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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

19 septembre 2007

Implication du Rwanda dans la violence en République démocratique du Congo

Nkunda_khmer_noirL'escalade de la violence dans le Nord-Kivu accentue le risque de massacres à caractère ethnique

L'organisation a appelé parallèlement le gouvernement rwandais à intervenir immédiatement pour mettre fin au recrutement sur son territoire de combattants, parmi lesquels des mineurs, pour approvisionner les troupes de Laurent Nkunda ; elle a demandé en outre aux autorités rwandaises de respecter l'embargo de l'ONU sur les armes en empêchant tout équipement militaire de franchir ses frontières vers la RDC.

Il est évident que ce criminel et terroriste Kagame du Rwanda serait très content d'un autre génocide pour ses propres objectifs politiques. Ainsi il contribue a préparer ce génocide comme il l'a fait au Rwanda. Il est en guerre en RDC et en même temps il envoie ses militaires au Darfour pour le maintien de la paix. Pendant qu'il en guerre en RDC, il veut aussi que ces soldats dirigent la Mission ONU-UA au Darfour.

Quel paradoxe !

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Le gouvernement rwandais participerait à l’approvisionnement en hommes en armes et en munitions de Nkundabtware

Kagam__NkundaCommuniqués et publications d’Amnesty International République démocratique du Congo. 

L’escalade de la violence dans le Nord-Kivu accentue le risque de massacres à caractère ethnique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AFR 62/014/2007

Réagissant aux combats violents qui ont opposé récemment les forces gouvernementales aux fidèles du général dissident Laurent Nkunda, Amnesty International a accusé ce lundi 10 septembre le gouvernement de la RDC et la communauté internationale d’avoir trahi la population de l’est du pays.

« En dépit de la signature d’accords de paix, de la tenue d’élections historiques et du déploiement de plus de 17 000 Casques bleus, les habitants des deux provinces du Kivu ne voient toujours pas la fin du conflit qui bouleverse leur vie depuis plus de dix ans », a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.

L’organisation a tiré la sonnette d’alarme face au risque croissant que cette violence ne donne de nouveau lieu à des massacres interethniques et à d’autres atteintes aux droits humains. Des personnes ayant fui les combats ont signalé des viols et des homicides de civils à Amnesty International. Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les groupes armés se poursuivent dans le Nord et Sud-Kivu.

Amnesty International a appelé toutes les forces impliquées dans les combats à respecter le droit international humanitaire et relatif aux droits humains, à cesser d’attaquer les civils et à permettre aux agences humanitaires de venir en aide aux civils pris dans les violences.

La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC) devrait se consacrer en priorité à la protection de la vie des civils plutôt qu’au soutien des opérations militaires du gouvernement de la RDC.

L’organisation a appelé parallèlement le gouvernement rwandais à intervenir immédiatement pour mettre fin au recrutement sur son territoire de combattants, parmi lesquels des mineurs, pour approvisionner les troupes de Laurent Nkunda ; elle a demandé en outre aux autorités rwandaises de respecter l’embargo de l’ONU sur les armes en empêchant tout équipement militaire de franchir ses frontières vers la RDC.

Pour Erwin van der Borght,

« les informations selon lesquelles le gouvernement rwandais participerait, pour le moins que l’on puisse dire, à l’approvisionnement en hommes, en armes et en munitions de Laurent Nkunda, qui est soupçonné d’être un criminel de guerre, sont extrêmement préoccupantes. »

Amnesty International est convaincue que la poursuite des violences dans l’est de la RDC découle directement de ce que le gouvernement de ce pays et la communauté internationale n’ont rien fait pour mettre fin à l’impunité dont bénéficient systématiquement les auteurs d’atteintes aux droits humains.

« Un mandat d’arrêt international à l’encontre de Laurent Nkunda a été émis il y a près de deux ans, a souligné le directeur du programme Afrique de l’organisation. Si ce mandat avait été suivi d’effet, nous n’assisterions peut-être pas aux violences terribles dont nous sommes témoins aujourd’hui. Il faut que la communauté internationale, la RDC et le gouvernement rwandais s’engagent clairement à collaborer pour faire en sorte que cet homme soit déféré à la justice. » « Le gouvernement de la RDC a récompensé d’autres hommes soupçonnés d’être des criminels de guerre en leur donnant des postes de commandement dans l’armée. Il y a peu d’espoir que l’armée gouvernementale parvienne à protéger les civils de manière professionnelle et impartiale si rien n’est fait pour suspendre ces personnes de leurs fonctions et les juger. La communauté internationale, qui fournit une aide financière et technique considérable au programme de réforme de la sécurité en RDC, doit insister sur cette nécessité. »

Complément d’information

Cela fait plus d’une semaine que l’armée congolaise et les forces de Laurent Nkunda s’affrontent dans les territoires Rutshuru et Masisi du Nord-Kivu. Un cessez-le-feu fragile a été négocié mais pourrait ne pas durer. Plus de 40 000 personnes ont été contraintes de s’enfuir de chez elles au cours des derniers jours, venant gonfler les rangs des 200 000 personnes déplacées par l’insécurité dans la province depuis le début de l’année.

Ancien haut-responsable du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), Laurent Nkunda est accusé de crimes de guerre, en particulier à Kisangani en 2002 et à Bukavu en 2004. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le gouvernement de la RDC en septembre 2005. Les Nations unies l’ont accusé d’avoir violé l’embargo sur les armes à destination de la RDC.

À ce jour, ni le gouvernement de la RDC ni les Nations unies n’ont mené d’opération pour l’arrêter et il a pu jusqu’à maintenant se déplacer librement dans certaines parties du Nord-Kivu et au Rwanda. 

Laurent Nkunda prétend que ses forces sont là pour protéger la population tutsie de la province contre les attaques des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), groupe armé rwandais insurgé. Il reproche au gouvernement de la RDC de ne rien faire pour chasser les FDLR de l’est de la RDC. Les FDLR sont également soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en RDC.

Le gouvernement congolais a adopté comme politique de nommer à des postes de commandement dans l’armée et la police des personnes soupçonnées de participation à des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits fondamentaux. Ces crimes incluent des massacres fondés sur l’appartenance ethnique, le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, des viols en très grand nombre et des actes de torture.

À la fin de l’année 2006, le gouvernement a conclu un accord avec Laurent Nkunda prévoyant le déploiement dans le Nord-Kivu de « brigades mixtes » composées de combattants de Nkunda et de soldats de l’armée régulière. Alors qu’elles étaient censées rétablir un climat de confiance dans la région, ces brigades se sont rendues coupables de très nombreuses violations des droits humains et n’ont fait qu’aggraver l’insécurité et la crise humanitaire dans cette partie du pays.

En juin et juillet 2007, les enquêteurs de l’ONU ont fait savoir que des personnes avaient été recrutées au Rwanda pour venir grossir les rangs des forces de Laurent Nkunda, par l’intermédiaire de « réseaux favorables à Nkunda ». Nombre de ces nouvelles recrues étaient des enfants.

Posté le 10 septembre 2007
par Françoise Guillitte

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15 septembre 2007

Exposition : La Mémoire de l'Esclavage du 19 au 23 septembre à Paris

esclavage

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10 septembre 2007

Déclaration Politique du Mouvement de Libération du Congo

Fran_ois_MwambaLe Bureau Politique du Mouvement de libération du Congo, « MLC », a tenu, du 7 au 8 septembre 2007, une réunion extraordinaire sous la direction de son Secrétaire Général

Au cours de cette réunion, il a été procédé à un examen minutieux et approfondi des problèmes de l’heure. Après débats et délibérations, le Bureau Politique du MLC fait la déclaration suivante :

Concernant le retour au pays du Sénateur et Président national du MLC

1. Le Bureau Politique du MLC a pris acte de l ‘envoi par le Chef de l’État auprès du Sénateur Jean-Pierre Bemba, d’un émissaire, en la personne du Président de l’Assemblée Nationale, en vue d’examiner ensemble les modalités pratiques devant permettre à brève échéance le retour au pays du Président national du MLC.

2. Le Bureau Politique du MLC salue cette démarche qui représente une réponse favorable des autorités de la République aux appels, maintes fois réitérés, aussi bien par le Sénateur Jean-Pierre Bemba que le MLC, pour une solution politique durable à la situation née des événements malheureux des 22 et 23 mars 2007.

3. Le Bureau Politique du MLC se félicite du climat et de l’état d’esprit favorables ayant entouré cette rencontre. Il remercie la Communauté internationale pour son implication, à travers le rôle important que joue le Commissaire Européen Louis Michel, dans la promotion des mécanismes devant aboutir à l’instauration de la paix et de la concorde nationales dont la RDC a besoin pour ériger définitivement un État de droit et se reconstruire rapidement.

Concernant les affrontements et le drame humanitaires qui sévissent à l’Est

1. Le Bureau Politique du MLC est vivement indigné par la dégradation de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu et le drame humanitaire que vivent des milliers des compatriotes dans cette Province. Il condamne ces affrontements avec la dernière énergie.

2. Le Bureau Politique du MLC constate à ce sujet, l’absence totale de la part du Gouvernement, d’une politique claire, tant dans la recherche de la solution au cas du Général dissident, Laurent Nkunda, que dans la gestion du problème de la présence des FDLR sur le territoire national. En effet, l’ampleur de la crise actuelle est la conséquence des tâtonnements et tergiversations du Gouvernement ayant conduit au drame humanitaire majeur dont sont victimes les populations de l’Est en général, les femmes et enfants en particulier.

3. A cet effet, le Bureau Politique du MLC considère que :

  • La solution viable et durable à cette crise n’est pas militaire, mais plutôt politique et diplomatique ;
  • En tout état de cause, la sécurité des populations des zones concernées et de leurs biens, de même que l’assistance humanitaire aux milliers des personnes déplacées, sont un impératif qui relève avant tout de la responsabilité première du Gouvernement ;
  • L’implication positive de la Monuc et des ONG dans l’assistance aux populations est à encourager, mais que l’ampleur du drame appelle des actions plus importantes tant de la communauté nationale qu’internationale.

Fait à Kinshasa, le 8 septembre 2007

Avec Dieu, nous vaincrons !

logo_mlcFrançois Muamba Tshishimbi
Secrétaire Général du MLC

Mouvement de Libération du Congo
Site Internet

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09 septembre 2007

Qui finance la nouvelle guerre au Congo ? demande un missionnaire ...

miliciens_estQui finance la nouvelle guerre au Congo ? demande un missionnaire qui a donné un témoignage dramatique à Fides

Goma (Agence Fides) - De dramatiques témoignages des missionnaires du Kivu nord (à l’est de la République Démocratique du Congo) sont arrivés à l’agence Fides. Depuis plusieurs jours, des combats entre l’armée régulière et les rebelles de Laurent Nkunda y font rage. “ Les routes sont bondées de personnes qui portent leur matelas sur leur tête, l’unique chose qu’ils ont réussi à sauver, pour fuir la violence ” déclare à Fides un missionnaire qui pour des raisons de sécurité ne désire pas être nommé.

“ Ces personnes viennent d’une région située à 25-30 kilomètres à l’ouest de Goma”, continue le missionnaire. “ Les réfugiés racontent qu’hier matin (4 septembre, ndr.), ils ont été réveillés vers les 6 heures par les coups de mortiers et ont décidé d’abandonner en masse leur village avant que les combats ne s’approchent de leurs maisons ”.

“Celui qui peut va habiter chez ses parents et amis à Goma, le chef-lieu du Kivu nord. Les autres, ceux qui n’ont personne à qui demander de l’aide, campent dans des camps de fortune aux alentours de la ville », rapporte le missionnaire

“ Je me demande qui finance cette guerre. Qui est en mesure de payer les gens parce qu’ils reprennent en main les armes ? ” demande le religieux. “ Ces derniers jours, les autorités congolaises ont annoncé avoir démantelé un réseau d’agents provocateurs, une cinquième colonie alliée des rebelles, qui se préparait à agir à Bukavu, à Uvira et dans d’autres régions du Kivu afin d’étendre le conflit, au point que l’on craint l’explosion d’une troisième guerre congolaise, après celle de 1996-1997 et celle de 1998-2003 ”

“Malheureusement quand on a procédé au désarmement des milices qui opéraient dans cette partie du Congo, on n’a pas procédé à une vraie intégration des ex-combattants dans le tissu de la société. Ces personnes ont reçu une prime de 100 dollars pour déposer les armes, mais beaucoup d’entre eux n’ont pas trouvé de travail. Sans occupations et sans perspectives ils deviennent ainsi des proies faciles pour quelqu’un qui veut attiser à nouveau l’incendie congolais, sans compter qu’il y a encore diverses armes cachées.

Des conditions objectives de faire éclater un nouveau conflit sont donc en présence : il manque juste quelqu’un qui détient les allumettes. Les allumettes sont l’argent. Les membres du réseau d’agents provocateurs sont payés 250 dollars par mois, une vraie fortune dans cette région. Même un professeur universitaire n’a pas un tel salaire ! Alors qui paie ? ”, C’est ce que se demande le missionnaire.

“Il y a des stratégies précises derrière ces évènements. Rien n’est laissé au hasard » continue la source de Fides. “ J’ai vu, par exemple, que la presse occidentale a dédié de larges espaces au meurtre des gorilles de montagne du parc Virunga. Il ne s’agit pas d’une cruauté inutile envers la nature, mais d’un moyen d’empêcher que des touristes et des chercheurs étrangers intéressés par les gorilles ne viennent dans la région, afin d’éliminer la présence de témoignages dérangeants sur ce qui est en train de se passer dans cette région ”, conclut le missionnaire.

Laurent Nkunda est au commandement de deux brigades rebelles de l’armée unifiée congolaise, née après les accords de paix de 2003. Il est poursuivi par un mandat de capture internationale pour crime de guerre.

Les forces de Nkunda ont à plusieurs reprises rendu vains les efforts du gouvernement central pour rétablir la paix et l’autorité du gouvernement de Kinshasa dans les régions orientales de
la RDC. A cause des combats, d’autres dizaines de milliers de Congolais se sont réfugiés en Ouganda.

© L.M | Agence Fides | 5/9/2007

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Laurent Nkundabatwaré : Une équation à plusieurs inconnues!

Nkunda_MonucTout en étant bien accueillie par les populations du Nord-Kivu, l’action militaire de Kinshasa n’en est pas moins un puzzle avec des pièces difficile à sépare

Le phénomène Nkunda qui constitue le casus belli au Nord-Kivu se révèle être une équation à plusieurs inconnues. Dans la mesure où le rebelle Nkunda est un arbre qui cache la forêt, le fait de l’acculer voire de couper son arbre à la racine doit aller de pair avec la séquestration des autres arbres nuisibles de la forêt qu’il cache. En effet, si Nkunda est aujourd’hui acculé dans le Masisi, ses complices continuent à se la couler douce à Beni, à Lubero, à Rutshuru, à Walikale, à Kinshasa, au Rwanda, en Ouganda, etc. Ainsi, ceux qui sont pressés de chanter victoire devraient ainsi attendre, le temps pour eux de découvrir tout le plan de Kinshasa pour mettre fin à ce phénomène Nkunda dont le réseau dépasserait la région des Grands Lacs Africains.

Depuis le début de celle qu’on appelle maintenant troisième guerre du Congo, les forces vives du Nord-Kivu ont toujours demandé une solution globale au phénomène Nkunda. Cette solution globale passe, d’après elles, par une dissuasion militaire que Kinshasa a entamée la semaine dernière, une diplomatie de choc et ouverte et la participation de tous et de chacun des citoyens congolais au débat.

Cette demande de forces vives du Nord-Kivu est contraire à la privatisation actuelle de la crise du Nord-Kivu par Kinshasa qui a choisit la discrétion comme méthode de travail. Cette privatisation de la guerre du Nord-Kivu par Kinshasa est un fait que déplorent plusieurs observateurs qui prennent en considération les accointances et alliances secrètes existantes entre Kinshasa et la rébellion de Nkunda.

Pour croire à la bonne foi de Kinshasa, les populations du Nord-Kivu auraient voulu avoir des preuves de rupture avec Nkunda et une condamnation explicite par la justice congolaise de tous ses méfaits commis à l’Est de la R.D. Congo depuis 1998. Ainsi, la mise à l’écart des représentants du peuple dans la conduite de la guerre n’augure pas des lendemains meilleurs au Nord-Kivu.

Depuis le début de la crise du Nord-Kivu, Kinshasa a toujours choisi d’agir en dehors du parlement. C’est ainsi que la conclusion des accords secrets entre Kinshasa et Nkunda avait eu lieu au Rwanda en janvier 2007, un mois avant l’entrée en fonction de l’exécutif provincial du Nord-Kivu. L’action militaire en cours était décidée pendant que le parlement national et l’assemblée provinciale du Nord-Kivu étaient tous deux en vacances parlementaires. Cette guerre peut-être légitime dans la mesure où elle a été déclarée par l’autorité légitime, à savoir, le Président de la République, mais elle a aussi besoin d’être populaire car c’est le peuple qui envoie le gouvernement en guerre. Dans les démocraties qui se respectent, un président ne peut pas aller en guerre sans l’aval du parlement. C’est le parlement qui se charge par après de mobiliser la nation et les ressources nécessaires pour soutenir la guerre nationale, juste, déclarée par le Président de la République, et menée au front par l'armée nationale.

Un autre reproche que les observateurs sont entrain de faire à la guerre en cours c’est qu’elle est contrôlée en huis clos par les signataires des accords secrets de Kigali en janvier 2007, avec dans le décor la même Monuc, les mêmes FDLR, le même Rwanda, et le même Ouganda, etc.

C’est ainsi qu’après une semaine des combats au Nord-Kivu, il apparait de plus en plus que, entre la deuxième et la troisième guerre du Congo, il n’y a pas de différence, les acteurs ou protagonistes étant restés les mêmes. L’entrée en scène des représentants du peuple à tous les niveaux des négociations aurait fait la différence. En d’autres termes, la guerre que le peuple congolais entend mener depuis toujours à l’encontre de Nkunda et de ses parrains souterrains, n’est pas encore à l’ordre du jour. Seule la participation des représentants du peuple au débat sur la guerre en cours aurait convaincu les populations du Nord-Kivu que cette dernière n’est pas une simulation ou un jeu malsain consistant à changer de place, pour un temps, certaines pièces du puzzle, tout en continuant le non-dit de la guerre, à savoir, le pillage des richesses du sol et du sous-sol du Nord-Kivu.

En faisant une lecture rapide des combats en cours au Nord-Kivu, on voit bien d’un côté que les projecteurs sont tournés vers Nkunda, l’incarnation même du mal nord-kivutien, à la grande satisfaction des congolais. Mais de l’autre coté, on ne voit pas le feu des troupes dites loyalistes inquiété les autres forces négatives dont plusieurs sont des créatures de Nkunda lui-même. Les soi-disant FDLR dont plusieurs émanent de Nkunda se sont regroupés sans aucune entrave à la frontière avec le Rwanda comme Paul Kagame l’a toujours voulu et déclaré à qui veut l’écouter.

Les Mai-Mai réfractaires au brassage militaire ainsi que les TPD de Serufuli se font signaler dans le territoire de Rutshuru en compagnie des FDLR comme une certaine opinion nationale et internationale l’a toujours dit. On assiste ainsi à un retour facile à la situation qui régnait au Nord-Kivu avant l’avènement de Nkunda. Ce qui fait craindre que les cerveaux moteurs de la crise au Nord-Kivu ne décident de sacrifier la tête de Nkunda que tous les congolais réclament sur un plateau pour se taper un petit moment de répit. Mais tant que les autres pièces du puzzle ne seront pas démantelées, l’esprit de Nkunda, même mort, peut continuer de tourmenter les congolais.

Le changement voulu au Nord-Kivu interviendra ainsi quand le régime de Kinshasa changera d’approche et de négociateurs. Autrement, les troupes rwandaises et ougandaises peuvent continuer à faire leurs promenades de santé au Nord-Kivu sous les applaudissements des dirigeants de Kinshasa pour qui les relations avec ces deux pays sont toujours au bon fixe même quand les congolais tombent sous les balles de ces soldats étrangers infiltrés au Nord-Kivu par le truchement des opérations du mixage.

Sans changement d’acteurs de Kinshasa ou sans l’entrée des nouveaux acteurs sur la scène des négociations avec Nkunda, les protagonistes de deux parties risquent de continuer avec leur sale jeu d’intérêts partisans et égoïstes au détriment du bien-être du peuple congolais. Il en est de même de la Monuc qui risque de continuer avec sa politique du caméléon que tous déplorent et dont les conséquences néfastes ne sont plus à démontrer.

On a donc besoin de nouveaux acteurs, en l’occurrence, les représentants du peuple congolais à tous les niveaux, pour mener une guerre juste et transparente au Nord-Kivu. En effet, la classe politique congolaise ayant été reconnu comme facilement corruptible, le peuple congolais, par la voie de ses représentants à tous les niveaux, reste le seul rempart de la paix et de l’intégrité territoriale de la R.D. Congo.

Ainsi, sans la participation de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu et de l’Assemblée Nationale, l’action militaire en cours au Nord-Kivu risque d’accoucher d’une souris en dépit de ses premières attaques spectaculaires. Les sages Nande ne disent-ils pas que : « emiyisumbangire, similwire » (Littéralement : la façon de sursauter ou de gesticuler ne signifie pas nécessairement savoir se battre).

machozipasVincent K. Machozi, a.a.
Boston University, MA (USA)

© Beni-Lubero online |  06-09-2007

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Laurent Nkunda accuse l'armée d'avoir rompu la trêve en RDC

Nkunda_khmer_noirLe général dissident Laurent Nkunda a accusé vendredi l'armée congolaise d'avoir rompu un cessez-le-feu conclu la veille en attaquant ses positions dans l'est de la République démocratique du Congo

"J'ai informé la Monuc (la mission de l'Onu au Congo) que nous avions été attaqués ce matin à Rutshuru. Ils m'ont dit qu'ils étaient en contact avec l'armée congolaise pour réclamer que cela cesse", a-t-il dit à Reuters.

"Je pense qu'on peut y mettre un terme", a-t-il ajouté lors de ce contact par téléphone.

L'armée congolaise et les troupes du général Nkunda ont conclu jeudi un cessez-le-feu avec l'aide de médiateurs de la Monuc après plus d'une semaine de combats dans la province notoirement instable du Nord-Kivu, dans l'est du pays.

L'accord est intervenu au moment où des milliers de combattants tutsis ralliés à Nkunda semblaient repousser les troupes gouvernementales et avancer vers Goma, le chef-lieu de la province, provoquant la fuite de milliers de civils.

Nkunda s'est dit toujours prêt à respecter la trêve. "Nous voulons négocier mais il semble que ce soit pour eux (l'armée) une stratégie pour gagner du temps afin de se renforcer", a-t-il affirmé.

Interrogé sur l'existence de ces attaques, le commandant de l'armée au Nord-Kivu, le colonel Delphin Kahimbi, a déclaré qu'il vérifiait l'information.

Un Antonov manque son atterrissage

Les derniers affrontements dans la région de Rutshuru ont eu lieu dans le parc national de Virunga, un sanctuaire abritant des gorilles de montagne en voie d'extinction.

Robert Muir, de la société zoologique de Francfort qui aide à la protection des gorilles, a été informé par les gardes du parc que des tirs à l'arme lourde avaient été entendus entre Bukima et Bikenge. "C'est très intense", a-t-il dit.

Par ailleurs, la Monuc a annoncé qu'un avion de transport Antonov avait pris feu à l'atterrissage après avoir dépassé la piste à l'aéroport de Goma. Huit personnes ont péri, les deux membres d'équipage ainsi que six passagers dont trois enfants, a déclaré la police.

L'avion, qui transportait de l'huile de palme, avait décollé de Kinshasa et faisait escale à Goma avant de se rendre à Bukavu, dans la province voisine du Sud-Kivu.

Le général Nkunda a lancé sa rébellion en 2004 avant de signer un accord de paix de courte durée en janvier

Il dit vouloir protéger les communautés tutsies dans l'est du Congo contre les attaques de rebelles hutus rwandais qu'il accuse d'être soutenues par le gouvernement du président Laurent Kabila.

Il dit n'avoir aucun contact direct avec le gouvernement mais se déclare prêt à accepter un médiateur extérieur pour négocier. "Si la communauté internationale s'impliquait, je crois que nous pourrions trouver une paix durable", dit-il.

En novembre dernier, des casques bleus avaient utilisé des hélicoptères de combat pour stopper la progression des hommes de Nkunda sur Goma, opérations qui avaient entraîné la mort de centaines de rebelles. Ces dernières semaines, la Monuc a fourni une assistance logistique aux forces congolaises, transférant soldats et munitions sans toutefois prendre part aux combats.

Lundi, l'armée congolaise avait annoncé que 28 partisans du général Nkunda avaient été tués lors d'affrontements près de Karuba, à 30 km environ à l'ouest de Goma. Mardi, le PAM avait annoncé que 10.000 Congolais s'étaient réfugiés en Ouganda après des combats entre armée et rebelles.

Par Joe Bavier
GOMA, République démocratique du Congo, 7 septembre - Reuters 
© Reuters | 07.09.07 | 15h08

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Le Président du Parlement de la RDC a rencontré Jean-Pierre Bemba au Portugal

Bemba_afpLisbonne (AFP) - Le président du parlement de la République du Congo, Vital Kamerhe, a rencontré l'ancien vice-président et chef de l'opposition Jean-Pierre Bemba, qui réside au Portugal depuis avril, pour savoir dans quelles circonstances il accepterait de retourner dans son pays, selon des déclarations faites à l'agence LUSA vendredi

"J'ai voulu savoir dans quelles circonstances Bemba accepterait de revenir pour qu'ensemble, et en ayant comme objectif la cohésion nationale, il soit possible de reconstruire le pays", a affirmé M. Kamhere, en visite officielle au Portugal.

"Jean-Pierre Bemba a été vice-président, candidat aux élections présidentielles qui ont mené à la démocratie, il préside un grand parti d'opposition", a-t-il souligné.

La rencontre avec M. Bemba, membre du sénat, s'est "très bien déroulée", a ajouté M. Kamhere, en affirmant vouloir garder la primeur des détails pour le président Joseph Kabila, l'Assemblée nationale et le Sénat.

"Bemba peut retourner au Congo en toute sécurité. Il jouit de l'immunité parlementaire", a-t-il ajouté, précisant cependant qu'il s'agit d'une question "qui devra être réglée avec le gouvernement".

M. Bemba, 44 ans, est arrivé le 11 avril dans le sud du Portugal où il possède une résidence, officiellement pour soigner une ancienne fracture à la jambe et avec une autorisation du sénat l'autorisant à s'absenter pour 60 jours.

Adversaire malheureux de Kabila à la présidentielle de 2006, il avait quitté Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU, trois semaines après de sanglants affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

"Ce qui est arrivé les 22 et 23 mars à Kinshasa doit être vu comme un apprentissage de la démocratie", a affirmé M. Kamerhe faisant allusion à ces évènements.

Le 1er août, Jean-Pierre Bemba avait indiqué qu'il souhaitait revenir dans son pays pour le 15 septembre afin "d'honorer ses obligations professionnelles".

"Ce que je veux, c'est revenir en toute sécurité, avec le soutien de la communauté internationale, de l'Union Européenne et j'espère, celui de
la RDC", avait-il affirmé à la presse.
Il est visé par une demande de levée de son immunité parlementaire par le parquet général, qui voudrait le poursuivre pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" après les sanglants affrontements de mars.

Toutefois, le Sénat ne semble pas prêt d'accéder à cette requête, selon plusieurs sources parlementaires, et l'un des principaux obstacles de son retour tient aux garanties de sécurité qui lui seront accordées.

Source : AFP
Publié le: 07/09/2007 à 18:49:31 GMT

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Interview de Candide OKEKE, Conseillère principale d'Honoré NGBANDA (Apareco)

Candide_Okeke_AparecoCandide OKEKE
Conseillère Principale chargée des
Relations Publiques, de
la Mobilisation et de la Planification au sein du
Cabinet du Président National de l
APARECO
Monsieur Honoré NGBANDA


Combat sans répit : Candide Okeke

"Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !"

En dépit de son substantif "Alliance", L' Apareco semble prendre la couleur d'un parti politique qui veut faire cavalier seul dans le combat contre le régime de Kinshasa. Et le départ d'une des grosses pointures de l'Apareco telles que Paul Kapita ou Ngongo Luwowo qui se trouve pour l'instant au sénat justifiera-t-il cette attitude politique fragile? Autrement dit, est-ce que l'Apareco collabore formellement avec d'autres leaders et partis politiques de l'opposition pour une vraie conjugaison des synergies afin de lutter ensemble pour la libération du pays ?

Candide OKEKE : Nous sommes une plate forme politique certes, mais face au régime doccupation qui a été instauré en RDC avec Joseph Kabila comme pièce maîtresse lAlliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO en sigle) mène avant tout un combat pour la libération de notre pays. Il est impossible de fonctionner comme un parti politique normal sous un régime dans lequel les congolais nont plus la maîtrise de leurs institutions, du fait dune tutelle étrangère, et qui privilégie la répression comme mode de fonctionnement. Il va de soi que nous ne pouvons que collaborer avec tous les congolais qui sinscrivent dans cette vision de la situation politique de notre pays.

Et cest ce que nous avons essayé de faire depuis la création de notre alliance. Nous avons préservé autant que possible nos contacts avec différents compatriotes quils soient leaders ou simple membres de partis politiques ou autres mouvements dit de lopposition. Aussi bien au niveau de nos bases quau sommet nous sommes toujours restés ouverts à tous ces compatriotes. Et nous travaillons encore avec ceux qui veulent travailler avec nous avec toute la fermeté que caractérise notre position.

Monsieur Kapita a le droit comme chacun d
entre nous dévoluer dans un cadre qui lui convienne mieux. Si je ne mabuse, cest lui-même qui avait fait la démarche pour se joindre à lAPARECO, personnellement on ne peut pas lui en vouloir sil estime aujourdhui nécessaire dévoluer autrement. Ce qui importe, cest lobjectif commun de libérer la RDC. Quelque soit le front sur lequel nous nous trouvons, lessentiel cest de continuer le combat contre notre ennemi commun. 

Si vous avez limpression que nous faisons cavalier seul cest peut être parce que, au moment où les autres partis politiques ainsi que certaines personnalités politiques de lopposition font des va-et-vient, lAPARECO et son Président national sont restés fermes dans leur position qui consistait à rester en dehors de tout système ou toute procédure issu des fameux accords de Sun City. Parce que tout ce qui en a découlé na visé quà asseoir le processus doccupation enclenché contre notre pays. Ainsi, il na jamais été question que lAPARECO intègre dune quelconque façon de telles institutions ni quelle participe aux élections programmées davance pour légitimer limposture au sommet de létat congolais.

Par contre, la démarche de Monsieur Ngongo Luwowo auquel vous faîtes également allusion a été purement personnelle et ne nous engageait évidemment pas. Je sais quà sa demande personnelle, le comité national lui a donné sa liberté de sengager dans le processus électoral à titre strictement personnel. Et il la dailleurs fait au nom de sa formation politique de base quest le MPR. Lui-même avait dailleurs clairement fait cette déclaration lors de son arrivée à Kinshasa par le Beach Ngobila en provenance de Brazzaville.

LAPARECO a gardé contre vents et marées une attitude ferme face au régime de Joseph Kabila, il ny aura jamais ni coopération, ni collaboration entre nous et ce gouvernement doccupation. Cela na pas été le cas hier, il nen est pas question aujourdhui, et il nen sera pas question demain non plus. Et toutes les tentatives de rapprochement avec le Président national de lAPARECO, initiées par eux ou leurs alliés, évidemment avec leurs arguments habituels de corruption, ont été toutes soldées par un échec.

Vous voulez dire que lAPARECO ou son leader ont déjà été approchés par le régime actuel ?

Candide OKEKE : Cela vous surprend, nest ce pas ? Pendant que certains congolais sévertuent à dénigrer lAPARECO ou son leader, croyant plaire ainsi à Monsieur Kabila ou être rétribué par lui pour leurs actes de « bravoure », lui, multipliait plutôt les tentatives tantôt de rapprochement tantôt de neutralisation de lAPARECO. Cest vous dire le ridicule de ce régime ainsi que des marionnettes congolais naïfs qui continuent à se laisser manipuler. La seule chose quon nous reproche en fin de compte cest le fait que nous refusions de « collaborer » avec eux et que nous participions un peu trop activement et surtout efficacement au travail déveil des congolais, et même de la Communauté Internationale.

On nous reproche de dénoncer trop fort limposture et le danger que constitue la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC !

Aujourdhui largument utilisé souvent contre le leader de lAPARECO, selon lequel ce qui rappelle le régime de Mobutu devait en quelque sorte être banni na plus son sens, parce quaujourdhui, ceux qui condamnaient «le mobutisme», un concept flou dailleurs, se retrouvent selon les critères fixés par eux-mêmes, plus «Mobutistes» que Mobutu lui-même.

Notre peuple a été dupé et il sen rend bien compte aujourdhui. Pour les membres de lAPARECO qui nont pas fait parti du régime de Mobutu , et qui constituent dailleurs la majorité dentre nous, cest Kabila et ceux qui lentourent qui nous rappellent plus ce qui a pu constituer les aspects négatifs de la deuxième République. Et dans ce domaine ils ne se sont pas contentés de faire la même chose, ils ont largement réussi à faire pire en reprenant même ceux de cet ancien régime qui nont pas changé et qui sont revenus faire aujourdhui ce quils avaient entamé hier pour précipiter la chute de Mobutu. Rien détonnant donc à ce que Kabila ne prenne bientôt le même chemin. Celui de la chute, son imposture ajouté à sa médiocrité et celle de son gouvernement ly conduiront aussi sûrement que le soleil se couche chaque soir.

Vous condamnez donc sans appel tous les congolais qui collaborent avec l
ennemi au pays ?

Candide OKEKE : Nous considérons que sous un régime doccupation il faut résister par tous les moyens et avec tous les nôtres qui le veulent bien, et ne pas coopérer avec lennemi. Il y a évidemment une différence avec certains de nos compatriotes qui ont infiltré sciemment ce système pour rendre la résistance plus efficace .Ceux-là qui travaillent avec nous , le moment venu nous les ferons connaître pour éclairer le peuple congolais. Quant aux autres congolais qui continuent à travailler avec Joseph Kabila, ses alliés rwando-ougandais et les lobbies occidentaux qui ne jurent que par la balkanisation et le pillage de la RDC, il leur appartient de définir ce quils font aux côtés de nos ennemis et quelle efficacité aura été une telle présence dans le combat de libération de notre pays et dans lamélioration du quotidien du peuple congolais. Je les invite à y réfléchir sérieusement dès maintenant car demain le peuple congolais, première victime de cette abominable tragédie leur demandera des comptes.

"Au signal, levons-nous", "signes de temps" et tant bien d'autres slogans de l'Apareco sont-ils des mots creux pour créer théoriquement de l'espoir dans les têtes du peuple congolais (qui, d'ailleurs, en a déjà marre de "révélations" et des discours politiques) ou bien cet un ensemble des stratégies pour tenter de créer une psychose dans le camp du pouvoir ?

Candide OKEKE : Lélite congolaise sera toujours aussi surprenante ! Comment voulez-vous quun leader qui mène un grand combat de libération comme le nôtre dévoile sur la place publique toute sa stratégie contre lennemi en vous livrant les méthodes et les dates des actions quil entend mener ? Le prendriez-vous au sérieux sil le faisait ? Tout ce que lAPARECO fait aujourdhui en public et en secret na quun seul objectif : la libération de la République Démocratique du Congo afin que Justice soit rendue au peuple congolais qui vit depuis une décennie lune des plus grandes tragédies de lhistoire de lHumanité. Tous nos messages appuient ce que nous mettons en place pour atteindre cet objectif de Libération.

Notre action sinscrit donc dans un calendrier précis et nous savons que ce calendrier intéresse nos ennemis au plus haut point. Mais nos compatriotes doivent comprendre que le contexte dans lequel nous menons tous notre combat nous incite à rester discret sur certains aspects de celui-ci. Nous comprenons cependant leur impatience mais nous leur demandons de rester simplement mobilisés et prêts à répondre au signal qui sera donné bientôt et qui sonnera la phase finale de libération de la RDC. Nos messages ne visent pas à créer simplement de lespoir, nous orientons le peuple congolais pour quavec nous il puisse simpliquer dans ce processus inéluctable.

LAPARECO agit en fonction des paramètres dont il dispose. Et nous ne pouvons évidemment pas tout révéler pour le plaisir au risque de mettre en péril tout ce que nous avons amorcé. Mais le peuple congolais qui a donné sa confiance au Président de lAPARECO peut juger de la constance de son combat, de la véracité de tout ce quil a pu révélé et qui na JAMAIS été contredit notamment dans son livre « Crimes Organisés » devenu au contraire une référence pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe dans la région des Grands Lacs. LAPARECO œuvre pour la Libération de la RDC et nous mènerons ce combat jusquau bout.

Quant à la psychose dans laquelle se trouve effectivement le régime de Kabila à notre égard , elle nest pas dû à nos quelques slogans mais bien à un travail de fond qui fait que même eux reconnaissent en nous une réelle menace pour le régime doccupation quils incarnent. Leur psychose se justifie par la force que représente notre mouvement, et le professionnalisme reconnu aussi bien à lextérieur du pays quà lintérieur, du Président de lAPARECO. Bien plus, les occupants au pouvoir à Kinshasa savent très bien que le socle sur lequel repose leur pouvoir volera bientôt en éclat parce que le travail de tous les patriotes congolais et la détermination dont ils continuent à faire preuve les enverra bientôt aux oubliettes de lhistoire.

Ils ne peuvent qu
avoir peur parce quils savent ce quils font au peuple congolais, et ils sont conscients que le temps ne joue pas pour eux, et que les mensonges qui tapissent leur pouvoir sont désormais mis à nu. Aujourdhui, limposture et la fausse identité de celui qui se fait appeler Joseph Kabila sont maintenant connues de tous les congolais, le temps et ses actes ont mis en relief ses liens privilégiés avec le Rwanda et Paul Kagamé en particulier, dont il sert clairement les intérêts en sabotant notamment notre armée. Les congolais ont également compris aujourdhui la manière dont le système Kabila participe activement au bradage de nos ressources et au dépècement et à la balkanisation de notre pays .On ne peut pas rêver pire président ! Malheureusement cest ce dont les congolais ont hérité grâce à la série de mensonge qui ont amené les Kabila au pouvoir.

La répression dont notre population fait lobjet actuellement ne fait que confirmer limposture de ce régime qui en est réduit à utiliser la force comme seul moyen de se maintenir, car aucun argument ne le fera jamais accepter aux yeux des congolais qui sont attachés à leur souveraineté et qui ne sont pas prêts doublier le martyr que les régimes de Kagamé et Museveni ont fait vivre à des millions de leurs compatriotes, particulièrement à lEst de notre pays. Le régime de Kabila na pas besoin de nos slogans pour avoir peur il se fait peur lui-même rien quen se regardant.

Il n'est plus un secret pour personne que le régime de Kinshasa a fait montre de l'incompétence bien que jouissant d'une "légitimité" acquise a l'issue de ce que maints observateurs avertis avaient qualifié de "mascarade électorale". Emprisonnement, arrestations arbitraires, assignations, assassinats, bref le non-respect des droits fondamentaux est devenu monnaie courante au pays sans que la communauté internationale n'en dise mot!!! Sur le front diplomatique, qu'envisage l'Apareco a ce propos ?

Candide OKEKE : Pour mieux appréhender ce quil y a lieu de faire sur le plan diplomatique il faut dabord comprendre que ce nest pas toute la Communauté Internationale qui a cautionné sciemment, la funeste aventure de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo avec ses conséquences désastreuses. Il y a eu beaucoup de mensonges au sein même de cette Communauté Internationale et des positions difficiles à renier suite à des engagements collectifs déjà pris, entre autres raisons. Tous les acteurs de la Communauté Internationale ne disposaient pas des véritables informations sur la RDC en même temps. Une partie de notre travail consiste encore aujourdhui à éclairer certains membres de cette même Communauté Internationale sur les véritables dessous de ce qui sest tramé contre la RDC par différents lobbies trop préoccupés par les richesses de notre pays et qui ont entraîné la Communauté Internationale dans une politique dangereuse concernant la RDC. Leur position actuelle aura plus contribué à semer les germes de la haine dans la région des Grands Lacs parce que par exemple ils ont réussi à adopter une attitude qui exonère le Rwanda de tout respect de la vie humaine en RDC.

Le génocide rwandais ne peut pas donner le droit à ses victimes quelles quelles soient de ne plus respecter les règles qui grandissent notre humanité. Comment la communauté internationale espère t-elle faire oublier la barbarie rwandaise du régime de Paul Kagamé quelle continue à cautionner comme si on avait tout dun coup trouver normal par on ne sait quel processus daccorder un permis de tuer à cet homme qui opère comme un véritable criminel voir un malade mental dans toute cette région. Le travail que nous faisons avec laide de nombreux congolais est néanmoins en train de porter ses fruits car il y a par exemple aujourdhui des parlementaires occidentaux qui se demandent si leurs ambassades ou même leur gouvernement leur ont transmis fidèlement les véritables données de ce qui se passait en RDC. Nombreux parmi eux commencent à prendre conscience de la fuite en avant que représente la volonté dimposer, à la tête de notre Etat grâce à toute une série de mensonges connus de tous aujourdhui, quelquun qui ne sera jamais accepté et qui est devenu une source principale dinstabilité. Certes dautres espèrent encore mettre le peuple congolais devant le fait accompli dune balkanisation de la RDC mais parmi eux personne nest sûr de lévolution des choses dans cette région des Grands Lacs qui ressemblent de plus en plus à un volcan avant son éruption ou à une véritable poudrière.

La Communauté Internationale est empêtrée dans des conflits dintérêts qui paralysent encore en partie sa prise de décisions courageuses et véritablement adéquates au sujet de la RDC. Mais lAPARECO a pris acte de ces limites et le message que nous essayons de faire passer auprès de nos différents interlocuteurs aujourdhui est que ce qui va déterminer nos actions et celles du peuple congolais dans les jours à venir ce ne sont pas les versions erronées ou édulcorées de la tragédie congolaise que lon sert à lopinion publique internationale par une presse internationale qui semble avoir perdu de son indépendance. Parce que cest le peuple congolais qui a payé chaque jour toutes ces erreurs et ces tâtonnements, parce que cest notre peuple qui subit chaque jour comme vous lavait rappelé, les exactions, la répression, les intimidations, les arrestations, les assassinats etc., nous navons donc pas à attendre que des personnes qui sont en sécurité chez elles avec leurs familles à labris viennent nous dire à quel moment nous devrons mettre un terme à cette tragédie, ni à quel moment nous devrions voler au secours de nos compatriotes notamment ceux de lEST. Le peuple congolais doit prendre ses décisions à ce niveau en fonction de ses propres réalités et non en fonction de lhypocrisie de la Communauté Internationale. De tous ces faits notre pays est devenu comme une patate chaude que certains se sont empressés avec gourmandise de porter à leur bouche. Et aujourdhui, cette patate sest transformée en grenade pour ceux qui tardent à prendre des bonnes décisions concernant leurs intérêts, car ils risquent dy laisser plus de plumes que dautres.

Quand la MONUC elle-même commence à demander le secours des autorités congolaises pour sa protection comme cest le cas à Moba dans le Katanga lors des derniers événements ou à Bunagana dans le Kivu face à des congolais en colère, tout le monde peut comprendre les limites de la Communauté Internationale à imposer quoi que ce soit aux congolais aujourdhui si ce peuple se lève pour réclamer ce quon lui avait promis dès le départ à savoir , le retour de la Paix et le respect de sa souveraineté à travers de véritables élections.

Autrement dit, nous ne ménageons pas nos efforts, comme de nombreux congolais pour que la Communauté Internationale tiennent enfin compte de la véritable volonté du peuple congolais.

Nous avons même pour cela lancé une pétition avec lAssociation Mémoire de Victimes pour réclamer à lONU un Tribunal Pénal International pour la République Démocratique du Congo afin de mettre réellement un terme à limpunité chronique dont jouissent aujourdhui les bourreaux de notre population. Mais nous disons aussi que le peuple congolais na pas à se concerter pendant cent ans avec les membres de la Communauté Internationale avant de sassumer ni à lui demander sa permission pour cela.

Tôt ou tard les congolais mettront eux-mêmes un terme à la fuite en avant que représente lattitude de la Communauté Internationale en RDC parce que cest le peuple congolais qui est le véritable détenteur du pouvoir dans ce pays et quil est hors de question que nous continuions à assister passivement à la mort odieuse et programmée de notre population et de notre Etat.

Nen déplaise donc à certains, cest bel et bien dans cette nouvelle phase quest entrée la République Démocratique du Congo, celle où lon devra enfin tenir compte dune manière ou dune autre de la volonté réelle de ceux à qui appartient ce pays. Cest cette phase qui permettra que le mot souveraineté ne soit plus un simple slogan politique ou diplomatique pour notre Nation.

Quelle est la réaction de l'Apareco à l'égard de Félix tshisekedi qui avait récemment soutenu que le débat autour de l'identité de Joseph Kabila n'était pas essentiel et qu'il faudra plutôt poser le problème en terme de son incompétence à diriger le pays ???

Candide OKEKE : Nous pensons au contraire que ce débat est essentiel et pas seulement parce que la majorité de nos compatriotes y attachent de l
importance et que le principe de la démocratie impliquerait, justement que les leaders politiques sactivent pour que notre peuple trouve la réponse à ses questions sur quelquun qui engage notre nation toute entière. Ce débat est essentiel parce quil touche le chef de lEtat et quune imposture à ce niveau est un fait gravissime. Un chef de lEtat incarne toute la nation, en outre, il est le garant de lintégrité et de la souveraineté nationales. Cest pourquoi, dans tous les pays du monde, la constitution prévoit des conditions draconiennes sur la nationalité de celui qui sollicite ce poste de magistrat suprême !

Et la même loi congolaise exige que pour accéder à la magistrature suprême, il faut être de père et de mère congolais. Cette loi n
a pas était votée pour les chiens mais pour tous les congolais sans exception. Si nous avons des autorités qui commencent à choisir parmi nos lois celles quils acceptent de respecter ou pas dites moi quelle société peut-on arriver à construire sur une telle base. De plus le cas de Joseph Kabila est un exemple concret des risques que nous encourons si nous nétions pas rigoureux à ce niveau, notre pays est aujourdhui en train dêtre balkanisé, particulièrement grâce à un chef de lEtat qui nest pas congolais et qui travaille pour nos ennemis.

Une autorité qui sexonère du principe de respect de nos lois ne vient pas pour construire notre société mais pour la détruire puisquil se donne déjà le droit den bafouer les fondements. Jai du mal à croire quun cadre de lUDPS ait pu tenir de tels propos.

Le peuple congolais se sent abandonné! A quand sa libération car il nattend qu'une bouée de sauvetage?

Candide Okeke: A ceux-là je leur poserai plusieurs questions, celles de savoir dabord daprès eux, à qui revient en premier lieu le devoir de préserver lavenir de leurs enfants et leur bien être sinon à eux-mêmes. Ils sont donc sensés être les premiers à se battre pour le respect de leurs libertés fondamentales et pour cette terre congolaise qui est lhéritage quils sont sensés transmettre à leur tour à leurs propres enfants.

L
autre question est de savoir sils sont prêts à se battre pour préserver ce qui revient de droit à leurs enfants? Et jusquà quel point sont-ils prêts à se battre, pour cela et pour que plus personne ne mette impunément en péril leur propre vie et celle de leurs progénitures? Autrement dit, sils se sentent abandonnés, cest peut être parce quils se sont déjà eux mêmes abandonnés. Et pire, après sêtre abandonnés eux-mêmes, ils sont en train dabandonner leurs enfants à la merci dune tyrannie.

Il n
y a quun mort qui ne réagit plus quelque soit ce qui peut lui arriver. On peut le voler, le frapper et le malmener, il ne réagira pas. Et cest normal car il est déjà mort. Mais les congolais qui pleurent aujourdhui ou se lamentent dêtre abandonné sont vivants, ils sont 60 millions avec autant de bras, de jambes et de têtes pour être suffisamment déterminé et agir. Ils sont violés, pillés, arrêtés, frappés, affamés, humiliés. Quils se comportent enfin comme des êtres vivants ! Quils réagissent ! Pas seulement en pleurant, en criant ou en se lamentant, car ça napporte pas de solutions même si cest naturel. Quils sarment de courage et quils décident de mourir larme à la main sil le faut pour que ceux qui survivront puissent enfin avoir une chance de vivre autre chose quune inéluctable descente aux enfers. Cest ce que font les êtres vivants, ils réagissent. Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !

LAPARECO leur tend la main à tous pour libérer ce pays pas comme des spectateurs mais comme des acteurs parce que face à ce que nous subissons aujourdhui, chaque congolais a quelque chose à défendre.

"La RDC est en guerre il ny a que les congolais qui ne le savent pas ou qui  ne se battent pas avec les bonnes armes."

Votre mot de la fin...

Candide Okeke : J
invite chaque congolais à réaliser enfin le drame que traverse notre pays avec tous les territoires qui nous ont déjà été arrachés et la détresse de nos compatriotes. Ne soyons plus les artisans de la destruction de cette nation en ne respectant pas le principe de solidarité qui est inhérent à notre unité. Lorsque autant de congolais sont de plus en plus menacés, même les plus naïfs dentre nous doivent pouvoir comprendre que demain viendra peut être leur tour ou celui de leurs proche. Linstabilité et linsécurité qui prévalait hier dans le Kivu est en train de sétendre sur toute la RDC.

Nous ne sommes pas sensés être en guerre et pourtant les congolais continuent à tomber comme des mouches. En réalité la guerre que lon nous a mené ne sest jamais arrêtée. Nous navons pas dautres choix pour nous en sortir que celui didentifier nos vrais ennemis et de leur mener impitoyablement la guerre à notre tour, en nous préservant de leur parole mensongère parce quà chaque fois quils nous parle de paix ils affûtent les armes avec lesquels ils continuent à décimer notre population. Les faits parlent deux-mêmes.

La RDC est en guerre il ny a que les congolais qui ne le savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes armes. Chaque congolais doit désormais sy engager. Et LAPARECO ne se défilera pas.

Propos recueillis par :
Grégoire WATUPA
Congo Horizons, Mardi 04 septembre 2007 
www.congohorizons.co.uk

Posté par CDF Afrique à 10:57 - Congo (RDC) - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Congolais, Lamuka !

Artiste : Maréchal Ne Kongo

Titre : Congolais, Lamuka ! Kongo dia Ntotila

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Congolais_Lamuka















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Posté par CDF Afrique à 08:21 - Musique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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