19 septembre 2007
Implication du Rwanda dans la violence en République démocratique du Congo
L'escalade de la violence dans le Nord-Kivu accentue le
risque de massacres à caractère ethnique
L'organisation
a appelé parallèlement le gouvernement rwandais à intervenir immédiatement pour
mettre fin au recrutement sur son territoire de combattants, parmi lesquels des
mineurs, pour approvisionner les troupes de Laurent Nkunda ; elle a demandé
en outre aux autorités rwandaises de respecter l'embargo de l'ONU sur les armes
en empêchant tout équipement militaire de franchir ses frontières vers la RDC.
Il est
évident que ce criminel et terroriste Kagame du Rwanda serait très content d'un
autre génocide pour ses propres objectifs politiques. Ainsi il contribue a
préparer ce génocide comme il l'a fait au Rwanda. Il est en guerre en RDC et en
même temps il envoie ses militaires
au Darfour pour le maintien de la paix. Pendant qu'il en guerre en RDC, il veut
aussi que ces soldats dirigent la Mission ONU-UA au Darfour.
Quel paradoxe !
Le gouvernement rwandais participerait à l’approvisionnement en hommes en armes et en munitions de Nkundabtware
Communiqués et
publications d’Amnesty International
L’escalade de la violence dans le Nord-Kivu
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AFR 62/014/2007
Réagissant aux combats violents qui ont opposé récemment les
forces gouvernementales aux fidèles du général dissident Laurent Nkunda,
Amnesty International a accusé ce lundi 10 septembre le gouvernement de la RDC et la communauté
internationale d’avoir trahi la population de l’est du pays.
« En dépit de la signature d’accords de paix, de la
tenue d’élections historiques et du déploiement de plus de 17 000 Casques
bleus, les habitants des deux provinces du Kivu ne voient toujours pas la fin
du conflit qui bouleverse leur vie depuis plus de dix ans », a déclaré
Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.
L’organisation a tiré la sonnette d’alarme face au risque
croissant que cette violence ne donne de nouveau lieu à des massacres
interethniques et à d’autres atteintes aux droits humains. Des personnes ayant
fui les combats ont signalé des viols et des homicides de civils à Amnesty
International. Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les groupes armés
se poursuivent dans le Nord et Sud-Kivu.
Amnesty International a appelé toutes les forces impliquées
dans les combats à respecter le droit international humanitaire et relatif aux
droits humains, à cesser d’attaquer les civils et à permettre aux agences
humanitaires de venir en aide aux civils pris dans les violences. La Mission de l’Organisation
des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC) devrait se
consacrer en priorité à la protection de la vie des civils plutôt qu’au soutien
des opérations militaires du gouvernement de la RDC.
L’organisation a appelé parallèlement le gouvernement
rwandais à intervenir immédiatement pour mettre fin au recrutement sur son
territoire de combattants, parmi lesquels des mineurs, pour approvisionner les
troupes de Laurent Nkunda ; elle a demandé en outre aux autorités
rwandaises de respecter l’embargo de l’ONU sur les armes en empêchant tout
équipement militaire de franchir ses frontières vers la RDC.
Pour Erwin van der Borght,
« les informations selon lesquelles le gouvernement
rwandais participerait, pour le moins que l’on puisse dire, à
l’approvisionnement en hommes, en armes et en munitions de Laurent Nkunda, qui
est soupçonné d’être un criminel de guerre, sont extrêmement
préoccupantes. »
Amnesty International est convaincue que la poursuite des
violences dans l’est de la RDC
découle directement de ce que le gouvernement de ce pays et la communauté
internationale n’ont rien fait pour mettre fin à l’impunité dont bénéficient
systématiquement les auteurs d’atteintes aux droits humains.
« Un mandat d’arrêt international à l’encontre de
Laurent Nkunda a été émis il y a près de deux ans, a souligné le directeur du
programme Afrique de l’organisation. Si ce mandat avait été suivi d’effet, nous
n’assisterions peut-être pas aux violences terribles dont nous sommes témoins
aujourd’hui. Il faut que la communauté internationale, la RDC et le gouvernement
rwandais s’engagent clairement à collaborer pour faire en sorte que cet homme
soit déféré à la justice. » « Le gouvernement de la RDC a récompensé d’autres
hommes soupçonnés d’être des criminels de guerre en leur donnant des postes de
commandement dans l’armée. Il y a peu d’espoir que l’armée gouvernementale
parvienne à protéger les civils de manière professionnelle et impartiale si
rien n’est fait pour suspendre ces personnes de leurs fonctions et les juger.
La communauté internationale, qui fournit une aide financière et technique
considérable au programme de réforme de la sécurité en RDC, doit insister sur
cette nécessité. »
Complément d’information
Cela fait plus d’une semaine que l’armée congolaise et les
forces de Laurent Nkunda s’affrontent dans les territoires Rutshuru et Masisi
du Nord-Kivu. Un cessez-le-feu fragile a été négocié mais pourrait ne pas
durer. Plus de 40 000 personnes ont été contraintes de s’enfuir de chez elles au
cours des derniers jours, venant gonfler les rangs des 200 000 personnes
déplacées par l’insécurité dans la province depuis le début de l’année.
Ancien haut-responsable du Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD-Goma), Laurent Nkunda est accusé de crimes de guerre, en
particulier à Kisangani en 2002 et à Bukavu en 2004. Il fait l’objet d’un
mandat d’arrêt international émis par le gouvernement de la RDC en septembre 2005. Les
Nations unies l’ont accusé d’avoir violé l’embargo sur les armes à destination
de la RDC. À ce
jour, ni le gouvernement de la RDC
ni les Nations unies n’ont mené d’opération pour l’arrêter et il a pu jusqu’à
maintenant se déplacer librement dans certaines parties du Nord-Kivu et au
Rwanda.
Laurent Nkunda prétend que ses forces sont là pour protéger
la population tutsie de la province contre les attaques des Forces
Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), groupe armé rwandais insurgé. Il
reproche au gouvernement de la RDC
de ne rien faire pour chasser les FDLR de l’est de la RDC. Les FDLR sont
également soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en
RDC.
Le gouvernement congolais a adopté comme politique de nommer
à des postes de commandement dans l’armée et la police des personnes
soupçonnées de participation à des crimes de guerre, des crimes contre
l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits fondamentaux. Ces crimes
incluent des massacres fondés sur l’appartenance ethnique, le recrutement et
l’utilisation d’enfants soldats, des viols en très grand nombre et des actes de
torture.
À la fin de l’année 2006, le gouvernement a conclu un accord
avec Laurent Nkunda prévoyant le déploiement dans le Nord-Kivu de
« brigades mixtes » composées de combattants de Nkunda et de soldats
de l’armée régulière. Alors qu’elles étaient censées rétablir un climat de
confiance dans la région, ces brigades se sont rendues coupables de très
nombreuses violations des droits humains et n’ont fait qu’aggraver l’insécurité
et la crise humanitaire dans cette partie du pays.
En juin et juillet 2007, les enquêteurs de l’ONU ont fait
savoir que des personnes avaient été recrutées au Rwanda pour venir grossir les
rangs des forces de Laurent Nkunda, par l’intermédiaire de « réseaux
favorables à Nkunda ». Nombre de ces nouvelles recrues étaient des
enfants.
Posté le 10 septembre 2007
par Françoise Guillitte
15 septembre 2007
Exposition : La Mémoire de l'Esclavage du 19 au 23 septembre à Paris
10 septembre 2007
Déclaration Politique du Mouvement de Libération du Congo
Le Bureau Politique du Mouvement de libération du Congo, « MLC », a tenu, du 7
au 8 septembre 2007, une réunion
extraordinaire sous la direction de son Secrétaire Général
Au cours de cette réunion, il a été procédé à un examen
minutieux et approfondi des problèmes de l’heure. Après débats et
délibérations, le Bureau Politique du MLC fait la déclaration suivante :
Concernant le retour
au pays du Sénateur et Président national du MLC
1. Le Bureau Politique du MLC a pris acte de l ‘envoi par le
Chef de l’État auprès du Sénateur Jean-Pierre Bemba, d’un émissaire, en la
personne du Président de l’Assemblée Nationale, en vue d’examiner ensemble les
modalités pratiques devant permettre à brève échéance le retour au pays du
Président national du MLC.
2. Le Bureau Politique du MLC salue cette démarche qui
représente une réponse favorable des autorités de la République aux appels,
maintes fois réitérés, aussi bien par le Sénateur Jean-Pierre Bemba que le MLC,
pour une solution politique durable à la situation née des événements
malheureux des 22 et 23 mars 2007.
3. Le Bureau Politique du MLC se félicite du climat et de
l’état d’esprit favorables ayant entouré cette rencontre. Il remercie la Communauté
internationale pour son implication, à travers le rôle important que joue le
Commissaire Européen Louis Michel, dans la promotion des mécanismes devant
aboutir à l’instauration de la paix et de la concorde nationales dont la RDC a besoin pour ériger
définitivement un État de droit et se reconstruire rapidement.
Concernant les affrontements et le drame humanitaires qui sévissent à l’Est
2. Le Bureau Politique du MLC constate à ce sujet, l’absence
totale de la part du Gouvernement, d’une politique claire, tant dans la
recherche de la solution au cas du Général dissident, Laurent Nkunda, que dans
la gestion du problème de la présence des FDLR sur le territoire national. En
effet, l’ampleur de la crise actuelle est la conséquence des tâtonnements et
tergiversations du Gouvernement ayant conduit au drame humanitaire majeur dont
sont victimes les populations de l’Est en général, les femmes et enfants en
particulier.
3. A cet effet, le Bureau Politique du MLC considère que :
- La solution viable et durable à cette crise n’est pas
militaire, mais plutôt politique et diplomatique ;
- En tout état de cause, la sécurité des populations des
zones concernées et de leurs biens, de même que l’assistance humanitaire aux
milliers des personnes déplacées, sont un impératif qui relève avant tout de la
responsabilité première du Gouvernement ;
- L’implication positive de la Monuc et des ONG dans
l’assistance aux populations est à encourager, mais que l’ampleur du drame
appelle des actions plus importantes tant de la communauté nationale
qu’internationale.
Fait à Kinshasa, le 8 septembre 2007
Avec Dieu, nous vaincrons !
François Muamba Tshishimbi
Secrétaire Général du MLC
Mouvement de Libération du Congo
Site Internet
09 septembre 2007
Qui finance la nouvelle guerre au Congo ? demande un missionnaire ...
Qui finance la nouvelle guerre au Congo ? demande un missionnaire
qui a donné un témoignage dramatique à Fides
Goma (Agence Fides) - De dramatiques témoignages des
missionnaires du Kivu nord (à l’est de la République Démocratique
du Congo) sont arrivés à l’agence Fides. Depuis plusieurs jours, des combats
entre l’armée régulière et les rebelles de Laurent Nkunda y font rage. “ Les
routes sont bondées de personnes qui portent leur matelas sur leur tête,
l’unique chose qu’ils ont réussi à sauver, pour fuir la violence ” déclare à
Fides un missionnaire qui pour des raisons de sécurité ne désire pas être
nommé.
“Celui qui peut va habiter chez ses parents et amis à Goma,
le chef-lieu du Kivu nord. Les autres, ceux qui n’ont personne à qui demander
de l’aide, campent dans des camps de fortune aux alentours de la ville »,
rapporte le missionnaire
“ Je me demande qui finance cette guerre. Qui est en mesure
de payer les gens parce qu’ils reprennent en main les armes ? ” demande le
religieux. “ Ces derniers jours, les
autorités congolaises ont annoncé avoir démantelé un réseau d’agents
provocateurs, une cinquième colonie alliée des rebelles, qui se préparait à
agir à Bukavu, à Uvira et dans d’autres régions du Kivu afin d’étendre le
conflit, au point que l’on craint l’explosion d’une troisième guerre
congolaise, après celle de 1996-1997 et celle de 1998-2003 ”
“Malheureusement quand on a procédé au désarmement des
milices qui opéraient dans cette partie du Congo, on n’a pas procédé à une
vraie intégration des ex-combattants dans le tissu de la société. Ces personnes
ont reçu une prime de 100 dollars pour déposer les armes, mais beaucoup d’entre
eux n’ont pas trouvé de travail. Sans occupations et sans perspectives ils
deviennent ainsi des proies faciles pour quelqu’un qui veut attiser à nouveau
l’incendie congolais, sans compter qu’il y a encore diverses armes cachées.
Des
conditions objectives de faire éclater un nouveau conflit sont donc en présence
: il manque juste quelqu’un qui détient les allumettes. Les allumettes sont l’argent. Les
membres du réseau d’agents provocateurs sont payés 250 dollars par mois, une
vraie fortune dans cette région. Même un professeur universitaire n’a pas un
tel salaire ! Alors qui paie ? ”, C’est ce que se demande le missionnaire.
“Il y a des stratégies précises derrière ces évènements.
Rien n’est laissé au hasard » continue la source de Fides. “ J’ai vu, par exemple, que la presse occidentale a
dédié de larges espaces au meurtre des gorilles de montagne du parc Virunga. Il
ne s’agit pas d’une cruauté inutile envers la nature, mais d’un moyen
d’empêcher que des touristes et des chercheurs étrangers intéressés par les
gorilles ne viennent dans la région, afin d’éliminer la présence de témoignages
dérangeants sur ce qui est en train de se passer dans cette région ”, conclut
le missionnaire.
Laurent Nkunda est au commandement de deux brigades rebelles
de l’armée unifiée congolaise, née après les accords de paix de 2003. Il est
poursuivi par un mandat de capture internationale pour crime de guerre.
Les forces de Nkunda ont à plusieurs reprises rendu vains les efforts du
gouvernement central pour rétablir la paix et l’autorité du gouvernement de
Kinshasa dans les régions orientales de la RDC. A cause des combats, d’autres dizaines de
milliers de Congolais se sont réfugiés en Ouganda.
© L.M | Agence Fides
| 5/9/2007
Laurent Nkundabatwaré : Une équation à plusieurs inconnues!
Tout en étant bien accueillie par les populations du
Nord-Kivu, l’action militaire de Kinshasa n’en est pas moins un puzzle avec des
pièces difficile à sépare
Le phénomène Nkunda qui constitue le casus belli au
Nord-Kivu se révèle être une équation à plusieurs inconnues. Dans la mesure où
le rebelle Nkunda est un arbre qui cache la forêt, le fait de l’acculer voire
de couper son arbre à la racine doit aller de pair avec la séquestration des
autres arbres nuisibles de la forêt qu’il cache. En effet, si Nkunda est
aujourd’hui acculé dans le Masisi, ses complices continuent à se la couler
douce à Beni, à Lubero, à Rutshuru, à Walikale, à Kinshasa, au Rwanda, en
Ouganda, etc. Ainsi, ceux qui sont pressés de chanter victoire devraient ainsi
attendre, le temps pour eux de découvrir tout le plan de Kinshasa pour mettre
fin à ce phénomène Nkunda dont le réseau dépasserait la région des Grands Lacs
Africains.
Depuis le début de celle qu’on appelle maintenant troisième
guerre du Congo, les forces vives du Nord-Kivu ont toujours demandé une
solution globale au phénomène Nkunda. Cette solution globale passe, d’après
elles, par une dissuasion militaire que Kinshasa a entamée la semaine dernière,
une diplomatie de choc et ouverte et la participation de tous et de chacun
des citoyens congolais au débat.
Cette demande de forces vives du Nord-Kivu est contraire à
la privatisation actuelle de la crise du Nord-Kivu par Kinshasa qui a choisit
la discrétion comme méthode de travail. Cette privatisation de la guerre du
Nord-Kivu par Kinshasa est un fait que déplorent plusieurs observateurs qui
prennent en considération les accointances et alliances secrètes existantes
entre Kinshasa et la rébellion de Nkunda.
Pour croire à la bonne foi de Kinshasa, les populations du
Nord-Kivu auraient voulu avoir des preuves de rupture avec Nkunda et une
condamnation explicite par la justice congolaise de tous ses méfaits commis à
l’Est de la R.D. Congo
depuis 1998. Ainsi, la mise à l’écart des représentants du peuple dans la
conduite de la guerre n’augure pas des lendemains meilleurs au Nord-Kivu.
Depuis le début de la crise du Nord-Kivu, Kinshasa a
toujours choisi d’agir en dehors du parlement. C’est ainsi que la conclusion
des accords secrets entre Kinshasa et Nkunda avait eu lieu au Rwanda en janvier
2007, un mois avant l’entrée en fonction de l’exécutif provincial du Nord-Kivu.
L’action militaire en cours était décidée pendant que le parlement national et
l’assemblée provinciale du Nord-Kivu étaient tous deux en vacances
parlementaires. Cette guerre peut-être légitime dans la mesure où elle a été
déclarée par l’autorité légitime, à savoir, le Président de la République, mais elle a
aussi besoin d’être populaire car c’est le peuple qui envoie le gouvernement en
guerre. Dans les démocraties qui se respectent, un président ne peut pas aller
en guerre sans l’aval du parlement. C’est le parlement qui se charge par après
de mobiliser la nation et les ressources nécessaires pour soutenir la guerre
nationale, juste, déclarée par le Président de la République, et menée au
front par l'armée nationale.
Un autre reproche que les observateurs sont entrain de faire
à la guerre en cours c’est qu’elle est contrôlée en huis clos par les signataires
des accords secrets de Kigali en janvier 2007, avec dans le décor la même
Monuc, les mêmes FDLR, le même Rwanda, et le même Ouganda, etc.
C’est ainsi qu’après une semaine des combats au Nord-Kivu,
il apparait de plus en plus que, entre la deuxième et la troisième guerre du
Congo, il n’y a pas de différence, les acteurs ou protagonistes étant restés
les mêmes. L’entrée en scène des représentants du peuple à tous les niveaux des
négociations aurait fait la différence. En d’autres termes, la guerre que le
peuple congolais entend mener depuis toujours à l’encontre de Nkunda et de ses
parrains souterrains, n’est pas encore à l’ordre du jour. Seule la
participation des représentants du peuple au débat sur la guerre en cours
aurait convaincu les populations du Nord-Kivu que cette dernière n’est pas une
simulation ou un jeu malsain consistant à changer de place, pour un temps,
certaines pièces du puzzle, tout en continuant le non-dit de la guerre, à
savoir, le pillage des richesses du sol et du sous-sol du Nord-Kivu.
En faisant une lecture rapide des combats en cours au
Nord-Kivu, on voit bien d’un côté que les projecteurs sont tournés vers Nkunda,
l’incarnation même du mal nord-kivutien, à la grande satisfaction des
congolais. Mais de l’autre coté, on ne voit pas le feu des troupes dites
loyalistes inquiété les autres forces négatives dont plusieurs sont des
créatures de Nkunda lui-même. Les soi-disant FDLR dont plusieurs émanent de
Nkunda se sont regroupés sans aucune entrave à la frontière avec le Rwanda
comme Paul Kagame l’a toujours voulu et déclaré à qui veut l’écouter.
Les
Mai-Mai réfractaires au brassage militaire ainsi que les TPD de Serufuli se
font signaler dans le territoire de Rutshuru en compagnie des FDLR comme une
certaine opinion nationale et internationale l’a toujours dit. On assiste ainsi
à un retour facile à la situation qui régnait au Nord-Kivu avant l’avènement de
Nkunda. Ce qui fait craindre que les cerveaux moteurs de la crise au Nord-Kivu
ne décident de sacrifier la tête de Nkunda que tous les congolais réclament sur
un plateau pour se taper un petit moment de répit. Mais tant que les autres
pièces du puzzle ne seront pas démantelées, l’esprit de Nkunda, même mort, peut
continuer de tourmenter les congolais.
Le changement voulu au Nord-Kivu interviendra ainsi quand le
régime de Kinshasa changera d’approche et de négociateurs. Autrement, les
troupes rwandaises et ougandaises peuvent continuer à faire leurs promenades de
santé au Nord-Kivu sous les applaudissements des dirigeants de Kinshasa pour
qui les relations avec ces deux pays sont toujours au bon fixe même quand les
congolais tombent sous les balles de ces soldats étrangers infiltrés au
Nord-Kivu par le truchement des opérations du mixage.
Sans changement d’acteurs de Kinshasa ou sans l’entrée des
nouveaux acteurs sur la scène des négociations avec Nkunda, les protagonistes
de deux parties risquent de continuer avec leur sale jeu d’intérêts partisans
et égoïstes au détriment du bien-être du peuple congolais. Il en est de même de la Monuc qui
risque de continuer avec sa politique du caméléon que tous déplorent et dont
les conséquences néfastes ne sont plus à démontrer.
On a donc besoin de nouveaux acteurs, en l’occurrence, les
représentants du peuple congolais à tous les niveaux, pour mener une guerre
juste et transparente au Nord-Kivu. En effet, la classe politique congolaise
ayant été reconnu comme facilement corruptible, le peuple congolais, par la
voie de ses représentants à tous les niveaux, reste le seul rempart de la paix
et de l’intégrité territoriale de la R.D. Congo.
Ainsi, sans la participation de
l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu et de l’Assemblée Nationale, l’action
militaire en cours au Nord-Kivu risque d’accoucher d’une souris en dépit de ses
premières attaques spectaculaires. Les sages Nande ne disent-ils pas que : « emiyisumbangire,
similwire » (Littéralement : la façon de sursauter ou de gesticuler ne signifie
pas nécessairement savoir se battre).
Vincent K. Machozi, a.a.
Boston University, MA (USA)
© Beni-Lubero online |
06-09-2007
Laurent Nkunda accuse l'armée d'avoir rompu la trêve en RDC
Le général dissident Laurent Nkunda a accusé vendredi l'armée
congolaise d'avoir rompu un cessez-le-feu conclu la veille en attaquant ses
positions dans l'est de la
République démocratique du Congo
"J'ai informé la Monuc (la mission de l'Onu au Congo) que nous
avions été attaqués ce matin à Rutshuru. Ils m'ont dit qu'ils étaient en
contact avec l'armée congolaise pour réclamer que cela cesse", a-t-il dit
à Reuters.
"Je pense qu'on peut y mettre un terme", a-t-il
ajouté lors de ce contact par téléphone.
L'armée congolaise et les troupes du général Nkunda ont
conclu jeudi un cessez-le-feu avec l'aide de médiateurs de la Monuc après plus d'une
semaine de combats dans la province notoirement instable du Nord-Kivu, dans
l'est du pays.
L'accord est intervenu au moment où des milliers de
combattants tutsis ralliés à Nkunda semblaient repousser les troupes
gouvernementales et avancer vers Goma, le chef-lieu de la province, provoquant
la fuite de milliers de civils.
Nkunda s'est dit toujours prêt à respecter la trêve.
"Nous voulons négocier mais il semble que ce soit pour eux (l'armée) une
stratégie pour gagner du temps afin de se renforcer", a-t-il affirmé.
Interrogé sur l'existence de ces attaques, le commandant de
l'armée au Nord-Kivu, le colonel Delphin Kahimbi, a déclaré qu'il vérifiait
l'information.
Un Antonov manque son
atterrissage
Les derniers affrontements dans la région de Rutshuru ont eu
lieu dans le parc national de Virunga, un sanctuaire abritant des gorilles de
montagne en voie d'extinction.
Robert Muir, de la société zoologique de Francfort qui aide
à la protection des gorilles, a été informé par les gardes du parc que des tirs
à l'arme lourde avaient été entendus entre Bukima et Bikenge. "C'est très
intense", a-t-il dit.
Par ailleurs, la
Monuc a annoncé qu'un avion de transport Antonov avait pris
feu à l'atterrissage après avoir dépassé la piste à l'aéroport de Goma. Huit
personnes ont péri, les deux membres d'équipage ainsi que six passagers dont
trois enfants, a déclaré la police.
L'avion, qui transportait de l'huile de palme, avait décollé
de Kinshasa et faisait escale à Goma avant de se rendre à Bukavu, dans la
province voisine du Sud-Kivu.
Le général Nkunda a lancé sa rébellion en 2004 avant de
signer un accord de paix de courte durée en janvier
Il dit vouloir protéger les communautés tutsies dans l'est
du Congo contre les attaques de rebelles hutus rwandais qu'il accuse d'être
soutenues par le gouvernement du président Laurent Kabila.
Il dit n'avoir aucun contact direct avec le gouvernement
mais se déclare prêt à accepter un médiateur extérieur pour négocier. "Si
la communauté internationale s'impliquait, je crois que nous pourrions trouver
une paix durable", dit-il.
En novembre dernier, des casques bleus avaient utilisé des
hélicoptères de combat pour stopper la progression des hommes de Nkunda sur
Goma, opérations qui avaient entraîné la mort de centaines de rebelles. Ces
dernières semaines, la Monuc
a fourni une assistance logistique aux forces congolaises, transférant soldats
et munitions sans toutefois prendre part aux combats.
Lundi, l'armée congolaise avait annoncé que 28 partisans du
général Nkunda avaient été tués lors d'affrontements près de Karuba, à 30 km environ à l'ouest de
Goma. Mardi, le PAM avait annoncé que 10.000 Congolais s'étaient réfugiés en
Ouganda après des combats entre armée et rebelles.
Par Joe Bavier
GOMA, République démocratique du Congo, 7 septembre - Reuters
© Reuters | 07.09.07 | 15h08
Le Président du Parlement de la RDC a rencontré Jean-Pierre Bemba au Portugal
Lisbonne (AFP) - Le président du parlement de la République du Congo,
Vital Kamerhe, a rencontré l'ancien vice-président et chef de l'opposition
Jean-Pierre Bemba, qui réside au Portugal depuis avril, pour savoir dans
quelles circonstances il accepterait de retourner dans son pays, selon des
déclarations faites à l'agence LUSA vendredi
"J'ai voulu savoir dans quelles circonstances Bemba
accepterait de revenir pour qu'ensemble, et en ayant comme objectif la cohésion
nationale, il soit possible de reconstruire le pays", a affirmé M.
Kamhere, en visite officielle au Portugal.
"Jean-Pierre Bemba a été vice-président, candidat aux élections
présidentielles qui ont mené à la démocratie, il préside un grand parti
d'opposition", a-t-il souligné.
La rencontre avec M. Bemba, membre du sénat, s'est "très bien
déroulée", a ajouté M. Kamhere, en affirmant vouloir garder la primeur des
détails pour le président Joseph Kabila, l'Assemblée nationale et le Sénat.
"Bemba peut retourner au Congo en toute sécurité. Il jouit de l'immunité
parlementaire", a-t-il ajouté, précisant cependant qu'il s'agit d'une
question "qui devra être réglée avec le gouvernement".
M. Bemba, 44 ans, est arrivé le 11 avril dans le sud du Portugal où il possède
une résidence, officiellement pour soigner une ancienne fracture à la jambe et
avec une autorisation du sénat l'autorisant à s'absenter pour 60 jours.
Adversaire malheureux de Kabila à la présidentielle de 2006, il avait quitté
Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU, trois semaines après de sanglants
affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.
"Ce qui est arrivé les 22 et 23 mars à Kinshasa doit être vu comme un
apprentissage de la démocratie", a affirmé M. Kamerhe faisant allusion à
ces évènements.
Le 1er août, Jean-Pierre Bemba avait indiqué qu'il souhaitait revenir dans son
pays pour le 15 septembre afin "d'honorer ses obligations
professionnelles".
"Ce que je veux, c'est revenir en toute sécurité, avec le soutien de la
communauté internationale, de l'Union Européenne et j'espère, celui de la RDC", avait-il affirmé à
la presse.
Il est visé par une demande de levée de son immunité parlementaire par le
parquet général, qui voudrait le poursuivre pour "atteinte à la sûreté de
l'Etat" après les sanglants affrontements de mars.
Toutefois, le Sénat ne semble pas prêt d'accéder à cette requête, selon
plusieurs sources parlementaires, et l'un des principaux obstacles de son
retour tient aux garanties de sécurité qui lui seront accordées.
Source : AFP
Publié le: 07/09/2007 à 18:49:31 GMT
Interview de Candide OKEKE, Conseillère principale d'Honoré NGBANDA (Apareco)
Candide OKEKE
Conseillère Principale chargée des
Relations Publiques, de la Mobilisation et de la Planification au
sein du
Cabinet du Président National de l’APARECO
Monsieur Honoré NGBANDA
Combat sans répit :
Candide Okeke
"Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !"
En dépit de son substantif
"Alliance", L' Apareco semble prendre la couleur d'un parti politique
qui veut faire cavalier seul dans le combat contre le régime de Kinshasa. Et le
départ d'une des grosses pointures de l'Apareco telles que Paul Kapita ou
Ngongo Luwowo qui se trouve pour l'instant au sénat justifiera-t-il cette
attitude politique fragile? Autrement dit, est-ce que l'Apareco collabore
formellement avec d'autres leaders et partis politiques de l'opposition pour
une vraie conjugaison des synergies afin de lutter ensemble pour la libération
du pays ?
Candide OKEKE : Nous sommes une plate forme politique certes, mais face
au régime d’occupation qui a été instauré en RDC
avec Joseph Kabila comme pièce maîtresse l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO en sigle) mène
avant tout un combat pour la libération de notre pays. Il est impossible de
fonctionner comme un parti politique normal sous un régime dans lequel les
congolais n’ont plus la maîtrise de leurs
institutions, du fait d’une
tutelle étrangère, et qui privilégie la répression comme mode de
fonctionnement. Il va de soi que nous ne pouvons que collaborer avec tous les
congolais qui s’inscrivent
dans cette vision de la situation politique de notre pays.
Et c’est ce que nous avons essayé de faire
depuis la création de notre alliance. Nous avons préservé autant que possible
nos contacts avec différents compatriotes qu’ils soient leaders ou simple membres de partis politiques ou autres
mouvements dit de l’opposition.
Aussi bien au niveau de nos bases qu’au sommet nous sommes toujours restés ouverts à tous ces compatriotes.
Et nous travaillons encore avec ceux qui veulent travailler avec nous avec
toute la fermeté que caractérise notre position.
Monsieur Kapita a le droit comme chacun d’entre nous d’évoluer
dans un cadre qui lui convienne mieux. Si je ne m’abuse, c’est
lui-même qui avait fait la démarche pour se joindre à l’APARECO, personnellement on ne peut pas
lui en vouloir s’il
estime aujourd’hui
nécessaire d’évoluer autrement. Ce qui importe, c’est l’objectif commun de libérer la RDC. Quelque soit le front sur lequel nous nous
trouvons, l’essentiel c’est de continuer le combat contre notre
ennemi commun.
Si vous avez l’impression
que nous faisons cavalier seul c’est peut être parce que, au moment où les autres partis politiques
ainsi que certaines personnalités politiques de l’opposition font des va-et-vient, l’APARECO et son Président national sont restés fermes dans leur position
qui consistait à rester en dehors de tout système ou toute procédure issu des
fameux accords de Sun City. Parce que tout ce qui en a découlé n’a visé qu’à asseoir le processus d’occupation enclenché contre notre pays. Ainsi, il n’a jamais été question que l’APARECO intègre d’une quelconque façon de telles
institutions ni qu’elle
participe aux élections programmées d’avance pour légitimer l’imposture au sommet de l’état congolais.
Par contre, la démarche de Monsieur Ngongo Luwowo auquel vous faîtes
également allusion a été purement personnelle et ne nous engageait évidemment
pas. Je sais qu’à sa
demande personnelle, le comité national lui a donné sa liberté de s’engager dans le processus électoral à
titre strictement personnel. Et il l’a d’ailleurs fait au nom de sa formation
politique de base qu’est le
MPR. Lui-même avait d’ailleurs
clairement fait cette déclaration lors de son arrivée à Kinshasa par le Beach
Ngobila en provenance de Brazzaville.
L’APARECO a gardé contre vents et marées
une attitude ferme face au régime de Joseph Kabila, il n’y aura jamais ni coopération, ni
collaboration entre nous et ce gouvernement d’occupation. Cela n’a pas
été le cas hier, il n’en est
pas question aujourd’hui, et
il n’en sera pas question demain non plus. Et
toutes les tentatives de rapprochement avec le Président national de l’APARECO, initiées par eux ou leurs
alliés, évidemment avec leurs arguments habituels de corruption, ont été toutes
soldées par un échec.
Vous voulez dire que l’APARECO ou son leader ont déjà été
approchés par le régime actuel ?
Candide OKEKE : Cela vous surprend, n’est ce pas ? Pendant que certains congolais s’évertuent à dénigrer l’APARECO ou son leader, croyant plaire
ainsi à Monsieur Kabila ou être rétribué par lui pour leurs actes de « bravoure
», lui, multipliait plutôt les tentatives tantôt de rapprochement tantôt de
neutralisation de l’APARECO.
C’est vous dire le ridicule de ce régime
ainsi que des marionnettes congolais naïfs qui continuent à se laisser
manipuler. La seule chose qu’on nous
reproche en fin de compte c’est le
fait que nous refusions de « collaborer » avec eux et que nous participions un
peu trop activement et surtout efficacement au travail d’éveil des congolais, et même de la Communauté
Internationale. On nous reproche de dénoncer trop fort l’imposture et le danger que constitue la
présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC ! Aujourd’hui l’argument utilisé souvent contre le leader de l’APARECO, selon lequel ce qui rappelle le
régime de Mobutu devait en quelque sorte être banni n’a plus son sens, parce qu’aujourd’hui, ceux qui condamnaient «le mobutisme», un concept flou d’ailleurs, se retrouvent selon les
critères fixés par eux-mêmes, plus «Mobutistes» que Mobutu lui-même.
Vous condamnez donc sans appel tous les
congolais qui collaborent avec l’ennemi
au pays ?
Candide OKEKE : Nous considérons que sous un régime d’occupation il faut résister par tous les
moyens et avec tous les nôtres qui le veulent bien, et ne pas coopérer avec l’ennemi. Il y a évidemment une différence
avec certains de nos compatriotes qui ont infiltré sciemment ce système pour
rendre la résistance plus efficace .Ceux-là qui travaillent avec nous , le
moment venu nous les ferons connaître pour éclairer le peuple congolais. Quant
aux autres congolais qui continuent à travailler avec Joseph Kabila, ses alliés
rwando-ougandais et les lobbies occidentaux qui ne jurent que par la
balkanisation et le pillage de la
RDC, il leur appartient de définir ce qu’ils font aux côtés de nos ennemis et
quelle efficacité aura été une telle présence dans le combat de libération de
notre pays et dans l’amélioration
du quotidien du peuple congolais. Je les invite à y réfléchir sérieusement dès
maintenant car demain le peuple congolais, première victime de cette abominable
tragédie leur demandera des comptes.
"Au signal, levons-nous",
"signes de temps" et tant bien d'autres slogans de l'Apareco sont-ils
des mots creux pour créer théoriquement de l'espoir dans les têtes du peuple
congolais (qui, d'ailleurs, en a déjà marre de "révélations" et des
discours politiques) ou bien cet un ensemble des stratégies pour tenter de créer
une psychose dans le camp du pouvoir ?
Candide OKEKE : L’élite congolaise sera toujours aussi surprenante ! Comment voulez-vous qu’un leader qui mène un grand combat de libération comme le nôtre dévoile sur la place publique toute sa stratégie contre l’ennemi en vous livrant les méthodes et les dates des actions qu’il entend mener ? Le prendriez-vous au sérieux s’il le faisait ? Tout ce que l’APARECO fait aujourd’hui en public et en secret n’a qu’un seul objectif : la libération de la République Démocratique du Congo afin que Justice soit rendue au peuple congolais qui vit depuis une décennie l’une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’Humanité. Tous nos messages appuient ce que nous mettons en place pour atteindre cet objectif de Libération.
Notre action s’inscrit
donc dans un calendrier précis et nous savons que ce calendrier intéresse nos
ennemis au plus haut point. Mais nos compatriotes doivent comprendre que le
contexte dans lequel nous menons tous notre combat nous incite à rester discret
sur certains aspects de celui-ci. Nous comprenons cependant leur impatience
mais nous leur demandons de rester simplement mobilisés et prêts à répondre au
signal qui sera donné bientôt et qui sonnera la phase finale de libération de la RDC. Nos messages ne
visent pas à créer simplement de l’espoir, nous orientons le peuple congolais pour qu’avec nous il puisse s’impliquer dans ce processus inéluctable.
L’APARECO agit en fonction des paramètres
dont il dispose. Et nous ne pouvons évidemment pas tout révéler pour le plaisir
au risque de mettre en péril tout ce que nous avons amorcé. Mais le peuple
congolais qui a donné sa confiance au Président de l’APARECO peut juger de la constance de
son combat, de la véracité de tout ce qu’il a pu révélé et qui n’a JAMAIS été contredit notamment dans son livre « Crimes Organisés »
devenu au contraire une référence pour ceux qui veulent comprendre ce qui se
passe dans la région des Grands Lacs. L’APARECO œuvre pour la
Libération de la
RDC et nous mènerons ce combat jusqu’au bout.
Quant à la psychose dans laquelle se trouve effectivement le régime de Kabila à
notre égard , elle n’est pas
dû à nos quelques slogans mais bien à un travail de fond qui fait que même eux
reconnaissent en nous une réelle menace pour le régime d’occupation qu’ils incarnent. Leur psychose se justifie
par la force que représente notre mouvement, et le professionnalisme reconnu
aussi bien à l’extérieur
du pays qu’à l’intérieur, du Président de l’APARECO. Bien plus, les occupants au pouvoir à Kinshasa savent très
bien que le socle sur lequel repose leur pouvoir volera bientôt en éclat parce
que le travail de tous les patriotes congolais et la détermination dont ils
continuent à faire preuve les enverra bientôt aux oubliettes de l’histoire.
Ils ne peuvent qu’avoir
peur parce qu’ils savent ce qu’ils font au peuple congolais, et ils
sont conscients que le temps ne joue pas pour eux, et que les mensonges qui
tapissent leur pouvoir sont désormais mis à nu. Aujourd’hui, l’imposture et la fausse identité de celui qui se fait appeler Joseph
Kabila sont maintenant connues de tous les congolais, le temps et ses actes ont
mis en relief ses liens privilégiés avec le Rwanda et Paul Kagamé en
particulier, dont il sert clairement les intérêts en sabotant notamment notre
armée. Les congolais ont également compris aujourd’hui la manière dont le système Kabila
participe activement au bradage de nos ressources et au dépècement et à la
balkanisation de notre pays .On ne peut pas rêver pire président !
Malheureusement c’est ce
dont les congolais ont hérité grâce à la série de mensonge qui ont amené les
Kabila au pouvoir.
La répression dont notre population fait l’objet actuellement ne fait que confirmer
l’imposture de ce régime qui en est réduit
à utiliser la force comme seul moyen de se maintenir, car aucun argument ne le
fera jamais accepter aux yeux des congolais qui sont attachés à leur
souveraineté et qui ne sont pas prêts d’oublier le martyr que les régimes de Kagamé et Museveni ont fait vivre
à des millions de leurs compatriotes, particulièrement à l’Est de notre pays. Le régime de Kabila n’a pas besoin de nos slogans pour avoir
peur il se fait peur lui-même rien qu’en se regardant.
Il n'est plus un secret pour personne
que le régime de Kinshasa a fait montre de l'incompétence bien que jouissant
d'une "légitimité" acquise a l'issue de ce que maints observateurs
avertis avaient qualifié de "mascarade électorale". Emprisonnement,
arrestations arbitraires, assignations, assassinats, bref le non-respect des
droits fondamentaux est devenu monnaie courante au pays sans que la communauté
internationale n'en dise mot!!! Sur le front diplomatique, qu'envisage
l'Apareco a ce propos ?
Candide OKEKE : Pour mieux appréhender ce qu’il y a lieu de faire sur le plan diplomatique il faut d’abord comprendre que ce n’est pas toute la Communauté Internationale qui a cautionné sciemment, la funeste aventure de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo avec ses conséquences désastreuses. Il y a eu beaucoup de mensonges au sein même de cette Communauté Internationale et des positions difficiles à renier suite à des engagements collectifs déjà pris, entre autres raisons. Tous les acteurs de la Communauté Internationale ne disposaient pas des véritables informations sur la RDC en même temps. Une partie de notre travail consiste encore aujourd’hui à éclairer certains membres de cette même Communauté Internationale sur les véritables dessous de ce qui s’est tramé contre la RDC par différents lobbies trop préoccupés par les richesses de notre pays et qui ont entraîné la Communauté Internationale dans une politique dangereuse concernant la RDC. Leur position actuelle aura plus contribué à semer les germes de la haine dans la région des Grands Lacs parce que par exemple ils ont réussi à adopter une attitude qui exonère le Rwanda de tout respect de la vie humaine en RDC.
Le génocide rwandais ne peut pas donner le droit à ses victimes quelles qu’elles soient de ne plus respecter les
règles qui grandissent notre humanité. Comment la communauté internationale
espère –t-elle faire oublier la barbarie
rwandaise du régime de Paul Kagamé qu’elle continue à cautionner comme si on avait tout d’un coup trouver normal par on ne sait
quel processus d’accorder
un permis de tuer à cet homme qui opère comme un véritable criminel voir un
malade mental dans toute cette région. Le travail que nous faisons avec l’aide de nombreux congolais est néanmoins
en train de porter ses fruits car il y a par exemple aujourd’hui des parlementaires occidentaux qui
se demandent si leurs ambassades ou même leur gouvernement leur ont transmis
fidèlement les véritables données de ce qui se passait en RDC. Nombreux parmi
eux commencent à prendre conscience de la fuite en avant que représente la
volonté d’imposer, à la tête de notre Etat grâce à
toute une série de mensonges connus de tous aujourd’hui, quelqu’un qui ne sera jamais accepté et qui est
devenu une source principale d’instabilité. Certes d’autres
espèrent encore mettre le peuple congolais devant le fait accompli d’une balkanisation de la RDC mais parmi eux personne n’est sûr de l’évolution des choses dans cette région
des Grands Lacs qui ressemblent de plus en plus à un volcan avant son éruption
ou à une véritable poudrière. La
Communauté Internationale est empêtrée dans des conflits d’intérêts qui paralysent encore en partie
sa prise de décisions courageuses et véritablement adéquates au sujet de la RDC. Mais l’APARECO a pris acte de ces limites et le
message que nous essayons de faire passer auprès de nos différents interlocuteurs
aujourd’hui est que ce qui va déterminer nos
actions et celles du peuple congolais dans les jours à venir ce ne sont pas les
versions erronées ou édulcorées de la tragédie congolaise que l’on sert à l’opinion publique internationale par une
presse internationale qui semble avoir perdu de son indépendance. Parce que c’est le peuple congolais qui a payé
chaque jour toutes ces erreurs et ces tâtonnements, parce que c’est notre peuple qui subit chaque jour
comme vous l’avait rappelé, les exactions, la répression,
les intimidations, les arrestations, les assassinats etc.…, nous n’avons donc pas à attendre que des personnes qui sont en sécurité chez
elles avec leurs familles à l’abris
viennent nous dire à quel moment nous devrons mettre un terme à cette tragédie,
ni à quel moment nous devrions voler au secours de nos compatriotes notamment
ceux de l’EST. Le peuple congolais doit prendre
ses décisions à ce niveau en fonction de ses propres réalités et non en
fonction de l’hypocrisie de la Communauté Internationale.
Autrement dit, nous ne ménageons pas nos efforts, comme de nombreux congolais
pour que la
Communauté Internationale tiennent enfin compte de la
véritable volonté du peuple congolais.
Nous avons même pour cela lancé une pétition avec l’Association Mémoire de Victimes pour
réclamer à l’ONU un Tribunal Pénal International pour la République
Démocratique du Congo afin de mettre réellement un terme à l’impunité chronique dont jouissent
aujourd’hui les bourreaux de notre population.
Mais nous disons aussi que le peuple congolais n’a pas à se concerter pendant cent ans avec les membres de la Communauté Internationale
avant de s’assumer ni à lui demander sa permission
pour cela.
Tôt ou tard les congolais mettront eux-mêmes un terme à la fuite en avant que
représente l’attitude de la Communauté Internationale en RDC parce que c’est le
peuple congolais qui est le véritable détenteur du pouvoir dans ce pays et qu’il est hors de question que nous
continuions à assister passivement à la mort odieuse et programmée de notre
population et de notre Etat.
Quelle est la réaction de
l'Apareco à l'égard de Félix tshisekedi qui avait récemment soutenu que le
débat autour de l'identité de Joseph Kabila n'était pas essentiel et qu'il
faudra plutôt poser le problème en terme de son incompétence à diriger le
pays ???
Candide OKEKE : Nous pensons au contraire que ce débat est essentiel et pas
seulement parce que la majorité de nos compatriotes y attachent de l’importance et que le principe de la
démocratie impliquerait, justement que les leaders politiques s’activent pour que notre peuple trouve la
réponse à ses questions sur quelqu’un qui engage notre nation toute entière. Ce débat est essentiel parce
qu’il touche le chef de l’Etat et qu’une imposture à ce niveau est un fait gravissime. Un chef de l’Etat incarne toute la nation, en outre,
il est le garant de l’intégrité
et de la souveraineté nationales. C’est pourquoi, dans tous les pays du monde, la constitution prévoit des
conditions draconiennes sur la nationalité de celui qui sollicite ce poste de
magistrat suprême !
Et la même loi congolaise exige que pour accéder à la magistrature suprême, il
faut être de père et de mère congolais. Cette loi n’a pas était votée pour les chiens mais
pour tous les congolais sans exception. Si nous avons des autorités qui
commencent à choisir parmi nos lois celles qu’ils acceptent de respecter ou pas dites moi quelle société peut-on
arriver à construire sur une telle base. De plus le cas de Joseph Kabila est un
exemple concret des risques que nous encourons si nous n’étions pas rigoureux à ce niveau, notre
pays est aujourd’hui en
train d’être balkanisé, particulièrement grâce à
un chef de l’Etat qui n’est pas congolais et qui travaille pour nos ennemis.
Une autorité qui s’exonère
du principe de respect de nos lois ne vient pas pour construire notre société
mais pour la détruire puisqu’il se
donne déjà le droit d’en
bafouer les fondements. J’ai du
mal à croire qu’un
cadre de l’UDPS ait pu tenir de tels propos.
Le peuple congolais se
sent abandonné! A quand sa libération car il n’attend
qu'une bouée de sauvetage?
Candide Okeke: A ceux-là je leur poserai plusieurs questions, celles de
savoir d’abord d’après eux, à qui revient en premier lieu le devoir de préserver l’avenir de leurs enfants et leur bien
être sinon à eux-mêmes. Ils sont donc sensés être les premiers à se battre pour
le respect de leurs libertés fondamentales et pour cette terre congolaise qui
est l’héritage qu’ils sont sensés transmettre à leur tour
à leurs propres enfants.
L’autre question est de savoir s’ils sont prêts à se battre pour
préserver ce qui revient de droit à leurs enfants? Et jusqu’à quel point sont-ils prêts à se battre,
pour cela et pour que plus personne ne mette impunément en péril leur propre
vie et celle de leurs progénitures? Autrement dit, s’ils se sentent abandonnés, c’est peut être parce qu’ils se sont déjà eux mêmes abandonnés.
Et pire, après s’être
abandonnés eux-mêmes, ils sont en train d’abandonner leurs enfants à la merci d’une tyrannie.
Il n’y a qu’un mort qui ne réagit plus quelque soit ce qui peut lui arriver. On
peut le voler, le frapper et le malmener, il ne réagira pas. Et c’est normal car il est déjà mort. Mais
les congolais qui pleurent aujourd’hui ou se lamentent d’être
abandonné sont vivants, ils sont 60 millions avec autant de bras, de jambes et
de têtes pour être suffisamment déterminé et agir. Ils sont violés, pillés,
arrêtés, frappés, affamés, humiliés. Qu’ils se comportent enfin comme des êtres vivants ! Qu’ils réagissent ! Pas seulement en
pleurant, en criant ou en se lamentant, car ça n’apporte pas de solutions même si c’est naturel. Qu’ils s’arment de courage et qu’ils décident de mourir l’arme à la main s’il le faut pour que ceux qui survivront
puissent enfin avoir une chance de vivre autre chose qu’une inéluctable descente aux enfers. C’est ce que font les êtres vivants, ils
réagissent. Nous sommes des millions de congolais à ne plus accepter cette
humiliation, des millions ! Nous pouvons tout changer en une journée si nous le
voulons. La majorité de notre population est chrétienne, elle doit comprendre
que Dieu ne descendra pas sur terre pour libérer le Congo, mais il agira à
travers les hommes et les femmes que nous sommes. La première bouée de
sauvetage du congolais sera le congolais lui-même !
L’APARECO
leur tend la main à tous pour libérer ce pays pas comme des spectateurs mais
comme des acteurs parce que face à ce que nous subissons aujourd’hui, chaque congolais a quelque chose à
défendre.
"La RDC
est en guerre il n’y a que
les congolais qui ne le savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes armes."
Votre mot de la fin... Nous
ne sommes pas sensés être en guerre et pourtant les congolais continuent à
tomber comme des mouches. En réalité la guerre que l’on nous a mené ne s’est jamais arrêtée. Nous n’avons pas d’autres choix pour nous en sortir que
celui d’identifier nos vrais ennemis et de leur
mener impitoyablement la guerre à notre tour, en nous préservant de leur parole
mensongère parce qu’à
chaque fois qu’ils
nous parle de paix ils affûtent les armes avec lesquels ils continuent à
décimer notre population. Les faits parlent d’eux-mêmes. La RDC
est en guerre il n’y a que
les congolais qui ne le savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes
armes. Chaque congolais doit désormais s’y engager. Et L’APARECO
ne se défilera pas.
Candide Okeke : J’invite
chaque congolais à réaliser enfin le drame que traverse notre pays avec tous
les territoires qui nous ont déjà été arrachés et la détresse de nos
compatriotes. Ne soyons plus les artisans de la destruction de cette nation en
ne respectant pas le principe de solidarité qui est inhérent à notre unité.
Lorsque autant de congolais sont de plus en plus menacés, même les plus naïfs d’entre nous doivent pouvoir comprendre
que demain viendra peut être leur tour ou celui de leurs proche. L’instabilité et l’insécurité qui prévalait hier dans le
Kivu est en train de s’étendre
sur toute la RDC.
Grégoire WATUPA
Congo Horizons, Mardi 04 septembre 2007
www.congohorizons.co.uk
Congolais, Lamuka !
Artiste : Maréchal Ne Kongo
Titre : Congolais, Lamuka ! Kongo dia Ntotila







