19 septembre 2007
Revue de presse du mercredi 19 septembre 2007 - Extraits
« Voyage
de Kabila : agitation à Bruxelles », affiche en manchette Le Palmarès, qui
rapporte que le chef de l’Etat est attendu à Bruxelles vendredi prochain avant
de repartir pour New York où il participera à la session de l’assemblée
générale des Nations Unies.
Ce voyage
provoque bien sûr du potin dans le Landerneau congolais de Belgique où les
contestataires sont bien représentés. Ce fait n’a pas échappé au Palmarès.
« Une certaine agitation reste, cependant, perceptible à Bruxelles
dans les milieux de la diaspora congolaise », affirme ce quotidien.
La
représentation de l’Udps au Benelux, a sollicité au nom de la communauté
congolaise de Belgique, l’autorisation d’organiser « trois journées de
deuil national », du 21 au 23 septembre.
Le Palmarès indique que toutes les dispositions de sécurité ont
été prises par le gouvernement belge en vue d’éviter tout dérapage. Il ne
faut pas être grand clerc, en effet, pour deviner que la visite d’un chef d’état
est le genre de circonstance où la police est sur les dents ! Par contre,
le passage qui se veut « politique » frise le ridicule :
« Kabila,
nous dit-on, joue à l’équilibrisme entre Wallons et
Flamands ».
« Pendant son séjour de 48 heures, le Président de la République prendra part à une réunion de travail avec le Premier ministre Guy Verhofstadt
et le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht. Le Président Kabila a
également demandé de rencontrer les présidents de la Chambre et du Sénat
ainsi que les ministres présidents flamands et wallons et certains
présidents de partis. »
« En effet, depuis que la
Belgique est devenue un Etat fédéral, c’est la première
fois qu’un officiel congolais de ce rang manifeste clairement la volonté de
prendre langue avec les chefs des exécutifs régionaux, lesquels constituent le
véritable pivot du pays. D’après les milieux flamands, la démarche du chef de
l’Etat doit être encouragée car il s’agit d’ouvrir la RDC non seulement à la Belgique francophone mais aussi à la
Flandre. »
Compte
tenu du fait que le secteur du diamant a son siège à Anvers, et les
non-ferreux à Hoboken-Overpelt et que, plus globalement, le capital flamand est
prépondérant dans l’économie belge, on se demande un peu où est cette
prépondérance francophone.
«
Depuis 100 jours, la
Belgique est dirigée par un gouvernement sans pouvoir
de décision expédiant les affaires courantes » précise-t-on encore.
Il faut
donc ajouter à cette précision une autre précision encore : entre bien sûr
dans la catégorie des « affaires courantes » l’application des
accords et traités internationaux, entre autres de coopération ! La crise
gouvernementale belge est donc, dans ce domaine, de nulle signification.
© CongoForum | Extrait de la « Revue de Presse Congolaise du mercredi 19 septembre 2007 »
Voyage de Joseph Kabila : agitation à Bruxelles à 48 heures de la visite du Chef de l'Etat
Kinshasa, 19/09/2007 / Politique
Les meneurs qui ne comprennent pas que la personne du Chef
de l'Etat est sacrée, sont déjà identifiés. Du reste, la police belge a mis en
place un dispositif de sécurité impressionnant.
Le Chef de l'Etat est attendu à
Bruxelles vendredi prochain avant de repartir pour New York où il participera à
la session de l'assemblée générale des Nations Unies. Une certaine agitation
reste cependant perceptible à Bruxelles dans les milieux de la diaspora
congolaise.
Il nous revient à ce propos que dans une lettre datée du vendredi 14 septembre,
et dernier, adressée aux autorités de la Commune de Bruxelles-Ville, la représentation de
l'UDPS au Benelux, a sollicité, au nom de la communauté congolaise de Belgique,
l'autorisation d'organiser « trois journées de deuil national », du
21 et au 23 septembre.
Ces trois Journées, explique-t-elle, correspondront à la présence, sur le
territoire belge, de Joseph Kabila. Des correspondances du même genre émanant
toujours des milieux de l'opposition ont été adressées au Roi Albert II. Toutes
les dispositions de sécurité ont été prises par le gouvernement belge en vue
d'éviter tout dérapage. Un dispositif de sécurité particulier a été déployé
dans les milieux de Bruxelles où vivent les Congolais.
Kabila joue à l'équilibrisme entre
Wallons et Flamands
Pendant son séjour de 48 heures, le Président de la République prendra part
à une réunion de travail avec le Premier ministre Guy Verhofstadt et le
ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht. Le Président Kabila a
également demandé de rencontrer les présidents de la Chambre et du Sénat ainsi
que les ministres présidents flamands et wallons et certains présidents
de partis.
En effet, depuis que la
Belgique est devenue un Etat fédéral, c'est la première fois
qu'un officiel congolais de ce rang manifeste clairement la volonté de prendre
langue avec les chefs des exécutifs régionaux, lesquels constituent le
véritable pivot du pays. D'après les milieux flamands, la démarche du chef de
l'Etat doit être encouragée car il s'agit d'ouvrir la RDC non seulement à la Belgique francophone mais
aussi à la Flandre.
Depuis 100 jours, la Belgique est dirigée par un gouvernement sans
pouvoir de décision expédiant les affaires courantes.
© Le Palmarès | Last edited: 19/09/2007 14:48:06
NDLR :
Venez Nombreux au Sit-In organisé dès ce vendredi 21 septembre 2007 à Matongé - Bruxelles ! Plus d'infos
Dunia SENDWE
Kinshasa et Kigali, les deux régimes siamois continuent à jouer à cache-cache dans le Kivu !
C’est décidément une bien curieuse communication que celle
faite le samedi 15 septembre courant au corps diplomatique accrédité à Kinshasa
par Alain Lubamba, vice ministre UDEMO aux affaires étrangères.
Dans un langage
dépourvu d’élégance diplomatique, Alain Lubamba qui réagissait à la « demande »
faite par le Conseil de sécurité de l’Onu au gouvernement congolais d’engager
un dialogue avec Laurent Nkunda, a d’entrée de jeu, désigné le Rwanda comme
Etat responsable de l’insécurité au Nord et Sud-Kivu en soulignant que les
tensions actuelles dans cette région ont pour conséquence directe la présence
des armée régulière et milices rwandaises non invitées par la RDC. Ce, avant de rejeter
toute possibilité de dialogue avec Laurent Nkunda au motif qu’il qu’est un
criminel de guerre identifié et considéré comme tel par les Nations Unies.
Quelle est l’opportunité d’une telle déclaration devant le
corps diplomatique le jour même où s’est ouverte à Munyonyo, non loin de
Kampala, une tripartite +1, réunissant les délégués des gouvernements de
Kinshasa, de Kigali et de Kampala et de Bujumbura avec comme points à l’ordre
du jour la sécurisation dans les Grands Lacs et la neutralisation des forces
négatives encore actives dans la région ?
Dans le même ordre d’idées, on ne peut résister à la
tentation de se demander à quel jeu se livrent finalement Kinshasa et Kigali
après les bonnes intentions de normalisation politique pacifique réaffirmées
par les deux capitales au cours du récent séjour à Kinshasa de Charles
Murigande, ministre rwandais des affaires étrangères ?
A lire les signes de temps, on ne peut ne pas réaliser qu’
entre Kinshasa et ses mentors de Kigali, les discours de bonne intention sont
destinées à la consommation extérieure et que le statu-quo actuel est déjà en
soi une forme de « normalisation politique » pour les deux régimes qui se
détestent tout en s’appréciant considérablement. Et comment en serait-il
autrement quand pour approcher « le criminel de guerre » Laurent Nkunda ,
Kabila sollicite la médiation de Kigali et délègue le général Jhon Numbi
prendre langue avec le général déchu qui exige à présent ni plus ni moins que
le respect des accords de Kigali dont la teneur est cachée aux Congolais ?
Paul Kagame qui en sait plus, pour avoir offert la médiation
sollicitée par Kabila Kabange, ne s’est pas offusqué de « s’ingérer »
dans les affaires congolo-congolaises en déclarant que les revendications de
Laurent Nkunda lui semblaient légitimes. Silence radio du coté du gouvernement
Gizenga dont on aurait pu attendre une protestation énergique. Que non ! Yandi
Ve ainsi que l’on surnomme le premier ministre de Kabila évite soigneusement
toute escalade verbale et n’entend polémiquer avec quiconque. D’ailleurs,
depuis qu’il trône à la primature en vertu d’un dol entre les renégats du
lumumbisme et ceux du mobutisme, le gourou du PALU semble planer dans les
nuages. Il n’est donc pas étonnant qu’il demeure aphone quand la rentrée
scolaire se transforme en école buissonnière jusqu’à ce jour, quand les adeptes
de Bundu dia Kongo se font massacrer au Kongo Central par ceux qui abusent de
la puissance publique ou quand Kinshasa est sous les feux nourris des troupes
privées de Kabila Kabange et celles tout aussi privées de Bemba Gombo, mais
toutes faisant curieusement partie des forces armées du Congo à démocratiser.
Il reste que tout en accusant les Rwandais d’être
responsables de l’insécurité qui paralyse le Nord et le Sud-Kivu, Kinshasa par
le biais de son vice-ministre des Affaires étrangères réaffirme tout de même sa
volonté d’avoir des rapports apaisés avec ses voisins tout en soutenant n’avoir
pas d’agenda caché.
En d’autres termes, pour Kinshasa, l’enfer c’est toujours
les autres, mieux le Rwanda. Même alors, on ne peut ne pas relever l’ambiguïté
du discours de Kinshasa dont le vice-ministre met en cause la présence des
troupes rwandaises sur le sol congolais du Kivu pendant qu’à la tripartite +1 de
Kampala, les plénipotentiaires de Kinshasa, Mbusa Nyamwisi, ministre des
Affaires étrangères et son collègue, Tshikez Diemu de la Défense nationale, «
encadrés » par le patron de la
MONUC, William Lacy Swing, tablent eux sur la sécurisation
dans les Grands Lacs et la neutralisation des forces négatives encore actives
dans la région sous la facilitation « bienveillante » de l’Amérique de Bush.
Il ressort de l’ordre du jour de Munyonyo que la question
des Interhamwe et autres ex-FAR que la
RDC répugne si souvent s’invitera à la table de la
tripartite+1 surtout quand il n’est secret pour personne qu’en vertu du
principe selon lequel les ennemis de mes ennemis sont mes amis, les FDLR ont
officiellement repris du service aux cotés de l’armée congolaise et de ses
MaÏ-Maï dans la traque contre les troupes du général FARDC déchu Laurent Nkunga
Mihigo. Ce n’est pas un cannur. La très controversée MONUC l’atteste. Au point
que se pose avec anxiété la question de « bonnes » milices qui se sont
reconstituées sans que cela ne gêne outre mesure ceux qui disposent de
l’imperium.
En tout état de cause, le plus difficile reste à faire au
regard de la panacée de Kinshasa pour mettre fin à la présence des FDLR sur son
territoire : convaincre Kigali à organiser le dialogue inter-rwandais. C’est le
préalable majeur de la direction politique des FDLR pour envisager un
quelconque retour au pays de mille collines. Qu’une telle revendication
jusqu’auboutiste soit reprise en chœur par le régime des Kabila, il y a lieu
d’avouer que le statu-quo-pourrissement actuel sert de fond de commerce tant à
Kinshasa et à Kigali, deux régimes siamois qui sont loin d’être des jardins où
poussent les fleurs de la démocratie.
© CongoOne , Mise en ligne le 16-09-07
Grands Lacs : La "Tripartite +" est déterminée à éradiquer les forces négatives ?
Communiqué / Tripartite Plus
Source : MONUC
Date : 18 Sep 2007
Les Ministres du Burundi, de la République Démocratique
du Congo, du Rwanda et de I'Ouganda, se sont réunis dans le cadre de la Commission Conjointe
de la Tripartite Plus,
à Kampala, en Ouganda, du 15 au 17 septembre 2007. Le Gouvernement des
États-Unis était présent en tant que facilitateur du processus de la Tripartite Plus.
Les Ministres ont réaffirmé l'objectif principal de la Commission de la Tripartite Plus,
qui est d'éradiquer la menace des Forces Négatives sur la paix et la sécurité
régionale, et se sont accordés à redoubler d'efforts pour atteindre cet
objectif.
Les Ministres ont également convenu de l'importance
d'accélérer l'intégration des forces armées congolaises (brassage) afin
qu'elles puissent agir contre les forces négatives et assurer ainsi la sécurité
à la population locale.
Les délégations membres appellent la Mission de l'organisation
des Nations Unies de la République Démocratique du Congo (MONUC) à
intensifier ses efforts en collaboration avec les Forces Armées de la République Démocratique
du Congo (FARDC), afin d'éliminer les Forces Négatives, à travers la pleine
application de son mandat.
Toutes les délégations ont exprimé leurs préoccupations au
sujet de la dégradation des conditions de sécurité dans 1'Est du Congo, et
quant aux actes de déstabilisation de l'ancien Général Laurent Nkunda et des
ex-FAR/Interahamwe.
Toutes les délégations se sont engagées à soutenir la RDC dans ses efforts de mettre
un terme à la violence et de réduire la menace à la sécurité régionale,
engendrée par ces forces négatives ainsi que toute autre, dans l'est du Congo.
Les Ministres se sont félicités du nombre croissant
d'échanges bilatéraux de haut niveau, entre les pays membres de la Tripartite Plus.
Au terme de cette réunion les engagements suivants ont été
pris :
1. Les ministres ont endossé les résultats de la réunion des
27 et 28 août des Chefs des Etats Majors Généraux des Armées, et notamment le
projet d'une réunion avec les Chefs des Opérations et les Chefs des
Renseignements à Kisangani, le 20 septembre. Cette réunion a pour objectif
d'établir une Cellule Conjointe de Planification et de préparer une réunion
ultérieure des Chefs des Etats Majors Généraux des Armées.
2. Le Gouvernement de la République Démocratique
du Congo s'est engagé à organiser une réunion au niveau politique de la Commission Conjointe
de Vérification du Congo et du Rwanda, à la réunion de Goma du 21 septembre
2007, en vue d'apaiser les tensions dans le Kivus.
3. Les ministres ont convenu que des conseillers juridiques
des pays membres de la Tripartite Plus, se réuniront à Bukavu du 29 au 31 octobre,
dans le but d'achever la révision des mesures juridiques à l'encontre de ceux
qui menacent la paix et la sécurité dans la région.
4. Les Gouvernements de la République Démocratique
du Congo et du Rwanda, d'une part et ceux du Congo et de l'Ouganda, d'autre
part, se sont engagés à négocier des accords tripartites avec le Haut
Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (UNHCR), dans un délai de deux
mois, afin de préparer le retour de réfugiés.
5. Les Ministres ont convenu de communiquer au Secrétaire
Général des Nations Unies leurs observations et leurs recommandations relatives
au rôle de la MONUC
quant à la menace des Forces Négatives.
6. Les Ministres ont convenu de poursuivre la normalisation
totale des relations diplomatiques, en élevant les représentations au niveau
des ambassadeurs, d'ici le 30 septembre 2008.
Les ministres ont accepté le Secrétariat Exécutif de la Conférence Internationale
sur la Région
des Grands Lacs en tant qu'observateur à la Commission Conjointe
de la Tripartite
Plus.
La prochaine réunion de la Commission Conjointe de la Tripartite Plus est prévue en février 2008 au Burundi. Les délégations en visite ont exprimé leurs sincères remerciements au Gouvernement et au peuple Ougandais pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qu'elles ont reçues tout au long de leur séjour à Kampala
Charles Murigande : « le gouvernement de la RDC doit retirer à Nkunda les arguments de sa cause »
Radio Okapi | 17 Septembre 2007 à 19:02:11
C’est une déclaration du ministre rwandais des Affaires
étrangères dans une interview exclusive accordée à radio okapi. Selon lui, son
pays est prêt à soutenir la formation d’une armée congolaise intégrée et
républicaine. En intégralité, l'interview.
Radio Okapi : Charles
Murigande, bonjour …
Charles Murigande : Bonjour…
R. O. : Est-ce que le groupe de Laurent
Nkunda, actuellement à l’Est de la
RDC, constitue aussi une force négative ?
C. M. : Je crois qu’on peut peut-être leur appliquer cette expression dans ce
sens que c’est un groupe armé qui ne fait pas partie des structures
constitutionnelles chargées de maintenir la paix, la sécurité. Vous savez très
bien que les seules institutions habilitées à porter les armes sont la police
et l’armée. Une fois que vous opérez en dehors de ces institutions, le
gouvernement vous considère comme un hors la loi et vous traite comme tel.
R. O. : Dernièrement, le président
rwandais a estimé que les revendications de Laurent Nkunda sont légitimes,
selon ses propres termes. Est-ce que ça ne brouille pas le travail que fait la Tripartite ?
C. M. : Ça n’a pas embrouillé le travail qu’a fait la Tripartite. Cela
ne nous a pas empêché de faire un travail excellent. Je crois qu’il y a des
gens qui essaient de mettre de l’huile sur le feu inutilement. Le fait qu’on
dise que Nkunda trimbale des revendications légitimes ne devrait pas
nécessairement mettre de l’huile sur le feu. Que Nkunda dise qu’il se bat pour
protéger les populations menacées par la présence des ex-fars Interhamwe, ça
c’est une revendication légitime. Peut-être le moyen qu’il utilise pour faire
entendre sa voix peut nous paraître illégitime. Qu’il dise qu’il se bat pour
que des conditions de sécurité soient réunies pour le retour des réfugiés qui
croupissent dans les camps de réfugiés depuis 13 ans, ça c’est une
revendication légitime. Peut-être les moyens qu’il utilise peuvent nous
paraître illégitimes. Je crois que la question essentielle c’est que le pouvoir
constitutionnellement constitué, à savoir le gouvernement légitime de la RDC, devrait se pencher
sérieusement sur cette question et lui retirer les arguments qu’il utilise pour
sa cause. Je crois que là doit être le fond du problème.
R. O. : Le fait que le Rwanda dise que
ces revendications sont légitimes ne pourrait-il pas être interprété comme un
soutien ?
C. M. : Pas du tout, je crois que c’est peut-être des gens qui ont un
raisonnement, je dirais, erroné. Le Rwanda, comme beaucoup de pays, ne cesse de
dire que les palestiniens ont une cause légitime. Cela ne veut pas dire que le
Rwanda envoie des militaires pour combattre au côté des palestiniens, ou envoie
des armes ou même un soutien financier. Le fait de reconnaître qu’une
revendication est légitime n’entraîne pas nécessairement un soutien de votre
part !
R. O. : Vous êtes- content que la Tripartite aboutisse à
des solutions concrètes. Pensez-vous que résoudre certains problèmes de la
région implique aussi d’avoir une force constituée de tous les pays de la
région ?
C. M. : Vous savez, nous avons une collection de scénarios qui ont été
envisagés. Nous sommes entrain d’essayer le premier scénario, à savoir celui
d’aider la RDC à
développer ses capacités militaires par le biais de la constitution d’une
armée, pour que la RDC
soit à même de faire face à ces forces négatives qui opèrent à l’Est de la RDC. Le moment venu, on
pourra évaluer les résultats de ce scénario. S’il se trouve qu’on a besoin de
conjuguer nos efforts de façon plus opérationnelle et que c’est acceptable par
le peuple et le gouvernement congolais, peut-être qu’on en arrivera là. Mais on
espère peut-être qu’on aura pas besoin d’en arriver là, qu’une armée est en
phase d’être constituée et que la
RDC sera à même de résoudre ses problèmes.
C. M. : D’abord, on peut peut-être commencer par un soutien moral parce que
nous ne sommes pas peut-être des pays extrêmement nantis pour qu’on puisse
contribuer aux coûts de la création d’une nouvelle armée. Mais, le cas échéant,
si la RDC a
besoin d’une contribution en terme d’entraînement militaire, je pense que les
pays de la Tripartite
plus ont des armées qui peuvent donner une contribution en terme
d’entraînement. Peut-être aussi pouvons-nous donner une contribution en
plaidant pour la cause de la RDC
chaque fois que l’on parle à ces pays plus développés, ayant des moyens à leur
disposition, et qu’on leur dise que, peut-être une priorité des priorités pour
ramener la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC , c’est d’aider le gouvernement de la RDC en lui fournissant des
moyens financiers et matériels pour qu’il puisse créer une armée intégrée et
républicaine. Je crois que c’est déjà un atout que l’on donne.
R. O. : De façon concrète, vous dîtes que
le Rwanda peut être l’avocat de la
RDC à l’extérieur …
C. M. : Je dis que c’est une tâche que nous nous sommes assignée. En tant que
ministre des Affaires étrangères du Rwanda, je ne cesse de plaider cette cause
là.
R. O. : Monsieur Charles Murigande, je
vous remercie.
C. M. : Je vous remercie aussi.
© Radio Okapi
John Holmes dénonce l'horreur des violences sexuelles aux Kivus
Le Coordonnateur des secours
d'urgence de l'ONU, John Holmes, a dénoncé aujourd'hui au Sud-Kivu le « cancer
social » que représente la violence sexuelle dans l'Est du Congo
New York, Sep 6 2007 4:00PM
« La violence sexuelle est un cancer social et ses auteurs, en handicapant les
femmes, handicape tout le tissu économique et social de l'Est du Congo », a
dénoncé le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, rapporte un
communiqué publié à Kinshasa.
« Dans les six premiers mois de l'année, 4.500 cas de
violence sexuelle ont été rapportés », mais le « chiffre réel est bien plus
important », souligne le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.
A l'hôpital de Panzi, 20 km de Bukavu, John Holmes a rencontré des
victimes de viol.« Les victimes sont souvent violées en réunion, par jusqu'à
sept personnes, souvent devant leurs familles et leurs communautés. Dans un
tiers des cas, les survivants de de ces actes ont reçu des tirs d'armes à feu
ou des coups de couteaux dans les parties génitales, ce qui impose de complexes
opérations chirurgicales », indique le communiqué.
« Je ne suis pas le même que lorsque je suis arrivé ici.
J'ai entendu ici des histoires qui dépassent l'imagination », a déclaré John
Holmes. « Je ne peux trouver les mots justes pour décrire ce que j'ai entendu aujourd'hui.
La seule chose que je puisse dire est 'plus jamais ça'. Je me souviendrai de
ces récits toute ma vie », a dit le responsable humanitaire des Nations Unies.
L'hôpital de Panzi, depuis qu'il a été mis en place en 1999, a fourni un traitement
à quelque 15.000 personnes
OCHA rappelle que depuis le début de l'année 2007, 63
attaques contre les civils ont été commises par les FDLR/Rastas, conduisant au
déplacement de près de 60.000 personnes.
En conséquence, une grande partie de la population pratique les 'déplacements
de nuit', pour dormir près des endroits où est stationnée la Mission de l'Organisation
des Nations Unies en République démocratique du Congo.
Voir : http://www.monuc.org/home.aspx?lang=fr
Manifestation pour le Congo, Samedi 22 septembre 2007 à Londres de 14h00 à 17h30
France-Rwanda, l'erreur de Kouchner
Le ministre français tend la main à Paul Kagamé, accusé
d'être à l'origine du génocide des Tutsis de l'intérieur
Le ministre des Affaires étrangères veut réconcilier la France avec un pays qui a
pris l'initiative de rompre ses relations avec elle en représailles des neuf
mandats d'arrêt lancés par le juge Bruguière contre l'entourage de Paul Kagamé,
le président du Rwanda. Le cas est sans précédent dans notre histoire
diplomatique. Il tend la main au chef d'Etat qui, selon le juge Bruguière, est
à l'origine de l'attentat contre le Falcon 50, où a péri son prédécesseur, le
président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994. Attentat analysé par le juge
Bruguière comme ayant pour seul objectif «l'obtention de la victoire totale et
ce, au prix du massacre des Tutsis dits de l'intérieur, considérés par Paul Kagamé
comme des collaborateurs du régime Habyarimana».
En clair, la justice française accuse le chef d'Etat rwandais de porter une
lourde responsabilité dans le déclenchement du génocide des Tutsis. Si le juge
français désigne Paul Kagamé comme le principal commanditaire de l'attentat,
son immunité de chef d'Etat en exercice le protège de tout mandat d'arrêt. En
revanche, il a estimé que le chef d'Etat rwandais pourrait faire l'objet de
poursuites par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Paul Kagamé a violemment réagi. Dans son discours de Murambi, prononcé le 7
avril, il a déclaré que le juge français était «un vaurien, une tête vide, tout
comme ses maîtres d'ailleurs, qui portent tous en eux le crime de génocide, et
c'est ce crime qui les perdra». Dans le même discours, il accuse les militaires
français de l'opération «Turquoise» (juin 1994) d'avoir aidé les interahamwe
(les miliciens extrémistes hutus) à massacrer. Il accuse même les Français
d'être «venus pour tuer», feignant de croire que la France avait envoyé des
troupes au Rwanda en 1994 (l'opération «Turquoise»), non pas pour arrêter les
massacres mais tout spécialement pour en commettre davantage encore ! Comme
toujours, Kagamé use des accusations en miroir : il attribue à la France les exactions qu'il
a lui-même ordonnées à ses troupes ! Aujourd'hui, Kagamé s'efforce d'annihiler
les conclusions du juge Bruguière pour défendre sa légitimité et sa crédibilité
sur la scène internationale.
Or, déjà l'été 2006, Bernard Kouchner s'est rendu à Kigali, pour rencontrer Kagamé
à un moment où celui-ci proférait de graves calomnies contre la France.
Son objectif
n'était alors pas diplomatique : il s'agissait d'obtenir le soutien d'un ami à
sa candidature à la tête de l'OMS, qui lui fut accordé, ce qui n'empêcha point
l'échec du French doctor. Les bonnes dispositions de Paul Kagamé envers
Kouchner ne tardèrent pas à être récompensées : le 26 juillet, le ministre
français des Affaires étrangères l'appelait au téléphone pour envisager les
voies et moyens de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ; il se
proposait, à cet effet, de lui rendre visite à Kigali. Il a aussi, durant
l'été, donné quelques gages de bonne volonté à Kigali, en acceptant, à deux
reprises, des mandats d'arrêt lancés par le TPIR, mais voulus par Kigali,
contre deux Rwandais, dont le père Wenceslas qui, selon mes informations, a,
pendant le génocide, sauvé de très nombreuses vies dans la paroisse de la Sainte-Famille,
transformée en camp de déplacés, mais qui, depuis cette époque, fait l'objet
d'un acharnement judiciaire pour faire de lui un génocidaire.
Bernard Kouchner a également décidé d'envoyer, dans quelques jours, une mission de proches collaborateurs à Kigali ...
Alors qui a raison, le juge Bruguière ou le ministre Kouchner ? Je sais, depuis 1996, que l'attentat contre l'avion présidentiel a été préparé et organisé par Paul Kagamé. Il faudra bien faire éclater cette vérité. Bruguière a forgé sa conviction après avoir entendu plus de cent témoins, coté plus de 7 000 pages de procès-verbaux, exécuté trois commissions rogatoires internationales au TPIR à Arusha, une en Italie, quatre en Belgique, une en Finlande, trois en Suisse, une au Congo-Kinshasa, une au Mali, une en Russie pour identifier les missiles. Comment Bernard Kouchner peut-il faire fi de ce considérable travail d'enquête ?
Le parquet militaire de Moscou a apporté la confirmation que les deux missiles utilisés pour commettre l'attentat du 6 avril 1994 étaient bien de fabrication soviétique, fabriqués en 1987 et vendus par l'ex-Union soviétique à l'Ouganda, dans le cadre d'un marché d'Etat. Or, Paul Kagamé, ancien patron du renseignement militaire de l'armée ougandaise, disposait toujours de bases arrières dans ce pays voisin.
Avant Bruguière, les enquêteurs du TPIR, Hourigan en tête, étaient parvenus à
la même conclusion. Enfin, la justice espagnole s'apprête à son tour à lancer
dans les prochains mois une dizaine de mandats d'arrêt contre des membres de
l'entourage de Paul Kagamé, pour le meurtre de neuf ressortissants espagnols au
Rwanda et dans l'ex-Zaïre. L'enquête espagnole va d'ailleurs bien au-delà de
celle du juge Bruguière, puisqu'elle couvre une période allant de 1990 à 2004.
Bref, tôt ou tard, Paul Kagamé devra rendre des comptes. En se portant au secours d'un dictateur sanguinaire, Bernard Kouchner prépare des lendemains douloureux à la diplomatie et à l'image de la France dans le monde. Il ne fait pas que cela. Il pousse la France à faire croire que François Mitterrand, Edouard Balladur, Alain Juppé et quelques autres, mais aussi des militaires français, ont été complices du génocide et qu'ils doivent s'en excuser.
Aussi, courant août, le dossier a-t-il été repris en main, obligeant subitement
le Quai d'Orsay à manifester plus discrètement le soutien à Kigali qu'il
exprimait librement courant juillet. Comme Nicolas Sarkozy l'a lui-même annoncé
devant les ambassadeurs, il s'agit certes de normaliser les relations
conflictuelles que pouvait parfois entretenir la France.
Nicolas Sarkozy ne serait donc pas opposé à une reprise des relations
diplomatiques de la France
avec le Rwanda, mais il reste impensable pour lui que la justice ne puisse pas
suivre son cours et que soient remis en cause les mandats d'arrêt lancés par le
juge Bruguière. De même, il semble peu crédible que le nouveau président
envisage davantage de remettre en cause la politique de la France de 1990 à 1994. Il
ne paraît pas prêt à devenir un adepte de la repentance. A contrario, la
commission d'enquête mise en place au Rwanda, prétendument indépendante,
devrait arrêter de traîner politiques et militaires français dans la boue. Si
cette nouvelle orientation est confirmée, la marge de manœuvre de Bernard
Kouchner devrait être étroite ...
Pierre Péan
Auteur de Noires Fureurs, blancs menteurs, Fayard, 2005
Documentaire : "M'Siri : Trois coups de feu pour le Katanga"
Événement TV sur La
UNE (RTBF)
23:20 Documentaire
"M'Siri : Trois coups de feu pour le Katanga"
Chaque année, la tribu des Bayeke se réunit dans l'ancienne
capitale de Bunkeya pour commémorer la mort de M'Siri, souverain du Katanga tué
en 1891 par une expédition belge commanditée par Léopold II. Celui-ci
recueillit ainsi les fabuleuses richesses minières de ce territoire. L'histoire
coloniale présente cet événement comme une aventure héroïque qui délivra une
population opprimée de son cruel tyran. La tradition africaine par contre fait
état de l'assassinat politique d'un vénérable despote éclairé.
Aujourd'hui encore, M'Siri demeure un personnage mythique et
un symbole de l'identité congolaise " d'avant les Blancs ". Mené
comme une enquête sur une manipulation médiatique, le film confronte la version
officielle de l'histoire coloniale avec la tradition orale africaine, exprimée
notamment par le 7e successeur de M'Siri, le mwami actuel, Godefroid Masuka
Munongo, qui exerce son pouvoir coutumier selon les règles anciennes, sous le
contrôle d'un conseil de sages. Le 20 décembre 1891, trois coups de revolver
vont changer le destin de l'empire africain du Garengaze et celui de la Belgique. Un officier
belge fait feu sur le roi M'Siri pour être abattu à son tour par le fils de
celui-ci.
La mort du Mwami permet à Léopold II de prendre possession
de ce territoire qui comprend le Katanga et ses fabuleuses richesses minières.
Et ce au nez et à la barbe des Britanniques ! Alors, s'agit-il d'un acte
héroïque de la conquête coloniale, par lequel le capitaine Bodson - au prix de
sa vie - débarrassa l'Afrique d'un cruel tyran ? Ou de l'un des meurtres
politiques les plus rentables de l'histoire ? Voilà l'épineuse question à
laquelle le documentaire apporte une réponse nuancée. La dynastie fondée par
M'Siri s'est perpétuée jusqu'à nos jours. C'est son arrière-petit-fils,
Godefroid Munongo, qui est aujourd'hui le Mwami du Garengaze.
Homme aux facettes multiples, cet universitaire formé aux
États-Unis est le personnage central du film. Nous le suivons à Bunkeya,
l'ancienne capitale, pour y découvrir à l'occasion des commémorations
annuelles, l'étonnante culture du peuple Bayeke et le récit du meurtre de
M'Siri, tel qu'il est rapporté par les anciens. Dans leurs débats, ceux-ci
incarnent leurs ancêtres, princes à la cour de M'Siri. Jeu de rôles qu'une
troupe de jeunes prolonge en une succession de scènes ingénues qui évoquent les
événements de décembre 1891. Les professeurs Michel Dumoulin, historien, et
Pierre de Maret, anthropologue, nuancent la vision africaine par une analyse à
présent dégagée de l'apologie colonialiste.
C'est Pie Tshibanda, narrateur, qui à la manière des griots
africains guide le spectateur : "Plus de quarante-cinq ans après
l'indépendance du Congo, nous savons bien que la fracture entre les
ex-colonisateurs et les ex-colonisés est loin d'être réduite. Alors, n'est-ce
pas le moment de partager la mémoire ? Et, pour cela, d'écouter aussi la
version africaine de l'histoire?"
Scénario: Jörg Pelzer
Réalisation: Jörg Pelzer
Sit-In de 3 jours à partir de ce vendredi 21 septembre à Matongé !
UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL
Représentation au Belux
COMMUNIQUÉ
Objet : SIT-IN de trois
jours de Deuil National à la
Porte de Namur (Ixelles) du 21 au 23 septembre 2007
Chers amis,
Le Bureau de Représentation de l’UDPS au Belux a introduit, au nom de la communauté congolaise de Belgique, une demande pour l’organisation d’un SIT-IN de trois jours consécutifs de Deuil National auprès des autorités administratives de la commune d’Ixelles. La réponse à cette requête nous sera communiquée le 19 septembre 2007.
Tout le monde y est invité :
les congolais résidant dans les pays de l’Union Européenne, la Communauté africaine de
Belgique, les Belges et tous les vrais amis du peuple congolais, les
organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme ainsi que tous
les hommes épris de bonne volonté, d’amour, de paix, de liberté, d’humanisme,
de philanthropie, de solidarité et de justice.
Voici les éléments utiles pour cette manifestation et le programme de ce SIT-IN-NON-STOP :
- Les participants devront se munir utilement de draps, de couvertures, de boissons, de nourriture et de bougies ;
- Ils emmèneront des pancartes et des banderoles pour dénoncer les nombreuses violations des droits humains ;
- Ils porteront un ruban de couleur blanche à la tête en signe du deuil ;
- Ils chanteront des chants de deuil et des morts ;
Il y sera fait lecture des crimes perpétrés tant par les gouvernants belges au Congo à travers le « système léopoldien » et la colonisation belge, notamment le long supplice de Simon Kimbangu et de ses adeptes et l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, que sous le règne d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila »…. ;
La pétition à remettre aux
Institutions de l’Union Européenne et autres Organisations internationales sera
signée sur place. Cette pétition, qui sera également remise aux Représentations
diplomatiques des pays occidentaux, demandera à ces pays , membres de
différentes institutions (Union Européenne, OTAN) que le Siège de leurs
Institutions ne soit plus Bruxelles, la Belgique s’étant disqualifiée en invitant un
dictateur sanguinaire sur son territoire.
L’accréditation de ce fait sera
démontrée par les images et photos des nombreuses atrocités perpétrées au Congo
sous le règne dictatorial de ce sanguinaire Kanambe, alias Kabila. Ces images
et photos, agrandies seront exposées afin que le public puisse réaliser la
nature profonde de celui à qui la
Belgique fait honneur.
Fait à Bruxelles, le 18 septembre 2007
Dr François Tshipamba
Mpuila
Représentant







