Rechercher sur AfrikBlog

Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

08 septembre 2007

Tout ceci ne vous rendra pas le Congo !

L'Album de Baloji est enfin dans les bacs !

Artiste : BALOJI
Titre : « Tout ceci ne vous rendra pas le Congo »

Voir le Clip

baloji

Texte : Tout ceci ne vous rendra pas le Congo

Ok, Ecoute-moi

J'ai beau fermer les yeux, j'ai encore ces visions
De corps avachis sur le sol de la route de la perdition
Et j’ai hurlé comme après ma circoncision
Je suis entouré de fantômes ou est-ce la mort qui fait apparition ?

J'en ai pissé dans mon lit, sommeil interrompu
J'ai du mal à en parler à bâtons rompus

J'étais pris de crampes, un talon sur la tempe
A implorer que les enfants décampent
Ils ont voulu nous humilier à travers notre descendance
Que les ovaires de nos femmes soient souillés de leurs semences

Depuis ce jour je dis que notre famille est maudite
La mort gravite autour de nous et je le sens

Après les pillages, je suis retourné au village
J'ai abandonné Lucienne, les enfants et mon pays d'ancrage
Prétextant que l'armée chassait les Kasaïens
Mais ce que j'ai fui, m'a rattrapé par un autre moyen
Preuve en est, même si le pays est divisé
Mon fils aîné de 13 ans est rentré dans une de leurs unités

Au pays de la devise et de la débrouillardise
On n'a pas attendu ebay pour faire du troc
Je passe du chantier à la cuisine, du ciment au manioc
Faut investir dans l'avenir comme dit le Front Commun

Je répare un camion pour faire dans les transports en commun
Je viendrai chez vous dès que mes papiers seront fixés
T-shirt à l'effigie de Lumumba et leur faire oublier le Ché

Je rêve de jouer au lotto, boire de cette bière
Du temps de l'Union Minière et du MPR
Visiter votre Matongé, chaussée d'Ixelles
Donne-moi de tes nouvelles par téléphone ou par mail
Que Dieu te garde tu restes dans mes prières, je t'embrasse

Ça ne vous rendra pas le Congo

J'ai reçu ta lettre, fin juin, enfin
Elle m'a laissé mal en point, mais néanmoins
Je n'ai cessé d'en relire chaque mot, chaque phrase
Chaque nom, chaque détail, chaque photo, chaque visage

Est-ce un mirage, une illusion, un hologramme ?
Où est-ce la raison qui a rendu l'âme ?
La terreur vue d'ici c'est comme la terre vue du ciel
Ça paraît loin de nous, ça paraît irréel

Quand je pense à quitter Kin, et les tiens
Qui chassent notre ethnie comme les prénoms chrétiens
Que ton fils est un assassin au regard de braise
À 13 ans trouve son assurance dans un M16

À 14 ans en quarantaine
Ils l'ont pris pour un sorcier car il se défonçait au kérosène
En arrivant dans l'est, il a tué par accident
Un de ses cousins en le prenant pour un partisan

Putain ! L'horreur est humaine, et l'on s'extermine
Il voulait être un sauveur, pas un soldat anonyme

Refrain

Même si l'occident a bon dos
Ça ne vous rendra pas le Congo
Le pillage de nos minéraux, de nos lingots
Ça ne vous rendra pas le Congo
Et reproduire les schémas coloniaux
Ça ne vous rendra pas le Congo
Car la terreur vue d'ici c'est comme la terre vue du ciel
Ça paraît loin de nous, ça paraît irréel

Les enfants de la Libération ne jouent pas aux indiens
Ils voient l'Europe comme le Far West en vain et pour rien

En attendant leur chèque de
la Western Union
Rêvent de dévaliser une délégation

Disent les pays en transition, la guerre est une escale
Pour cet idéal, place au plan Marshall
Le règne du Maréchal l'a laissé bancal
Et disent que l'Unesco n'aide que les pays cartes postales

Au lieu de s'affairer aux affaires courantes
Car un tiers du pays est sans courant, ni eau courante
Les guerres ethniques renforcent le statu quo
Le Congo est un terrain de stratego
Tous ses pays voisins devenus rivaux
Dans le pillage de ses minéraux, de ses lingots

Et ça dégringole, le pays est sous contrôle
Et c'est pire qu'au temps de Léopold
Entre la loi de la jungle et celle des protocoles
La révolution a besoin de bénévoles
Et tant que l'opinion publique abdique
Le Congolais reste le nègre de l'Afrique

Refrain

Même si l'occident a bon dos
Ça ne vous rendra pas le Congo
Le pillage de nos minéraux, de nos lingots
Ça ne vous rendra pas le Congo
Et reproduire les schémas coloniaux
Ça ne vous rendra pas le Congo

Congolais à part entière, tous apparentés
Laissons nos différends à part, on a un pays à remonter

Pendant que les virus se donnent comme des prospectus
Les nouveaux missionnaires font de leur Emmaüs
Des petites, moyennes entreprises
Qui ne connaissent pas la crise

La crédulité des gens en guise de budget
Ils investissent où s'arrêtent les O.N.G.
Et j'admire ton courage, ton sens de la débrouille
Ton coeur est trempé dans le zinc, il résiste à la rouille

Mais cesse de croire à leurs séances d'exorcisme
Ils n'ont pas de cure contre le paludisme
Moi, je suis un géant chez les pygmées
Depuis que ma carte verte est périmée, le noir fait déprimer

La dépigmentation de la peau laisse des séquelles
Et le choc est culturel
Notre développement est à l'arrêt comme
la Gécamines
Complexés par notre taux de mélanine

L'intégration passera par l'argent
Mais la détermination est le facteur déterminant

Refrain

Même si l'occident a bon dos
Ça ne vous rendra pas le Congo
Le pillage de nos minéraux, de nos lingots
Ça ne vous rendra pas le Congo
Et reproduire les schémas coloniaux
Ça ne vous rendra pas le Congo
Car la terreur vue d'ici c'est comme la terre vue du ciel
Ça paraît loin de nous, ça paraît irréel

Avant de filer à
la Congolaise
Je
voulais revenir à la genèse  

Congolais du Sud, du Nord, de l'Est, de l'Ouest
Tous Congolais à part entière donc tous apparentés
Laissons nos différends à part, on a un pays à reconstruire

Le changement donne le vertige
Mains qui donnent, mains qui dirigent
Évolués mais dépendants
Main qui donne main qui apprend

Les frères se déchirent pour des billets à l'effigie de Lincoln
Toujours le même cancer qui ronge sur le tropique du capricorne
C'est le règne du veau d'or
Les frères noient leur esprit dans la spiritueuse
Ils croient en Dieu avant de croire en eux

Preaching de Dieudonné Kabongo :

"Ecoute moi, écoute moi bien mon petit.
Tu sais pourquoi, sais-tu pourquoi muanami ?
Un jour des bwanas sont arrivés par bateaux.
Ils en sont descendus, ils avaient un drapeau.

Ils l'ont planté devant nous en criant que notre terre était désormais leur terre.
On avait beau rouspéter en priant et en criant,
On n'avait pas de drapeau donc fallait se taire.

Et comme on priait. Comme on priait
Ils ont sorti une Bible.
Ils nous ont appris à prier les yeux fermés
Et quand on a rouvert les yeux, nous avions leur Bible en main
Et dans leurs mains, ils avaient notre terre.

Va falloir jeter un coup d'oeil sur Mama Congo
Va falloir redorer son blason de terre promise
Va falloir reprendre notre terre, même en gardant la Bible
Car celle-ci nous apprend l'amour du prochain,

Aimer le Congo, c'est bien être capable d'aimer le Congolais.

Faire du bonheur de l'autre, la priorité de notre propre bonheur.
Mama Congo, Mama Congo ne tombera pas,
À cause de toi, à cause de moi, à cause de nous."

À mediter : La nouvelle génération s'exprime !
"La sagesse n'est pas l'apanage de la vieillesse"
Dunia SENDWE

Posté par CDF Afrique à 16:47 - Musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rwanda : L'échec d’une « libération »

Kagam__Hitler_ProdiLa libération de Rwanda tant chantée par les « patriotes » du Front Patriotique Rwandais, n’a été, et n’est plus, qu’un simple slogan qui sonne mal face à la réalité. Après cette « libération », les Rwandais ont été impunément massacrés, meurent de faim ou fuient le pays quotidiennement. Parmi les exilés de ces dernières années, il y a des hommes d'affaires qui, écrasés par le fardeau intolérable d'impôts et des taxes insupportables, accourent vers les pays tels que Malawi, Zambie, Mozambique, Angola et Madagascar pour y chercher leur le bonheur : C'est « la fuite des capitaux ».

C'est un combat pour la vie que leur propre pays ne peut plus leur offrir. Quel dommage! A la grande espérance générée dans les esprits des Tutsis de la diaspora et de l'intérieur et des Hutus démocrates dits modérés, au moment de la victoire d’hier, ont progressivement succédé la déception ; le doute et la révolte silencieuse d’aujourd'hui.

Dans les accords de paix d' Arusha, le Gouvernement rwandais et le FPR lui-même s'étaient mis d'accord que: "l'Etat de droit signifie que personne, y compris les autorités, ne peut se placer au-dessus de la loi et que celle-ci est respectueuse des droits fondamentaux des citoyens". Ils ont réaffirmé que: "l'Etat de droit ne se résume pas à la seule légalité de forme qui assure la régularité et la consistance dans l'établissement et la sauvegarde de l'ordre démocratique, il est d'abord fondamentalement caractérisé par une justice qui repose sur la reconnaissance et l'acceptation entière de la valeur ultime de la personne humaine et qui est garantie par des institutions chargées de tracer un cadre permettant son plein exercice". Accord de paix d'Arusha, Journal Officiel, Année 32 nº16, Kigali, 15/8/1993, p.1279.

Les parties en négociation à Arusha se sont accordées que la démocratie est fondée sur l'idée que toute souveraineté appartient au peuple et que la représentation populaire doit être le reflet authentique de la volonté des citoyens; que la société démocratique repose sur la séparation des pouvoirs législatif exécutif judiciaire et également sur le pluralisme qui est l'expression des libertés individuelles; que le multipartisme implique la légitimité de l'opposition;

Devant les observateurs internationaux pris comme témoins, les deux parties affichaient la conviction que l'Etat de droit est le meilleur garant de l'Unité Nationale, du respect des libertés et droits fondamentaux de l'Homme; qu'il constitue une manifestation concrète de la démocratie; qu'il s'articule autour de la démocratie, du pluralisme et du respect des Droits de l'Homme.

Mais qu'en est-il au vrai et que reste-t-il réellement des principes auxquels le FPR avait accepté de se soumettre? Rien du tout. Le pouvoir du peuple a été confisqué, la Constitution a été manipulée et vidée de tout son contenu sans que le peuple soit consulté, il ne reste aucune trace de démocratie au Rwanda. Le membres du Parlement sont nommés et dégommés suivant la volonté d'une poignée de personnes agissant dans l'ombre et qui ont usurpé tout le pouvoir. Le pouvoir judiciaire est totalement dépendant de l'exécutif qui nomme ou radie les magistrats selon qu'ils respectent ou pas les injonctions de ceux qui détiennent réellement le pouvoir. Les insoumis sont écrasés comme des mouches.

Le Rwanda est tout ce qui peut caractériser un régime policier et règne sous une terreur sans précédent exercée par plusieurs services de renseignement, dont la tristement célèbre DMI, qui dépendent directement de "l'homme fort" Mr Kagamé Paul. Le Rwanda est donc diamétralement opposé à tous les principes de base d'un Etat de droit que nous avons ci hauts analysés. C'est donc une illusion que de prétendre que les droits de l'homme puissent y être respectés alors qu'aucun engagement de protection juridique pour en assurer la réalisation effective n'a été pris par les institutions qui les ont proclamées, et qu'en plus personne ne peut les y contraindre.

Voyons maintenant en peu de mots comment les droits contenus dans la déclaration universelle des droits de l'homme et différents autres instruments juridiques qui en découlent sont exercés:

Le droit à la vie et à la sécurité est un vieux rêve. Or le droit à la vie est un préalable à l'exercice de toute autre droit et de toute forme de liberté. On n'en finit pas de compter les assassinats, les disparitions, ou voir même des massacres systématiques des populations civiles fauchées à la mitrailleuse quand ils refusent de collaborer avec le régime du FPR; il suffit de les appeler Interahamwé ou des Infiltrés pour faire taire la Communauté Internationale.

Les opposants sont systématiquement assassinés lorsqu'ils ne choisissent pas le chemin de l'exil. Mais, les cas d'assassinat de Seth Sendashonga et de Lizinde Théoneste, dissidents du FPR, laissent penser que même là ils ne sont pas à l'abri, car le FPR semble avoir reçu un visas d'exercer impunément le terrorisme international. Le FPR exploite à fonds le chèque en blanc du génocide pour se permettre de massacrer sans reproche les hutu qu'il a globalement diabolisé comme des génocidaires. Quand le droit à la vie vous est refusé qu'est ce qui vous reste?  

Les tortures sont devenues tellement banales que personne ne se donne presque plus la peine de s'en lamenter. A part le fameux Kandoya, on oblige les gens à marcher pieds nus sur des planches à clous, et pour accélérer la nécrose de la peau, les personnes restent trempées dans des bains salés. La protection juridique n'existe plus que pour les officiers et officiels du FPR. Les détentions et les arrestations arbitraires sont monnaies courantes, et les prisons mouroirs sont parmi les spécialités du régime FPR. Le principe de présomption à l'innocence est laissé à la seule appréciation des bourreaux de Kigali car il n'existe pas d'indépendance de la justice. Les délateurs ont été institutionnalisés et intronisés en procureurs. Combien de gens au Rwanda se sentent-ils sécurisés lorsqu'ils sont devant un juge au Rwanda? Je n'en ai jamais entendu parler. Le comble du cynisme est que mêmes des Tutsis rescapés du génocide sont actuellement coupables d'avoir échappé à la mort! Les droits de Nationalité et de libre circulation sont reniés à toute personne qui a refusé de donner caution au régime du FPR. C'est ainsi que des passeports sont notamment refusés à tout opposant qui a préféré fuir le régime dictatorial plutôt que de le subir.

Depuis sa victoire, le droit de propriété est renié à toute personne qui n'est pas sympathisant du FPR. Des biens immobiliers ont été squattés comme butin de guerre des militaires et bailleurs de fonds du FPR, et ne peuvent être restitués. La plupart des rapatriés de force qui se sont aventurés à les réclamer y ont laissé la vie. Par ailleurs, les paysans du Nord et Nord-Ouest du pays ont été coupés de leurs base de production, forcés à se regrouper dans des camps de concentration de la mort et sont obligés de mourir de faim ou de dépendre totalement de l'assistance alimentaire internationale, lorsque celle-ci n'est pas détournée à d'autres fins. Comment peut-on prétendre la relance économique quand quelqu'un ne peut pas jouir tranquillement du fruit de son travail? Comment garantira-t-on le bien-être de la population si l'économie est paralysée? C'est absolument l'impasse pour celui qui se soucie du peuple, mais ce n'est pas là la priorité des responsables du FPR.

Peut-on parler de liberté de pensée dans un régime où l'Eglise catholique est persécutée? Peut-on prétendre la liberté d'opinion là où les partis politiques sont muselés et réduits à la simple expression de leurs comités directeurs, là où l'endoctrinement idéologique est de rigueur et où il y a refus d'enregistrement des partis comme ce fut le cas de l'UNAR? Quant à la liberté de presse, les assassinats et les emprisonnements des journalistes lorsqu'ils ne sont pas contraints à l'exil, sont des faits très éloquents de ce qui reste des libertés d'information.

Les chantres de la démocratie d'hier ont complètement écarté la participation du peuple à la direction des affaires politiques: les députés sont nommés et renvoyés par l'Exécutif, les citoyens ne peuvent pas librement désigner leurs gouvernants, la liberté de vote est catégoriquement refusée car le vote ne peut être secret et surtout pas en dehors de l'oeuil vigilant d'un cadre du FPR (UMUKADA) comme ce fut le cas lors des simulacres d'élections organisées par le FPR pour les NYUMBAKUMI.

Concernant le droit au travail, sous prétexte de couper la base de financement de la rébellion, les réfugiés rapatriés par force n'ont pas été réintégrés dans la fonction publique alors que d'un autre côté le pays crie au manque de cadres compétents notamment dans l'enseignement et la recherche . La discrimination actuelle dans l'enseignement, le refus pur et simple aux enfants hutu d'aller dans certains établissements scolaires ne peuvent être qualifiés autrement que des crimes intellectuels envers les générations futures. La tolérance tant chantée par le FPR et qu'il reconnaît être la base de réconciliation nationale peut-elle encore se concevoir dans cet environnement ?

Outre à ces violations continues des droits de l'homme, le FPR a commis depuis 1990 des crimes économiques, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide. Malgré la mise en place du Tribunal International Pénal pour le Rwanda (TPIR) pour juger certains de ces crimes, aucun membre du FPR n'a été traduit devant cette juridiction internationale, malgré l'abondance de témoignages croisés et confirmés, et de documents dignes de foi; voir SOS-RWANDA-BURUNDI: Listes des membres du FPR-Inkotanyi/APR soupçonnés d’avoir prémédité et commis des crimes contre l'humanité qui sont de la compétence du TPIR, Dossier nº 1, Juin 1998. Dans l'entre temps, le régime de Kigali exerce une justice intérieure du vainqueur sur le vaincu.

Parmi les crimes dont le FPR est accusé, certains sont consignés dans la récente publication de Human Rights Watch et la Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme: Aucun Témoin ne doit survivre, p.807-853. S'il y avait une justice équitable dans le monde, les crimes y mentionnés suffiraient déjà pour amener certains dignitaires du FPR sur le banc des accusés au TPIR.

Le processus de démocratisation entamé en 1990, les négociations consécutives à la guerre, centrées autour du partage du pouvoir entre le gouvernement rwandais et le FPR, la loi fondamentale qui en a été le fruit, toutes ces bases d’une paix durables se trouvent aujourd’hui bafouées avec un prétexte, ô combien émouvant, d’avoir arrêté le génocide.

Rescapé et victime moi-même de ce crime, je conçois mal comment celui-ci peut toujours servir de justificatif de tous les drames, de la mauvaise foi, de l'incompétence et des autres faiblesses flagrantes enregistrées au bilan actuel du FPR.

Un Pouvoir décevant 

Le peuple rwandais a été déçu par le FPR. Celui-ci avait promis une démocratie qui a vite tourné en dictature. La tradition de démocratie, qui est à la base de l'abolition de la monarchie et l'instauration de la République, est attaqué de l'intérieur par des règlementations incompréhensible, d'un caractère stalinien, et rongé surtout par le virus destructeur des intérêts bassement politiques, matériels et partisans.

De toute évidence, le sentiment qui prédomine actuellement au sein de l’immense majorité silencieuse rwandaise, soumise par la peur et la crainte de disparition, est que le processus de démocratisation, entamé en 1990 et a accepté comme tel par l'Accord de Paix d’Arusha en août 1993, est vidé de tout son contenu pour faire place à un système de parti unique, Front Patriotique Rwandais (FPR). Ce dernier est déguisé sous forme de « FORUM DES PARTIS » et le régime actuel de Kigali veut le rendre constitutionnel pour empêcher toute forme d’organisation ou d’expression politique en dehors de lui.

Il en va de soi que le changement tant souhaité par le peuple depuis 1990 ne pourra pas être jugulé par des manœuvres égoïstes, sans hypothéquer dangereusement une fois de plus l’avenir des Rwandais. Ce système communisant, aujourd’hui révolu, imposé au prix des crimes passés sous silence, est chargé de lourdes conséquences. Il faut en mesurer les dégâts à long terme, à moins de convenir de la nécessité de la démocratisation de la vie politique nationale. Cette voie exige le courage, voire le sacrifice des tenants actuels du pouvoir, mais en réalité elle constitue le seul remède des maux dont souffre notre pays.

Les Rwandais veulent se défaire d'un système obscur imposé par le régime issu lui-même des cendres de la violence et non de l’alternance pacifique et démocratique. Ils veulent la liberté de s’exprimer, la liberté d’adhérer à un parti politique de leur choix, la liberté de leurs actes, de leurs mouvements, de leurs pensées. En d'autres termes, ils veulent les acquis de la loi fondamentale, en l’occurrence, l’instauration des libertés démocratiques et le rejet définitif du parti unique, même déguisé ou voilé.

La question fondamentale aujourd'hui n’est pas de savoir, si oui ou non, il y a eu un génocide au Rwanda, une guerre civile, des «massacres interethniques » ou une guerre du FPR contre la RDC avec le prétexte d’y combattre les « génocidaires ». Le peuple rwandais victime de tous ces maux est en droit d’espérer des lendemains meilleurs, d’attendre des solutions appropriées à ses multiples souffrances. Il veut s’en sortir rapidement et dignement.

Dès lors la question fondamentale à l’ordre du jour est de consolider nos acquis du processus démocratique et de savoir si le fonctionnement du système politique et institutionnel national, l'organisation et la conduite des affaires politiques, sociales et économiques, obéissent aux règles et principes fondamentaux de la gestion démocratique, tant souhaités par le peuple rwandais, dans le respect des droits et devoirs de chaque citoyen tels que consacrés par les instruments nationaux et internationaux de protection des droits de la personne humaine.

Une communauté internationale leurrée

Je considère pour ma part, que tout qui s'est passé au Rwanda, depuis 1994, n'a pu être réalisé par le régime actuel, sans la participation, sans la suggestion ou même sans l’ingérence occulte de la communauté internationale. Celle-ci n’a malheureusement pas eu aucun souci d’exiger, au moment opportun, des tenant de ce régime ni du fait véritablement démocratique, ni du fait de rendre compte à la nation rwandaise. Le pays est dirigé comme un patrimoine personnel du Président de la République qui nomme et démet les ministres, les députés, les gouverneurs et autres hauts fonctionnaires de l'Etat, comme bon lui semble. Cet état de choses est inacceptable. Il faut absolument un changement démocratique et un changement de méthode de gouvernance.

Il ne faut pas se faire d’illusion : les lobbies des démocratiques de la communauté internationale, se servent actuellement des régimes militairement puissants, mais impopulaires, de cette région pour assurer leurs intérêts dans la région de Grands Lacs. Ces mêmes pays ferment les yeux quand la démocratie est mise à mal, dénaturée, dévoyée, du fait de l’intolérance, de l’exclusion, de la terreur et des violations répétées et délibérées des droits de l'homme.

Ce constat d’indifférence n’est pas seulement le mien. Il est partagé par les peuples rwandais, congolais, et burundais, qui ne comprennent pas le sens du soutien de certains pays démocratiques à ces régimes oligarchiques et autocratiques. Les perspectives démocratiques sont chaque fois interrompues par les souvenirs des événements sanglants (Rwanda en 1990, Burundi en 1993 et RDC en 1996 et 1998) et par des intimidations du pouvoir en place.

Aujourd'hui les pays épris de démocratie, qui soutiennent le régime rwandais devraient prendre leur responsabilité pour ramener ses dirigeants dans le droit chemin de respect du processus démocratique, au lieu de les encourager à poursuivre leur ‘politique néfaste' de « parti unique», en finançant les élections à caractère plutôt communiste. Sans prise de position claire de leur part sur la situation actuelle, les citoyens rwandais resteront sous le joug d'une oligarchie heureuse, assurée de maintenir au pouvoir en se mettant au service des grandes puissances, au détriment du peuple rwandais.

Les pressions doivent être faites pour que la dérive dangereuse qui s’opère actuellement, visant à nous imposer une démocratie tronquée à travers une constitution taillée su mesure des tenants du pouvoir actuel, s’arrête. Nul n’ignore que le bricolage démocratique et constitutionnel ne peut nous conduire qu’à un cumul de frustrations aux conséquences multiples et futures.

Un pouvoir hégémonique et dictatorial

Comment peut-on comprendre les critiques adressées hier au MRND, parti unique avant 1990, si on occulte aujourd’hui les critiques qui devaient être adressées au FPR, parti unique en son genre, à cause de ses moyens forts et peu démocratiques qu'il utilise contre le peuple en vue de maintenir au pouvoir.

D’aucuns diront sans ambages que le régime du FPR est pire que celui du MRND. Je le crois moi aussi et je ne fais que confirmer à très haute voix ce que beaucoup d’autres Rwandais disent tout bas, car ma déception est grande. Souvent, je me demande si nous avons consenti, tous sans exception, tant de sacrifices humains pour vivre d'autres cauchemars: l’intolérance, l’incohérence, le chaos, les guerres, le pouvoir oligarchiques, la dictature, l’injustice, l’hypocrisie, la terreur, la traîtrise, l’exclusion et le copinage politique.

Comme beaucoup de Rwandais, je voie avec consternation l'apparition d'une monarchie républicaine qui se construit sur des cadavres de mes concitoyens Hutu et Tutsi, de mes amis, de mes frères et mes voisins, pour satisfaire les intérêts d'une oligarchie sans autre projet, avant tout, que celui de détruire tous ceux qui contestent son pouvoir.

Vouloir instaurer un pouvoir hégémonique fort, vouloir imposer sa vision politique erronée, car dictatoriale, sous un « seul prétexte d'avoir arrêté le génocide » (et comment!), vouloir surtout le faire dans le contexte actuel où nous aspirons tous au changement de politique stalinienne affichée à celui d’une politique démocratique est totalement inacceptable. Évidemment, si le pouvoir poursuit sa route à sens interdit, il devra s’attendre un jour à être arrêté par un désaveu populaire.

Un pouvoir peu soucieux de son peuple

La pauvreté, la misère, les maladies, l’angoisse, la peur, la crainte de disparaître, le sous-développement généralisé ne sont ni une tare ni une fatalité ou une malédiction de notre peuple. L'expérience des années 1970 et 1980, les années glorieuses de notre prospérité, prouve suffisamment comment les Rwandais sont travailleurs et ingénieux et peuvent encore se relever si la paix et la sécurité pouvaient leur être assurées. Bien sûr notre pays n'a pas les mêmes ressources que ses voisins, mais sa ressource fondamentale est le génie et travail assidu de son peuple. Pouvons-nous pacifier ce peuple, le réconcilier à jamais et le protéger contre les prédateurs qui se battent pour les « places » et qui, toujours, finissent leur combat dans un bain du sang ?

Oui, je ne voie qu’une seule solution: rendre justice et rendre le pouvoir à ses « propriétaires » que sont le peuple rwandais.

© Faustin TWAGIRAMUNGU

Posté par CDF Afrique à 16:17 - Rwanda - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les députés nationaux du Nord-Kivu dénoncent une croissante pression armée des troupes rwandaises en Rdc

Congo_r_dugi_sKinshasa, 07/09/2007 / Politique

Les combats qui plongent encore le Nord-Kivu dans la désolation ont fait l’objet des concertations spéciales entre députés nationaux originaires de cette partie Est du pays, occasion leur ayant permis de dénoncer haut et fort ce qu’ils ont qualifié de nouvelle et croissante pression armée du Rwanda en Rdc.

Réunis jeudi 6 septembre au Palais du peuple, autour de leur doyen d’âge, le professeur Sekimonyo wa Magangu, les élus du peuple du Nord-Kivu dénoncent la situation d’insécurité et de guerre qui prévaut dans cette province Est de la RDC, précisément à Masisi et à Rutshuru. Situation causée, selon la déclaration des députés nationaux, par des éléments dissidents du général déchu Nkundabatware qui, malgré les appels nombreux et répétés du chef de l’Etat qui l’invite au brassage, continue de rejeter les ordres de la hiérarchie et suit la voie de l’insoumission.

Plusieurs constats sont faits par les honorables députés, entre autres l’attaque des insurgés aux positions des FARDC. Ces éléments non contrôlés des FARDC se livrent également à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont d’ailleurs condamnés par la conscience universelle et le droit international.

Les élus du Nord-Kivu saluent et soutiennent l’action du gouvernement congolais qui vise à mettre fin à cette insurrection du général déchu des FARDC et condamnent la pression armée croissante des troupes rwandaises aux côtés des insurgés.

Ils demandent à toute la population congolaise, aux partis politiques, à la société civile et à toutes les forces vives de la nation, de se liguer comme un seul homme, dans leur soutien au président de la République, Joseph Kabila, et aux Forces armées de la RDC, pour faire échec à cette énième agression de notre pays.

Les élus du peuple demandent au gouvernement de la RDC de clarifier ses relations avec le Rwanda en vue des rapports sincères et mutuellement avantageux. A la Monuc, de s’acquitter de son mandat de maintenir la paix en RDC, en utilisant tous les moyens mis à sa disposition dans le cadre du chapitre sept de la charte des Nations unies et de faire rapport au Conseil de sécurité sur l’implication du Rwanda dans ce conflit.

Enfin, au gouvernement de la RDC et à la communauté internationale, de venir en aide à cette population civile, aujourd’hui livrée à elle-même.

Face aux 334.000 déplacés du Nord-Kivu, l’aide humanitaire du Pam en passe d’épuisement !

Toute la population de la localité de Sake (à 25 Kms au nord de Goma), estimée à environ 27.000 per­sonnes, est maintenant à Mugunga, où un deuxième camp de déplacés à été ouvert à l’Ecole Primaire de Lac Vert, à un kilomètre du premier, situé derrière le centre de santé, a constaté jeudi 6 septembre 2007 une équipe de la Caritas Goma.

Le Haut Commissariat aux Réfugiés est en train d’éri­ger un autre camp, toujours dans la périphérie du Lac vert

Il règne pourtant une psychose à Mungun­ga (à 15 Kms au nord de Goma) même où l’on pou­vait entendre ce matin de détonations venant du côté de Sake. Cette tension n’est pas de nature à sécuriser les déplacés qui n’auront plus d’autre choix que de se déverser sur la ville de Goma, où plusieurs autres les ont déjà précédé dans des familles d’accueil. Leur crainte est de voir la localité de Sake tomber sous le contrôle des hommes du Général déchu Laurent Nkunda.

C’est dans ce contexte que l’on a annoncé la visite demain vendredi du Secrétaire Général Adjoint de l’Onu, John Holmes, à Mugunga, zone où l’accès des humanitaires est déconseillé depuis jeudi après-midi.

Pour sa part, l’équipe de la Caritas Goma a commencé aujourd’hui l’enregistrement des déplacés de Mugunga. Ce travail pourrait se poursuivre demain, si les conditions sécuritaires le permettent. Une première intervention en vivres est prévue pour samedi 8 septembre 2007 avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM). D’autres organismes humanitaires envisagent d’apporter de l’aide, surtout en biens non alimentaires.

Evolution de la situation sécuritaire

Des rumeurs ont fait état ce jeudi de la chute de la localité de Sake entre les mains des insurgés. Mais, selon des sources proches de la 8ème région militaire, il s’est posé un -problème de déficit de communication. En fait, le colonel Rugayi, commandant en second de la 8ème région Militaire, s’est rendu à Sake avec ses hommes pour relever le colonel François, qui aurait quitté un peu plus tôt la localité.

Ce qui a fait croire à la chute de Sake. Par ailleurs, au cours de son point de presse de ce jeudi 6 septembre à Goma, le commandant de la 8ème région Militaire, Vainqueur Mayala, a indiqué que « les FARDC (Forces Armées de la RDC) ne vont pas négocier avec Laurent Nkunda, parce que la guerre leur a été imposée ». Pour lui, les FARDC n’ont qu’une seule mission : mettre fin aux exactions des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Il a rassuré la population en promettant que l’armée s’occupera des FDLR une fois qu’elle en aura fini avec Nkunda. «  Le phénomène FDLR n’est pas l’affaire d’une ethnie ou d’un individu, mais du Gouvernement congolais », a-t-il martelé, certainement à l’in­tention du général déchu.

Pour rappel, la 6ème Brigade venue de Bunia était allée relever la Brigade Bravo, basée à Rutshuru, le 28 août 2007. La 15ème venue de Kisangani devait relever la Brigade Charly basée à Masisi. Pour Laurent Nkunda c’était la guerre déclarée, a fait savoir le commandant de la Région Militaire.

Laurent Nkunda a donc préféré attaquer le premier, le 25 août 2007 à 11 heures, a déclaré le commandant Mayala. Il a situé le front dans les collines surplombant la localité de Kimoka, à 31 Kms vers la route de Kitchanga. Les déplacés de Kimoka sont à Kirotshe à 30 kms dans la direction de Bukavu. 

Bien que la situation sécuritaire demeure précaire, le prépositionnement d’une aide de première urgence en vivres et non vivres s’impose afin de secourir dès que possible plusieurs milliers de déplacés concentrés notamment à Mugunga, Kirotshe, Nya­biondo, Mushaki, Rumangabo, Kibaki, Bweremana et Minova.

© ROSSYL MARTIN MBUYAMBA | RADIO TELE 7 | Le Potentiel | Le Phare

Posté par CDF Afrique à 16:03 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Mission de la Coalition Rwando-burundo-ougandaise en Rdc : Transformer le Congo en un Libre-service Minier

pillage_congoCongo & Uganda : Do you want to share or to fight? (The Economist)

Tel a été le titre d’un récent article que le journal britannique « The Economist » a publié en rapport avec la situation qui prévaut actuellement en république démocratique du Congo. Cet article fait suite á un différend qui oppose l’Ouganda de la Rdc. En effet, "le pétrole après l’or oppose l’Ouganda à la Rdc dans le Lac Albert".   

Il y a déjà eu des victimes, de part et d’autre, et si les responsables de deux pays ne pren­nent des dispositions qui s’imposent, la situation ris­que de dégénérer. La pomme de discorde ? L’exploi­tation du pétrole dans le Lac Albert.

Selon Misna, l’on assiste à un déploiement des dis­positifs militaires, de deux côtés. Ce qui pourrait conduire, dans l’hypothèse d’une seconde méprise, à une confrontation entre les deux armées, congolaise et ougandaise.

A en croire les premiers éléments d’information, c’est dans les eaux congolaises que coule le pétrole du lac Albert, plus particulièrement à la hauteur du village Semiliki. Quant à la limite frontalière, elle s’étendrait jusqu’à Rukwanzi, de part et d’autre de deux pays. Il s’agit de deux blocs couvrant 6.000 km2 et appartenant à la RDC – bloc en off shore et on shore – princi­palement en Ituri.

Heritage oil qui est installée depuis plus de dix ans en Ouganda, tente d’étendre ses tentacules pour exploiter le pé­trole, dans le versant congolais du fait que l’Etat congolais n’est pas encore organisé dans ce do­maine.

Selon le journal britannique « the Economist », le Congo est prié de choisir entre ces deux options á savoir accepter d’exploiter ces ressources pétrolières avec l’Ouganda ou faire face à la puissance du feu de l’armée ougandaise.

C’est ce que l’on appelle du banditisme et terrorisme d’Etat. Il faut avouer que, depuis plus d’une décennie, le Congo est entrain de faire face á ce genre de barbarie de la part de ses voisins á savoir le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda qui ont en toute impunité envahi le Congo, tuent le peuple congolais, violent les congolaises de 3 a 70 ans, pillent systématiquement les ressources du Congo et s’attellent á balkaniser le Congo.

Les choses se passent comme si l’on était encore au moyen âge ou encore à l’âge de la pierre taillée. Et, qui pis est, la communauté internationale s’efforce d’ignorer ce problème qui a déjà fait tant de victimes. 

Il y a quelques temps, Mgr Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix, déclarait ceci á propos du Congo : "Il faut être fou, pour ne pas s'inquièter de ce qui se passe au Congo".  Mgr Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix.

Il faut bien être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que les choses ne font que lui donner raison. En effet, tous les hommes de bonne foi s’accordent pour dire que ce qui se passe au Congo est un phénomène qui doit inquiéter et interpeller les consciences. 

Le cas Congo est une situation qui est entrain de tout remettre en cause. Le silence, l’inertie, et l’indifférence de la communauté internationale face á la tragédie congolaise sont des attitudes qui remettent en question tout le système qui a pourtant pendant des bonnes années permis les hommes de vivre ensemble.

En effet, après l’expérience douloureuse et révoltante des deux guerres mondiales, les hommes á travers le monde avaient comme un seul homme dit tout haut leur ras-le-bol á la guerre, aux tueries, massacres, barbarie, cruauté, exactions…,

« Never Again » fut leur slogan. C’est-à-dire « Plus Jamais » ! Plus jamais la sauvagerie, plus jamais la barbarie, plus jamais le banditisme et terrorisme d’Etat et que sais-je encore.

Les hommes de l’époque avaient réalisé que tous les habitants de la planète terre avaient intérêt de militer, d’encourager et de promouvoir la paix. Car, la paix est un bien d’une valeur inestimable et une condition on ne peut plus sine qua none pour la survie de l’espèce humaine sur cette planète terre. Sans la paix, aucun développement durable ne peut se réaliser.

L’ONU est, en effet, née de l’aspiration et la soif profonde des hommes de vivre dans un monde où règnent la paix, l’ordre, la fraternité et la justice. 

L’ONU est aussi un symbole marquant le rejet total de la violence, la barbarie, le terrorisme et banditisme d’Etat dans les rapports entre communautés ou dans les relations entre Etats

Mais, l’attitude de l’ONU et la plupart des pays occidentaux face á la tragédie congolaise est un signal qui démontre á suffisance que le monde est entrain de retomber dans les vieilles habitudes; lesquelles habitudes avaient plongé le monde dans un chaos que personne ne veut plus revivre.

Depuis plus d’une décennie, le Congo est devenu ce que l’on appelle en droit international « Terra Nullius », c’est-à-dire un territoire qui n’appartient á personne. La souveraineté du Congo comme Etat membre de l’ONU et l’intangibilité de son territoire national sont scandaleusement violées au vu et au vu de tous. 

Il n’est un secret pour personne que les pays voisins du Congo notamment le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda se sont constitués en ce que l’on appelle « cooperative forces » que les puissances de ce monde utilisent pour piller les ressources du Congo et balkaniser son territoire.

« Enfin, alors que toute l’Afrique est secouée par la vague des conférences nationales, Mobutu n’apparaît plus comme le partenaire incontournable pour gérer cette partie du continent. Peu à peu, les esprits se sont préparés à l’avènement d’une relève et même à un éclatement du pays. Des scénarios de partition sont évoqués au Pentagone où l’on semble se résigner à leur inéluctabilité. (Elle ajoute une note : « Dans un célèbre rapport intitulé Reform, Conflict and Security in Zaïre, publié en juin 1996, le professeur Steven Metz, de l’US Army War College, préconisait qu’au cas où une telle « désintégration » du pays se produirait, « les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre » »)

En définitive, l’initiative est venue en septembre 1996 des acteurs régionaux (Ouganda, Rwanda et Tanzanie d’abord) dont certains, naguère, avaient hébergé des opposants congolais menant quelques petites opérations de déstabilisation aux marges du Zaïre. » (M.-F. Cros et F. MISSER, Géopolitique du Congo (RDC), Bruxelles, Complexe, 2006, p.111).

Il est clair que dans ce texte, la question de la minorité Tutsi congolais n’apparaît pas. L’initiative de la partition du Congo est prise sans eux. Elle est américaine. Marie-France Cros en donne des preuves dont celle-ci : « En août 1997, quatre mois après l’avènement de l’AFDL, un rapport de l’organisation américaine Human Rigths Watch signale la présence d’instructeurs des Special Forces américaines au Nord-Kivu, où elles entraînent des troupes rwandaises. En octobre 1996, des avions C-5 Galaxy et Hercules C-130 de l’US Airforce débarquent sur l’aéroport ougandais d’Entebe des armes pour l’AFDL. Cette même année, des camions, des systèmes radar et d’autres types de matériel militaire américain sont livrés à l’Ouganda. » (Ibidem, p.112). Ce texte dit clairement que la première guerre du Congo initiée par les Etats-Unis implique, pour en donner une coloration africaine, deux alliés (l’Ouganda et le Rwanda) et une marionnette, l’AFDL. L’alibi du sort réservé à l’ethnie Banyamulenge, inexistante dans l’histoire du Congo, fut un faux-fuyant.

Depuis que la coalition rwando-burundo-ougandaise a débarqué et opère en toute quiétude en Rdc, l’on assiste á une forte recrudescence d’une barbarie, une cruauté, un terrorisme et banditisme d’Etat sans précèdent dans l’histoire du monde moderne.

L'Est du Congo a été traité par le Rwanda et l'Ouganda comme leur arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices servant en retour à financer la guerre. Les transnationales minières et les grands financiers se sont arrachées les morceaux du Congo les plus rentables immédiatement en s'alliant aux tendances politiques qui leur étaient favorables ainsi qu'à leurs groupes militaires rebelles. Elles ont parfois créé leurs propres milices privées. Parmi elles, peuvent être citées les compagnies minières géantes comme la Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold Corporation (BGC) aujourd'hui en deuxième position pour la production mondiale de l'or, I'Anglo American Corporation (AAC) d'Afrique du Sud, la plus importante compagnie minière du monde, en dehors des pétrolières.

Tous les experts s’accordent pour affirmer que le Congo a été le théâtre des affrontements les plus meurtriers de notre temps. Lesquels affrontements ont provoqué la plus grave catastrophe humanitaire que l’humanité n’ait jamais connue depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le bilan parle de lui-même :

  • 5 000 000 de morts depuis 1998 (IRC)
  • Plus de 38 000 morts par mois / 1200 morts par jour
  • Des centaines de milliers de femmes et enfants violées (HWR)
  • 585 000 enfants meurent chaque année des conséquences de la guerre
  • 1,4 a 1,6 millions de déplacés du au conflit (NU OCHA)

Mais, malgré le fait que les morts se comptent en millions, la tragédie congolaise est restée complètement ignorée ou méconnue. L’on n’y accorde très peu d’attention. 

« L'exploitation du Congo fut le plus grand crime contre l'humanité jamais commis dans l'histoire de l'humanité » Sir Arthur Conan Doyle, Letters to the press, 1909.

Ce qui est dégoûtant et révoltant dans cette triste histoire du Congo c’est l’attitude de l’Onu et la plupart des pays occidentaux face á cette tragédie

L’Occident a toujours été présenté á la face du monde comme étant le chantre et apôtre attitré de la conscience humaine, la démocratie, la justice, le respect des droits de l’homme, la bonne gouvernance, l’égalité entre les races, la moralité et l’éthique dans les affaires, et que sais-je encore.

Mais, il se trouve qu’au Congo l’occident, donneur des leçons, devient méconnaissable. Au Congo, l’occident a montré ses limites et contradictions.

Les visiteurs du site de Michel Collon (www.michelcollon.info) peuvent avoir lu un article intitulé « Au Congo, bat le cœur de l’Afrique » publié le 22 juillet 2007. Faisant allusion au Kivu, l’auteur de cet article note : « Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes. Elles peuvent décemment pas se targuer d’être ‘humanitaires’ quand elles fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir en minerais et que le projet de fragmenter le cœur de l’Afrique en petites entités sans autonomie politique et militaire, sorti de sa latence depuis les cartons de l’AMFI et de la Barrick est en cours d’exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix. »

Alors que l’Onu et la plupart de pays occidentaux avaient tous les renseignements sur la guerre d’agression en Rdc, pendant qu’ils savaient mieux que quiconque que la coalition rwando-burundo-ougandaise était entrain de massacrer le peuple congolais et de piller systématiquement les ressources du Congo, il est troublant et ahurissant de constater que l’Onu et la plupart des pays occidentaux continuaient sans vergogne á nier toute implication du Rwanda, du Burundi et celle de l’Ouganda dans la guerre d’agression en Rdc. 

Lorsque le peuple congolais espérait reprendre souffle après la guerre, dite de «libération», une nouvelle guerre éclatait, qu'on a appelé «d'occupation». Il a fallu beaucoup de temps pour que l'ONU parle de violation, de la part de l'Ouganda et du Rwanda (l'implication du Burundi est presque toujours oubliée), de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RDC. Avec l'ONU, la généralité des États n'a pas osé donner à cette guerre son véritable nom: guerre d'agression.

Il est dégoûtant et révoltant de voir comment les medias internationaux continuent jusqu'à ce jour á relayer des mensonges et contre-verites alors qu’au Congo même les enfants au Congo sont au courant de ce qui se passe dans leur pays

FaiseursPaix_grandA ce sujet, Jean-Claude Willame note : « Que ce soit en Ituri, au Kivu ou au Nord-Katanga, il était difficile d’occulter le constat d’une « économie de guerre » alimentée par une demande extérieure de ressources primaires si abondantes au Congo, une économie sur laquelle la communauté internationale voulut parfois fermer pudiquement les yeux. » (J.-C. WILLAME, Les faiseurs de paix au Congo. Gestion d’une crise internationale dans un Etat sous tutelle, Bruxelles,Crip, p.108)

Et qui en profitait ? « Sur 85 entreprises listées comme ayant enfreint les dispositions du code de conduite des entreprises multinationales édicté par l’OCDE, se trouvent quatre grandes banques (dont trois belges), dix-sept « juniors miniers » américains, canadiens, belges ou britanniques, un important groupe miner belge, onze entreprises diamantaires belges, ainsi que plusieurs dizaines de sociétés peu connues établies en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. » (Ibidem)

Il y a plus d’un siècle depuis que Joseph Conrad a fait cette déclaration qui se passe de tout commentaire:

“La colonisation du Congo fut la plus infâme ruée sur un butin ayant jamais défiguré l'histoire de la conscience humaine ». Joseph Conrad

Les immenses richesses minières du pays suscitent les convoitises régionales, celles des seigneurs de la guerre et des entreprises étrangères. Ces dernières, notamment occidentales, ont négocié de juteux contrats avec le faible gouvernement congolais de transition. 

Cette guerre d’agression dont le Congo est la proie n’est qu’une stratégie savamment mise en place pour transformer le Congo en libre-service minier. D’aucuns n’ignorent que depuis le déclenchement de cette guerre, les ressources minières du Congo font l’objet d’un véritable pillage international

Le sous-sol du Kivu recèle des minerais utilisés dans l’industrie de pointe (électronique, aéronautique, médecine nucléaire), comme le niobium (15 % des réserves mondiales se trouvent en Afrique, dont 80 % au Congo), le tantale, associé au colombium, appelé coltan dans la région (l’Afrique recèle 80 % des réserves mondiales de tantale, dont 80 % au Congo). Ces minerais rares ont pour caractéristique une exceptionnelle résistance au froid et à la chaleur et peuvent être utilisés dans des alliages très ductiles et très résistants. D’après de nombreux témoignages en provenance du Kivu, l’exploitation et la commercialisation de ces minerais sont le monopole des Rwandais, protégés par les militaires, et plusieurs compagnies internationales, dont Kenrow International of Gaithersburg, originaire du Maryland, sont représentées à Kigali.

Selon le Daily Mail de Tanzanie (14 janvier 1999) le vice-président Kagame et le commandant James Kabare - qui fut chef d’état-major par intérim auprès du président Kabila avant de se retourner contre lui - détiendraient des intérêts dans plusieurs compagnies minières (Littlerock Mining Ltd, Tenfields Holdings Limited, Collier Ventures Ltd, Sapora Mining Ltd) et une compagnie d’import-export, Intermarket. Depuis l’éclatement de la première guerre du Congo, qui mena au renversement du maréchal Mobutu, plusieurs sociétés minières ont été citées, pour avoir financé des opérations militaires en échange de contrats avantageux dans l’est de la RDC : l’américaine Barrick Gold Corporation (dont l’un des actionnaires est l’ancien président George Bush), l’australienne Russel Ressources dirigée par l’ancien général israélien David Agmon, l’autrichienne Krall, la canadienne Banro American Ressources.

La plupart de ceux qui ont fait cette guerre jouissent aujourd’hui d’une totale impunité et ont même été récompensés. Ils sont aujourd’hui au pouvoir et peuvent même décider de qui mérite de vivre ou pas.

Voila pourquoi Paul Kagamé, Museveni, Nkundabantware, et autres continuent de défier le monde. Ils ont la bénédiction des puissants de ce monde. 

Mais, où va notre monde avec toutes ces pratiques abjectes et honteuses? Que dit l’ONU ? Où est-elle ? Que fait-elle ? Que sont devenues toutes les belles théories et principes sacro-saints sur la souveraineté des Etats et l’intangibilité de leur territoire national ? Que faisons-nous du droit international qui régit les relations entre Etats ? 

Que faisons-nous de notre conscience ? 

Où sont passes les gardiens de la civilisation : les Sages, les Prophètes, les Poètes, les Philosophes, les Prix Nobel de la paix, les Prêtres, Les Pasteurs, les Eglises de Dieu de la Vie, les groupes de pression, les humanistes…pour crier contre toutes ces dérives avant que ça ne devienne trop tard ?

« Assister ou rester silencieux face au mal, c'est Assister le mal ; Il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe »

Quelques vrais hommes d’Etat, (tel Lincoln) et hommes de Lettres (tel Victor Hugo) ont déjà relevé ce laisser-faire à propos de massacres ou tueries de toutes sortes qui se commettent.  En les paraphrasant, on pourrait avancer ceci : les massacreurs ou les génocidaires qui commettent ses forfaits sont effrayants mais les spectateurs passifs qui les laissent faire sont épouvantables et tout aussi effrayants. C’est parce qu’on les laisse faire que les massacreurs ou les génocidaires commettent leurs forfaits.

« L’Ignorance est un crime. Savoir et ne rien faire est un crime encore plus grave ».

© KE’ LAMPAM

Posté par CDF Afrique à 15:40 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Congrès de l'UDPS

Udpscongres

Udpscongres

Posté par CDF Afrique à 15:29 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lettre mensuelle du Secrétaire Général de L'APARECO

Apareco_SHUNGUNotre sprint final

"Nous voilà dans les 100 derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». Maintenant que nous sommes dans le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non engagés sur la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs passifs..."

Nous voilà dans les 100 derniers mètres du grand marathon engagé depuis un peu plus de deux ans et dont la ligne d’arrivée s’appelle « libération du Congo ». 100 derniers mètres ou l’étape décisive de la course que l’APARECO a initiée sans illusion ni sur l’apprêté de l’exercice ni sur son caractère périlleux, mais avec détermination et foi incommensurable d’atteindre tôt ou tard la ligne d’arrivée. Aussi, les chutes et les défections parmi les milliers qui s’étaient alignés avec nous à la ligne de départ ne nous ont guère détournés un seul instant de notre objectif. Au contraire, ces chutes et ces défections ont été considérées comme inévitables vu le caractère très éprouvant du parcours.

Heureusement, de l’autre côté, nul ne pouvant étouffer la vérité incarnée dans le noble combat de l’APARECO, plusieurs autres milliers de compatriotes se sont régulièrement ralliés à nous, donnant du tonus à un groupe engagé dans une course vers le jour de gloire, le jour de la victoire finale. De toutes les provinces du pays, en effet, et de toutes les couches sociales, les adhésions officielles et officieuses aux idéaux de l’APARECO ne se comptent plus. Les unes et les autres traduisant le succès du travail de conscientisation que les patriotes congolais ont mené dans le pays profond, sous la houlette du Président national de notre alliance, M. Honoré Ngbanda.

100 derniers mètres…C’est le moment de changer de stratégie. En lieu et place de ces petites foulées qui nous ont amené jusqu’à cette étape de la compétition, le marathonien doit se muer en coureur de fond et engager le sprint qui voit intervenir de nouvelles techniques sans lesquelles la ligne d’arrivée est une gageure. L’élan, la lancée en toute vitesse, l’agilité des jambes, le contrôle de la ventilation du corps, le lancement synchronisé des bras, la maîtrise du centre de gravité du corps concomitamment avec des rapides coups d’oeil autour de soi pour contrôler l’adversaire afin d’anticiper sur ses mouvements et ses intentions, voilà des techniques qui font recette en athlétisme pendant le sprint final.

Dans la course de fond où désormais ils sont engagés, les membres de l’APARECO se doivent d’observer toutes ces techniques d’athlétisme avec, en plus, les trois consignes venues de la vieille Olympie : toujours plus vite, toujours plus haut et toujours plus loin. En d’autres termes, à quelques encablures de l’objectif que l’APARECO s’était assigné, nous devons garder à l’esprit que l’issue heureuse de notre engagement n’est plus fonction de la perspicacité de nos analyses ni de la noblesse de notre combat et encore moins de notre capacité à mener au bout notre projet. Elle sera désormais fonction de notre compétitivité et de notre efficacité sur un terrain socio-politique où sont actifs d’autres protagonistes résolument déterminés à obstruer notre route. Ce qui implique de notre part, endurance dans l’effort, cohérence dans la méthode et dans l’action, en se souvenant constamment des faits importants suivants :

  • Jusque-là, personne n’a réussi ni à infirmer les révélations faites par l’APARECO ni à imprimer une ride aux valeurs que nous défendons ;
  • Personne, même parmi les plus farouchement opposés à nos intérêts, n’a prouvé la vanité de notre lutte ;
  • Nous avons eu droit à toutes les formes d’injures de la part de nos détracteurs mais personne ne nous a nié la compétence nécessaire.

100 mètres… Pas un de plus à endurer et la victoire est acquise

100 mètres de course de fond, tel est le prix à payer par les patriotes pour tirer notre pays et notre peuple des profondeurs abyssales où, astucieusement, M. Kanambe dit Joseph Kabila, ses mentors et ses nègres de service les ont précipités et veulent les maintenir. La dextérité avec laquelle l’imposture trie parmi les Congolais les bons et les mauvais, c’est-à-dire parmi les citoyens de notre pays, ceux qui ont droit à la vie et ceux qui doivent disparaître inopinément ou à petit feu, procède de cette politique. Tant pis si la présidence de la République doit ne plus rien à envier à la morgue de l’hôpital général de Kinshasa avec toutes ces morts aussi curieuses que suspectes des personnalités congolaises de premier plan ! En procède aussi : l’incurie généralisée mise en place à Kinshasa et à travers les provinces où s’élargissent chaque jour davantage des zones de non droit et se réduisent comme peau de chagrin la sécurité des personnes et de leurs biens, les libertés fondamentales ainsi que l’illusion des lendemains qui chantent miroitée aux populations locales par de puissantes machines de propagande à la solde de l’imposture. Procèdent enfin de cette politique d’asphyxie d’un Etat et d’une nation : la clochardisation des militaires, des fonctionnaires et du personnel public de l’Etat ainsi que la confusion artistique observée au niveau de la politique étrangère du pays et de sa politique de défense.

A l’APARECO, où tous les faits et gestes du pouvoir en place à Kinshasa ne passent pas inaperçus, nous notons, non sans attention, comment, à l’image d’un diable dans un bénitier, l’imposture cherche désespérément à nous gagner en vitesse et réaliser ainsi en temps record le plus possible de ses noirs et funestes objectifs pour lesquels il a été imposé aux Congolais. (Voir à cet effet mes lettres des mois de juin et juillet 2007). Voyez vous-mêmes comment l’ennemi s’emploie à achever la déstructuration de l’armée nationale, à achever le très controversé plan d’installation des citoyens Rwandais à Moba, à offrir au général mutin Laurent Nkundabatware les moyens de sa politique dans le Nord-Kivu, à jeter un voile de plomb sur l’activisme des soi-disant Banyamulenge dans les localités qui surplombent la ville d’Uvira, à démanteler à tout jamais les derniers bastions sous le contrôle des résistants Mai-Mai, à faciliter le saucissonnage du territoire national (soit en faveur des investisseurs véreux et au détriment des populations locales qu’on dépossède sans dédommagement soit en celle des pays voisins)…

Dans le même ordre d’idées, nous sommes tous témoins de l’élimination systématique des hommes politiques et des intellectuels susceptibles de hausser la voix ou d’éveiller la conscience collective contre l’occupation en cours. Ayons à l’esprit que Joseph Kabila, ses mentors et ses nègres de service n’ont plus de temps à perdre. Ils agissent désormais dans l’urgence. Car demain risquerait d’être trop tard pour eux, au regard de l’impopularité générale et irréversible dont ils sont l’objet auprès des populations congolaises enfin réveillées de leur torpeur. Cela est une réalité indéniable. Ce qui nous laisse affirmer, sans peur d’être contredit ni par les faits ni par quiconque, que le compte à rebours a bel et bien commencé contre l’imposteur.

Maintenant que nous sommes dans le sprint final, je voudrais exhorter les patriotes congolais non engagés sur la piste de course à ne pas rester des simples spectateurs passifs. C’est le moment de se lever, et des gradins où ils sont, d’apporter leurs soutiens à leurs frères et soeurs en plein déploiement d’énergie pour la ligne d’arriver. Je vais être plus explicite : l’ennemi que nous combattons est malicieux. Il fera tout pour nous confisquer la victoire du peuple congolais contre l’occupation et l’oppression. Il invoquera, pour ce faire, un soi-disant retour «à la dictature, à travers un groupe de nostalgiques de l’ordre ancien», des «mobutistes» ou encore «un coup de poignard assené à la démocratie par des ennemis de la paix». Et, au besoin, il en appellera à l’intervention de la (fameuse et perfide) communauté internationale «pour rétablir la démocratie bafouée»...

Patriotes congolais, soyez vigilants ! Ne vous laissez pas impressionner par de fallacieux argumentaires en provenance de nos occupants et de nos oppresseurs. Il faudra réserver une suite de non recevoir à ces chants de sirènes parce qu’en réalité, c’est vous, vos enfants, vos frères et vos soeurs qui, depuis plusieurs années, vous organisez pour libérer le pays de vos ancêtres de l’occupation étrangère et de l’humiliation permanente qui aurez gagné contre l’occupant. N’accordez aucune attention à tout ce que la propagande au service de l’occupation distillera comme message pour nous diviser et affaiblir notre front. Au contraire, sortez de chez vous, sans peur et sans acrimonie pour apporter du soutien et un salut fraternel et patriotique à vos frères et soeurs ; investissez tous les carrefours et toutes les places stratégiques de vos villes respectives pour défendre et protéger la victoire finale contre les tentatives inévitables de l’imposture, ses mentors étrangers et ses fanatiques de reprendre les choses en mains. Gardez-vous d’être du mauvais côté, celui de l’imposture, de la lâcheté et de la trahison pour qui sonne déjà le glas. Car demain, au bout de ces 100 mètres de fond que nous engageons avec tous les Congolais déjà sur le qui-vive, il n’y aura aucune fierté d’avoir tant soi peu fait la sourde oreille à l’appel de la patrie. Bien au contraire !

Ceux qui ont investi leur foi dans notre combat, qu’ils s’estiment heureux d’avoir fait le bon choix, celui de la patrie et de l’inéluctable victoire finale. Rien et alors rien ne peut plus arrêter l’élan et la détermination des fils et des filles de notre pays lancés dans une course dont le prix est d’une valeur incommensurable : la libération du territoire national ainsi que le recouvrement de notre souveraineté et de notre intégrité.

Pour ceux de l’APARECO particulièrement, mon message de ce jour est clair : le temps des incantations est fini.

Fait à Choisy-le-Roi, le 06 Septembre 2007

apareco_2Faustin Shungu Okitawungu
Secrétaire Général de l’APARECO

Alliance des patriotes pour
la Refondation du Congo
www.aparecordc.org

Posté par CDF Afrique à 15:22 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Paul Kagamé continue de tromper l'opinion internationale

luc_de_temmermanMesdames, Messieurs,

Ma lettre ouverte du 21 juillet n'a pas eu de réaction du Ministre. Aujourd'hui on est en pleine guerre et le Ministre DE GUCHT n'a pas encore vu que KAGAME et le Rwanda continuent à tromper la communauté internationale.

L'information reçue du député Congolais pour transmission au Ministre ne peut être plus actuelle, objective en dans l'intérêt des Congolais et des droits de l'homme.

Maître Luc DE TEMMERMAN
Avocat au barreau de Bruxelles
Avocat du Colonel Bernard Ntuyahaga au
Procès des Para Commandos belges assassinés au Rwanda

Lire la lettre envoyée à Karel DEGUCHT et la déclaration des députés du Nord-Kivu  

Posté par CDF Afrique à 14:33 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Questions directes à Laurent Nkundabatwaré par B.Amba Wetshi

Nkundabatwar__hitlerOfficier dissident des Forces armées de la RD Congo, Laurent Nkunda Mihigo parle de lui-même et livre sa part de vérité sur la situation qui prévaut dans les provinces du Kivu en général et au Nord Kivu en particulier

L’interview a été réalisée, mardi 4 septembre 2007, par téléphone. Sans partager les opinions du général mutin, comme aurait dit Voltaire, la rédaction du Congoindependant a jugé juste de lui donner l’occasion de les exprimer. Aux internautes d’en juger.

L’objectif est simple : la recherche de la vérité. « Je ne protège par les Tutsi. Je plaide leur cause. Il y a une cause tutsie qui n’a jamais été défendue dans cette République. Il y a des gens qui ne savent pas s’ils sont Congolais ou Rwandais. Depuis des années, ils naviguent entre le Rwanda et le Congo »

B.Amba Wetshi : Vous êtes un homme plutôt mal connu. Qui êtes-vous ?

Laurent Nkunda : Je suis né dans le Territoire de Rutshuru précisément dans la collectivité de Bwito, localité de Mirangi. J’ai fait mes études à l’université de Kisangani à la fin des années 80. C’est au cours de l’année académique 1987-1988 que je suis arrivé dans la ville. Parmi mes anciens camarades d’études, il y a par exemple Justin Kabongo qui est actuellement professeur assistant à la même université. Après Kisangani, j’ai poursuivi mes études à l’université (adventiste) de Mudende, au Rwanda. J’ai quitté le Rwanda en 1990, lorsque le Front patriotique rwandais (FPR) a déclenché les combats. Je suis marié et père de six enfants. Mon épouse est originaire de la Province orientale. Son père travaille à la RVA (Régie des voies aériennes). Il est en poste à l’aéroport de Simi Simi.

Après vos études, quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai enseigné dans un institut d’enseignement secondaire mis sur pied par les responsables du parc national de Virunga. J’y donnais le cours de psycho-pédagogie. J’ai été enseignant également à Kitshanga.

Je tiens à vous prévenir que j’aurai à vous poser des questions parfois dérangeantes. J’espère que vous êtes prêt à jouer le jeu.

Il n’y a pas de questions taboues pour moi !

Quelle nationalité portez-vous au moment où nous parlons ?

La nationalité congolaise. Je n’ai jamais sollicité l’obtention d’une autre nationalité. Je n’ai jamais renié ma qualité de Congolais même lorsque j’étais enrôlé dans l’APR (Armée patriotique rwandaise) en 1993. J’ai fait partie de l’armée rwandaise pour de raisons strictement idéologiques. Révolutionnaires. Au Rwanda, les autorités peuvent vous confirmer que « Laurent » a servi au sein de l’APR en tant que Congolais.

Pourquoi avez-vous rejoint l’APR alors que vous revendiquez votre statut de Congolais ?

En 1990, je quitte le Rwanda. Je suis rentré à Goma. Pendant que la guerre faisait rage au Rwanda, tous les jeunes zaïrois, issus de l’ethnie tutsie, faisaient l’objet de diverses tracasseries policières. Ils étaient accusés d’être des « Inkothanyi », autrement dit des complices du FPR. Il devenait de plus en plus difficile de se mouvoir dans la ville. Ayant constaté que nous n’étions pas accepté comme de citoyens zaïrois à part entière, il ne nous restait plus qu’à rejoindre le Front. En 1992, j’ai rejoint la branche politique du FPR.

Avez-vous personnellement été menacé, à l’époque du Zaïre de Mobutu, du fait de votre appartenance à la communauté tutsie ?

Non ! Nous avons été menacés pendant un certain temps lorsque la guerre rwandaise a commencé à partir du mois d’octobre 1990. Cette situation peut être expliquée par l’amitié qui existait entre Mobutu et Habyarimana. Je peux vous dire cependant que je garde personnellement un excellent souvenir de l’époque de Mobutu durant laquelle tout le monde jouissait de la liberté d’aller et de venir aux quatre coins du Zaïre d’alors. J’en garde un grand souvenir. J’ai toujours répété aux gens qu’on devrait suivre l’exemple de Mobutu dans le « management » de toutes les ethnies du pays. Au sein du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, ndlr), nous considérons cette méthode comme un modèle de leadership à suivre. A cause de ses affinités avec Habyarimana, Mobutu a, au cours des dernières années de son régime, perdu « un peu » le contrôle des provinces du Kivu où des extrémistes se sont lancés dans le tribalisme.

Où étiez-vous durant le génocide rwandais de 1994 ?

J’étais déjà dans l’armée rwandaise. J’étais sous-officier.

Le FPR a pris le pouvoir à Kigali en juillet 1994. Qu’avez-vous fait après ?

Après le génocide, des contacts ont été amorcés avec André Kisase Ngandu en vue de la mise sur pied de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre). Six à sept mois avant le déclenchement de la guerre dans les provinces du Kivu, j’ai fait partie des officiers chargés d’encadrer les combattants – Zaïrois et ceux issus du maquis de Ruwenzori - envoyés en formation dans le Parc de l’Akagera.

Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir », vous affirmez avoir assuré la sécurité de Joseph Kabila à Kisangani durant la guerre de l’AFDL.

Après la « libération » de Kisangani en mars 1997, j’avais en charge la sécurité de cette ville. C’est à ce titre que l’on m’a présenté Joseph comme étant le fils de mon « boss ». Je devais assurer sa sécurité. Il logeait à l’hôtel Palm Beach. A l’époque, il était très discret. Calme. Il savait écouter. L’homme avait soif d’apprendre. Il était très sympathique. Malheureusement, nous ne nous sommes plus revus depuis ce temps.

Le 17 mai 1997, les troupes de l’AFDL font leur entrée à Kinshasa. Quelle fonction avez-vous assumée après la « libération » ?

Après la guerre, j’ai été désigné « S2 », c’est-à-dire responsable des renseignements à la 7ème brigade à Kisangani. En juin 1998, j’ai été affecté à Walikale, au Kivu, dans la 224ème brigade dirigée par le commandant Ali Gisatero.

Fin juillet 1998, c’est la rupture entre le président Laurent-Désiré Kabila et ses parrains rwandais et ougandais. Que faites-vous ?

Je me trouvais à Walikale. Je n’avais aucun contact avec Goma. C’est à partir de Walikale que j’ai appris que les jeunes soldats banyarwanda présents à Kisangani ont été massacrés. A la tête d’un groupe de militaires, j’ai « libéré » Kisangani le 23 août 1998. A l’époque, je n’avais eu aucun contact avec le staff dirigeant du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie). Je ne connaissais ni le général Ondekane encore moins le général feu Sylvain (Ndlr, Sylvain Buki).

Je vais peut-être sauter une étape pour arriver à la mise en place des institutions de transition à partir du 30 juin 2003. Pourquoi avez-vous rechigné de rejoindre Kinshasa après votre intégration dans l’armée nationale congolaise ?

Pour comprendre mon histoire, il me semble qu’il faut partir de la fin du Dialogue intercongolais dont les travaux se sont achevés à Sun City, en Afrique du Sud, le 22 décembre 2002. De retour de Sun City, le collège de fondateurs du RCD convoque une réunion à Goma. Tous les officiers sont présents. L’objectif est de restituer les négociations politiques de Sun City. J’ai à cette occasion soulever une préoccupation. A savoir que cette réunion a certes abouti à un accord politique se limitant à un partage de postes. En revanche, il n’y avait pas d’accord militaire. En clair, les parties se sont accordées sur rien en matière militaire et sécuritaire. Le président du RCD, Azarias Ruberwa, m’avait laissé entendre qu’une commission ira à Kinshasa pour traiter de ces questions. J’ai suggéré en vain que cet accord militaro-sécuritaire soit signé avant notre arrivée à Kinshasa. Je lui ai fait observé que, dans le cas contraire, il n’y aura pas de garantie du fait qu’il ne sera pas le chef suprême de l’armée dans la capitale. Voilà pourquoi je me suis abstenu de rejoindre Kinshasa. Et ce, pour de ne pas être victime de l’arbitraire. Les faits me donnent raison. L’arbitraire continue à régner jusqu’à ce jour. L’armée est gérée de manière monolithique. Les combattants issus des ex-forces belligérantes devaient être régis par des textes élaborés d’un commun accord. J’avais prévenu Ruberwa. Il ne m’avait pas compris.

D’aucuns vous accusent d’avoir commis des atrocités à Kisangani en 2002 à l’occasion de la répression d’une mutinerie. Que répondez-vous ?

On m’a toujours fait un mauvais procès sur mon intervention à Kisangani. J’ai quitté le chef-lieu de la Province orientale en y laissant une bonne impression. J’ai fait plus de quatre ans à Kisangani. J’étais l’officier le plus écouté de cette ville. La mutinerie de Kisangani a commencé au moment où j’étais en formation à l’académie militaire au Rwanda. J’ai été désigné pour accompagner le général Amisi « Tango fort », alors chef d’état-major de l’armée du RCD, qui devait mettre fin à ce soulèvement. Peut-on franchement m’imputer des actes qui ont été commis sous la supervision du chef d’état-major du RCD ?

En juin 2004, vous êtes stigmatisé comme l’organisateur d’une mutinerie à Bukavu.

En 2004, je n’assumais aucune fonction militaire. J’étais à la tête d’une Organisation non gouvernementale dénommée « Synergie nationale pour la paix et la concorde » dont le siège se trouvait à Goma. La mutinerie de Bukavu a eu pour détonateur le bras de fer entre le colonel {Jules} Mutebusi et son chef hiérarchique le général Budja Mabe. Le conflit a fini par dégénérer en affrontements armés dans la ville. Les Banyamulenge vivant à Bukavu devaient faire l’objet d’une rafle. En ce moment, je me trouvais en Ituri pour tenter de réconcilier les Lendu et les Hema. J’avais engagé des pourparlers avec des milices de l’Ituri afin d’arrêter le massacre des Bahema. De même, j’avais pris langue avec le général Kakolele Bwambale. Celui-ci devait m’apporter son concours grâce à ses relations avec les Balendu. C’est en Ituri que j’ai appris que les « Banyamulenge » de Bukavu étaient menacés. Voilà pourquoi, j’ai pris la décision d’intervenir. Nous avons amené au Rwanda les 1 500 Banyamulenge qui résidaient à Bukavu. Après, je me suis replié sur Goma.

Comment avez-vous fait pour mobiliser des soldats alors que vous n’étiez que le président d’une ONG ?

Comme vous le savez, j’ai été le commandant de la deuxième région militaire du RCD au Nord Kivu. Une fonction que j’exerçais encore trois mois auparavant. C’est ainsi que je n’ai éprouvé aucune peine à mobiliser de combattants.

Vous aimez bien vous présenter en « défenseur de vos frères Tutsi ». N’est-ce pas une erreur de communication en tentant d’attraper les mouches avec du vinaigre ?

Il ne faut pas qu’on se cache la vérité. Là où je me trouve, je ne protège par les Tutsi. Je plaide leur cause. Il y a une cause tutsie qui n’a jamais été défendue dans cette République. Il y a des gens qui ne savent pas s’ils sont Congolais ou Rwandais. Depuis des années, ils naviguent entre le Rwanda et le Congo. Il y a de réfugiés qui sont au Rwanda, en Ouganda et au Burundi. Aucun officiel congolais n’a jamais pris la peine de se pencher sur leur situation. Je me dis qu’il faut plaider pour ce peuple pour qu’il ne soit pas exclu de la République. J’ai le malheur d’être Tutsi comme ces gens. Reste que je fais un grand travail. J’ai convaincu beaucoup d’autres officiels, civils et militaires - qui ne sont pas issus de la communauté tutsie – sur la nécessité de plaider cette cause. Je les ai sensibilisé sur le travail que je fais qui ne se limite pas uniquement à défendre les Tutsi mais surtout parce que ceux-ci n’ont pas de défenseur.

C’est un malheur d’être Tutsi, selon vous ?

Ce n’est pas un malheur ! Malheureusement, c’est un malheur qu’on peut créer. Aujourd’hui, il y a d’une part des Tutsi qui ont honte de leur origine. De l’autre, il y a des gens qui les ost