieur Honoré NGBANDA
Combat sans répit :
Candide Okeke
"Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !"
En dépit de son substantif
"Alliance", L' Apareco semble prendre la couleur d'un parti politique
qui veut faire cavalier seul dans le combat contre le régime de Kinshasa. Et le
départ d'une des grosses pointures de l'Apareco telles que Paul Kapita ou
Ngongo Luwowo qui se trouve pour l'instant au sénat justifiera-t-il cette
attitude politique fragile? Autrement dit, est-ce que l'Apareco collabore
formellement avec d'autres leaders et partis politiques de l'opposition pour
une vraie conjugaison des synergies afin de lutter ensemble pour la libération
du pays ?
Candide OKEKE : Nous sommes une plate forme politique certes, mais face
au régime d’occupation qui a été instauré en RDC
avec Joseph Kabila comme pièce maîtresse l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO en sigle) mène
avant tout un combat pour la libération de notre pays. Il est impossible de
fonctionner comme un parti politique normal sous un régime dans lequel les
congolais n’ont plus la maîtrise de leurs
institutions, du fait d’une
tutelle étrangère, et qui privilégie la répression comme mode de
fonctionnement. Il va de soi que nous ne pouvons que collaborer avec tous les
congolais qui s’inscrivent
dans cette vision de la situation politique de notre pays.
Et c’est ce que nous avons essayé de faire
depuis la création de notre alliance. Nous avons préservé autant que possible
nos contacts avec différents compatriotes qu’ils soient leaders ou simple membres de partis politiques ou autres
mouvements dit de l’opposition.
Aussi bien au niveau de nos bases qu’au sommet nous sommes toujours restés ouverts à tous ces compatriotes.
Et nous travaillons encore avec ceux qui veulent travailler avec nous avec
toute la fermeté que caractérise notre position.
Monsieur Kapita a le droit comme chacun d’entre nous d’évoluer
dans un cadre qui lui convienne mieux. Si je ne m’abuse, c’est
lui-même qui avait fait la démarche pour se joindre à l’APARECO, personnellement on ne peut pas
lui en vouloir s’il
estime aujourd’hui
nécessaire d’évoluer autrement. Ce qui importe, c’est l’objectif commun de libérer la RDC. Quelque soit le front sur lequel nous nous
trouvons, l’essentiel c’est de continuer le combat contre notre
ennemi commun.
Si vous avez l’impression
que nous faisons cavalier seul c’est peut être parce que, au moment où les autres partis politiques
ainsi que certaines personnalités politiques de l’opposition font des va-et-vient, l’APARECO et son Président national sont restés fermes dans leur position
qui consistait à rester en dehors de tout système ou toute procédure issu des
fameux accords de Sun City. Parce que tout ce qui en a découlé n’a visé qu’à asseoir le processus d’occupation enclenché contre notre pays. Ainsi, il n’a jamais été question que l’APARECO intègre d’une quelconque façon de telles
institutions ni qu’elle
participe aux élections programmées d’avance pour légitimer l’imposture au sommet de l’état congolais.
Par contre, la démarche de Monsieur Ngongo Luwowo auquel vous faîtes
également allusion a été purement personnelle et ne nous engageait évidemment
pas. Je sais qu’à sa
demande personnelle, le comité national lui a donné sa liberté de s’engager dans le processus électoral à
titre strictement personnel. Et il l’a d’ailleurs fait au nom de sa formation
politique de base qu’est le
MPR. Lui-même avait d’ailleurs
clairement fait cette déclaration lors de son arrivée à Kinshasa par le Beach
Ngobila en provenance de Brazzaville.
L’APARECO a gardé contre vents et marées
une attitude ferme face au régime de Joseph Kabila, il n’y aura jamais ni coopération, ni
collaboration entre nous et ce gouvernement d’occupation. Cela n’a pas
été le cas hier, il n’en est
pas question aujourd’hui, et
il n’en sera pas question demain non plus. Et
toutes les tentatives de rapprochement avec le Président national de l’APARECO, initiées par eux ou leurs
alliés, évidemment avec leurs arguments habituels de corruption, ont été toutes
soldées par un échec.
Vous voulez dire que l’APARECO ou son leader ont déjà été
approchés par le régime actuel ?
Candide OKEKE : Cela vous surprend, n’est ce pas ? Pendant que certains congolais s’évertuent à dénigrer l’APARECO ou son leader, croyant plaire
ainsi à Monsieur Kabila ou être rétribué par lui pour leurs actes de « bravoure
», lui, multipliait plutôt les tentatives tantôt de rapprochement tantôt de
neutralisation de l’APARECO.
C’est vous dire le ridicule de ce régime
ainsi que des marionnettes congolais naïfs qui continuent à se laisser
manipuler. La seule chose qu’on nous
reproche en fin de compte c’est le
fait que nous refusions de « collaborer » avec eux et que nous participions un
peu trop activement et surtout efficacement au travail d’éveil des congolais, et même de la Communauté
Internationale. On nous reproche de dénoncer trop fort l’imposture et le danger que constitue la
présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC ! Aujourd’hui l’argument utilisé souvent contre le leader de l’APARECO, selon lequel ce qui rappelle le
régime de Mobutu devait en quelque sorte être banni n’a plus son sens, parce qu’aujourd’hui, ceux qui condamnaient «le mobutisme», un concept flou d’ailleurs, se retrouvent selon les
critères fixés par eux-mêmes, plus «Mobutistes» que Mobutu lui-même.
Vous condamnez donc sans appel tous les
congolais qui collaborent avec l’ennemi
au pays ?
Candide OKEKE : Nous considérons que sous un régime d’occupation il faut résister par tous les
moyens et avec tous les nôtres qui le veulent bien, et ne pas coopérer avec l’ennemi. Il y a évidemment une différence
avec certains de nos compatriotes qui ont infiltré sciemment ce système pour
rendre la résistance plus efficace .Ceux-là qui travaillent avec nous , le
moment venu nous les ferons connaître pour éclairer le peuple congolais. Quant
aux autres congolais qui continuent à travailler avec Joseph Kabila, ses alliés
rwando-ougandais et les lobbies occidentaux qui ne jurent que par la
balkanisation et le pillage de la
RDC, il leur appartient de définir ce qu’ils font aux côtés de nos ennemis et
quelle efficacité aura été une telle présence dans le combat de libération de
notre pays et dans l’amélioration
du quotidien du peuple congolais. Je les invite à y réfléchir sérieusement dès
maintenant car demain le peuple congolais, première victime de cette abominable
tragédie leur demandera des comptes.
"Au signal, levons-nous",
"signes de temps" et tant bien d'autres slogans de l'Apareco sont-ils
des mots creux pour créer théoriquement de l'espoir dans les têtes du peuple
congolais (qui, d'ailleurs, en a déjà marre de "révélations" et des
discours politiques) ou bien cet un ensemble des stratégies pour tenter de créer
une psychose dans le camp du pouvoir ?
Candide OKEKE : L’élite congolaise sera toujours aussi surprenante ! Comment voulez-vous qu’un leader qui mène un grand combat de libération comme le nôtre dévoile sur la place publique toute sa stratégie contre l’ennemi en vous livrant les méthodes et les dates des actions qu’il entend mener ? Le prendriez-vous au sérieux s’il le faisait ? Tout ce que l’APARECO fait aujourd’hui en public et en secret n’a qu’un seul objectif : la libération de la République Démocratique du Congo afin que Justice soit rendue au peuple congolais qui vit depuis une décennie l’une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’Humanité. Tous nos messages appuient ce que nous mettons en place pour atteindre cet objectif de Libération.
Notre action s’inscrit
donc dans un calendrier précis et nous savons que ce calendrier intéresse nos
ennemis au plus haut point. Mais nos compatriotes doivent comprendre que le
contexte dans lequel nous menons tous notre combat nous incite à rester discret
sur certains aspects de celui-ci. Nous comprenons cependant leur impatience
mais nous leur demandons de rester simplement mobilisés et prêts à répondre au
signal qui sera donné bientôt et qui sonnera la phase finale de libération de la RDC. Nos messages ne
visent pas à créer simplement de l’espoir, nous orientons le peuple congolais pour qu’avec nous il puisse s’impliquer dans ce processus inéluctable.
L’APARECO agit en fonction des paramètres
dont il dispose. Et nous ne pouvons évidemment pas tout révéler pour le plaisir
au risque de mettre en péril tout ce que nous avons amorcé. Mais le peuple
congolais qui a donné sa confiance au Président de l’APARECO peut juger de la constance de
son combat, de la véracité de tout ce qu’il a pu révélé et qui n’a JAMAIS été contredit notamment dans son livre « Crimes Organisés »
devenu au contraire une référence pour ceux qui veulent comprendre ce qui se
passe dans la région des Grands Lacs. L’APARECO œuvre pour la
Libération de la
RDC et nous mènerons ce combat jusqu’au bout.
Quant à la psychose dans laquelle se trouve effectivement le régime de Kabila à
notre égard , elle n’est pas
dû à nos quelques slogans mais bien à un travail de fond qui fait que même eux
reconnaissent en nous une réelle menace pour le régime d’occupation qu’ils incarnent. Leur psychose se justifie
par la force que représente notre mouvement, et le professionnalisme reconnu
aussi bien à l’extérieur
du pays qu’à l’intérieur, du Président de l’APARECO. Bien plus, les occupants au pouvoir à Kinshasa savent très
bien que le socle sur lequel repose leur pouvoir volera bientôt en éclat parce
que le travail de tous les patriotes congolais et la détermination dont ils
continuent à faire preuve les enverra bientôt aux oubliettes de l’histoire.
Ils ne peuvent qu’avoir
peur parce qu’ils savent ce qu’ils font au peuple congolais, et ils
sont conscients que le temps ne joue pas pour eux, et que les mensonges qui
tapissent leur pouvoir sont désormais mis à nu. Aujourd’hui, l’imposture et la fausse identité de celui qui se fait appeler Joseph
Kabila sont maintenant connues de tous les congolais, le temps et ses actes ont
mis en relief ses liens privilégiés avec le Rwanda et Paul Kagamé en
particulier, dont il sert clairement les intérêts en sabotant notamment notre
armée. Les congolais ont également compris aujourd’hui la manière dont le système Kabila
participe activement au bradage de nos ressources et au dépècement et à la
balkanisation de notre pays .On ne peut pas rêver pire président !
Malheureusement c’est ce
dont les congolais ont hérité grâce à la série de mensonge qui ont amené les
Kabila au pouvoir.
La répression dont notre population fait l’objet actuellement ne fait que confirmer
l’imposture de ce régime qui en est réduit
à utiliser la force comme seul moyen de se maintenir, car aucun argument ne le
fera jamais accepter aux yeux des congolais qui sont attachés à leur
souveraineté et qui ne sont pas prêts d’oublier le martyr que les régimes de Kagamé et Museveni ont fait vivre
à des millions de leurs compatriotes, particulièrement à l’Est de notre pays. Le régime de Kabila n’a pas besoin de nos slogans pour avoir
peur il se fait peur lui-même rien qu’en se regardant.
Il n'est plus un secret pour personne
que le régime de Kinshasa a fait montre de l'incompétence bien que jouissant
d'une "légitimité" acquise a l'issue de ce que maints observateurs
avertis avaient qualifié de "mascarade électorale". Emprisonnement,
arrestations arbitraires, assignations, assassinats, bref le non-respect des
droits fondamentaux est devenu monnaie courante au pays sans que la communauté
internationale n'en dise mot!!! Sur le front diplomatique, qu'envisage
l'Apareco a ce propos ?
Candide OKEKE : Pour mieux appréhender ce qu’il y a lieu de faire sur le plan diplomatique il faut d’abord comprendre que ce n’est pas toute la Communauté Internationale qui a cautionné sciemment, la funeste aventure de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo avec ses conséquences désastreuses. Il y a eu beaucoup de mensonges au sein même de cette Communauté Internationale et des positions difficiles à renier suite à des engagements collectifs déjà pris, entre autres raisons. Tous les acteurs de la Communauté Internationale ne disposaient pas des véritables informations sur la RDC en même temps. Une partie de notre travail consiste encore aujourd’hui à éclairer certains membres de cette même Communauté Internationale sur les véritables dessous de ce qui s’est tramé contre la RDC par différents lobbies trop préoccupés par les richesses de notre pays et qui ont entraîné la Communauté Internationale dans une politique dangereuse concernant la RDC. Leur position actuelle aura plus contribué à semer les germes de la haine dans la région des Grands Lacs parce que par exemple ils ont réussi à adopter une attitude qui exonère le Rwanda de tout respect de la vie humaine en RDC.
Le génocide rwandais ne peut pas donner le droit à ses victimes quelles qu’elles soient de ne plus respecter les
règles qui grandissent notre humanité. Comment la communauté internationale
espère –t-elle faire oublier la barbarie
rwandaise du régime de Paul Kagamé qu’elle continue à cautionner comme si on avait tout d’un coup trouver normal par on ne sait
quel processus d’accorder
un permis de tuer à cet homme qui opère comme un véritable criminel voir un
malade mental dans toute cette région. Le travail que nous faisons avec l’aide de nombreux congolais est néanmoins
en train de porter ses fruits car il y a par exemple aujourd’hui des parlementaires occidentaux qui
se demandent si leurs ambassades ou même leur gouvernement leur ont transmis
fidèlement les véritables données de ce qui se passait en RDC. Nombreux parmi
eux commencent à prendre conscience de la fuite en avant que représente la
volonté d’imposer, à la tête de notre Etat grâce à
toute une série de mensonges connus de tous aujourd’hui, quelqu’un qui ne sera jamais accepté et qui est
devenu une source principale d’instabilité. Certes d’autres
espèrent encore mettre le peuple congolais devant le fait accompli d’une balkanisation de la RDC mais parmi eux personne n’est sûr de l’évolution des choses dans cette région
des Grands Lacs qui ressemblent de plus en plus à un volcan avant son éruption
ou à une véritable poudrière. La
Communauté Internationale est empêtrée dans des conflits d’intérêts qui paralysent encore en partie
sa prise de décisions courageuses et véritablement adéquates au sujet de la RDC. Mais l’APARECO a pris acte de ces limites et le
message que nous essayons de faire passer auprès de nos différents interlocuteurs
aujourd’hui est que ce qui va déterminer nos
actions et celles du peuple congolais dans les jours à venir ce ne sont pas les
versions erronées ou édulcorées de la tragédie congolaise que l’on sert à l’opinion publique internationale par une
presse internationale qui semble avoir perdu de son indépendance. Parce que c’est le peuple congolais qui a payé
chaque jour toutes ces erreurs et ces tâtonnements, parce que c’est notre peuple qui subit chaque jour
comme vous l’avait rappelé, les exactions, la répression,
les intimidations, les arrestations, les assassinats etc.…, nous n’avons donc pas à attendre que des personnes qui sont en sécurité chez
elles avec leurs familles à l’abris
viennent nous dire à quel moment nous devrons mettre un terme à cette tragédie,
ni à quel moment nous devrions voler au secours de nos compatriotes notamment
ceux de l’EST. Le peuple congolais doit prendre
ses décisions à ce niveau en fonction de ses propres réalités et non en
fonction de l’hypocrisie de la Communauté Internationale.
Autrement dit, nous ne ménageons pas nos efforts, comme de nombreux congolais
pour que la
Communauté Internationale tiennent enfin compte de la
véritable volonté du peuple congolais.
Nous avons même pour cela lancé une pétition avec l’Association Mémoire de Victimes pour
réclamer à l’ONU un Tribunal Pénal International pour la République
Démocratique du Congo afin de mettre réellement un terme à l’impunité chronique dont jouissent
aujourd’hui les bourreaux de notre population.
Mais nous disons aussi que le peuple congolais n’a pas à se concerter pendant cent ans avec les membres de la Communauté Internationale
avant de s’assumer ni à lui demander sa permission
pour cela.
Tôt ou tard les congolais mettront eux-mêmes un terme à la fuite en avant que
représente l’attitude de la Communauté Internationale en RDC parce que c’est le
peuple congolais qui est le véritable détenteur du pouvoir dans ce pays et qu’il est hors de question que nous
continuions à assister passivement à la mort odieuse et programmée de notre
population et de notre Etat.
Quelle est la réaction de
l'Apareco à l'égard de Félix tshisekedi qui avait récemment soutenu que le
débat autour de l'identité de Joseph Kabila n'était pas essentiel et qu'il
faudra plutôt poser le problème en terme de son incompétence à diriger le
pays ???
Candide OKEKE : Nous pensons au contraire que ce débat est essentiel et pas
seulement parce que la majorité de nos compatriotes y attachent de l’importance et que le principe de la
démocratie impliquerait, justement que les leaders politiques s’activent pour que notre peuple trouve la
réponse à ses questions sur quelqu’un qui engage notre nation toute entière. Ce débat est essentiel parce
qu’il touche le chef de l’Etat et qu’une imposture à ce niveau est un fait gravissime. Un chef de l’Etat incarne toute la nation, en outre,
il est le garant de l’intégrité
et de la souveraineté nationales. C’est pourquoi, dans tous les pays du monde, la constitution prévoit des
conditions draconiennes sur la nationalité de celui qui sollicite ce poste de
magistrat suprême !
Et la même loi congolaise exige que pour accéder à la magistrature suprême, il
faut être de père et de mère congolais. Cette loi n’a pas était votée pour les chiens mais
pour tous les congolais sans exception. Si nous avons des autorités qui
commencent à choisir parmi nos lois celles qu’ils acceptent de respecter ou pas dites moi quelle société peut-on
arriver à construire sur une telle base. De plus le cas de Joseph Kabila est un
exemple concret des risques que nous encourons si nous n’étions pas rigoureux à ce niveau, notre
pays est aujourd’hui en
train d’être balkanisé, particulièrement grâce à
un chef de l’Etat qui n’est pas congolais et qui travaille pour nos ennemis.
Une autorité qui s’exonère
du principe de respect de nos lois ne vient pas pour construire notre société
mais pour la détruire puisqu’il se
donne déjà le droit d’en
bafouer les fondements. J’ai du
mal à croire qu’un
cadre de l’UDPS ait pu tenir de tels propos.
Le peuple congolais se
sent abandonné! A quand sa libération car il n’attend
qu'une bouée de sauvetage?
Candide Okeke: A ceux-là je leur poserai plusieurs questions, celles de
savoir d’abord d’après eux, à qui revient en premier lieu le devoir de préserver l’avenir de leurs enfants et leur bien
être sinon à eux-mêmes. Ils sont donc sensés être les premiers à se battre pour
le respect de leurs libertés fondamentales et pour cette terre congolaise qui
est l’héritage qu’ils sont sensés transmettre à leur tour
à leurs propres enfants.
L’autre question est de savoir s’ils sont prêts à se battre pour
préserver ce qui revient de droit à leurs enfants? Et jusqu’à quel point sont-ils prêts à se battre,
pour cela et pour que plus personne ne mette impunément en péril leur propre
vie et celle de leurs progénitures? Autrement dit, s’ils se sentent abandonnés, c’est peut être parce qu’ils se sont déjà eux mêmes abandonnés.
Et pire, après s’être
abandonnés eux-mêmes, ils sont en train d’abandonner leurs enfants à la merci d’une tyrannie.
Il n’y a qu’un mort qui ne réagit plus quelque soit ce qui peut lui arriver. On
peut le voler, le frapper et le malmener, il ne réagira pas. Et c’est normal car il est déjà mort. Mais
les congolais qui pleurent aujourd’hui ou se lamentent d’être
abandonné sont vivants, ils sont 60 millions avec autant de bras, de jambes et
de têtes pour être suffisamment déterminé et agir. Ils sont violés, pillés,
arrêtés, frappés, affamés, humiliés. Qu’ils se comportent enfin comme des êtres vivants ! Qu’ils réagissent ! Pas seulement en
pleurant, en criant ou en se lamentant, car ça n’apporte pas de solutions même si c’est naturel. Qu’ils s’arment de courage et qu’ils décident de mourir l’arme à la main s’il le faut pour que ceux qui survivront
puissent enfin avoir une chance de vivre autre chose qu’une inéluctable descente aux enfers. C’est ce que font les êtres vivants, ils
réagissent. Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette
humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le
voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre
que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à
travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de
sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !
L’APARECO
leur tend la main à tous pour libérer ce pays pas comme des spectateurs mais
comme des acteurs parce que face à ce que nous subissons aujourd’hui, chaque congolais a quelque chose à
défendre.
"La RDC
est en guerre il n’y a que
les congolais qui ne le savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes armes."
Votre mot de la fin... Nous
ne sommes pas sensés être en guerre et pourtant les congolais continuent à
tomber comme des mouches. En réalité la guerre que l’on nous a mené ne s’est jamais arrêtée. Nous n’avons pas d’autres choix pour nous en sortir que
celui d’identifier nos vrais ennemis et de leur
mener impitoyablement la guerre à notre tour, en nous préservant de leur parole
mensongère parce qu’à
chaque fois qu’ils
nous parle de paix ils affûtent les armes avec lesquels ils continuent à
décimer notre population. Les faits parlent d’eux-mêmes. La RDC
est en guerre il n’y a que
les congolais qui ne le savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes
armes. Chaque congolais doit désormais s’y engager. Et L’APARECO
ne se défilera pas.
Candide Okeke : J’invite
chaque congolais à réaliser enfin le drame que traverse notre pays avec tous
les territoires qui nous ont déjà été arrachés et la détresse de nos
compatriotes. Ne soyons plus les artisans de la destruction de cette nation en
ne respectant pas le principe de solidarité qui est inhérent à notre unité.
Lorsque autant de congolais sont de plus en plus menacés, même les plus naïfs d’entre nous doivent pouvoir comprendre
que demain viendra peut être leur tour ou celui de leurs proche. L’instabilité et l’insécurité qui prévalait hier dans le
Kivu est en train de s’étendre
sur toute la RDC.
Grégoire WATUPA
Congo Horizons, Mardi 04 septembre 2007
www.congohorizons.co.uk
Commentaires
encouragement
Sslut candide.Je tiens à te féliciter et à t'encourager pour les demarches que vous entreprenniez pour nous aider peuple congolais à ouvrir les yeux et savoir mener la résistence contre ce gouvernement de manipulateur et d'assoiffer d'argent qui ne cèsse de vendre le pays en petit morceau. Je m'engage à mener le combat avec vous pour qu'un jour notre pays le congo rétrouve la paix et J'envisage d'integrer l'apareco pour ces idées nationaliste
encouragement
Sslut candide.Je tiens à te féliciter et à t'encourager pour les demarches que vous entreprenniez pour nous aider peuple congolais à ouvrir les yeux et savoir mener la résistence contre ce gouvernement de manipulateur et d'assoiffer d'argent qui ne cèsse de vendre le pays en petit morceau. Je m'engage à mener le combat avec vous pour qu'un jour notre pays le congo rétrouve la paix et J'envisage d'integrer l'apareco pour ces idées nationaliste
encouragement
Sslut candide.Je tiens à te féliciter et à t'encourager pour les demarches que vous entreprenniez pour nous aider peuple congolais à ouvrir les yeux et savoir mener la résistence contre ce gouvernement de manipulateur et d'assoiffer d'argent qui ne cèsse de vendre le pays en petit morceau. Je m'engage à mener le combat avec vous pour qu'un jour notre pays le congo rétrouve la paix et J'envisage d'integrer l'apareco pour ces idées nationaliste
Reveillons nous
Courage Candide .C'est triste de voir que les congolais en dépit de tout ce qu'ils ont amassé comme souffrance, ne sont pas encore en mesure de comprendre la manière dont les choses devraient réellement se faire. Nous n'avons tiré aucun enseignement de tout ce que nous avons connu comme déboire depuis que le Congo est devenu un Etat indépendant. La politique, cet art noble, est devenu dans mon pays le Congo, une source sûr de revenus pour cette foule d'audacieux qui la déshonore. Je donne ici mon opinion en ce qui concerne le vagabondage politique de ces laquais qui n'ont qu'une idée en tête, je cite: consacrer leur vie à l'acquisition de richesses matériels. Ces hommes d'Etat médiocres qui nous pourissent la vie et qui réduisent la potentialité de survie de notre société. Et par ailleurs ce qui me choque par dessus tout, c'est de voir que les congolais, pauvres d'esprit que nous sommes, passons du temps et du temps à regretter les agissements et les pratiques scandaleuses de ces hommes sans foi ni loi, ignorant que ces zuaves ne sont rien d'autre que des animaux à visage d'hommes. Des hommes inconscients et insouciants qui ne sont que des champions hors catégorie dans l'art de se servir. Ce ne sont que des ennemis de la nation et du peuple qui ne regardent que ce qui est à leurs pieds, qui n'ont ni souvenirs ni projets, ni regrets ni espoirs et qui, comme des bêtes , se bornent, sans réfléchir, à vivre dans l'instant présent. Ce sont des hommes pervers qui ne connaissent la justice que pour la violer et les lois pour les éluder. Ne nous arrêtons donc pas à condamner ces vicieux car ils le sont malgré eux. Nous avons tous vécu dans une société où le système politique était: "la corruption à grande echelle (la desordocratie)". Nous étions tous contaminés par cette sociopathologie qui a fait du congolais, un être déshumanisé, sans conscience bref une pâte à modeler.(...) Aujourd'hui ce qui à faire c'est de nous imprégner de l'idée de la révolution car à mon humble avis, le salut de la nation dépend de notre courage et notre violence à dire "non" à toute forme de distraction, de complot et de mensonge et aussi de notre resistance continuelle à ces hommes malintentionnés qui conduit le bateau sans boussole. La révolution est,à mon avis, le seul antidote contre cette tyranie et ce complot internationnal contre notre pays.
En fait j'ai beaucoup d'admiration et du respect pour Mr Ngbanda. Un homme repenti, doté d'un heroïsme intellectuel et qui se bat avec acharnement contre ces ennemis de la nation et ces assassins de la république. C'est un homme épris de liberté, de vérité et de justice. Il mérite notre soutien et notre attention. Efforçons nous à nous mettre d'accord sur des sujets qui nous divisent bêtement afin de nous unir pour faire échouer les projets maléfiques de nos ennemis.Je suis l'un de ces hommes éclairés qui pensent que, dans un pays, la situation des hommes ne dépend en définitive que d'eux même: leur liberté, de même que leur servitude, est leur oeuvre. Arrêtons s'il vous plaît d'être soupçonneux et naïvement intolérants envers ce vrai repenti qui est sorti des ténèbres de l'obscurantisme et qui a pris conscience de son appartenance à une nation et entend bien jouer à fond le rôle qui lui est dévolu. Mieux que quiconque, monsieur Ngbanda a osé dire non à la bêtise humaine, au conformisme, à l'aliénation, au laisser faire laisser aller et à la peur.
Ne nous laissons plus envouter par des belles paroles, des promesses qu'on vous fait par ces hommes pervers, remplis de toute espèce de malices en complicité avec tous les medias de ce monde pour nous endormir.
Reveillons-nous et refusons d'obéir à ces méchants
qui n'ont qu'un projet: asphyxier les congolais. Soyons donc vigilants.
Monsieur Honoré Ngbanda est aujourd'hui l'un de ces porteurs de torches qui éclairent les routes de l'avenir. Mettons nous derrière cet homme et derrière ses idées si nous voulons vivre dans une société aux couleurs de la paix et de l'harmonie.
Aux congolais mefiants, je leur dirai ceci: Les hommes ne sont pas ce qu'ils ont été, mais ce qu'ils sont devenus.
Mieux vaut un frère repenti qu'un ennemi méchant et malintentionné ou un frère traitre.
A Mr Ngbanda je lui dirai ceci: trouvez la joie dans cette lutte et dans la souffrance qu'elle exige et à tout instant cherchez à élargir votre conscience au dessus de tout.
Pitié pour notre nation où l'élite est rendu muete par l'argent,tandis que les hommes éclairés sont encore au berceau.
Il y a du pain sur la planche.
Votre serviteur Yala Singa
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