Rechercher sur AfrikBlog

Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

30 septembre 2007

Manifestations des Patriotes Congolais aux Etats-Unis

Manif_New_York_2007_09_27_4Les amis de la RDC ont manifesté à New York

L'Hôtel de ville de New York n'avait accordé de permis que pour 50 manifestants mais les Patriotes Congolais sont venus par centaines.

Ils représentaient la plus importante communauté africaine présente aux Nations Unies pour dire :

NON à Joseph Kabila, à la guerre à l'Est du pays, au pillage, à l'injustice, etc !

Une démonstration de l'unité et de la forte capacité de mobilisation des Congolais des États-Unis et du Canada.

Bravo aux Patriotes Congolais d'Amérique du Nord pour leur mobilisation !

Manif_New_York_2007_09_27

Manif_New_York_2007_09_27_2

Manif_New_York_2007_09_27_3

Manif_New_York_2007_09_27_4

Manif_New_York_2007_09_27_5

Manif_New_York_2007_09_27_6

Manif_New_York_2007_09_27_7

Manif_New_York_2007_09_27_8

Posté par CDF Afrique à 22:45 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Vive la Résistance Congolaise de Bruxelles !

kabila_milicienACTE 1  : Kabila à Bruxelles

Annonce de l'arrivée du génocidaire rwandais déguisé en chef de l'Etat congolais, Tipo Tipo Kanambé Alias Joseph Kabila

Manif_Bxl_2ACTE 2 : La Diaspora se mobilise !

ACTE 3   : Affaire Serge Maheshe

Pour faire bonne figure auprès des journalistes, des médias et de la presse internationale   le génocidaire rwandais Tipo Tipo Kanambe Alias Joseph Kabila fait semblant de trouver une issue favorable à l'arrestation arbitraire et à une condamnation à mort scandaleuse des infortunés amis de Serge Maheshe journaliste de radio Okapi assassiné récemment par la police congolaise.

Ngbanda_5ACTE 4  : Honoré Ngbanda met Joseph Kabila dos au mur !

Rétrospective : jeudi 13 septembre vers 9h45 sur Africa n°1 : Honoré NGBANDA  met à nouveau à nu  la complicité de Tipo Tipo Kanambé alias Joseph Kabila  avec Nkundabattoire et L'autre génocidaire des grands lacs Paul Kagamé,  il attire l'attention des congolais sur la  couardise de ce prétendu président qui ne s'est toujours pas rendu à l'Est alors que des congolais vivent une situation de détresse sans précédent , Tipo Tipo  KANAMBE alias Joseph Kabila improvise donc une semaine après une visite à l'Est de la RDC le jeudi 20 septembre 2007. Cela faisait des mois qu'il avait promis à la population qu'il y installerait son «QG», C'est probablement ce qu'il a fait à travers son complice Nkundabattoire.

Un QG d'assassins : 38000 morts par mois et des milliers de viols !

La liberté de la presse n'existant plus en RDC : Aucune presse indépendante ne pourra attester que ceux qui l'ont accueilli ce jeudi 20 septembre  étaient bien des congolais et non les rwandais infiltrés massivement par Nkundabbatoire après avoir massacrés des congolais (Triste pratique récurrente à l'Est de la RDC sous le regard complice de la MONUC)

ACTE 5 : Deuil national !

Mobilisation et appel à un deuil national de 3 jours à Bruxelles pour l'accueil du génocidaire rwandais déguisé en chef de l'état congolais.

Manif_BxlACTE 6 : Mobilisation générale !

Mobilisation de la diaspora tout azimut : Tipo Tipo Kanambé retarde son voyage feignant de s'intéresser aux malheurs des congolais à l'Est alors que c'est lui qui avait imposé des négociations avec le criminel Nkundabatoire sous la médiation du Rwanda du régime terroriste de Kagamé l'autre génocidaire des grands Lacs! Et pour aider son poulain, Tipo Tipo, en détournant l'attention de l'opinion,  Kagamé fait mine d'arrêter le porte parole de Nkundabattoire dont la nationalité belge permettra de mettre la Belgique dans l'embarras. Mais la mobilisation de la diaspora ne fléchit pas !

ACTE 7  : Tentative de corruption !

Evariste BOSHAB contacte l'APARECO,  il est envoyé par Joseph Kabila pour tenter (mais en vain) un énième rapprochement entre ce dernier et Honoré NGBANDA en tentant d'organiser une rencontre entre l'imposteur et le fils du pays . Celle-ci  lui permettrait par la même occasion de négocier sa venue en occident auprès de la résistance congolaise dont la mobilisation suscite des craintes pour son voyage.

Peine perdue !

ACTE 8

Les congolais assiègent  la ville de Bruxelles. Ils attendent l'imposteur: le fameux "Général-Major" qui ne sait livrer bataille qu'aux civils congolais. Les patriotes s'apprêtent ...Vive la Résistance !

Kabila_le_fuyardACTE 9 : Corruption

Le PPRD paie quelques congolais pour aller accueillir  Joseph Kabila à l'aéroport et lui chanter le "djalelo", les plus cupides et les  affamés sans conscience se précipitent. L'argent coule à flot ...

Manif_Bxl_3ACTE 10

Voyage de Joseph Kabila à Bruxelles : Tout était "petit"....Monsieur le "Président" avait peur de "son" peuple. Un petit voyage, dans un pays divisé, pour rencontrer à la va-vite des ministres démissionnaires, arrivé dans un petit aéroport, avec un petit comité d'accueil, un petit tapis rouge, pour un petit séjour écourté, un petit déjeuner expéditif, pour un "président" prétendu démocratiquement élu grâce à des élections truquées et qui ne peut qu'avoir peur d'un peuple en colère maintenant que celui ci a compris la supercherie de son imposture ...

Accueil digne d'un imposteur, président aux diplômes imaginaires!

© RDCONGOLIBRE

Posté par CDF Afrique à 23:33 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kabila à New-York : les Patriotes s'expriment

CHERS PATRIOTES CONGOLAIS DES ÉTATS-UNIS ET DU CANADA,

À  L'INSTAR DE NOS SOEURS ET FRÈRES RÉSIDANT EN EUROPE,
NOUS VOUS CONVIONS À LA

MANIFESTATION DE PROTESTATION

CONTRE JOSEPH KANAMBÉ

CE JEUDI 27 SEPTEMBRE 2007

À NEW-YORK.

kabila_10

VEUILLEZ VOUS MUNIR DE SIFFLETS, CALICOTS ET AUTRES BANDEROLES EXPRIMANT VOTRE MÉCONTENTEMENT FACE A LA MASCARADE QUE SUBIT NOTRE PEUPLE À LA SATISFACTION DE SES BOURREAUX.
Siege_ONU

RENCONTRONS-NOUS DONC CE
JEUDI 27 SEPTEMBRE 2007
À  PARTIR DE 9 HEURES
DEVANT LE SIÈGE DE L'ONU
SITUÉ SUR LA
1ère AVENUE À MANHATTAN.


POUR LE COMITÉ :

APARECO-USA, UDPS-USA, MLC-USA, CONGO-COALLITION, DEBOUT CONGOLAIS, TOUT SAUF KABILA, BANA LIPOPO, APARECO-NEW-YORK,

M.G.K.

SI DIEU EST AVEC NOUS, QUI SERA CONTRE NOUS ?
BANA CONGO-RDC YA USA PE CANADA


BOYA TO SANGANA ELONGO LOKOLA BANDEKO NA BISO YA POTO BAWUTI KOSALA NA MIKOLO OYO ELEKI, TO KUTANA NA ENGOMBA YA NEW-YORK PO NA KOLOBELA MAMA NA LIKAMBO OYO EZALI KOLEKA NA MBOKA NA BISO.

TOZUA BA SIFLETS, MPE TOKOMA MAKOMI OYO EZALI KOLAKISA ETE TOZALI KOSEPELA TE NA MAKAMA BA NDEKO NA BISO NA MBOKA BAZALI KO VIVRE.

TOKOKUTANA BONGO MOKOLO YA MINEYI 27 SEPTEMBRE 2007, LIBOSO NA NDAKO MENEN YA NATIONS-UNIES NA 1ERE RUE NA NEW-YORK MANHATTAN NA NGONGA YA 9 HEURES YA TONGO.

KOBUKANA TE, KIDIBA KOLO, OYO EKOMI TANGO YA ACTION, TOBOYI MAKELELE YA BA MATANGA TO MAKOMI KAKA NA INTERNET
TELEMA MWANA CONGO-KINSHASA

NA KOMBO YA:
 APARECO-USA, UDPS-USA, MLC-USA, CONGO-COALLITION, DEBOUT CONGOLAIS, TOUT SAUF KABILA, BANA LIPOPO, APARECO-NEW-YORK,
M.G.K.

SOKI NZAMBE AZALI NA BISO NANI AKOTELEMELA BISO

Posté par CDF Afrique à 22:24 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Est de notre pays : Enjeux d'une guerre !

Ka_Mana© Kä Mana | Le Potentiel |  21 Septembre 2007

Depuis 1960, l'Est de notre pays a toujours été une zone de fortes turbulences et de conflagrations meurtrières face auxquelles nous n'avons pas jusqu'ici trouvé les voies d'une sécurité profonde et d'une paix bâtie sur un socle sûr.

D'année en année, les troubles sociaux, les guerres civiles et les invasions étrangères qui se succèdent dans cette région et y accumulent des malheurs et des tragédies, imposent aux populations le sentiment d'une maudite fatalité contre laquelle, ni elles ni notre gouvernement, ne peuvent rien.

L'Est, un symbole intérieur de notre liberté

Dès les premiers mois de notre indépendance, le désordre politique et la guerre civile qu'il engendra poussèrent les nationalistes lumumbistes à se replier à l'Est pour s'organiser et préparer la reconquête du pouvoir après l'assassinat de Patrice Emery Lumumba. Un bastion de résistance à la logique néo-colonialiste vit le jour là-bas. Dans son projet comme dans sa philosophie, ce bastion fut très différent des ambitions sécessionnistes du Katanga, sous l'égide de Moïse Tshombe, ou du Sud Kasaï, sous l'égide d'Albert Kalonji. Nous savons aujourd'hui que les sécessions katangaise et kasaïenne relevaient de la même logique néo-coloniale que celle incarnée par Joseph Kasa-Vubu et Joseph-Désiré Mobutu à Kinshasa, dont le gouvernement centrale ne fut qu'un jeu de marionnettes entre les mains des puissances d'Occident.

En revanche, l'Est, avec Antoine Gizenga et les lumumbistes de tous bords, représentait la possibilité d'une politique de liberté et d'autonomie réelles, contre toutes les manoeuvres de la Belgique et des Etats-Unis qui voulaient vider notre indépendance de toute sa substance et de toute sa signification en tant que prise en charge du destin du Congo par les Congolais.

Dans l'imaginaire de toutes les forces sociales qui refusaient une fausse indépendance, cette région représentait en ces temps-là ce que nous avions de « feu sacré » pour construire un avenir de peuple libéré du joug de l'humiliation, déterminé à reprendre les rênes de l'initiative historique et décidé de vivre la nouvelle époque qui s'ouvrait sous les auspices d'une volonté de renouveau et de changement en profondeur.

Par rapport au Katanga qui symbolisait en ces temps-là la trahison de l'unité nationale et l'esprit de soumission égoïste aux aventuriers néocoloniaux ; par rapport au Sud Kasaï qui représentait le désir futile et quelque peu comique d'un repli sur soi pour mieux obéir à la voracité d'une mafia internationale intéressée par les « diamants de la MIBA » ; par rapport à toutes les autres régions du pays dont les populations ne saisirent pas alors les enjeux idéologiques et matériels de la place de notre nation dans l'ordre international en pleine guerre froide, l'Est sut incarner la grande espérance d'un Congo uni et prospère dans son indépendance.

Même lorsque la « pacification » néocoloniale mobutiste parvint à installer son ordre au Katanga et au Kasaï, comme plus tard dans le Bandundu où Pierre Mulele avait su organiser une infructueuse guerre de libération, c'est à l'Est que le petit reste de nationalistes convaincus continua à tenir, dans un petit maquis dirigé par Laurent Désiré Kabila, la flamme de notre foi en l'avenir. N'oublions pas cette dimension symbolique de cette région meurtrie dès les premières heures de notre indépendance : à l'Est s'est joué le destin de notre liberté et ce destin se joue encore aujourd'hui dans les nouveaux orages et les nouvelles tempêtes de l'histoire.

Cela est d'autant plus vrai que c'est dans cette région qu'une autre symbolique nationale s'est nouée pour la consolidation de notre indépendance. Je parle de notre victoire contre les mercenaires d'un certain Jean Schramm, un aventurier belge qui ambitionna de reconquérir le Congo pour y faire de nouveau régner directement l'ordre de grandes entreprises coloniales contre un Mobutu un temps tenté par des velléités d'insoumission aux maîtres qui l'avaient fabriqué.

A cette époque, Mobutu eut l'intelligence de toucher les fibres du nationalisme congolais et de lancer une politique d'unité qui lui permit de récupérer astucieusement la figure de Lumumba dans une lutte dont le résultat fut la légitimation de son pouvoir contre les forces destructrices venues de l'extérieur.

C'est face au danger venu de l'Est que Mobutu comprit qu'il n'y avait pas d'autre solution face à l'avenir que la construction d'un nationalisme congolais authentique. S'il avait persévéré dans cette voie d'une politique de sécurité de la nation à partir de la mobilisation de tout notre peuple contre les puissances néocoloniales, il aurait pu devenir un grand homme d'Etat et un héros libérateur dont notre imaginaire aurait positivement gardé la mémoire pour toujours. S'il avait refusé de redevenir le pantin dangereux et impitoyable que les forces néocolonialistes voulaient faire de lui et qu'il avait misé sur nos populations aux yeux desquelles sa politique nationaliste fit un temps illusion, il aurait vaincu les vents contraires et gagné la seule bataille qui valait la peine d'être gagnée, celle de notre indépendance.

Malheureusement, il fit le choix contraire : il sauva son pouvoir en s'alliant avec ceux qui pouvaient l'aider à vaincre les mercenaires pour asseoir une autocratie aveugle et sans intelligence. Autocratie que les forces rwando-ougandaises venues de l'Est renversèrent des années plus tard, sans vraiment coup férir.

Ne l'oublions pas : ces forces rwando-ougandaises n'ont pu vaincre l'autocratie mobutiste que parce que cette autocratie avait déjà été vaincue par notre peuple.

Contrairement à la légende d'une AFDL venue libérer le pays d'une dictature féroce, la réalité est que le pouvoir de Kinshasa était un pouvoir honni et abandonné par son propre peuple. Combattu de l'intérieur par une opposition qui avait déjà posé les fondements d'un nouvel ordre politique à la Conférence Nationale Souveraine, le gouvernement de Mobutu avait perdu ses ressorts internes. Il errait comme une bête mortellement blessée, qui voit venir la mort dans un incommensurable désarroi et s'agite dans tous les sens par un dernier instinct de survie improbable.

Si les pouvoirs néocoloniaux avaient trouvé dans notre personnel politique un nouvel homme marionnette qui aurait pu jouer le même rôle que Mobutu sans être aussi haï par le peuple ni aussi pourri dans son être que le système mis en place par le MPR avec le soutien de ces mêmes pouvoirs, l'AFDL ne serait jamais arrivée à Kinshasa. Comme l'alternative intérieure à Mobutu ne pouvait être qu'Etienne Tshisekedi, personnage insaisissable, lunatique et indomptable du point de vue des pouvoirs néocoloniaux, ceux-ci misèrent sur une agression extérieure qui devait permettre au Rwanda de mettre à Kinshasa un pouvoir sous contrôle néocolonial. Un pouvoir capable de laisser les grands conglomérats industriels étrangers piller tranquillement les fabuleuses richesses de la RDC.

Faute d'un soutien intérieur sous forme d'un gouvernement de caniches acquis à sa cause, l'ordre néocolonial inventa une dictature téléguidée par son nouvel homme fort dans la région des Grands Lacs : Paul Kagamé. C'était sans compter avec la conscience lumumbiste incarnée par Laurent Désiré Kabila. L'homme joua un double jeu face à ses protecteurs qui le condamnèrent à mort et l'exécutèrent sans états d'âme.

Mais il avait déjà eu l'intelligence d'internationaliser le conflit congolais et de faire entrer dans la danse macabre et guerrière des alliés dont il n'imaginait pas qu'ils avaient, eux aussi, des ambitions prédatrices et une volonté de mettre à profit leur présence au Congo pour développer leur propre politique de puissance et d'expansion dominatrice. Avec l'internationalisation du conflit congolais, les enjeux échappèrent aux montreurs de marionnettes qui croyaient en la toute-puissance de Kagamé pour régner sur le Congo.

L'Angola s'affirma vite comme une contre puissance et un ogre aussi vitalement intéressé par les richesses du Congo que le Rwanda. Par delà notre territoire, les deux pays s'engagèrent dans une logique de guerre pour le contrôle du Congo. Puisque l'Angola avait déjà, par proximité géographique et par liens particuliers entre Dos Santos et Laurent Désiré Kabila, pris Kinshasa dans son escarcelle, il ne restait au Rwanda qu'une seule issue : s'emparer de l'Est du pays pour l'exploiter à sa guise et au profit des certains conglomérats industriels carnassiers et insatiables. Géostratégiquement parlant, tout ce qui se déroule à l'Est aujourd'hui n'est qu'une manière, pour le pouvoir rwandais, de gagner la bataille d'annexion de cette région, militairement s'il le faut, ou par une politique qui ne serait que la continuation de la guerre par d'autres moyens, comme tout le monde le sait.

Dans la mesure où il est devenu impossible pour le Rwanda de gérer une guerre qui s'est internationalisée et dont les protagonistes qui agissent dans l'ombre voient qu'elle n'est plus la meilleure façon de « faire les affaires », l'on achemine vers une paix négociée qui permette aux prédateurs de signer des accords avec un Congo fragile et impuissant, pour pouvoir perpétuer une politique d'exploitation de nos richesses le coeur tranquille.

Le silence des armes ne signifiera pas la paix pour notre pays. Il ne signifiera pas notre victoire contre des ennemis aguerris, mais notre défaite pure et simple, du point de vue militaire comme du point de vue politique. Les négociations de tous bords qui se déroulent aujourd'hui partout au-dessus de nos têtes sont menées non pas pour notre liberté et notre indépendance, mais pour notre soumission au nouvel ordre d'exploitation où les vainqueurs sont, en réalité, les conglomérats industriels étrangers tout comme le Rwanda et l'Ouganda, nos ennemis Ogres, ainsi que l'Angola, notre voisin Cyclope.

L'Est est maintenant le symbole de notre asservissement et les troubles qui s'y développent ne sont que des manoeuvres d'intimidation et de fragilisation contre lesquelles notre gouvernement est impuissant. Si notre président signe maintenant des accords sans consulter notre peuple ou ses représentants, c'est parce qu'il sait qu'il a le dos au mur et que son sort dépend des prédateurs qui l'ont énergiquement entre leurs griffes et leurs crocs.

Il signe les accords comme un vaincu signe sa reddition, nous avec lui. Voilà la vérité qu'il nous faut regarder en face. Nous sommes en train de perdre politiquement et militairement la bataille de l'Est, cette région qui est dans notre imaginaire le symbole même de notre liberté.

Pourquoi perdons-nous cette guerre ?

Nous perdons cette guerre parce que le président de la République s'obstine à vouloir poursuivre la logique de l'AFDL grâce à laquelle il a accédé au pouvoir suprême. Cette logique consiste à s'appuyer sur des forces étrangères pour s'emparer de son propre pays et y installer une dictature qui permette à ces étrangers de prendre possession des richesses nationales.

Laurent Désiré Kabila avait compris à quel point cette logique est aberrante et il avait dû renoncer à beaucoup d'engagements néocoloniaux qu'il avait pris à l'égard de ses protecteurs rwandais et ougandais. Cette lucidité lui coûta la vie. Elle lui coûta la vie non pas parce qu'il s'agissait d'une erreur de jugement, mais parce que le président avait fait le choix de ne pas fonder sa protection sur son propre peuple et dans l'alliance avec les vraies forces politiques nationales. Il a voulu des alliances avec les pays voisins, en comptant sur la force des armes. C'est cela qui le perdit. S'il avait pu nouer de vrais liens de solidarité nationale avec les énergies politiques et sociales de notre pays, sa protection aurait été assurée par la volonté de toute notre nation. La volonté de voir Laurent Désiré Kabila vivre suffisamment longtemps pour mettre sur pied une politique de réconciliation, d'unité, de prospérité et de bonheur pour tous.

Je constate que le président actuel prend la même mauvaise direction que son prédécesseur. Il pense que sa survie physique et politique dépend des accords signés avec le Rwanda, l'Angola et l'Ouganda pour l'exploitation tranquille de notre pays. Au lieu de refonder l'unité nationale dans une alliance politique claire, solide et fertile avec Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba pour mobiliser tout notre peuple au service de notre indépendance, de notre liberté et de notre développement, il s'engage dans la voie d'isolement par orgueil et « morgue » dictatoriale.

Il s'extirpe lui-même de nos coeurs et s'enferme dans une solitude glaciale où il ne recevra de nous que pitié, indifférence et mépris, comme Mobutu en son temps. Il ne comprend pas que lorsqu'il aura perdu notre soutien et l'intérêt que nous portons encore à son gouvernement, ses alliés le lâcheront comme ils ont lâchés Mobutu. Peut-être l'assassineront-ils comme ils ont assassiné Laurent Désiré Kabila. Déjà du côté de l'Angola se lèvent de virulents doutes sur les capacités de notre président à assumer les tâches qu'attendent de lui ses parrains.

Dos Santos l'a clairement laissé entendre à Luanda il n'y a pas longtemps. Le soutien de Kagamé à Nkunda Batware ne signifie pas autre chose. Il est la corde avec laquelle le Rwanda veut pendre le président congolais. Même le ballet diplomatique qu'orchestre Louis Michel entre Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe et le président de la République n'est pas un signe d'un soutien sans faille à Kabila Kabange. C'est une pression psychologique pour que le chef de l'Etat sache qu'il n'a pas les mains libres pour diriger le Congo autrement que selon la volonté des maîtres du monde, quoi qu'il pense.

Comment notre président réagit-il à cette situation ? Au lieu de prendre l'initiative de mobiliser son propre peuple dans une union sacrée pour la défense de notre indépendance, il réunit les journalistes pour montrer en quoi il est encore capable de maintenir le pays dans l'ordre néocolonial. Il développe un discours de « vrai » chef invincible et de caïman féroce, un discours musclé sur les chantiers présidentiels qui vont démarrer bientôt, sur le cas de Jean-Pierre Bemba qui, selon lui, dépendrait du Sénat et de la justice, sur le pays qui avance dans la bonne direction et sur le président lui-même qui est en bonne santé et se sent en pleine forme pour gouverner sans prendre des vacances inutiles en Europe. Pendant qu'il tient ce discours d'un chef imbu de lui-même et de « Boss » devenu autiste, tous les sénateurs qui reviennent de leurs circonscriptions électorales parlent de notre pays comme d'un pays sinistré, d'un espace catastrophe et d'une terre où les populations sont abandonnées à elles-mêmes par le système que le président incarne aujourd'hui.

En clair, Kabila Kabange règne sur un mouroir et un cimetière et il ne le sait pas, à moins qu'il fasse semblant de ne pas le savoir. Il veut que nous lui fassions confiance au moment même où son régime laisse à l'abandon tout l'arrière-pays visité par ses propres sénateurs. Comment voulez-vous qu'un pays ainsi divisé contre lui-même puisse échapper à la voracité des charognards qui l'entourent et retrouver en lui-même les énergies pour se remettre debout et avancer vers un quelconque progrès et un quelconque bonheur ? Le président n'a pas de réponse à cette question. C'est là sa faiblesse profonde comme chef de l'Etat.

Il faut le dire haut et fort aujourd'hui : nous perdons la guerre de l'Est parce que nous sommes mal gouvernés, mal dirigés et complètement émiettés dans notre conscience nationale. Nos dirigeants croient encore au projet néocolonial pendant que notre peuple meurt. Ce peuple des Morituri sent le sol se dérober sous ses pieds, perd toute confiance dans son gouvernement et ne voit d'autre horizon que sa propre mort. Ce que veut un tel peuple, c'est une énergie de résurrection pour refonder l'unité nationale et résoudre les problèmes cruciaux dont les sénateurs Kengo Wa Dondo et Lunda Bululu ont trouvé des accents pathétiques pour dire dans nos médias ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux et ce qu'ils ont vécu pendant un temps du désarroi de nos populations : la mort même de notre pays, physiquement parlant.

Pour la résurrection de nos pouvoirs créatifs

Je suis étonné aujourd'hui de voir que les propositions de ces sénateurs par rapport à ce qu'ils ont vu et vécu pendant leurs vacances parlementaires ne vont pas plus loin que des recettes politico-économiques d'usage. Kengo Wa Dondo propose un doublement du budget national. Lunda Bululu se tourne vers le gouvernement pour l'encourager à engager une nouvelle politique sociale à l'égard de nos populations et à appliquer vite les dispositions constitutionnelles qui stipulent que 40% de recettes locales restent entre les mains des gouvernements provinciaux.

Tout se passe comme si la remise en cause de l'ordre néocolonial et du goulot d'étranglement que représentent nos voisins rwandais, ougandais et angolais n'étaient pas à l'ordre du jour. Encore moins l'organisation locale de notre propre peuple pour qu'il échappe lui-même à la mort et trouve en lui les ressorts de sursaut et d'orgueil dans des initiatives qui ne viendraient pas d'en haut.

Je m'étonne aussi que les sénateurs ne réagissent pas vigoureusement à l'accusation d'apathie que le président porte contre eux concernant le cas de Jean-Pierre Bemba.

Puisque la balle est dans leur camp, selon la malicieuse affirmation du chef de l'Etat, pourquoi ne le prennent-ils pas au mot pour proposer purement et simplement une politique de réconciliation nationale qui ne s'arrêtera pas au cas de Jean-Pierre Bemba, mais s'étendrait jusqu'à la mobilisation de toutes les forces politiques du pays pour une refondation de notre unité dans la défense de nos intérêts vitaux ?

Plus concrètement, n'est-il pas temps de remettre l'UDPS dans la dynamique de la refondation nationale et de faire appel à toutes les forces de reconstruction qui remettent en question l'ordre néocolonial dans lequel se noie l'actuelle direction de notre pays ?

Je ne comprends pas non plus comment l'entourage du chef de l'Etat ne lui fait pas comprendre que la seule arme dont nous disposons face à nos voisins agressivement armés et blindés dans les dictatures féroces ne peut être que la démocratie : une démocratie vraie, ouverte, créative, mettant le peuple en mouvement pour qu'il ait confiance en ses potentialités locales et construise lui-même son destin. Nous avons un pays plus riche que toutes les dictatures qui nous entourent. Pourquoi voulons-nous que notre peuple soit muselé et étouffé alors qu'il peut user de tous ses atouts pour montrer de quoi il est capable en s'organisant avec vigueur et en se considérant désormais comme un peuple d'élite dans le concert des nations ?

Je ne comprends pas non plus comment un jeune homme énergique et plein d'avenir, comme notre président, peut s'enfermer dans l'illusion de devenir un « petit » dictateur alors que son intérêt serait de faire plutôt de son peuple un peuple fort et créatif, une nation imaginative et organisée, capable de porter par son propre dynamisme le pouvoir qui le gouverne. Au lieu d'innover dans l'art de gouverner pour mettre sur pied une démocratie heureuse et épanouie, que tous les peuples nous envieraient, comment se fait-il que notre président ne cherche qu'à ressembler à Kagamé, à Museveni ou à Dos Santos, au point de faire piètre figure face à leurs manoeuvres machiavéliques de potentats sans scrupules ?

Aujourd'hui, la guerre de l'Est doit nous faire comprendre qu'il nous faut une réorientation globale de notre politique, de notre vision de nous-mêmes et de notre manière de penser notre sécurité dans le monde d'aujourd'hui. Sans cette réorientation pour refonder l'unité de notre nation, le Rwanda aura un jour raison de notre faiblesse et annexera l'Est de notre pays. L'Ouganda s'emparera de nos richesses pétrolières et de tous nos trésors naturels qui sont à ses frontières. Et même notre allié, l'Angola, agrandira, comme il le fait déjà, son territoire vers nos propres terres pour jouir de nos atouts du sol et du sous-sol. Nous serons alors les dindons de la farce de l'ordre néocolonial. Ne voyez-vous pas que cette perspective, impensable il y a quelques années, est en train de prendre corps ?

Il faut réagir vite, car le temps presse. Réagir de toutes nos forces de volonté d'indépendance, de liberté, de prospérité et de progrès social. Réagir avec toutes nos énergies de responsabilité et de solidarité nationale. Réagir surtout avec notre intelligence et notre dynamique d'espérance en action, afin d'échapper une fois pour toutes au Cyclope néocolonial et aux ogres qui nous entourent. Nous n'avons plus d'autre choix.

Kä Mana
L'auteur est un Philosophe et théologien congolais

Posté par CDF Afrique à 22:16 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Manifestations à New-York du 25 au 28 septembre 2007 : Kabila out of Congo !

TOYOKISA YE SONI NA

NEW-YORK
Kabila_tenue_militaire
CONGOLAIS LAMUKA

Veuillez attentivement écouter ce cri du cœur émanant d'un frère congolais, et que cela vous aide à prendre la bonne décision pour notre rendez-vous de la semaine prochaine à NEW-YORK 

Les évènements nous prouvent assez que lorsque nous sommes unis derrière la bannière RDC, toutes tendances de l'opposition confondues, face a la macabre aventure que nos parents, amis et concitoyens vivent sur toute l'étendue de notre beau pays, nous ne pouvons rester sans réaction.

Tous à NEW-YORK afin de dire:
FINI LE RÉGIME DE KANAMB
É, FINI LA RÉCRÉATION, FINI LA COMÉDIE, FINI LA TERREUR, FINI LES VIOLS, FINI LES DÉTOURNEMENTS, FINI LES EMPOISONNEMENTS, FINI LA MÉGESTION, FINI LE PILLAGE DE NOS RESSOURCES, FINI LA VENTE DU TERRITOIRE, FINI LES CONTRATS LÉONINS, FINI L'APARTHEID DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, FINI..., FINI...,FINI...
 

À nos frères et soeurs de l'Europe qui sont parvenus à bouleverser tous les plans grâce à leur détermination, nous transmettons nos salutations patriotiques et les encourageons à rester vigilants.

Congolaises et Congolais des USA, préparez une journée OFF pour
la RDC pour les dates comprises entre le 25 au 28 septembre 2007

CONGOLAIS LAMUKA !

TOUS À NEW-YORK LA SEMAINE PROCHAINE

 CHRÉTIENS LA RÉSISTANCE EST BIBLIQUE.

QUE DIEU VOUS BÉNISSE

Le Comité Congolais Debout 

Posté par CDF Afrique à 16:44 - Manifestation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2007

Kabila en Belgique : un petit-déj' lundi matin, cela suffira...

Kabila_tenue_militaire© La Libre | 21/09/2007

Les relations bilatérales entre la Belgique et la République démocratique du Congo ne se sont jamais apparentées à un long fleuve tranquille. Et l'organisation de la visite du président Kabila en Belgique, en pleine période de crise politique, ne fait pas exception à la règle.  

Ainsi, dans ce jeu diplomatico-politique à plusieurs bandes, a-t-on appris jeudi soir que l'arrivée du Président sur le territoire belge était repoussée de vendredi matin à dimanche (voire lundi). C'est que, placé devant "un manque d'enthousiasme" de la part de certains de ses interlocuteurs belges, M. Kabila a choisi de ne faire que transiter brièvement par la Belgique en chemin vers les Nations unies, ont indiqué plusieurs sources ministérielles belges à " La Libre". Il ne rejoindra donc pas son épouse, qui séjourne actuellement en Belgique, avant dimanche. Lundi matin, le président congolais devra se contenter d'un petit-déjeuner de travail avec le gouvernement en "affaires courantes". Il sera ensuite reçu par le Roi à 9h30.

"C'était outrageant !"

A l'arrivée sur le tarmac belge, "personne, de rang ministériel, n'avait été prévu pour accueillir le président congolais à sa descente d'avion ce vendredi à six heures du matin", indique-t-on. Averti via les services du Haut représentant européen Javier Solana (!) du risque pris en limitant à ce point le protocole d'accueil, les autorités belges devraient corriger le tir d'ici à dimanche... "C'était outrageant pour un chef d'Etat", relève-t-on. "On allait, à coup sûr, froisser la sensibilité du président congolais. Est-il un chef d'Etat ou pas ?"

Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open VLD) en "affaires courantes", fort occupé à bâtir la prochaine coalition gouvernementale, avait pourtant fait revenir dare-dare l'ambassadeur en poste à Kinshasa, Johan Swinnen (étiqueté CD & V), afin de veiller aux détails de la visite présidentielle en Belgique.

Le changement de date de la visite présidentielle aura des dommages collatéraux : l'annulation de certains contacts que Joseph Kabila devait avoir vendredi avec des responsables de

la Communauté française. Ainsi la ministre des Relations internationales Marie-Dominique Simonet (CDH) a-t-elle dû annuler un point presse. Quant aux ministre-président de la Communauté française et de la Région wallonne, Marie Arena et Rudy Demotte (PS), ils devront se faufiler afin de trouver une place dans l'agenda de Kabila dimanche. Rappel : la République démocratique du Congo est l'invitée d'honneur des festivités de la Communauté française cette année ...Mis en ligne le 21/09/2007

Si Francophones et Flamands n'ont pas toujours été sur la même longueur d'ondes à l'heure de tisser des liens avec la RDC - les Flamands étant plus enclins à dénoncer la mauvaise gouvernance congolaise, le Palais Royal a, cette fois, également joué un rôle dans l'enthousiasme modéré qui accompagne la visite de M. Kabila en Belgique. L'attention du Roi Albert II est requise par la crise politique que traverse la Belgique.

Ainsi, lundi, alors qu'il recevra Kabila, le Roi devra prendre la décision d'élargir (ou pas) le mandat de l'explorateur royal Herman Van Rompuy. Et, se souvient, un observateur, "Mobutu avait proposé ses bons offices en pleine période de crise des Fourons. On aurait l'air malin si Kabila faisait de même aujourd'hui."  

© Copyright La Libre

Posté par CDF Afrique à 10:17 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Joseph Kabila reporte sa visite à Bruxelles ... Restons mobilisés !

Kabila_le_fuyardAttendu initialement vendredi 21 septembre dans la capitale belge, Joseph Kabila a reporté son arrivée à dimanche 23 ou lundi 24.

Il ne restera que quelques heures avant de poursuivre son périple vers New York où il doit prendre part à l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce changement de dernière minute est ressenti comme une douche froide dans les milieux politiques et médiatiques belges.

« Ce n’est pas du tout sérieux. Joseph Kabila manifeste là un grand mépris à l’égard de la Belgique ». L’homme qui parle ainsi est un des grands commentateurs de la presse flamande. Il n’exclu pas que les médias du Nord du royaume se jettent à pieds joins sur le « raïs » congolais dans leurs éditions de ce week-end. De quoi s’agit-il ? On appris, jeudi, au début de la soirée que, de Goma où il se trouve, Kabila a fait savoir aux autorités belges le report de la « visite de travail », qu’il devait effectuer initialement du vendredi 21 à dimanche 23 septembre. Son avion n’est attendu à Bruxelles que dimanche 22 ou lundi 23.

Il ne passera que quelques heures pour rencontrer le chef du gouvernement belge et son ministre des Affaires étrangères avant de poursuivre le voyage vers New York. La nouvelle a été accueillie avec perplexité dans les milieux officiels du royaume. Selon des sources proches du ministère belges des Affaires étrangères, cette visite a été sollicitée par le numéro un Congolais. « C’est d’ailleurs la Présidence congolaise qui a désigné les personnalités belges avec lesquelles le président Kabila voulait s’entretenir », dit-on au 15, rue des Petits Carmes, siège du ministre des Affaires étrangères. Outre le Premier ministre Guy Verhofstadf et le ministre Karel De Gucht, « Joseph » devait rencontrer le Ministre-président de la Région flamande Kris Peeters et son homologue wallon Rudy Demotte.

Une rencontre avec les dirigeants des partis politiques était également à l’ordre du jour. « Tous ces rendez-vous tombent à l’eau en toutes dernières minutes », fait remarquer une source au ministère belge des Affaires étrangères. Même son de cloche auprès d’un confrère de la presse flamande : « Veuillez m’excuser mais ce fait confirme l’imprévisibilité légendaire des dirigeants congolais. Ça change tout le temps. Cela fait désordre ! ». Quelle est la raison de ce report ? Officiellement, aucune information n’a filtrée. Et c e, jusqu’au moment où nous couchons ces lignes. Officieusement, on peut trouver un début d’explication. Certaines sources avancent des « raisons sécuritaires ». Depuis l’annonce de la venue de Joseph à Bruxelles, des représentants des forces politiques et sociales congolaises de la diaspora n’ont pas caché tout le mal qu’ils pensent de ce voyage. L’avocate Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene, a, depuis Londres, écrit au Roi Albert II afin de manifester son opposition à cette visite.

Mobilisation

Représentant de l’UDPS pour le Benelux, François Tshipamba Mpuila, avait écrit aux autorités municipales de la ville de Bruxelles afin de solliciter « l’autorisation d’organiser trois journées de deuil à l’occasion de la venue d’Hitler africain ». On apprenait ce jeudi que l’autorisation a été refusée. Rappelons que lundi 17, le quotidien gratuit « Métro », une publication jouissant d’une très forte audience à Bruxelles, annonçait que les Congolais de Belgique préparaient un « comité d’accueil » pour Kabila.

Manifestement, les autorités belges ont pris la menace très au sérieux. Un dispositif spécial de sécurité aurait été mis en place. Selon diverses sources, des Congolais venus de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas ont fait « jonction » avec les « activistes » de Bruxelles pour réserver un « accueil inoubliable » au « raïs ».

Depuis quelques jours, on a constaté la présence dans la capitale belge de « l’équipe d’avance » de la Présidence de la République chargée d’organiser l’arrivée de Kabila. Selon des sources, plusieurs membres de l’entourage présidentiel ont été aperçus dans un grand hôtel bruxellois en pleine réunion. C’est le cas notamment de : Marcellin Cishambo Ruhoya, conseiller politique et diplomatique ; Evariste Boshab, secrétaire général du parti présidentiel (PPRD) ; Francis Kalombo, député PPRD et Zacharie Bababaswe, chargé de la communication de Mme Kabila, selon ses propres dires.  

On le voit, la formation politique de Kabila a mobilisé non seulement de grands moyens mais aussi ses militants notamment ceux de la France voisine.

« Les billets de banque circulent à Bruxelles. Les kabilistes donnent 100 à 200 euros à chaque personne disposée à aller applaudir Kabila à son arrivée », rapporte un jeune étudiant congolais. « Les kabilistes distribuent des pagnes, des tee shirt, des montres et des foulards assortis de l’effigie de Joseph», enchaîne un commerçant de Matonge. « Kabila risque de vivre à Bruxelles ce qu’il n’a jamais vu. Nous allons pourchasser toutes les personnes qui porteront des habits ornés à son effigie. Nous savons qu’une dizaine d’éléments de la garde présidentielle assistée de quelques élèves officiers à l’Ecole royale militaire sont mobilisés pour jouer le rôle de bouclier. Nous les avons déjà identifiés… », martèle une ancienne barbouze des « services » zaïrois.

Inutile de dire que l’annonce du report de ce voyage est diversement commentée. Ancien président du groupe de pression « Bana Congo » et leader d’une organisation dénommée « Dynamique de combat », Samson Cibayi Mukuta semble résumer les toutes premières réactions : «Ce report prouve que Joseph Kabila a peur des Congolais de la diaspora. C’est un homme qui n’a pas la conscience tranquille. Nous restons néanmoins mobilisés jusqu’à mardi 25 septembre ».

B.A.W © Congoindépendant 2003-2007
Source : http://www.congoind ependant. com/article. php?articleid= 2963

Posté par CDF Afrique à 10:05 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 septembre 2007

Sit-In à Matongé Vendredi 21 septembre 2007 à partir de 16h00

Grand Rassemblement - Sit In
Vendredi 21 septembre 2007
à partir de 16h00

Manifestation_21_septembre_2007_Bruxelles

21_septembre_2007

Posté par CDF Afrique à 12:51 - Manifestation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grand Débat autour de l'arrivée de Joseph KABILA en Europe et aux USA

FLASH INFO

MARIE-THERESE LANDU, PASTEUR NGOIE THÉODORE ET CANDIDE OKEKE

 

Grand débat autour de l’arrivée
  de Joseph Kabila en Europe et aux USA
       Le point de vue des membres de  l’opposition
  et de la résistance congolaise dans l’émission « Table Ronde » :
     Joseph Kabila , le génocidaire rwandais
    est en tournée, diaspora bolobi nini ?
      

Ce Jeudi
  20 septembre 2007
   DE 20 H à 23 H  (Paris)

  Sur
  www.radiotshiondo.com
   
  Avec comme invités:

MARIE-THERESE LANDU, PASTEUR NGOIE THÉODORE ET CANDIDE OKEKE

Posté par CDF Afrique à 12:29 - Manifestation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2007

France, Haut-Rhin : tollé après une demande de recensement des élèves sans-papiers

Sans_Papiers_MailAFP | Damien STROKA | Mercredi 19 septembre, 14h13

STRASBOURG (AFP) - Un courriel, qualifié de "grosse bourde" par l'inspection académique (IA) du Haut-Rhin, a été adressé lundi à quelque 850 directeurs d'écoles élémentaires pour leur demander de recenser les élèves sans-papiers, suscitant un véritable tollé dans le milieu enseignant.

Le mail, adressé lundi matin par l'IA, demandait aux directeurs d'écoles élémentaires de faire savoir "dans la journée" s'ils avaient des élèves sans-papiers dans leur établissement.

Devant la levée de boucliers provoquée par la demande, l'inspection envoyait l'après-midi même un second courrier électronique stipulant que le premier était une "erreur" et qu'il était "sans objet".

"C'est une grosse bourde, un grave dysfonctionnement d'un service particulier", a-t-on expliqué auprès de l'inspection académique, en précisant que la demande n'émanait "ni de l'inspecteur (d'académie), ni du recteur, ni du préfet, ni du ministère" de l'Education nationale.

A l'issue du Conseil des ministres, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a pour sa part regretté mercredi la "maladresse" de l'IA et assuré qu'il n'y avait "évidemment pas de volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles d'immigrés".

Le ministre a convoqué jeudi l'inspecteur d'académie afin qu'il s'explique sur ce courriel

"Les directeurs ne sont pas des délateurs", s'insurge Amaury Schiffli, secrétaire du Snuipp 68 et directeur d'école à Fulleren (Haut-Rhin), dénonçant "une politique générale de chasse aux sans-papiers".

"Dès l'envoi de ce mail, nous sommes intervenus auprès de l'inspecteur d'académie qui, a priori, n'était pas au courant", précise-t-il.

"Le démenti est intervenu ensuite, il faut dire que les réactions des collègues, tant auprès des organisations syndicales que de l'inspection, ont été énormes", poursuit-il.

Affirmant ne croire "que très peu" à la thèse de la "bourde", M. Schiffli souligne le "contexte politique" dans lequel ce courriel intervient.

"On ne peut que dénoncer cette chasse aux sans-papiers qui se poursuit dans l'optique de faire du chiffre et de transformer les +instits+ en serviteurs zélés de l'Etat et en délateurs", renchérit de son côté Gilles Hargous, de Sud Education.

Selon lui, cette pratique s'inscrit "dans la droite ligne de la +base élève+", une base de données destinée à recueillir diverses informations sur les élèves --nationalité, date d'arrivée sur le territoire national-- et accessible aux maires.

"Cela peut se transformer en fichier pour aller récupérer les enfants et les familles à leur domicile pour les expulser", avance-t-il.

"On ne peut accepter qu'un directeur d'école fasse ce travail de délation", s'indigne Martine Monteillet, adjointe au secrétaire départemental du Snuipp 68, pour qui les directeurs d'école, dont "la mission est d'éduquer", n'ont pas "à se substituer à la police".

Pour Eric Schultz, du Réseau éducation sans frontières (RESF), "la +bourde+, c'est d'avoir rendu public un questionnement qui existe par ailleurs". "Je ne vois pas quelqu'un de l'inspection prendre cette initiative seule, il y a forcément quelque chose derrière", estime-t-il

Posté par CDF Afrique à 21:26 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »